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vendredi 24 août 2012

Condamnation de Breivik

Anders Behring Breivik a écouté son verdict le sourire aux lèvres ce vendredi matin. L'extrémiste de droite a été condamné à 21 ans de prison par le tribunal d'Oslo qui l'a reconnu coupable de ses actes. C'est la décision que lui-même espérait de peur que son idéologie soit discréditée par une pathologie mentale.

Anders Behring Breivik, jugé pour le massacre de 77 personnes l'an dernier en Norvège, a été condamné vendredi à 21 ans de prison. Une peine qui peut être prolongée indéfiniment tant qu'il sera jugé dangereux. Le tribunal d'Oslo a reconnu à l'unanimité l'extrémiste de droite, 33 ans, responsable de ses actes. L'accusé écoutait ce verdict sourire aux lèvres après avoir effectué son salut d'extrême droite à son entrée dans le tribunal.

Menotté et entouré de policiers 
Anders Behring Breivik est arrivé peu avant 10h dans la salle 250 du tribunal d'Oslo pour entendre le verdict prononcé à son encontre. Costume noir, chemise blanche et cravate grise, il est arrivé dans le prétoire menotté et entouré de policiers, quelques minutes avant la lecture du jugement très attendu.
Sur fond d'avis d'experts divergents, la question de sa santé mentale a été au coeur de son procès qui s'est achevé le 22 juin.

Un massacre de 77 personnes
Le 22 juillet 2011, il avait d'abord tué huit personnes dans un attentat à la bombe contre le siège du gouvernement à Oslo puis 69 autres, en majorité des adolescents, dans une fusillade contre un camp d'été de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utoeya. A ses yeux, ses victimes avaient le tort de faire le lit du multiculturalisme qu'il abhorre. Les attaques avaient choqué la paisible nation scandinave et mis en lumière l'impréparation de ses autorités.

samedi 30 juillet 2011

Totalitaires démocratiques


Ceux qui cherchent à faire taire la pensée conservatrice en faisant un lien entre les écrits et les actes d'un terroriste le font dans un but liberticide. Si ils arrivent à convaincre le public que les idées de certains ont pu provoquer l'assassinat de masse d' enfants et de participants à un meeting politique, ils pourraient réduire au silence tous ceux qui ne pensent pas comme eux.
Ils choisissent quel terrorisme est  acceptable ou non en tenant compte des justifications idéologiques des  actions terroristes . Se référer à l' interview de l'ambassadeur norvégien Svein Sevje mardi. Un journaliste lui a demandé si l'attentat d'Oslo et la tuerie pouvait être mises sur le même pied que les attentats anti israélien commis par des Palestiniens.
L'ambassadeur a répondu non, et a expliqué: «Nous Norvégiens visualisons l'occupation des territoires palestiniens comme la raison de la terreur contre Israël. Beaucoup de Norvégiens voient l'occupation comme étant la raison des attaques contre Israël. Quiconque pense de cette manière, ne changera pas son idée suite à l'attentat d'Oslo. "
Ainsi, dans l'esprit des Norvégiens , le terrorisme est justifié si l'idéologie est  justifiée. Pour les Norvégiens, il est inacceptable que Breivik assassine des enfants norvégiens parce que son idéologie serait fausse. Mais il est acceptable que les Palestiniens assassinent des enfants israéliens parce que leur idéologie serait juste. 
Les déclarations de Sevje et d'autres, la colère pour leurs adversaires idéologiques, n'est pas démocratique et ils accusent les  philosophies politiques de leur adversaire d'être l'inspiration du terrorisme.
Il n'y a qu'une seule manière à partir de laquelle la philosophie politique se fond dans le terrorisme. C'est lorsque les penseurs politiques appellent leurs fidèles à commettre des actes de terrorisme au nom de leur philosophie politique et ils font cet appel avec l'espoir que leurs partisans pourront exaucer leurs souhaits. Les penseurs politiques correspondant à cette description incluent les guides spirituels des Frères musulmans comme Youssef Qaradawi, Oussama Ben Laden, le fondateur du Hamas Cheikh Yassine, Al-Qaïda au Yémen, Awlaki Anwar et d'autres dirigeants jihadistes.
Ces dirigeants sont dangereux parce qu'ils opèrent en dehors des limites démocratiques. Ils ne se soucient pas si le grand public est d'accord avec leurs opinions. Comme Mao - qui a assassiné 70 millions de personnes - ils croient que le pouvoir politique est au bout du canon .
La politique antilibérale s'est distinguée en Grande Brtetagne en  2009 avec le refus du gouvernement d'accorder un visa au député néerlandais Geert Wilders. Wilders a été diabolisé comme un ennemi de la liberté pour sa critique du totalitarisme islamique alors que la visite de  Qaradawi a été appréciée en 2005 en particulier par Ken Livingstone le maire de Londres.
Cette tendance met en danger l'avenir des démocraties libérales. Si la gauche n'a jamais réussi dans sa tentative de criminaliser ses opposants idéologiques et justifier des actes de terrorisme contre leurs adversaires, sa victoire va détruire les fondements démocratiques libéraux de la civilisation occidentale.

