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mercredi 8 janvier 2014

Lorsque tirer les rois devient un acte de résistance… par Marie Vermande

 Nous sommes en 2014, et l’actualité politique nous fait un peu penser aux heures les plus sombres de notre histoire. Ne vous méprenez pas, je veux parler de la Révolution française, et en particulier de la Terreur.
Pendant cette période de meurtres et de violences de toute sorte, il ne faisait pas bon être opposé au gouvernement. Comme maintenant en fait. Sauf qu’aujourd’hui, on ne paye plus son opposition de sa tête, mais simplement de ce que l’on appelle la diabolisation. Pourtant, les journaleux et politicards de tout bord feraient mieux d’y penser : trop de diabolisation tue la diabolisation. Au point que dorénavant la condamnation de quoi que ce soit par un journaliste ou un politique est le feu vertpour que ce quoi que ce soit s’amplifie. On l’a vu pour les bonnets rouges, on l’a vu pour les quenelles, on le verra peut-être pour la galette des rois ?
La contradiction face à ce gouvernement est devenue un phénomène de mode : la plupart n’avaient que faire de l’écotaxe, cela ne les empêche pas de se promener désormais avec des bonnets rouges en guise de doigt d’honneur au gouvernement. De même, tous les faiseurs de quenelles s’intéressent-ils réellement à Dieudonné ? Ou n’est ce pas simplement une forme de provocation envers Valls et Taubira, une rébellion quelque peu adolescente qui se saisit de chaque opportunité pour contester l’autorité, sans regarder beaucoup plus loin ?
Quoiqu’on en pense c’est tout de même un début, et le gouvernement ne s’arrêtera pas à la mode ou à la gestuelle pour affirmer son autorité branlante, il s’en prendra également à la gastronomie et surtout aux traditions ancestrales. Tandis que la Révolution française voulut interdire la traditionnelle galette des Rois, partagée en souvenir des Mages qui offrirent l’or, l’encens et la myrrhe à l’enfant Jésus, et qu’elle voulut la renommée galette de l’Egalité, la fête des rois est à nouveau, en 2014, sujet de polémique. « Fasciste » la galette ? Qui l’eût cru ?
A Brest, donc, dans l’école publique, la fête des rois n’est pas encore interdite, mais les couronnes ont toutes été retirées, car le mot Epiphanie était inscrit dessus [en 2013 et rétablies en 2014, sans mention, note de Novopress]… Donc, en résumé, pour le maire de Brest, on a encore le droit de fêter les rois, du moment qu’on ne sait pas ce que ça veut dire, et qu’on n’en connaît pas l’histoire.
Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, cela me donne encore bien plus envie de déguster de la galette ! Et entre nous, je préfère largement me sentir rebelle en dégustant une bonne galette, et en brandissant fièrement ma couronne, plutôt qu’en faisant des quenelles !
Un soupçon de rébellion dans nos recettes, et nos galettes n’en seront que meilleures ! Allez y, mangez de la galette, ce sont vos traditions et votre culture que vous défendez !
Marie Vermande

jeudi 19 décembre 2013

Entretien avec Jean-Michel Vernochet Wahhabisme saoudien et protestantisme américain : un troublant parallèle

