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mercredi 14 août 2013

France : La drogue génère 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an

Deux milliards d’euros! C’est, selon Manuel Valls, ce que rapporte la drogue au crime organisé chaque année en France. C’est aussi l’équivalent de l’ensemble des salaires versés chaque année aux agents en tenue de la police nationale. L’État et l’Assurance-maladie ont budgété, pour leur part, en 2012, un montant total de 1,5 milliard d’euros pour lutter contre ce fléau… La résine de cannabis occupe la moitié du marché.
Les chefs de réseaux doivent bien sûr financer l’approvisionnement et l’armée des petites mains qui font vivre ce commerce illicite. Les quelque 250 tonnes de résine de cannabis consommées annuellement dans l’Hexagone rapportent un milliard d’euros environ aux voyous. Et l’ensemble des autres drogues (cocaïne, héroïne, produits de synthèse) vient abonder ce pactole d’un milliard d’euros supplémentaire.
«À Marseille, il nous arrive maintenant d’arrêter en flagrant délit des dealers porteurs d’un bracelet électronique! C’est dire la valeur dissuasive de certaines sanctions…» Cette confidence teintée d’ironie émane d’un haut responsable policier de la cité phocéenne. À l’entendre, «les profits réalisés dans les quartiers sont tels aujourd’hui que les voyous se croient intouchables. Le trafic de stups a ruiné la valeur du travail».
Les banlieues sont mises en coupe réglée par des mafias structurées

Pour la police judiciaire, «l’activisme et les capacités d’adaptation des organisations criminelles issues des cités sensibles, responsables des importations massives de cannabis marocain et du déploiement continu des flux de stupéfiants, demeurent la principale source d’irrigation de l’économie souterraine».
Les banlieues sont aujourd’hui mises en coupe réglée par des mafias structurées. Avec une jeune génération, issue de ces quartiers, qui «monte en puissance», selon la police, mais aussi des organisations criminelles étrangères, russophones, italiennes, chinoises, africaines, entre autres, qui s’implantent dans toutes les grandes villes.
Les plus impliqués dans ces trafics se considèrent avant tout comme des commerçants. Ils tiennent même une comptabilité. Le 30 décembre 2011, Le Figaro avait révélé le contenu des livres de compte d’un dealer de la cité de la Visitation, dans les quartiers nord de Marseille: 100.000 euros de bénéfices par mois, pour quelques halls d’immeubles. Or la Cité phocéenne compte des dizaines de pas-de-porte «exploités».
En Seine-Saint-Denis, il n’est pas rare d’arrêter au bas des immeubles des dealers en possession de 30.000 euros. La justice, débordée, est lente à les condamner. Mais elle agit, malgré tout, élaborant de nouvelles stratégies. Au début de l’année, à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), elle a ordonnél’expulsion de plusieurs familles d’une cité en raison des troubles occasionnés par le trafic de drogue orchestré localement par leurs enfants.
Administrer une amende douanière au vendeur comme au client
D’autres solutions alternatives voient le jour sur le terrain. Ainsi, la la taxe directe au portefeuille. Son principe: administrer une copieuse amende douanière au vendeur comme au client lorsqu’ils sont pris sur le fait. Des équipes mixtes de policiers et de douaniers montent donc des opérations coup de poing sur les lieux de deal. Ce qui est censé avoir des vertus dissuasives.
Les policiers toutefois ne sont pas naïfs, leur travail au quotidien ne mettra pas fin au trafic. Mais des points de vente ferment et cela assure, pour un temps au moins, la tranquillité publique là où la pression du deal devenait insupportable. «Cette action est essentielle, assure un commissaire de la police judiciaire parisienne. Ne serait-ce que pour signifier aux riverains de certains HLM soumis à la loi de l’omerta et des représailles que l’État ne les abandonnera pas.»
C’est bidon comme chiffre ! faudrait le doubler ou le tripler au moins
Le cannabis c’est 1,2 million de consommateurs réguliers et 4 millions d’occasionnels, en faisant un petit calcul à minima (5/g par semaine, 7 euros le gramme) sans compter les occasionnels on est presque à 3 milliards d’euros.
La cocaïne c’est 400 000 consommateurs réguliers, en faisant un calcul rapide (1g/semaine, 80 euros le gramme) ca donne presque 2 milliards d’euros.
Et même si on parle de bénéfice brut ca ne change pas grand chose, le shit arrive en France entre 1 et 3 € le gramme et est revendu entre 6 et 10 € le gramme, quant à la beuh ca coûte entre 0.5 et 2 € le gramme à produire pour un prix de revente entre 7 et 12 € le gramme.
En estimant à minima on est au moins à 5 milliards de CA annuel, et à mon avis dans la réalité on est plus proche des 10 milliards…
Il faut donc de toute urgence légaliser le cannabis pour toutes les raisons suivantes :
- couper les revenus des dealers
- remplir les caisses de l’état
- créer des emplois (production, distribution, vente, produits dérivés…)
- améliorer la qualité sanitaire du produit
- pouvoir informer officiellement et intelligemment les gens sur les risques que pose la consommation de drogues (actuellement vu que c’est interdit c’est tabou donc on en parle pas…)
- etc…

jeudi 30 août 2012

Fumer du cannabis rend con

Difficultés de concentration, isolement social, cancers… Il faut ajouter un nouvel inconvénient à “la fumette” : le cannabis rend également con. Selon l’étude publiée par la revue scientifique américaine Proceedings of the National Academy of Sciences of the USA, fumer régulièrement du cannabis provoque une baisse des capacités intellectuelles à l’âge adulte. La recherche effectuée sur 1.000 Néo-Zélandais portait sur une  période de 25 ans. Elle a permis de comparer leur quotient intellectuel (QI) à 13 ans puis à 38 ans. Certains candidats étaient des consommateurs réguliers de cannabis, les autres pas.
A la fin de la période observée, un écart de huit points s’est creusé entre les  fumeurs et les autres, affirme Madeleine Meier, psychologue à l’université Duke, en Caroline du Nord. Pour les personnes n’ayant jamais fumé de cannabis, leur QI a même légèrement progressé de quelques dixièmes de points.
« On sait que le QI est un élément fort déterminant pour l’accès à l’université, pour le revenu gagné tout au long de la vie, pour l’accès à l’emploi, et la performance au travail. Quelqu’un qui perd huit points de QI durant son adolescence et à la vingtaine peut se retrouver désavantagé par rapport à ses pairs du même âge  pour de nombreux aspects majeurs de la vie », note la chercheuse. Madeleine Meier précise que cette importante différence n’est pas due à d’autres facteurs (éducation, alcool, autres drogues, etc.). Les adeptes de marijuana ont aussi montré de plus faibles capacités de mémoire, de concentration et de vivacité d’esprit. Une raison de plus pour ne pas légaliser la consommation de ces drogues.