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mercredi 3 janvier 2018

On remet le couvert et les bouchées doubles !

http://alawata-rebellion.blogspot.be/

Thé, kalashnikov, casque et carnet-stylo pour semer un engagement dans les sillons de la mémoire 
Depuis fin septembre mes droits de publication et même pendant un temps la lecture du blog avaient été restreints, suite à des calomnies mensongères lancées contre moi, non pas par des pro-ukrops ou des obscurs collabos de services français... mais par des français échoués à Donetsk, insectes rampants et nuisibles qui en recherchant le monopole de l'information que leur a accordé imprudemment une agence de presse locale, usent de tous les moyens pour faire taire les autres voix françaises du Donbass.

Ces insectes répondant aux prénoms de Christelle, Eric ou Catherine, ont non seulement fait fermer ou bloquer des pages de réseaux sociaux, ce blog, mais également des comptes en banque qui alimentaient un soutien vital mais aussi humanitaire pour le Donbass.

Après moult réclamations, j'ai finalement repris la main sur ce blog vieux de 4 ans où je tente de libérer la vérité sur cette crise ukrainienne et la guerre du Donbass qui sont un coup d'état masqué et une guerre asymétrique caché engagé par la ploutocratie occidentale qui, à travers une préemption de l'Ukraine, tentent de resserrer l'étau de l'OTAN autour de la Russie.

Depuis, je suis retourné dans l'armée de la République Populaire de Donetsk, pour une troisième incorporation et déploiement sur le front, mais sans lâcher pour autant mon stylo que j'ai depuis aiguisé d'une double tranchant pour répondre aux "salopes" et "fils de pute" qui me poignardent dans le dos.

Je vais donc reprendre l'écriture sur ce blog et aussi y republier les articles partagés depuis octobre sur ma nouvelle page Facebook, notamment les extraits de ce journal que je m'efforce de tenir quotidiennement sur le front du Donbass, dont je veux faire modestement une petite fenêtre sur cette guerre hallucinante entre "tranchées" et "drôle de guerre" qui ravage le coeur de l'Europe depuis plus de 3 ans.

Je remercie vivement toutes celles et ceux qui me soutiennent dans cet engagement parmi les plus importants de ma vie et qui concrétise le cheminement d'une pensée métapolitique et la naissance d'une espérance pour les libertés des peuples d'Europe.

Erwan Castel,volontaire breton en Novorossiya

Sur le front entre Yasinovataya et Avdeevka, après 12 jours face aux ukrops, froid et fatigue...
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jeudi 18 mai 2017

Ukraine: du rêve européen à la Corée du Nord

par Karine Bechet-Golovko 

"Dans l'euphorie de l'obtention du régime sans visas avec l'UE, qui a été interprété par l'Ukraine comme la rupture définitive avec la Russie, P. Poroshenko décide de radicaliser l'européanité de l'Ukraine: bloquer l'accès à l'internet russe, interdire le ruban de Saint Georges et en terminer avec l'Eglise orthodoxe du Patriarchat de Moscou. Du rêve européen, le Maïdan conduit à la Corée du Nord.

Le 28 avril 2017, le Conseil national de sécurité adopte une décision selon laquelle des sanctions doivent être adoptées contre 468 personnes morales et 1228 personnes privées. Mais ce n'est qu'après les manifestations du 9 mai dans toute l'Ukraine (voir notre texte ici), dont l'ampleur a fait trembler le pouvoir, que le Président P. Poroshenko a décidé de punir son propre peuple. Ce peuple dissident, qui ose ne pas rejeter ses racines.

Les sanctions adoptées sont très variées. Evidemment, les banques sont visées et les systèmes de transfert de fonds, sans pour autant que ces mesures ne puissent aujourd'hui avoir une réelle incidence sur le secteur. Dans le domaine économique, l'interdiction d'utilisation du programme de comptabilité 1C, utilisé par 80% des entreprises ukrainiennes est beaucoup plus dommageable pour l'économie ukrainienne elle-même. Si les grandes entreprises pourront, non sans frais supplémentaires, reformater leur système comptable, les PME risquent la banqueroute. Cela concerne plus de 300 000 entreprises. L'économie ukrainienne se porte déjà assez mal, cette mesure ne va pas l'aider à redémarrer.

Le plus symbolique touche l'interdiction du Monde russe. Avec l'ampleur du mouvement populaire du 9 mai, le fait que les gens n'aient finalement pas eu peur de sortir dans la rue, que les vétérans portaient le ruban de St Georges, très symbolique dans l'histoire russe depuis l'Ancien régime (voir notre texte ici), le pouvoir a pris conscience du fait qu'il n'avait pas réussi à réduire au silence son peuple. Le Maïdan n'a pu accoucher d'un Homme nouveau, mais simplement de quelques rejetons fanatiques. 

Or, il est bien connu que les réseaux sociaux et l'internet jouent un rôle aujourd'hui autant sinon plus important que la télévision. Le pouvoir ukrainien soupçonne la Russie d'avoir utilisé les réseaux sociaux pour mobiliser cette partie, manifestement importante, de la population qui ne suit pas le radicalisme de Kiev.