Source : Jerusalem Post 

vendredi 29 juillet 2011

Les socialistes norvégiens l’ont-ils un peu cherché ? – Jean-Patrick Grumberg


Mon ami Jean-Philippe D. m'a rafraichi la mémoire. Il se souvient du 12 septembre 2001 :"Nombre de mes connaissances, au sujet des attaques, disaient : "je désapprouve ces attentats, mais les Américains l'ont un peu cherché, non ?" !"
Il m'a rafraichi la mémoire car je me souviens, moi aussi, avoir lu et entendu des propos similaires, et avoir eu la nausée en songeant aux familles des trois mille personnes qui ont trouvé la mort dans des conditions épouvantables (je revois encore les terribles images de ces morts en puissance se jeter du haut des tours pour échapper à l'enfer du feu).
 
Aussi je pose la question : pourquoi n'entend-on pas, ne lit-on pas ici et là "les socialistes norvégiens l'ont un peu cherché, non ?". Si je l'ai entendu et lu concernant les new-yorkais, pourquoi ne l'entend-je pas, ne le lis-je pas au sujet des norvégiens ?
 
Le peuple de New York ne mérite pas les mêmes égards que celui d'Oslo ?
 
Les familles des victimes américaines n'ont pas droit au même respect de leurs souffrances que les familles des victimes norvégiennes ?
 
Pourquoi ?
 
Parce que les victimes d'Oslo sont des socialistes et que ceux de New York sont des capitalistes ? Et que les socialistes sont nécessairement purs et humanistes et les capitalistes nécessairement corrompus et inhumains ?
 
Comme dit mon ami Michel Garroté, "je pose juste la question"… tandis que je cherche la réponse.
 
Il est exact, et je vous l'accorde, que le monde musulman avait célébré dans la joie les attentats contre les tours jumelles. Nous avons tous vu à la télé ces crapules de palestiniens danser et faire la fête dans les rues, et des scènes d'hystérie collective dans les principales villes arabes. Sauf erreur, nous ne les entendons pas trop, pour l'attentat d'Oslo.
 
L'humeur mahométane aurait-elle déteint sur la pensée de certains européens ?
 
Reproduction autorisée avec la mention suivante et le lien vers cet article :
© Jean-Patrick Grumberg pour Drzz.fr

Comment les auteurs manipulent la tragédie de Norvège


Ce qui s’est passé dans l’île d’Oslo est effrayant, un massacre innommable sur des jeunes gens sans défense. Mais aussitôt, la gent journalistique s’est ingéniée dans son ensemble à formater le drame dans les critères politiquement corrects, en martelant que le meurtrier était un « fondamentaliste chrétien ». En insistant lourdement dès le départ sur le caractère blond aux yeux bleus du tueur, un Occidental devenu pour la cause la doublure chrétienne du terroriste basané. Les commentaires savants de Mathieu Guidère – un spécialiste du monde musulman – publiés par Le Figaro n’ont pas tardé à abonder dans ce sens. Breivik est, pour lui, le type même du « fondamentaliste chrétien », appellation que certains journaux n’ont pas hésité à reprendre sous la dénomination plus percutante d’intégriste catholique. On est habitué à entendre sur les plateaux de télé des Caroline Fourest s’évertuer à nous rabâcher qu’intégrisme chrétien et intégrisme islamique, c’est du pareil au même. Le parallèle ainsi mis en scène n’est évidemment pas innocent : il joue facilement sur les clichés négatifs contre l’Eglise catholique (croisades, inquisition, éthique actuelle à contre-courant) en vue d’offrir une virginité exonérante à un islam de plus en plus revendicatif en Occident.

