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mercredi 28 février 2018

De la razzia à la ratatouille : Les textes de l’islam

Le grand islamologue hongrois Isaac Yehouda Goldziher disait trouver dans les textes islamiques des « passages de l’ancien ou du Nouveau Testament, des dires de Rabbins, des notes d’apocryphes chrétiens, des doctrines de philosophes grecs, des maximes perses ou indiennes et même la prière du Seigneur ; tous[ces passages] surgissant comme autant de dires prophétiques ».[1]

Puin Gert renchérit et parle de « cocktails de textes ».
Pour ma part, j’utilise l’expression « razzia et ratatouille de textes coraniques » mais nous allons constater combien c’est une mixture toxique. L’exégèse montre clairement que Mahomet s’identifiait à Jésus, que ce dernier a été spolié de tous ses attributs : Mahomet serait lui-aussi, le premier et le dernier, l’alpha et l’oméga, le rédempteur, le sauveur, bref un autre messie. D’après la Tradition, une lumière émane de Mahomet, il aurait été créé depuis Adam, absorbant ainsi tous les attributs christiques sauf celui de la chasteté.[2]
Pour cet aperçu des razzias de textes coraniques, véritables scalps et de leur arrangement en soupe indigeste, le fil d’Ariane sera celui de la Femme au travers de deux univers où elle s’illustre particulièrement : le monde aquatique et celui du monde animal et des insectes.

Fantasmes aquatiques

L’image de l’eau souterraine paradisiaque est particulièrement obsédante dans le Coran ; c’est quasiment l’ultime espérance eschatologique. Jouir de la présence d’une verdure luxuriante, les pieds dans la flotte serait le nec plus ultra, l’unique activité coranique paradisiaque non dénuée de luxure. Tout le monde connaît les fameuses houris (les vierges dans le paradis, qui seraient la récompense sexuelle éternelle des bienheureux de l’islam), mais on ignore souvent les sculptures de nus de l’art omeyyade (doc 3) qui dépeignent merveilleusement les préoccupations mentales islamiques toutes focalisées sur ces voluptueuses naïades des sources.[3] Alors que toute la rhétorique de l’enfer s’est construite autour de l’image du feu, de la chaleur brûlante du sable du désert aride, celle du paradis, s’est bâtie sur le fantasme de l’élément liquide, coulant dans les oasis, les rivières et les ruisseaux d’un éden. Ces images fantasmées sont présentes dans les représentations de la Mosquée de Damas, puisées dans la source biblique. Mais dans l’Ancien Testament, ces liquidités encadrent une cosmogonie au-dessus de Tehom [4]. Elles ne sont pas une fin en soi ni un horizon eschatologique. Les abîmes dans la cosmologie biblique entourent la Terre mais n’accaparent pas les désirs lubriques des croyants. Plusieurs passages bibliques associent le monde liquide de Tehom à l’outre-monde (Ps 71. 20, Ps 107, Jb 38), retravaillant ainsi des mythes babyloniens de la déesse primordiale Tiamat (personnifie les eaux salées des océans où règne le chaos).
La quête de Zhu al-Qarnayn (« celui aux deux cornes », Alexandre le Grand selon les philologues) aboutit à la découverte d’une eau boueuse « où le soleil plonge » (Q18/86). Sa recherche de la mer des confins de la terre a été reconnue comme la copie d’un texte syriaque, La légende d’Alexandre, selon le grand orientaliste Noldeke (1836). Les ablutions prennent une telle importance dans le hadith que l’eau purifie même du péché. Tout le livre 2 du S ahih muslim, le plus célèbre d’entre eux, se déroule dans l’eau ; le terme nawafil qui désigne la prière est le calque phonétique de tefila, la prière juive, elle-même précédée d’ablutions.[5] Soulignons que la purification aquatique s’impose après avoir touché le chien, l’urine ou la femme.
A propos de l’eau, le Coran met en cause un phénomène universellement admis, la diffusion. Le seul argument apporté à la démonstration est la pseudo-conversion à l’islam du commandant Cousteau qui aurait découvert dans la mer deux eaux qui ne se mélangent pas, l’une salée et l’autre douce. Si cette affirmation est vraie à l’instant initial de la rencontre des deux eaux, elle est fausse par la suite : effectivement les deux eaux finissent par se mélanger.[6] Mais par la magie du sophisme immobile de l’islam, la frontière entre les deux eaux reste immuable pour que le texte coranique paraisse miraculeux, quitte à contredire la science.
En fait, cette conception sort tout droit de mythes mésopotamiens où l’univers n’est qu’un tout indifférencié rempli par l’eau originelle où Apsu, maître de l’eau douce (dans la mythologie sumérienne et akkadienne), et Timiat, la divinité babylonienne personnifiant l’eau salée, engendrent plusieurs générations de divinités.
Cette appétence pour la liquidité se trouve aussi dans les « sciences » de l’embryon. Les versets coraniques de 12 à 14 de la sourate 23 composent autour de la liquidité et des changements d’état de la matière : « Nous avons certes créé l’homme dun extrait dargile, puis Nous en fîmes une goutte de sperme dans un reposoir solide ». L’épisode entre l’argile et le sperme n’est pas indiqué. Cet intérêt pour le sperme vient des Grecs. La Semence de Galien dit : « Car toutes les parties de l’utérus ont le désir d’envelopper le sperme mais ne peuvent encore le faire car elles sont encore trop loin pour le toucher ». Le Coran renchérit : « Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence, (traduite aussi caillot de sang), et de l’adhérence Nous avons créé un embryon » (traduit aussi bouillie). Les médecins grecs Hippocrate (370 avant J.-C.) et Galien (2e siècle après J.-C.) avaient notamment composé quelques essais concernant l’embryologie. Harith Ibn Kalada, médecin et futur compagnon de Mahomet, étudiait à l’Académie de médecine de Gundishapur en Perse, dans laquelle Galien y était enseigné.