Mais en demandant la fermeture des réseaux sociaux russes (équivalent de Facebook et de Google) et des services de mails, Kiev part en guerre contre des millions de simples citoyens. Pour exemple, Yandex, le moteur de recherche russe, compte 11 millions d'utilisateurs en Ukraine et Mail.ru 25 millions. Et le Facebook russe (Vkontakte et Odnoklassniki) est encore plus populaire. Cela fait des millions de personnes qui doivent changer leurs habitudes, ne sachant pas très bien pourquoi. Des millions de gens qui ne sortent pas dans la rue manifester contre Kiev, des millions de gens qui tentaient de vivre comme si de rien n'était dans l'après-Maïdan. Des millions de personnes à qui Kiev ouvre les yeux: il y a un avant et un après. Il n'est plus possible de faire semblant que rien ne s'est passé et que tout continue comme avant. Les premières réactions sur Twitter sont ironiques: 


"J'ai téléphoné au SBU et signalé 17 séparatistes qui trainent sur Odnoklassniki. Ils ont aimé ma photo. Gloire à l'Ukraine"

"Et pourquoi en Ukraine ils ont bloqué VKontakte? Parce que Porochenko n'avait pas suffisamment d'abonnés"

Les organismes interationaux ont réagi avec beaucoup de retenue:
  • La représentante de Reporters Sans Frontières en Ukraine, Oksana Romaniouk, a quant à elle parlé d'"interdiction étrange et inattendue". "Soi-disant, c'est parce que la Russie gagne de l'argent sur nos utilisateurs et que nous en sommes en guerre. Mais excusez-moi, ce sont des sanctions contre les citoyens eux-mêmes", a-t-elle écrit sur Facebook.
  • Interrogé par l'AFP, Sergueï Plougotarenko, directeur de l'Association russe des communications électroniques, a regretté une décision "pas intelligente et inélégante qui affecte d'abord les utilisateurs ukrainiens". 
  • Interrogé par l'agence russe RIA Novosti, P. Leruth, président de la Fédération internationale des journalistes a déclaré que cette mesure s'assimilait à de la censure, ce qui dans n'importe quel pays contrevient aux principes de liberté d'expression et de liberté de la presse.
Pour l'instant, les dirigeants européens semblent avoir d'autres priorités concernant l'Ukraine et leur réaction tarde à venir. L'eurovision est terminé, ils peuvent retomber dans leur apathie. Quant à l'OTAN, l'organisation estime qu'il ne s'agit pas d'une atteinte aux libertés, mais d'une question de sécurité nationale. Sans sourciller. Internet, le parangon de la liberté dans nos démocraties post-modernes et post-vérité. Le dieu de l'Olympe néolibéral. Alors que toute tentative de réglementation pour lutter contre les groupes de la mort, contre la pédophilie, contre le terrorisme sur internet est considérée comme une atteinte inacceptable de l'Etat contre la liberté absolue de l'individu. L'Ukraine peut bloquer Masha et l'Ours, arme de destruction massive de la Russie orientée vers l'Occident.

Puisque tout est permis, Kiev en profite pour aller encore plus loin et s'attaque au coeur du Monde russe, à l'Eglise orthodoxe du Patriarchat de Moscou. A ce sujet, il n'y a pas une seule ligne dans la presse française. Rappelons que, à côté de la présence historique de l'Eglise orthodoxe du Patriarchat de Moscou, encore très influente en Ukraine aujourd'hui (voir notre article sur la Marche de la Paix organisée par les orthodoxe en Ukraine), il existe une autre Eglise, L'Eglise ukrainienne du Patriarchat de Kiev, qui n'est pas reconnue comme Eglise par la Chrétienté et est soutenue par le pouvoir. Elle a été fondée en 1992 par le renégat Filaret pour soutenir les nationalistes, rôle qu'elle continue toujours à jouer.

Or, deux projets de loi doivent être examinés par la Rada le 18 mai 2017 (détaillés en anglais ici). Le premier prévoit la participation du pouvoir à la nomination des métropolites et de l'épiscopat. Si les organes religieux vont "collaborer avec le pays agresseur", alors le pouvoir peut les interdire. Le deuxième projet de loi prévoit la possibilité pour chaque communauté de croyants de voter à la majorité simple pour sortir du Patriarchat de Moscou et entrer dans celui de Kiev, ce qui comporte également le transfert de propriété immobilière. 

L'Ukraine radicalise ainsi sa politique et prend quelques risques. Elle risque de provoquer le mécontentement populaire dans une part de la population qui vivait tranquillement sa vie, envers et malgré tout. Elle force ainsi sa population à ouvrir les yeux sur la véritable nature du régime, ce qui est très bien, car rien n'est plus dangereux que la fausse normalité dont la plupart des gens s'arrangent avec ferveur. Par ailleurs, Kiev se prive ainsi d'un instrument, car le pouvoir utilisait aussi les réseaux sociaux russes pour sa propagande. Sans parler des dommages inutilement causés à l'économie nationale, qui semble vraiment ne pas faire partie des priorités nationales.

