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mercredi 31 janvier 2018

Le réveil d’une activiste gauchiste pro-réfugiés : « pour l’Allemagne, c’est déjà trop tard »

Rebecca Sommer a fondé en 2012 l’association d’aide aux réfugiés Arbeitsgruppe Flucht + Menschen-Rechte (AG F+M). 
A la fin de l’été 2015, cette artiste, photographe et journaliste auteur de documentaires applaudissait la décision d’Angela Merkel d’ouvrir en grand les frontières de l’Allemagne aux « réfugiés » bloqués en Hongrie, malgré l’effet de pompe aspirante que cela devait créer. 

« A ce moment-là, je voulais aider chaque personne et je croyais vraiment que tous ces gens fuyaient un enfer et se trouvaient dans la détresse la plus absolue », a expliqué l’activiste allemande dans une interview publiée par l’hebdomadaire conservateur polonais Do Rzeczy le 15 janvier dernier à qui elle à parlé de son réveil face à la réalité. 

En 2015, son ONG comptait près de 300 bénévoles qui donnaient des cours d’allemand aux nouveaux arrivants. Si elle dit aujourd’hui n’avoir jamais été en faveur d’une immigration illimitée, avant sa prise de conscience la militante des droits de l’homme Rebecca Sommer n’en était pas moins très attirée par l’apport multiculturel de cette immigration de masse, comme le montre cet article publié en décembre 2015 par un journal berlinois et repris sur le site de l’ONG AG F+M. 

Les agressions sexuelles de Cologne ont marqué le début du réveil des bénévoles 
La prise de conscience de cette représentante typique des activistes droits-de-l’hommistes bien ancrés à gauche date de la Saint-Sylvestre 2015 à Cologne. Elle a bien dû reconnaître à ce moment-là, ainsi qu’elle l’avoue sans détour au site anti-islamisation polonais euroislam.pl, que les comportements des agresseurs nord-africains et moyen-orientaux de Cologne s’inscrivaient tout à fait dans la culture musulmane des nouveaux arrivants qu’elle avait elle-même rencontrés jusqu’ici : « C’est le moment où je me suis dit : “Rebecca, tu dois maintenant mettre le holà, ne serait-ce qu’en tant que militante pour les droits des femmes.” 

» Auparavant, se justifie Rebecca Sommer, « Je croyais que [leur] vision moyenâgeuse allait changer avec le temps […] mais après avoir vu ces situations se répéter et avoir observé ce qui se passait autour de moi, bénévole, j’ai dû reconnaître que pour ce qui est des réfugiés musulmans, ils ont grandi avec des valeurs totalement différentes, ils ont subi un lavage de cerveau depuis l’enfance et sont endoctrinés par l’islam et n’ont absolument pas l’intention d’adopter nos valeurs.

Pire encore, ils nous regardent, nous les infidèles, avec dédain et arrogance. » 

Des réfugiés « arrogants » selon Rebecca Sommer Dans son interview pour le site euroislam.pl, l’activiste pro-réfugiés précise que le mépris pour les modes de vie occidentaux et pour les femmes ne concerne pas que les musulmans pratiquants, mais la majorité de ceux qui ont grandi au sein de la culture musulmane. 

Elle parle aussi de sa grande déception quand elle s’est aperçue comment un groupe de « réfugiés » qu’elle avait personnellement aidés et qu’elle croyait être ses amis pratiquaient avec elle la taqqiya. « Je me suis brutalement aperçue que ces gens que j’avais aidés, qui mangeaient, buvaient, dansaient et riaient avec moi, qui ne priaient pas, qui n’allaient pas à la mosquée, qui ne respectaient pas le ramadan, qui se moquaient de la religion et des personnes profondément religieuses, ne m’appelaient pas autrement que « la stupide putain allemande » quand ils mangeaient ma nourriture et se reposaient dans mon jardin. » 

Elle reconnaît toutefois qu’elle avait été prévenue par des Arabes et des Kurdes arrivés eux aussi récemment en Allemagne justement pour fuir l’oppression musulmane. 

Rebecca Sommer affirme ne pas être un cas isolé, que de nombreux autres bénévoles ont aussi eu cette même prise de conscience tardive et qu’il y a beaucoup moins de bénévoles prêts à travailler avec les nouveaux arrivants aujourd’hui en Allemagne. 

Elle reconnaît aussi que, par leur nombre, ces immigrants musulmans sont une menace pour le mode de vie des Allemands, et que cela va empirer avec le regroupement familial. 

L’activiste Rebecca Sommer connaît personnellement des personnes qui s’apprêtent à émigrer d’Allemagne vers la Pologne pour fuir l’insécurité 
Elle a d’ailleurs confié à l’hebdomadaire polonais Do Rzeczy connaître personnellement des Allemands qui s’apprêtent à émigrer en Pologne parce qu’ils en ont assez, et elle a ajouté : « Si la Pologne et la Hongrie ne cèdent pas sur cette question, vous pouvez devenir des pays vers lesquels s’enfuiront certains Allemands et Français. Vous pouvez devenir des îlots de stabilité en Europe. » Des îlots de stabilité mais aussi de démocratie, car Rebecca Sommer constate aussi que la démocratie n’existe plus vraiment en Allemagne. Son réveil sur ce plan date également de l’épisode de Cologne, quand les médias n’ont pas pris la défense de la société allemande mais sont au contraire devenus partie intégrante d’un système malade, et quand la police, sous la pression des dirigeants politiques, a cessé d’informer les citoyens. Et la nouvelle loi allemande qui oblige les réseaux sociaux à bloquer les contenus prétendument haineux a accentué la censure. 

C’est ainsi que, quand la militante des droits de l’homme a voulu dénoncer des conversions forcées à l’islam en Indonésie, son compte a été bloqué. 
Ce n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard si c’est à des médias polonais qu’elle se confie aujourd’hui, car quel média allemand accepterait-il de publier de tels propos ? 

Le réveil d’une gauchiste pro-réfugiés face à l’islam Le problème, pour Rebecca Sommer, c’est aussi que les Allemands ne cherchent pas du tout à imposer leurs propres normes aux nouveaux arrivants. « Nous avons un énorme problème avec la gauche et les Verts » pour qui « il n’y a pas de culture allemande ».

Cette Berlinoise n’ose plus sortir seule pour la Saint-Sylvestre et elle a déjà été agressée cinq fois par des hommes parlant l’arabe ! Elle pense que pour l’Allemagne, c’est déjà trop tard, et elle compte émigrer pour sa retraite. L’islam politique est déjà présent partout, y compris au gouvernement, dans les partis politiques, dans la police et dans les écoles, et avec le regroupement familial des millions d’immigrants musulmans supplémentaires vont venir. 

Dans la capitale allemande où elle réside, des quartiers entiers sont déjà dominés par la communauté musulmane qui forme une société parallèle. « Tous ceux qui vivent à Berlin et s’occupent des immigrants voient ce problème. La seule exception, ce sont ceux qui ne veulent tout simplement pas le voir parce qu’ils sont adeptes d’une idéologie et sont aveugles et sourds à la réalité », conclut Rebecca Sommer dans son entretien avec Do Rzeczy. 

