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mardi 14 janvier 2014

Phare éteint du marxisme criminel et gâteux, Mao a 120 ans


Journaliste, écrivain et essayiste.

Mao, avec Staline et Hitler, est l’un des plus grands meurtriers de masse du XXe siècle.

Né le 26 décembre 1893 dans une cambrousse du Hunan (sud de la Chine), il est mort dans son lit à 83 ans. Et il n’est pas près d’être jugé. Pourtant, « Mao, avec Staline et Hitler, est l’un des plus grands meurtriers de masse du XXe siècle », lit-on (enfin, le 17 juin 2011) dans Libération, quotidien maoïste en France aujourd’hui possédé par Édouard de Rothschild.
Le dictateur préféré – jusqu’à nos jours – d’Alain Badiou (Normale Sup), acclamé par un troupeau d’un million de gardes rouges à Pékin, ne parlait que le patois « xiang ». La plupart des Chinois ne comprenaient pas ses discours. Mais il valait mieux les applaudir frénétiquement. « Vü êtes tusse des kongs. » « Ouais ! Vive Mao ! »
Le Phare éblouissant de la Pensée n’est devenu marxiste qu’en 1920. Il avait 27 ans. Comme tout le PC chinois, il collabore avec le Kuomintang nationaliste jusqu’en 1926. Alors commence la Longue Fuite, pardon, Marche. Les atrocités et les assassinats en masse, révèle L’Histoire (octobre 2007), avaient déjà cours dès les années 1920 et 1930 dans toutes les bases rurales des communistes. Mao n’est pas à la traîne dans le Jiangxi : 700 000 morts, soit 20 % de la population, de 1931 à 1934.
« La Longue Marche » proprement dite : 100 000 paysans rouges traqués par un million de nationalistes, 7 000 survivants. Et j’ai encore chez moi les “Écrits militaires” du boucher ! J’envisage de les mettre au cabinet.
1941-45 : tandis que le Kuomintang fait face à l’invasion japonaise, le PCC engage son « mouvement de rectification », inspiré des purges staliniennes. 80 000 communistes rectifiés. La guerre civile reprend au départ des Japonais, et cette fois les Rouges ont le dessus. 1949 : Tchang Kaï-chek à Formose (Taïwan), Mao au balcon. La République populaire de Chine est née, le massacre redouble.
1957 : « Que cent fleurs s’épanouissent ». Et hop, les intellos naïfs qui l’ouvrent sont écrasés.
Le « Grand Bond en avant » (1958-1962), ce fut dans la tombe pour 30 (ou 43 ?) millions de Chinois. On y vit (par exemple) un « haut-fourneau » par village ! Chauffé avec les meubles de la population ! Et la Chine pop. exportait des céréales sous le nez de millions de mourants et d’anthropophages ! Pensez-vous que Mao s’en faisait ? Il vous répond lui-même, dans son style caractéristique : « Quand il n’y a pas assez de nourriture, des gens meurent de faim [exact]. Il vaut mieux laisser mourir la moitié de la population, afin que l’autre moitié puisse manger suffisamment. »
Après cet épisode, le Grand partouzeur (amateur de très jeunes filles) était un peu déconsidéré chez les cadres du PCC. Sa réaction ? « Feu sur le quartier général ! » C’est la « Grande Révolution culturelle » (1966-1969). « Révo. cul. dans la Chine pop. », l’appellent les mauvais élèves de Badiou. Encore des millions de morts, avec la destruction massive du patrimoine culturel.
Le criminel Mao reste pourtant une icône dans la Chine d’aujourd’hui, où le Parti communiste gère un capitalisme débridé, variante de sa doctrine imprévue par la compagnie Marx & Engels. Le laogai est beaucoup plus peuplé que le goulag, et ce n’est qu’en 2014 que l’on envisage son abolition. À l’autre bout de l’échelle sociale prétendue collectiviste, une petite-fille du dictateur, Kong Dongmei, est classée 242e fortune du pays.
Alors, « Mao, avec Staline et Hitler, […] l’un des plus grands meurtriers de masse du XXe siècle » ? Seulement ? On lui attribue pourtant 65 à 70 % des 100 millions de morts du communisme. Badiou a raison : Mao est le plus grand ! Et BHL fut un temps son prophète.

