dimanche 2 octobre 2011

Abderrazak Dourari : «La politique linguistique a inculqué la haine de soi»


Abderrazak Dourari est professeur en sciences du langage. Il dirige actuellement le Centre national pédagogique et linguistique pour l’enseignement de tamazight au ministère de l’Education nationale. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Les Malaises de la société algérienne, crise de langue, crise d’identité (paru aux éditions Casbah), Cultures populaires, culture nationale (l’Harmattan, Paris 2002) ainsi qu’un essai à paraître prochainement de présentation critique des «théories linguistiques de F. de Saussure à Chomsky».

-Comment expliquer aujourd’hui que beaucoup de jeunes n’arrivent plus à établir une phrase structurée, en arabe comme en français ?
Les Algériens s’expriment bien dans leurs langues maternelles (tamazight et arabe algérien) même si celles-ci évoluent comme partout dans le monde sous l’influence linguistique des autres langues, comme l’arabe scolaire, le français, l’espagnol ou même parfois l’anglais à un degré moindre.La langue arabe scolaire et le français, tout en ayant un statut particulier pour nous, ne sont pas nos langues maternelles et, à ce titre, elles sont acquises, bien ou mal, grâce ou à cause de l’école et de tout le système éducatif du primaire au doctorat. Cependant, la non-maîtrise aujourd’hui avérée des langues (où on a vu des traducteurs supposés maîtriser trois langues n’en maîtriser absolument aucune) révèle un aspect important de la déliquescence du système éducatif algérien sous-encadré et permissif, qui privilégie l’ordre public au savoir.
Contrairement aux années 1970 où le niveau universitaire était très élevé (il y avait même des enseignants américains, anglais, indiens, pakistanais, français… de très haut niveau) grâce à un niveau d’exigence scientifique correct – car la règle était claire : ce n’était pas à l’université de descendre pour prendre en charge ceux qui traînaient, mais c’était bien à ces derniers de s’élever au niveau d’exigence des universités dans tous les domaines du savoir. Les cycles infra-universitaires recevaient par conséquent un encadrement universitaire de qualité et eux donnaient un enseignement de qualité à leurs élèves…
-Le processus d’arabisation enclenché dans les années 1970 a-t-il brouillé les repères ?
La politique linguistique d’arabisation est l’une des plus absurdes et destructrices menées par un gouvernement dans le monde. On la voulait comme une opération magique. Du jour au lendemain, on voulait que tout le monde, y compris les analphabètes, parle l’arabe scolaire ! On se rappelle les débats sur «l’arabisation progressive et progressiste» pour les uns et «l’arabisation totale et immédiate» des autres.
Ce fut cette dernière qui fut menée tambour battant par les passionnés du parti unique et qui est au principe du désastre linguistique et culturel qu’on commence à reconnaître aujourd’hui. Cette politique s’est attaquée aux langues algériennes (arabe algérien et tamazight) avec autant de férocité qu’à la langue française, tant et si bien qu’elle a complexé tous les locuteurs et brisé tous les ressorts sociétaux de maîtrise de la langue française – outil indispensable pour le lien avec la rationalité et le savoir moderne.
Pour couronner le tout, cette politique n’a pas permis une meilleure maîtrise de la langue arabe scolaire, loin s’en faut, car elle a consisté essentiellement à inculquer et diffuser de manière cellulaire le conservatisme religieux et l’irrationalisme dans toutes ses formes y compris celui du style des zaouïas combattues naguère par l’association des oulémas musulmans algériens. Tant que les lycées étaient bilingues, on continuait à enseigner les idées fondatrices du mouvement du siècle des lumières et de la raison universelle, mais la politique d’arabisation précipita la fermeture de tout accès à ces enseignements dont la mentalité algérienne avait besoin et replongea celle-ci dans la tradition archaïque et le fatalisme.
On le sait maintenant, la politique d’arabisation a réussi à rendre l’esprit de nos enfants sensible à l’islamisme – idéologie la plus rétrograde de nos jours – au point de se constituer chair à canon (kamikazes) pour la défendre. Cette politique linguistique a inculqué, y compris à l’élite au pouvoir, fabriquée par le parti unique, la haine de soi qui les pousse jusqu’à se fabriquer des ancêtres en Arabie ou au Yémen. Comme si les gens pouvaient choisir leurs parents et leur lieu de naissance !
-Est-il possible de déterminer la langue que parlent les Algériens ?
Les Algériens parlent leurs langues maternelles – variétés de tamazight et de l’arabe algérien très mal servies par l’Etat en matière de prise en charge institutionnelle et éducative. Dans le domaine institutionnel, le français garde, à côté de l’arabe scolaire, une bonne place dans les domaines élaborés (législation, comptabilité, finances, études universitaires, littérature…) au moins comme source de documentation. Les doctorants en langue arabe scolaire préfèrent se rendre en France pour mieux connaître la langue arabe car le monde arabe a depuis longtemps quitté la bataille de la rationalité et du savoir, et quasiment rien ne se produit plus dans cette langue : ni le pain ni même la grammaire arabe ou les études islamiques qui sont meilleures en allemand, en anglais et en français…
