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vendredi 29 septembre 2017

Un journaliste affilié au CGRI iranien passe en revue les sept types de missiles pouvant atteindre Israël

Le 23 septembre 2017, la télévision iranienne a annoncé le lancement réussi d’un nouveau missile balistique, le Khorramshahr, [1] d’une portée de 2 000 km et pouvant transporter des ogives multiples atteignant 1 800 kg. Le reportage montrait des séquences des premières secondes du lancement. Ni les étapes suivantes ni la date n’apparaissaient. Des sources américaines ont rapporté le 25 septembre 2017 que les images montraient un lancement avorté du missile, qui a explosé en vol au bout de quelques secondes, datant de janvier 2017. Ce missile avait été dévoilé la veille, le 22 septembre, lors d’un défilé militaire marquant l’anniversaire de la fin de la guerre Iran-Irak.
Le commandant de la division aérospatiale du Corps des Gardiens de la Révolution islamique iranien (CGRI), le général de brigade Amir Ali Hajizadeh, avait déclaré le 22 janvier que le Khorramshahr est « un nouveau succès mis au point par le ministère de la Défense [iranien] pour le CGRI. D’une portée de 2 000 km, il peut transporter une ogive pesant 1 800 kg et plusieurs ogives au lieu d’une seule. Nous avons désormais entamé le processus pour le rendre opérationnel, et il deviendra bientôt un [élément] opérationnel de la division des missiles du CGRI. » 
Le ministre iranien de la Défense, Amir Hatami, a déclaré le 23 septembre : « Tant que certains utiliseront le langage des menaces, nous continuerons de renforcer les capacités de défense de l’Iran… Notre politique de défense est orientée vers la dissuasion et l’Iran ne sera influencé par aucune menace, sanction ou pression… Celles-ci ne font que renforcer notre détermination à poursuivre sur notre voie. Le missile stratégique Khorramshahr… peut pénétrer les défenses ennemies et être guidé du moment depuis son lancement jusqu’au moment où il détruit la cible… »
Hatami a également abordé les motivations expliquant, selon lui, les déclarations du président américain Donald Trump contre l’Iran dans son discours devant l’ONU le 19 septembre 2017 : « Les déclarations du président américain sont belliqueuses et arrogantes. Ces déclarations impies visent à échapper aux pressions internes [et à éviter d’affronter] l’échec de la politique régionale, des engagements internationaux, [et] l’incapacité à réaliser les objectifs de l’Arrogance [les États-Unis]. Elles attestent de l’esprit dictatorial de l’Amérique… »
« Ce qui importe, c’est que [le peuple iranien] a investi des efforts djihadistes intenses et inlassables pour que l’Iran atteigne ce niveau de dissuasion, de puissance et de préparation, ce qui transforme les déclarations du président américain en une simple vantardise aux yeux de la grande et sage nation iranienne. » 

samedi 17 septembre 2016

Le nouveau bombardier blindé russe révolutionne le champ de bataille par Valentin Vasilescu

Le nouveau Su-34, expérimenté en situation de combat en Syrie, est à la fois capable de frapper des cibles à haute altitude et de s’approcher du champ de bataille sans craindre les tirs ennemis.

L'avion Su-34 est produit par la société aéronautique russe Sukhoi. Il pèse 45 tonnes, peut transporter 8 tonnes d’armes avec une vitesse maximale de Mach 1,8 et un plafond de 18 000 m, et a un rayon tactique de 4 000 km. Le Su-34 est équipé de trois réservoirs supplémentaires lui permettant de voler pendant 8 heures sans ravitaillement en vol. Les bombardiers Su-34 russes ont été testés dans des conditions réelles de combat en Syrie, avec lancement de bombes et de missiles guidés par laser, infrarouge, caméra et GPS. L’une des conclusions tirées par les experts militaires russes, a été d’étendre les capacités de cet avion pour des missions d’attaque au sol, pour remplacer les avions blindés Su-25, dont les ressources s’approchent de la fin.

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L’aviation militaire russe comporte déjà 100 avions Su-34 et, d’ici 2022, alors que 100 Su-25 modernisés et 150 Su-24 modernisés seront retirés, le nombre de bombardiers Su-34 sera porté à 250. Dans les missions de soutien rapproché, l’avion Su-34 devrait entrer dans le rayon d’action des missiles sol-air portables (MANPADS), l’artillerie antiaérienne de petit calibre et des mitrailleuses dont sont dotées les troupes au sol. Pour cette raison, le Su-34 aura besoin de plaques de blindage pour protéger le poste de pilotage, les moteurs, les réservoirs de carburant et les systèmes vitaux de contrôle de vol. Le dôme de la cabine et la verrière doivent également être blindés. Les plaques de blindage sont faites de titane d’une épaisseur de 15 à 30 mm, revêtues de nylon multicouche (qui arrêtent les fragments résultant de l’explosion). Le blindage doit résister à des projectiles perforants ou des explosifs, de calibres allant de 23 mm jusqu’à 57 mm.

