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jeudi 22 septembre 2016

La « spirale de mort » du Venezuela par Susan Warner

  • La question de savoir si le socialisme est un système économique efficace a été réglée par une célèbre remarque de Margaret Thatcher visant le Parti travailliste britannique : « Ils ont été à l'origine de la plus grande et de la plus longue pagaille financière jamais réalisée dans ce pays par un gouvernement. Les gouvernements socialistes sont des habitués du gâchis financier. Ils vident les caisses des autres, c'est une de leurs caractéristiques. Ensuite, ils commencent à tout nationaliser ».
  • Des articles de presse terribles rapportent que les gens font la queue toute la journée aux portes du supermarché, pour finalement découvrir que les livraisons de denrées alimentaires n'ont pas eu lieu et que les étagères sont vides.
  • Des histoires horribles courent à propos de personnes désespérées qui abattent les animaux du zoo pour préparer leur seul repas de la journée. Même les animaux domestiques seraient devenus une indispensable source de nourriture.
  • Le président Maduro s'obstine et persévère dans les politiques et théories en faillite du « Socialisme Bolivarien » tout en pointant du doigt les soit disant « ennemis » du Venezuela, à savoir les Etats Unis, l'Arabie Saoudite et d'autres sur lesquels il tente de détourner l'attention.
  • Aux dernières nouvelles, une douzaine d'œufs coûte 150 $ (130€) et le Fonds monétaire international estime que l'inflation au Venezuela atteindra 720% cette année.