Entretien réalisé par Nicolas Gauthier.
Vous venez de consacrer un livre au wahhabisme saoudien, Les Egarés. Vous y dressez le parallèle entre cette doctrine à vocation mondialiste et le capitalo-protestantisme américain, lui aussi à vocation messianique. Vous pouvez résumer ?
Un exercice périlleux. Pour un comparatif détaillé de l’éthique de l’hypercapitalisme – reflet d’un univers mental situé à la confluence de l’Ancien Testament et de la sélection des espèces – avec le fondamentalisme musulman, je vous renvoie à la lecture des Égarés ! Mais, en quelques mots, disons qu’il existe des similitudes frappantes entre le wahhabisme et le puritanisme judéo-protestant. Wahhabisme qui, rappelons-le, est la religion d’État de ces deux ogres géopolitiques que sont aujourd’hui le Qatar et l’Arabie saoudite. Un exemple : chacun aura noté le juridisme dévorant qui, de nos jours, caractérise la société américaine. Dans celle-ci, tous sont censés obéir à de véritables catalogues d’interdits. C’est un pays parcouru de lignes jaunes sauf en quelques domaines bien précis où l’anarchie est quasi de rigueur, telle la sexualité sans contrainte ni limites. Coluche a su décrire de façon lapidaire cette dérive prohibitionniste de nos sociétés en voie d’américanisation accélérée : « Tout ce qui n’est pas spécifiquement autorisé est interdit. Et tout ce qui n’est pas interdit est obligatoire. » Suivant cet ordre d’idées, le wahhabisme n’est qu’un long code d’obligations et de sanctions balisant de façon totalitaire l’existence des croyants sauf celle, bien entendu, des princes de ce monde autorisés à de nombreux écarts. Mais derrière le corset juridique, que reste-t-il ? Une absence de morale véritable, un monde déserté par toute transcendance où le crime devient licite dès lors qu’il est commis au nom de Dieu… ou de l’idole démocratique. Nous le voyons en Syrie où les salafo-wahhabites mènent une guerre sauvage au nom des principes divins avec, jusqu’ici, la bénédiction de l’Occident postchrétien.
Si le protestantisme des descendants du Mayflower peut être légitimement considéré, plus comme un antichristianisme qu’une simple déviance du christianisme (théorie de la prédestination, pour les hommes, comme pour les USA avec leur théorie de la « destinée particulière », toutes deux blasphématoires d’un point de vuethéologique), le wahhabisme saoudien peut-il être lui aussi tenu comme une sorte d’anti-islam ?
Dès lors qu’aux purs tout est pur, la foi ne s’actualisant plus dans les actes, il suffit de « croire » pour devenir presque inaccessible au péché. Ici, on peut se demander s’il existe encore un Dieu pour les deux théologies déviantes et puritaines dont nous parlons. Car si Dieu ne juge plus les actes de la vie courante, mais l’adhésion à une foi abstraite, l’accomplissement scrupuleux des rites – parce qu’ils sont prescrits, mais non par nécessité du cœur – alors ce qui fait l’essence du message divin a bel et bien disparu. Ainsi un sixième pilier de l’islam, l’obligation cachée que serait la « conversion des mécréants par tous les moyens », y compris la force, la violence et le meurtre, rend licite des comportements proprement antinomiques au message coranique. En cela, le wahhabisme incarne aux yeux de l’islam traditionnel et populaire, le Dajjal, la Fausse-semblance, l’équivalent pour les chrétiens de l’Antéchrist. Notez que les mécréants à convertir sont en premier lieu les musulmans eux-mêmes. Maintenant, je vous laisse effectuer les comparaisons qui s’imposent avec les conversions forcées des États laïques arabes aux mirifiques vertus de l’économie de marché « pure et non faussée ».
Riyad et Washington sont alliés de longue date, mais ne seraient-ils pas aussi les meilleurs ennemis du monde ? Avec le rapprochement d’avec Téhéran, les USA sembleraient-ils comprendre que ce jeu est aussi un jeu de dupes ?
Riyad et Washington sont alliés de longue date. Oui, certes. Depuis février 1945 et le pacte du Quincy conclu entre Ibn Séoud et Roosevelt à son retour de Yalta et du partage du monde avec Staline et Churchill… « Pétrole contre protection ». Mais le pacte vient de se rompre. Il a volé en éclats le samedi 31 août lorsque Obama a annoncé son renoncement à toute intervention armée en Syrie. À partir de là, le Département d’État ouvrait la porte au dialogue avec Téhéran. Un mois plus tard, à l’issue de l’Assemblée générale des Nations unies, le 28 septembre, le président américain s’entretenait directement par téléphone avec le nouveau président iranien, Hassan Rohani, rompant ainsi un silence de 35 ans. Depuis, Riyad, Paris et Tel Aviv ne décolèrent pas. Conclusion : si ce« jeu est un jeu de dupes », il l’est avant tout pour ceux – Turquie comprise – qui avaient vendu la peau de l’ours syrien avant de l’avoir tué.
Quelle est la position d’Israël dans cette affaire ? D’ailleurs, Tel Aviv a-t-il tout simplement une position sur le sujet, tant il est vrai que la situation semble aujourd’hui lui échapper ?
Israël n’a pas dit son dernier mot. Les mauvais esprits pensent que les positions intransigeantes de Laurent Fabius, au premier tour des négociations de Genève – Iran vs Occident –, exprimaient les discrets desiderata du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Peut-être n’avaient-ils pas tout à fait tort. Entre-temps, la crise centrafricaine s’est ouverte. Paris, déjà isolé sur le terrain, ne saurait se passer maintenant de la logistique de l’armée américaine. Il a bien fallu en rabattre et remettre les exigences israélo-françaises dans la poche avec le mouchoir par-dessus. Mais si Israël, qui dans cette affaire marche de concert avec Riyad, a perdu la première manche, il lui reste maintenant les six mois couvrant l’accord intérimaire pour reprendre la main en compromettant des espoirs de paix si longtemps attendus par une communauté internationale lasse de guerres aussi inutiles qu’ignominieuses.
Écrivain
Ancien grand reporter au Figaro Magazin