Le coup de la fausse symétrie est bien connu : on met sur le même plan ce que certains appellent d’un mot creux « les trois monothéismes », comme si judaïsme, christianisme et islam prêchaient le même message au monde, et surtout utilisaient les mêmes méthodes. La tragédie d’Oslo vient donc apporter de l’eau au moulin des relativistes chevronnés qui cherchent par tous les moyens à dévitaliser les racines judéo-chrétiennes de la civilisation occidentale et à banaliser la colonisation musulmane récente du vieux continent. Mais la plupart des commentateurs mentent effrontément sur un point essentiel : car Breivik Behring n’est pas un chrétien. Il avoue lui-même ne jamais mettre les pieds à un culte et il se déclare athée attaché à la civilisation chrétienne, c'est-à-dire non-croyant non pratiquant. Un peu comme Maurras qui admirait le catholicisme de l’extérieur sans se définir lui-même d’appartenance catholique. La seule affiliation reconnue (avec photos) de Breivik Behring est depuis des années celle de la grande loge maçonnique de Norvège. C’est donc de toute évidence un franc-maçon qui a eu l’idée de faire sauter l’immeuble du gouvernement et d’assassiner des jeunes membres d’un parti détesté pour son rôle actif dans l’islamisation de l’Europe. Mais cela pose d’autres questions préoccupantes pour l’avenir. En fait, ce ne sont certainement pas les protestants ou les catholiques européens qui vont se mettre à organiser des attentats à la bombe.

En revanche, des membres de groupes ésotériques, des illuminés ébranlés par les changements douloureux et les crises en cours, peuvent devenir des acteurs potentiels de massacres au nom d’une vision quelque peu apocalyptique du monde actuel. Il existe des dérangés un peu partout, mais ces groupuscules à la psychologie hallucinée peuvent produire ce genre de tueur fou « pour la cause ». On l’a vu – il y a une décennie en Suisse, lors du drame du Temple solaire – organisation maçonnique qui recrutait parmi des initiés de type rose-croix et convaincus d’un monde parallèle meilleur. Certaines sectes qui annoncent la fin du monde n’en sont pas loin. Ce qui apparaît en filigrane derrière cet événement majeur de Norvège, c’est aussi l’expression publique désordonnée de graves problèmes de coexistence entre laïcité, judéo-christianisme et islam. Une angoisse réelle tenaille les habitants de souche des pays européens, régions marquées par les vieilles chrétientés, lorsqu’ils sont témoins de la manière dont fonctionne l’islam, sa doctrine, ses comportements, son langage, sa culture, son mode de vie. Ils n’ont pas envie de voir dominer son aire d’influence dans cette Europe vieillissante où les valeurs sûres traditionnelles s’affaiblissent de jour en jour. Cette crainte psychique peut se manifester de bien des manières imprévisibles si rien n’est fait pour rétablir un équilibre déjà compromis.

Hélas, les acteurs politiques et culturels de la société sont encore majoritairement addicts de ce multiculturalisme idéologique de gauche qui montre partout son échec patent. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel eux-mêmes ont été récemment obligés, sous la pression des événements, de le reconnaître officiellement. Mais malgré les effets d’annonce, la politique d’immigration non maîtrisée continue en Europe, puisque personne n’a vraiment les moyens efficaces de la canaliser. Les épiscopats européens eux-mêmes -mauvaise conscience oblige – se sentent tenus de faire des risettes à l’islam et de bénir les flux migratoires au nom de l’accueil compassionnel, sans offrir de réflexion sérieuse sur des bases de pragmatisme éthique. Beaucoup confondent toujours évangélisme et angélisme et ce sont trop souvent des aveugles qui guident d’autres aveugles. Pourtant, la mise en garde exprimée par le pape Benoît XVI à Ratisbonne en 2006 était à la fois réaliste et prophétique.

Le souverain pontife analyse avec clarté les risques de la dérive violente en particulier dans l’islam – structurellement agressif – mais aussi dans toute croyance, dans la mesure où les convictions ne sont plus connectées à la raison. Au nom d’une cause idéalisée, fût-elle religieuse ou laïque, le dévoiement vers la radicalisation violente est un danger réel, maintes fois manifesté de manière sanguinaire sous des formes diverses au cours de l’histoire des religions et des idéologies. On pourrait ajouter que la chape de plomb dhimmitudinesque imposée jusqu’ici par les politiciens et les journalistes du système, face au danger islamiste en Occident, pourrait bien vite se transformer en cocotte minute prête à exploser si on ne prend pas en compte les attentes légitimes des populations européennes et des musulmans démocrates intégrés. La tragédie de Norvège n’a pas fini de parler.

