Les pourparlers en Malaisie entre le pouvoir thaïlandais et des séparatistes du sud du pays pourraient prendre des années, a averti vendredi un dirigeant rebelle dans une interview à la presse étrangère, tout en estimant qu’il s’agissait de la seule chance de paix. Les négociations inédites, qui visent à réduire le nombre de victimes civiles d’un conflit qui a fait plus de 5.500 morts en neuf ans, pourraient prendre «deux à trois ans», a estimé Hassan Taib, représentant en chef de la rébellion aux discussions entamées fin mars dans la capitale malaisienne Kuala Lumpur, qui donne rarement des interviews.
Affichage des articles dont le libellé est Malaisie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Malaisie. Afficher tous les articles
vendredi 14 juin 2013
jeudi 21 février 2013
Plus explosive que le Sahel ? La Mer de Chine !
Chez nous, c’est le dynamisme économique qui inquiète. En Asie, ce sont les bruits de bottes qui font frémir.
Demandez aux Tibétains ce qu’ils en pensent. Tout un peuple sacrifié sur l’autel du sacro-saint pragmatisme économique. Les prostituées prenant d’assaut Lhassa pour tromper l’ennui des bidasses chinois. Toute tentative de révolte écrasée dans le sang. Les moines s’immolant dans l’indifférence générale.
Et les Occidentaux ? Ils ont transformé le Dalaï Lama en idole bobo sans chercher à comprendre la profondeur de son combat. Et en quoi la lutte pour la liberté de penser autrement qu’à travers le prisme de la bourse et du yuan tout puissant nous concerne tous.
Aujourd’hui, le Japon n’est pas seul à s’élever contre les prétentions hégémoniques de la Chine. La plupart des nations du sud-est asiatique s’inscrivent dans le même combat. Et ce n’est même plus une question de chapelle idéologique. Les îles Paracels sont au cœur des luttes entre la Chine communiste et le Viet-Nam, tout aussi communiste. Les héritiers de tonton Mao et de l’Oncle Ho s’affrontent pour quelques îles et surtout, pour des eaux territoriales riches en promesses énergétiques et en ressources de pêche. Des nains comme Taiwan, la Malaisie, les Philippines ou Brunei osent défier le dragon géant chinois. Et l’on voit même des anciens ennemis héréditaires comme le Japon, le Vietnam, la Thaïlande ou la Malaisie se serrer les coudes contre l’ennemi commun.
Avis à tous ceux qui seraient tentés de limiter les futures zones de conflits au Sahel ou au Moyen Orient : il se prépare de solides feux d’artifice du côté de la mer de Chine. Et comme souvent là-bas, la cuisine risque d’être très épicée.
Patrick Weber, le 20 février 2013
dimanche 27 janvier 2013
Aujourd’hui dimanche 27 janvier, en Malaisie, des musulmans brûlent des bibles pour cacher qu’Allah n’appartient pas à l’Islam
Le Rév. John Kennady (1), pasteur de l’Eglise anglicane St Mark à Butterworth, chef-lieu du district de Seberang Perai au nord-ouest de la Malaise, a reçu mardi 22 janvier dans sa boite aux lettre un tract invitant « tous les musulmans de Malaisie » à participer à « une grande fête » pour brûler des bibles en malais, aujourd’hui dimanche 27 janvier à 10 heures, devant le Dewan Ahmad Badawi de Butterworth.
Les organisateurs, un certain « Groupe d’action contre les bibles en malais » inconnu jusqu’à présent, expliquent avoir choisi le dimanche en raison de son caractère sacré pour les chrétiens, et concluent par cette incitation « Donnons leur une leçon ! ».
Que les musulmans décident, pour leurs loisirs du 27 janvier 2012, de se réunir pour humilier les chrétiens en brûlant la bible en place publique n’est pas, malgré les apparences, le sujet central de l’affaire.