Olivier Bault pour Reinformation.tv
Retrouvez cet article et l'info alternative sur : http://www.contre-info.com

mardi 14 février 2017

Daesh et les homosexuels par Thierry Meyssan

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En 2011, alors que la guerre commence en Syrie, un blog apparait sous le nom de « Gay Girl in Damascus » (une fille gay à Damas). L’auteure raconte à la fois sa vie de femme libre dans la capitale syrienne et critique le « régime de Bachar ». En décembre, un message est posté sur le blog par un de ses cousins affirmant que la jeune fille vient d’être arrêtée par les « mukhabarat » (Renseignements généraux). Les associations gays occidentales —qui ignorent tout de la Syrie— se mobilisent contre la « dictature ». On apprendra plus tard que la jeune fille n’a jamais existé. Le blog était en réalité tenu à des fins de propagande par Tom MacMaster depuis l’université d’Edinbourg, probablement pour le compte du MI6.
La tuerie d’Orlando a poussé sous le feu des projecteurs le traitement des homosexuels par Daesh. Pourtant, l’assassin qui se réclamait du groupe terroriste était lui-même un client de la discothèque gay et avait eu des relations sexuelles avec au moins un autre client. Il semble donc qu’il avait ciblé une discothèque et non pas une discothèque gay.
Quoi qu’il en soit, le massacre des homosexuels n’est pas l’apanage de Daesh, c’est une pratique de nombreux groupes sectaires se réclamant de diverses religions, et plus particulièrement des groupes islamistes. C’était le cas par exemple de l’Armée de résistance du Seigneur en Ouganda dans les années 90 —qui se réclamait de Jésus— ou aujourd’hui des jihadistes —qui se réclament de Mahomet—. D’une manière plus générale, une grande partie des juifs, des chrétiens et des musulmans considèrent la sexualité entre personnes de même sexe comme un « péché », tout en admettant que l’on ne choisit pas de qui on « tombe » amoureux.
D’un point de vue ethnologique, la condamnation de l’homosexualité au nom de ces religions est concomitante d’une vision de la société où les hommes dominent les femmes. Elle n’existe pas dans les sociétés où les individus sont égaux en droits.
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L’élection de « Monsieur Gay Syrie » 2016 a été organisée par Subhi Nahas au mois de mai à Istanbul et non pas à Deir ez-Zor. Un visa Schengen a été refusé au lauréat qui ne pourra donc pas concourir à l’élection de « Monsieur Gay Monde » à Malte.
© Bradley Secker / Daily Mail

Daesh et le Baas : deux conceptions de la société

Comme je l’écrivais, il y a un an, « le soutien dont Daesh bénéficie parmi certaines populations n’a rien à voir ni avec le Coran, ni avec la lutte des classes. C’est la révolte d’un mode de vie en train de disparaître, d’une société violente dominée par les hommes, contre un mode de vie respectueux des femmes et contrôlant les naissances » [1]. Dès lors, le massacre des homosexuels est devenu pour les jihadistes un argument pour « conquérir les cœurs et les esprits ».
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Mohammed Allouche, négociateur-en-chef de l’opposition modérée aux négociations de Genève, est parvenu à cette responsabilité en jetant lui-même des homosexuels depuis les toits de Douma (Damas).
Le négociateur en chef des « modérés » aux négociations de Genève, Mohamed Allouche, s’est rendu célèbre en précipitant des personnes accusées d’homosexualité des toits de Douma, dans la banlieue de Damas, sans provoquer la moindre protestation de ses sponsors occidentaux. Bien que son groupe, l’Armée de l’islam (Jaysh al-Islam), soit financé par l’Arabie saoudite et encadré par des conseillers militaires britanniques, il était assisté en permanence durant les négociations par le chargé d’affaire français pour la Syrie. Ce diplomate —d’une République laïque— est intervenu pour que l’hôtel suisse qui les hébergeait retire des tableaux et couvre des statues dont la nudité aurait pu choquer ce modèle de « démocrate ». Probablement pensait-il —et il se trouve qu’il vit lui-même en couple gay avec un autre diplomate— que les exactions de Mohammed Allouche étaient moins graves que celles du « régime de Bachar ».
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Le 13 juin, François Hollande diffuse un Tweet : « L’effroyable tuerie homophobe d’Orlando a frappé l’Amérique et la liberté. La liberté de choisir son orientation sexuelle et son mode de vie ». Le président français ne conçoit pas que l’on puisse « tomber amoureux » d’une personne de même sexe, pour lui, c’est une question de « choix ».
Or, aujourd’hui, dans le monde arabe —qui est minoritaire par rapport aux musulmans du monde entier—, seuls la Syrie, le sultanat d’Oman et certains Émirats arabes unis intègrent les homosexuels.
Il faut ici rappeler que, contrairement à une image qui a été imposée sans être discutée, jamais la République arabe syrienne n’a persécuté qui que ce soit pour des motifs d’ordre privé. Tous les crimes, réels ou plus souvent imaginaires, qu’on lui attribue sont exclusivement liés à la répression des islamistes, que ce soit les Frères musulmans ou plus récemment leurs extensions d’al-Qaïda et de Daesh. En février dernier, le quotidien libanais financé par l’Union européenne, L’Orient-Le Jour, connu pour son parti pris systématiquement anti-syrien, consacrait une série d’articles à une comparaison entre la vie gay au Liban et en Syrie. Alors qu’au Liban, la police arrête des jeunes gens souvent dénoncés par leur famille, fouille leurs téléphones portables à la recherche de photographies compromettantes, convoque leurs amis, fait passer à tous les suspects un examen médical censé déterminer la dilatation de leur anus, et les tabasse jusqu’à ce que l’un d’entre eux accuse les autres, en Syrie observe le journal, « sous le régime de Bachar el-Assad, la communauté gay coulait des jours heureux » [2].
Les Syriens n’envisagent pas la question de l’homosexualité sous l’angle de la tolérance ou de l’intolérance, mais sous celle de la vie privée. Et, des milliers d’années de civilisation leur ont appris qu’ils ne peuvent survivre dans cette région du monde qu’en vivant ensemble, et qu’ils ne peuvent y parvenir qu’en respectant la vie privée de chacun. Il est donc possible de déclarer mépriser les homosexuels en général tout en s’interdisant d’accuser quiconque en particulier d’être gay.
Même si les dispositions du Code pénal de 1949 n’ont pas été abrogées, le parti du président Bachar el-Assad, le Baas, a installé une culture presque unique dans un pays arabe, basée sur le respect des différences. De sorte que L’Orient-Le Jour s’étonnait d’entendre un réfugié syrien gay évoquer son service militaire comme les « plus belles années de sa vie », et raconter « les fêtes dans des salles de mariage louées par des couples gays pour célébrer leur union ». Ce n’est qu’à l’arrivée de Daesh qu’il est contraint de « cacher ses pantalons roses et jaunes, et de s’entraîner à marcher d’une façon masculine ».
Bien que les fondateurs du Baas se soient d’abord inspirés de la Révolution française, leur idéologie est surtout le fruit de la culture syrienne. Et contrairement aux autres pays arabes, la Syrie a une longue tradition de respect des différents modes de vie.