Du Bestiaire et des insectes

Le Coran raffole des bestioles et rafistole des récits animaliers épars et disparates ; trois de ses sourates portent le nom de ces dernières. La sourate Les femmes est intercalée entre La vache, la table et les Bestiaux. Un hadith invite à prendre ses femmes même sur le bât d’un chameau. Certes, ce n’est que très récemment les savants saoudiens ont reconnu le qualificatif de « mammifères » aux femmes mais la doctrine coranique sur les Femmes supputait déjà cette dénomination. Il y a mille quatre cents ans déjà, Allah aurait « dicté » une sourate Les Femmes, jetant ainsi les bases de cette classification ! Malgré cette noble « dictée », les ulémas saoudiens ont attendu plus de mille quatre cents ans d’exégèse pour affirmer que les femmes avaient plus de droits qu’une chaise ou une table ; avant 2017, elles étaient considérées comme une propriété individuelle de l’homme. Désormais, elles ont un statut équivalent à certaines espèces animales (tels les singes supérieurs), on doit donc, au grand minimum, les nourrir, les abreuver et leur conférer un minimum d’attention et de respect. Ce qui n’était pas le cas au préalable.[7]
La sourate 2 s’intitule La vache et dès le verset 26, elle s’extasie sur le moustique. Le message talmudique « Hachem ne crée rien d’inutile » est repris avec avidité ici où il est affirmé qu’Allah prend en exemple le moustique. Mille quatre cents ans plus tard, la science occidentale découvre des caractéristiques étonnantes et fabuleuses à ce moustique. Donc Allah a donné le miracle du Coran ! Ensuite, le Coran sacralise les fourmis (sourate 27), les abeilles (sourate 16) et les araignées (sourate 29). La tradition islamique quant à elle, tergiverse sur les chevaux fantastiques mais maudit les chiens, quitte à inventer de nouveaux parasites. Un hadith vante les vertus de l’urine de chameaux. Depuis des religieux n’ont cessé de recommander ces vertus et des scientifiques musulmans de les confirmer en dépit des dangers sanitaires.
La sacralisation des abeilles est un relent d’Aristote qui, dans son ouvrage sur L’histoire des Animaux – les Abeilles, n’hésite pas à les considérer comme insectes divins. Tous les miracles sur le sujet puisent dans les travaux des Grecs et des Égyptiens. L’histoire de l’araignée islamique qui tisse sa toile pour protéger le divin Messager se trouve déjà dans un midrash où le roi David fut poursuivi par le roi Saül.[8] Cet épisode est évoqué dans la Sira(biographie) : Mahomet est sauvé des Koraïchites par l’araignée et sa toile.
Les chiens sont maudits. Est-ce un relent mosaïque, voire grec, où les créatures canines hybrides ou monstrueuses ont un rôle de premier plan dans le mythe (Cerbère et Scylla) ? Est-ce par un rejet de la culture perse où le chien est plutôt valorisé ? Selon la croyance zoroastrienne, le chien suit immédiatement l’homme dans la hiérarchie de création. Ces hadiths rapportés par Abou Hurayra, [9] évoquent deux points fondamentaux, il faut se débarrasser de ce qui reste dans le plat lapé par le chien et le laver sept fois avec de la terre. L’argumentaire islamique est le suivant : « Les médecins insistent sur l’obligation d’utiliser de la poussière pour laver le plat. Le secret qui se cache dernière cette méthode de nettoyage est que les microbes contenus dans la bave ou la salive du chien sont trop petits, ils peuvent facilement se cacher au fond du plat utilisé pour nourrir le chien. Ce microbe étant d’une nature liquide le rôle de la poussière est donc d’absorber le virus… Scientifiquement, la poussière contient deux matières éliminatrices des virus et des bactéries qui sont le Tatraxlin et l’Alttaralit et sont utilisées dans les opérations de stérilisation contre quelques germes (virus et bactéries). »… Le gros problème de cet article est qu’il ne cite aucune référence et n’utilise qu’un langage flou et imprécis. Les deux supposés antidotes, Tatraxlin et Alttaralit n’existent nulle part.