Autrement dit, l'Ukraine choisit une voie qui, si elle la rapproche petit à petit de l'Union européenne, l'éloigne de plus en plus de l'Europe."

Karine Bechet-Golovko 

Le retour de la terreur kiévienne sur le front

Ce soir 17 mai 2017, l'horizon au Nord et à l'Ouest de Donetsk vit un retour vif de bombardements puissants ainsi que de combats importants. Après une accalmie relative pendant la période pascale, le front depuis 2 jours a été réveillé par une escalade ukrainienne meurtrière. 

Tandis que Stepan Poltorak, le Ministre ukrainien de la Défense assurait lors d'une visite en Allemagne que l'Ukraine n'avait pas l'intention de lancer une offensive contre le Donbass, depuis le 16 mai, les bombardements ukrainiens et mêmes des attaques au sol et échanges de tirs ont repris sur le front du Donbass et principalement au Nord de Donetsk dans le secteur de Yasinovataya, avec une extension sensible au Sud jusque Spartak et l'aéroport. La veille déjà la reprise des actions offensives ukrainiennes avait débuté avec un retour des bombardements sur les quartiers résidentiels de Yasinovataya où une maison de la rue Pobeda avait été incendiée.

Hier soir vers 21h00 les bombardements ukrainiens avaient gagné le secteur de Spartak où plusieurs bâtiments ont été touchés et ont nécessité l'intervention d'unités de pompiers de Donetsk. Les bombardements qui se sont poursuivis tard dans la nuit ont été accompagnés d'échanges de tirs nourris entre chars et véhicules de combats d'infanterie.



Au cours de ces bombardements ukrainiens 1 soldat républicain a été tué et 2 autres blessés par des tirs qui ont également touché plusieurs maisons d'habitation civile, à Donetsk, Yasinovataya et Gorlovka.

Ce matin à l'aube, les tirs ont repris crescendo avec des combats qui ont gagné le secteur de l'aéroport et après une accalmie de quelques heures les activités offensives ukrainiennes ont repris en fin d'après midi, vers 17h00.

Ce soir les tirs ukrainiens sont plus en plus violents et leur bilan également plus lourd car, alors que les pilonnages continuent on déplore déjà à Krutaya Balka (front de Yasinovataya) 2 victimes civiles, Raisa Nikolaevna Boorowa, une femme de 58 ans qui a été tuée par un tir direct sur sa maison, et Vitaly Nakropov, un homme de 34 ans, grièvement blessé et actuellement dans un état critique à l'hôpital de Yasinovataya.

Sur le Check point de Kruta Balka sur la ligne de front de Yasinovataya des combats violents ont eu lieu, et 4 ou 5 soldats républicains (selon les sources) ont été tués et plusieurs autres grièvement blessés lors d'une attaque de chars ukrainiens. Plus au Nord d'autres soldats républicains ont été grièvement blessés dans le secteur de Debalsevo. Au Sud également des informations non confirmées signalent des pertes dans le secteur de Kominternovo.


Même si le qualificatif d'offensive ukrainienne utilisé par certains médias de soutien est pour le moment exagéré, l'escalade militaire imposée par Kiev est suffisamment inquiétante pour être signalée, d'autant plus que des informations recueillies par les services de renseignement de la DNR, font état entre Donetsk et Gorlovka, de déploiements de chars en première ligne et d'acheminement logistiques importants tels que des convois de munitions d'artillerie depuis Slaviansk .

Profitant d'un regain de tension entre la Russie et les USA, Kiev a décidé de monter d'un cran sa politique russophobe, augmentant ses sanctions économiques, décrétant un blocage prochain des réseaux sociaux russes sur son territoire, l'interdiction de porter le ruban de Saint Georges etc...
Sur le terrain, son armée sans toutefois (et pour le moment) se lancer dans l'aventure suicidaire d'une grande offensive frontale, semble à nouveau vouloir entrer dans une nouvelle phase de pression offensive mesurée, destinée d'une part à faire plier la ligne de front pour obliger les forces républicaines à renforcer leur dispositif de défense en engageant leurs réserves, et d'autre part à terroriser la population civile et l'inciter à abandonner les zones urbaines du front ou au minimum à ne pas y revenir.

J'ai essayé de décrire cette stratégie à partir du déploiement ukrainien observé sur la ligne de front ici : "La stratégie offensive de Kiev" . Une stratégie ukrainienne de pression progressive qui cherche d'abord, en occupant la "zone grise" séparant les 2 lignes belligérantes, a gratter mètre après mètre et à la barbe des accords de Minsk des lambeaux de terrain par des "sauts de crapaud" ainsi que nomment les ukrainiens eux-mêmes ce grignotage coûteux en hommes et matériels .

