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mardi 6 août 2013

Cinq soldats indiens tués dans la région du Cachemire

Les violations du cessez-le-feu près de la frontière disputée entre le Pakistan et l’Inde dans la région du Cachemire sont régulières, chaque partie accusant l’autre d’en être à l’origine. Mais cette fois, l’incident, qui a eu lieu le 5 août au soir, est très sérieux puisque 5 soldats indiens y ont perdu la vie.
Ainsi, selon New Delhi, militaires pakistanais auraient franchi la ligne de contrôle, précisément dans le secteur de Poonch (Etat de Jammu et Cachemire) avant d’attaquer un poste tenu par l’armée indienne. Ce qu’Islamabad a nié.
“Aucun membre des forces pakistanaises n’est entré en territoire indien ou n’a ouvert le feu par provocation. Les allégations indiennes sont sans fondement”, a ainsi affirmé un porte-parole de l’armée pakistanaise.
Cet incident s’est produit alors que l’Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires qui se sont livré trois guerres depuis leur indépendance, obtenue en 1947, tentent d’améliorer leurs relations. Surtout depuis l’arrivée de Nawaz Sharif à la tête du gouvernement pakistanais, qui en a fait une de ses priorités. Une rencontre est même prévue entre les dirigeants des deux pays en marge de la prochaine session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui aura lieu à New York, en septembre.
En janvier dernier, le gouvernement indien avait porté des accusations de même nature à l’encontre de son homologue pakistanais après la mort de deux ses soldats dans des conditions particulièrement atroces, dans le secteur de Mendhar, à environ 170 km de Jammu, la capitale de l’Etat de Jammu et Cachemire. Mais les deux capitales avaient fait en sorte d’éviter toute escalade.
A noter que ce dernier incident est survenu quelques jours après un attentat commis contre le consulat indien de Jalalabad (9 tués), en Afghanistan. Les taliban afghans, soutenus par une partie des services de renseignement pakistanais (ISI), ont nié en être les responsables.
Les soupçons se porteraient plutôt vers des groupes terroristes implantés au Pakistan, comme le Lashkar-e-Taiba, lequel s’en est pris à plusieurs reprises aux intérêts indiens en Afghanistan.

dimanche 6 janvier 2013

Accrochage entre les troupes indiennes et pakistanaises au Cachemire


Depuis quelques mois, l’Inde et le Pakistan, deux puissances nucléaires, tentent d’améliorer leurs relations, ce qui n’est pas une mince affaire tant la rivalité entre ces deux pays est vive depuis leur indépendance, accordée par le Royaume-Uni en 1947.
Etat princier dirigé alors par le maharadjah Hari Singh, le Cachemire fait le choix d’être rattaché à l’Inde plutôt qu’au Pakistan alors que sa population est essentiellement musulmane. Ce choix avait été motivé par des raids lancés par des tribus depuis le territoire pakistanais par les tribus pathanes, le prince ayant demandé l’intervention de New Delhi pour les contrer.
Depuis, la question du contrôle de ce territoire a été la source à trois conflits (et même quatre, si l’on compte celui du Kargil en 1999) entre les deux pays. Sous l’égide des Nations unies , une “Ligne de contrôle” a été établie, divisant le territoire en deux partie : 2/3 revenant à New Delhi pour former l’Etat fédéré du Jammu-et-Cachemire, avec Srinagar pour capitale, le dernier tiers étant contrôlé par Islamabad sous le nom d’Azad Jammu-et-Cachemire.
La région du Cachemire est un facteur déterminant dans les choix géopolitiques et militaires faits par les deux pays et la moindre tension est susceptible de mettre une nouvelle fois le feu aux poudres.
Aussi, les conséquences de l’incident entre les forces indiennes et paksitanaises qui s’est produit ce 6 janvier, à proximité de la Ligne de contrôle, sont à surveiller de près. Les circonstances sont pour l’instant troubles. La seule chose sûre est qu’un soldat pakistanais a été tué.
Selon un communiqué de l’armée pakistanaise, des militaires indiens auraient lancé un assaut contre un de ses postes situé à Sawan Patra. Et de prétendre qu’elle a “répondu” et “repoussé” cette attaque. Des échanges de tirs ont ensuite eu lieu de part et d’autre de la Ligne de contrôle.
Du côté de New Delhi, la version est différente. D’après le colonel Jagadish Dahiya, porte-parole de l’armée indienne, la Ligne de contrôle n’a jamais été franchie. “Mais il y a eu une violation du cessez-le-feu par le Pakistan. Nos troupes ont riposté en ouvrant le feu”, a-t-il expliqué.
Par ailleurs, un troisième acteur est présent au Cachemire : La Chine. Cette dernière a en effet pris le contrôle d’une partie du Ladakh, à l’issue d’une guerre avec l’Inde en 1962 et a acquis, à la suite d’un traité conclu l’année suivante avec le Pakistan l’année suivante, un territoire de la région du Karakorum, revendiqué par New Delhi.
L’un des enjeux de cette région est l’accès à l’eau étant donné qu’elle permet de contrôler le bassin de l’Indus, ce fleuve ayant une importance vitale pour les populations et l’irrigation des cultures. En juin 2002, un rapport du Sénat avait qualifié le Cachemire de “château d’eau” pour l’Inde et le Pakistan.