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lundi 27 avril 2015

L’Etat islamique aux portes des Etats-Unis

Rapport exclusif : l’Etat islamique aux portes des Etats-Unis

Il y a dix semaines l’administration Obama a défendu sa politique étrangère en affirmant que ISIS l’Etat islamique n’était pas une menace existentielle pour les Etats-Unis…
(Existentiel est un terme philosophique qui signifie essentiellement que ISIS n’est pas une menace mortelle pour sa survie.) En revanche pour les pays comme l’ Irak, la Syrie et la Libye répondent aux critères de menace existentielle en fonction de la proximité d’ISIS dans leurs pays par les décapitations, les meurtres de masse et le génocide des chrétiens.
NDLR – Obama lui lorsqu’Israël agit ou tente d’agir contre les menaces existentielles qui l’entourent et le menacent, Hamas, Hezbollah autres groupes terroristes, Iran et son nucléaire, immédiatement Obama réagit en mettant des bâtons dans les roues de l’état Hébreu
La semaine dernière, Judicial Watch a rapporté que ISIS a un camp d’entrainement à quelques miles de El Paso, au Texas.
L’emplacement exact où le groupe terroriste a établi sa base est à huit miles (environ 13 kms) de la frontière des États-Unis dans une zone connue sous le nom « Anapra » situé juste à l’ouest de Ciudad Juárez dans l’État mexicain de Chihuahua. Une autre cellule ISIS est à l’ouest de Ciudad Juárez, à Puerto Palomas, et cible les villes du Nouveau-Mexique de Colomb et de Deming pour un accès facile aux États-Unis … .. des sources de police et de renseignements signalent la zone autour Anapra qui est dominée par Vicente Carrillo Fuentes un gros trafiquant («cartel de Juarez »), ainsi que La Línea (le bras d’application de l’entente) et le Barrio Azteca (un gang formé à l’origine dans les prisons d’El Paso). Le contrôle des Cartel de la zone d’Anapra est difficile car c’est un environnement extrêmement dangereux et hostile pour l’armée mexicaine et les opérations de la police fédérale … ..Selon ces mêmes sources, les «coyotes» comme ils s’appellent sont engagés dans la contrebande humaine – et travaillant pour le cartel de Juárez et ils aident à déplacer terroristes de l’Etat Islamique à travers le désert et à travers la frontière entre Santa Teresa et Sunland Park, au Nouveau-Mexique.
A l’est de El Paso et Ciudad Juárez, un cartel soutenu par les «coyotes» est également actif pour faire passer les terroristes d’ISIS par la frontière poreuse entre Acala et Fort Hancock, au Texas. Ces zones spécifiques ont été ciblées par ISIS en raison de la faible efficacité de leurs forces de police…… Des sources de renseignement mexicaines rapportent que ISIS entend exploiter les chemins de fer et les installations aéroportuaires dans les environs de Santa Teresa, au Nouveau-Mexique (un port d’entrée vers les États-Unis). Les sources disent aussi que ISIS a des « observateurs » situés dans les montagnes de l’Est Potrillo au Nouveau-Mexique (en grande partie gérés par le Bureau of Land Management) pour aider aux opérations de passage des frontières des terroristes.
ISIS mène également des reconnaissances dans les universités régionales – dans le White Sands Missile Range (Base militaire US qui fait des évaluations, test et recherches sur les missiles – Ainsi que sur les  installations gouvernementales à Alamogordo, au Nouveau-Mexique  et sur les installations électriques près d’Anapra et Chaparral, NMexique.
La menace existentielle apparemment se rapproche. Bien que les agences fédérales n’ont pas vérifié le rapport Judicial Watch, stratégiquement il est utile pour la patrouille des frontières et autres agents chargés de l’application de la loi de penser de l’Etat islamique comme le « al-Baghdadi Cartel ». Il y a des similitudes et des différences entre les cartels de drogue mexicains et ISIS qui cependant sont capables de travailler ensemble.
Les Cartels utilisent le slogan «plata o plomo » signifiant « payer ou être tués. » ISIS utilise lui « se convertir ou mourir », « payer des impôts ou être tué ». L’État islamique représente le pire des deux, une organisation criminelle transnationale qui tue au nom de l’Islam. Et ils ont mis en place un camp sur la frontière mexicaine avec les États-Unis.
Les Cartels mexicains et ISIS tous deux pratiquent le trafic de drogue, le trafic des humain, utilisent la violence pour maintenir et développer leurs territoires, tuent des civils et des journalistes et menacent les gouvernements. Tous les deux ont des structures patriarcales, de commandement hiérarchique avec des commandants, des soldats, des responsables pour l’application de leur charte et du personnel de soutien.
Les deux violent et asservissent les femmes et les enfants.
Ils sont une culture de « l’honneur » où le manque de respect doit être vengé.
Les Cartels et ISIS utilisent les enlèvements comme moyens d’extorsion.
ISIS a recueilli par exemple récemment de fortes rançons pour les femmes Yazidi et d’autres qu’ils avaient enlevées et réduites en esclavage. Ils ont également tenté de demander des rançons aux américains, aux japonais et d’autres otages avant qu’ils ne les décapitent.
Les Cartels prélèvent une taxe de guerre pour ceux qui vivent sur leur territoire et si quelqu’un ne peut pas ou ne veut pas payer la taxe, un membre de la famille est kidnappé.
Il y a également eu des rapports que les cartels ont enlevés des citoyens américains ainsi que l’enlèvement d’un agent de patrouille frontalière des États-Unis.
ISIS et les cartels mexicains utilisent des tactiques similaires particulièrement les décapitations.
Comme Isis, les cartels décapitent et envoient les bandes vidéo montrant de multiples victimes pour instiller la peur et envoyer un message à leurs ennemis.
