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mardi 27 septembre 2016

L’antiracisme face au réel : la grande illusion

Alain Juppé a estimé que le débat sur l’islam menait à une «hystérie dispropotionnée». Pour Gilles-William Goldnadel, les faits sont têtus devant un islamisme beaucoup plus répandu qu’on ne le disait.

M. Juppé a bien de la chance. Il est calme et détendu. Rien d’un petit nerveux qui ne jure désormais que par Toutatis. M. Juppé semble croire en l’avenir d’une France multiculturelle dont les habitants hybrides pratiqueraient le zen et le lâcher prise.
M. Juppé, assis en lotus, considère que le débat français à propos de l’islam serait «d’une hystérie disproportionnée» (Libération).
Bien qu’adepte de la relaxation transcendantale, je ne suis pas sûr de vouloir l’appliquer à la situation française et occidentale.
Je trouve les Français, s’agissant de l’islam et des islamiques, remarquablement calmes et pondérés. En dépit des massacres à répétition, on ne déplore aucune grave exaction.
En dépit encore, et pour reprendre l’expression de Malek Boutih, d’un «islamo-gangstérisme» en lien insécable avec le terrorisme, le racisme anti arabo-musulman n’a en rien progressé.
Faut-il que les Français soient immunisés contre ce fléau qu’est la généralisation abusive pour qu’il en soit ainsi.
Mais ici s’arrête la bienveillance nécessaire et commence l’arrivée sur le territoire accidenté du réel qu’une idéologie virtuelle aura masqué durant des années d’aveuglement obligatoire.
Cette idéologie ordonnait de croire sous peine de culpabilité d’amalgamie, que les islamistes n’étaient qu’une poignée en rien emblématique de l’islam de France. Ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, affirmaient au contraire qu’ils représentaient une minorité loin d’être négligeable croisèrent pendant longtemps dans la rue des prêtres antiracistes qui se signaient à leur rencontre.

Entre un quart et un tiers de la population musulmane de France peuvent être considérés comme des intégristes : les Français ont le droit et même l’ardente obligation morale et civique d’être alarmés