Concernant les animaux de type montures messianiques, on atteint l’apothéose de la razzia anarchique et frauduleuse. Si le prophète Isaïe (21:7) a vu un char attelé de deux chevaux, un cavalier sur un âne, un autre sur un chameau, c’est dans l’ouvrage Secrets de Siméon ben Yohaï [10] que ces montures sont citées. « Siméon emprisonné par le roi d’Édom, figure de l’Empereur de Byzance reçoit la révélation des mystères à partir de l’interprétation des oracles de Balaam [ ] lorsqu’il s’inquiète de la venue du royaume d’Ismaël. » Aussitôt [ ], l’ange supérieur, lui répondit : « Ne crains pas, fils d’homme ; le Tout-Puissant amènera le royaume d’Ismaël en vue de vous délivrer du méchant royaume d’Édom. Surgira (chez les Fils d’Ismaël) un prophète selon sa volonté, qui conquerra pour eux-mêmes la terre. [ ] Le cavalier monté sur un chameau représente les Fils d’Ismaël : ceux-ci sont une libération pour Israël, et ils préparent la venue du cavalier monté sur un âne qui représente le Messie [Zacharie 9:9]. »
Selon L. A. de Prémarre [11], « ces images ont inspiré les récits de la Tradition islamique sur les voyages du calife Omar en Syrie-Palestine après la conquête. Durant son califat, Omar vint quatre fois en Syrie-Palestine : la première fois, il était monté sur un cheval ; la deuxième fois sur un chameau ; la troisième fois, il interrompit son voyage avant dy entrer en raison de lépidémie de peste ; la quatrième fois, il était monté sur un âne. Omar est tout à la fois le Libérateur, monté sur un chameau, et le Messie, monté sur un âne et en haillons. Lécho des attentes messianiques juives est perceptible dans un récit que Tabarî attribue à Sâlim [725], un petit-fils d’Omar. Il faut noter que, dans aucune de ces deux versions, il nest indiqué qu’Omar se rendit lui-même à Aelia. Outre le fait quaucun des textes contemporains ou proches de ce temps-là ne mentionne Omar comme constructeur dun oratoire sur lesplanade, lhistoire des vêtements sales et déchirés d’Omar est la transposition sur lhagiographie de Sophronios dun récit islamique faisant partie de lhagiographie d’Omar, et dont on retrouve la trace chez Tabarî. Tout se passe non pas à lîliya (Aelia = Jérusalem) avec Sophronios, mais à Aylat (Eilat, sur le golfe de Aqaba) avec lévêque local, lequel nest pas nommé. »
Mahomet lui, ira à Aelia mais sa chevauchée sera mythique et sur un équidé à tête de femme non voilée. La cavalcade fantastique de Mahomet ressemble au voyage céleste décrit dans le livre zoroastrien, l’Ardā-Vīrāfnāmak, et l’équidé ailé du preux cavalier, le bouraq (doc 1), ressemble davantage à une antiquité perse (doc 2), ou à Pégase du mythe grec [12] qu’au modeste ânon du Christ. Cette monture a un visage de femme non voilée tout comme les visages des statues de femmes dénudées, affectionnées par les Omeyyades.
C’est donc une monture mythique perse ou grecque qu’a enfourchée le messager Mahomet pour actualiser les récits d’Isaïe. Il n’hésita pas à réquisitionner toutes les mythologies, à piller tous les récits des peuples conquis pour concocter une compilation aussi débridée qu’absurde. A noter que cette ascension sans aucune preuve, ni trace archéologique, ni scripturaire, encore moins témoin oculaire (sauf la représentation mythique imaginaire du bouraq, sans valeur au plan du réel de cette figuration fictive) : c’est un mauvais Sindbad sur son tapis volant des contes des mille et une nuits, seul argumentaire ridicule pour revendiquer ni plus ni moins l’esplanade du Temple.
Bref, si les textes islamiques sont tous issus de razzias, leur accommodation hétéroclite en manuel de spiritualité et livre saint est particulièrement infecte. Si ces butins de guerre textuels maladroitement agglomérés ressemblent plus à un mirage empli de lubricité qu’à une invitation à la spiritualité, cette mixture ne peut qu’éblouir les incultes, attendrir les naïfs crédules et conforter les pervers dans leurs vices par des promesses graveleuses.
L’humanité doit réagir pour ne pas sombrer dans le chaos de ce fatras et refuser de respirer les miasmes nauséabonds de cette bouillie de textes tous pillés et compilés en une mixture infâme.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Leila Qadr 
Doc 1 – Représentation islamique du bouraq
Doc 2 – Antiquité perse
Doc 3a – Statue de femme, Khirbat al-Mafjar, Jordanie, 8e siècle
Doc 3b – Statue de femme, Khirbat al-Mafjar, Jordanie, 8e siècle
The Rockefeller Museum, Jérusalem.