Cependant, les décapitations des cartel sont différentes de celles d’ ISIS.
Les Cartel pratiquent souvent la torture, et écorchent la peau de la tête entière et pratiquent la castration du vivant de la victime.
Ils dépècent et exposent publiquement les corps dans des positions humiliantes avec leur pantalon tiré vers le bas, avec le pénis dans la bouche ou la main. Ils humilient le corps pendant et après la mort pour que la personne soit privée de mourir dans la dignité.
ISIS et d’autres djihadistes ne castrent pas ou n’affichent sexuellement les cadavres généralement.
En fait, ils semblent éviter consciemment les organes génitaux de leurs ennemis sauf bien sûr quand ils sont en train de violer les hommes, les femmes ou les enfants.
La castration et la mutilation du corps « nuiraient » à ISIS et à leur message car ce serait contraire au rite islamique et théologiquement sanctionné.
Les Cartels mexicains et ISIS exécutent leurs selon des accusations que la victime était un espion ou un traître afin d’avertir et faire peur aux populations locales. Les deux exposent les têtes des décapités et les corps dans les zones publiques, suspendus à ponts ou à l’entrée des villes. Pour signifier qu’ils contrôlent le territoire.
Les deux cartels et ISIS utilisent Internet pour recueillir des renseignements, diffuser de la propagande, recruter de nouveaux membres et glorifier leurs organisations.
Ils contrôlent l’information en assassinant des journalistes et publiant leurs propres brochures et magazines. Les deux ont des stratégies de recrutement complexes et utilisent Twitter, Facebook et autres médias sociaux pour recruter.
Les Cartels de la drogue mexicains ont recruté des milliers de jeunes dans les écoles primaires et secondaires au Texas pour former des gangs sous leur contrôle pour aider au trafic de drogue.
ISIS utilise twitter, Instagram, facebook et sites djihadistes pour recruter avec succès des milliers d’adeptes occidentaux et inspirer des jeunes qui deviendront des extrémistes violents.
Les cartels sont présents dans la musique, le cinéma, les vêtements et la littérature et ils perpétuent la « Narco cultura », une sous-culture qui glorifie la culture criminelle.
ISIS lui possède une autre propagande et appelle des jeunes qui idéalisent le Califat et veulent faire partie d’une aventure anti-occidentale.
La différence la plus significative entre l’idéologie des cartels et ISIS, c’est que l’État islamique a une vision apocalyptique de la fin des temps.
Les Cartels eux veulent surtout le pouvoir et l’argent, ISIS veut apporter l’apocalypse et gagner leur place dans l’histoire. ISIS utilise des tactiques d’entente pour réaliser une prophétie des temps de la fin qui laisse présager que la bataille finale entre les armées de l’Islam et ses ennemis se produira dans la ville syrienne de Dabiq. Cette bataille finale précédera la fin des temps et le triomphe de l’islam sera véritable.
ISIS doit provoquer l’Amérique dans une guerre terrestre en Syrie pour s’ acquitter de la prophétie. Quelle meilleure façon d’y parvenir que d’avoir des agents d’ISIS qui entrent aux États-Unis par la frontière sud et qui commettront une attaque de grande envergure sur le territoire national.
Ou peut-être diffuser une vidéo de la décapitation de citoyens américains, de patrouilles frontalières ou d’agents de la DEA (Agence fédérale de contrôle des stupéfiants
) étant rituellement décapités au Texas ou au Nouveau-Mexique. Même le président Obama serait obligé d’envoyer des troupes en Syrie si des Américains étaient décapités sur leur propre sol.
ISIS a utilisé cette stratégie similaire pour provoquer la Jordanie dans une guerre en brûlant le pilote jordanien vivant Muath al-Kasabeh.
Les deux cartels et ISIS sont des menaces graves, mais il devrait y avoir aucun doute que l’État islamique et ses filiales constituent une menace beaucoup plus dangereuse, imminente et existentielle pour le territoire national des USA.
Les Cartels mexicains et d’autres organisations criminelles transnationales sont principalement constitués de vrais criminels et les djihadistes d’ISIS sont principalement constitués de « vrais croyants ».
Les seigneurs de la drogue même avec leurs atrocités, les violations des droits humains, le trafic stupéfiants et d’êtres humains sont essentiellement des hommes d’affaires, des sociétés structurées et violentes obéissant à un chef. Le leader Etat islamique Abu al Baghdadi s’est lui déclaré le calife, successeur religieux du prophète Muhammad et chef de toute la communauté musulmane. Les Cartels mexicains sont de véritables criminels et n’ont comme intérêt « que » l’argent et le pouvoir.
Les djihadistes de l’ISIS sont de « vrais croyants » qui se battent dans une guerre cosmique au nom de l’Islam.
Bien qu’ils utilisent des tactiques terroristes semblables, les techniques de lutte contre le terrorisme typique ne seront pas efficaces. On l’a vu pour la lutte contre les cartel
Pour ISIS et sa croyance dans la prophétie des temps de la fin peut aussi être son talon d’Achille.
Une stratégie qui élimine la rectitude politique (politiquement correct) de la tactique de lutte contre le terrorisme combinée avec des méthodes qui vont à l’encontre des groupes religieux apocalyptiques millénaristes serait efficace.
La sécurisation de la frontière est une méthode immédiate évidente pour protéger les Américains à la fois de la menace d’ISIS et les cartels mexicains.
 Une fois de plus Obama a menti et sa politique anti-US et anti Israel met en danger l’Occident. Le Sénat qui a une plus grande majorité Républicaine que le Congres ne devrait plus attendre pour accuser Obama 

