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mardi 25 avril 2017

Droits de l'homme à l'ONU

Après avoir nommé Faisal Bin Hassan Trad ambassadeur de l’Arabie saoudite au Conseil des droits de l'homme, voilà que les Nations-Unies intègrent le même régime salafiste dans leur leur Commission des droits des femmes.
Comme foutage de gueule, on ne peut mieux faire! 
La preuve est faite, une fois encore, que ce bidule aux ramifications tentaculaires constituant le dernier refuge des politiciens grillés jusqu'au trognon n'est qu'une vaste fumisterie complètement nécrosée où les pétrodollars coulent à flots et où la corruption règne en maître
Car confier à l'Arabie saoudite, le pays le plus misogyne au monde où l'on décapite avec le sourire le premier délinquant venu, l'honneur de présider à la défense des droits des hommes comme des femmes relève tout à la fois de l'hypocrisie la plus sordide, de la provocation scandaleuse et du cynisme total.
Autant confier à un pyromane le poste de commandant des pompiers de Bruxelles, à Dutroux la direction de Child Focus, aux Femen le conduite de Sens commun, à Juncker la direction de la cellule contre la fraude fiscale, à Macron la défense des chômeurs, au Hamas la protection d'Israël ou à Moureaux la tête de la commission de déradicalisation à Molenbeek....
N'oubliez donc pas: le jour où l'on viendra encore vous les casser avec les droits de l'homme ou l'égalité des chances féminines, envoyez-les tou(te)s promener... à Riyad!


Jean Louis Donnay

vendredi 6 septembre 2013

Le bilan de l’OSDH est concluant : Bachar ne massacre pas son peuple par Bahar Kimyongur

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un organisme proche de la rébellion financé par les monarchies arabes et les Etats occidentaux et dont le siège se trouve à Londres vient de publier son bilan des victimes de trente mois de guerre en Syrie. Ces chiffres aussi macabres que surprenants révèlent la malhonnêteté des médias mainstream et contredisent la propagande pro-interventionniste.



Ce 1er septembre 2013, l'OSDH a annoncé qu'en 30 mois de conflit, il y aurait eu 110.371 morts.

Deux lignes plus loin, l'organisation des droits de l'homme anti-Assad apporte quelques précisions stupéfiantes : au total 45.478 combattants loyalistes auraient été tués depuis le début du conflit.

Vous avez bien lu : 45.478 combattants loyalistes.

Cela voudrait dire que depuis le 15 mars 2011 qui marque le début de la révolte, il y aurait en moyenne plus de 15 soldats et miliciens gouvernementaux tués chaque jour.

Cela signifie aussi que près de la moitié des victimes de la guerre sont des soldats et des miliciens loyalistes !

Le nombre de « soldats de Bachar » tués est ainsi nettement supérieur au nombre de civils tués.

D'autre part, l'armée arabe syrienne étant essentiellement composée de conscrits, c'est-à-dire de citoyens qui défendent leur pays, leurs institutions et leur gouvernement, on peut dire que l'armée est indissociable du peuple syrien
.

Par conséquent, il est aussi malhonnête de tenir Assad pour responsable de la mort de plus de 110.000 Syriens comme le font les médias et les militants provocateurs que de mettre le peuple et le gouvernement syriens dos à dos puisque la première victime de la guerre de Syrie, c'est l'armée, donc le peuple en uniforme, donc le « peuple pro-Assad ».


 



ons-en à présent au nombre de victimes civiles. L'OSDH dénombre 40.146 tués.

Ce chiffre ne distingue pas les Syriens que l'on pourrait globalement qualifier de « pro-gouvernementaux » ou de « pro-rébellion ».

Le nombre de civils, femmes et enfants inclus, que l'on peut situer dans le camp des pro-Assad, des anti-rebelles ou des neutres est sans doute extrêmement élevé surtout si l'on tient compte des tueries de masse commises ces dernières semaines par les groupes terroristes dans les zones kurdes du Nord du pays (Tell Aran, Tell Hassel, Tel Abyad, Sereqaniye), dans les quartiers et les villages chiites (Nubbol-Zahra, Hatlah), alaouites (Lattaquieh) et chrétiens (Marmarita, al Duvair, Jaramana) et parmi les sunnites patriotes un peu partout dans le pays.