23h00, les bombardements ukrainiens semblent se calmer dans le Nord de Donetsk, seuls quelques tirs erratiques subsistent, tandis que les échanges de tirs d'infanterie se font toujours entendre à quelques centaines de mètres...

Demain est un autre jour, quoique ...


Erwan Castel, volontaire en Novorossiya


Au contraire de son discours officiel, le dispositif militaire trahit l'intention offensive de Kiev

mercredi 1 mars 2017

Donbass

Nationalisation des actifs ukrainiens


Le blocus du Donbass a mis plus de 30 jours a démarré, jetant semaine après semaine des barrages nationalistes sur les voies ferrées et les routes reliant l'Ukraine au Donbass libre. Loin de s'essouffler, le mouvement s'est même durci, encouragé par les réactions molles et de principes d'un gouvernement ne sachant comment se débarrasser de ces radicaux turbulents mais qui se sont rendus influents au point de devenir indispensables à la survie de la folie russophobe du Maïdan qui seule alimente les discours des pantins de Kiev.

La réaction des Républiques après avoir patientées pendant 1 mois, n'aura duré quant à elle que 3 jours, le temps d'envoyer un ultimatum clair au gouvernement ukrainien qui par volonté ou opportunisme est responsable du prolongement de ce blocus illégal et violant les accords de Minsk.

Aujourd'hui les services de la République de Donetsk ont commencé à saisir différents actifs ukrainiens dont ceux appartenant à l'oligarque Rinat Akhmetov. Certains diront qu'il y a perfidie d'anticiper de quelques heures la procédure de nationalisation annoncée dans l'ultimatum pour 00h00 seulement. 

Je pense que la raison principale est montrer que l'ultimatum n'est pas un vain mot et aussi de prévenir la destruction de documents (comptables par exemple) ou même de fournitures et machines servant au bon fonctionnement des sociétés. De toute manière ma réponse des radicaux sur les barrages avait déjà était donnée : "Niet" donc autant assurer la sauvegarde du potentiel économique de la région le plus vite possible ! 

Donc aujourd'hui plusieurs sociétés économiques importantes pour le Donbass et qui menaçaient de fermer à cause du blocus des ultra-nationalistes et la complicité de Kiev ont été saisies, parmi lesquelles le "Groupe Komsomolskiy Mining," la société "Lux" et le "Donbass-Arena" le stade de football du mythique "FK Chakhtior Donetsk".


Dans un gouvernement populaire comme celui des Républiques du Donbass il est normal et légitimes que les orientations économiques des sociétés qui font vivre le pays suivent la direction choisie par la volonté du peuple, et l'exemple extrême (et même surréaliste) offert par ce blocus du Donbass et un business surfant à contre courant d'une guerre ouverte nous rappelle ici la nécessité d'imposer une cohérence entre le peuple, le pouvoir et l'économie, ce que le Donbass est en train de réaliser aujourd'hui en nationalisant les intérêts de ceux qui bombardent quotidiennement ses familles !

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya

Des centaines de wagons de charbon bloqués à Donetsk

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vendredi 10 février 2017

Contre Donald Trump : la propagande de guerre par Thierry Meyssan

Deux semaines après son investiture, la presse atlantiste poursuit son œuvre de désinformation et d’agitation contre le nouveau président états-unien. Celui-ci et ses premiers collaborateurs multiplient des déclarations et des gestes apparemment contradictoires, de sorte qu’il est difficile de comprendre ce qui se passe à Washington.