mercredi 4 décembre 2013

Alerte terroriste : un camion de matériaux radioactifs qui permettent de fabriquer une « bombe sale » a été volé

Un camion en provenance d’un hôpital de Tijuana au Mexique et transportant du cobalt-60 a été intercepté et volé à Tepojaco près de la ville de Mexico, selon une dépêche de l’AIEA, l’agence Internationale à l’Energie Atomique. Selon l’agence de l’ONU, le camion transportait des matériaux radioactifs potentiellement « extrêmement dangereux ».
Le Hezbollah, organisation terroriste de l’Iran au Liban, a noué de solides alliances avec le cartel le plus sophistiqué et le plus meurtrier du Mexique, Los Zetas, et des éléments du Hezbollah et des forces iraniennes Quds se sont associés à lui. Il utilise « les mêmes réseau de contrebande pour faire passer de l’armement, de la drogue et des documents que les cartels de la drogue,” explique Matthew Levitt, expert en terrorisme et ancien analyste en contre-terrorisme au FBI, et conseiller du Département d’Etat américain en contre-terrorisme.
En 2010, un homme du nom de Jamal Yousef a été arrêté à New York et a avoué que des armes volées en Irak pour le Hezbollah sont stockées au Mexique, et comprennent une centaine de M-16, une centaine de AR-15, 2500 grenades à main, de l’explosif C4, et des armes anti-tank. La même année, un terroriste du Hezbollah capturé à Tijuana et un officiel de l’armée mexicaine ont confirmé que le Hezbollah forme les membres de son groupe ainsi que les cartels de la drogue au maniement d’explosifs.
« Au moment où le camion a été volé, la source radioactive était parfaitement stockées. Cependant, elle peut devenir extrêmement dangereuse si les containeurs qui la protègent sont retirés, ou endommagés. » dit le communiqué de l’AIEA qui est informé de cette disparition survenue le 2 décembre dernier.
“Les autorités mexicaines conduisent en ce moment même des recherches et ont alerté le public », précise encore le communiqué, qui ajoute que « le matériaux ne peut pas être utilisé tel quel pour confectionner une bombe nucléaire traditionnelle, mais il peut être utilisé dans ce qu’on appelle une « bombe sale », un engin explosif destiné à répandre le matériaux radioactif au dessus d’une région. »
Le Hezbollah a créé l’organisation mexicaine Ayman Joumaa, un cartel international de trafic de drogue, condamné en 2011 pour blanchiment d’argent au travers de la banque Libanaise du Canada, et dont les liens avec le Hezbollah et le cartel Los Zetas a été mis en évidence.
Selon les services de sécurité israéliens, Joumaa est en contact avec les forces d’élite du Hezbollah et les responsables du trafic de la drogue au sein de l’organisation terroriste libanaise.
En octobre 2012, le Congrès américain, confirmant que la présence du Hezbollah au Mexique est directement liée avec les ambitions terroristes de l’Iran contre les Etats Unis, a réclamé que le FBI surveille les opérations du Hezbollah au Mexique.
Les experts internationaux ont depuis longtemps mis en garde contre les dangers de laisser circuler sans sérieuses mesures de sécurité de grandes quantités de matériaux radioactifs qui pourraient tomber entre les mains des terroristes. Ce jour semble être arrivé.
Un monde où les différentes organisations terroristes de l’Iran mettent la main sur des matériaux radioactifs ne sera pas très différent d’un Iran nucléaire. Le danger sera bien moins localisé, mais puisque Barack Obama et les européens ont décidé de faire confiance à l’Iran, pourquoi s’inquiéter.
© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

lundi 30 avril 2012

Camerone : Vive la Légion!!!

- HISTOIRE -
La guerre du Mexique

Deux ans plus tôt, en 1861, la France, l'Angleterre et l'Espagne sont intervenues avec avec quelques troupes pour obliger le président mexicain Juarez à honorer les dettes de son pays.
En 1862, tandis que les Anglais et les Espagnols se retirent, l'empereur français Napoléon III forme le projet de renverser le président mexicain et de transformer le Mexique en un empire latin et catholique. Mais les Français se heurtent à la résistance farouche et inattendue des Mexicains qui prennent le parti de Juarez.
Une première armée de 7.000 hommes est repoussée devant Puebla, une ville fortifiée sur la route de Mexico. Il faut envoyer en catastrophe 28.000 hommes en renfort, sous le commandement du général Forey, pour enfin avoir raison de la résistance de la ville.