Les groupes armés anti-régime ont d'ailleurs revendiqué des centaines d'exécutions de civils y compris des enfants, soupçonnés de sympathie envers le régime syrien.

Parmi les victimes civiles du conflit, comptons également les Syriens massacrés par des groupes non identifiés (Houla en 2012 et Banias en 2013).

Du côté des victimes de l'opposition armée, l'OSDH a comptabilisé 21.850 tués, soit deux fois moins que de militaires syriens tués et un cinquième du nombre total de victimes de la guerre.

Ces groupes armés se livrent eux-même à des guerres intestines qui entraînent la mort de nombreux combattants pro-rébellion ainsi que leurs familles.

Parmi les 40.146 victimes civiles du confit syrien, il faudrait donc tenir compte des centaines de civils pro-rebelles tués par des rebelles.

Le 26 août dernier, par exemple, une vingtaine d'habitants du village Madmouma à Idlib ont été exécutés par un groupe radical anti-régime. Aucun loyaliste ne se trouvait dans la zone.

Parmi les victimes de Madmouma, on compte plusieurs femmes et enfants exécutés d'une balle dans la tête. Le groupe rebelle Ahrar Al Cham et l'Etat islamique de l'Irak et du Levant (EIIL) s'accusent mutuellement.


 


 A la lecture du bilan tragique de l'OSDH, deux conclusions s'imposent :

Soit on appréhende la situation syrienne d'un point de vue légaliste et l'on dit : « ce n'est pas Bachar mais la rébellion qui massacre le peuple syrien. Par conséquent, l'Etat syrien a raison de lutter contre le terrorisme pour restaurer la paix dans le pays comme n'importe quel autre Etat dans le monde »

Soit on analyse la crise syrienne sous l'angle humanitaire à l'aune des intérêts du peuple syrien et l'on dit : « Bachar et la rébellion sont pareillement responsables de la violence en Syrie. Dès lors, il faudrait encourager les deux camps à dialoguer afin d'épargner la vie des Syriens. »

L'une et l'autre conclusion nous amènent en tout cas à défendre la non-ingérence et la paix en Syrie
.



Source : Investig'Action - michelcollon.info

mercredi 27 juin 2012

De la torture, en veux-tu en voilà par Bahar Kimyongür

A notre connaissance, jamais un bureau des droits de l'homme n'a occupé autant de place dans la presse mainstream. Nous parlons bien sûr de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), cette officine située à Londres, en très bons termes avec l'administration Cameron et animée par un homme d'affaires, Oussama Ali Souleimane alias Rami Abdel Rahmane. Dans ses communiqués repris comme parole d'évangile par les agences de presse, l'OSDH fait régulièrement passer des combattants armés pour des victimes civiles, classe les victimes « pro-Bachar » de l'insurrection pour des victimes de l'armée gouvernementale et gonfle sa liste nécrologique avec de décès « apolitiques », notamment des accidentés de la route. Surfant sur le succès de l'OSDH et dans l'espoir que les victimes du terrorisme de l'Etat turc soient un peu plus entendues, notre collaborateur et ami Bahar Kimyongür qui milite depuis plus de quinze ans pour la démocratisation de la Turquie, s'est autoproclamé « directeur de l'Observatoire turc des droits de l'homme » (OTDH). Les deux seules fois où il est passé à la télévision belge pour expliquer la situation en Turquie lui ont valu d'être poursuivi pour terrorisme. Syrie-Turquie, deux poids deux mesures ?



Voici des images qui ne feront pas le tour du monde (libre) :



Et pour cause, elles montrent un lynchage policier qui ne s'est déroulé ni en Iran, ni en Syrie mais en Turquie.

La Turquie, cette magnifique destination de vacances est aussi une belle dictature islamo-libérale placée sous la férule du Parti de la justice et du développement (AKP) depuis 10 ans et le garde-chiourme du monde « libre » depuis 60 ans, 1952 étant l'année de son adhésion à l'OTAN.

La victime de ce lynchage policier est un chauffeur pressé de conduire une femme enceinte à l'hôpital.

Pendant son contrôle d’identité, Ahmet Koca a eu le malheur de parler en kurde, la « langue des terroristes » selon ses tortionnaires.

Il subira une vé rita ble ratonnade pendant de longues minutes devant la femme enceinte qu'il conduisait et devant ses enfants.

