Le recours à des assurances pour se protéger de l’impact de la faillite d’un pays a été dévoyé par les spéculateurs qui en ont fait une arme financière, désormais massivement utilisée à mesure que les inquiétudes sur la solvabilité des Etats grandissent.
Le CDS ("Credit Default Swap") est au départ une simple assurance sur un emprunt émis par un état ou une entreprise, contractée de gré à gré.
Un investisseur détient de la dette grecque, il désire se couvrir contre le risque de banqueroute de ce pays et contracte un tel produit auprès d’un "assureur". Après tout, rien que de très normal.
Le problème est qu’il peut aussi très bien acheter un CDS sur de la dette grecque sans pour autant en détenir.
La dernière phase pour le spéculateur est alors de revendre ces CDS beaucoup plus cher qu’il ne les a achetés, vu que le risque est plus élevé.
"Ce n’est pas le commun des mortels qui détient ce type de placements mais des initiés travaillant pour des hedge funds (fonds spéculatifs) ou des grandes banques", souligne Cyril Regnat, stratégiste obligataire chez Natixis.
Toute tentative de régulation de ce marché opaque, car non réglementé, est restée à ce jour vaine.
En septembre 2010, la Commission européenne avait émis l’hypothèse d’interdire l’achat de CDS aux personnes ne détenant pas d’obligations de l’Etat concerné.
Mais cette mesure est à ce jour encore dans les tiroirs, de nombreux pays y étant opposés, aux premiers rangs desquels le Royaume-Uni.
Totalement scandaleux, avec les nains politiques qui nous gouvernent plus rien n'étonne. La politique , dans cette mondialisation ne conduit plus les pays , c'est l'économie qui est maîtresse du jeu, mais pas une économie
juste pour tous les citoyens, une économie de gansters et de voleurs. A quand des sanctions contre ces vampires économiques. J'espère que les peuples , les ouvriers vont se réveiller et se révolter, au gibet les voleurs!