Sacrifice

C'est pendant le siège de Puebla que se produit le drame de Camerone.
Une compagnie de Légionnaires chargée de protéger les lignes de ravitaillement de l'Armée Française voit surgir des cavaliers juaristes.
Après avoir repoussé une première charge, le capitaine Jean Danjou (35 ans) décide de placer ses hommes dans le village abandonné de Camerone (Camaron pour les Mexicains).
Suite à une première démonstration de force, les Mexicains du colonel Milan offrent la reddition à la Légion Étrangère.
Le capitaine refuse et jure de ne jamais se rendre. Ses hommes font de même. Danjou est bientôt tué en inspectant les positions. Le colonel Milan lance enfin un assaut auquel la Légion résiste héroïquement.
Les huit survivants se retranchent dans un hangar où ils tiennent encore plus d'une heure avant d'être faits prisonniers. Ils acceptent de se rendre à condition de conserver leurs armes et que leurs blessés soient soignés, ce qu'acceptent les Mexicains.
300 Mexicains auront été au total mis hors de combat par les 63 Légionnaires mais l'héroïsme de ces derniers n'empêchera pas l'échec final de Napoléon III.
Succès de la résistance mexicaine

Après la prise de Puebla et l'entrée des Français à Mexico, un simulacre d'assemblée nationale octroie la couronne de l'Empire du Mexique à Ferdinand-Maximilien. Mais en avril 1866, Napoléon III doit rapatrier le corps expéditionnaire en catastrophe. Ferdinand-Maximilien est pris et fusillé par les juaristes le 19 juin 1867.
De ce fiasco reste le souvenir de Camerone. Depuis 1906, l'anniversaire de ce fait d'armes est commémoré avec faste par la Légion Étrangère. Les Légionnaires réunis à Aubagne rendent à cette occasion les honneurs à... la main en bois du capitaine Danjou.

lundi 30 janvier 2012

Le jeu tactique de l'iran en Amérique Latine

Au début janvier, l’Iran a captivé l’attention du monde en menaçant de fermer le détroit d’Hormuz et a brandi ses missiles de croisière sol-mer lors de ce qui devait être un exercice naval de dix jours. Cette même semaine, le Président iranien Mahmoud Ahmadinedjad a annoncé un voyage dans cinq nations à travers l’Amérique Latine pour faire progresser l’influence de son pays et ses capacités opérationnelles sur le seuil des Etats-Unis. Ce serait difficile, de la part de la République Islamique, de prétendre que ces évènements simultanés n'étaient qu’une pure coïncidence. Téhéran ne fait pas mystère de sa détermination à transposer ses techniques de guerre asymétrique vers l’hémisphère occidental. Le Ministre de la Défense iranienne, Ahmad Vahidi se trouvait en Bolivie, en mai 2011, lorsqu’il a promis « une réplique ferme et écrasante » à toute offensive américaine contre l’Iran. De telles provocations font partie de ce que l’on doit interpréter comme une poussée de l’Iran, depuis cinq ans aux Amériques.
L’Administration Obama et les diplomates carriéristes américains ont fait preuve de lenteur à reconnaître la menace que pose cette avancée rampante. Ce n’est seulement qu’après que plusieurs candidats Républicains à la Présidentielle ont mis ce problème en lumière, lors d’un débat, le 22 novembre, en partie parrainé par l’American Enterprise Institute, à Washington D.C, que le Président Obama a réellement cru utile de déclarer : « Nous prenons les activités iraniennes, y compris au Venezuela, très au sérieux, et nous continuerons de les observer de très près ». Malheureusement, ne faire seulement qu’observer la percée iranienne en Amérique Latine reste très insuffisant. Les Etats-Unis doivent trouver leur voie pour adopter de nouvelles politiques proactives qui feront échouer les plans de Téhéran visant à menacer la sécurité et les intérêts des Etats-Unis si près de chez eux.
 