La campagne anti-Trump

La mauvaise foi de la presse atlantiste se vérifie sur chacun de ses quatre thèmes principaux.
- 1. Concernant le début du démantèlement de l’Obamacare (20 janvier), force est de constater que, contrairement à ce que prétend la presse atlantiste, les classes défavorisées qui devaient profiter de ce dispositif l’ont massivement boudé. Cette forme de « sécurité sociale » s’est avérée trop coûteuse et trop directive pour séduire. Seules les compagnies privées gérant ce système en ont été pleinement satisfaites.
- 2. Concernant la prolongation du Mur à la frontière mexicaine (23-25 janvier), il n’y a rien de xénophobe là-dedans : le Secure Fence Act a été signé par le président George W. Bush qui en a débuté la construction. Celle-ci a été poursuivie par le président Barack Obama avec l’appui du gouvernement mexicain de l’époque. Au-delà de la rhétorique à la mode sur les « murs » et les « ponts », les dispositifs de frontières renforcées ne fonctionnent que lorsque les autorités des deux côtés s’accordent à les rendre opérationnels. Ils échouent toujours lorsque l’une des parties s’y oppose. L’intérêt des États-Unis est de contrôler les entrées de migrants, celui du Mexique est de stopper les importations d’armement. Rien de cela n’a changé. Cependant, avec l’application du Traité de libre-échange nord-américain (Nafta), des sociétés transnationales ont délocalisé des États-Unis vers le Mexique, non seulement des emplois sans qualification (conformément à la règle marxiste de la « baisse tendancielle du taux de profit »), mais aussi des emplois qualifiés qu’elles font exercés par des ouvriers sous-payés (« dumping social »). L’apparition de ces emplois à provoqué un fort exode rural, déstructurant la société mexicaine, sur le modèle de ce qui s’est passé au XIXème siècle en Europe. Les transnationales ont alors abaissé les salaires, plongeant dans la pauvreté une partie de la population mexicaine ; laquelle ne rêve plus que d’être payée correctement aux États-Unis mêmes. Donald Trump ayant annoncé qu’il allait retirer la signature US du Nafta, les choses devraient rentrer dans l’ordre dans les années à venir et satisfaire à la fois les Mexicains et les États-uniens [1].
- 3. Concernant l’interruption volontaire de grossesse (IVG) (23 janvier), le président Trump a interdit le versement de subventions fédérales aux associations spécialisées qui reçoivent des fonds de l’étranger. Ce faisant, il a mis en demeure les associations visées de choisir soit entre leur objet social d’aide aux femmes en détresse, soit d’être payées par George Soros pour manifester contre lui —comme ce fut le cas, le 21 janvier—. Ce décret n’a donc aucun rapport avec l’IVG, mais avec la prévention d’une « révolution colorée ».
- 4. Concernant les décrets anti-immigration (25-27 janvier), Donald Trump a annoncé qu’il allait appliquer la loi —héritée de l’ère Obama—, c’est-à-dire expulser les 11 millions d’étrangers en situation irrégulière. Il a suspendu les aides fédérales aux villes qui ont annoncé refuser d’appliquer la loi —où trouvera-t-on des femmes de ménage, s’il faut les déclarer ?—. Il a précisé que parmi ces illégaux, il allait commencer par expulser les 800 000 criminels qui ont fait l’objet de condamnations pénales, aux États-Unis, au Mexique ou ailleurs. En outre, pour prévenir l’arrivée de terroristes, il a suspendu toutes les autorisations d’immigrer aux États-Unis et a interdit pour trois mois les personnes originaires de pays où il est impossible de vérifier leur identité et leur situation. Il n’a pas lui-même établi la liste de ces pays, mais a renvoyé à un texte précédent du président Obama. Par exemple, ici en Syrie, il n’y a plus ni ambassade, ni consulat états-unien. D’un point de vue de police administrative, il est donc logique de placer les Syriens sur cette liste. Au demeurant, cela ne peut concerner que des flux minimes de personnes. En 2015, seuls 145 Syriens ont obtenu la « carte verte » états-unienne. Conscient des nombreux cas particuliers qui pourraient surgir, le décret présidentiel a donné toute liberté au département d’État et au département de la Sécurité de la Patrie (Homeland Security) pour accorder des dispenses. Le fait que l’application de ces décrets ait été sabotée par des fonctionnaires opposés au président Trump qui les ont appliqués avec brutalité ne fait pas de ce dernier ni un raciste, ni un islamophobe.
La campagne conduite par la presse atlantiste contre Donald Trump est donc infondée. Prétendre qu’il a ouvert une guerre contre les musulmans, évoquer publiquement sa possible destitution, voire son assassinat, ce n’est plus de la mauvaise foi ; c’est de la propagande de guerre.

L’objectif de Donald Trump

Donald Trump fut la première personnalité au monde à contester la version officielle des attentats du 11-Septembre, le jour même à la télévision. Après avoir rappelé que les ingénieurs ayant construit les Twin Tower travaillaient désormais pour lui, il déclara sur le Canal 9 de New York qu’il était impossible que des Boeing aient traversé les tours malgré les structures en acier. Il poursuivit en constatant qu’il était également impossible que des Boeing aient provoqué l’effondrement des tours. Il conclut en affirmant qu’il devait y avoir d’autres facteurs alors inconnus.
Depuis cette date, Donald Trump n’a eu de cesse de résister à ceux qui avaient commis ces crimes. Lors de son discours inaugural, il a souligné qu’il ne s’agissait pas d’un passage de pouvoir entre deux administrations, mais d’une restitution du pouvoir au peuple états-unien qui en avait été privé [depuis 16 ans] [2].
Durant sa campagne électorale, à nouveau durant la période de transition, et depuis sa prise de fonction, il a répété que le système impérial des dernières années n’a pas profité aux États-uniens, mais à une petite clique dont Madame Clinton est la figure emblématique. Il a déclaré que les États-Unis ne chercheraient plus à être les « premiers », mais les « meilleurs ». Ses slogans sont : « L’Amérique grande à nouveau » (America great again) et « L’Amérique d’abord » (America first).
Ce virage politique à 180° bouscule un système mis en place durant les 16 dernières années et qui trouve son origine dans la Guerre froide voulue par les seuls États-Unis en 1947. Ce système a gangréné de nombreuses institutions internationales, telles que l’Otan (Jens Stoltenberg et le général Curtis Scaparrotti), l’Union européenne (Federica Mogherini), et les Nations unies (Jeffrey Feltman [3]).
Si Donald Trump y parvient, réussir cet objectif lui demandera des années.