[1] Isaac Yehouda Goldziher, Introduction to islamic theology and law. Princeton University Press. Developpment of law, p. 40.
[4] Gn 1. 2, et ténèbres à la surface de l’Abîme [tehȏm].
[6] « Et c’est Lui qui donne libre cours aux deux mers : l’une douce, rafraîchissante, l’autre salée, amère. Il assigne entre les deux une zone intermédiaire et un barrage infranchissable » (Q25 :53).
[10] Mis fictivement sous le nom d’un célèbre rabbin du 2siècle de notre ère, Siméon ben Yohaï.
[11] L. A. de Premarre. (2002), Les Fondations de l’islam. Édition du Seuil. p. 156.

vendredi 8 septembre 2017

Essentiel : « pourquoi Issa n’est pas Jésus », par l’Abbé Arbez

PUBLIÉ PAR ABBÉ ALAIN ARBEZ LE 7 SEPTEMBRE 2017

Le juif  Jésus (Yeshua) des évangiles n’est pas le Jésus (Issa) du coran et des hadiths. A l’époque du multiculturel et du politiquement correct, il est devenu banal d’entendre affirmer, au nom de la « tolérance », que le christianisme et l’islam, l’un autant que l’autre, vénèrent Jésus!

Qu’il soit appelé Jésus ou Issa ne serait qu’un détail sans conséquence, puisqu’il appartiendrait de droit aux deux religions…
Dans la même perspective, sous l’influence de Massignon et de ses émules, l’appellation de civilisation « abrahamique« , a remplacé ce que précédemment on nommait civilisation judéo-chrétienne! Les journalistes se réfèrent maintenant aux « trois monothéismes« , ce qui permet, au passage, de placer l’islam au même niveau que le judaïsme et le christianisme, laissant croire que la religion de Mahomet (Mohamed) appartient à l’héritage biblique…
Des commentateurs chrétiens n’hésitent pas (par ignorance) à reprendre à leur compte l’expression pourtant spécifiquement islamique de « religions du Livre« , qui désigne juifs et chrétiens considérés avec condescendance par l’ultime « révélation coranique ». Alors qu’en fait ni le judaïsme ni le christianisme ne sont une religion du livre, et que seul l’islam donne littéralement au livre du Coran un statut aussi central et sacralisé. Allah incarné dans un livre qui ignore l’historicité et qui – incréé –  serait hors du temps.
Toutes ces expressions  malencontreuses reflètent une idéologie qui gagne chaque jour du terrain dans les médias et les mentalités, traduisant surtout l’irruption de l’islam en ce début de troisième millénaire. Actualisation du hadith: « l’islam domine, mais n’est pas dominé

Quelle est la logique de ce processus?

L’islam se perçoit comme la religion primordiale. Pour lui, le judaïsme et le christianisme n’en sont que des développements accessoires, et périmés. Les musulmans et eux seuls forment « la meilleure communauté au monde« (3.110)
Car pour le Coran, Abraham (Ibrahim) est le prototype radical du monothéiste, soumis à Allah (3.66), le hânif. Les musulmans et eux seuls sont donc les vrais représentants de cette foi fondamentale d’Abraham dans le monde d’aujourd’hui!
Or la religion de l’Abraham biblique et celle de l’Abraham coranique n’ont pas grand chose de commun. La ressemblance est purement formelle. Si l’Abraham de la Bible est le premier maillon vivant d’une chaîne historique de croyants en la promesse de Dieu, l’Abraham du Coran est un prophète qui proclame une foi intemporelle et abstraiteen l’unicité d’Allah. L’Abraham biblique renonce à sacrifier son fils Isaac, (Ismaël, dans le Coran) car le « Dieu des vivants » a en horreur les sacrifices humains.
Mais la relation à Dieu sous forme d’alliance, c’est à dire de réciprocité vivante etconfiante, si fondamentale chez les juifs et les chrétiens, est absente dans l’islam. L’Abraham du Coran est le premier « soumis » de toute une série de personnages, Adam, Noé, Jésus, etc. Les prophètes du Premier Testament manquent à l’appel, car le sens du mot « prophète » (nabi en hébreu, rasûl en arabe) n’est pas le même en islam.

Le musulman ISSA (=Jésus?)…

Deux sources décrivent le personnage d’IssaJésus musulman : le Coran et les Hadith, les deux ayant autorité  et constituant la sunna, la tradition islamique.
Le Coran donne un bref aperçu de sa vie, tandis que les Hadith (collection de dits du prophète Mohamed) précisent son rôle dans la compréhension islamique des temps à venir.

ISSA dans le Coran:

Selon les sourates qui parlent de lui, Issa est un prophète de l’islam parmi d’autres, mais dont l’envergure est particulière. Son message est purement islamique, en relation avec Allah (3.84). Comme tous les prophètes avant lui, et comme Mohamed après lui, Issa n’a pour seul but que de donner la loi de l’islam, et de ce fait, ses disciples appelés chrétiens devraient s’en remettre à cette seule loi (3.50; 5.48) car, au départ, ils étaient naturellement soumis à Allah en affirmant: « nous sommes croyants« , en d’autres termes: « nous sommes musulmans » (5.111).

Les Livres

Comme tous les prophètes de l’islam avant lui, Issa a reçu sa révélation de l’islam sous la forme d’un livre (6.90), appelé injil , (déformation de: évangile). La Torah était le livre d’Abraham, (!) et le Zabour (psaumes) était le livre de Daoud (David).
C’est pourquoi les juifs et les chrétiens sont appelés les « gens du livre« (ahl al kitab)Mais la seule religion révélée dans tous ces livres, c’est l’islam (3.18).
La révélation donnée à Issa confirme les prophètes qui l’ont précédé (3.49, 84; 5.46; 61.6). Mohamed lui-même, « sceau des prophètes« , a authentifié toutes les révélations antérieures, celle d’Issa incluse (4.47). C’est la raison pour laquelle les musulmans doivent croire dans la révélation que Issa a reçue (1.136) tout en sachant que son livre, injil, a été détourné de sa forme originelle par ses adeptes, et que, de nos jours, seul le Coran est le guide sûr pour accéder à l’enseignement d’Issa!

La biographie coranique de Issa

Selon le Coran, Issa était « Messie« . Il était sous l’influence du Saint Esprit (2.87; 5.110). Il est également présenté comme parole d’Allah (4.171).
La mère de Issa, Mariam, était la fille d’Imram (3.34,35) (cf le Amram de l’Exode) et la sœur d’Aaron et de Moïse (19.28). Elle avait été adoptée par Zakariah (père de Jean-Baptiste) (3.36). Toujours vierge, Mariam donna naissance à Issa, seule dans un lieu désert, non pas à Bethlehem de Judée, mais sous le palmier dattier (19.22s) d’une oasis.
Issa se mit à parler, encore bébé, dans son berceau (3.46; 5.110; 19.30). Il réalisa de nombreux prodiges, comme d’insuffler la vie à des oiseaux d’argile, de guérir les aveugles et les lépreux, de relever des morts (3.49; 5.111). Mais surtout, il annonça la venue de Mohamed (61.6).