Le premier avantage est que le Su-34 a déjà un équipement avancé de contre-mesures électroniques résistant aux missiles sol-air portables (MANPADS) et un système de missiles de courte portée, guidés par radar. Il est composé d’un récepteur de rayonnement radar L150 Pastel numérique, des composants de station de brouillage radio et laser, d’autoprotection KNIRTI (SPS-171/L005S Sorbtsiya-S) montés sur le dessus de l’avion, et des lanceurs de leurres thermiques APP-50. Un autre avantage est que le radar embarqué est multifonctionnel, permettant de détecter et d’encadrer des avions de chasse ennemis à une distance de 120-150 km. Le Su-34 est donc armé de missiles air-air longue portée (R-77, R27) et courte portée (R-73). Après qu’un avion Su-24 russe ait été abattu au-dessus de la Syrie par un F-16 turc, les Su-34 ont été armés de missiles air-air pour les missions suivantes en Syrie.
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La conception du blindage et les tests sur le Su-34 n’ont pas été si difficiles pour les Russes, car l’expérience avec le blindage du Su-25 était une réussite. Le Su-25 a une longueur de 15,5 m, une envergure de 14,3 m et une hauteur de 4,8 m, tandis que le Su-34 a une longueur de 23,3 m, une envergure de 14,7 m et une hauteur de 6 m. Par conséquent, le blindage du Su-34 va peser 800 à 1 000 kg par opposition à celle de Su-25 qui a un poids de 500 kg. Le processus se terminera en 2018 quand un premier groupe de 12 bombardiers russes Su-34 deviendra opérationnel pour des missions d’attaque au sol. Un autre avantage pour l’avion Su-34 blindé est qu’il peut chercher et détecter lui-même des cibles terrestres ou maritimes par le biais des missions de recherche, car les Russes ont monté sous le fuselage un conteneur M400 contenant des capteurs infrarouges Raduga, des caméras panoramiques AP-403 et AP-404, un plan-incliné AK-108FM. Le conteneur pourrait aussi être un M402 Pika de type SLAR (side-looking airborne radar : radar aéroporté à visée latérale). En tant que bombardier, le Su-34 est meilleur dans les missions de zone d’interdiction de vol, car il peut frapper à haute altitude, à moyennes et grandes distances pour couper l’approvisionnement ou harceler les troupes ennemies en profondeur. Au cours des missions de bombardement, le Su-34 peut être utilisé comme plate-forme de brouillage pour couvrir des formations de frappe en utilisant un conteneur de brouillage L175V/KS418 équipé de DRFM (Digital RF Memory).
D’autres avantages du Su-34 blindé en mission d’attaque au sol découlent de la capacité à évoluer pendant une longue période à des altitudes variant de 8 000 à 12 000 m d’où, grâce aux capteurs à bord, le pilote peut se familiariser avec la situation tactique au sol ou sur mer. Pendant le vol, le pilote recherche les modifications survenues sur le terrain, en fonction des cibles sélectionnées. L’encadrement et le suivi permanent des cibles sélectionnées sont effectuées à l’aide du radar de bord et de l’équipement électro-optique Platan monté sur le fuselage de l’avion Su-34. Il est équipé d’un marqueur de cible laser qui mesure la distance le séparant de la cible, à l’aide d’un télémètre laser de précision.
L’attaque des cibles terrestres se fera en piqué, d’une hauteur de 1 000- à 3 000 m, avec des missiles antichars, de petites bombes de 50 kg, des blocs roquettes S-5 (S ou K) de calibre 57 mm, S-8 calibre 80 mm, S-13 calibre 122 mm, S-24B calibre 240 mm, S-25 calibre 340 mm, et aussi avec le canon de bord GSH-30-1, calibre 30 mm (cadence 1 800 projectiles/min). Le Su-34 blindé pourra assurer un soutien rapproché extrêmement précis des troupes terrestres qui combattent les groupes jihadistes sans causer de dommages collatéraux et sans risque d’être abattu. Si la situation dans l’est de l’Ukraine venait à se détériorer, le Su-34 blindé pourrait devenir un cauchemar pour l’armée ukrainienne.

Les avions de soutien deviennent une nécessité, bien que seuls les États-Unis et la Russie détiennent des aéronefs de ce type. N’ayant pas de nouveau type d’avions pour le soutien rapproché, les États-uniens ont renoncé à leur plan de retirer les 240 appareils A-10 Thunderbolt vieux d’une trentaine d’années et qu’ils vont devoir prolonger les ressources jusqu’en 2028.
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Les avions A-10 sont extrêmement résistants, et sont spécialisés dans le soutien des troupes au sol, en particulier dans la chasse aux blindés. L’A-10 est équipé d’un canon GAU-8 rotatif avec six tubes, calibre 30 mm (cadence de 3 900 projectiles/minute, des projectiles à l’uranium appauvri), des bombes guidées par laser, des bombes dans des boîtes avec des systèmes de guidage indépendants JDAM (Joint direct Attack Munition), et des missiles air-sol et AGM-65 Maverick. Dans la première guerre du Golfe (1991) les avions états-uniens A-10 ont détruit 900 chars irakiens, 2 000 autres véhicules militaires et 1 200 pièces d’artillerie.

lundi 12 août 2013

L’Inde lance son premier porte-avions de conception locale

Jusqu’à une date récente, l’Inde avait de l’avance en matière de capacités aéronavales par rapport à la Chine. La marine indienne a en effet disposé de son premier porte-avions en 1957, en l’occurrence INS Vikrant, un bâtiment conçu dans les années 1940 au Royaume-Uni. Dans un premier temps, ce navire a permis de mettre en oeuvre des avions Hawker Sea Hawk ainsi que des Bréguet Alizée de conception française ainsi que, par la suite, des Sea Harrier.