Au cours des cinq dernières années, l’Iran a commencé à tirer pleinement avantage de l’hospitalité sans précédent de l’homme fort aux Amériques, Hugo Chavez. La Pétro-diplomatie de Chavez a permis à Ahmadinedjad de cultiver des partenariats avec les régimes anti-américains de Cuba, d’Equateur, et aussi bien, de Bolivie. Aujourd’hui, un réseau de l’ombre fait d’entreprises commerciales et industrielles implantées dans divers pays autorise la présence physique de l’Iran à proximité des frontières de son plus grand ennemi. Il est, de plus en plus, évident que l’Iran a l’intention de faire usage de sanctuaires sûrs dans ces pays pour déployer un armement conventionnel et non-conventionnel qui pose une menace directe contre le territoire des Etats-Unis, ses voies maritimes stratégiques et ses alliés américains.
Renforçant ses capacités en vue de l’épreuve de force générée par son programme nucléaire illégal et enhardi par la distraction de Washington concernant ses activités en Amérique Latine, l’Iran cherche, logiquement, à obtenir un avantage stratégique, en mettant sur pied une menace militaire à proximité des côtes américaines. Et, en tant que promoteur notoire du terrorisme international, il travaille cet angle d’attaque. L’Iran exploite ses liens intimes avec les agents opérationnels du Venezuela, autant qu’avec les connexions de ses propres agents de la Force Qods, auprès d’un réseau ancien de plusieurs décennies dans la région, pour faire du prosélytisme, recruter et entraîner la jeunesse radicalisée du Venezuela, du Brésil, de Colombie, du Mexique et au-delà.
Arrestation de membres du gang de narcoterroristes Los Zetas, au Mexique.
Nous savons désormais que nous sous-estimons l’audace de Téhéran à nos risques et périls. En octobre dernier, des responsables américains ont découvert le plan scandaleux des agents opérationnels des Forces Qods d’utiliser les narco-gansters mexicains pour mener un attentat à la bombe en plein cœur de la capitale des Etats-Unis. Le complot n’a été mis en lumière que grâce à des agents de l’Administration de la Répression du trafic de Drogues (DEA), qui ont fait preuve de bon sens et de présence d’esprit, pour fixer des bornes aux conceptions criminelles de Téhéran. Les comploteurs espéraient assassiner l’Ambassadeur saoudien aux Etats-Unis, dans un attentat à la bombe qui aurait entraîné dans la mort un grand nombre d’innocents. Même de la part d’un pays qui a fait du terrorisme et de la violation des normes internationales des aspects vitaux de son savoir-faire politique, il s’agissait d’une escalade éhontée dans les tactiques d’agression, sinon d'un acte de guerre planifié. Ce qui prenait son origine dans une opération lancée avec l’assistance latino-américaine aurait dû alerter les autorités qu’il existe une menace croissante dans notre propre hémisphère.
Quoi qu’il en soit, les décideurs politiques dans l’Administration Obama se sont montrés remarquablement complaisants. Et le danger que représente l’implication latino-américaine est multidimensionnelle, allant très au-delà de l’assistance de fantassins mexicains. Alors même que l’Agence Internationale à l’Energie Atomique (AIEA) affirmait, dans un rapport récent, que le soutien international est crucial pour la capacité de l’Iran à développer des armes nucléaires, les agences de la diplomatie, des renseignements et de la sécurité américaines restent dans l’incertitude concernant le fait de savoir si l’Iran extraie du minerai depuis les vastes bassins d’uranium du Venezuela, ou de l’Equateur, ou encore, si l’Argentine a repris son partage de technologie nucléaire avec Téhéran.
Il est évident que certains décideurs politiques américains, ainsi que de prétendus experts de l’Iran et du terrorisme international traînent les pieds dans l’ajustement de leur mode de pensée, aux formes que prennent les complots de Téhéran aux Amériques. De telles hautes personnalités, par exemple, citent fréquemment un rapport de 2010, préparé par le Service de Recherche du Congrès (CRS) quand ils cherchent à démentir les affirmations des capacités et des intentions de l’Iran en Amérique Latine. Par exemple, lorsque Mitt Romney a fait référence, au cours du débat présidentiel des Républicains, au réseau du Hezbollah en Amérique Latine, politifact.com/ a sorti l’argument du rapport du CRS qui ne mentionnait que le problème du financement du terrorisme, dans cette partie du monde. De façon tout-à-fait remarquable, la seule mention de l’implication du Venezuela dans ce manuel de 56 pages correspond à une note de bas de page faisant référence au niveau élevé de complicité militaire du Venezuela avec les narco-terroristes colombiens. De plus, les décideurs politiques demeurent aveugles à cette menace croissante, parce que le Département d’Etat refuse d’exiger de la Communauté du renseignement qu'elle examine minutieusement les activités de l’Iran et du Hezbollah dans l’hémisphère occidental.
Une exception notable à une telle négligence se manifeste par le travail de l’Administration de la Répression du trafic de Drogues (DEA) et du Bureau du Contrôle des Avoirs Etrangers du Département du Trésor, qui ont sanctionné de nombreux responsables vénézuéliens et des entités de même acabit pour leur complicité avec et leur soutien à l’Iran et au terrorisme international. Encore une fois, selon des sources de ces agences, les officiers du Département d’Etat font systématiquement obstacle à l’application de sanctions contre des responsables d’entités vénézuéliennes, même si ces personnes jouent un rôle de plus en plus large dans l’extension des capacités opérationnelles de l’Iran à proximité du territoire es Etats-Unis.
Dans le but de faciliter sa percée dans l’hémisphère occidentale, l’Iran augmente le nombre de ses ambassades dans la région, de 6 en 2005 à 10 en 2010. Le véritable catalyseur du changement, cependant, c’est l’alliance qui se développe entre Ahmadinedjad et Chavez.
l'hôtel Hilton de Margarita
... et les séances de remise en forme dans l'Île
Hugo Chavez a fait ses preuves en matière d’anti-Américanisme et son soutien aux groupes terroristes, tels que les Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (FARC) est bien établi. De plus, au cours de ces dernières années, l’île de Margarita, appartenant au Venezuela, est devenue le principal sanctuaire et le Centre opérationnel du Hezbollah aux Amériques. En tant qu’extension terroriste du Régime de Téhéran, le Hezbollah existe essentiellement pour réaliser le sale travail de l’Iran à l’étranger.
Des recherches à partir de sources ouvertes au public, des bases de données d’experts et des sources sensibles au sein de divers gouvernements, ont identifié au moins, deux réseaux terroristes parallèles et collaborateurs qui sont en train de grandir à un taux alarmant en Amérique Latine. L’un est mis en oeuvre par des collaborateurs vénézuéliens, et l’autre est géré par les Forces Qods. Ces réseaux englobent plus de 80 agents opérationnels dans au moins 12 pays dans toute la région, dont les plus vastes zones de concentration sont le Brésil, le Venezuela, l’Argentine et le Chili.
Ghazi Nassereddine, sous le portrait protecteur de Chavez.
Ghazi Nassereddine, né au Liban, qui est devenu citoyen vénézuélien il y a environ 11 ans, et qui est actuellement le diplomate de second-rang du Venezuela en Syrie, est le partisan le plus important du Hezbollah au Venezuela, du fait de son étroite relation avec le ministre de la Justice et de l’Intérieur de Chavez, Tarek el-Aissami. Aux côtés d’au moins deux de ses frères, Nassereddine dirige un réseau visant à étendre l’influence du Hezbollah au Venezuela et au-delà.
Tarek El-Aisami, ou l'antisémitisme d'Etat vénézuélien
Abdallah, le frère de Nassereddine, ancien membre du Congrès vénézuélien, fait usage de sa position en tant qu’ancien vice-Président de la Fédération des Entités Arabes et Américaines en Amérique Latine, et comme Président de sa représentation locale au Venezuela, pour maintenir des liens avec les communautés islamiques à travers toute la région. Il réside actuellement sur l’Île de Margarita, où il réalise une grande variété d’opérations de blanchiment d’argent et gère la majeure partie des affaires de trafics du Hezbollah en Amérique Latine, selon des preuves documentées obtenues de sources vénézuéliennes.
Le plus jeune frère, Oday, est responsable de l’établissement de centres d’entraînement paramilitaire sur l’Île de Margarita. On le soupçonne de recruter des Vénézuéliens à travers les círculos bolivarianos (des Comités de surveillance du voisinage composés des partisans les plus radicaux de Chavez) et de les envoyer en Iran pour poursuivre un entraînement plus intensif.
 