La posture intellectuelle imprimée aux universités et au système éducatif est celle du combat contre l’esprit critique au profit d’une posture apologétique et du culte des ancêtres mythiques («as saslaf as salih», disent-ils).
-La dépréciation du savoir et de la compétence induite par la transformation des universités fabrique de faux diplômes, voués à soutenir les élites au pouvoir, à déprécier aussi la compétence dans la société et dans le marché de l’emploi dominé par l’allégeance, la rente, l’enrichissement le plus rapide et par tous les moyens. Pourquoi alors faire semblant de persister à vouloir que les Algériens fassent des efforts pour apprendre les langues ?
Cela dit, le français reste la langue seconde du domaine formel la moins atteinte et la plus répandue dans le tissu social algérien ; c’est dans cette langue qu’il est possible de bâtir une reconquête de nos capacités expressives linguistiques et scientifiques.
-Les Algériens utilisent un langage parlé flamboyant d’inventivité, usant de néologismes inattendus. Mais leur capacité à tenir une discussion dans une langue soutenue est très limitée. Quelle est votre analyse ?
En matière de création néologique, les Algériens ne sont pas les seuls, en ce sens que tous les locuteurs du monde entier essaient de se mettre à jour eu égard à des idées et produits diffusés dans l’espace sociétal et auxquels ils font face dialectiquement. Il n’y a pas d’autre alternative aux innovations et aux néologismes. Avec les NTIC, qui sont devenues aujourd’hui invasives dans tous les interstices de la société, toutes les langues inventent…
Les échanges interculturels, la diffusion des idées, la relativisation des mœurs et des systèmes d’organisation politique se mondialisent et les perceptions, les représentations sociales et culturelles changent… C’est ce que refusent de comprendre les régimes autocratiques arabes et leurs alliés objectifs, les mouvements politiques régressifs qui, paradoxalement, usent des moyens produits de la raison humaine pointue pour diffuser et inculquer les idées de régression intellectuelle. Les cloisonnements nationaliste, linguistique, ethnique, moral… sautent et de nouvelles valeurs naissent et s’installent progressivement. L’enjeu n’est pas du tout national mais bien inter-national (le trait d’union est intentionnel).
Pour tenir une discussion soutenue, comme vous dites, il ne suffit pas seulement de maîtriser une langue du savoir ; il faut aussi disposer d’un niveau de savoir suffisant. Ce sont là nos deux échecs les plus patents et les plus pathétiques. On est derniers en matière de savoir théologique et on est derniers aussi en matière de savoir scientifique. On ne maîtrise pas la langue arabe scolaire et classique pour se tirer d’affaire en théologie et on ne maîtrise pas non plus les langues étrangères pour se tirer d’affaire dans le domaine du savoir scientifique rationnel. On refuse d’entendre ce qui se passe ailleurs (surdité) et on refuse de parler nous-mêmes (mutité).
-L’écart entre les quartiers populaires et les zones résidentielles semble s’accentuer. Peut-on parler de «fracture linguistique» ?
Encore une fois, les Algériens parlent d’abord algérien. A ce niveau, il n’y a pas de hiatus. L’écart dont vous parlez provient de l’écart dans les moyens dont disposent les différentes classes sociales algériennes. Les classes supérieures, du fait de leurs moyens importants et de la proximité qu’elles ont avec les élites au pouvoir, voyagent dans le monde et voient ce qui s’y passe. Elles n’accordent aucun sérieux aux déclarations grandiloquentes des gens du pouvoir qui sont les premiers à avoir mis leur progéniture dans les écoles étrangères, tout en déclarant aux gens des classes inférieures que le système éducatif algérien est le meilleur de la planète, les poussant à verser dans une défense fanatique de la politique d’arabisation qui a brisé cette belle langue arabe scolaire avant briser les langues étrangères.Les enfants de ces classes supérieures, habitant les quartiers huppés, ont logiquement continué à apprendre et à parler le français même à un âge très précoce.
Toutes ces incohérences nous mènent à penser que seule une politique linguistique, éducative et culturelle fondée sur la raison (et non pas sur la passion) et sur les enseignements de l’histoire, visant l’ensemble du corps social et non pas une infime partie, peut tirer notre société et notre nation vers des horizons sereins. Seule une politique universitaire où le champ du savoir est autonomisé de la phagocytose politicienne peut, à terme, faire reprendre à notre système universitaire son rôle de pépinière du savoir et de cadres compétents.
 