Pour beaucoup de Vénézuéliens, n'importe quelle mesure économique, sociale ou politique, aboutit à accélérer le rythme déjà fou du délitement de leur nation.
De graves pénuries de nourriture, d'eau potable, d'électricité, de médicaments et autres fournitures hospitalières émaillent un scénario catastrophe de rues en proie à la criminalité dans les quartiers pauvres. Cet Etat-membre de l'OPEP en quasi faillite a eu la réputation d'être la nation la plus prospère d'Amérique Latine.
Aujourd'hui, un père de famille de ce qui fut autrefois la confortable classe moyenne vénézuélienne en est réduit à se démener chaque jour, désespérément, pour trouver quelque chose qui puisse nourrir sa famille. Certains en sont réduits à fouiller les poubelles dans l'espoir d'y trouver des restes récupérables. Les 75% de Vénézuéliens qui souffrent déjà d'une extrême pauvreté frôlent aujourd'hui la famine.
L'obscurité tombe sur cette célèbre « révolution bolivarienne » d'Hugo Chavez a qui certains experts de la politique prédisaient, il y a peu encore, une vie éternelle.
Dans une étude de 2007 consacrée aux années Chavez, Mark Weisbrot et Luis Sandoval du Center for Economic and Policy Research, un think tank économique basé à Washington DC écrivaient :
« Aucun signe n'est en vue qui permette d'affirmer que l'actuelle croissance économique soit sur le point de s'arrêter. Les gains en matière de réduction de la pauvreté, d'emploi, d'éducation et de soins de santé qui ont été enregistrés ces dernières années sont susceptibles de continuer en parallèle à la croissance économique ».
Bien que de nombreux thuriféraires aient promu le Venezuela comme une utopie socialiste réussie en Amérique latine, quelque chose a mal tourné et le rêve chaviste - du nom du fondateur de la révolution marxiste vénézuélienne, Hugo Chavez- , est devenu un cauchemar économique aux proportions inimaginables.
La question de l'efficacité économique du socialisme a été réglée par une remarque deMargaret Thatcher à propos du Parti travailliste britannique :
« Ils ont été à l'origine de la plus grande et de la plus longue pagaille financière jamais réalisée dans ce pays par un gouvernement. Les gouvernements socialistes sont des habitués du gâchis financier. Ils vident les caisses des autres, c'est une de leurs caractéristiques. Ensuite, ils commencent à tout nationaliser ».
En résumé : « Le problème avec le socialisme est qu'il est toujours à court de l'argent des autres ».
Quand le président Nicolas Maduro a hérité du « rêve » socialiste vénézuélien, un mois après la mort de Chavez, en avril 2013, il était déjà confronté à une inflation de 53%. Aujourd'hui, le bolivar vénézuélien est pratiquement sans valeur, et l'inflation avoisine 500% sans donner le sentiment de se stabiliser. Selon le Washington Post :
« ... les marchés pensent que le Venezuela sera, à très court terme, dans l'incapacité de rembourser sa dette. Le pays est fondamentalement en faillite. Le Venezuela a réussi l'exploit de déposer e bilan alors qu'il possède les plus vastes réserves pétrolières de la planète. Comment cela a-t-il pu se produire ? Par une combinaison de malchance et de mauvaise politique. Le début de la fin a commencé quand le gouvernement socialiste de Hugo Chavez a entrepris de dépenser trop d'argent pour les pauvres. Le litre d'essence à deux cents et le logement gratuit peuvent sembler de très bonnes idées en général - mais à condition qu'il y ait de l'argent pour les financer. Dès 2005, les caisses du Venezuela étaient à sec ».
Chavez a eu la bonne idée de mourir juste avant que la mort munie de sa faux se profile à la porte du Venezuela. Selon Jose Cardenas, un analyste politique :
« Ce qui a commencé comme une guerre contre la « sordide » oligarchie pour bâtir le « socialisme du 21e siècle » - acclamé comme tel par de nombreux gauchistes de l'étranger – s'est effondré dans un amoncellement sans précédent de misère et de conflit ».
Maduro poursuit sans sourciller les mêmes politiques économiques et sociales du Chavismoqui ont amené une inflation qui ne trouve son équivalent historique que dans la République de Weimar des années 1920 ou une miche de pains ne pouvait être échangée que contre une brouette de marks.
Les manifestations et les appels au secours de la population pour simplement se nourrir sont la preuve désagréable qu'une société autrefois prospère est aujourd'hui disloquée par les largesses même qui ont marqué ses idéaux utopiques, voilà moins d'une décennie.
Des articles de presse terribles rapportent que les gens font la queue toute la journée aux portes du supermarché, pour finalement découvrir que les livraisons de denrées alimentaires n'ont pas eu lieu et que les étagères sont vides
En désespoir de cause, des familles de la classe moyenne ont organisé des clubs de troc en ligne comme le font des citoyens livrés à eux-mêmes qui cherchent à échanger des couches et aliments pour bébés, du lait en poudre, des médicaments, du papier toilette et autres articles essentiels qui manquent aux rayons des supermarchés et ne sont disponibles qu'au marché noir au double ou au triple de prix déjà incroyablement gonflés.
Des histoires horribles circulent sur des personnes désespérées qui abattent les animaux du zoo pour préparer leur seul repas de la journée. Même les animaux domestiques paraissent être devenus une source de nourriture de dernier recours.
Alors que la situation continue de se détériorer, le président Maduro persévère sans sourciller dans les politiques et théories faillies du « socialisme bolivarien ». Et pour détourner l'attention de la crise, il pointe un doigt accusateur contre de soi-disant « ennemis » du Venezuela, comme les États-Unis, l'Arabie Saoudite et d' autres encore.
Les efforts pour convaincre Maduro de recourir à une aide extérieure ont échoué, selon unmagazine catholique, Crux :
« Maduro a refusé l'aide d'organisations caritatives internationales, y compris celle de Caritas Internationalis parrainé par le Vatican, qui, à travers différentes filiales, a essayé d'organiser des envois de médicaments et de nourriture.