En 1987, New Delhi a acquis le HMS Hermes, un porte-avions de la classe Centaur ayant fait ses premières armes au sein de la marine britannique 30 ans plus tôt. Rebaptisé INS Viraat, ce navire a l’âge de sa tuyauterie, ce qui n’est sans poser de problèmes quant à sa disponibilité opérationnelle.
Aussi, la marine indienne entend bien remplacer l’INS Viraat et accroître ses capacités aéronavales. Pour cela, elle a acquis l’ancien porte-avions russe “Amiral Gorshkov”, lequel doit en principe lui être livré avant la fin de cette année sous le nom d’INS Vikramaditya, soit avec 4 ans de retard. La remise en état du navire, dont les chaudières explosèrent en 1994, ne s’est pas passée comme prévu. En 2012, les premiers essais ne furent pas conformes aux attentes. Quoi qu’il en soit, vendu au prix de 947 millions de dollars, la facture pour New Delhi s’élève désormais plus de 2 milliards.

Dans le même temps, en 2003, la marine indienne a lancé le programme “Indigenous Aircraft Carrier” (projet 71), qui, confié au chantier naval local  Cochin Shipyard Limited (CSL),  consiste à construire deux porte-avions. Le premier, qui reprend le nom de l’INS Vikrant, doit être officiellement lancé ce 12 août, avec deux ans de retard. Cet évènement maquera ainsi l’entrée de l’Inde dans le cercle restreint des pays capables de construire des navires de ce type (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, et très probablement Chine).

D’un déplacement de 40.000 tonnes et long de 262 mètres, l’INS Vikrant a une configuration STOBAR (Short Take-Off But Arrested Recovery), c’est à dire que son pont d’envol est incliné et que, par conséquent, il ne dispose pas de catapultes comme, par exemple, le porte-avions Charles de Gaulle.
D’un coût de 5 milliards de dollars (3,75 milliards d’euros), l’INS Vikrant sera en mesure de mettre en oeuvre une vingtaine d’avions de combat, principalement des MiG-29K et HAL Tejas Mk2 en version navale. Il emportera également des hélicoptères Kamov Ka-31 et des Westland Sea King. Les premiers auront une capacité d’alerte avancée (AEW) tandis que les second seront utilisés pour lé détection sous-marine (ASW). Sa protection contre les menaces aériennes sera assuré par le système israélien Barak-8.

Selon les prévisions, l’INS Vikrant devrait entrer en service en 2018, une fois ses essais en mer accomplis. Mais des sources internes à la marine indienne ont estimé qu’il faudrait sans doute encore deux ans de plus pour qu’il soit pleinement opérationnel.

Le second porte-avions envisagé par la marine indienne, appelé INS Vishal, sera plus imposant que l’INS Vikrant étant donné qu’il affichera plus de 65.000 tonnes de déplacement. La configuration de son pont d’envol sera de type CATOBAR (Catapult Assisted Take Off But Arrested Recovery), ce qui ouvrira sans doute une nouvelle opportunité pour le Rafale Marine de Dassault Aviation. La construction de ce navire dépendra surtout de la situation économique de l’Inde.

Par ailleurs, le réacteur à eau pressurisée d’une puissance de 83 MW du premier sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) de la conception locale, l’INS Arihant, vient d’atteindre la “criticité” après plusieurs mois de vérifications sur le site de Visakhapatnam, ce qui autorise le submersible à prendre la mer pour un nouveau cycle d’essais, avec, au programme, le lancement d’un missile balistique K-15.
En revanche, l’Inde connaît toujours des problèmes avec la construction de ses 6 sous-marins conventionnels de type Scorpène par le chantier naval Mazagon Dock Limited (MDL), à Bombay. La livraison de ces navires, assemblés dans le cadre d’un transfert de technologie avec la France, a été une nouvelle repoussée à septembre 2016.
Via Zone Militaire

mardi 14 mai 2013

Les États-Unis ont testé un missile hypersonique


Les États-Unis ont testé avec succès le missile de croisière hypersonique X-51A Waverider au-dessus de l'océan Pacifique. 
Ce missile a été tiré depuis un bombardier B-52 qui a décollé de la base aérienne d'Edwards en Californie. Avant que le dispositif d'autodestruction ait été activé, l'appareil a parcouru une distance de 426 km. Le missile a atteint une vitesse de 6100 km/h et est resté dans le ciel pendant 360 secondes, ce qui constitue un record absolu.
En cas de réussite du projet, les États-Unis espèrent disposer d'une arme permettant d'opérer des frappes chirurgicales partout dans le monde.