Reproduction autorisée avec la mention suivante et le lien vers cet article : 
© Abbé Alain René Arbez pour Drzz.fr

mercredi 27 juillet 2011

Norvège, cauchemar ponctuel ou début de guerre ? Philippe Chansay-Wilmotte


Norvège, Cauchemar ponctuel ou Début de Guerre ?
Par Philippe CHANSAY-WILMOTTE, Avocat au Barreau de Bruxelles.
Nous vivons une fin de régime. Les castes qu'il est convenu de qualifier d'élites en dépit d'une médiocrité criante, le courage manquant à quelques exceptions près, ont trahi les citoyens dans l'ensemble des pays occidentaux. Les partis traditionnels ont défini un profil de mandataire public passe-partout programmé, de la gauche à la droite, pour s'en tenir à la langue de bois.
Ce pantin a pour rôle d'entretenir l'illusion d'action tout en s'évertuant à persuader l'électeur qu'il n'y a pas grand chose de possible à cause de ceci ou de cela échappant à sa volonté, mais que néanmoins, tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes à condition d'encore voter pour lui. 
Le factice érigé en système. 
Pernicieusement, la démocratie est dénaturée en oligarchie, et les politiques sont imposées au mépris des populations. Un référendum qui déplait aux oligarques ? Qu'à cela ne tienne, qu'on le recommence jusqu'à ce qu'il satisfasse !
En réalité, au-delà de cette sinistre pantalonnade, des populations sont substituées à d'autres ; les communautés musulmanes étant démultipliées par divers mécanismes (regroupement familial, priorités au logement, subventions aux mosquées, immigration clandestine et pourtant régularisée, etc.) tandis que les plus démunis des citoyens de souche se voient repoussés vers d'autres quartiers, voire incités à s'exiler de dégoût. Les valeurs occidentales sont méprisées pour motif de relativisme culturel. L'impôt exigé du citoyen est affecté à cela, à son détriment.
Celui qui s'y oppose est systématiquement dénigré : les apparatchiks n'y voient pas une opinion, mais seulement l'expression d'une crainte. Si vous n'aimez pas l'islam, c'est que vous êtes islamophobe. Si vous vous interrogez quant à l'immigration, c'est que vous êtes xénophobe. L'on vous dénie la capacité de raisonnement ; vous êtes présumé phobique. Il ne manque que l'hôpital psychiatrique stalinien. L'idée que le dogme multiculturaliste et immigrationniste puisse être discuté est, en elle-même, prohibée de facto.
Des États-Unis à l'Europe, notamment, des nouveaux partis se forment. Les nomenklaturas les qualifient de populistes afin de tenter de dissuader les citoyens de s'y rallier. En vain ! Ces prétendues élites ont perdu leur crédit. La contestation émerge, et elle ne se limitera pas à des sittings d'indignés à Madrid, à Liège ou ailleurs.
Les attentats d'Oslo constituent un tournant majeur. La hargne musulmane, de l'assassinat de Theo Van Gogh à l'affaire des caricatures, en passant par de nombreuses autres exactions et provocations, n'avait donné lieu qu'à des réactions d'agacement et à des protestations pacifiques telles que les apéros saucisson-pinard. Si peu que ce soit, c'était déjà insupportable pour les multiculturalistes qui prétendaient censurer ces initiatives paisibles. Maintenant, l'action violente répond aux diktats des activistes musulmans et de leurs dhimmis. Il y aura d'autres Anderson Behring Breivik.
Les meurtres, à fortiori de jeunes et en masse, sont naturellement révoltants. Et aucun attentat ne justifie l'autre, car, en tout état de cause, c'est un crime. L'on fustige la barbarie consubstantielle à l'islam, et qui incline aux actes terroristes ses plus fanatiques adeptes. L'abjection n'est pas moindre lorsque des innocents sont assassinés au nom d'une autre idéologie. Mais à l'abjection des assassins s'ajoute l'abjection de leurs apologistes. Minimisant d'habitude le terrorisme islamique, chaque terroriste musulman étant systématiquement dépeint comme une exception, en oubliant la fréquence des crimes et autres outrances, ces dénieurs de réalité se sont empressés de répandre la première rumeur relative au tueur d'Oslo, quand ils ont cru pouvoir ouvrir un contre-feu aux critiques visant l'idéologie totalitaire dont se prévalent tant de barbares, l'islam.