jeudi 24 mai 2012

Karl Marx est-il déjà mort ou faut-il encore le flinguer ?

goulag 2 500x400 Karl Marx est il déjà mort ou faut il encore le flinguer ?
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Michel Garroté – Je suis tombé sur une analyse du marxisme et du capitalisme publiée par Marcello Veneziani. Analyse dont je reproduis ci-dessous quelques extraits. Je ne partage pas sa vision de la société capitaliste mondiale. Cela dit, je publie son analyse, car elle reste une contribution au travail des idées si cher à notre blog.
Or donc, l’écrivain et journaliste italien Marcello Veneziani, dans ‘Il Giornale’, publiait récemment ceci (extraits adaptés ; lien en bas de page) : « Marx a gagné et vit avec nous. Ce n’est pas une boutade ou un paradoxe, c’est la réalité. Le marxisme, séparé du communisme – et son utopie, scindée de sa prophétie – c’est l’esprit de notre temps. Nous vivons en pleine époque marxiste. Je ne me réfère pas seulement à la crise économique actuelle, ni au phénomène prédit par Marx et aujourd’hui effectivement avéré de la richesse concentrée dans peu de mains, avec une minorité toujours plus riche et restreinte et une majorité toujours plus large et pauvre. Il nous faut refaire les comptes avec Marx, et pas seulement parce que nous avons été formés à une époque – comme l’écrit Dürrenmatt – où « être marxiste était une espèce de devoir » – un devoir que nous avons transgressé. Mais surtout parce que le marxisme imprègne notre aujourd’hui.

Marx écrit dans le Manifeste : « Tous les rapports rigides et stables, avec leur cortège d’idées et de concepts antiques et vénérables se dissolvent, et toutes les idées et les concepts nouveaux vieillissent avant de pouvoir se fixer. Tout ce qui il y avait de corporatif et de stable se volatilise, toute chose sacrée est profanée, et les hommes sont finalement contraints de regarder d’un œil désenchanté leur propre position et leurs relations mutuelles ». C’est la plus précise préfiguration de notre temps. Le marxisme fut le plus puissant anathème lancé contre Dieu et le sacré, la patrie et les racines, la famille et les liens avec la tradition; une théorie devenue une pratique généralisée. Sa mise en œuvre dans les pays pré-modernes comme la Russie et la Chine, le Cambodge et Cuba, fut une déviation ».

Marcello Veneziani : « Contrairement à ce que les gens pensent, le marxisme ne s’est pas réalisé dans les pays qui ont adopté le communisme, où, au contraire, il a échoué et a résisté par l’imposition totalitaire et policière; il s’est en revanche réalisé dans son esprit là où il est né et a été formulé, dans l’Occident du capitalisme avancé; il n’a pas démonté le système capitaliste, mais il a été l’assistant social et culturel dans le passage de l’ancienne société christiano-bourgeoise au néo-capitalisme nihiliste et global. La société de consommation, des désirs et des mondes virtuels a réalisé, dans la liberté, la tâche et la définition que Marx a donnée du communisme : « C’est le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses ». L’utopie communiste a été réalisée au niveau planétaire, mais sur le plan individuel, et non pas collectif, comme le pensait Marx.
Sous le signe de l’individualisme de masse, et non pas du communisme et de son abolition de l’État, de la propriété privée ou des inégalités. Cette lecture individualiste de Marx ne doit pas déconcerter. Dans ‘l’Idéologie allemande’, Marx déclare que la finalité suprême du communisme, « c’est la libération de chaque individu » des limites locales et nationales, familiales et religieuses, économiques et propriétaires. Le jeune Marx honore un seul saint dans le calendrier: Prométhée, l’individu héroïque et libérateur. L’un des premiers à découvrir l’essence individualiste qui se cachait à l’intérieur de l’écorce collectiviste de Marx fut Louis Dumont dans Homo aequalis ».