Issa n’est pas mort sur une croix

Le Coran rectifie les messages qui l’ont précédé, car « les chrétiens et les juifs ont corrompu leurs Ecritures » (3.74-77; 113). Bien que les chrétiens croient que Jésus est mort en croix, il ne fut en réalité ni tué ni crucifié, et ceux qui affirment la crucifixion sont des menteurs (4.157).
Issa n’est jamais mort, mais a connu une ascension auprès d’Allah (4.158). C’est pourquoi, au jour de la résurrection, Issa en personne portera un témoignage d’accusation contre les juifs et les chrétiens qui ont cru à sa mort en croix (4.159).

Les vrais chrétiens devraient accepter l’islam

De la part des chrétiens et des juifs, il est impardonnable d’ignorer le fait que Mohamed a transmis le Coran comme claire évidence de la révélation d’Allah (98.1). Mohamed était même le cadeau d’Allah aux chrétiens, venu corriger leur mauvaise interprétation et leur déviance. Ils devraient donc accepter Mohamed comme messager d’Allah, et le Coran comme la révélation finale! (5.15; 57.28; 4.47).
Les « vrais » chrétiens étant par définition incapables d’aimer les ennemis de Mohamed (58.22), de ce fait, quiconque s’oppose au message de Mohamed ne peut pas être un vrai chrétien.

Les chrétiens qui refusent ou acceptent l’islam

Quelques juifs et chrétiens sont de vrais croyants, car ils acceptent l’islam, ne parlent ni n’agissent en sa défaveur; mais la plupart, indifférents ou hostiles, sont des transgresseurs (3.109) qui seront châtiés, puisque ceux qui refusent de reconnaître la mission de Mohamed iront en enfer (98.6).
Pour le Coran, il est clair que les musulmans ne devraient « jamais prendre pour amis des juifs ou des chrétiens » (5.51). Ils doivent plutôt les combattre jusqu’à ce qu’ils se soumettent, payent la taxe de dhimmi, et soient humiliés (9.29).
Des centaines de versets coraniques sont de fait consacrés au « jihad dans le sentier d’Allah » (= guerre armée contre les infidèles). On trouve dans ce livre « sacré »  plus fréquemment les termes de combattre et de tuer que le mot prier.
Il existe un Livre du Jihad dans toutes les collections de Hadith, ce qui prouve la centralité de ce thème combattant, assimilé à un 6ème pilier de l’islam pour tout un courant historique.

Les croyances des chrétiens

Il est expressément demandé aux chrétiens de ne pas croire que Issa est le Fils de Dieu. La paternité étant perçue sur le plan purement biologique, la transcendante majesté d’Allah est évidemment incompatible avec le fait d’avoir un « fils » (4.172; 25.2).
Issa n’était simplement qu’une créature humaine, et un serviteur d’Allah. (4.172; 3.59).
Le Coran accuse les chrétiens de blasphémer, parce qu’ils croient en une famille de dieux: Dieu le Père, Marie la mère, et Issa le Fils… Pourtant Issa a rejeté cet enseignement (5.116). La doctrine de la trinité est une mécréance, et une destinée douloureuse attend inévitablement ceux qui y adhèrent (5.73) car le blasphème mérite les plus sévères sanctions. Les « associateurs » auront un châtiment particulièrement sévère en raison de cette impiété impardonnable aux yeux de l’islam (shirk).

Issa (Jésusdans les Hadith:

  • Issa, le destructeur de la chrétienté
La deuxième source officielle de la croyance islamique (aussi importante que le Coran lui-même) considère que le prophète Issa va jouer un rôle important à la fin des temps: il fera la guerre à toutes les religions, jusqu’à leur destruction, démontrant ainsi le triomphe de l’islam…
Dans une tradition, nous lisons que de nouveaux prophètes n’apparaîtront plus sur terre avant que Issa ne revienne, comme un homme de taille moyenne, au teint rougissant, portant deux vêtements légers, des gouttes tombant de sa tête, bien qu’il ne soit pas mouillé. Il combattra pour la cause de l’islam.
Issa « brisera la croix« , « tuera les porcs » et abolira la taxe imposée aux infidèles soumis. Allah détruira alors toutes les religions, à l’exception de l’islam.
Issa fera disparaître la figure du mal, vivra sur terre durant quarante ans et ensuite mourra. (Sunan Abou Daoud, livre 37,4310).
  • Quelle est la signification de ces dits?
La croix est le symbole de la chrétienté: briser la croix veut dire: abolir le christianisme. Dans la culture islamique, les porcs sont associés aux chrétiens, et les singes aux juifs; tuer les porcs est donc une manière d’annoncer leur anéantissement. Le retour d’Issapurifiera le monde de l’impureté que représentent les chrétiens aux yeux des musulmans.
Sous la loi islamique,  payer la taxe de capitation permet de racheter sa survie et ses biens lorsque l’on fait partie des « gens du livre » (9.29). L’abolition de la taxe signifie donc que le jihad a repris contre les juifs et les chrétiens vivant sous l’islam, et que ceux-ci devraient se convertir sous peine de mort ou d’esclavage.
Telle est donc la tâche finale d’assainissement que le musulman Issa devra accomplir, lorsqu’il reviendra dans les derniers jours!…
Rappelons que le musulman dit plusieurs fois par jour la fatiha, la première sourate du Coran, qui est considérée comme la matrice de toutes les autres. Or dans cette invocation à Allah, il est fait mention de « ceux qui encourent sa colère », c’est à dire les juifs, et de « ceux qui se sont égarés », c’est à dire les chrétiens! (Les commentateurs autorisés du Coran le spécifient traditionnellement ainsi). On voit combien cette incantation répétitive peut ancrer dans les esprits une discrimination religieuse méprisante envers les non-musulmans, ainsi que nombre d’autres sourates du Coran et que certains hadith particulièrement agressifs.