Vers le démantèlement pacifique de l’Empire états-unien

En deux semaines, beaucoup de choses ont commencé, souvent dans la plus grande discrétion. Les déclarations tonitruantes du président Trump et de son équipe ont volontairement semé la confusion et lui ont permis de faire confirmer les nominations de ses collaborateurs par un Congrès partiellement hostile.
Comprenons que c’est une guerre à mort qui a commencé à Washington entre deux systèmes. Laissons donc la presse atlantiste commenter les propos souvent contradictoires et incohérents des uns et des autres, et attachons-nous aux seuls faits.
Avant toutes choses, Donald Trump s’est assuré de contrôler les organes de sécurité. Ses trois premières nominations (le conseiller de Sécurité nationale Michael Flynn, le secrétaire à la Défense James Mattis et le secrétaire à la Sécurité de la Patrie John Kelly) sont trois généraux qui ont contesté le « gouvernement de continuité » dès 2003 [4]. Puis, il a réformé le Conseil de Sécurité nationale pour en exclure le chef d’état-major interarmées et le directeur de la CIA [5].
Même si ce dernier décret devrait être amendé, il ne l’est toujours pas. Notons au passage que nous avions annoncé la volonté de Donald Trump et du général Flynn de supprimer la fonction de directeur du Renseignement national [6]. Pourtant celle-ci a été maintenue et Dan Coats y a été nommé. Il s’avère qu’il s’agissait d’une tactique pour prétendre que la présence du directeur du Renseignement national dans ce Conseil suffisait à justifier l’exclusion du directeur de la CIA.
La substitution du « meilleur » au « premier » conduit à engager un partenariat avec la Russie et la Chine plutôt que de tenter de les écraser.
Pour empêcher cette politique, les amis de Mesdames Clinton et Nuland ont relancé la guerre contre le Donbass. Les pertes importantes qu’ils ont subi depuis le début ont conduit l’armée ukrainienne à se retirer et à placer les milices paramilitaires nazies en première ligne. Les combats ont infligé de lourdes pertes civiles aux habitants de la nouvelle République populaire. Simultanément, au Proche-Orient, ils sont parvenus à livrer des blindés aux kurdes syriens comme prévu par l’administration Obama.
Pour résoudre le conflit ukrainien, Donald Trump cherche un moyen d’aider à éjecter le président Petro Porochenko. Il a donc reçu à la Maison-Blanche le chef de son opposition, Ioulia Tymochenko, avant même d’accepter une communication téléphonique du président Porochenko.
En Syrie et en Irak, Donald Trump a déjà débuté les actions communes avec la Russie, même si son porte-parole le nie. Le ministère russe de la Défense qui l’avait imprudemment révélé a cessé de communiquer à ce sujet. Washington a révélé à l’état-major russe les emplacements des bunkers des jihadistes dans le gouvernorat de Deir ez-Zor. Ceux-ci ont été détruits cette semaine avec des bombes pénétrantes.
Vis-à-vis de Beijing, le président Trump a mis fin à la participation états-unienne au Traité trans-Pacifique (TPP) ; un traité qui avait été conçu contre la Chine. Durant la période de transition, il a reçu la seconde fortune chinoise, Jack Ma (l’homme qui affirme : « Personne ne vous a volé de jobs, vous dépensez trop en guerres »). On sait que les discussions ont porté sur la possible adhésion de Washington à la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures. Si tel devait être le cas, les États-Unis accepteraient de coopérer avec la Chine plutôt que de l’entraver. Ils participeraient à la construction des deux routes de la soie, ce qui rendrait inutiles les guerres du Donbass et de Syrie.
En matière financière, le président Trump a commencé le démantèlement de la loi Dodd-Frank qui avait tenté de résoudre la crise de 2008 en prévenant la faillite brutale de grandes banques (« too big to fail »). Bien que cette loi ait des aspects positifs (elle fait 2 300 pages), elle institue une tutelle du Trésor sur les banques, ce qui freine évidemment leur développement. Donald Trump s’apprêterait également à restaurer la distinction entre les banques de dépôts et celles d’investissement (Glass-Steagall Act).
Enfin, le nettoyage des institutions internationales a également commencé. La nouvelle ambassadrice à l’Onu, Nikki Haley, a demandé un audit des 16 missions de « maintien de la paix ». Elle a fait savoir qu’elle entendait mettre un terme à celles qui paraîtraient inefficaces. C’est au regard de la Charte des Nations unies, le cas de toutes sans exception. En effet, les fondateurs de l’Organisation n’avaient pas prévu ce type de déploiement militaire (aujourd’hui plus de 100 000 hommes). L’Onu a été créée pour prévenir ou résoudre des conflits entre États (et jamais intra-étatiques). Lorsque deux parties concluent un cessez-le-feu, l’Organisation peut déployer des observateurs pour vérifier le respect de cet accord. Au contraire, les opérations de « maintien de la paix » visent à imposer le respect d’une solution imposée par le Conseil de sécurité et refusée par une des parties au conflit ; c’est en réalité la poursuite du colonialisme.
Dans la pratique, la présence de ces forces ne fait que prolonger le conflit, tandis que leur absence ne change rien à la donne. Par exemple, les troupes de la Finul déployées à la frontière israélo-libanaise, mais uniquement en territoire libanais, ne préviennent ni une action militaire israélienne, ni une action militaire de la Résistance libanaise, ainsi qu’on l’a déjà plusieurs fois expérimenté. Elles servent juste à espionner les Libanais pour le compte des Israéliens, donc à faire durer le conflit. De même, les troupes de la Fnuod, déployées à la ligne de démarcation du Golan en ont été chassées par Al-Qaïda sans que cela change quoi que ce soit au conflit israélo-syrien. Mettre fin à ce système, c’est donc revenir à l’esprit et à la lettre de la Charte, renoncer aux privilèges coloniaux, et pacifier le monde.
Derrière les polémiques médiatiques, les manifestations de rues, et les affrontements politiciens, le président Trump maintient son cap.