Marcello Veneziani : « La société capitaliste mondiale a réalisé les principales promesses du marxisme, même si elle les a déformées : dans la mondialisation, elle a réalisé l’internationalisme contre les patries ; dans l’uniformité et l’uniformisation (en italien, les deux mots sont uniformità et omologazzione), elle a réalisé l’égalité et le nivellement universel ; dans la domination globale du marché, elle a reconnu la primauté mondiale de l’économie posée par Marx; dans l’athéisme pratique et dans l’irreligion, elle a réalisé l’athéisme marxien et sa critique de la religion ; dans la primauté des rapports matériels, pratiques et utilitaires sur les valeurs spirituelles, morales et traditionnelles, elle a réalisé le matérialisme marxien ; dans la libération de tout lien organique et naturel, elle a réalisé le prométhéisme marxien dans la sphère individuelle ; dans la société libertine et permissive, elle a réalisé la libération marxienne des liens familiaux et matrimoniaux ; et comme Marx l’a voulu, elle a réalisé le primat de la pratique sur la pensée » (Note de Michel Garroté : la « société capitaliste mondiale » décriée par Marcello Veneziani, n’est pas, selon moi, ce qu’il en dit ; j’ai publié un document qui peut éclairer nos lecteurs sur ce point : Gauche démoniaque et libéralisme judéo-chrétien).
Marcello Veneziani : « Le marxisme qui a échoué comme appareil répressif à l’Est, s’est réalisé comme radicalisme permissif à l’Ouest, se détachant du communisme anti-capitaliste, messianique et prophétique. Et il se réalise actuellement dans l’Extrême-Orient, en Chine et en Corée, sous la forme du MAO-capitalisme, le communisme libéral.
La poussée idéologique du marxisme se condense sous la forme de mentalité; son avant-garde intellectuelle assume le contrôle du pouvoir culturel, comme une secte jacobine qui surveille la conformité au politiquement correct; tandis que dans les relations sociales et économiques, le marxisme se conforme à la société globale et néo-capitaliste de masse ».
Marcello Veneziani : « Dont il a finalement été la Garde Rouge, afin de superviser le retrait de la Tradition. L’esprit du marxisme se réalise en Occident, se faisant idéologiquement radical, et économiquement libéral. Il a perdu les tons violents du marxisme – la sanglante lutte des classes et la dictature du prolétariat – abandonnés aux révolutions du Tiers-Monde et aux franges extrêmes de l’Occident ; mais avec eux, il a perdu aussi le désir de justice sociale et l’enracinement dans le prolétariat et dans la classe ouvrière. La société de masse de l’Occident a accompli la prédiction de Marx: la prolétarisation de la classe moyenne, mais après l’embourgeoisement du prolétariat. La bourgeoisie s’universalise comme mode de vie et modèle, mais son expansion coïncide avec l’abaissement de son statut socio-économique au rang de prolétariat. Ce que Marx n’avait pas compris, c’est que le désenchantement, la sécularisation, l’athéisme n’épargneraient pas même le communisme et sa veine eschatologique et prophétique. Finalement, le communisme de l’Est a été vaincu par le marxisme occidental, avec son matérialisme pratique, son irréligion et sa primauté de l’économie qui ont déraciné plus que dans les sociétés communistes la semence vitale des principes et de l’ordre traditionnels. Ce n’est pas par hasard que les marxistes occidentaux se sont convertis à l’esprit radical et libéral, à l’individualisme, au marché et la libération sexuelle, se défaisant de la libération sociale. La lutte de classe a cédé la place à la lutte de bioclasse, au nom de l’antisexisme et de l’antiracisme. Même la défense égalitaire des masses de pauvres a cédé à la défense prioritaire des « différents ». Le marxisme reste actif sous un faux nom et une fausse identité, presque comme un OGM, comme esprit de dissolution de la réalité et de son sens, du sacré et du fondement, des principes et des structures sur lesquelles s’est fondée la société traditionnelle. La fin du marxisme, longtemps déclarée, est un cas de mort apparente », conclut Marcello Veneziani (ci-dessous, lien vers les versions – italophone et francophone – du texte).
Michel Garroté
Reproduction autorisée avec mention de ce blog