Les religions bibliques et la sexualité

Le judaïsme a été fondé au royaume de Jérusalem. Le christianisme par Paul de Tarse à Damas. L’islam a été donné à Mahomet en Arabie, mais le Coran n’a été écrit qu’une vingtaine d’années après sa mort, sous l’autorité du troisième calife, Othmân, à Damas. De fait, les trois religions bibliques ont été créées dans la Syrie géographique.
Trois passages de la Torah évoquent explicitement l’homosexualité. Selon le Lévitique : « Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme. C’est une abomination » (18:22) et « L’homme qui couche avec un homme comme on couche avec une femme : c’est une abomination qu’ils ont tous deux commise, ils devront mourir, leur sang retombera sur eux » (20:13). Enfin le Deutéronome : « Qu’il n’y ait point de prostituée entre les filles d’Israël, et qu’aucun des fils d’Israël ne se prostitue à l’infamie » (23:17).
Replacés dans leur contexte, les deux premiers versets ressortent de la conception patriarcale des tribus de l’époque, le troisième est une condamnation de la prostitution sacrée pratiquée par dans les temples d’autres tribus et donc assimilée à de l’idolâtrie. Aujourd’hui, les juifs réinterprètent leur religion pour abandonner les aspects tribaux et n’ont pas de difficulté à intégrer les homosexuels. Ils comprennent souvent la relation entre Ruth et Naomi et celle entre le roi David et Jonathan comme des relations homosexuelles. Cependant, ceux qui se réclament de l’Alliance de Dieu avec les seules Tribus d’Israël persistent à y voir une « abomination ». Ainsi, l’État d’Israël intègre les homosexuels, toutefois le groupe Levaha proteste chaque année contre la Gay Pride et, en 2015, un juif ultraorthodoxe y a poignardé six gays.
Selon les Évangiles, Jésus de Nazareth n’a pas cessé de critiquer les interdits et le formalisme du judaïsme antique, alors même qu’il n’a jamais critiqué le paganisme romain. Il a promu une forme de spiritualité fondée sur l’amour et le sacrifice et n’a jamais abordé de question sexuelle. Il n’y a donc aucun fondement scripturaire aux condamnations de l’homosexualité par les Églises chrétiennes.
Les premiers chrétiens étaient divisés en deux groupes distincts. Les juifs qui considéraient Jésus comme leur Messie, et les gentils (les païens) qui le voyaient comme l’exemple d’un homme parfait. Les premiers étaient organisés à Jérusalem autour de Jacques, « frère de Jésus », tandis que les seconds se structurèrent à Damas et à Antioche. Les premiers refusaient de célébrer la messe avec les seconds qui, en tant que goyim, étaient « impurs » à leurs yeux. Le premier groupe fut tué lors de la répression romaine à Jérusalem, seul le second a survécu.
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Saint Serge (ou Sarkis en arabe) et Saint Bacchus sont considérés au Levant comme des exemples pour les chrétiens. C’est le seul cas d’un couple qui ait été canonisé, un honneur qui n’a pas été reconnu à des couples mariés.
Durant l’antiquité, y compris durant les premiers siècles du christianisme, les amants de même sexe étaient intégrés dans la société et donc dans l’Église. Au IIIe siècle, le commandant de la Schola gentilium (troupe d’élite qui remplaça la Garde prétorienne), Sarkis, et son aide de camp, Bacchus, furent martyrisés par l’empereur Maximien près de Rakka (l’actuelle capitale de Daesh) pour s’être convertis au Christ et avoir refusé de sacrifier aux dieux romains. Les deux hommes étaient amants et avaient été reconnus comme tels par l’Église qui célébra pour eux l’adelphopoiia, un rite équivalent à celui proposé aux couples de même sexe dans la société romaine. Bacchus, qui avait été dégradé, puis flagellé à mort, apparut en songe à Sarkis lorsque celui-ci fut à son tour torturé. En tenue d’officier romain, il encouragea son amant à ne pas abjurer sa foi et à mourir en soldat du Christ. Par la suite, le culte de Saint Sarkis et Saint Bacchus se répandit dans tout le Levant.
Ce n’est qu’à partir du XIème siècle et spécialement avec la Contre-Réforme que les chrétiens condamnèrent l’homosexualité. Rome reprit alors la philosophie vitaliste de la fin de l’Empire romain pour qui le but de la sexualité est la reproduction de l’espèce. Les chrétiens d’Occident justifièrent ce retournement en s’appuyant sur les épitres de Paul aux Corinthiens (VI:9-10) et aux Romains (I:26-28), voire en retournant au Lévitique et au Deutéronome. Or, outre que ces textes ont probablement une signification bien différente, ils n’ont pas l’autorité du Christ. Quoi qu’il en soit, l’intégration des homosexuels se poursuivit parmi les chrétiens du Levant jusqu’au XVIIIème siècle.
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En septembre 2015, Daesh exécute des personnes accusées d’homosexualité à Hreitan (Alep) en les jetant du haut des toits. L’un des suppliciés était âgé de 15 ans.
L’islam se présente comme une intervention de Dieu clarifiant la confusion théologique qui régnait en Arabie. Le Coran, reprenant le mythe de la Genèse (19) évoque en six occasions le mythe de Sodome et Gomorrhe (7:80-81, 21:74, 26:165-166, 27:54-55, 29:28-30 et 54:33-34). Ces versets n’ont été interprétés que récemment pour condamner le « crime de Loth », lapider les homosexuels ou les jeter du haut de falaises. En réalité, le mythe de Loth ne porte pas sur les relations entre personnes de même sexe, mais stigmatise à la fois le non-respect de l’hospitalité et le viol que les Bédouins considéraient comme une marque d’asservissement. En outre le Coranù ne condamne pas Loth —qu’il présente comme un des prophètes de l’islam—, ni les visiteurs qui s’avèrent être des anges, mais les habitants de Sodome. De nombreux artistes de l’âge d’or de l’islam ont célébré des amours homosexuels et plusieurs califes ont affiché leurs amours avec d’autres hommes (par exemple Al-Amîne, Al-Muʿtas̩im et Al-Wathiq).
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Lors de la réunion du Conseil de sécurité du 24 août 2015, la représentante permanente des États-Unis, Samantha Power, fit auditionner Subhi Nahas, le leader d’une organisation gay syrienne en exil en Turquie. Le jeune homme décrivit les horreurs de Daesh. Mais, à la grande déception de l’ambassadrice, il expliqua avoir fui le pays pour échapper aux jihadistes et refusa de condamner la République arabe syrienne.

Qui est à l’aise avec l’homosexualité ?