Toutefois, les relativistes et autres islamolâtres en seront pour leur frais. Ils se sont rués ensemble dans la même direction, se singeant mutuellement, éructant leur logorrhée "cinquante-cinquantiste". En choeur, ils scandaient : "un fondamentaliste chrétien". L'occasion était trop belle : "Ah, mon bon monsieur, vous voyez bien qu'il n'y a pas que les musulmans. Les chrétiens font de même. L'islam est une religion comme les autres. On vous le dit, mon bon monsieur". 
Double abjection.
Primo, la question essentielle n'est pas là. Des jeunes ont été massacrés, et c'est en cela que réside le scandale. Près d'une centaine de victimes qui, à l'aune des "cinquante-cinquantistes", se réduisent à une opportunité de tenter d'occulter l'ignominie du système théocratique bédouin. Procédé méprisable.
Secundo, la question est dénuée de pertinence. L'islam ne serait pas de nature moins belliqueuse par le seul constat de l'existence de violences attribuables à d'autres que des musulmans. Cette veule manoeuvre relève de la sempiternelle histoire du pâté d'alouette. 50/50 à raison d'une alouette pour un cheval ; c-à-d. un méfait attribué à un "fondamentaliste chrétien" pour des milliers de crimes commis par des musulmans. Ce subterfuge de margoulin ne convainc plus, car les langues se délient enfin, et de moins en moins d'Occidentaux croient à la fumisterie islamique de la "religion comme les autres".
Les propagandistes du politiquement correct avaient entendu dire que celui qui avait avoué le massacre s'était déclaré "conservateur" et "chrétien". Maniant le simplisme outrancier, ils ont interprété : "fondamentaliste chrétien". LE MONDE, peu suspect de vouloir dédouaner le christianisme de quoi que ce soit, a diffusé l'information aussitôt via son prolongement interactif, LE POST : Anderson Behring Breivik était franc-maçon. Certes, certaines loges maçonniques admettent des théistes dans une certaine mesure, mais aucun fondamentaliste chrétien n'adhère à la franc-maçonnerie. Les cohortes de dhimmis se sont-elles mises à hurler au crime maçonnique ? Non, elles continuent, et c'est significatif de l'entreprise de désinformation, à ânonner qu'il s'agirait d'un fondamentaliste chrétien.
De plus, Anderson Behring Breivik se réfère aux templiers. Sans entrer ici dans la controverse relative à la filiation entre l'Ordre du Temple et la franc-maçonnerie, relevons que la thèse l'affirmant est répandue et qu'il est probable qu'il la considère fondée puisque l'on constate des références aux deux.
Anderson Behring Breivik se réfère aux templiers en tant que structure militaire. L'ouvrage qu'il a écrit en atteste ("European Declaration of Independance"). L'Ordre du Temple est l'un des plus prestigieux, et il s'est brillamment illustré peu après la première croisade en pérennisant les acquis de la riposte aux prétentions ottomanes de s'accaparer de Jérusalem.
Au demeurant, qu'Anderson Behring Breivik soit franc-maçon ou chrétien, le crime n'en a pas pour autant été commis au nom de la maçonnerie ou du christianisme ; pas davantage qu'en celui de l'écologie sous prétexte qu'il avait une ferme biologique. Jusqu'à présent, il n'a pas déclaré avoir agi pour soutenir l'un ou l'autre, alors que, distinction capitale, les terroristes musulmans se prévalent systématiquement de l'islam, au contraire. Cependant, pour un relativiste, tout est dans tout et inversement, pourvu qu'il y puise matière à verbiage lénifiant.
Peu avares d'invraisemblances, puisqu'il suffit de les asséner et de censurer ensuite la critique, les sirènes du politiquement correct nous  prétendent que le tueur d'Oslo serait d'extrême-droite. Qu'est-ce à dire ? Anderson Behring Breivik prône la lutte contre l'islam au motif que c'est une idéologie de type nazi, et c'est vrai. Refuser le nazisme, sous quelque forme que ce soit, révèlerait-il une appartenance à l'extrême-droite ? Quel qu'ait pu être le parcours d'Anderson Behring Breivik, lutter contre le nazisme est le devoir de tout démocrate, sans naturellement que cela justifie le massacre d'innocents. Signe de pourrissement des mentalités des crieurs publics à la solde des tenants du politiquement correct : ce devoir démocratique est ainsi disqualifié afin de complaire aux adeptes de cette idéologie totalitaire.