Amel Blidi
Cela renvoie finalement à ce que disait Léopold Senghor sur la colonisation et la langue française :
Citation:
Dans les décombres du colonialisme, nous avons trouvé cet outil merveilleux - la langue française.
La colonisation a été une aventure humaine. Comme toute aventure humaine, elle a charrié de la boue et de l’or. Pourquoi ne faudrait-il prendre que la boue et ne pas retenir les pépites ?
http://www.elwatan.com/entretien/abderrazak-dourari-la-politique-linguistique-a-inculque-la-haine-de-soi-29-09-2011-141508_121.php

L’Iran pourrait mener des représailles en Mer Caspienne


Gérard Araud, ambassadeur de  France à L’ONU, a déclaré lors d’une séance le 28 septembre que l’Iran courrait un risque élevé de voir ses installations nucléaires être l’objet de frappes si ce pays continuait dans la voie de la prolifération nucléaire. Mais…
‘Certains pays n’acceptent pas la perspective de voir Téhéran atteindre le seuil de l’armement nucléaire » il ajoute « Personnellement je suis convaincu que ce serait une opération très compliquée…..avec des conséquences désastreuses pour la région »
L’Ambassadeur confirme ainsi nos sources et nos rapports de ces derniers mois qui démontrent que les sanctions européennes et américaines sont inefficaces, et que les Mollah n’ont aucune intention de ralentir leur programme.
Le diplomate n’a pas été le seul  à tirer la sonnette d’alarme, sur cette future guerre régionale avec l’Iran.
L’armée russe, rejointe par le Kazakhstan, le Tadjikistan et le Kirghizstan, du 9 au 26 septembre a déployé 12.000 soldats lors d’un vaste exercice militaire combiné – Nom de code Centre 2011 – qui simulait une attaque iranienne sur les champs de pétrole de la Caspienne (exploités par des entreprises américaines) en représailles à des frappes américaines contre les sites nucléaires iraniens.

Caspienne - Champs pétrolifères
Ces exercices ont été basés sur des renseignements russes qui prévoient de la part de l’Iran une riposte immédiate, nos sources militaires ont révélé que le scénario d’un déploiement d’une force rapide et collective sur l’Asie Centrale pourrait contrer cette riposte.
Le scénario d’une attaque iranienne se déroulerait en 2 étapes.
1 Une attaque navale sur la côte de la mer Caspienne venant du Sud de l’Iran
2 Une attaque au sol et par air de grande envergure avec l’utilisation des chasseurs bombardiers (70 F-4 et F-5 soit l’essentiel de la force aérienne iranienne)en appui aux divisions blindées terrestres, des bataillons de marine, et des brigades d’infanterie au nord et sur les rives orientales de la Caspienne.