 
Hojjat al-Eslam Mohsen Rabbani (voir : mandat d'arrêt Interpol), qui était l’attaché culturel de l’Ambassade de la République Islamique d’Iran à Buenos-Aires, supervise un réseau parallèle de recrutement du Hezbollah depuis l’intérieur même de l’Iran. Rabbani est actuellement le conseiller pour les Affaires Internationales de l’Institut Culturel Al-Mostafa Al-Alam de Qom, dont la mission est la propagation de l’Islam chi’ite. Rabbani, que le magazine brésilien influent Veja a surnommé “Le Professeur Terroriste”, est un défenseur jusqu’auboutiste de la Révolution iranienne et le cerveau qui se trouvait derrière les deux plus importants attentats terroristes contre des cibles juives à Buenos-Aires, en 1992 et 1994, qui ont tué 144 personnes. A la requête de l’Argentine, Interpol a diffusé un mandat d’extradition concernant Rabbani et plusieurs autres, en mars 2007.

 
 
A l’époque des faits, Rabbani était accrédité en tant qu’attaché culturel de l’ambassade iranienne dans la capitale argentine, qu’il a utilisé comme une tribune pour y répandre une propagande extrémiste, s’y adonner au recrutement et à l’entraînement, qui ont culminé avec ces attentats. En fait, il continue d’exploiter ce réseau de convertis argentins pour étendre le rayonnement de l’Iran et du Hezbollah, en les employant dans l’identification et le recrutement d’agents opérationnels à travers toute la région, la radicalisation et l’entraînement au Venezuela et en Iran (particulièrement autour de la ville de Qom).
Au moins deux mosquées de Buenos-Aires- Al Imam et At-Tauhid- sont dirigées par les disciples de Rabbani. Le Cheikh Abdallah Madani dirige la mosquée Al Imam, qui sert aussi de quartier général de l’Association Islamique argentine, l’un des centres culturels islamiques les plus prédominants de toute l’Amérique Latine.
Certains des disciples de Rabbani ont tiré parti de ce qu’ils ont appris de leur tuteur en Argentine et l’ont répliqué partout ailleurs dans la région. Le Cheikh Karim Abdul Paz, un Argentin converti à l’Islam chi’ite, a étudié sous les auspices de Rabbani à Qom durant cinq ans et il est aujourd’hui l’imam d’un centre culturel à Santiago, au Chili.
Un autre converti argentin à l’Islam radical et disciple de Rabbani, présent actuellement au Chili, c’est le Cheikh Suhail Assad, professeur à l’Université de Santiago. Il fait des conférences dans des universités à travers toute la région et apparaît fréquemment à la télévision. Plus récemment, il a établi des relations avec la communauté musulmane d’El Salvador.
Sheik Khaled Taki Eldyn
 
Mais la récompense suprême du travail du réseau Rabbani –et du Hezbollah en général -, c’est le Brésil, là où réside toute la puissance économique des Amériques et qui abrite environ un million de musulmans. L’un des frères de Rabbani vit ici : Mohammad Baquer Rabbani Razavi, le père fondateur de l’Association Iranienne au Brésil, auquel il rend souvent visite et avec lequel il se coordonne systématiquement. Sheik Khaled Taki Eldyn, sunnite radical de la mosquée Guarulhos à Sao Paulo, est un autre de ses principaux collaborateurs. Taki Eldyn, qui est très actif dans les activités œcuméniques envrs les mosquées chi’ites, détient également le poste de Secrétaire Général du Conseil des Dirigeants des Sociétés d’Affaires Islamiques au Brésil. Une source sensible «établit le lien entre cette mosquée et un réseau désigné par le Département du Trésor américain pour fournir un soutien financier et logistique essentiel au Hezbollah. En remontant aussi loin qu’en 1995, Taki Eldyn a accueilli le dirigeant d’Al Qaeda, Ousama Ben Laden et le cerveau du 11/09, Khalid Sheik Mohammed. Selon des sources du renseignement brésilien citées par Veja, au moins 20 agents opérationnels du Hezbollah, d’Al Qaeda et du Jihad Islamique utilisent le Brésil comme foyer pour leurs activités terroristes.
 
