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mardi 27 septembre 2011

Des responsables de la rédaction Al Jazeera agents actifs au service des terroristes

Condamnation du chef du bureau d’Al Jazeera en Afghanistan Samer Allawi
Samer Farik Muhammad Allawi, né en 1966 à Sebastia (Cisjordanie), habitant au Pakistan et chef du bureau d’Al Jazeera en Afghanistan, a été arrêté le 9 aout 2011 au poste frontière d’Allenby, pour suspicion d’implication dans des activités du Hamas.
Au cours de son enquête, l’agence de sécurité israélienne, Allawi a avoué qu’il avait été recruté en 1993 par le Hamas, alors qu’il était au Pakistan. Jusqu’en 2004, il a servi comme membre du « Comité suprême de la Palestine », organisation qui supervise et dirige les institutions du Hamas. Il collectait également des dons pour les organisations affiliées au Hamas telles que « l’Association Al-Aqsa » et « le Centre d’information palestinien et des medias ».
Dans le cadre de ses activité  pour le Comité suprême de la Palestine, Allawi est allé en Syrie en 2001 et 2003 afin de rapporter des informations sur ses activités à Musa Abu Marsook, adjoint du président du bureau politique Khaled Mechaal. En 2004, Mechaal a demandé à Allawi de travailler pour lui. Pendant leurs rencontres en Syrie, il a été proposé à Allawi d’être le représentant du Hamas en Iran, mais ce dernier a refusé.
Allawi  a également avoué qu’en 2000, au cours d’une réunion avec un agent opérationnel du Hamas à Dubaï, il a accepté de mener des opérations militaires et d’organiser des actions pour le compte du Hamas. Il a même proposer, de sa propre initiative, de travailler pour aider le Hamas à atteindre ses objectifs en utilisant sa position de journaliste avec Al Jazeera.
En 2006, Allawi a rencontré un agent actif du Hamas au Qatar, qui servait comme correspondant pour Al Jazeera : ils se sont mis d’accord pour exploiter leur travail au sein d’Al Jazeera pour renforcer le Hamas – entre autre- en critiquant les opérations américaines en Afghanistan et exprimant leur soutient à la « résistance » Palestinienne.
En 2010, au cours d’une réunion supplémentaire avec l’agent actif au Qatar, il a été demandé à Allawi de travailler pour renforcer le soutien de l’opinion publique au Hamas et à la lutte Palestinienne en – entre autre- critiquant les actions américaines.
L’enquête sur Allawi a montré qu’Al Jazeera était exploitée par le Hamas, qui utilise ses journalistes pour atteindre ses objectifs.
L’implication dans les activités militaires en Afghanistan d’Allawi, entre 1988 et 1992, a été également révélée pendant l’enquête. Dans le cadre du Mujahedee, il a participé(en 1988) à un raid lancé par les forces rebelles contre les forces du gouvernement Afghan.
En 1992, Allawi a suivi une formation militaire au Pakistan afin de pouvoir retourner en Afghanistan et de devenir formateur militaire.
Allawi a été condamné le lundi 26 septembre 2011, selon ses propres aveux, dans le cadre du plaidé coupable, pour conspiration pour le compte d’une organisation interdite(Hamas). Il a été condamné à payer une amende, la peine ayant déjà été purgée, il a été condamné à 3ans de prison avec sursis.

dimanche 21 août 2011

Israël : la confrontation se poursuit autour de Gaza


Des roquettes en provenance du territoire palestinien se sont de nouveau abattues samedi sur Israël, faisant un mort. Le tout sur fond de crise diplomatique entre l'État hébreu et son voisin égyptien.

Les roquettes continuent de tomber ce dimanche depuis la bande de Gaza sur Israël, pour la quatrième journée de ce nouveau cycle de violences. Environ 17 roquettes se sont abattues depuis samedi minuit sur le sud du pays, selon l'armée israélienne. Ces tirs ont tué un Israélien à Beersheva, selon le quotidien israélien Haaretz, qui évoque aussi quatre blessés graves.
Sept roquettes Grad, au total, ont été tirées sur Beersheva. Ces tirs ont été revendiqués à Gaza par la branche militaire des Comités de résistance populaire (CRP), un groupe radical accusé - malgré son démenti - par Israël d'être responsable des attaques de jeudi à la frontière israélo-égyptienne qui ont fait huit tués israéliens. Auparavant, les Brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas dans la bande de Gaza, ont revendiqué le lancement de quatre Grad en direction de la ville israélienne d'Ofakim. C'est la première fois que le bras armé du Hamas revendique un tir de roquettes depuis l'instauration d'une trêve de facto en avril par les principaux groupes armés de Gaza.
«C'est notre réponse aux crimes de l'occupation sioniste après la mort de 15 martyrs et des douzaines de blessés» à Gaza, ont affirmé les Brigades Ezzedine Al-Qassam dans un communiqué, en référence aux victimes desraids de représailles menés jeudi et vendredi par Israël. De son côté, l'armée israélienne a réagi samedi en arrêtant des dizaines de cadres et militants du Hamas en Cisjordanie. Une source sécuritaire palestinienne a chiffré le nombre des arrestations à 120. Parmi les cadres interpellés figure selon cette source un député du mouvement islamiste, Mohammed Motlaq Abou J'heisha.

«Risque d'escalade»

Le Quartette pour le Proche-Orient, qui comprend les États-Unis, la Russie, l'Union européenne et les Nations unies, a appelé samedi à la «retenue», mettant en garde contre un «risque d'escalade». Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a réclamé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. La Ligue arabe a quant à elle prévu une réunion d'urgence sur ce sujet ce dimanche.
Sur le front diplomatique, Israël a exprimé ses «regrets» alors que l'Egypte réclamait des «excuses» suite à la mort de de cinq policiers égyptiens, à la frontière, lors des attaques de jeudi surla route d'Eilat. Mais cela n'a pas calmé la colère des Égyptiens. Au Caire, plus d'un millier de personnes se sont rassemblées dans la nuit de samedi à dimanche devant l'ambassade israélienne pour dénoncer la mort des policiers. Sous les acclamations, un manifestant a retiré le drapeau israélien flottant au sommet de l'immeuble abritant l'ambassade et a hissé à sa place celui de l'Égypte.
Le gouvernement du Caire a également jugé insuffisants les regrets exprimés par Israël, en s'abstenant toutefois de mentionner le rappel de son ambassadeur à Tel-Aviv, annoncé la veille par la télévision d'État mais non confirmé officiellement. Selon un rapport de la Force multinationale et Observateurs (FMO), stationnée dans le Sinaï et chargée de surveiller la paix entre Israéliens et Égyptiens, Israël a commis deux violations en pénétrant en Égypte et en tirant côté égyptien. Il s'agit de la première crise diplomatique entre les deux voisins depuis la chute en février du régime deHosni Moubarak, un partenaire d'Israël.
Quel est le pays au monde qui accepterait d'être sous le feu de missile pendant quatre jours?