Par Francis (commentaire sur Dreuzinfo)
Je vais me permettre d’analyser sommairement cet article de M.Venziani.
Il écrit:
[Tous les rapports rigides et stables, avec leur cortège d’idées et de concepts antiques et vénérables se dissolvent, et toutes les idées et les concepts nouveaux vieillissent avant de pouvoir se fixer. Tout ce qui il y avait de corporatif et de stable se volatilise, toute chose sacrée est profanée, et les hommes sont finalement contraints de regarder d’un œil désenchanté leur propre position et leurs relations mutuelles ». C’est la plus précise préfiguration de notre temps. Le marxisme fut le plus puissant anathème lancé contre Dieu et le sacré, la patrie et les racines, la famille et les liens avec la tradition; une théorie devenue une pratique généralisée. Sa mise en œuvre dans les pays pré-modernes comme la Russie et la Chine, le Cambodge et Cuba, fut une déviation ».]
Ce monsieur parle de notre temps, et donc si je ne me trompe pas de notre Monde (un temps= un espace).
Alors même que les tensions religieuses sont de plus en plus vive, que les exactions contre les juifs, les chrétiens et d’autres religions se multiplient à travers le Monde, le sacré serait donc battu en brêche, le sujet dépassionné, la religion archaïque?

Que dire aussi des liens sociaux qui loin de « disparaître » dans leur globalité, se resserrent en réalité en plus petites structures?
Enfin ce monsieur a t-il mit pris en compte le mouvement des tea-parties aux Etats-Unis, le renouveau républicain en cours, et ce alors même que depuis 1918, les Etats-Unis ont 10 ans d’avance permanente dans le travail d’idée sur le reste du monde?
Quand aux concepts « nouveaux » de quoi parle t-il? Où sont ses exemples de concept « nouveau » pertinent mais éphémère?
Ce n’est pas comme si les concepts pleuvaient chaque jour depuis le début de l’Histoire de l’humanité.
Rien qu’en histoire politique, un concept pour se mettre en place, puis être reconnu demande souvent plusieurs vies d’homme.
Un exemple; en 1829 la république était donnée morte et enterrée en France. L’auteur aurait-il alors dit que les concepts nouveaux n’accrochaient pas?
[ « Contrairement à ce que les gens pensent, le marxisme ne s’est pas réalisé dans les pays qui ont adopté le communisme, où, au contraire, il a échoué et a résisté par l’imposition totalitaire et policière; il s’est en revanche réalisé dans son esprit là où il est né et a été formulé, dans l’Occident du capitalisme avancé; il n’a pas démonté le système capitaliste, mais il a été l’assistant social et culturel dans le passage de l’ancienne société christiano-bourgeoise au néo-capitalisme nihiliste et global. La société de consommation, des désirs et des mondes virtuels a réalisé, dans la liberté, la tâche et la définition que Marx a donnée du communisme : « C’est le mouvement réel qui abolit l’état actuel des choses ». L’utopie communiste a été réalisée au niveau planétaire, mais sur le plan individuel, et non pas collectif, comme le pensait Marx. Sous le signe de l’individualisme de masse, et non pas du communisme et de son abolition de l’État, de la propriété privée ou des inégalités. Cette lecture individualiste de Marx ne doit pas déconcerter. Dans ‘l’Idéologie allemande’, Marx déclare que la finalité suprême du communisme, « c’est la libération de chaque individu » des limites locales et nationales, familiales et religieuses, économiques et propriétaires. Le jeune Marx honore un seul saint dans le calendrier: Prométhée, l’individu héroïque et libérateur. L’un des premiers à découvrir l’essence individualiste qui se cachait à l’intérieur de l’écorce collectiviste de Marx fut Louis Dumont dans Homo aequalis ».]
Théorie très intéressante qui omet cependant un point fondamental; l’action du Komintern pour « soviétiser » les sociétés occidentales grâce à l’infiltration des idées communistes dans la structure éducative.
Ca a marché en Europe, dans une bien moindre mesure aux USA.
Force est de constater cependant, que les milieux protégés de cette infiltration (comme la mouvance républicaine, les conservateurs) sont loin, très loin d’adhérer à ce que l’auteur nous décrit à nouveau, bien au contraire;
Les liens censés entraver l’individu subsistent et loin de l’emprisonner, lui permettent une vie équilibrée en société, point fondamental à la liberté réelle qui est de faire ses propres choix et de les assumer.