Les autorités des gouvernements des Etats-Unis et d’autres pays ont identifié et sanctionné certains des dirigeants de ces réseaux, et les agences d’application des lois américaines – orientées par l’Administration de lutte contre la Drogue (DEA) – ont fait de grands efforts visant à évaluer et à affronter cette menace en montant des dossiers contre les responsables étrangers et pour sanctionner les entités qui soutiennent cette organisation criminelle et terroriste. Ce dangereux réseau, cependant, requiert une stratégie globale de l’ensemble du Gouvernement, qui commence par une révision inter-agences pour évaluer la nature transnationale, multifacettes du problème, renseigne et forme les gouvernements amis, et instaure des mesures unilatérales, ainsi qu’avec des partenaires ayant la volonté d’interrompre et de démanteler ses opérations.
La visite d’Ahmadinedjad en janvier, au Venezuela et ailleurs dans la région, avait clairement pour intention de consolider les intérêts de l’Iran en Amérique Latine, alors que Chavez succombe à un cancer. On peut s’attendre à ce que l’Iran fasse cause commune avec Cuba, la Russie et la Chine pour protéger son sanctuaire –si nécessaire en encourageant le mouvement gauchiste de Chavez pour saborder les élections d’octobre 2012 au Venezuela. Si les Etats-Unis étaient plus vigilants à cette phase de transition critique de l’ère post-Chavez, il deviendrait possible de déjouer les plans de l’Iran en soutenant une solution pacifique, lors de ces élections.
Après avoir dangereusement dérapé dans ses efforts pour stopper la quête d’armes nucléaires par l’Iran, Washington peut difficilement se permettre de céder du terrain à la République Islamique, sur ce qui est, entendu dans des termes globaux, l’arrière-cour des Etats-Unis. L’Iran, enhardi par ses réussites à éviter des sanctions significatives de l’Occident et maintenant la puissance militaire américaine au large, devient plus provocateur. Si Washington n’opère pas la transition de l’observation à l’action contre les avancées iraniennes en Amérique Latine, il pourrait ben se retrouver confronté à une menace grave et croissante qu’il ne pourrait alors ni réduire, pas plus qu’il ne parviendrait à y échapper.

Au sujet de l’auteur

 
Roger F. Noriega was ambassador to the Organization of American States from 200103 and assistant secretary of state from 200305. He is a visiting fellow at the American Enterprise Institute, the managing director of Vision Americas LLC, and a contributor to interamericansecuritywatch.com.
 
Était ambassadeur de l’Organisation des Etats d’Amérique, de 2001 à 2003 et Assistant au Secrétaire d’Etat de 2003 à 2005. Il est expert invité à l’American Enterprise Institute, dirercteur et manager de Visons des Amériques LLC, et contributeur de http://interamericansecuritywatch.com/
 

dimanche 15 janvier 2012

Les attentats complotés par l’Iran et le Venezuela sont “pires que le 11/09”. Par Anna Mahjar-Barducci


Les tensions s’accroissent entre les Etats-Unis et le Venezuela, alors que le Département d’Etat a décidé d’expulser Livia Acosta Noguera, la Consule vénézuélienne à Miami, la déclarant « persona non grata ». La Consule vénézuélienne était impliquée dans un complot présumé de lancer des cyberattaques contre des installations nucléaires des Etats-Unis. Cette décision a été prise comme conséquence directe des révélations faites par le documentaire La Menace Iranienne [la Amenaza Irani, ci-dessous-], diffusée par la chaîne de télévision en langue espagnole Univision

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Livia Acosta Noguera



 

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Dans ce film, la Consule vénézuélienne a été filmée exprimant son soutien à une cyber-attaque parrainée par l‘Iran contre des cibles américaines en 2007, lorsqu’elle était vice-secrétaire de l’ambassade vénézuélienne à Mexico. Selon le documentaire, ces cyber-attaques seraient « pires que le 11/09 ». Le Département d’Etat n’a pas souhaité commenter sa décision. Cependant, un haut-responsable américain a déclaré que cette expulsion constitue un sujet sérieux de préoccupation, parce que « nous ne le prenons pas à la légère, lorsque nous déclarons quelqu’un persona non grata ».

Avant cette expulsion, quatre membres du Congrès  -- Ileana Ros-Lehtinen (Républicaine), Mario Diaz-Balart (Républicain), David Rivera (Républicain) et Albio Sires (Démocrate) – ont écrit une lettre à la Secrétaire d’Etat des USA, Hillary Clinton, exprimant leur « grave préoccupation » au sujet des « lettres de créances » de la Consule vénézuélienne. « Selon un documentaire de la chaîne Univision, intitulé « La Menace Iranienne », […] [La Consule Vénézuélienne] interagit avec des membres des ambassades iranienne et cubaine et avec des étudiants se faisant passer pour des extrémistes […] dans le but de coordonner une cyber-attaque contre le gouvernement des Etats-Unis et nos systèmes protégeant des infrastructures sensibles à la Maison Blanche, au FBI et à la CIA. Si cela s’avère vrai, ces actions démontrent la volonté [de la Consule vénézuélienne] de nuire aux intérêts américains et la menace potentielle que posent les activités de la Consule vénézuélienne contre notre sécurité nationale. Ayant tout cela à l’esprit, nous requérons respectueusement du Département d’Etat qu'il enquête sur ces allégations, et si elles s’avéraient vraies, de la déclarer persona non grata et de requérir son renvoi immédiat des Etats-Unis », écrivent-ils.