Les chiffres livrés la semaine dernière par l’institut Montaigne et qui confirment ceux déjà donnés par le Pew Institute au plan mondial, montrent, sans surprise pour ceux qui ont des yeux, qu’entre un quart et un tiers de la population musulmane de France peuvent être considérés comme des intégristes, dès lors où ils font passer la charia avant la loi du pays. Concernant les jeunes de moins de 25 ans les chiffres montrent une radicalité encore plus importante.
Sans verser dans une hystérie disproportionnée, les Français ont le droit et même l’ardente obligation morale et civique d’être alarmés.
Un grand contempteur des massacres de 1793, Burke, reprochait aux philosophes révolutionnaires français leur mépris du réel. Cette tradition fatale a été reprise par nos petits esprits médiatiques désincarnés. Ils ont enivré le peuple français d’une idéologie euphorisante qui leur interdisait de faire des calculs d’apothicaire. Les Français dessaoulés, qui ne comptaient pour rien, se sont mis à compter. Dix mille, ce n’est pas la même chose que cent mille ou un million ou bientôt dix millions. La gueule vaut toujours mieux que la langue du même bois pour savoir compter les intégristes.
M. Juppé a bien de la chance. En regardant le reportage de France 2 de ce dimanche sur l’inquiétude de la communauté juive de France, j’avais du mal à partager sa placidité tranquille.
Une classe d’un collège de Créteil. On leur passe des images de la Shoah. On interroge ensuite les élèves. Les jeunes musulmans expliquent seulement qu’on en fait trop sur la Shoah, que les juifs ont l’argent et le pouvoir. Un point c’est tout. Tous reconnaissent tranquillement qu’ils ne sont pas Charlie et l’un d’eux que ce fut une faute d’avoir caricaturé le prophète. Sondage confirmé.
Quant aux professeurs, deux gentilles enseignantes censées remettre leurs élèves sur le chemin de la république, et certainement bien intentionnées, elles expliquent en souriant que l’antisémitisme n’a pas progressé et qu’il s’agit simplement du phénomène d’augmentation du «fait religieux»…
Le «fait religieux», voilà maintenant le nouvel euphémisme à la mode pour décrire sans hystérie la progression irrésistible de l’islam militant à l’école ou dans l’entreprise.
Si les Français deviennent «réactionnaires», c’est certainement en réaction de ce que des responsables écervelés leur infligent sans même vouloir leur nuire.
Regardez donc la dernière campagne contre la fraude aux allocations familiales ou dans les transports publics, organisée par l’État, la SNCF et la RATP.
Voici des institutions qui ordinairement et obsessionnellement prônent la diversité chromatique dans leur campagne publicitaire dans un esprit éminemment benettonien.
Curieusement, les photographies des acteurs censés incarner les fraudeurs et les resquilleurs représentent tous des hommes et des femmes issus de la France d’avant : Jennifer, une belle blonde en mocassins plats, Paul un retraité cravaté très certainement hétérosexuel de plus de 50 ans, quelques lycéens bien lisses et bien propres sur eux. Un esprit chagrin sans être forcément hystérique pourrait penser qu’il a pu arriver qu’un fraudeur ou un resquilleur ne leur ressemble pas obligatoirement.
Voilà ce qui arrive, lorsqu’un improbable antiracisme vétilleux a plombé les consciences et davantage encore les inconscients depuis plus de quatre décennies.
Il faut dire que le mauvais exemple vient de loin et tourne au ridicule : aux États-Unis, ce pays où certains États imposent des toilettes pour sexe variable ou indéterminé, voici, selon le New York Times, le règlement imposé pour les débats électoraux par la CPD (Commission sur les débats présidentiels) :
«La CPD s’est efforcée de constituer un panel plus diversifié que lors des précédentes élections : outre Lester Holt (journaliste présentateur) qui représente la communauté afro- américaine, il comprend deux femmes dont l’une phillipo-américaine et un représentant de la communauté homosexuelle» (Le Monde, Pierre Bouvier 23 septembre).
On ne sait qui représente la communauté hétérosexuelle, l’église évangélique ou ceux qui ne se définissent que par leur liberté de penser indépendamment de leur race ou de leur inclination sexuelle.
Il devrait être permis de se sentir aliéné par une idéologie démente sans être promis à un asile de fous. On peut vouloir croire aussi dans la tradition historique sans être forcément hystérique.
© Gilles-William Goldnadel

Ceux qui prônent le multiculturalisme sont des idiots. Tout anthropologue qui connait son sujet, dirait . Chaque race, chaque pays a sa culture et sa spécificité. C’est ce qui fait sa richesse. Vouloir tout gommer, et remodeler une société métissée, melting pot, est illusoire. Les communautés se regroupent toujours entre elles, pour s’identifier. C’est un problème d’identification. C’est aussi simple que cela. Cela commence avec la famille, sa tribu, son origine, sa patrie d’origine ou d’adoption. On a besoin de repères pour se forger une identité. C’est pour cela que au CANADA, et aux USA, les quartiers sont soit afro, soit chinois, soit français, soit anglais. On se regroupe pour s’identifier et se sentir chez soi. 
Ce sont les merdias qui attisent la haine et le racisme quand il n’y en a pas. 
De la lutte contre le racisme , nous sommes passés à l’antiracisme obligatoire . Mais le message est maintenant biaisé car ceux qui l’imposent manquent de crédibilité personnelle . Si vous êtes un citoyen à la peau blanche , vous pouvez même objectivement vous demander si ce n’est pas vous la principale victime du racisme ambiant .

L’antiracisme face au réel : la grande illusion

Alain Juppé a estimé que le débat sur l’islam menait à une «hystérie dispropotionnée». Pour Gilles-William Goldnadel, les faits sont têtus devant un islamisme beaucoup plus répandu qu’on ne le disait.