Cela n’est donc pas l’aboutissement d’une longue et inéluctable logique mais bel et bien la conséquence d’actions de subversion à grande échelle.
[« La société capitaliste mondiale a réalisé les principales promesses du marxisme, même si elle les a déformées : dans la mondialisation, elle a réalisé l’internationalisme contre les patries ; dans l’uniformité et l’uniformisation (en italien, les deux mots sont uniformità et omologazzione), elle a réalisé l’égalité et le nivellement universel ; dans la domination globale du marché, elle a reconnu la primauté mondiale de l’économie posée par Marx; dans l’athéisme pratique et dans l’irreligion, elle a réalisé l’athéisme marxien et sa critique de la religion ; dans la primauté des rapports matériels, pratiques et utilitaires sur les valeurs spirituelles, morales et traditionnelles, elle a réalisé le matérialisme marxien ; dans la libération de tout lien organique et naturel, elle a réalisé le prométhéisme marxien dans la sphère individuelle ; dans la société libertine et permissive, elle a réalisé la libération marxienne des liens familiaux et matrimoniaux ; et comme Marx l’a voulu, elle a réalisé le primat de la pratique sur la pensée » (Note de Michel Garroté : la « société capitaliste mondiale » décriée par Marcello Veneziani, n’est pas, selon moi, ce qu’il en dit ; j’ai publié un document qui peut éclairer nos lecteurs sur ce point : Gauche démoniaque et libéralisme judéo-chrétien).]
Là-dessus rien à dire, l’auteur a t-il voyagé pour confondre mondialisation et uniformisation? S’il ne voit pas de différence entre Paris, New-York, Oklahoma City, Tokyo, Abbis-Abeba et Jérusalem, il n’y a plus rien à faire pour lui.Quand à la primauté de l’économie, qu’il explique pourquoi les pays arabes qui pourraient tirer grand profit du potentiel israélien en cas d’amitié avec ce magnifique pays tiennent tant à la détruire.
J’attends sa réponse.

Il ne nous décrit pas un monde marxiste, il nous donne une vision du monde à travers un esprit et des sociétés européennes imprégnées de marxisme. C’est loin d’être la même chose

Commentaire de Jean Marie A.