Asie centrale - Oléoducs et gazoducs
Les Russes pensent que l’offensive iranienne isolerait le champ de pétrole Kazakh Mangoustan sur la côte de la Caspienne qu’exploite l’entreprise Exxon mobile.
Moscou attache la plus haute importance à cet exercice face à la crédibilité d’une attaque iranienne. Le Général russe Nikolaï Makarov a personnellement ordonné ces exercices et le 26 septembre Dimitri Medvedev a visité le terrain et les unités en exercice.
Téhéran n’a pas cessé ses provocations et l’Amiral Habibollah Sayyari, commandant la marine iranienne a déclaré que ses navires de guerre seraient déployés  » a proximité des eaux territoriales américaines » dans la mesure ou la République Islamique considère  » la présence des Etats-Unis dans le Golfe persique comme illégitime ».
A rappeler que Téhéran avait rejeté l’offre américaine récence d’établir « un téléphone rouge » entre les deux pays  pour éviter des confrontations indésirables entre les leurs forces armées dans la région du Golfe – ‘Réponse iranienne « Lorsque nous serons dans la région du Golfe du Mexique, nous établirons une relation directe avec les Etats-Unis »
A noter une remarque importante sur un autre pays voyou au sujet du nucléaire :
L’Ambassadeur Peter Hugues de retour d’un mandat de trois ans en Corée du Nord et faisant escale à Séoul a fait remarquer « J’ai eu des discussions avec des hauts fonctionnaires qui n’ont aucun doute que si le Colonel Kadhafi n’avait pas renoncé à ses armes nucléaires, l’OTAN ne serait jamais intervenue en Libye »
Cet, ambassadeur juge qu’il ya peu d’espoir sur les pourparlers entre les Etats-Unis, la Corée du Sud qui ont repris récemment avec Pyongyang concernant le dénucléarisation de la Corée du Nord.
Tous ces événements et déclarations des diplomates français et britanniques ainsi que les exercices à grande échelle des russes et pays d’Asie centrale ajoute au scepticisme généralisé quant à l possibilité de stopper l’Iran vers la bombe nucléaire ou de désarmer la Corée du Nord.
Adapté par Aschkel – Source  debka


Lire la suite: http://www.israel-flash.com/2011/10/asie-centrale-face-au-risque-eleve-de-frappes-sur-ses-installations-nucleaires-liran-pourrait-mener-des-represailles-en-mer-caspienne-le-point-sur-les-menaces/#ixzz1ZbteP0Ld

samedi 1 octobre 2011

Le groupe Trust avait vu clair de suite!


L'homme qui risque de déclencher une nouvelle guerre mondiale -- 100 ans après, la revanche ? --

Par David Warren, éditorialiste à Ottawa Citizen 
Ottawa Citizen - 15/09/2011 
Traduit par Albert Soued, http://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com 

La plus grande menace à la paix mondiale vient aujourd'hui d'un homme du nom de Recip Tayyip Erdogan. Il est 1er ministre de Turquie et chef du parti de la Justice et du Développement ou AKP. Ancien maire d'Istanboul, il avait été arrêté et jeté en prison parce qu'il récitait publiquement des slogans tels que "les mosquées sont nos baraques, leurs dômes sont nos casques, les minarets nos baïonnettes", défiant l'ordre laïc qui prévalait à l'époque et la Constitution d'Ataturk qui considérait ces propos comme une offense incitant le fanatisme religieux et racial. 

Erdogan s'est distingué comme un antisémite, mais aussi comme un anticommuniste, déjà quand il était étudiant. Il vient d'une famille observant les rites de l'Islam et – tout ce qu'il dit doit être pris au sérieux – il revendique que ses ancêtres étaient d'illustres combattants de la cause ottomane et turque. 