M. Juppé a bien de la chance. Il est calme et détendu. Rien d’un petit nerveux qui ne jure désormais que par Toutatis. M. Juppé semble croire en l’avenir d’une France multiculturelle dont les habitants hybrides pratiqueraient le zen et le lâcher prise.
M. Juppé, assis en lotus, considère que le débat français à propos de l’islam serait «d’une hystérie disproportionnée» (Libération).
Bien qu’adepte de la relaxation transcendantale, je ne suis pas sûr de vouloir l’appliquer à la situation française et occidentale.
Je trouve les Français, s’agissant de l’islam et des islamiques, remarquablement calmes et pondérés. En dépit des massacres à répétition, on ne déplore aucune grave exaction.
En dépit encore, et pour reprendre l’expression de Malek Boutih, d’un «islamo-gangstérisme» en lien insécable avec le terrorisme, le racisme anti arabo-musulman n’a en rien progressé.
Faut-il que les Français soient immunisés contre ce fléau qu’est la généralisation abusive pour qu’il en soit ainsi.
Mais ici s’arrête la bienveillance nécessaire et commence l’arrivée sur le territoire accidenté du réel qu’une idéologie virtuelle aura masqué durant des années d’aveuglement obligatoire.
Cette idéologie ordonnait de croire sous peine de culpabilité d’amalgamie, que les islamistes n’étaient qu’une poignée en rien emblématique de l’islam de France. Ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, affirmaient au contraire qu’ils représentaient une minorité loin d’être négligeable croisèrent pendant longtemps dans la rue des prêtres antiracistes qui se signaient à leur rencontre.

Entre un quart et un tiers de la population musulmane de France peuvent être considérés comme des intégristes : les Français ont le droit et même l’ardente obligation morale et civique d’être alarmés

Les chiffres livrés la semaine dernière par l’institut Montaigne et qui confirment ceux déjà donnés par le Pew Institute au plan mondial, montrent, sans surprise pour ceux qui ont des yeux, qu’entre un quart et un tiers de la population musulmane de France peuvent être considérés comme des intégristes, dès lors où ils font passer la charia avant la loi du pays. Concernant les jeunes de moins de 25 ans les chiffres montrent une radicalité encore plus importante.
Sans verser dans une hystérie disproportionnée, les Français ont le droit et même l’ardente obligation morale et civique d’être alarmés.
Un grand contempteur des massacres de 1793, Burke, reprochait aux philosophes révolutionnaires français leur mépris du réel. Cette tradition fatale a été reprise par nos petits esprits médiatiques désincarnés. Ils ont enivré le peuple français d’une idéologie euphorisante qui leur interdisait de faire des calculs d’apothicaire. Les Français dessaoulés, qui ne comptaient pour rien, se sont mis à compter. Dix mille, ce n’est pas la même chose que cent mille ou un million ou bientôt dix millions. La gueule vaut toujours mieux que la langue du même bois pour savoir compter les intégristes.
M. Juppé a bien de la chance. En regardant le reportage de France 2 de ce dimanche sur l’inquiétude de la communauté juive de France, j’avais du mal à partager sa placidité tranquille.
Une classe d’un collège de Créteil. On leur passe des images de la Shoah. On interroge ensuite les élèves. Les jeunes musulmans expliquent seulement qu’on en fait trop sur la Shoah, que les juifs ont l’argent et le pouvoir. Un point c’est tout. Tous reconnaissent tranquillement qu’ils ne sont pas Charlie et l’un d’eux que ce fut une faute d’avoir caricaturé le prophète. Sondage confirmé.
Quant aux professeurs, deux gentilles enseignantes censées remettre leurs élèves sur le chemin de la république, et certainement bien intentionnées, elles expliquent en souriant que l’antisémitisme n’a pas progressé et qu’il s’agit simplement du phénomène d’augmentation du «fait religieux»…
Le «fait religieux», voilà maintenant le nouvel euphémisme à la mode pour décrire sans hystérie la progression irrésistible de l’islam militant à l’école ou dans l’entreprise.
Si les Français deviennent «réactionnaires», c’est certainement en réaction de ce que des responsables écervelés leur infligent sans même vouloir leur nuire.
Regardez donc la dernière campagne contre la fraude aux allocations familiales ou dans les transports publics, organisée par l’État, la SNCF et la RATP.
Voici des institutions qui ordinairement et obsessionnellement prônent la diversité chromatique dans leur campagne publicitaire dans un esprit éminemment benettonien.
Curieusement, les photographies des acteurs censés incarner les fraudeurs et les resquilleurs représentent tous des hommes et des femmes issus de la France d’avant : Jennifer, une belle blonde en mocassins plats, Paul un retraité cravaté très certainement hétérosexuel de plus de 50 ans, quelques lycéens bien lisses et bien propres sur eux. Un esprit chagrin sans être forcément hystérique pourrait penser qu’il a pu arriver qu’un fraudeur ou un resquilleur ne leur ressemble pas obligatoirement.
Voilà ce qui arrive, lorsqu’un improbable antiracisme vétilleux a plombé les consciences et davantage encore les inconscients depuis plus de quatre décennies.
Il faut dire que le mauvais exemple vient de loin et tourne au ridicule : aux États-Unis, ce pays où certains États imposent des toilettes pour sexe variable ou indéterminé, voici, selon le New York Times, le règlement imposé pour les débats électoraux par la CPD (Commission sur les débats présidentiels) :
«La CPD s’est efforcée de constituer un panel plus diversifié que lors des précédentes élections : outre Lester Holt (journaliste présentateur) qui représente la communauté afro- américaine, il comprend deux femmes dont l’une phillipo-américaine et un représentant de la communauté homosexuelle» (Le Monde, Pierre Bouvier 23 septembre).
On ne sait qui représente la communauté hétérosexuelle, l’église évangélique ou ceux qui ne se définissent que par leur liberté de penser indépendamment de leur race ou de leur inclination sexuelle.
Il devrait être permis de se sentir aliéné par une idéologie démente sans être promis à un asile de fous. On peut vouloir croire aussi dans la tradition historique sans être forcément hystérique.
© Gilles-William Goldnadel