mercredi 18 décembre 2013

La vaine tentative de réconciliation entre musulmans et chrétiens

Des hommes mettent le feu et pillent une mosquŽée dans le quartier Fou après les affrontements entre soldats de l'ex-Séléka et les milices anti-Balaka venues prendre Bangui.

La tension est, en apparence, un peu retombée à Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA). Jeudi 12 décembre au matin, quelques taxis ont commencé à réapparaître. Certains chauffeurs faisaient la queue devant une station-essence pour tenter de remplir leur réservoir de quelques litres. Kléber, l'un d'entre eux, reprenait le service après une semaine cloîtré à son domicile.

« Je commence prudemment, dit il. Il y a des routes qu'on ne prend pas à cause des ex-Séléka, des Tchadiens. Et puis c'est difficile d'avoir des clients car en ne travaillant pas pendant une semaine, tout le monde a mangé son argent. Plutôt que de prendre le taxi, les gens marchent. »
Avec l'objectif avoué d'entamer un travail de réconciliation entre lescommunautés, des chefs musulmans et chrétiens se sont retrouvés ce matin sous un petit hangar du commissariat du 3e arrondissement, à proximité du marché de PK5 (point kilométrique 5), l'un des poumons économiques de la capitale, où tous les commerces, essentiellement tenus par des musulmans, sont toujours fermés. Les chrétiens ont, eux, déserté ce quartier.
Le discours se voulait apaisant. « Il faut que, ensemble (chrétiens et musulmans), nous indiquions les personnes qui agissent contre la paix. Il faut dire non à ces personnes », déclarait ce matin Ahmat Deliris, le deuxième vice-président de la communauté musulmane de la RCA. « Il faut que l'on fasse un trou pour enterrertout le mal, toutes les rancœurs qui amènent à la vengeance », insistait pour sa part Kombe Bervet, responsable chrétien du quartier, préconisant la mise en place de comités de défense où chrétiens et musulmans pourraient ensemble protégerla zone.
« LES COUPS PORTÉS ONT ÉTÉ TROP DURS »
A peine la réunion terminée, toutes ces bonnes paroles se sont rapidement envolées et le discours a connu une sérieuse évolution. Pour Oumar Idriss, un lycéen de 22 ans, le problème vient des chrétiens qui « ne se sentent pas à l'aise avec les ex-Séléka alors qu'ils forment désormais la nouvelle arméecentrafricaine. Nous sommes allés ce matin à l'église Notre-Dame-de-Fatima pour demander la réconciliation mais ils ont refusé. Nous savons qu'il y a là-bas des militaires de l'ancien président Bozizé et des anti-Balaka qui se cachent dans l'église. »
Fulbert qui habite à quelques centaines de mètres, dans le quartier de Miskine, considère qu'« il est encore trop tôt pour parler de réconciliation car les coups portés ont été trop durs. Aujourd'hui, dit-il, il y a trop de confusion car les commerçants musulmans portent tous une arme et que les ex-Séléka se déguisent en civils pour enlever des jeunes du quartier. »
Des hommes mettent le feu et pillent une mosquée dans le quartier Fou à Bangui.
A la paroisse Notre-Dame-de-Fatima, le père Gabriele Perobelli se refuse à parlerde normalisation. « Ce sera normal quand le millier de personnes qui dorment ici chaque soir seront rentrés chez eux. Le problème, c'est que chrétiens et musulmans ont peur les uns des autres », estime ce missionnaire italien.
Assis sur un banc, installé sur le côté de l'église de briques rouges, Aubin ne croit pas une seconde à la portée de la réunion du matin à laquelle il a assisté. « Ils font semblant pour que les gens reviennent chez eux mais la nuit c'est autre chose. Ils font du porte à porte et chaque matin on retrouve des corps. Encore la nuit dernière, ils ont assassiné Achille, un petit débrouillard du quartier. Le problème avec les musulmans, c'est que dès qu'ils ont un mort, il faut qu'ils tuent une dizaine de chrétiens.»
Avec cette macabre arithmétique de la vengeance, un homme a été lynché à mort dans le quartier de PK5 après que les dépouilles de sept musulmans, tués dans d'autres endroits de la capitale, ont été amenées à la mosquée Ali Babolo. Dans la foulée, l'un des jeunes musulmans ayant participé à la réunion du matin considérait que « la réconciliation, c'est terminé ».