Il s'agit d'un cas intéressant à suivre. Son éducation universitaire concerne l'économie. C'est un technocrate efficace et, sous son impulsion, l'économie turque a été sauvée. Il a su maîtriser l'inflation et les déficits publics. Il a pris des mesures sérieuses et appropriées pour purger la bureaucratie turque de sa gangue et comme dit l'adage "avec lui les trains partent à l'heure". Erdogan est aussi un démocrate, -- et il n'y a aucune raison qu'il ne le soit pas – qui jouit d'une grande popularité chez lui. Le parti qu'il a fondé a pris le pouvoir par un raz de marée et il a été réélu à 2 reprises – comme il était interdit de fonction publique, au début de son mandat, il eut un remplaçant – En fait le pouvoir laïc a été submergé par la démographie galopante des Islamistes turcs, notamment à la campagne, les croyants étant prolifiques à côté des laïcs. 
Ce politicien a une vision qu'il parvient à exprimer d'une façon charismatique. Il associe une gestion moderne et efficiente d'une économie de libre marché à une version puritaine des concepts religieux du vieux califat ottoman. – le lecteur sait que je suis allergique à toute vision de politiciens charismatiques, qui agissent sur le public, comme une drogue dangereuse – 

Erdogan a orienté sa vision vers l'étranger. Sa stratégie a été de rechercher une meilleure intégration dans l'Occident, tout en faisant de nouvelles alliances politiques à l'Est, notamment avec l'Iran. Aujourd'hui, il présente la Turquie comme la championne de l'islamisme dominant sunnite, tout en essayant de faire la quadrature du cercle avec l'islamisme shiite perse. Mais cette stratégie risque d'échouer au niveau de la Syrie, alliée de l'Iran, car les Turcs veulent le renversement des Assad et leur remplacement par les Frères Musulmans. 

L'armée turque était la garante du pouvoir laïc, sous la constitution d'Ataturk. Avec une incompréhension étonnante de la situation, l'Occident a soutenu Erdogan dans ses efforts pour établir un contrôle civil sur les généraux, nos amis de l'Otan….En mettant en prison des officiers supérieurs sous le prétexte d'un complot contre la nation, Erdogan a réussi à inciter à la démission tout le haut commandement de l'armée. Les généraux ont massivement démissionné parce qu'ils n'avaient plus d'alliés en Occident. 
Mme Clinton et Cie ont réussi à assécher toute opposition intérieure à Erdogan. Aujourd'hui tout l'appareil militaire équipé par l'Occident est entre les mains d'Erdogan et la constitution laïque est jetée aux orties. Après avoir accaparé en une dizaine d'années successivement tous les pouvoirs de l'état – police et services secrets assemblée, présidence, judiciaire, armée – Erdogan a un pouvoir absolu. 

Cet homme a envoyé lui-même la flottille pour défier le droit d'Israël de bloquer Gaza, droit reconnu explicitement sur le plan international. Il a réussi à transformer cette aventure et ses conséquences en "une cause célèbre" contre Israël. Aujourd'hui, il annonce que la prochaine flottille sera accompagnée de la marine turque, cherchant à coincer Israël -- soit il abandonne le blocus, soit il tire sur des navires turcs – et à créer un casus belli. 

Erdogan est devenu le parrain diplomatique de la cause palestinienne et de la déclaration d'un état palestinien à l'Onu, risquant de provoquer des violences dans toute la région. Chaque Palestinien qui cherche à tuer un Juif et qui meurt, sera salué comme un "martyr", Erdogan demandant "des excuses et des compensations"… 

Erdogan joue avec le feu aussi en Egypte, et à sa rhétorique, il a ajouté du combustible qui a enflammé la foule islamiste qui a incendié l'ambassade d'Israël au Caire. Dans cette capitale, il a exploité les griefs des Egyptiens contre Israël, cherchant à unifier toutes les factions arabes contre un ennemi commun, sous sa bannière. 

L'Occident observe sans bouger cet homme qui se démène pour trouver n'importe quel prétexte pour un conflit au Moyen Orient. Il cherche à entraîner Israël dans un conflit non seulement contre les pays arabes habituels, mais aussi l'Iran, la Turquie, le Hezbollah et le Hamas. 
Pour Israël, la menace existentielle se déroule sous nos yeux. L'Occident n'a plus alors que le choix entre défendre Israël ou autoriser un autre holocauste. En d'autres termes, la gâchette est prête pour une véritable guerre mondiale et le doigt d'Erdogan est prêt à appuyer.