Quand le sage montre la lune, le sot regarde le doigt. Se focaliser sur les attentats de Norvège et s'en indigner n'est pas suffisant. Anderson Behring Breivik fera École, si ce n'est déjà fait, tant que perdurera la cécité imposée par le politiquement correct. Élie Barnavi, historien et diplomate, a eu raison d'avertir : ce que les démocrates ne feront pas, les fascistes le feront. La trahison des prétendues élites ouvre la voie aux fascistes. Les partis dits populistes sont l'alternative démocratique.
Ne nous leurrons pas. Le conflit de civilisations est ouvert depuis des années, et les communautés musulmanes génèrent quantités d'activistes qui sévissent dans les territoires occidentaux. Comme l'a judicieusement relevé Alain  Finkielkraut, entre autres, le coran est un livre de guerre. Pas étonnant, par conséquent, que les activistes musulmans,  puisant à la même source, usent de procédés analogues où qu'ils s'installent (attente de progression du groupe, puis revendications formulées de plus en plus agressivement en fonction de la croissance de leurs populations), et qu'ils tentent avec insistance de modifier le modèle social occidental. Ce sont des communautés qui prétendent imposer leurs règles.
Tout concorde, actes commis et sondages divers, sans oublier les moeurs archaïques : la conviction répandue au sein des communautés musulmanes est la primauté de l'islam sur la loi civile. Qui plus est, la solidarité de l'oumma persiste, y compris en cas d'attentats ou d'autres crimes au détriment des "koufars", c-à-d. les non-musulmans. C'est la négation de tout État non-islamique. Le musulman, à l'instar de l'aryen pour les nazis, étant à placer au-dessus des autres. Et ce qui va aussi en s'intensifiant, c'est la revendication d'intégrer la charia, peu ou prou, graduellement, dans les législations occidentales. L'avachissement intellectuel que constitue le politiquement correct leur ouvre la voie, à l'instar du pacifisme à l'époque de l'ascension du nazisme ou, ultérieurement, face au communisme soviétique.
L'Histoire renvoie les lâches aux oubliettes. Dénigrés et tournés en dérision initialement, Churchill et de Gaulle ont finalement évincé Chamberlain, Daladier et les autres pitoyables nains de leur espèce.. L'Occident a édifié une civilisation démocratique, alignant les victoires contre les totalitarismes, les uns après les autres, et il éradiquera également l'islam. Aucune idéologie politique totalitaire n'est admissible, fut-ce sous couvert de religion, et l'islam est du nombre.
Trop longtemps, l'islam a été perçu comme une croyance exotique, et peu importait alors ses pratiques violentes dans la mesure où elles ne concernaient pas les Occidentaux. Maintenant, l'immigration musulmane les confronte à cette forme de barbarie. Le vernis se fissure. Ce n'est pas une religion au sens occidental du terme. C'est une idéologie à caractère théocratique foncièrement politique et totalitaire. Au demeurant, le modèle actuel de tout musulman est un potentat politique : Mahomet. La prétendue religion s'avère être un système coercitif inclinant à la soumission aveugle à un code archaïque bédouin plutôt qu'un éveil de la conscience libre.
Et en sus, l'Occident voit apparaitre, sur son propre territoire, des moeurs incompatibles avec les valeurs démocratiques actuelles : mariages forcés, mariages consanguins, femmes recluses ou voilées, crimes dits d'honneur, menaces de morts visant les apostats, extension de zones de non-droit et agitation insurrectionnelle, délinquance démesurée, etc. Outre cela, est née la revendication de transformer la société occidentale en la conformant aux prescrits musulmans sous forme d'accommodements dits raisonnables (velléité de généralisation du halal, censure de l'enseignement de la Shoa, ségrégation dans les piscines, etc…).
La coupe est pleine. Quelle voie reste-t-il aux citoyens qui entendent vivre libres, et garantir la liberté des générations futures ?