« Nier la crise et refuser des envois de médicaments et de nourriture n'est pas acceptable », a déclaré le cardinal Jorge Urosa Savino, archevêque de Caracas.
Le prélat pense que Maduro refuse l'aide extérieure pour dissimuler la gravité de « la pénurie », laquelle « loin de s'améliorer va en s'aggravant ».
« La Conférence épiscopale vénézuélienne, qui réunit l'ensemble des évêques catholiques du pays, a publié une condamnation cinglante du président Maduro qui a confié aux militaires le contrôle national de l'approvisionnement alimentaire, l'accusant d'être le pilote d'une « crise morale » dévastatrice qui paralyse tous les aspects de la vie au Venezuela ».
Dans ce que certains économistes ont appelé une « spirale de la mort », les politiques économiques du gouvernement tentent d'endiguer l'inflation galopante qu'elles ont elles-mêmes créé avec une politique de fixation des prix qui entraîne des pénuries. Maduro veut obliger les entreprises et les agriculteurs à vendre à perte, ce qui provoque des faillites quand le prix de vente est largement inférieur au coût de production.
Selon Bloomberg, le marché noir est en plein essor parce que les marchandises peuvent s'y écouler à des prix non fixés par le gouvernement. On voit des gens ordinaires quitter un emploi qui ne paye plus pour se lancer dans le marché noir afin de gagner suffisamment pour faire vivre leur famille.
Une douzaine d'œufs peut se vendre 150 dollars (130 euros), et le Fonds monétaire international « prévoit une inflation de 720% cette année. Une évaluation trop optimiste, indiquent certains analystes économiques locaux, qui penchent plutôt un taux de 1200% ».
En avril Bloomberg écrivait :
« L'histoire qui illustre le mieux le chaos qu'engendre cette inflation débridée est que le Venezuela se démène pour imprimer assez rapidement de nouveaux billets qui permettent de suivre le rythme effréné des hausses de prix. Les espèces monétaires, comme presque tout le reste dans ce pays exportateur de pétrole, sont importées. Et comme ses réserves en devises atteignent des niveaux dangereusement bas, la banque centrale tarde à régler ses fournisseurs étrangers au point que ces derniers renoncent à ses appels d'offre ».
« En d'autres termes, le Venezuela est tellement brisé qu'il risque de manquer d'argent pour payer sa monnaie ».
Au sein de ce chaos, les experts ne manquent pas qui réduisent la catastrophe au seul effondrement des prix du pétrole. Selon Justin Fox de Bloomberg, l'explication est insuffisante :
« L'évolution en ciseau des recettes et des dépenses au Venezuela a commencé bien avant l'effondrement du prix du pétrole (en 2014). Lorsque les prix du pétrole étaient à leur plus haut historique en juillet 2008, les recettes publiques - dont 40%vient directement du pétrole - étaient déjà en baisse. Le principal problème tient à la production de pétrole qui a chuté, passant de 3,3 millions de barils par jour en 2006 à 2,7 millions de barils/jours en 2011. En 2014, le niveau de production était encore à 2,7 millions, selon le dernier BP Statistical Review of World Energy.
« Le Venezuela ne manque pas de pétrole. Ses réserves prouvées ont même grimpé en flèche car depuis 2000, les géologues ont amélioré leurs connaissances sur la présence de brut lourd dans la ceinture de l'Orénoque. Mais exploiter ce pétrole nécessite des ressources et de l'expertise, deux choses qui font défaut à Petroleos de Venezuela (PDVSA), une compagnie publique dont Chavez a pris brutalement le contrôle dès le début des années 2000. Après une grève, Chavez a expulsé 18.000 travailleurs et cadres qui représentaient 40% de la main-d'œuvre de l'entreprise. Puis il a exigé le contrôle des co-entreprises de PDVSA avec les compagnies pétrolières étrangères. On pourrait interpréter cela sous l'angle le plus sympathique en expliquant que le président entendait aboutir à une répartition plus juste des ressources de son pays – mais la conclusion serait la même : il a surtout rendu plus difficile la tâche de PDVSA de s'acquitter des recettes fiscales nécessaires ».
Le copinage et la corruption régnaient déjà en maitres sous Chavez quand le pétrole se vendait à près de 200 $ le baril - à un moment où le Venezuela aurait pu mettre un peu d'argent de côté pour les inévitables jours de pluie. Mais le président Hugo Chavez et son successeur Maduro, étaient surtout occupés à acheter les votes et à consolider leur pouvoir en multipliant les cadeaux à leur clientèle électorale, indique Michael Klare dans The Nation .
Derrière la tristesse et la ruine du chaos vénézuélien, se profile le spectre du crime et du meurtre indique un reportage de Time.com de mai 2016 :
« Dans un pays où la pénurie de produits alimentaires et de produits de base est chronique, l'inflation galopante et l'emprisonnement politique un risque majeur, la hausse vertigineuse du taux d'assassinats n'est que l'un des facteurs qui cimente l'opposition au président Nicolas Maduro. La montée en puissance des gangs, guérillas et milices qui défendent leur pré carré, illustre de manière sanglante l'effondrement de la société vénézuélienne depuis la fin du 20e siècle, lequel s'accélère au fur et à mesure que les structures traditionnelles de l'autorité s'effilochent ».
Le taux de criminalité du Venezuela est l'un des plus élevés au monde. Au point que le pays porte le surnom de « nation homicide », soit le pays qui souffre le plus de la violence et du crime de rue. Les cartels de la drogue, les trafiquants du marché noir, le narco-terrorisme, la criminalité en col blanc et le blanchiment d'argent sont les caractéristiques de l'héritage Chavez / Maduro.
La ruine de cette nation riche en pétrole et autrefois prospère pourrait être un signe avant-coureur du destin d'autres pays, comme les Etats-Unis, qui seraient tentés de croire que la promesse socialiste d'un repas gratuit peut durer plus longtemps qu'un cycle électoral. A moins que les politiciens n'aient envie ou besoin que de cela.