Aujourd’hui, Daesh mène campagne contre ceux qui pratiquent « le crime de Loth ». Le Conseil de sécurité des Nations unies a tenu, le 24 août 2015 à l’initiative de Washington et de Santiago, une réunion sur les exécutions que l’organisation terroriste avait pratiqué pour homosexualité, en Irak et en Syrie.
Cependant plusieurs membres du Conseil ont hésité à condamner les exactions des jihadistes. L’Angola (chrétienne à 80 %) et le Tchad (à majorité musulmane) ont demandé à leurs ambassadeurs de ne pas participer à la réunion, tandis que d’autres membres du Conseil ont exigé le huis clos, de sorte qu’on ne dispose pas du procès-verbal de séance et que le Conseil s’est abstenu de toute conclusion publique.
On ignore donc s’il a examiné uniquement les exactions de Daesh ou s’il a étendu ses investigations aux autres groupes jihadistes. En septembre 2013, le Front al-Nosra (al-Qaïda), encadrés d’officiers turcs et français, tenta de prendre la petite ville de Maaloula (à 40 kilomètres de Damas). Cet objectif n’avait aucune valeur stratégique, ni même tactique, mais est le symbole des Chrétiens d’Orient. C’est la plus ancienne ville chrétienne au monde, convertie en l’an 35 par Paul de Tarse et Sainte Thècle. Maaloula prétend conserver la tradition du christianisme originel, indépendamment du schisme entre catholiques et orthodoxes. Les jihadistes s’acharnèrent contre toutes les représentations chrétiennes, particulièrement contre la grande statue de la Vierge (pourtant célébrée par le Coran), les reliques de Sainte Thècle (que les catholiques ne reconnaissent plus comme sainte parce qu’elle donnait les sacrements comme un homme, mais que les orthodoxes considèrent comme le treizième apôtre) et les deux monastères de Saint Sarkis et Saint Bacchus. Les Églises catholique et orthodoxe, qui ont soutenu les habitants de Maaloula, se sont bien gardées de revenir sur cet aspect des événements.
En définitive, les Occidentaux paraissent bien peu sincères dans leur intégration des homosexuels. Ils en ont fait un symbole des sociétés libres et ont manipulé ce sujet pour inculquer l’idée que la République arabe syrienne serait un régime répressif. Mais, l’intox de la « Gay Girl in Damascus » comme la tentative de manipulation de Subhi Nahas ont échoué. Par contre, ils n’ont eu aucune retenue à soutenir al-Qaïda lorsqu’il a attaqué les monastères de Saint Serge et Saint Bacchus, ou Mohammed Allouche lorsqu’il jetait des gays depuis les toits.


[1] « La CIA dépassée par le soutien de civils à Daesh », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 mars 2015.