Analyse du musulman Issa (Jésus)

  • Issa n’est pas une figure historique.
Le Issa coranique n’est pas un personnage historique crédible, car son identité, comme son rôle de « prophète de l’islam« , se basent sur de présumées révélations individuelles à Mohamed, ayant eu lieu plus d’un demi millénaire après la vie et la mort du Jésus historique, au sujet duquel seuls les écrits néo-testamentaires sont les témoignages tangibles les plus proches.
  • Le véritable nom de Jésus n’a jamais été Issa.
La langue maternelle de Jésus était l’araméen. Du temps de son existence personnelle, il a été appelé Yeshua en araméen, puis Jesu en grec. Yeshua est une variante de l’hébreu Yehoshua, qui signifie « Yahvé sauve ».
Yeshua de Nazareth n’a jamais été appelé Issa, le nom que lui attribue le Coran. Issa ne veut rien dire en arabe; Jésus est délibérément privé de son identité.
  • Jésus n’a jamais reçu un « livre »!
Selon le Coran, un livre a été révélé à Issa, comme aux autres prophètes: c’est l’injil.
Le terme arabe « injil » n’est que la déformation du grec eu-angelion qui veut dire bonne nouvelle ou évangile. Jésus annonçait en effet une bonne nouvelle libératrice de la part de Dieu, dans la ligne de ses prédécesseurs, en se référant à une expression de la période du retour d’exil où une annonce de bonheur avait été faite au peuple d’Israël déporté à Babylone.
L’expression eu-angelion ne se comprend donc pas par rapport à un texte de révélation que Jésus lui-même aurait reçu tout rédigé, et que le Coran appelle « injil« .
Le terme « évangile » n’a été utilisé qu’après la mort de Jésus pour donner un titre biblique aux récits biographiques rédigés par Matthieu, Marc, Luc et Jean comme base de confessions de foi des communautés. C’est sans doute à partir de ces rédactions apostoliques que Mohamed s’est fait cette fausse idée d’un injil comme livre de révélation donné au prophète Issa par Allah..
L’ensemble des prophètes de l’islam dont les noms sont puisés dans les Ecritures hébraïques n’ont pas reçu de livre ou de code de lois. Par exemple les psaumes ne sont pas un livre révélant l’islam, comme le prétend le Coran, mais une collection de chants liturgiques, dont quelques-uns sont de David. Les Israélites qui se référaient alors à la Torah de Moïse n’ont jamais cherché de prescriptions légales dans les psaumes. Ainsi, David ne pouvait pas être un « prophète » au sens coranique du terme, c’est-à-dire un transmetteur de loi; de même, nombre de personnages cités comme tels par l’islam n’ont jamais été des porte-parole d’une loi.

Prophéties bibliques et prophéties coraniques: rien à voir!

La compréhension biblique de la prophétie est totalement différente de celle de Mohamed. Une prophétie n’est pas considérée comme extrait d’un texte céleste préexistant éternellement, à l’instar du Coran, mais comme message de Dieu inspiré à des êtres humains pour un temps et un lieu spécifiques.
Un prophète biblique est une personne vivant dans un contexte précis, à qui Dieu révèle des réalités encore cachées à tous et qui est appelée à agir comme son porte-parole. La variété des textes inspirés dans la Bible montre bien que ceux-ci ne sont pas dictés à partir d’un livre céleste intemporel et an-historique.