samedi 9 mars 2013

« Une des grandes voix du monde libre s’est éteinte » (Dupont-Gnangnan)


Perón, autre spécialiste pour ruiner son pays durablement…
Venezuela’s Hugo Chávez is dead. But chavismo, the military government that he fashioned with the help of Cuba over his 14-year rule, lives on. Restoring democracy in the oil dictatorship won’t be easy, even without the caudillo in the red beret fomenting hatred on a daily basis. Meanwhile, Venezuelans will endure even deeper hardship than they do now.
Any transition to democracy faces two enormous hurdles. The first is the myth that Chávez was on track to make the poor rich and simply ran out of time. Amid a largely uneducated population and with a government skilled in propaganda, class conflict will still be easy to whip up and chavismo will haunt Venezuela for a long time to come.
The second reason is that any election that Vice President Nicolás Maduro calls, as required by the constitution, will be neither free nor fair. It will be merely a formality designed to legitimize the next dictator.
Steve Moore and James Freeman discuss the record level reached by the Dow Jones Industrial Average and whether investors should be fearful. Also, is L.A. doomed? Plus, Hollywood eulogizes Hugo Chavez, but do they know the entire Chavez story?
For anyone who thinks that the passing of Chávez automatically means change, I have two words: Juan Perón. The Argentine also was a military officer who feigned affection for the poor while expanding his power and wealth. He too had a cancer tragedy. His first wife, Eva, famous for her conspicuous consumption and populist flair, died of it at age 33. She was nearly canonized by the mob, and Perón exploited her death until his own passing in 1974.
Argentina has never been able to shake peronismo, which replaced the rule of law with governance by a troika of big labor, domestic producers and a corrupt political class. The once-prosperous South American nation is today again ruled by a Peronist president and is sliding again into repression, inflation and povertyIf Venezuela obeys the constitution drafted by Chávez and his followers, it needs to hold a presidential election within the next 30 days. Not that anyone believes the vote will be fair. But if Vice President Maduro, who was named by Chávez as his successor, wants to preserve the patina of a « democracy, » his government has to go through the motions to make him appear legitimate. The sooner the election is held, the easier it will be to tap into the sympathy vote for the dead revolutionary.
As the new president, Mr. Maduro will need all the help he can get. He is often described in press accounts as a former bus driver, but he never spent much time behind the wheel. Instead he graduated quickly to union leader, where he got a taste for power. His big problem is that although he is a passionate ideologue, he is only a mediocre demagogue.He also lacks ties to the military, which is the crucial institution in preserving his power. This explains why he has allowed himself to become so much Havana’s man in Caracas, signaling that he is ready to be more chavista than Chávez. If he stays in power, he is expected to continue sending billions of dollars in oil subsidies to Havana every year.In exchange, Cuba will continue to provide him state security agents and all else he needs to keep the military in line and otherwise support repression in Venezuela. Without Cuba’s help, he will almost certainly be overthrown by a more ambitious student of chavismo.
It is rumored that there is significant resentment among the Venezuelan men in uniform about the outsize power and influence of Havana. As the economy sags, grumbling about Venezuela’s financing of the Castro regime is likely to increase. In that case the pugnacious president of the national assembly, Diosdado Cabello, a nationalist who hails from the military and remains close to it, will be Mr. Maduro’s most likely challenger.
This infighting could get ugly, but none of it will help Venezuelans reach the dream of living in a free, prosperous country. No nation can create the wealth necessary to truly make a difference in the lives of the poor without property rights, free markets, sound money and the rule of law. These virtues are incompatible with absolute power. Chávez eliminated them for a reason, and no new dictator is going to voluntarily restore them. It would be like asking him to poison his own whiskey.
Venezuela only got rid of its last dictator (Marcos Pérez Jiménez) when protesters against the tyranny took to the streets. Nothing short of a repeat of that January 1958 moment is likely to change things now. But it is improbable until the economy deteriorates further. In that sense, the bad news is the good news: Food shortages, unemployment and poverty are all worsening, and a recent devaluation has sent the bolívar to new lows in the black market.
Meanwhile, there may not be much the Free World can do to help Venezuela rid itself of the terrible scourge known as chavismo. At a minimum, it could refuse to go along with the charade that the country is still a democracy with free elections. Repeating the lie doesn’t make it any truer.
Mary Anastasia O’Grady, WSJ, 7 mars 2013