Lettre aux enfants européens (nés en 2011) : devenez des hommes

Mes pauvres enfants, vous êtes nés dans un monde finissant et vous allez participer à son agonie. Vous, les jeunes Occidentaux, votre cauchemar ne fait que commencer.



Vous avez échappé à l’avortement et vous êtes nés dans ce qui reste de la famille en Europe. Elle sera peut-être « monoparentale », c’est-à-dire réduite à une seule personne. Ou bien constituée de deux personnes aux noms différents, voire de même sexe. Vos grands-parents, vous les verrez de temps en temps, pour qu’ils vous fassent des cadeaux ou pour qu’ils vous « gardent » pendant que vos parents travaillent ou s’amusent ; avant qu’ils ne rejoignent l’hospice car ils finiront aussi par gêner. Vos parents divorceront un jour, sans doute, s’ils se sont mariés (un mariage sur deux finit en divorce selon les statistiques). Votre famille se réduira au droit de visite.

Vous n’aurez pas le réconfort d’avoir beaucoup de frères et de sœurs car la démographie occidentale s’effondre : vous n’aurez que des copains, des potes et des adresses Internet. Vous n’aurez que des amis en silicone. Cela vous suffira puisque de toute façon vous allez passer 4 heures par jour devant la télévision. Le reste du temps, vous écouterez de la musique déracinée avec vos copains en « boum », en « boîte » ou sur votre MP3 et vous tapoterez sur votre téléphone-ordinateur-appareil photo-GPS portable.
Vous lirez peu et rarement de vrais livres. L’accès à la culture ne vous sera pas accordé sauf si vos parents sont riches. On vous dressera ainsi à rester des éternels spectateurs du monde : des objets et non des sujets de l’histoire.
L’école publique ne vous apprendra rien de votre passé, de votre histoire, de votre culture, de vos racines ou de votre religion. Elle vous apprendra seulement à respecter les commandements de l’idéologie dominante et qu’il est normal de copuler avec vos petits copains et copines. Elle vous apprendra à vous repentir de votre civilisation, à mépriser vos ancêtres et à suspecter vos parents. A la cantine on vous fera manger halal car il ne faut pas discriminer vos petits camarades musulmans. On vous apprendra à consommer et à céder à ce que vous croirez être vos libres pulsions, alors que vous serez seulement victimes de la suggestion publicitaire omniprésente.
Si vos parents ont un peu d’argent, vous vous inscrirez à l’université puisque tout le monde y va, bien que vous ne sachiez pas bien l’orthographe, à la différence de vos arrière-grands-parents qui n’avaient que leur certificat d’études primaires mais qui savaient lire, écrire et compter et qui connaissaient les chefs-lieux de départements. Avec un peu de patience vous obtiendrez un diplôme, comme tous les autres, et vous devrez alors chercher du travail. Comme tous les autres, car vous entrerez dans un monde où le travail durable est un privilège rare, désormais.
Vous serez en concurrence avec le monde entier : avec les Chinois et les Indiens qui fabriquent chez eux ce que l’on vous somme d’acheter, et avec les Africains qui sont installés en Europe. Des législations compliquées, destinées à empêcher de « discriminer » tout le monde sauf vous, ont en outre été mises en place. Il faudra vous contenter de peu si vous voulez travailler. Il faudra aussi faire preuve de docilité et de mobilité car la délocalisation de l’emploi industriel est désormais la loi. Et puis, compte tenu des prix de l’immobilier – car c’est le seul bien qui n’a pas encore été dévalué par les crises financières à répétition –, il vous faudra beaucoup vous déplacer entre votre domicile et votre travail, et de plus en plus longtemps puisque les centres villes sont de plus en plus chers. Et vous voyagerez dans les transports collectifs bondés car les routes sont saturées ou interdites.