samedi 29 octobre 2016

LES NOMS DE FAMILLE… UNE QUESTION IDENTITAIRE

LES NOMS DE FAMILLE… UNE QUESTION IDENTITAIRE │█
Les noms propres sont fondamentaux pour définir l’identité d’une personne, et, nous allons voir que cette identité n’est pas seulement individuelle, car elle nous parle souvent d’un contexte bien précis qui lui-même se situe dans le cadre d’une famille, d’un clan ou d’un peuple.
En Europe, les noms de famille apparaissent pour la première fois en tant que tels dans la Rome païenne. Le système des noms chez les Romains fonctionnait selon le principe de trois noms et parfois même de quatre noms. Ce système se nommait le tria nomina, et se décomposait de la manière suivante :
+++ Le praenomen – c’est l’équivalent de notre «prénom». La tradition voulait qu’on donne en général un prénom d’un membre direct de la lignée familiale ou bien un nom en accord avec un évènement survenu pendant la période de la naissance. Lucius par exemple signifie «celui qui est né à l’aube».
+++ Le nomen – c’est une partie du nom hautement importante, car elle situait la personne par rapport à la «gens», c’est-à-dire par rapport à son clan et sa race. L’appartenance à une ethnie et à un clan est quelque chose de fondamental dans toutes les sociétés traditionnelles d’origine indo-européenne. Ce principe nous rappelle au passage que l’individu n’existe en tant que tel que par rapport au groupe humain, au clan, et à sa lignée de sang. L’individualisme à outrance de notre société moderne est complètement inconnu de nos ancêtres païens. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si notre société moderne cherche à individualiser la société, car en fractionnant tout sur le principe unique de l’individu, on détruit les racines d’une personne en la plaçant hors du contexte identitaire de son clan et de son histoire.
+++ Le cognomen – c’est un nom officiel issu la plupart du temps d’un ancien surnom, et qui faisait office de nom de famille.
+++ L’agnomen - c’est un surnom qui parfois se rajoutait au cognomen. Contrairement au nomen, l’agnomen pouvait être changé au cours d’une vie. Le nom Germanicus par exemple a servi pour désigner une personne vainqueur des Germains.
✶ Voyons à présent quelques exemples précis :
++ Scipion l’Africain (235 à 183 avant notre ère) – son nom complet était : « Publius Cornelius Scipio Africanus”. Publius était le prénom, le premier nom désignant la personne ; Cornelius était le nomen qui était la marque d’appartenance au clan des Cornelii ; Scipio était le cognomen, le nom de sa famille ; et Africanus désignait le fait que cette personne avait été vainqueur en Afrique contre Hanibal au cours de la 2è guerre punique.
++ Nero Claudius Drusus Germanicus dont le nom complet se décompose comme suit: Nero = prénom ; Claudius = clan ; Drusus = nom de famille ; Germanicus = surnom que la personne a reçu pour ses campagnes militaires en Germanie après la grande défaite de l’an 9 contre Armin le Chérusque.
++ Tacite le célèbre auteur de l’ouvrage sur les moeurs des Germians, dont le nom complet était Publius Cornelius Tacitus. Ici on peut remarquer qu’il n’y pas d’agnomen, et on peut constater que lui aussi appartenait au clan des Cornelia.
Dans la tradition païenne germano-nordique, l’appartenance au clan ou à un peuple n’était pas dans le nom à proprement parler, mais elle était toujours évoquée lorsqu’on voulait désigner une personne de manière détaillée. On disait ainsi : une personne X du clan ou de la région Y. La particularité du système germano-nordique, comme dans bien d’autres traditions païennes de par le monde, était qu’il n’existait pas de nom de famille fixe. On était «fils de» ou «fille de», ce qui était une autre forme pour désigner la lignée de sang. Le suffixe «son» désigne le «fils de» et le suffixe dóttir désigne la «fille de». Les textes anciens regorgent de nombreux exemples où l’on cite toute la lignée de sang de personnages importants sur plusieurs générations remontant ainsi souvent jusqu’aux propres Dieux. Le prénom quant-à lui était souvent suivi d’un surnom. Voici un exemple historique en norrois: Haraldr blátǫnn Gormsson dont le nom traduit complet est «Harald à-la-dent-bleue Fils de Gorm», nom auquel pour la description détaillée on rajoutait «Du Danemark».
Ce système païen de nom de famille non-héréditaire, mais désignant la lignée de sang paternelle (mais aussi parfois maternelle), a été conservé en Islande où il est toujours en vigueur. Pour mieux le comprendre voici un exemple:
Ragnar Einarsson (Ragnar fils d’Einar) a un fils du nom d’Ólafur et une fille du nom de Sigrídur. Son fils s’appellera ainsi Ólafur Ragnarsson et sa fille Sigrídur Ragnarsdóttir. Puis un jour Ólafur Ragnarsson à son tour a un fils du nom de Harald, ce dernier s’appelle alors Harald Ólafursson.
En Europe, en raison de l’accroissement notable de la population, c’est au cours du moyen-âge chrétien que fut prise la décision de fixer les noms de famille. La tradition païenne des Romains fut oubliée durant plusieurs siècles à cause des invasions dites «barbares» qui avaient établi en ce domaine le droit germanique. L’adoption définitive d’un nom de famille fut faite selon des critères assez variés. Le nom de famille pouvait alors avoir pour origine:
- un métier => Boulanger, Fournier, Lefebvre, Barbier, Wagner (conducteur de charrette - allemand), Schumacher (cordonnier – allemand), Smith (forgeron – anglais), Zapatero (cordonnier – espagnol), Müller (moulin à eau – allemand)
- un état social => Maréchal, Chevalier, Clerc, Avoyer (Avocat), Knight (chevalier –anglais), Ritter (chevalier – allemand)
- une provenance d’un lieu => Larvergne (venant de l’Auvergne), Dupont, Dupontel (venant d’un lieu-dit où se trouvait un pont), Bach (ruisseau – allemand), Hill (colline – anglais), Berg (montagne – allemand), Bosco (forêt – italien).
- un surnom «moral» => Lesage (homme savant), Bachelard (un homme à marier), Agassi (celui qui jacasse), Doucet (homme gentil), Lesot (celui qui ramenait de l’eau), Couard (un homme peureux), Renard (le rusé), Cocteau (le coq, un homme vaniteux ou querelleur)
- un nom de caractéristique physique comme Lebrun, Lenoir, Black, Roth, désignant la couleur des cheveux par exemple. Legrand ou Lepetit sont d’autres exemples de cette catégorie.
Il existe bien d’autres origines possibles, cette liste n’est pas exhaustive.
En Espagne il existe un cas particulier qui est celui que chaque personne possède deux noms de famille. Cela fut instauré afin de différencier les personnes les unes des autres en raison de la similitude entre divers noms de famille. L’enfant hérite alors le premier nom de famille du père et le premier nom de famille de la mère. Un exemple pour mieux illustrer ceci: Juan Gonzalez Hernandez et María Trujillo Rodriguez ont un fils auquel ils donnent le prénom de Francisco. Ce dernier s’appellera alors Francisco Gonzalez Trujillo. La marque finale du «EZ» dans de nombreux noms de famille espagnols veut dire «fils de», suffixe qui vient du génitif latin «is» ou du wisigoth «riz». Les Wisigoths vont d’ailleurs laisser pas mal de traces dans les noms de familles espagnols. Rodriguez par exemple vient du wisigoth Roderic, Gutierrez vient de Guter/Gutier.
Dans le cas irlandais ou écossais, il existe de nombreux noms de famille formés à partir du préfixe «Mac» ou «O’», préfixes qui remontent à la langue celte et désignant respectivement le «fils de» (Mac) et le «descendant de» (O’). C’est le même système que l’on retrouve dans les pays d’origine germanique comme l’Angleterre, les pays scandinaves ou l’Allemagne: Robertson (fils de Robert) ou Roberts (descendant de Robert, le «s» étant ici la marque du génitif). Les Normands du moyen-âge possédaient le terme de «Fitz» pour désigner l’idée de «fils de», ce qui donna par la suite des cas comme Fitzgerald, nom de famille qui désigne à l’origine le «fils de Gerald».
Ensuite, il existe aussi les noms de famille des Juifs qui se sont installés en Europe. Cohen par exemple signifie le dévoué, le prêtre, ce qui désigne probablement un rabbin à l’origine. Lévy vient de la tribu israélite du même nom. Mais la grande partie des noms de famille d’origine juive furent des noms européens qu’ils adoptèrent lorsqu’on les obligea à fixer leurs noms de famille. Certains peuvent être latins comme Fabius, d’autres sépharades (Juifs venus en Europe par le Sud) comme Jiménes, Fernandes, ou Alvares. Dans le cas des Ashkénazes (Juifs venus par l’Est de l’Europe), on constate une forte présence de noms adoptés de la tradition germanique ou slave mélangés à l’hébreu, ce qui est d’ailleurs la base de la langue Yiddish, dialecte des Ashkénazes. On retrouve ainsi des noms de famille d’origine juive comme Abrahamson, Abramovich, Davidson, Israelson, Moiseiwitsch, Schlomowitz, Strauss-Kahn, Jacobson, Simonson, Simson, etc… Les Ashkénazes adoptèrent aussi souvent des noms germaniques désignant leur métier ou en traduisant de l’hébreu leur nom originel. Ceci donna des noms de famille juifs comme Goldmann («l’homme de l’or», qui fait certainement référence au moyen-âge à un métier de banquier et d’usurier), idem pour Goldberg («la montagne d’or»), Rosenblum («la fleur de la rose», nom imagé certainement traduit de l’hébreu), Bernstein («l’ambre», commerce de l’ambre), Bloomberg («la montagne de la fleur»), Einstein («une pierre»), Freudenstein («la pierre de la joie»), Silverberg («la montagne d’argent»), Stern («l’étoile»), Zuckerberg («la montagne de sucre»), etc…
Ce petit voyage (très résumé) à travers l'histoire des noms de famille permet de constater une fois de plus l'importance qu'a toujours eu l'individu dans le cadre d'un groupe humain, tout en rappelant que l'individu n'existe qu'au travers de son groupe naturel, ce qui lui confère toute son identité.
■ Hathuwolf Harson

mercredi 22 avril 2015

Islam : tout est-il vraiment pardonné ?

Selon les dires des "bons" musulmans eux-mêmes, nul crime commis en son nom ne peut résulter de la religion de paix et d'amour. "Ce n'est pas ça, l'islam !" est-il clamé en effet à chaque tête qui roule.