[1] « Derrière le Mur bi-partisan », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie) , Réseau Voltaire, 28 janvier 2017.
[2] « Discours d’investiture de Donald Trump », par Donald Trump, Réseau Voltaire, 21 janvier 2017.
[3] « L’Allemagne et l’Onu contre la Syrie », par Thierry Meyssan, Al-Watan (Syrie) , Réseau Voltaire, 28 janvier 2016.
[4] « Trump : le 11-Septembre, ça suffit ! », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 24 janvier 2017.
[5] « Donald Trump dissout l’organisation de l’impérialisme états-unien », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 30 janvier 2017.
[6] « La réforme du Renseignement selon le général Flynn », par Thierry Meyssan, Contralínea (Mexique) , Réseau Voltaire, 27 novembre 2016.

mardi 20 décembre 2016

Debalsevo, la bataille continue


Hier, une attaque ukrainienne a tenté de briser la première ligne de défense républicaine à 5km au Nord Ouest de Debalsevo, au niveau des villages de Kalinovka et Logvonovo, situés à la charnière des Républiques populaires de Donetsk et Lugansk. Dans cette bataille au cours de laquelle les assauts de la 54ème Brigade d'infanterie mécanisée ukrainienne ont été repoussées, de pertes importantes ont été subies de chaque côté de la ligne de front (au moins 10 tués et 20 blessés du côté de Kiev)

Pour les propagandistes occidentaux qui affirment que ce sont les séparatistes qui ont déclenché ces combats meurtriers, ils devraient lire le témoignage d'une responsable de Prayvi Sector, les paramilitaires néo-nazis (devenus cette année parti politique ukrainien) commentant ce 18 décembre. Elena Belozerskaya en effet a déclaré : "Ces pertes, comme celles d'aujourd'hui sont difficiles, mai ce sont les pertes ordinaires de l'offensive, et qui sont toujours supérieures à la défensive"

Mais l'heure du bilan des combats n'a pas encore sonné, car ce matin les ukrainiens ont "remis le couvert" et tenté de casser à nouveau le bouclier républicain qui protège le carrefour stratégique de Debalsevo, entre Donetsk et Lugansk.


Depuis ce matin l'artillerie ukrainienne continue de pilonner les positions républicaines et d'appuyer des attaques réalisés par différents groupes d'assaut sur plusieurs points de défense.


11h00 : 

Un communiqué de la LNR annonce que les assauts sont repoussés et que l'ennemi subit de nouvelles pertes. Malgré les injonctions de cessez le feu des représentants du Centre commun pour le contrôle et la coordination de la trêve (STSKK) Kiev poursuit ses bombardements et ses attaques. Les autorités de la République de Lugansk ont par la suite envoyé une représentant auprès du chef de la mission de l'OSCE en Ukraine  pour faire arrêter les attaques de Kiev.


14h00 :

Les pertes subies par les ukrainiens lors des opérations de le matinée sont estimées au minimum à 3 morts et 4 blessés, qui se rajoutent aux 10 tués et 20 blessés d'hier chiffres qui sont vraisemblablement très sous-estimés comme en témoignent les rapports des hôpitaux ukrainiens à l'arrière du front qui vivent depuis hier un afflux importants de blessés graves en provenance de ce secteur du front (27 pour l’hôpital de Karkhov, et d'autres grièvement blessés, traités à l’hôpital de Dnipropetrovsk)


17h15 :


En fin d’après midi, des bombardements ukrainiens touchent la périphérie Nord de Debalsevo, mais également la périphérie de Gorlovka située à l'Ouest, tandis que plus au Sud la ceinture Nord de Donetsk subit également des attaques de Kiev.