Vous vivrez dans des banlieues et non plus dans des villes, des villages et des campagnes, comme vos ancêtres. Vous logerez entre le centre commercial, le centre culturel et le parking. La nuit, il vous faudra éviter de circuler pour ne pas rencontrer des « jeunes », des criminels récidivistes ou des contrôles de police musclés. Le mieux pour vous sera de rester chez vous à regarder la télévision. Vous y verrez des tas de choses auxquelles vous ne pourrez jamais accéder mais cela vous fera rêver, avant de vous endormir. Et cela vous donnera l’idée de vous endetter un peu plus pour acheter des objets inutiles que vous aurez « vus à la télévision ».
Mais il vous faudra éviter d’être malade, surtout si vous n’avez qu’un emploi à durée déterminée. Parce que les systèmes de sécurité sociale font faillite et qu’on remboursera mal vos dépenses médicales. Et parce qu’un arrêt de longue durée peut signifier un début de chômage, la dégringolade sociale irrémédiable dans un pays où 10% de la population n’a pas d’emploi.
Vous n’apprendrez pas le métier des armes puisque le service militaire a été aboli et qu’il est interdit de posséder des armes. Vous n’apprendrez pas à protéger votre nation, votre foyer, vos proches. Si vous êtes militaire de carrière on vous enverra guerroyer au loin, jouer les mercenaires de l’OTAN.
Vous n’apprendrez pas à être un citoyen qui participe à la vie de la cité. Non, si on vous fait militer ce sera pour des causes lointaines : on vous fera faire de « l’humanitaire » ou sauver les bébés phoques. On vous consultera sur pas grand’ chose d’important ; on vous laissera tranquille ; on vous demandera seulement de voter pour les candidats choisis par la télévision.
On vous apprendra à être un bon petit sujet docile, une gentille « ressource humaine » au service de l’économie, qui fait confiance aux institutions, aux conseils d’administration des entreprises et aux experts financiers pour vous « protéger ».
Il faudra aussi vous habituer à respecter les multiples prohibitions dont on a rempli votre vie, pour votre bien : trier sagement vos déchets ménagers, ne pas rouler trop vite, mettre votre ceinture de sécurité, ne pas fumer, ne pas manger trop sucré ou trop salé, ne pas boire plus d’un verre de vin, ne pas transporter d’objet pointu et coupant dans les avions et surtout ne pas avoir de mauvaises pensées.
Il faudra aussi que vous appreniez à être minoritaire. Minoritaire dans le monde, car les Européens ne représenteront plus que 7,5% de la population mondiale en 2050. Minoritaire à l’échelle de l’Union européenne élargie, car cette union n’est qu’un nain politique. Minoritaire dans votre pays, car vous devrez vous « ouvrir » aux us et coutumes de tous les peuples qui vous feront l’honneur de venir s’installer en France, si vous ne voulez pas qu’on vous accuse de « racisme » et subir les foudres de la justice. Minoritaire, il faudra que vous appreniez à baisser les yeux dans la rue.
Avec un peu de chance vous durerez ainsi au moins 80 ans, dans la solitude ou en la partageant avec un autre individu que vous aurez rencontré. Avec votre petite retraite et les quelques économies qui auront survécu aux différentes crises financières, vous traînerez votre vie inutile et sans but. Peut-être aurez-vous décidé de faire des enfants pour qu’ils profitent à leur tour de ce paradis terrestre ? Mais il faudra vous résigner à ce qu’ils n’aient pas une meilleure situation que la vôtre.
A moins que dans un suprême effort vous ne rejetiez ce système : que vous décidiez d’être des hommes et des Européens, comme vos ancêtres. Alors tout ce qui précède n’aura été qu’un mauvais souvenir ou qu’un affreux cauchemar.

Source : Polemia 

Egypte - L'église Saint Georges détruite par les salafistes

Les "fanatique" (salafistes en particulier) ont recommencés leurs méfaits, et en sont à leur 4° église détruite depuis la révolution ...

Clocher de l'Église copte de
Saint Georges (le Caire),
brûlée en Septembre 2001.
Clocher de l'Église copte de
Saint Georges (le Caire),
brûlée en Septembre 2001.
Le gouvernement ferme de plus en plus les yeux, et les ennemis de la chrétienté en profitent pour empirer ...

Tiré de Blog Copte

L’Eglise Saint-Georges dans le village d’Al Marinab dans la province d’Edfou a été attaquée et brûlée par des fanatiques musulmans originaires des mêmes villages et des villages voisins. Personne ne se trouvait à l’intérieur de l’église pendant l’attaque.