Le membre du Congrès David Rivera a aussi révélé que Washington détenait des informations selon lesquelles des membres du corps diplomatique vénézuélien sont, également, des officiers d’active des services de renseignement vénézuéliens. Cela signifierait qu’on peut supposer que les espions vénézuéliens agissent librement sur le territoire des Etats-Unis. Le membre du Congrès Rivera a averti qu’il devrait y avoir une enquête immédiate sur les autres menaces vénézuéliennes en cours contre la sécurité nationale des Etats-Unis, étant donnée, en particulier, la coopération entre les renseignements du Venezuela et ceux de l’Iran.

Il semble clair que le Département d’Etat a découvert que ces suspicions étaient fondées. Selon les médias vénézuéliens, la Consule vénézuélienne est retournée au Venezuela depuis décembre, après avoir quitté les Etats-Unis dès la diffusion du documentaire. « Nous savions déjà que cela allait arriver, aussi est-elle revenue à Caracas, de façon à éviter des situations, dont certaines potentiellement dangereuses », a déclaré le Président vénézuélien Hugo Chavez, au cours d’une conférence de presse.

Chavez a ajouté que cette expulsion est une démonstration de “l’Empire ridicule de l’arrogance… [la consule vénézuélienne] est une professionnelle très digne, qui a été attaquée, calomniée et diabolisée par des groupes extrémistes et, à présent, par le gouvernement de Barack Obama”, a t-il dit, ajoutant qu' “Elle continuera à travailler pour notre ministère des affaires étrangères comme elle l’a fait depuis de nombreuses années”. Le ministre des affaires étrangères du Venezuela, Nicolas Maduro, a déclaré, plus tard;     que le Venezuela est sur le point d’apporter une réponse claire, ferme et en temps opportun à ce sujet ».

L’action des Etats-Unis contre la Consule vénézuélienne intervient précisément au moment où le Président iranien Mahmoud Ahmadinedjad est en visite au Venezuela. Il apparaît donc comme un signal clair de désapprobation que Washington voulait envoyer au Venezuela, étant donné que la Consule vénézuélienne est accusée d’avoir appuyé un complot iranien présumé d’attaquer les Etats-Unis.

La visite d’Ahmadinedjad indique le renforcement à venir des relations entre le Venezuela et l’Iran. Au cours de la visite, Ahmadinedjad et Chavez ont saisi l’occasion de se moquer des inquiétudes des Etats-Unis, concernant le programme nucléaire iranien. « Ils nous accusent d’être des bellicistes faiseurs de guerre », a déclaré Chavez. « Eux, les Américains, sont la véritable menace ». Chavez a aussi commenté qu’il se sentait très honoré par la visite d’Ahmadinedjad. « Actuellement, les porte-parole de Washington disent que ce n’est pas convenable pour aucun pays d’être considéré comme proche de l’Iran.Très bien ! La vérité, c’est que cela nous fait bien rire ! » s’est esclaffé Chavez.

Dans une interview d’Univision, le Président américain Barack Obama a déclaré que les relations  du gouvernement vénézuélien avec l’Iran ne servaient pas les intérêts du peuple vénézuélien. « Finalement, il appartient au peuple vénézuélien de déterminer ce qu’il a à gagner d’une relation avec un pays qui viole les droits de l’homme et est isolé de la plus grande partie du monde. Le gouvernement iranien soutient de façon constante le terrorisme international qui tue des hommes, des femmes et des enfants innocents à travers le monde – y compris aux Amériques. Il réprime sauvagement le peuple iranien, simplement parce qu’il exige ses droits universels. Et Téhéran continue de poursuivre un programme nucléaire qui menace la sécurité du Moyen-Orient. Ici, aux Amériques, nous prenons les activités de l’Iran très au sérieux et nous continuerons de les surveiller très étroitement », a déclaré Obama.
Tunnel exploité par les cartels mexicains à la frontière avec la Californie.
Cela dit, Chavez ne semble pas du tout inquiet, et il veut, de toute évidence, maintenir sa coopération avec l’Iran, même si cela conduira à toujours plus de sanctions américaines. Au cours de la rencontre avec Ahmadinedjad, les deux dirigeants se sont déclarés d’accord pour étendre leur coopération dans les domaines de l’industrie, des sciences et des nanotechnologies, aussi bien qu'en matière d’économie. Ils ont aussi appelé les « puissances impérialistes et extrémistes à arrêter de s’ingérer dans les affaires internes des autres pays ».

Il est clair qu’en dépit de l’expulsion de la Consule vénézuélienne, les Etats-Unis devraient rester en alerte maximale, alors que d’autres menaces contre les Etats-Unis sont susceptibles de provenir du Venezela, en pleine coopération avec l’Iran.
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