latam-rgdp
Le « champ du progrès » passe à pertes et profits les méfaits de Chavez sous prétexte qu’il a redistribué l’argent du pétrole au bénéfice des pauvres.
Sans parler du côté raciste de la posture « un démagogue antisémite, corrompu, ouvrant grande la porte de l’Amérique latine au djihadisme est assez bon pour ces peuples-là « ; il paraîtrait que le chavisme a moins fait pour les pauvres que des voisins victimes du libéralisme économique… http://marketmonetarist.com/2013/03/06/hugo-chavezs-economic-legacy-the-two-graph-version/
Voir aussi in extenso l’article du Economist.http://www.economist.com/blogs/americasview/2013/03/venezuela-after-ch%25C3%25A1vez?fsrc=scn/tw_ec/now_for_the_reckoning

Nicolas Sarkozy avait commandité l’assassinat d’Hugo Chavez


La ministre vénézuélienne des Services pénitentiaires, Iris Varela, a annoncé sur son compte Twitter l’expulsion d’un ressortissant français connu sous le nom de Frédéric Laurent Bouquet, le 29 décembre 2012.
M. Bouquet (photo) avait été arrêté à Caracas, le 18 juin 2009, avec trois ressortissants dominicains, en possession d’un arsenal. La police scientifique avait saisi dans l’appartement qu’il avait acquis 500 grammes d’explosifs C4, 14 fusils d’assaut dont 5 avec visée télescopique, 5 avec visée laser, et 1 avec silencieux, des câbles spéciaux, 11 détonateurs électroniques, 19 721 cartouches de différents calibres, 3 mitraillettes, 4 pistolets de différents calibres, 11 équipements radio, 3 talkies walkies et une base radio, 5 fusils de chasse calibre 12, 2 gilets pare-balles, 7 uniformes militaires, 8 grenades, 1 masque à gaz, 1 couteau de combat et 9 bouteilles de poudre à canon.
Durant son procès, M. Bouquet a admis avoir été formé en Israël et être un agent des services secrets militaires français (DGSE). Il a reconnu préparer un attentat pour assassiner le président constitutionnel Hugo Chavez.
M. Bouquet avait été condamné à 4 ans de prison ferme pour « détention illégale d’armes ». Il a purgé sa peine. Il a été extrait de sa cellule par ordonnance N° 096-12 du premier juge Yulismar Jaime, puis a été expulsé pour « atteinte à la sécurité nationale », en vertu de l’article 39 alinéa 4 de la Loi sur les migrations et les étrangers.
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Les autorités vénézuéliennes s’étaient jusqu’à présent abstenues de communiquer sur ce sujet. Les faits ont été confirmés par le porte-parole du quai d’Orsay, Philippe Lalliot. L’ambassade de France à Caracas a décliné tout commentaire.
De notre enquête nous pouvons conclure : (1) le président Nicolas Sarkozy a commandité l’assassinat de son homologue Hugo Chavez (2) l’opération fut un fiasco (3) la France a accordé des compensations substantielles pour étouffer cette affaire durant le mandat de M. Sarkozy.

