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mardi 29 octobre 2013

RDC: les rebelles du M23 seraient «quasiment» finis militairement

Presque toutes les positions du M23 ont été abandonnées hier », a déclaré au Conseil de sécurité de l’ONU par vidéo-conférence le chef de la mission des Nations unies au Congo (Monusco), Martin Kobler : « Cela marque quasiment la fin militaire du M23 ».
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence lundi après-midi pour examiner la situation en RDC, après la reprise des combats dans l’est du pays, au cours desquels un Casque bleu tanzanien a été tué.

Les forces gouvernementales ont repris le contrôle

« On peut dire aujourd’hui que le M23 est militairement fini. L’attaque conduite par les forces armées de la République démocratique du Congo avec le soutien de la Monusco a été un succès », a déclaré pour sa part l’ambassadeur français à l’ONU, Gérard Araud, à l’issue de cette réunion.
« La plupart de positions tenues par le M23 ont été reprises par les forces armées de la République démocratique du Congo. Tout le monde a conclu que nous devions revenir à la table de négociations à Kampala », a-t-il ajouté.
L’armée congolaise, épaulée par les Casques bleus de l’ONU, a infligé depuis vendredi revers sur revers aux combattants du M23 dans l’est de la RDC, où la zone sous le contrôle de la rébellion se réduit considérablement.

L’Ouganda et le Rwanda accusés de soutenir les rebelles

Les combats entre le M23 et l’armée avaient repris vendredi, après environ deux mois de trêve, et quatre jours après la suspension des pourparlers de paix entre les deux camps, qui se déroulent à Kampala.
L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement l’Ouganda et le Rwanda, qui le démentent, de soutenir les rebelles, dont les combattants, selon des sources militaires étrangères, seraient dorénavant moins d’un millier.
Le Mouvement du 23 Mars (M23) est né d’une mutinerie, en avril 2012, d’anciens rebelles essentiellement tutsi, intégrés dans l’armée en 2009 après un accord de paix. Il a contrôlé jusqu’à 700 km carrés limitrophes du Rwanda et de l’Ouganda.

mercredi 14 août 2013

Reynders entrevoit des actions militaires plus fortes contre la rébellion du M23

"Les responsables de la Monusco sont décidés à montrer la capacité d'action de la brigade d'intervention".
Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, n'a pas exclu mercredi que l'armée congolaise, appuyée par les Casques bleus de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco), mène dans les prochaines semaines des actions contre les groupes armés présents dans l'est, dont, en premier lieu, la rébellion du M23, présumée soutenue par le Rwanda et l'Ouganda voisins. "Les responsables de la Monusco sont décidés à montrer la capacité d'action de la brigade d'intervention" - une unité de 3.000 soldats sud-africains, tanzaniens et malawites au mandat offensif en cours de déploiement au Nord-Kivu -, a-t-il affirmé lors d'une rencontre avec quelques journalistes à Kinshasa.
Le chef de la diplomatie belge a rencontré mardi soir les nouveaux responsables de la Monusco, son chef politique, le diplomate allemand Martin Kobler, et le commandant militaire des Casques bleus, le général brésilien Carlo Alberto dos Santos Cruz.
Selon M. Reynders, les chefs militaires de la Monusco n'ont "aucun doute" sur la réalité du soutien accordé par le Rwanda et l'Ouganda au mouvement du 23 mars (M23), une rébellion qui occupe depuis plus d'un an une partie de la province du Nord-Kivu (est de la RDC). Kigali et Kampala - qui agit comme médiateur dans des pourparlers entre Kinshasa et le M23 - nient farouchement soutenir ce mouvement.
M. Reynders a également indiqué avoir perçu une "fatigue" des autorités congolaises à l'égard du M23 alors que les pourparlers de Kampala en cours depuis décembre s'éternisent. "J'ai l'impression que le maximum a été fait (du côté du gouvernement congolais) et qu'il faudra faire respecter l'intégrité du territoire", a-t-il souligné.