Les raisons derrière la détérioration de la situation en Centrafrique

Malgré un mandat de la communauté internationale et les massacres interreligieux à Bangui, l’intervention française en Centre-Afrique commence dans un contexte international et national mitigé.
En effet, le soutien logistique et financier limité apporté par les Américains et les Européens à notre action, les déclarations contradictoires de François Hollande sur le maintien au pouvoir du Président centrafricain autoproclamé, Michel Djotodia, l’absence d’ennemi clairement identifié, les Sélékas étant un nom générique qui regroupe des formations seulement connues de quelques spécialistes, la mission même d’interposition entre des communautés qui rappelle les mauvais souvenirs du Rwanda ou du Liban, les moyens limités engagés dans un territoire plus grand que la France, la nouvelle réduction des effectifs militaires, annoncée au moment même où nous ouvrons un nouveau théâtre d’opérations, créent une toile de fond peu favorable à un soutien de l’opinion à cette intervention perçue, à tort, par les commentateurs comme un probable guêpier.
Cette analyse a donc pour but de présenter les éléments déterminants qui fondent la décision d’intervenir en Centre-Afrique.
La première certitude est que c’est la France qui, en mars 2013, a décidé de laisser les Sélékas s’emparer de Bangui et de les laisser chasser le Général Président Bozizé que nous avions soutenu militairement sans relâche depuis son accession au pouvoir dix ans plutôt .
En effet, les rebellions dans la région des trois frontières (Tchad, RCA, Soudan) au Nord de la RCA, sont endémiques et nous sommes intervenus trois fois en dix ans dans une indifférence médiatique totale pour stopper les colonnes de rebelles fonçant vers Bangui :
- le 30 octobre 2006, le mouvement rebelle UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) déclenche une offensive vers le Sud à partir de la région de Birao et s’empare de la localité de Ouandja Djalé (150 km au sud de Birao) pour pousser ensuite vers Bria et ouvrir la route vers Bangui. À la demande des autorités centrafricaines, les militaires français appuient à partir de fin novembre les FACA et la FOMUC dans la ville de Birao . Le 10 décembre, après plusieurs séries de combats brefs et violents, une dernière localité (Ouanda Djalle) est reprise aux combattants de l’UFDR.
- En mars 2007 : Deuxième offensive rebelle qui s’empare de l’aéroport Birao. Une nouvelle opération est alors déclenchée à partir des unités d’alerte en France et des unités pré positionnées (Tchad, Gabon, RCI) pour reprendre l’aérodrome de Birao. Ces unités françaises appuient aussi des unités FACA déployées simultanément et leur redonnent confiance. Le 13 avril 2007, alors que les rebelles de l’UFDR ont été repoussés jusqu’à leur sanctuaire de la frontière tchadienne, un accord de paix est signé entre le gouvernement de RCA et l’UFDR à Birao.
-En décembre 2012 : Troisième offensive rebelle. Certains mouvements jugeant que les accords de paix signés en 2007 n’ont pas été respectés, lancent une offensive militaire. Lors de cette troisième offensive, les rebelles qui attaquent vers le Sud sur 2 axes, prennent en un mois de nombreuses localités et ouvrent la route pour Bangui : Birao, Bria, Bambari, Ouadda, Ndélé, Kaga Bandoro, Damora à 80 km de la capitale) permettent d’étendre l’influence des rebelles sur le Nord et le Centre de la RCA. La France intervient une nouvelle fois fin décembre 2012. Trois compagnies et deux hélicoptères Puma viennent en renfort depuis le Gabon et le Tchad de la compagnie du 8ème RPIMa qui assure la sécurité de l’aéroport. Plus de 600 militaires français sont alors présents. Mi-janvier, suite à la baisse des tensions dans la capitale, deux hélicoptères Puma et une compagnie (2e REP) partent pour le Mali et participent aux opérations dans l’Adrar des Ifoghas.