vendredi 8 mars 2013

Chavez & Jésus : Mélenchon, si tu savais !

chavez-benoit
Denis
Cheyrouze
Consultant.
Il n’y a pas à dire, la proximité des derniers instants, ça vous recadre un homme. Et ce bon Chavez, ça faisait plus d’un an qu’il les voyait s’approcher, ses derniers instants.
Les commentaires idiots qui affluent de France depuis son décès prouvent qu’il est très difficile pour des politiciens français de comprendre un homme qui aime son pays, son peuple, et consacre sa vie à ces deux causes. Ça fait tellement longtemps que la phrase « Je fais à la France le don de ma personne » fut prononcée pour la dernière fois…
Chavez, tout à son peuple, a donc vécu une lente et très douloureuse descente jusqu’à ses derniers mots : « Je ne veux pas mourir. »
Et cette descente physique fut l’occasion d’une montée spirituelle, une ascension vers la foi de son enfance, mais surtout la foi des Vénézuéliens, la foi catholique.
Chavez, on le sait, a beaucoup invectivé l’Eglise, et en particulier les évêques locaux, les traitant d’ « hommes des cavernes », de « néanderthaliens ».
Mais lorsque le Pape Benoît XVI est venu au Méxique, l’année dernière, c’est un Chavez pélerin qui a demandé à rencontrer — pour la seconde fois — celui dont il disait : « Il n’est aucunement l’ambassadeur du Christ.» Et d’expliquer :
Le Christ est dans le peuple et en ceux qui combattent pour la justice et la libération des déshérités, c’est là qu’est le Christ – le véritable Christ, Notre Père, le libérateur des pauvres de la Terre, l’exemple suprême de sacrifice pour ceux qui souffrent.
On peut juger ces propos peu amènes envers le successeur de Pierre, mais nul ne pourra nier leur inspiration chrétienne, à faire vomir le camarade Mélenchon et ses frères trois-points.
Chavez était vénézuelien avant tout. Et un Vénézuelien, c’est chrétien. Même si, parfois, sa foi pouvait se teinter de paganisme, avec un brin d’admiration pour telle ou telle déesse locale.
Dernier tweet d’Hugo Chavez
Il est aisé, sous nos contrées cyniques et nihilistes, de ne voir dans cette ferveur qu’une stratégie de conquête de l’opinion. Pourtant, comme De Gaulle n’allait pas devenir dictateur sur la fin de sa vie, le dictateur Chavez n’avait pas besoin, après 14 ans au pouvoir, de devenir grenouille de bénitier pour séduire son peuple. Même si quelques larmes arrachées à la Vénezuelienne-de-moins-de-cinquante-ans ne pouvaient pas faire de mal à la popularité du « Grand Pôle Patriotique », un homme qui se meurt du cancer dans d’horribles souffrances peut naturellement laisser tomber ses vieux oripeaux de bouffeur de curé. Le Mitterrand des « forces de l’Esprit » n’en est pas le moindre témoignage.
Il y a un an, Chavez s’exprimait à la fin du Carême :
Jésus, donnez-moi Votre couronne, donnez-moi Votre croix, Vos épines pour que je saigne. Mais donnez-moi la vie, parce qu’il me reste beaucoup à faire pour ce pays et ce peuple. Ne me prenez pas encore. Peu importe les flammes et les douleurs, donnez-moi la vie.
Il fut entièrement exaucé : il eut les épines et les douleurs, et quasiment un an de vie supplémentaire.
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jeudi 7 mars 2013

Hugo Chàvez, cet homme en était vraiment un !