Erreurs et anachronismes du Coran

L’affirmation du Coran selon laquelle Jésus ne fut pas exécuté sur une croix n’a aucune base factuelle, et rappelle étonnamment la polémique développée quelques siècles plus tôt par les courants hérétiques hostiles au christianisme naissant.
Or, l’un des points forts orthodoxes sur lequel se rejoignent toutes les sources chrétiennes originelles est précisément la crucifixion de Jésus.
La mère d’Issa est appelée Mariam dans le Coran, et elle est présentée comme la sœur de Moïse et d’Aaron, et la fille d’Imram (en hébreu Amram). Mohamed a visiblement confondu Marie avec la Myriam de l’Exode, treize siècles auparavant!
Le Coran reproche aux chrétiens d’adorer trois dieux: Dieu le Père, le Fils Jésus, et la Mère Marie. Ce qui est une caricature grossière. Il accuse aussi à tort les juifs et les chrétiens de polythéisme. (voir Deutéronome 6.4 et Jacques 2.19a), impiété gravissime.
De nombreuses séquences du Coran évoquent des récits populaires juifs ou chrétiens, et d’autres rappellent la littérature apocryphe datant d’un siècle minimum après la mort de Jésus. Ainsi, le récit coranique de Jésus (Issa) né sous un palmier-dattier est la reprise d’une fiction tardive, de même que celui de Jésus enfant insufflant la vie à des oiseaux d’argile.
Les titres que le Coran donne à Jésus, tels que Messie et Parole de Dieu ne trouvent aucune explication dans la propre logique islamique. Par contre dans la Bible, d’où ils ont été expatriés, ces titres prennent un sens précis, lié à un système théologique cohérent, que le Coran méconnaît totalement.
Le Coran mentionne le Saint Esprit en connexion avec Jésus, utilisant ainsi des phrases extraites de l’Evangile. Ibn Ishak, le biographe de Mohamed, rapporte que, pour ce dernier, l’Esprit est l’ange Gabriel (Jibril), (de même que les sourates 2.97 et 16.02).
C’est pourquoi l’expression biblique « Esprit de Dieu » ou ruah Elohim, ne peut se comprendre qu’à la lumière des saintes Ecritures hébraïques; cela ne correspond en tout cas pas à un ange.
L’allégation coranique selon laquelle Jésus aurait annoncé la venue de Mohamed (61.6) semble fondée sur une lecture complètement reformulée de Jean 14.26, un passage qui se réfère à la venue du Saint-Esprit.
Les Ecritures saintes hébraïques étaient la bible de Jésus. Il a toujours affirmé leur autorité et leur pertinence, et il a prêché à partir de leur message théologique. C’est en fonction de ces mêmes Ecritures que Jésus a reconnu et présenté Dieu comme Adonaï Elohim, le Dieu d’Israël. Il n’a jamais appelé Dieu Allah, nom d’une divinité païenne arabe dont le culte existait à la Mecque bien avant Mohamed (son propre père, mort avant sa naissance, se nommait d’ailleurs Abd allah = serviteur d’Allah).
Les développements narratifs de la Bible sont riches de détails historiques souvent confirmés par la recherche archéologique. Ils recouvrent plus d’un millier d’années et révèlent un long processus de créativité culturelle.
A l’opposé, l’histoire religieuse du Coran ne s’appuie sur aucun support archéologique; les récits fragmentaires et discordants qui la composent n’offrent jamais le reflet de cultures historiques. Aucune localisation possible de l’Israël ancien n’y est mentionnée, et le nom de Jérusalem, si central dans la Bible, n’y apparaît jamais!
La plupart des événements prétendument historiques relatés dans le Coran n’offrent aucune possibilité de vérification indépendante. Ainsi, on nous explique qu’Abraham et Ishmaël ont construit la Kaaba à la Mecque  (1.127) mais il n’y a aucun support historique à cette affirmation. Le texte biblique original, antérieur de plus de mille ans, ne place Abraham dans aucun lieu proche de l’Arabie.
Le Coran, écrit par étapes à partir du 7ème siècle de notre ère, et dont les sourates innombrables ont été finalement sélectionnées et peut-être reformulées par Othman (modifications jusqu’au 10 ème, selon Mondher Sfar) n’est pas crédible lorsqu’il parle de Jésus Christ. Il n’est pas compétent en histoire biblique, contient de nombreux contresens historiques, et ne peut donc faire autorité en la matière.

Appropriation, par l’islam, de l’histoire du judaïsme et du christianisme

A la lumière des événements ultérieurs, on peut analyser la prétention selon laquelle l’islam est la religion primordiale et les prophètes antérieurs à Mohamed déjà musulmans: cela s’appelle une appropriation abusive au profit de l’islam. Cette captation d’héritage spirituel prive le judaïsme et le christianisme de leur propre histoire.
N’oublions pas que de nombreux sites bibliques, comme les tombeaux des patriarches hébreux et le Mont du Temple, sont réclamés par l’islam comme étant des sites islamiques, et non pas juifs ou chrétiens. (Le Coran nous raconte qu’Abraham était le prototype du croyant de l’islam. D’où la revendication d’une Palestine arabe et musulmane, sans tenir aucun compte des bénéficiaires historiques de la Promesse, les Juifs).
Il est vrai que sous la loi islamique (le waqf), après la sortie des Arabes d’Arabie et l’invasion de la Terre sainte, les juifs et les chrétiens ont effectivement été bannis de ces sites chargés de mémoire juive et chrétienne exclusivement.
Le rôle des Ecritures hébraïques dans le christianisme n’a pas de parallèle avec la place que l’Islam donne à la Bible
Il y a une différence fondamentale entre l’attitude chrétienne vis-à-vis des Ecritures hébraïques et l’attitude musulmane envers la Bible. Les chrétiens acceptent telles quelles les Ecritures hébraïques, qui étaient celles de Jésus et de ses apôtres, et celles de la primitive Eglise, entièrement juive.
L’essentiel de la foi chrétienne s’appuie sur elles, et les concepts essentiels tels que Messie, Esprit de Dieu, Royaume de Dieu, salut, etc, s’enracinent profondément dans la tradition biblique. L’Eglise a même excommunié l’hérésiarque Marcion qui voulait exclure la Bible hébraïque du Canon des Ecritures!
Dans les temples et les églises, on lit chaque dimanche les mêmes Ecritures hébraïques que celles lues le samedi dans les synagogues. Les prêtres et les moines prient les psaumes chaque jour, louange typiquement juive.
Au contraire, la façon qu’a l’islam de traiter la Bible est d’une arrogance insupportable : d’un côté le Coran prétend « confirmer » les révélations précédentes, en même temps il n’accorde strictement aucune place au contenu réel de la Bible.
En déclarant sans aucun argument précis que les juifs et les chrétiens ont falsifié leurs Ecritures, le Coran  cherche surtout à couvrir ses fantaisies historiques et théologiques. Il est très rare que les étudiants musulmans connaissent quelque chose des textes ou de la théologie bibliques, les imams ne lisent jamais la Bible et ils restent ainsi enfermés dans leur autoproclamation coranique sans aucun repère critique.