18h00 :

Au Nord, le front entre DNR et LNR, dans le secteur de Gorlovka / Debalsevo

30 km plus au Sud à Donetsk, le front entre Yasinovataya et Peski, au Nord de la ville


Concernant les pertes de l'armée ukrainienne

Véhicule de combat d'infanterie ukrainien détruit (BMP2)
Sans pouvoir faire encore un bilan précis des opérations lancées par Kiev dans ce secteur, on peut d'ores et déjà garantir que les pertes ukrainiennes sont très importantes et que les chiffres avancés, aussi bien par les communiqués officiels de Kiev (6 morts et 27 blessés) que dans les premiers rapports de la LNR (10 morts et 20 blessés) sont largement en dessous de la réalité...

En effet, depuis le début de l'offensive ukrainienne (le 18 décembre vers 11h00) les réseaux sociaux ukrops ont rendu compte de l'évolution de la situation régulièrement, rejoints rapidement par les rapports d'admissions des hôpitaux de la région. Tous font état de dizaines de tués et encore plus de blessés graves.

Semen Kabakaev un coordonnateur bénévole ukrainien, administrateur du réseau "Stop terror" avance le chiffre de 40 tués minimum pour la première journée de combat, dont la plupart sont morts en traversant un champ de mines posées par d'autres unités ukrainiennes !


Plusieurs autres sources et témoignages confirment cette version, et Igor Bezler le premier commandant défenseur de Gorlovka en 2014, avance quant à lui le chiffre d'une centaine de tués, s'appuyant sur le fait que la morgue d'Artemvosk où les corps sont transférés a été fermée au public et que plusieurs camions militaires sont ensuite venus enlever les corps vers un autre endroit inconnu.

Si les zones minées sont effectivement le problème majeur de la ligne de front du fait que beaucoup ont été posées pèle mêle depuis 2014, des 2 côtés du front, sans méthode ni relevés cartographiques, il ne semble cependant pas que cette fois le champ de mines était inconnu du commandement ukrainien.

Stupidité, négligence, sacrifice intentionnel ?...  peut-être les trois à la fois ! Le fait est que cette nouvelle opération offensive de Kiev apparaît encore suicidaire et insensée, même si son intention était de créer un rideau de fumée belliciste cachant médiatiquement l'effondrement de la "Privat Bank" le même jour....


22h00 : 

Le pilonnage par l'artillerie ukrainienne de la zone des combats entre Svitlodarsk et Debalsevo continue avec une extension au Nord de Gorlovka dans le secteur de Zaitsevo.


00h00 :

Reprise des bombardements ukrainiens après une courte accalmie 

Les habitants des villages situés à proximité de la zone des combats ont eu plusieurs maisons endommagées par les bombardements ainsi que leur approvisionnement en gaz et électricité coupé.

Un des défenseurs de Kalinovka



Guerre des armes et guerre des images

Des communiqués de presse gouvernementaux aux messageries des réseaux sociaux, cette bataille de soldats est appuyée par une bataille des propagandistes qui à travers le message proposé et les manipulations de l'information réalisées laissent deviner les exploitations politiques de ce fait militaire..

Ainsi, sur les réseaux ukrainiens, dès la fin de l’après midi on a pu entendre des cris d'orfraie qui annonçaient la perte au combat " au minimum de 5 soldats ukrainiens" victimes bien sûr d'une attaque menée par les séparatistes russes. Alors que d'habitude les service de presse militaires sont plutôt très discrets sur leurs pertes, surtout quant les opérations sont toujours en cours, on a vu cette dépêche se répandre jusque sur les prompteurs des agences de presse occidentales.

De toute évidence l'exploitation médiatique était un des objectifs initiaux de l'attaque du 18 décembre qui devait être présentée combat comme un combat défensif contre une offensive russo-séparatiste violant les accords de Minsk que les diplomaties cherchent en ce moment a reconduire pour l'année en 2017.

Et pour cette inversion accusatoire tous les moyens sont bons y compris celui de détourner des images d'archives et d'en faire une illustration de la propagande actuelle. Ainsi par exemple la publication de Andrew Lozovoy, député à la Verkhovna Rada qui, pour glorifier mais surtout victimiser les combattant de l'ATO morts dans cet assaut sur Kalinovka, utilise une vidéo réaliser lors de l'exercice "Caucase 2012"... de l'armée russe ! 

La vidéo récupérée par la propagande ukrainienne
Et la vidéo originale "KaBkaz 2012", le lien : ICI

Non content de réaliser un fake, le député ukrops dans une élan plus pathétique que patriotique raconte que c'est la vidéo d'un héro tombé glorieusement lors des combats du 18 décembre à Debalsevo...

Aussitôt son message et la vidéo sont repris et se répandent alors comme une traînée de poudre sur le Net, qui veut montrer la "terrible attaque russe" que subissent le courageux soldats ukrainiens !

Un exemple de relais ukrainien intoxiqué par le fake

Pour être honnête j'avoue être tombé dans le même genre de panneau qui malheureusement est parfois pratiqué aussi par des propagandistes républicains zélés en mal de sensationnalisme . 

Erwan Castel, volontaire en Novorossiya