Globalement, de l'extrême-gauche à la droite traditionnelle incluse, les partis de la nomenklatura sont immigrationnistes et multi-culturalistes. Certes, pour masquer cette similitude confondante, le discours sert de voile occultant. En Belgique, le MR, un parti francophone qui se déclare libéral, miné par un courant interlope auto-baptisé humaniste, se qualifie d'interculturaliste ; une resucée trompeuse du multiculturalisme. Autre exemple, en France, l'UMP joue aussi sur différents tableaux : Christine Lagarde annonçait des adaptations de la législation à la finance islamique, mais d'autres ont fait voter une loi anti-burka, tandis que des voix s'élevaient simultanément contre cela au sein de ce même parti. En Allemagne, phénomène identique : à la CDU, Angela Merkel s'était d'abord offusquée des travaux de Thilo Sarrazin démontrant la persistance de l'inadaptation des communautés musulmanes à la société occidentale, et le coût de cette aberration. Puis, elle a déclaré que le multiculturalisme était un échec. Dans la foulée, d'autres ont tenu ce propos : Cameron au Royaume-Uni, Sarkozy en France et Leterme en Belgique, notamment ; tous se gardant bien d'agir concrètement pour y remédier. Et ce ne sont pas là leurs seules carences à cet égard. Cette caste se joue du citoyen.
Les partis qualifiés de populistes se démarquent clairement de cette caste. Là se situe la voie démocratique du renouveau. Malgré la désinformation tendant à les dénigrer, ou paradoxalement grâce à elle, l'animosité que cette caste exprime vis-à-vis d'eux valant estampillage de leur valeur de renouveau aux yeux de l'opinion publique, le courant dit populiste progresse comme une lame de fond. Dans la plupart des pays occidentaux, les citoyens sont de plus en plus nombreux à s'y rallier.
En quelques années, leurs progressions ont été fulgurantes, et cela continue. Aux États-Unis, la percée du TEA PARTY n'est plus à établir. Aux Pays-Bas, le PARTI DE LA LIBERTÉ (Geert Wilders) est devenu le troisième du pays. Sans son soutien, le gouvernement néerlandais saute. En Suisse, l'UNION DÉMOCRATIQUE DU CENTRE (Freysinger) est le tout premier parti de la confédération. En France, le courant réformateur de son parti qu'incarne Marine Le Pen, la place en perspective d'être au second tour des présidentielles, et de rafler la mise aux législatives. En Italie, la LIGUE DU NORD est devenue un parti de gouvernement. Le PARTI POPULAIRE DANOIS est, à la Chambre, la troisième force et le gouvernement s'appuie sur lui. Etc…
La nomenklatura a immédiatement instrumentalisé les tueries d'Oslo. 
À entendre ses propagandistes, il faudrait mettre un bémol à la critique de l'islam et du multiculturalisme, sous prétexte d'éviter que cela se réitère. À nouveau, le système censure par l'opprobre. Et par la désinformation, car les crieurs publics de la caste se chargent de répandre la rumeur qu'Anderson Behring Breivik serait proche des populistes, ajoutant qu'il avait été affilié au PARTI DU PROGRÈS, oubliant constamment de préciser depuis quand il n'en est plus : cinq ans. C'est en 2006 qu'il en avait été radié. Les crieurs publics lancent à quiconque leur prête l'oreille, qu'il se dit patriote, mais passent aussi sous silence, car cela ruinerait cet amalgame, le fait qu'Anderson Behring Breivik cite lui-même son groupe d'appartenance : NATIONAL AND PAN-EUROPEAN PATRIOTIC RESISTANCE MOVEMENT en remerciant ses "frères et soeurs" de France, d'Allemagne, d'Italie, de Suède, du Royaume-Uni, d'Espagne, de Belgique, des Pays-Bas, de Finlande et des États-Unis.
Quelle confiance les opinions publiques peuvent-elles encore accorder à ceux qui cautionnent ce système si enclin à les duper ?
Le fond du problème, c'est l'écart grandissant entre les prétendues élites et les citoyens. Moins ceux-ci seront entendus, plus il y aura de signes de révoltes sonnant le glas de la fin de ce régime oligarchique. Il est douteux que les oligarques se plient de bonne grâce aux attentes populaires. C'est comme cela que les guerres civiles débutent. Rendons hommage à ceux qui sont tombés, victimes de la tuerie, et à ceux qui tomberont encore…
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© Philippe CHANSAY-WILMOTTE pour Drzz.fr