Le Volkskrant du 17 avril, citant Le Monde, apporte une précision intéressante à propos des couvertures de Charlie Hebdo : entre 2005 et 2015, sur les 523 numéros, seulement 7 d’entre elles concernaient l’islam. Le journal néerlandais consacre tout un article à un ouvrage posthume de Charb, en librairie ces jours-ci, intitulé Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes. Hormis l’étrange silence entourant la sortie de l’ouvrage en France, semble-t-il, nous ignorons si l’Observatoire national contre l’islamophobie, ainsi que le recteur de la mosquée de Paris Dalil Boubakeur, sont concernés par l’invective posthume de Charb. J’ai bien ma petite idée là-dessus, mais, mais… prudence.
L’observatoire en question souligne avec empressement la multiplication par six, au premier trimestre 2015, des actes antimusulmans, cependant que Dalil Boubakeur réclame le doublement du nombre de mosquées en France. Au même moment (18 avril), l’on apprend qu’en Australie, cinq jeunes musulmans projetaient de se payer des agents de police au couteau ou au sabre à Melbourne, lors des commémorations concernant la Première Guerre mondiale, cependant qu’aux Pays-Bas, l’innocence outrée et néanmoins intégralement voilée arrivait au tribunal pour déposer plainte contre l’État hollandais, au motif que ce dernier n’ait empêché son innocente progéniture de partir pour la Syrie…
Résumons : explosion de crimes commis (ou projetés) au nom d’Allah un peu partout dans le monde et plus particulièrement au Moyen-Orient, tous les jours, des dizaines d’humains sont tout simplement exterminés au nom d’Allah. Toutefois, selon les dires des « bons » musulmans eux-mêmes, nul crime commis en son nom ne peut résulter de la religion de paix et d’amour. « Ce n’est pas ça, l’islam ! » est-il clamé en effet à chaque tête qui roule. L’islam semble donc, selon ses propres dires, saturé d’imposteurs commettant des crimes en son nom. L’on avance également assez volontiers, afin d’exonérer l’islam de toute violence, que les premières victimes de l’islamisme sont les musulmans eux-mêmes : en prime, l’islamisme serait donc islamophobe. Rajoutez à ceci ce fait étrange : la première couverture de Charlie Hebdo, après l’extermination de sa rédaction par des gens se réclamant du Prophète, titrait : « Tout est pardonné. » Conversion instantanée des cathophobes survivants de Charlie Hebdo au christianisme : ils tendent l’autre joue !
Là-dessus, une drôle de rumeur arrive à nos oreilles : Dieu se serait suicidé ! Il se trouvait en effet sur une embarcation quelque part en Méditerranée avant-hier, en compagnie d’hommes, de femmes et d’enfant, des « croyants », tous habités par lui, par Dieu, en route vers une terre meilleure de l’autre côté, fuyant guerres, faim, persécutions, misère, violences. Sur l’embarcation, certains le nommaient certes « Seigneur », cependant d’autres le nommaient « Allah ». Et voilà que certains des « croyants » habités par « Allah » se mettent en tête de jeter par dessus-bord les croyants habités par le « Seigneur » ! Dieu se serait donc jeté lui-même par-dessus bord ! Nous pouvons cependant raisonnablement exclure qu’il soit schizophrène. Ne reste donc que l’imposture, qui se terre également en mer : l’un des deux dieux n’est pas le bon. Petit indice : les noyés n’ont pu commettre le crime.

jeudi 26 février 2015

LE CAPTAGON, L’ARME PRÉFÉRÉE DES ISLAMISTES!

Derrière les coupeurs de tête de l’EIIL et ‘’partisans ukrainiens’’ se trouvent les « pilules de l’horreur », la puissante amphétamine Captagon ((Fénétylline chlorhydrate), qui supprime le sentiment de pitié et augmente la résistance physique.
Le quotidien Il Giornale publie un article de Gianni Micalessin qui raconte que le premier Captagon fut utilisé au Caire. La « mixture de l’horreur » s’est répandue avec le « printemps arabe » comme l’élixir d’endurance et du renforcement de la révolution, distribuée aux foules prêtes à se sacrifier de Tunis à l’Egypte, de la Lybie à la Syrie.
L’amphétamine mortelle est devenue un cauchemar pour le Moyen-Orient : dans l’extase les gens égorgent et tuent avec un sourire sur le visage, la tête vide. Les Kurdes témoignent de ce qu’ils ont trouvé ces pilules dans les poches de centaines de combattants liquidés à Kobanî. Les analyses de la bande son effectuées par les services US sur les vidéos où figure Djihadi John, le combattant britannique chargé d’exécuter les otages, indiquent que le bourreau agit sous l’effet d’amphétamines.
Les premiers récits sur l’utilisation de cette substance proviennent des manifestants tombés aux mains de la police en 2011. Beaucoup d’entre eux reconnaissent avoir reçu des organisateurs ces pilules extraordinaires qui donnent « courage et force ». Les livraisons se faisaient alors aux Frères Musulmans depuis Dubaï et le Qatar.
Les premières analyses chimiques furent effectuées par les Carabiniers italiens. Lorsqu’ils se rendirent en Libye en 2013, pour tenter de transformer les groupes de combattants en une armée régulière, et sur la base d’analyses de sang, ils comprirent qu’au moins 30% des candidats étaient dépendants aux drogues.
Aujourd’hui le Captagon transforme le fanatisme des combattants de l’EIIL en férocité animale. Ces pilules, produites désormais dans les territoires qu’ils contrôlent, sont devenues un véritable carburant pour mener guerre et terreur, conclut l’auteur de cet article.
Mis en production par l’OTAN en 2011 dans les laboratoires bulgares, le Captagon est désormais produit dans tout le Moyen-Orient, en particulier en Syrie. Début avril 2014, l’armée arabe syrienne a intercepté un véhicule empli de tablettes de Captagon et de composants équivalents à une tonne de Captagon (phenidate hydrochloride), l’amphétamine qui provoque l’euphorie et réduit la douleur. Mélangé à d’autres substances, telle que le haschisch, il représente ‘’l’alimentation de base’’ des djihadistes, qui perdent la sensation de leur douleur, de celle des autres, et leur font commettre des horreurs « en rigolant ».Ces substances sont des drogues qui non seulement augmentent la confiance en soi, mais réduisent les besoins de repos et de sommeil. A plus hautes doses elles provoquent une intense excitation psychique, dont l’effet peut être prolongé jusqu’à trois jours pleins. De l’utilisation prolongée surviennent des psychoses, qui souvent s’accompagnent de délires et hallucinations, dont découle un niveau extrême d’agression (ce que nous observons jusqu’à présent dans l’Ukraine occupée). Les « combattants du Maïdan » recevaient de l’étranger non seulement de l’argent, mais de la drogue, qui par ailleurs se vendait librement et bon marché sur l’euromaïdan.
En avril 2014, en qualité de maire de Kiev, V . Bondarenko, a reconnu que dans la mairie occupée pendant l’euromaïdan il y avait un atelier de fabrication de drogue. C’est ainsi que ces substances étaient massivement distribuées aux tueurs d’Odessa le 2 mai.
Le matériau nécessaire à la fabrication de Captagon fut livré en quantité industrielle, entre autres, le 11 mai, lorsqu’à l’aéroport de Kiev, où dans le plus grand secret, est arrivé un vol dont on déchargea des volumes entiers de chimie, et des emballages avec des pilules d’amphétamines. Ce vol était accompagné d’un collaborateur de la CIA, Richard Michael, et de 70 mercenaires d’une compagnie privée polonaise. Sur ordre des services ukrainiens de sécurité, les mercenaires, le convoi et son contenu chimique n’ont pas fait l’objet de vérifications, et ont quitté les bâtiments de l’aéroport dans des véhicules aux vitres teintées. Ensuite il y eut encore des livraisons, jusqu’à ce que la production soit implantée sur le territoire ukrainien.