Pourquoi nous autres les libéraux-conservateurs devrions-nous systématiquement réagir comme des marxistes, c’est à dire voir rouge à l’évocation de certains mots. En l’occurence, dans le cas des seconds, marchés financiers, liberté d’opinion et d’entreprise etc… En un certain sens , ne sommes-nous pas tous marxistes, y compris Jean-Patrick Grumberg? Karl Marx n’a-t-il pas compté parmi les premiers intellectuels à percevoir que la révolution industrielle introduisait, comme on dit aujourd’hui, un majeur changement de paradigme dans l’histoire de l’humanité?
Evidemment, Karl Marx s’est énormément trompé, tirant de prémices fondées des conclusions totalement erronnées. Comme disait Margaret Thatcher à François Mitterand, « Vous voyez comme Corneille les hommes tels qu’ils devraient être, moi, je les vois comme Racine tels qu’ils sont » Abolissez le profit, vous n’aurez pas la justice sociale, mais une inefficacité considérablement accrue, et au bout du compte encore moins de justice sociale.
Il est à la mode aujourd’hui, dans le microcosme intellectuel, de renvoyer dos à dos marxisme et économie de marché. Puisque le marxisme a échoué, le capitalisme doit lui aussi échouer! Grossière erreur: le capitalisme connait des cycles. Après la misère ouvrière initiale, le fordisme avait engendré un spectaculaire progrès de la condition des ouvriers occidentaux, progrès aujourd’hui freiné par l’instauration de la mondialisation des échanges, en attendant la fin de l’histoire, c’est à dire une harmonisation planétaire de la prospérité…
Alors, de grâce, Michel Garroté, n’ajustez pas votre fusil à lunette! Si Karl Marx vit encore parmi nous, il n’est désormais pas plus marxiste que Keynes peut encore être keynésien!
Ce que la démocratie libérale et marchande ne parviendra pas davantage que le marxisme à changer, c’est la nature humaine. Homo homini lupus est… Du moins nos valeurs judéo-chétiennes l’emportent-elles également à ce niveau sur la laîcité sectaire des gens de gauche…

jeudi 3 mai 2012

Mélenchon, la gauche et le communisme – Le crime et la ruine

Lambert Christian

Comme tout le monde, j’ai entendu certains des propos tenus par Jean-Luc Mélenchon qui rappelle des souvenirs que l’on aimerait avoir oubliés.
Cet ancien sénateur socialiste, franc-maçon précise la presse, membre du gouvernement Jospin, est revenu à ses premières amours, le communisme trotskiste. Il s’est présenté dans ses très nombreux discours de candidat comme un admirateur de la Terreur, de Robespierre, de Saint-Just, de la Commune de Paris et de la « Grande Révolution bolchevique » de 1917.
En d’autres termes, Mélenchon est clairement favorable au communisme dans le monde (c’est-à-dire 100 millions de victimes depuis 1917, les camps de la mort et la torture). Pour être complet, ce pied-noir a déclaré qu’il souhaitait davantage encore de Maghrébins en France et plus encore de « mariages mixtes », le mot « mariage » étant une façon de parler.
Que la France en 2012 compte quelques excités de ce genre, ce n’est guère étonnant. Ce qui l’est plus, c’est que presque 4 millions d’électeurs soient en faveur de Mélenchon et du communisme, alors que nul n’ignore que c’est la pire barbarie qu’ait connue l’humanité, aussi bien par son étendue que par ses crimes.