Nicolas
Gauthier
Journaliste, écrivain.
Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique. 29 € À commander en ligne sur francephi.com.
Mince, entre Joseph Staline et Hugo Chàvez, c’est le jour des autocrates de combat ! On ne devrait jamais dire ça, histoire de ne pas relayer le discours des médias dominants. Car si Staline prit le pouvoir par la terreur, Chàvez le fit par les urnes. Et en trichant sûrement moins qu’un Jacques Chirac à Paris… Mais qu’il nous soit permis, à l’heure du dernier bilan, de rappeler ces petites choses, déjà publiées sur ce site il y a quelques semaines, à l’heure où le grand homme était au plus mal.
Au Nord du continent américain, la colonisation s’est faite par le génocide ; il paraît que Dieu avait donné cette nouvelle Terre promise aux allumés du Mayflower. Au Sud, ce ne fut que massacres et pillages, mais ayant laissé assez d’Indiens en vie pour qu’ils soient encore aujourd’hui majoritaires. Fortuitement, les Espagnols ont aussi exporté une certaine forme de structure sociale de type oligarchique, voulant souvent que 2 % de la population détiennent 98 % du territoire. D’où, Guerre froide oblige, une inévitable radicalisation politique : ce n’est jamais par plaisir que les pauvres deviennent communistes… Ajoutez à cela la doctrine Monroe, théorisée à la Maison blanche, empêchant l’Amérique latine d’accéder à l’autonomie politique, et l’on comprendra dans quelle filiation s’inscrit Hugo Chávez. Métis d’Indien, il incarne la revanche contre l’oligarchie blanche. Patriote bolivarien, il incarne encore la fierté nationale contre l’envahissant voisin yankee, tout comme Simon Bolivar incarnait celle voulant que les anciennes colonies prennent leur indépendance vis-à-vis de Madrid. Professant un socialisme chrétien plus proche de celui d’un Charles Péguy que d’un Olivier Besancenot, Hugo Chávez ne campe donc ni à droite ni à gauche. Et certainement pas au centre. Au-dessus, surtout.
Mais puisque bilan il doit y avoir, on admettra, à son crédit :
• Quand il prend le pouvoir par les urnes (après un putsch manqué en 1992), 70 % de la population est privée de toute protection sociale, tandis que l’extrême pauvreté culmine à 36 %. Dès 2002, après un autre putsch, contre lui diligenté, les tendances s’inversent, grâce à ce qu’il nomme les « missions sociales ». Lesquelles permettent aux miséreux de devenir pauvres et aux pauvres d’intégrer le bas de la classe moyenne. Le succès est tel que ses compétiteurs malheureux ont promis de poursuivre l’initiative.
• L’analphabétisme, fléau national, a ainsi disparu dès 2006, bilan confirmé par l’Unesco. Dans le même temps, les enfants de la rue ont repris le chemin des écoles tandis que l’aide cubaine en matière de médecine (8 000 médecins vénézuéliens formés en quelques années) ont permis de faire disparaître les maladies ravageant les quartiers les plus déshérités, dans lesquels, par ailleurs, une vigoureuse campagne de réhabilitation a permis de raser tous les logements insalubres pour les remplacer par des constructions en dur.
• D’un point de vue géopolitique, Hugo Chávez a pu mettre en œuvre ce qu’un Jacques Chirac, un Jean-Marie Le Pen ou un Hubert Védrine appelaient de leurs vœux : l’événement d’un monde multipolaire. Cela en resserrant les liens avec des nations rétives au nouvel ordre mondial : Russie, Brésil, Iran, Chine, etc. D’où son attitude impeccable quant aux guerres américaines. Mieux, il a su refuser le libre-échangisme imposé par les USA pour se recentrer sur une sorte de « marché commun » sud-américain.
À son dédit maintenant :
• Son lyrisme tropical parfois embarrassant. Et sa manie de squatter les écrans de télévision au profit de ce qu’il faut bien appeler un culte de la personnalité.
• La faiblesse de son ambitieux programme social qui repose presque exclusivement sur la rente pétrolière. Certes, le Venezuela en a encore pour trois siècles de réserves. Mais gouverner, c’est prévoir aussi.
• L’insécurité grandissante. À l’instar d’un Lionel Jospin, Hugo Chávez a été naïf, estimant qu’en augmentant le niveau de vie de ses compatriotes, celui de la délinquance baisserait mécaniquement.
Il n’y a malheureusement pas grand-chose à ajouter à ces lignes déjà ici parues. Si ce n’est à ajouter, en guise de codicille, que cet homme en était vraiment un.