Cette église a été attaquée il ya quelques semaines par la même foule de musulmans qui ont exigé de retirer sa croix. Aujourd’hui, ils ont réussi à brûler l’église comme ils le menaçaient depuis plusieurs jours. Ils ont fait leurs prières du vendredi en face de l’église incendiée. Les fanatiques étaient environ 150. Trois maisons voisines, un magasin ainsi qu’un bâtiment, qui sont tous détenus par les coptes, ont également été brûlés.
Église copte de Saint Georges,
au Caire, attaquée et brulée en 2011 par les salafistes
Église copte de Saint Georges,
au Caire, brûlée en Septembre 2001.

Aucune arrestation n’a été faite. Les fanatiques musulmans ont empêché les camions de pompier de venir sur les lieux. Aucune protection de la justice et de l’état n'a été promise pour les coptes du village. Le proche avenir des coptes est en danger, car au fur et à mesure que le gouvernement ferme les yeux sur ces actes criminels, les ennemis des coptes (salafistes en particulier) redoublent de violence. C’est la quatrième église copte détruite par les musulmans cette année, après la révolution.

Articles connexes: 

Égypte - Immigration en masse des coptes.
Un ouvrage à lire : Les coptes d'Égypte - Discriminations et persécutions 1970-2011

Syrie - Exactions contre les chrétiens par les salafistes

Ça se passe comme ça avec l'islam. Black out dans les médias.


Mère Agnès-Mariam de la Croix, Higoumène du monastère Saint Jacques l’Intercis (Qâra - Syrie), a interrogé le curé de Bab Sbah, à Homs, le 23 septembre :

Bilal El Ken
Bilal El Ken
"Depuis une dizaine de jours les salafistes ont forcé la porte de l’antique église Saint Elian à Homs. Ils pensaient que les ustensiles sacrés étaient en or aussi les ont-ils raflés. L’Evêque grec-orthodoxe, S.E. Mgr. Abou Zakhm a eu le courage d’aller voir l’Emir de Homs, Bilal El Ken. Il lui a dit «Nous sommes des frères et avons toujours vécu ensemble. Pourquoi as-tu pris nos vases sacrés ?, tu dis que tu te passes des forces de l’ordre, il t’appartient donc de nous défendre ». Bilal a rassuré l’Evêque sur les intentions des insurgés mais a nié avoir commandité la rafle. Les rebelles avaient, en passant, vidé la caisse de l'église.

Puis les sbires de Bilal El Ken enlevèrent quatre filles chrétiennes d’un minibus faisant l’aller retour de Homs à Zeidal. L’une d’entre elles, Maya Semaan, fut rendue au bout de quatre jours, de toute évidence violée. L’armée intervint alors pour mettre une limite aux exactions des salafistes. Bilal fut tué le 7 septembre 2011 durant les affrontements et son quartier général fut perquisitionné. On y trouva les vases sacrés volés et ils furent rendus à l’église de Saint Elian. [...]

Ces jours-ci les rues sont plus calmes. On entend cependant toujours des rafales de balles. Maintenant on peut sortir faire les achats nécessaires, mais depuis quinze jours on était terrés à la maison. Homs était devenu un champ de bataille.Les insurgés ont des armes lourdes qu’ils utilisent sans discernement.

Avec les RPG ils peuvent détruire les chars de l’armée. La façade de l’Evêché est criblée de balles et quelques vitres sont cassées. Etant situé sur une ligne de démarcation le bâtiment aurait dû être beaucoup plus endommagé. Il faut remercier l’armée qui avance avec un soin infini. Cependant ceci n’a pas encouragé les locataires de l’Evêché à y rester. Il semble abandonné dans un quartier ravagé, autrefois si paisible. [...]

Nous tous, musulmans modérés (la grande majorité), chrétiens, alaouites, druzes, ismaélites et même kurdes nous craignons l’avènement d’un Etat islamique qui nous impose, comme lois civiles, les lois religieuses de l’Islam."



Source : Infomeconnues