Ahmet Koca sera assommé par une volée de coups de poings, de coups de pied, de coups de matraque et de ceintures.

Le cas d'Ahmet Koca est loin d'être isolé. L'an dernier, au moment où la presse occidentale nous rivait les yeux sur la Syrie, la Ligue turque des droits de l'homme (IHD) a enregistré 3.252 cas de torture et de mauvais traitements dans les centres de détention turcs.

Voici quelques données chiffrées concernant l'ampleur du terrorisme d’État sévissant dans ce pays qui, paradoxalement, se situe à l'avant-garde de la guerre pour la démocratie en Syrie :

- Avec 96 journalistes emprisonnés (chiffres publiés le 18 juin 2012 par la Plate-forme de solidarité avec les journalistes emprisonnés - TGDP), la Turquie compte le plus grand nombre de journalistes incarcérés au monde. Ces derniers sont accusés à tort et à travers de terrorisme d'extrême-gauche, de terrorisme séparatiste ou de complot putschiste.

- La Turquie compte actuellement 8.010 prisonniers politiques (chiffres officiels de 2011) soit le plus grand nombre de prisonniers politiques au monde

- Les prisonniers politiques sont tués à petits feux dans le silence des cellules d'isolement (prisons de type F). Quant aux prisonniers de droit commun, ils sont tués à grandes flammes, parqués comme du bétail dans des dortoirs surpeuplés (prisons de type E) où règne une chaleur de plus de 40 degrés. Le 16 juin 2012 à Urfa, une mutinerie s'est soldée par la mort de 13 détenus, victimes de l'incendie qu'ils ont eux-mêmes allumés pour protester contre leurs conditions de détention inhumaines. La plus jeune des victimes avait 18 ans. La plus « âgée » : 34 ans. La révolte carcérale s'est propagée vers les prisons d'Adana, Osmaniye, Gaziantep où l'on dénombre de plusieurs blessés.

- Pas moins de 2.200 étudiants et lycéens croupissent dans les prisons pour avoir manifesté pacifiquement pour un enseignement gratuit et démocratique ou pour le respect de leurs droits nationaux et culturels
- D'après les chiffres publiés par le ministère turc de la justice en avril dernier, 2.281 enfants se trouvent derrière les barreaux. Ils subissent régulièrement des abus sexuels notamment à la prison de Pozanti.

- En dix ans de règne de l'AKP, 171 enfants auraient été tués par les forces de sécurité d'après la Ligue turque des droits de l'homme (IHD)

- L'armée turque utilise des armes chimiques et du napalm contre les maquisards kurdes. Le 22 octobre 2011, 24 combattants kurdes ont perdu la vie sous les bombes chimiques interdites larguées par l'aviation militaire.

- L'armée turque utilise des drones israéliens Heron ou des drones américains Predator contre la rébellion kurde. De nombreux villageois sont victimes de ces opérations meurtrières. Le 28 décembre dernier, 34 civils kurdes ont été tués à Uludere/Roboski.

- La police exerce une violence létale contre les rassemblements démocratiques à travers l'usage de matraques ou de gaz lacrymogènes hautement toxiques. Le 28 mai dernier, Cayan Birben, 31 ans, est mort asphyxié par les bombes à gaz de la police. Birben est la 6e victime de ces gaz en un an.

- Le parlement turc compte huit députés de l'AKP réputés proches des djihadistes qui ont bouté le feu à l'hôtel Madimak le 2 juillet 1993 tuant 34 intellectuels. Il s'agit de Zeyid Aslan, Hüsnü Tuna, Ali Bulut, Ali Aslik, Halil Ürün, Haydar Kemal Kurt, Bülent Tüfekçi et Ibrahim Hakki Aksar.

Malgré la terreur que fait régner cette dictature pro-occidentale et membre de l'OTAN sur nos peuples, l'opposition turque n'a jamais sollicité la moindre intervention de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ni celle des États-membres de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA).

Consciente que seule la lutte sociale permettra de faire de la Turquie une patrie libre et démocratique, l'opposition turque remercie cette autre communauté internationale (dont se gausse bien entendu l'Occident nombriliste et "humanitaire") pour son respect envers notre droit de disposer de nous-mêmes.


Observatoire turc des droits de l'homme (OTDH)
otdh.turquie@yahoo.fr
Le 21 juin 2012