Ceux qui prônent le multiculturalisme sont des idiots. Tout anthropologue qui connait son sujet, dirait . Chaque race, chaque pays a sa culture et sa spécificité. C’est ce qui fait sa richesse. Vouloir tout gommer, et remodeler une société métissée, melting pot, est illusoire. Les communautés se regroupent toujours entre elles, pour s’identifier. C’est un problème d’identification. C’est aussi simple que cela. Cela commence avec la famille, sa tribu, son origine, sa patrie d’origine ou d’adoption. On a besoin de repères pour se forger une identité. C’est pour cela que au CANADA, et aux USA, les quartiers sont soit afro, soit chinois, soit français, soit anglais. On se regroupe pour s’identifier et se sentir chez soi. 
Ce sont les merdias qui attisent la haine et le racisme quand il n’y en a pas. 
De la lutte contre le racisme , nous sommes passés à l’antiracisme obligatoire . Mais le message est maintenant biaisé car ceux qui l’imposent manquent de crédibilité personnelle . Si vous êtes un citoyen à la peau blanche , vous pouvez même objectivement vous demander si ce n’est pas vous la principale victime du racisme ambiant .

samedi 16 mars 2013

Sale Blanc ! Sale Gaulois ! Sale Souchien !


Sale Blanc ! Sale Gaulois ! Sale Souchien !

rab
Fabrice
Zimmermann
Documentaliste.