Les musulmans réclament que le mot Allah soit « réservé à l’islam »
Non le sujet est bien plus profond, puisqu’à la racine de cette décision existe un fait peu débattu : les musulmans réclament que le mot Allah soit « réservé à l’islam » (honnêtement, cela ne me pose aucun problème existentiel
)
Seulement voilà …
Allah n’est pas un mot musulman !
Un arrêt de la Haute Cour a statué en 2009 en faveur des chrétiens qui ont démontré que Allah n’est pas du tout un mot musulman, qu’il ne doit absolument pas leur être réservé, car c’est en réalité un mot pré-islamique, employé par les chrétiens de langue malaise depuis plus de quatre siècles !
Un coup dur pour Allah
Le mot est en effet pré-islamique, tant dans sa forme masculine (Allah) que féminine (Allat), et vient de l’araméen, selon Arthur Jeffery, professeur de langues sémites à la Columbia Université (Islam: Muhammad and His Religion, 1958) (2), et il existait bien dans des religions polythéistes pré-islamiques (A Guide To The Contents Of The Qur’an. Faruq Sherif, 1995) (3).
Datuk Ibrahim Ali, chef du groupe pro-malais Perkasa et parlementaire proche de l’UMNO-BN, la coalition au pouvoir, a donc, il y a une semaine, appelé à brûler toutes les bibles en langue malaise, car elles emploi le mot « Allah » pour se référer à Dieu ! Le leader extrémiste avait affirmé auparavant que ces bibles mettent en danger d’apostasie ceux qui emploient ce terme « réservé à l’islam ».
La polémique sur l’utilisation du mot « Allah » par les chrétiens revient aujourd’hui, mais elle est récurrente depuis 2007, quand le haut conseil national de la fatwa avait ordonné que ce terme soit réservé aux seuls musulmans, et avait obtenu la suspension de l’hebdomadaire catholique Herald, qui l’utilisait dans sa version malaise.
Le ministre président de l’Etat de Penang, Lim Guan Eng, a déclaré qu’il prendrait « toutes les mesures nécessaires pour empêcher cet acte épouvantable (bruler les bibles) qui met en danger l’harmonie nationale ». Lim Guan Eng, secrétaire du Parti d’Action Démocratique (PAD) d’opposition, avait pris clairement parti dans la polémique sur l’utilisation du mot « Allah » en demandant au gouvernement dans son message de Noël, de reconnaître ce droit à tous.
Dont acte.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
Notes
- En Malaisie, près de 60 % de la population est d’origine ethnique malaise et donc considérée de facto comme appartenant à l’islam, la religion officielle du pays. Les chrétiens sont quant à eux estimés à plus de 9 %, toutes obédiences confondues.
- Le PKR (Parti Keadilan Rakyat), chef de file de la coalition d’opposition, prône la justice sociale et la lutte contre la corruption ainsi que les discriminations ethniques et religieuses.
- En Malaisie, près de 60 % de la population est d’origine ethnique malaise et donc considérée de facto comme appartenant à l’islam, la religion officielle du pays. Les chrétiens sont quant à eux estimés à plus de 9 %, toutes obédiences confondues.
- Le PKR (Parti Keadilan Rakyat), chef de file de la coalition d’opposition, prône la justice sociale et la lutte contre la corruption ainsi que les discriminations ethniques et religieuses.
(1) http://eglasie.mepasie.org/asie-du-sud-est/malaisie/des-extremistes-musulmans-prevoient-un-autodafe-de-bibles-dimanche-prochain
(2) http://www.bible.ca/islam/library/islam-quotes-jeffery.htm
(3) http://www.bible.ca/islam/library/islam-quotes-sherif.htm
(2) http://www.bible.ca/islam/library/islam-quotes-jeffery.htm
(3) http://www.bible.ca/islam/library/islam-quotes-sherif.htm
« Qui détruit un bon livre, tue la raison elle-même. »
Socrate
Socrate
Inscription à :
Articles (Atom)