Quelques voix contemporaines à propos de Jésus:

  • Yasser Arafat. Dans une conférence de presse aux Nations Unies en 1983, Arafat a appelé Jésus « le premier fedayin palestinien qui a porté l’épée » (c’est à dire: qui a combattu pour l’islam).
  • Sheik Ibrahim Mahdi, employé de la télévision de l’autorité palestinienne a déclaré en direct en avril 2002: « Les juifs attendent le faux messie juif, tandis que nous attendons, nous, Jésus, paix sur lui. Les mains pures de Jésus feront trépasser le faux messie des juifs. Où? En Palestine! »
  • Shamim A. Siddiqi, écrivain, New York, a récemment exposé la définition classique de l’islam:
« Abraham, Moïse, Jésus et Mohamed, étaient tous des prophètes de l’islam. L’islam est l’héritage commun de la communauté judéo-christiano-islamique des Etats Unis, et établir le royaume de Dieu est la tâche commune des trois religions abrahamiques.
L’islam était la foi, l’art de vivre, des juifs et des chrétiens, mais ceux-ci les ont perdus dans des innovations humaines. Maintenant, les musulmans désirent remémorer la vraie religion à leurs frères et sœurs juifs et chrétiens. Ce sont les faits de l’histoire! »
Le négationnisme historique est un stratagème de l’apologétique islamique: en se présentant comme une confirmation du judaïsme et du christianisme, l’islam peut mieux les rejeter et les supplanter ensuite. Embrasser pour mieux étouffer.
Ce qui est affirmé dans une parodie de respect n’est ni du judaïsme, ni du christianisme, c’est une récupération pour mieux phagocyter l’ensemble, et finalement promouvoir Jésus et Moïse comme prophètes musulmans.
C’est souvent l’arrière-pensée des musulmans qui fréquentent le « dialogue interreligieux », car par ces discussions de salon pour naïfs, l’islam peut ainsi baliser la reconversion des juifs et des chrétiens vers « la vraie religion », dans le sens où Siddiqi parle de « tâche commune des juifs et des chrétiens dans l’établissement du royaume de Dieu aux USA« , ce qui, pour lui, veut dire promouvoir ensemble  la sharia et l’ordre islamique!

Conclusion:

Le Jésus du Coran, appelé Issa, est le résultat conjoint de l’imagination, de la fiction et de l’ignorance. Quand les musulmans vénèrent ce Issa, ils ont en tête quelqu’un qui n’a rien à voir avec le vrai Jésus, premier né de Marie, fils d’Israël, lié à l’histoire biblique. Le Issa du Coran est basé sur des affirmations non historiques émanant de légendes caravanières de l’Arabie du 7ème siècle.
Pour l’immense majorité des croyants musulmans, Issa est le seul Jésus qu’ils connaissent. Mais quiconque accepte ce Jésus islamique accepte aussi le Coran et la religion de Mohamed. En faisant du Jésus des évangiles Issa, un prophète de l’islam, les musulmans réduisent à néant l’existence propre du christianisme, comme ils l’ont fait du judaïsme en vampirisant Abraham, Moïse et David.
Selon les hâdith, la fin des temps verra ce Issa combattant venant détruire la foi chrétienne et faire de l’islam la seule religion triomphante dans le monde entier. Issa en personne démontrera la désobéissance des juifs et mettra les chrétiens en accusation pour les condamner à l’enfer en raison de leur croyance à la crucifixion et à l’incarnation.
L’acte final du musulman Issa reflète bien la stratégie apologétique qui consiste à remplacer le vrai Jésus historique, le Yeshua pacifique, par un clone agressif de Mohamed, de sorte que rien ne subsiste en dehors des visées planétaires de l’islam. L’altérité ne fait pas partie du paysage culturel de l’islam.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, en collaboration et selon les travaux en islamologiede Révérend Mark Durieprêtre anglican (Australie).
Que de mots pour justifier savamment ce qui est évident.
L’Islam récupère tout ce qu’il peut pour mieux se l’accaparer et l’enlever aux autres pour mieux les combattre ou les soumettre. Ainsi en va-t-il de l’ADN islamique.
Le musulman s’accapare les biens, les richesses matérielles mais aussi culturelles des autres pour s’en donner le lustre et la gloire. Il fini par se les approprier et par croire à sa propre grandeur. Sans pourtant savoir comment même les produire…
Ainsi les architectures, les artisanats de luxe, les œuvres d’art, L’architecture, mais aussi les avancées philosophiques et scientifiques dont il a laissé les savants les exposer en devanture, hors de sa propre sphère, savants devenus petits chiens savants tenus en laisse par leur maître islamique.
Ainsi – entre autres – le mythe de l’Andalousie arabe fabuleuse ou encore des merveilles mogholes aux Indes, les prodiges du califat en Perse, les richesses et les ors de la Sublime Porte.
Mais dès que les conquêtes ont été asséchées par ces pillages sans fins, et leur présence néfaste par leur arriération islamique, ils s’en sont retourné à leur néant civilisationnel arabique. Ils s’en sont retournés à leur malédiction, leur Dieu mahométan, inhumain et satanique.
Aujourd’hui, il tentent de refaire le coup à Dubaï et dans les émiratis du Golf Persique, avec leur tours gigantesques, leur architectures de prestiges, l’étalage du luxe et… le nouveau Louvre qui ouvre ses portes là bas !
Ils tentent de refaire le coup avec les succès de leurs athlètes aux jeux mondiaux et olympiques… athlètes ramassés de par le monde, payés rubis sur l’ongle avec en prime pour eux une nationalité nouvelle et un label religieux imposé.
Ces gens sont des spoliateurs dans l’âme et des pillards impitoyables.
Mais ils retourneront une fois encore à leur misère matérielle, spirituelle, scientifique et culturelle, une fois qu’ils auront détruit ceux qui leur auront procuré durant un demi-millénaire, gloire, félicité et tant de richesses visibles. Nous.