Le vrai mal de l’Occident, c’est qu’on s’y emmerde à mourir !

C’est aujourd’hui le héros des médias britanniques et, par ricochet, de ce côté-ci de la Manche. Il s’appelle Tim Locks, 38 ans. Les photos dont, comme tout un chacun aujourd’hui, il inonde son compte Facebook nous montrent un physique à la Bruce Willis, crâne en peau de fesse, treillis, AK-47 et canette de Red Bull sous le gilet pare-balles. En vrai héros de son temps, il a même troqué la cigarette pour la sucette.
Tim Locks est un gars qui a réussi une vraie réussite à l’anglaise : passé de videur de boîte de nuit à homme d’affaires. Pas la City, mais pas loin, si l’on en croit les champions du storytelling. Il se raconte en effet au Daily Mail : « J’étais un homme comblé. Je vivais dans une maison splendide avec piscine, je me rendais huit fois par an en vacances. Clairement, je pouvais me permettre tout ce que je voulais. » On ne nous dit pas dans quel business Tim avait fait fortune, mais il est vrai que videur de boîte de nuit, ça permet sûrement de se faire des relations.
Bref, Tim Locks a ressenti l’appel du grand large. Un jour d’août 2014, la révélation s’est imposée à lui durant le journal télévisé : « Le lourd bilan des victimes yazidis pourchassées dans la vallée du mont Sinjar » fait transparaître le Saint-Esprit sous les traits de Pujadas, enfin, de son alter ego britannique. Alors Tim vend sa maison et s’engage auprès de Dwekh Nawsha, ce qui signifie en langue assyrienne « les auto-sacrificateurs ». Une organisation qui « apporte assistance logistique, expertise technique et formation aux armes à ces communautés persécutées » et promeut « la lutte armée afin de reprendre du terrain sur les disciples d’al-Baghdadi », nous dit-on.
Tim Locks est une gloire britannique, européenne peut-être. Il a la bonne couleur, le bon sourire, s’est engagé du bon côté. Entendons par là qu’il va tuer les méchants patentés, peut-être un peu moins salement que les méchants patentés ne tuent les bons estampillés. Du moins peut-on l’espérer. Quoiqu’on n’en soit jamais sûr si l’on considère les représailles féroces conduites par les milices chrétiennes au Mali…
Loin de moi l’idée de minimiser l’héroïsme de Tim Locks. Dans notre monde où l’aventure se résume aux soldes, l’exploration aux randonnées sur la Toile, l’amour aux menottes de velours gris et aux canards vibrants du même métal, sa démarche est certes glorieuse. Mais – qu’on me pardonne -, elle me fait irrésistiblement penser à celle de tous ces mômes qui partent dans le camp adverse, pour y faire « de l’humanitaire » eux aussi ; qui s’engagent auprès de mouvements qui assurent apporter « assistance logistique, expertise technique et formation aux armes ». De jeunes garçons et filles qui partent, l’âme en bandoulière, pour aider – c’est ce qu’ils croient – leurs frères de couleur et de religion à chasser les suppôts d’un Occident dépravé qui n’a rien d’autre à leur offrir que les mirages de la consommation et le corsetage toujours plus répressif de la pensée.
Comme Mehra, comme les Kouachi, comme des milliers d’autres en mal d’action, Tim Locks – pour l’instant affecté à la construction – se met en scène sur Internet. Il se rêve en héros de nos temps misérables. Comme les pèlerins de la place de la République qui, tous les jours, vont se prendre en photo devant des couronnes de fleurs pourries et des slogans délavés par la pluie. Là-bas, on a peint sur la pierre « À nos héros ». Ah bon ! Et les poilus de 1914, alors, c’était quoi ? Le vrai mal de l’Occident, c’est qu’on s’y emmerde à mourir !

Ces petites phrases agaçantes

Le puritanisme d’aujourd’hui consiste d’abord à expurger laïquement le langage de toute référence à « la » religion. La religion, c’est le christianisme, bien sûr. Il est au contraire de bon ton d’évoquer la diversité des autres, comme si la vieille fille aînée de l’Église avait laissé sa terre en friche en viager aux autres qui occupent déjà le terrain du débat. 21 coptes sont décapités en Égypte : pour le président Hollande, ce sont des ressortissants égyptiens ; lorsque Léa Salamé lance, sur le plateau d’« On n’est pas couché », « Je suis copte », comme un « Je suis Charlie » légitime, le tôlier Ruquier fait semblant de ne pas entendre cette maladresse. « Shocking » a dû se dire celui qui pense qu’on peut rire de tout, y compris de ceux que l’on croit morts, mais de là à s’identifier à des martyrs chrétiens sur ce plateau, quelle inconvenance !
Il y a donc les phrases que l’on voile pudiquement et il y a celles que l’on démasque avec horreur. Rue89, en veine de chasse aux sorcières – sport prisé chez les « journalistes gauchistes », ce comble de l’oxymore -, s’étonne que les réactions contre « les vieillards qui se lâchent » aient été trop faibles. Après Tesson et ses « musulmans qui foutent la merde », Dumas et ses circonlocutions sur l’épouse du Premier ministre, voici Roger Cukierman qui accuse des « jeunes musulmans » des violences antisémites. Il faut des réactions, voire des sanctions ! Les coupables doivent être condamnés à la contrition et à la repentance !
On accuse la violence des propos. Tesson reconnaît un dérapage. Mais que penser d’un microcosme médiatique qui, après avoir vanté les mérites de Charlie, dont le moins qu’on puisse dire est qu’il ne fait pas dans la dentelle, s’offusque de l’indécence de vérités dites avec brutalité ? « Le style, c’est l’homme », disait justement Buffon, encore un penseur de notre grande époque, mort à temps, en 1788. Pourquoi demander à Tesson de s’émasculer, même à son âge, alors que, justement, c’est la verdeur, la force du propos qui le rendent intéressant. Pourquoi demander à Dumas ou à Cukierman de s’excuser ? Ce qu’ils ont dit n’était pas infondé. Il s’agissait de l’expression d’opinions, c’est à dire de vérités subjectives, partielles. Ce n’étaient ni des mensonges, ni des erreurs.
Tant que ces formules jugées incorrectes ne sont ni des diffamations, ni des injures, elles participent à la libération de la pensée et à la santé de la démocratie. Malgré toute la sympathie éprouvée pour Israël, la formule excessive de Valls « éternellement lié par sa femme à Israël », mélangeant allègrement le privé et le public, la religion et la nation, était totalement déplacée chez un homme politique français. De même, quoi qu’en pense le recteur de la mosquée de Paris Dalil Boubakeur, est-il anormal que le président du CRIF, après Fofana, Merah, Nemmouche, Coulibaly, pointe le doigt sur un antisémitisme de « jeunes musulmans » ? Généralisation excessive ? Sans doute, mais qui est loin d’être injustifiée et demande surtout aux autorités musulmanes d’être sans complaisance pour de tels comportements.
Homme politique
Ancien député UMP, Président du Rassemblement pour la France

Au Qatar, pays d’apartheid, il y a près de 2 millions d’esclaves et pas un seul appel au boycott du Mondial 2022 !