mercredi 6 mars 2013

Washington rejette les accusations de conspiration du Venezuela

Les Etats-Unis ont rejeté mardi les accusations de conspiration du Venezuela, jugeant absurde de dire que Washington pourrait être responsable du cancer du président Hugo Chavez, quelques instants avant que sa mort ne soit annoncée.
Dire que les Etats-Unis sont impliqués de quelque manière que ce soit dans la maladie du président Chavez est absurde, et nous rejetons fermement cette accusation, a affirmé un porte-parole du département d’Etat. (AFP).

mercredi 2 janvier 2013

Nicolas Sarkozy avait commandité l’assassinat d’Hugo Chavez


http://www.voltairenet.org/article177035.html

La ministre vénézuélienne des Services pénitentiaires, Iris Varela, a annoncé sur son compte Twitter l’expulsion d’un ressortissant français connu sous le nom de Frédéric Laurent Bouquet, le 29 décembre 2012.
M. Bouquet (photo) avait été arrêté à Caracas, le 18 juin 2009, avec trois ressortissants dominicains, en possession d’un arsenal. La police scientifique avait saisi dans l’appartement qu’il avait acquis 500 grammes d’explosifs C4, 14 fusils d’assaut dont 5 avec visée télescopique, 5 avec visée laser, et 1 avec silencieux, des câbles spéciaux, 11 détonateurs électroniques, 19 721 cartouches de différents calibres, 3 mitraillettes, 4 pistolets de différents calibres, 11 équipements radio, 3 talkies walkies et une base radio, 5 fusils de chasse calibre 12, 2 gilets pare-balles, 7 uniformes militaires, 8 grenades, 1 masque à gaz, 1 couteau de combat et 9 bouteilles de poudre à canon.
Durant son procès, M. Bouquet a admis avoir été formé en Israël et être un agent des services secrets militaires français (DGSE). Il a reconnu préparer un attentat pour assassiner le président constitutionnel Hugo Chavez.
M. Bouquet avait été condamné à 4 ans de prison ferme pour « détention illégale d’armes ». Il a purgé sa peine. Il a été extrait de sa cellule par ordonnance N° 096-12 du premier juge Yulismar Jaime, puis a été expulsé pour « atteinte à la sécurité nationale », en vertu de l’article 39 alinéa 4 de la Loi sur les migrations et les étrangers.
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Les autorités vénézuéliennes s’étaient jusqu’à présent abstenues de communiquer sur ce sujet. Les faits ont été confirmés par le porte-parole du quai d’Orsay, Philippe Lalliot. L’ambassade de France à Caracas a décliné tout commentaire.
De notre enquête nous pouvons conclure : (1) le président Nicolas Sarkozy a commandité l’assassinat de son homologue Hugo Chavez (2) l’opération fut un fiasco (3) la France a accordé des compensations substantielles pour étouffer cette affaire durant le mandat de M. Sarkozy.