Pour autant, le communisme se porte fort bien. Par exemple en Corée du Nord où l’on peut voir (p. 20 du « Monde » du 19 avril) ce qu’est la torture généralisée, comme en témoigne le martyre subi par le jeune Shim Dong Hyuk : « Ses reins portent les cicatrices de la torture par le feu. La peau de son pubis révèle les stigmates du crochet par lequel un garde le maintenait au-dessus du brasier… » Ayant été dénoncée sous la torture par son fils, la mère de Shim a été pendue. En Chine, qui fait l’objet de l’admiration de bon nombre de Français, les mêmes traitements sont infligés dans de nombreux « camps de travail ». Et, dans la Russie d’aujourd’hui que dirige un lieutenant-colonel du KGB (la Gestapo russe), il n’est pas recommandé d’aller vérifier ce qu’il en est en ce domaine.
Ce que je veux dire, c’est qu’il est stupéfiant que, depuis 70 ans, les champions proclamés de la démocratie et des droits de l’homme qui gouvernent la France, se soient, en fait, montré les complices des crimes contre l’humanité commis par la barbarie communiste.La vérité oblige à rappeler que le général De Gaulle avait comme bras droit en 1944 Maurice Thorez, chef du Parti communiste français, le plus inféodé à Moscou ; que Mitterrand, en 1981, avait 4 ministres staliniens ; que son épouse légitime témoignait de son admiration à Fidel Castro, au point d’inviter « Fidel » chez elle, rue de Bièvres à Paris ; que Jacques Chirac distribuait « L’Humanité » lorsqu’il était étudiant et déclarait récemment qu’il ne reniait rien de sa jeunesse en faisant le lieutenant-colonel du KGB Poutine grand-croix de la Légion d’Honneur…
Alors que va faire Français Hollande avec les 4 millions d’électeurs du communiste Mélenchon ?
Plus près de nous, si j’ose dire, les prisonniers militaires français du camp 113 ont subi les traitements infligés par le communiste français Boudarel, commissaire politique d’un camp où la mortalité était supérieure à celle d’Auschwitz. Les archives qui le prouvent sont à Vincennes. Vous pouvez les consulter. La torture supervisée par Boudarel, c’était notamment la « cage à buffles » où, ficelé à un poteau, le militaire français était plongé dans un trou d’eau où il agonisait dans le froid, rongé par les rats, les fourmis et les araignées, et où il était condamné à crier « Vive Ho Chi Minh ! »
Ce même Ho Chi Minh qu’une personnalité française qui vient de disparaître, et dont les obsèques ont eu lieu aux Invalides en grande pompe, accueillait chez elle avant de se rendre à Saïgon, en 1975, pour saluer les « libérateurs » communistes – comme d’autres, que j’ai vus de mes propres yeux, allaient célébrer à Phnom Penh l’entrée des khmers rouges dans la capitale du Cambodge. Eh bien, cette personnalité française a reçu la plus haute distinction française dans l’ordre de la Légion d’Honneur, comme le camarade Poutine.

Un mot rapide encore sur ces militants communistes qui prenaient d’assaut les trains sanitaires de rapatriés d’Indochine pour frapper les blessés.
Et, ce que vient de déclarer François Hollande : « Il y a une culture communiste en France et je veux, ici même, lui rendre hommage. »


Et après ? Eh bien, après, rien, sinon de bonnes et larges subventions distribuées tous les ans à la CGT et au « Parti ». Car les camarades ont pris leurs précautions. Lorsque le tortionnaire Boudarel a regagné la France, via Moscou et Prague, il a été accueilli en héros par l’Université. En quelques années, il a franchi tous les échelons de la carrière universitaire, au point de bénéficier d’une position très rare, réservée à 10 % seulement de ses collègues. Et, lorsque le secrétaire d’État aux Anciens combattants de Valéry Giscard d’Estaing, Jean-Jacques Beucler, l’a reconnu en 1991, ainsi que quelques autres survivants du camp 113, stupéfaits de voir ce tortionnaire se pavaner en France, on leur a opposé l’article 30 de la loi du 18 juin 1966 : « Sont amnistiés de plein droit tous crimes ou délits commis en liaison avec les événements consécutifs à l’insurrection vietnamienne et antérieurement au 1er octobre 1957. »

De façon générale, les politiciens français et autres personnalités de gauche, complices de crimes contre l’humanité, n’ont aucun souci à se faire. La législation française ne considère comme « crime contre l’humanité » que les crimes commis par les puissances de l’Axe pendant la Seconde Guerre mondiale. Donc continuer à s’interroger sur le goulag et les exécutions de masse pratiquées dans les pays communistes reste un blasphème. Le camarade Mélenchon qui, selon, les critères de François Hollande, est un riche (ce qui est assez piquant, vous en conviendrez), peut encore et encore nous promettre les « charmes » de la dictature du prolétariat.
Tout ceci est malheureusement conforme au fond de la mentalité de beaucoup dans notre pays qui veulent le nivellement par le bas, la spoliation des honnêtes gens et, en réalité, la misère pour tous. Attendez la suite et vous verrez…