Au Qatar, des milliers d’hommes sont des esclaves des temps modernes. Forcés à travailler sous un soleil de plomb, privés d’eau et de nourriture, on leur interdit de s’échapper pour rentrer chez eux. Mais nous pouvons les aider à retrouver la liberté. Et pas une association humanitaire n’appelle au boycott du Mondial 2022 au Qatar !

En revanche, les appels au boycott d’Israël se multiplient, alors que l’Etat Hébreu est la seule démocratie du Moyen Orient où tous citoyens et travailleurs bénéficient des mêmes droits quelques soient leur religion, leur ethnie ou leur origine.
L’an passé, une personne a perdu la vie tous les 2 jours dans les énormes chantiers de la Coupe du monde de football de 2022. Une grande partie de ce projet est gérée par une entreprise américaine dont la dirigeante vit dans une contrée tranquille du Colorado.
Des centaines de milliers d’ouvriers du bâtiment au Qatar, principalement des migrants originaires d’Asie du Sud, sont menacés d’être gravement exploités et abusés, parfois jusqu’au travail forcé, selon Human Rights Watch.
Le gouvernement comme la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) doivent s’assurer que leurs engagements de respecter les droits des travailleurs pendant la préparation de la Coupe du Monde de 2022 soient suivis d’effets. Les entrepreneurs en bâtiment devraient également s’engager de façon publique et précise à faire respecter les normes internationales des droits humains.
La Loi sur le parrainage du Qatar est l’une des plus restrictives de la région du Golfe, dans la mesure où les ouvriers ne peuvent pas changer de travail sans la permission de leur employeur, qu’ils travaillent depuis deux ou vingt ans, et où tous les salariés doivent obtenir la signature d’un « permis de sortie » par l’employeur qui les parraine pour pouvoir quitter le pays.
L’Arabie Saoudite est le seul autre pays du Golfe qui ait également conservé le système problématique du permis de sortie, tandis que les autres pays de la région permettent désormais aux travailleurs de changer de travail à la fin de leur contrat, ou après une période de deux à trois ans au service de leur premier employeur.
Le sous-secrétaire du Ministère du Travail Hussein Al Mulla a annoncé en mai que le Qatar envisageait de remplacer le système du parrainage par des contrats entre employeurs et employés, mais n’a pas précisé comment ces contrats pourraient venir remplacer les lois actuelles sur l’immigration, ni si les ouvriers auraient le droit de changer d’emploi.
Les lois du Qatar interdisent également aux ouvriers migrants de se syndiquer ou de se mettre en grève, bien que l’Organisation Internationale du Travail (OIT) reconnaisse la liberté d’association comme un droit fondamental du travail. Une proposition récente du gouvernement pour la formation d’un « syndicat des travailleurs » ne répond pas aux exigences minimales définissant la liberté d’association, puisqu’elle réserve tous les postes décisionnaires aux citoyens qataris, a affirmé Human Rights Watch.
Les travailleurs migrants représentent 94 pour cent de la main d’œuvre du Qatar, un chiffre ahurissant, et c’est le pays du monde qui compte la plus forte proportion de migrants par rapport au nombre de ses citoyens.
Le pays pourrait recruter jusqu’à un million d’ouvriers du bâtiment migrants supplémentaires dans les dix prochaines années, pour construire les stades et réaliser les améliorations des infrastructures que le Qatar a promis dans sa candidature pour l’accueil du tournoi de football de la Coupe du Monde de la FIFA, en 2022.
A quand un appel au boycott du Mondial 2022 au Qatar ?
Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Christian de Lablatinière

vendredi 24 janvier 2014

Sexualité des enfants : les propositions délirantes de l’OMS – par Marie Vermande

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a rédigé en 2010 un rapport intitulé « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe ». Le gouvernement socialiste en France, et Najat Belkacem en tête, s’est rué sur le document pour préparer la mise en application de ce vaste programme !
Peillon, notre cher ministre de l’Education nationale nous a maintes fois parlé de la nouvelle religion républicaine. Une religion qui a déjà sa liturgie (le vote), ses ministres (les divers élus ou non élus d’ailleurs), il lui manquait encore quelques préceptes et commandements… Pour les trouver, on s’en va lire la Bible constituée des divers rapports de l’OMS et autres institutions aussi sombres, et on nous fait avaler le tout en nous affirmant que ce sont les scientifiques et pédagogues qui le disent, nouveaux docteurs de l’Eglise républicaine. Tandis qu’il y a quelques siècles l’enfant apprenait à l’école le catéchisme et les commandements, lui expliquant comment il devait vivre et se comporter, le jeune enfant du XXIème siècle sera désormais confronté à d’autres normes de comportements, et devra donc tout savoir sur le sexe… et ateliers pratiques à l’appui !

Voici donc comment l’apprentissage du sexe sera institutionnalisé et édifié en commandement de la République : 1ère étape, de 0 à 4 ans, l’enfant apprend la « masturbation enfantine », il apprend ainsi à exprimer « ses besoins, ses désirs et ses limites », et pour la pratique on nous propose le jeu du docteur ! 2ème étape, entre 4 et 6 ans, l’enfant peut étudier les « l’amitié et l’amour envers les personnes de même sexe » et « consolider l’identité de genre » 3ème étape, à 6 ans, l’enfant peut connaître et défendre les « droits sexuels des garçons et des filles », et bien sûr le mettre en garde contre les stéréotypes du genre. On lui explique également « l’éjaculation et les menstruations », accompagnés illico presto des « méthodes de contraception » ! 4ème étape : entre 9 et 12 ans, il ne reste plus qu’à le mettre en garde contre les grossesses imprévues, les maladies sexuellement transmissibles, on en remet une couche sur la contraception et le préservatif, et on lui parle de l’avortement et du planning familial. Au cas où ce n’était pas compris on réexplique encore les différentes orientations sexuelles, après tout l’apprentissage n’est-il pas fait de répétition ? Bien entendu on met en garde contre le nouveau Satan de la religion républicaine : l’Eglise catholique et toute autre religion aux idées arriérées et rétrogrades n’y comprenant rien. Enfin dernière étape : de 12 à 15 ans il n’y a plus qu’à étudier la PMA, la GPA, les dons de sperme, la prostitution, après quoi l’enfant de 15 ans arrivé à sa majorité sexuelle est prêt pour se lancer dans le vaste monde et tenter sa propre expérience en appliquant à la lettre ce beau programme.
Qu’ajouter à cela ? Pourquoi ne pas finir par une petite citation ? « A mesure que diminue la liberté économique et politique, la liberté sexuelle a tendance à s’accroître en compensation » in Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley