mercredi 8 janvier 2014

Climat : 10 informations dont vous n’avez sans doute pas entendu parler

Par Yves Gingras.
Voici une rétrospective de quelques histoires qui se sont produites en 2013, qui concernent « lechangement climatique » et dont vous n’avez probablement jamais entendu parler.
1. Navires bloqués et passages du Nord-Ouest annulés par la banquise précoce de l’Arctique
Le 4 juin Radio-Canada annonçait que « Quatre aventuriers se proposent de traverser l’Arctique à la rame cet été. Deux Canadiens et deux Irlandais se lancent dans cette aventure, au départ d’Inuvik dans les Territoires du Nord-Ouest pour tenter d’atteindre Pond Inlet au Nunavut. » Selon leVancouver Sun, il s’agissait de souligner les « changements » dans l’Arctique provoqués par « le réchauffement climatique ».
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Parcours prévu, interrompu pour cause de glace et bourrasques de neige.

Curieusement, nous n’avons pas trouvé de nouvelles sur Radio-Canada relatant l’annulation de cette tentative pour cause de mauvais temps, de bourrasques de neige estivales tardives (ou hivernales précoces) et de la glace qui bloquait leur chemin… Évidemment, dans le Globe and Mail, les participants à cette traversée prétendent avoir réussi, car ils auraient pu attirer, selon eux, l’attention du public sur « les conditions météorologiques extrêmes qui accompagnent le changement climatique »… Conditions météorologiques extrêmes qui expliquent l’échec depuis des siècles de l’exploitation du passage du Nord-Ouest. Mais cela le Globe and Mail ne le fait pas remarquer à ces militants ou à ses lecteurs.
La même déconvenue a frappé le Français Charles Hedrich qui tentait de traverser le passage du Nord-Ouest à la rame. Le Français a perdu son contre-la-montre face aux glaces et « le gel prématuré de l’océan Arctique » l’a contraint mi-septembre à interrompre sa tentative de première mondiale, la traversée du mythique passage à la rame.
2. La banquise à des niveaux record
Al Gore et John Kerry prédisaient il y a 5 ans qu’en 2013 l’Arctique serait libre de glace. Vous n’avez probablement pas entendu dire que le contraire est devenu réalité. L’an 2013 est aux dernières nouvelles au deuxième rang pour ce qui est de la plus grande superficie de la banquise jamais enregistrée. Cette année verra probablement le record de tous les temps battu avant la fin de cette saison.
surfacebanquise
3. La moitié des météorologues américains ne croient pas que l’homme soit le principal responsable du réchauffement climatique
Près de la moitié des météorologues et des spécialistes en sciences atmosphériques ne croient pas que les activités humaines soient le principal facteur dans le réchauffement climatique, selon un sondage réalisé par l’American Meteorological Society (AMS).
Le sondage auprès des membres de l’AMS a constaté qu’alors que 52 pour cent des membres de laSociété météorologique américaine croient qu’on assistait à un changement climatique et qu’il était surtout dû aux activités humaines, 48 pour cent des membres pensent le contraire.
En outre, l’enquête a révélé que les scientifiques qui professaient des opinions politiques « progressistes » étaient beaucoup plus susceptibles de croire en la théorie du réchauffement climatique d’origine humaine que ceux qui ne professaient pas ces opinions politiques.
Notons que certains « sceptiques » comme Richard Lindzen du MIT (voir ci-dessous) affirment bien qu’il y a eu une légère augmentation de la température de la planète récemment et que l’homme peut très bien en être en partie responsable, mais que cette hausse est négligeable pour l’instant. Les mécanismes en jeu, selon ce professeur de climatologie, sont trop mal compris pour établir des prévisions climatiques à long terme crédibles. Prétendre l’inverse peut mener à ce stade à des décisions très coûteuses aux effets plus que douteux.
4. La NASA révise les températures passées à la baisse
On ne sait pas trop pourquoi, mais la NASA a décidé de réviser à la baisse des températures historiques. C’est d’ailleurs sans doute contraire aux politiques de qualité et de contrôle imposées à cette même NASA. L’effet net est de donner l’impression d’un réchauffement récent plus important que dans des rapports précédents. En refroidissant les données historiques (tout en ne changeant pas les données récentes), la NASA a presque doublé le réchauffement des températures entre 1880 et 2000 en treize ans. Ce ne serait apparemment pas la première fois (voir ici et là).
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Graphes superposés des données de la NASA pour la température mondiale entre 1880 et 2000. En rouge la moyenne lors de son rapport de 2001, en bleu la moyenne dans son rapport de 2013.

5. La population des ours polaires atteint des niveaux sans précédent
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En 2012, une étude menée dans le Nord canadien avait aussi révélé que la sous-population d’ours blancs de la région est stable et en bonne santé. Selon la plus récente étude menée par l’équipe de recherche du ministère de l’Environnement du gouvernement du Nunavut, la taille estimée de la sous-population du bassin Foxe (voir son étendue ci-dessous) est de 2 580 ours, soit un nombre comparable aux estimations du début des années 1990, même si les taux annuels de récolte sont demeurés stables au cours des 20 dernières années. Les résultats des relevés aériens n’ont pas fourni de preuve que le changement climatique affecte négativement les ours blancs de la région du bassin Foxe.
bassinFoxe
Limites du bassin Foxe en vert (on reconnaît le nord de la baie d’Hudson, l’île de Baffin).

6. Aucun lien avéré entre des températures plus élevées et une prévalence accrue de la malaria
En 2007, l’ONU avait annoncé que le réchauffement climatique allait favoriser l’apparition d’épidémies de paludisme (malaria pour les anglophones):
Le réchauffement climatique menacerait des millions de personnes de paludisme. [...] L’augmentation des précipitations, de la température et de l’humidité favorisent la propagation des moustiques qui transmettent le paludisme, selon le Rapport sur le développement humain 2007-2008. Cela pourrait exposer 220 à 400 millions de personnes supplémentaires au paludisme, maladie qui fait environ un million de victimes par an.
La nouvelle avait été reprise par Radio-Canada : « On peut également s’attendre à ce que le réchauffement des températures cause une extension du territoire et une augmentation du nombre d’insectes porteurs de maladies telles que la malaria, la dengue et plusieurs sortes d’encéphalites virales. » Le Collège des médecins de famille de l’Ontario (CMFO) s’en inquiétait même : « Ainsi, la malaria et la dengue apparaissent maintenant dans des régions où elles n’étaient pas endémiques autrefois. »
Pourtant, Paul Reiter un entomologiste médical français, chercheur à l’Institut Pasteur, l’avait déjà expliqué : « le paludisme était au XVIIe siècle une maladie endémique… en Angleterre ! Alors que la Tamise gelait en hiver… »
Le paludisme a été un fléau historique, endémique dans plusieurs pays d’Europe jusqu’en 1945. Des épidémies survenaient l’été en Finlande jusqu’à la fin du XIXe siècle ; certaines épidémies dans ce pays étaient associées à une létalité de 0,85 à 3%. La plus grande épidémie récente de paludisme a été décrite à Arkhangelsk (40.000 cas) dans les années 20 et 30. Cette ville russe est située sur la Mer Blanche, près du cercle polaire !
En 2013, une nouvelle étude, publiée dans le Journal of the Royal Statistical Society nous apprenait qu’il n’existe aucun lien entre la propagation du paludisme et le réchauffement climatique :
Nous montrons que les chances d’éradication du paludisme augmentent sensiblement lorsque la taille moyenne des ménages passe en dessous de quatre personnes. Il n’existe pas de lien entre des températures plus élevées et une prévalence accrue du paludisme. Nous proposons que la taille du ménage soit un facteur important parce que le paludisme se transmet à l’intérieur de nuit.
7. Obama permet que des parcs éoliens tuent des aigles impunément
L’administration américaine exempte désormais les exploitants d’éoliennes d’amende si leurs installations venaient à tuer des aigles impériaux ou des pygargues à tête blanche (l’animal emblème des États-Unis). Cette mesure vise à favoriser le développement des énergies dites renouvelables. Une entreprise a récemment été condamnée à une amende parce que ses éoliennes ont été reconnues responsables du décès de plusieurs volatiles. On trouve des fermes éoliennes dans 39 États du pays.
Pygargue à tête blanche.
Pygargue à tête blanche.

Une enquête menée par l’Associated Press plus tôt en 2013 a relevé la mort d’aigles autour de parcs éoliens, ainsi que la réticence de l’administration Obama à engager des poursuites et sa volonté d’étouffer l’ampleur des décès de ces rapaces. La Maison-Blanche est un fervent partisan de l’énergie éolienne présentée comme une solution au réchauffement climatique et une pierre angulaire du plan énergétique du président Barack Obama. De nombreux sceptiques doutent de l’utilité de l’énergie éolienne pour lutter contre les gaz à effets de serre,d’autres soulignent le prix élevé de l’énergie produite de la sorte. Québec n’approuvera en pratique plus de nouvelles constructions de parcs éoliens selon l’IEDM.
Le gouvernement américain soutient également l’éthanol à base de maïs pour réduire la dépendance des États-Unis à l’essence importée. Dans ce contexte, la Maison-Blanche a permis à l’industrie verte de faire des choses peu écologiques. Une autre enquête de l’AP a récemment indiqué que l’éthanol s’est avéré beaucoup plus dommageable pour l’environnement que les politiciens ne le promettaient et bien pire que ce que le gouvernement américain l’admet aujourd’hui.
8. Les océans n’engloutissent pas les atolls coralliens
Rappelez-vous en 2009, lorsque les fonctionnaires des Maldives avaient tenu une conférence de presse sous l’eau pour montrer que leurs îles coulaient à cause du réchauffement climatique. Eh bien, une nouvelle étude réalisée en 2013 montre qu’ils n’ont rien à craindre. Bonne nouvelle ! Il faut dire que les autorités des Maldives ne semblaient pas trop inquiètes : elles y ont construit récemment quatre nouveaux aéroports et de nombreux autres complexes hôteliers.
Cette étude en confirme d’autres comme celle de Paul Kench de l’université d’Auckland en Nouvelle-Zélande et Arthur Webb de l’université de Suva, aux Fidji. Leur recherche a porté sur 27 îles du Pacifique. Durant les dernières soixante années, toutes — sauf quatre — ont conservé la même taille ou ont grandi, certaines de 20 à 30 pour cent. Les chercheurs ne nient pas que le changement climatique ait un impact sur les atolls et les îles très basses de l’océan Pacifique. Mais ils ont découvert que ces îles s’adaptaient beaucoup mieux que prévu. Lire aussi : Les océans montent dangereusement, sauf autour des îles.
9. L’année 2013 aurait été l’année météorologique la moins extrême aux États-Unis depuis qu’on dispose de telles statistiques
L’année 2013 brise le record du moins de tornades aux États-Unis, 15% de moins que le minimum précédent. L’an passé a également vu le moins de feux de forêt aux États-Unis depuis 1984. (Voir également 2013 – a year with minimal extreme weather events in the US.).
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10. Absence de réchauffement de la planète depuis plus de 17 ans
Les données RSS mensuelles sur les anomalies de température moyenne planétaire de la basse troposphère allant de novembre 1996 à octobre 2013 n’indiquent aucun réchauffement climatique pendant précisément 204 mois — le premier ensemble de données pour 17 années complètes qui tendent à montrer que les modèles utilisés pour faire des projections catastrophistes sur notre climat semblent erronés.
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Les températures mondiales mesurées refusent de suivre les prévisions haussières pressenties par la quasi-totalité des modèles clima­tiques. Depuis son premier rapport en 1990, le GIEC prédisait que les températures mondiales augmenteraient en moyenne de 0,2° Celsius par décennie. Mais voilà que le GIEC reconnaît qu’il n’y a eu aucune augmentation statistiquement significative des températures mondiales tout au long des 16 dernières années.
Dans un numéro de septembre 2013 de la prestigieuse revue scientifique Science, une équipe canadienne s’est également penchée sur la surestimation du réchauffement de la planète au cours des 20 dernières années par les modèles informatiques. Pour ces chercheurs, « le réchauffement climatique observé récemment est nettement inférieur à celui prévu par les modèles climatiques. Cette différence pourrait s’expliquer par une combinaison d’erreurs dans le forçage externe, la réponse des modèles à ce forçage et de la variabilité interne du climat. » Sur 117 modèles (regroupés en barres grises dans les diagrammes ci-dessous), seuls 3 prévoyaient des valeurs dans l’intervalle des températures observées. Tous les autres surestimaient grandement le réchauffement.
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Pour le professeur Lindzen, l’excuse du GIEC qui expliquerait l’absence de réchauffement au cours des dix-sept dernières années consiste à dire que la chaleur se cache dans les profondeurs des océans. Ce n’est tout simplement que l’aveu que ces modèles ne parviennent pas à simuler les échanges de chaleur entre les couches de surface et les profondeurs océaniques. Or, cet échange de chaleur joue un rôle primordial dans la variabilité naturelle interne du climat et l’affirmation du GIEC selon laquelle le réchauffement observé peut être attribué à l’homme dépend essentiellement de l’exactitude des simulations de ces modèles quant à la variabilité naturelle interne du climat. Ainsi, le GIEC admet de façon controuvée, selon le climatologue du MIT, que leur cruciale hypothèse est totalement injustifiée.
Enfin, tout en attribuant le réchauffement climatique à l’homme, Richard Lindzen souligne que le GIEC omet de préciser que ce réchauffement a été minuscule et totalement compatible avec une situation en rien alarmante. Il est assez étonnant de voir les contorsions que le GIEC s’impose pour poursuivre la promotion du programme politique sur le climat.
http://www.contrepoints.org/2014/01/08/152559-climat-10-informations-dont-vous-navez-sans-doute-pas-entendu-parler


mardi 7 janvier 2014

Deux jeunes femmes belges enlevées en Syrie

Deux jeunes Belges ont été enlevées en Syrie, rapporte mardi le quotidien Het Laatste Nieuws. Un autre Belge, un père de famille parti il y a quelques mois en Syrie pour "défendre le peuple syrien contre l'oppresseur" a, quant à lui, été tué, écrit le même jour Le Vif/L'Express sur son site internet. Les Affaires étrangères, contactées par Belga, ont déclaré ne pas avoir été informées à ce sujet.
Les familles des jeunes femmes, appartenant à l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), ont dans un premier temps été prévenues lundi que leurs proches avaient été tuées. Mais elles ont appris par la suite que les deux jeunes femmes étaient toujours en vie et avaient été enlevées, peut-on lire dans Het Laatste Nieuws.
L'homme, âgé de 33 ans, est originaire de Bruxelles et "avait quitté la Belgique après avoir vu dans les infos du soir des photos d'enfants massacrés sous les décombres", précise Le Vif/L'Express. Il aurait rejoint "les djihadistes de l'EIIL".
Les Affaires étrangères n'ont pas encore été informées au sujet de ces deux cas.

Chroniques de Guyane: Histoire d'un conflit caché

Chroniques de Guyane: Histoire d'un conflit caché: Un nouveau blog est né,  dédié à l'information et la vérité  sur l'orpaillage en Guyane En préambule... Mon intention in...

Chroniques de Guyane: HISTOIRE

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Les américains tournent le dos à la société de consommation

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Aux Etats Unis, la plupart des habitants préfèrent désormais économiser plutôt que dépenser.
Les Américains sont souvent décrits pour leur frénésie de consommation et leur endettement excessif, mais lorsqu’on les interroge, 62% déclarent préférer économiser leur argent plutôt que le dépenser (33%).
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Cette surprenante révélation vient d’un sondage réalisé par Gallup les 3 et 4 décembre dernier, et montre que la crise de 2008 a eu un effet psychologique sur les mentalités : les familles américaines prennent plaisir à réduire leur niveau d’endettement.
Dépenser moins, plutôt que dépenser plus, semble devenir la nouvelle norme
Selon la Réserve fédérale américaine, le taux d’endettement des ménages est tombé de 98% du produit intérieur brut en 2008 à 81%.

Et alors que la sortie de la récession est perceptible par les foyers américains, ceux-ci ne se voient néanmoins moins dépenser plus. 40% des Américains déclarent qu’ils dépensent moins durant les derniers mois que précédemment, 28% disent dépenser plus, et 30% dépenser autant.
Conséquences :
L’économie américaine est largement alimentée par le consumérisme, et les américains, le sondage le révèle, préfèrent maintenant économiser, et ils ne donnent pas le signal d’un futur changement d’attitude. La question qui se pose est donc double : est-ce que la tendance actuelle procure un équilibre sain pour l’économie du pays, et comment les acteurs économiques vont-ils réagir et s’ajuster à ces changements.
© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Si c’est vrai c’est une très grave nouvelle à ne pas prendre à la légère ! Toute l’économie américaine est fondée sur cette consommation . Cela démontrerait un énorme changement de mentalité « made obama » qui est de mauvais augure , pour consommer il faut être optimiste et confiant dans l’avenir……

La France vue par Newsweek – Les Français sont vexés

Décidément, la France ne veut pas changer. La France qui juge les autres avec arrogance ne supporte pas que l’on ose éventuellement parler d’elle sans la porter au pinacle. Dernier exemple en date : un article de Janine di Giovanni paru dans Newsweek. L’article de Janine di Giovanni ne fait qu’évoquer un certain nombre de réalités françaises en des termes qui n’ont rien d’insultant. Or, voici que les médias français, apparemment déconnectés du concept de liberté, s’acharnent contre Newsweek et crient au scandale.
Les mêmes médias français qui tous les jours publient des articles américanophobes, israélophobes et christianophobes se mobilisent pour lyncher Newsweek et Janine di Giovanni. J’ai lu l’article de Janine di Giovanni. En comparaison de ce que la presse française écrit sur les Etats-Unis, sur Israël et sur les Chrétiens, l’article de Janine di Giovanni est modérément critique. On me dit que l’article de Janine di Giovanni comporterait des erreurs. Et alors ? Je lis de grossières erreurs, d’énormes erreurs, tous les jours, dans la presse française. Je n’ai pas pour autant vu Newsweek s’insurger contre cela.
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Mais lorsque Newsweek, The Economist, The Financial Times, Die Frankfurter Allgemeine Zeitung, Die Neue Zürcher Zeitung, El Diario ABC ou Bilan traitent du déclin français, les médias et de l’Hexagone se déchaînent. Une fois encore, je note que les Français semblent totalement déconnectés du concept de liberté : liberté d’expression ; liberté de critique. La France se croit autorisée à critiquer le monde entier. Mais le monde entier doit s’abstenir de critiquer la France.
A ce propos, je signale en passant que dreuz.info, qui existe depuis 2007, se fait insulter dès qu’il publie la moindre analyse critique de la France, de ses partis politiques et de son système économique. Dreuz.info compte — selon l’importance de l’actualité mondiale — entre 650’000 et 1,2 million de visites mensuelles. Peut-être que si dreuz.info se montrait plus complaisant envers la France, il aurait encore beaucoup plus de lecteurs qu’il n’en a déjà. Peut-être. Seulement voilà : dreuz.info aime sa liberté ; et cela passe avant les chiffres, y compris ceux de notre lectorat.
Je ne peux donc qu’exprimer ma solidarité à Janine di Giovanni, correspondante de Newsweek à Paris. Et j’invite Janine di Giovanni à ne pas se laisser abattre par les langues de vipères.
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Janine di Giovanni
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Ainsi, Janine di Giovanni, dans Newsweek, a récemment écrit (extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page) : Même si c’est tiré par les cheveux, certains n’hésitent pas à comparer ce qui se passe aujourd’hui en France avec les événements de 1685. Cette année-là, Louis XIV révoque l’édit de Nantes, qui protégeait les protestants de France (ou Huguenots). Essayant d’unir son royaume sous une seule et même religion, le Roi-Soleil fit fermer des temples et persécuta les Huguenots. Résultat, quelque 700 000 d’entre eux s’exilèrent en Angleterre, en Suède, en Suisse, en Afrique du Sud et dans d’autres pays. Les Huguenots étaient près d’un million avant 1685 et étaient considérés comme les abeilles industrieuses de la France. Ils quittèrent le pays sans argent, mais forts de leurs nombreuses compétences. On peut parler d’une véritable fuite des cerveaux.
Janine di Giovanni : Depuis l’arrivée au pouvoir du président socialiste François Hollande en 2012, l’impôt sur le revenu et les charges sociales ont grimpé en flèche. Le taux d’imposition maximal est de 75% et beaucoup de contribuables sont imposés à plus de 70%. Il s’ensuivit une ruée vers la frontière de ceux-là mêmes qui créent la croissance économique : chefs d’entreprises, innovateurs, esprits créatifs, cadres supérieurs. Tous quittent la France pour déployer leurs talents ailleurs. Pour un pays historiquement riche, c’est une tragédie. Le problème des Français, comme on dit, c’est qu’ils n’ont pas de mot pour entrepreneur. Où est le Richard Branson français ? Et le Bill Gates français ?
Janine di Giovanni : « Vous voyez cet homme là-bas ? Je vais le tuer. Il a fichu ma vie en l’air ! ». L’homme qui fulmine en ces termes est un ami avocat qui quitte la France pour la Grande-Bretagne afin d’échapper à la tranche de 70%. Il dit qu’il travaille comme un chien pour financer un Etat dépensier. Celui qu’il montrait du doigt était Pierre Moscovici, le très décrié ministre des Finances, attablé dans un restaurant japonais huppé du VIe arrondissement de Paris. Moscovici avait l’air très content de lui.
Janine di Giovanni : Certes, il y a beaucoup de bonnes choses en France. Une économie qui dispose d’infrastructures performantes, par exemple un service de trains à grande vitesse, le TGV, et Airbus, ainsi que des entreprises internationales, par exemple le groupe de luxe LMVH, qui définissent tous l’excellence à la française. Elle possède la meilleure agriculture d’Europe. Son industrie du tourisme est l’une des meilleures au monde. La France connaît cependant depuis les deux dernières années un déclin constant et notable. La main lourde du socialisme provoque la morosité. Il est de plus en plus difficile de monter une petite entreprise quand on ne peut pas licencier les salariés inutiles et recruter de nouveaux talents. Comme les Huguenots jadis, les jeunes diplômés ne voient aucun avenir pour eux et s’enfuient à Londres.
Janine di Giovanni : Le chômage est officiellement à trois millions de personnes, officieusement plutôt à cinq millions. Le coût de la vie quotidienne est astronomique. Paris est désormais l’une des villes les plus chères au monde, devant Londres. Un demi-litre de lait vaut par exemple 4 dollars [3 euros] à Paris, soit le prix de 3,8 litres dans un magasin américain. Ceci s’explique en partie par l’étouffant Etat nounou. Il y a dix ans, j’ai quitté Londres pour commencer une nouvelle vie à Paris. Après avoir épousé un Français et enceinte de notre enfant, j’étais ravie d’échanger mon appartement de Notting Hill pour un logement donnant sur les jardins du Luxembourg.
Janine di Giovanni : A cette époque, les prix étaient tels que j’ai pu échanger un petit appartement de célibataire à Londres, rugueux mais charmant, pour un appartement familial délabré dans le centre de Paris. Puis les prix se sont mis à grimper régulièrement. A la fin du règne de Sarkozy, les Français qui détestaient son attitude bling-bling ont fait entrer en scène le plan-plan Hollande. Presque immédiatement après, les impôts ont commencé à augmenter. Au début, cela ne me dérangeait pas de payer plus d’impôts qu’au Royaume-Uni pour avoir accès à d’excellents services de santé ou à des écoles savamment subventionnées comme celle où est inscrit mon fils, l’Ecole alsacienne, fondée par l’un des rares Huguenots restant en France à la fin du XIXe siècle.
Janine di Giovanni : En tant que jeune mère, j’ai été surprise par la kyrielle d’avantages offerts si vous remplissiez tous les formulaires : les couches étaient gratuites, le travail de la nourrice était déductible des impôts, il y avait des crèches gratuites dans tous les quartiers. Des travailleurs sociaux sont venus frapper à ma porte pour m’aider à « organiser la crèche », et mon fils a droit à la cantine à un repas complet [entrée, plat, dessert], plus une portion de fromage. Reste que certaines de ces aides sont un pur gâchis. L’Etat français paie notamment pour que des jeunes mères comme moi-même puissent voir un spécialiste deux fois par semaine pour raffermir leur ventre. Lancée après la Première Guerre mondiale et la disparition de tant de jeunes hommes, cette mesure visait essentiellement à encourager les naissances : jamais votre mari ne voudra vous toucher si vous avez encore vos kilos de grossesse ; quelle idée bien française…
Janine di Giovanni : En regardant autour de moi, j’ai vu combien les gens abusaient de ce système. Des amis syndiqués pouvaient partir en vacances tout l’été et toucher une allocation-chômage de 55% de leur salaire. Un ami cameraman âgé de 30 ans et en possession de tous ses moyens travaillait cinq mois et passait le reste de l’année à vivre des aides de l’Etat dans le confort de sa maison du sud de la France. Une amie employée de banque a passé ses trois mois de congé maternité à faire du bateau en Guadeloupe. Se trouvant dans un territoire d’outre-mer, elle continuait à toucher toutes ses aides.
Janine di Giovanni : Une autre amie banquière qui avait été licenciée s’est accordé presque trois ans pour trouver un nouvel emploi, car l’Etat la payait tant qu’elle ne retrouvait pas de travail. « Et pourquoi pas ? Je l’ai bien mérité », m’a-t-elle répondu quand je l’ai interrogée. « J’ai cotisé pour le système ». Son attitude est largement répandue. Lorsque vous prenez votre retraite, vous êtes chouchouté. Il existe 36 régimes spéciaux – ce qui signifie, par exemple, que le personnel hospitalier ou les conducteurs de train peuvent partir à la retraite plus tôt que les employés du secteur privé en raison de « la pénibilité de leurs conditions de travail », alors même qu’ils ne peuvent pas être licenciés. Mais tout cet argent distribué a conduit l’Etat à la faillite.
Janine di Giovanni : La France étant par ailleurs une nation de nombrilistes à la Jean-Paul Sartre, elle refuse de se tourner vers l’extérieur, vers le village mondial. Pourquoi s’intéresser aux Brics – les marchés émergents du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique de Sud – quand on a Paris ? C’est une philosophie étriquée qui tuera la France. Au Forum économique mondial, qui se tient tous les ans à Davos, la France est toujours sensiblement sous-représentée. L’année dernière n’y assistait qu’une toute jeune ministre, Fleur Pellerin, car c’est apparemment la seule membre du gouvernement à parler anglais couramment. « Les Français n’aiment pas parler anglais, a admis l’un de ses assistants avec lassitude. Ils n’aiment donc pas venir à Davos ».
Janine di Giovanni : Les plus grands esprits français préfèrent s’enfuir à Londres, Bruxelles et New York plutôt que de s’abêtir chez eux. Parcourez une rue du quartier de South Kensington – le nouveau sixième arrondissement de Londres – et essayez de ne pas entendre parler français. Le lycée français qui s’y trouve dispose d’une longue liste d’attente pour les enfants français dont les familles ont émigré. L’ambiance est sinistre lorsque j’écoute mes amis français sur ce sujet. D’après un fonctionnaire expérimenté des Nations unies, aujourd’hui installé en Afrique, « les plus grands penseurs de France ont quitté le pays. Tout ce qu’il y reste désormais, c’est la médiocrité ».
Janine di Giovanni : « La France meurt à petit feu », affirme le responsable juridique d’une grande entreprise française. « Le socialisme est en train de la tuer. Elle ressemble à une famille de riches aristocrates incapable de se défaire des domestiques – un peu comme dans la série Downton Abbey ». « L’économie mondiale a pris tant d’ampleur qu’un Etat-nation ne peut plus jouer le même rôle qu’il y a dix ans. Les Français n’en ont pas encore pris conscience ». Pour prendre un nouveau départ, la France doit se débarrasser de la vieille garde et se réinventer. François Hollande n’était pas allé en Chine avant de devenir chef d’Etat en 2012 – et il a 58 ans. Le gouvernement est tellement replié sur lui-même et les fonctionnaires sont tellement détachés de la réalité que ce pays en est venu à se voiler la face.
Janine di Giovanni : C’est en partie la faute du système éducatif et notamment des grandes écoles, où sont formés la plupart des hauts fonctionnaires. Que ce soit François Hollande, son ex-épouse Ségolène Royal – candidate socialiste à l’élection présidentielle de 2007 – ou l’ex-président Jacques Chirac, mais aussi la plupart des Premiers ministres depuis 1958, tous pensent que la France est encore une superpuissance. Pourtant, la triste réalité est tout autre et la France est plus proche de l’Espagne ou de l’Italie que du Royaume-Uni ou de l’Allemagne. Il y a bien quelques visionnaires, comme Christophe de Margerie, le PDG de Total, une multinationale dans le secteur de l’énergie. Il parle un anglais parfait et passe l’essentiel de son temps à négocier des contrats en dehors de France, mais il reste une exception.
Janine di Giovanni : J’aime beaucoup mon pays d’adoption et je ne veux pas en partir. Je souhaite que mon fils finisse sa scolarité en France. J’espère qu’il ne s’enfuira pas à Wall Street ou à la City de Londres, mais bien qu’il restera ici pour construire une France meilleure. Pour cela, il faut toutefois que les politiciens comme François Hollande laissent la population respirer. La créativité et la prospérité ne sont au rendez-vous que lorsque les citoyens peuvent construire, innover et s’épanouir, a conclu Janine di Giovanni dans son article publié par Newsweek (fin des extraits adaptés ; voir les liens vers les sources en bas de page).

© Michel Garroté réd en chef www.dreuz.info
Sources :