« Babtou »« Fromage »« Blanche-Neige »,« Souchien »« Face de craie », ou le plus neutre« Gaulois » : vous connaissez certainement ces expressions imagées, plus ou moins péjoratives, jetées à la face des Français de souche comme on distribue des coups à un ennemi. Peut-être en avez-vous déjà été la cible au coin d’une rue de cité ou dans les transports en commun ? Assenées avec plus ou moins de conviction par des individus se qualifiant volontiers entre eux de « négros » ou« bougnoules », singeant ainsi leurs « modèles » des faubourgs de New York ou même de Londres pour lesquels le terme de « nigger » a perdu son caractère injurieux et sonne même comme un cri de ralliement, ces injures sont symptomatiques d’une société française de plus en plus divisée. Divisée selon des critères ethniques, n’en déplaise à ceux pour qui le terme de « race » est devenu un horrible archaïsme à supprimer à tout prix.
Comme le démontre avec habileté Gérald Pichon dans son livre « Sale blanc ! Chronique d’une haine qui n’existe pas », sorti aux éditions IDées et préfacé par Pierre Sautarel (animateur du site Fdesouche), de concept forgé par l’extrême droite catholique, le « racisme anti-blanc », autrement appelé « leucophobie », est devenu désormais une réalité que chacun peut vivre quel que soit son bord politique, son âge et son pedigree pour peu que l’on appartienne à la nouvelle caste des « visages pâles ». Outre le constat de ce nouveau type de racisme inconnu jusque dans les années 90, l’auteur se penche sur les raisons structurelles de ce phénomène et décrit avec brio le conditionnement idéologique dont sont l’objet les « Français de souche » de la part des médias mainstream . Ceux pour lesquels cette forme de haine n’existerait pas et, pis, serait un fantasme dangereux pour la cohésion sociale. En découle une haine de soi morbide que développe une part croissante de « Gaulois ». Enfin, à cette attitude soumise, que d’aucuns qualifient de « dhimmitude » ou encore d’« ethnomasochisme », répond en écho une affirmation identitaire des différentes minorités, décuplée par le rejet viscéral d’un système considéré comme forcément oppresseur et discriminant.
On touche là au fond même du problème : sans vouloir établir de hiérarchie entre les différents racismes, le « racisme anti-blanc » n’est pas un racisme comme les autres dans le sens où il n’est pas basé sur une vision racialiste, comme a pu l’être l’antisémitisme ou le racisme anti-noir ou anti-jaune avant lui, mais il est guidé par un esprit de vengeance de la part de supposées victimes à l’égard de leurs supposés tortionnaires. Nous serions donc coupables pour les crimes de la colonisation de génération en génération, sans aucun espoir de recevoir un jour l’absolution pour ces exactions que nous n’avons pas commises. L’ostracisme que connaissent les individus issus de la diversité bien intégrés socialement de la part des autres membres de leur communauté, ceux que l’on dénomme les« collabeurs » ou encore les « bounty » selon qu’ils sont « beurs » ou« blacks », va dans le même sens. Le racisme anti-blanc n’est donc pas seulement une haine raciale mais aussi, fondamentalement, sociale. Pareil à la haine des islamistes pour la république laïque, le racisme anti-blanc qui sévit dans les banlieues est avant tout dans la remise en question d’un système de valeurs. Nous blancs, rejetons du Moloch occidental, serions l’incarnation même d’un système injuste, voire raciste.
Outre l’analyse des tenants et des aboutissants de cet esprit de culpabilité chez les « Gaulois », l’un des intérêts de ce livre est de proposer des solutions en rappelant que le racisme anti-blanc est, et doit rester, avant tout une affaire de blancs. Comme le dit si bien un célèbre adage populaire, nous sommes toujours responsables de ce qui nous arrive. Au-delà des solutions sécuritaires qui représentent un pis-aller par rapport à l’ampleur du problème et ne proposent pas de réelles solutions de sortie, il s’agit avant tout d’entamer un travail sur nous et d’en finir avec cette haine de soi qui nous annihile en tant que peuple. En effet, comment se faire aimer de l’autre quand on ne s’aime pas soi même ?
Dans ce livre, Gérald Pichon nous met aussi en garde contre le désastre que représenterait un affrontement entre races, à l’américaine, réduisant notre identité à notre couleur de peau, et rappelle que le combat est avant tout culturel et passe par la redécouverte de nos racines et de notre culture.