-Trois mois plus tard, en mars 2013, les rebelles de la Séléka passent à nouveau à l’offensive à partir du Nord et duc entre de la RCA. La reprise des combats à proximité de Bangui obligent à déployer, en plus des 250 militaires sur place, environ 300 militaires français en provenance du Gabon. La Séléka défait rapidement les FACA, soutenues par les contingents des derniers alliés de Bozizé (Afrique du Sud et Ouganda) et causent des pertes importantes aux forces africaines qui tentent de lui couper la route de Bangui. Bangui qui tombe le 24 mars. Le président Bozizé fuit et se réfugie au Cameroun.
C’est au niveau de la géopolitique qu’il faut chercher pourquoi, cette fois-ci, la France a laissé les Sélékas pénétrer dans Bangui en mars 2013 à un moment où nous occupions l’aéroport avec des forces que l’on aurait pu rapidement renforcer.
La France a vraisemblablement voulu donner un coup d’arrêt à l’offensive politique et économique chinoise et sud-africaine en Centre-Afrique, favorisée par Le Président Général Bozizé qui, à juste titre, trouvait que la France et les entreprises françaises n’investissaient pas assez massivement en Centre-Afrique pour développer l’exploitation de ses ressources pétrolières et minières.
Par ailleurs, le Tchad venait de nous appuyer d’une façon décisive au Mali pour réduire le sanctuaire des Ifoghas et il n’est un secret pour personne que les rebelles du Nord-Est ont leur sanctuaire à cheval sur la frontière tchadienne.
L’absence à Paris au récent sommet des Etats-Africains du Président Sud-africain Jacob Zuma qui soutenait Bozizé peut s’expliquer ainsi. Les Sud-Africains, principale puissance africaine avec le Nigéria, où l’influence anglo-saxonne reste prégnante, considèrent le Sud de l’Afrique comme leur zone naturelle d’influence, Centrafrique inclus.
La dimension historique de ce conflit ne doit pas aussi nous échapper. Le Centre-Afrique marque la limite Est de l’Afrique francophone. Il possède une frontière commune avec le Soudan du Sud et le Soudan du Nord. Dans la mémoire des britanniques qui ont bloqué l’envoi d’un « Battle group européen » un moment envisagé par Bruxelles, l’affaire de Fachoda qui avait marqué la fin de l’expansion coloniale française vers la haute Egypte reste vivace.
La deuxième question à laquelle il faut répondre et que tous les observateurs se posent : la situation sur le terrain est-elle maîtrisable avec les effectifs déployés ?
La réponse, là encore, n’est pas militaire mais politique et nécessite d’analyser les forces qui composent la Séléka.
La majorité des combattants présents à Bangui font partie de l’UFDR: Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement, recrutée principalement dans l’ethnie Gula. Son dirigeant est le Président autoproclamé Michel Am Nondroko Djotodia , rebaptisé président de transition dont François Hollande avait trop rapidement exigé le départ. Puis, devant la réalité de la situation sur le terrain (soutien du Tchad, forces combattantes les plus nombreuses), s’étant ravisé, il a décidé de le soutenir.
Si les autorités françaises trouvent avec lui et ses principaux chefs de guerre un bon accord, la situation à Bangui se rétablira rapidement. En effet, les autres formations présentes dans la Séléka sont probablement celles dont le désarmement, si elles restent à Bangui, ne doit pas poser de trop gros problèmes à l’Armée française .
En conclusion, l’intervention de la France en Centrafrique procède plus de la lutte d’influence que se livrent les grands acteurs mondiaux et régionaux dans ce continent en plein développement que d’une action pour éviter que le Centrafrique ne devienne, comme la Somalie, un repère djihadiste ou d’une intervention à but humanitaire pour éviter un affrontement de type confessionnel même si cette dimension est nouvelle dans ce pays et doit être prise sérieusement en compte .

Le retour du paganisme en Europe


« L
e Paganisme est une Vue du monde basée sur un sens du sacré, qui rejette le fatalisme. Il est fondé sur le sens de l’honneur et de la responsabilité de l’Homme, face aux évènements de la vie. »
Entretien avec Gilbert Sincyr, auteur du livre Le Paganisme. Recours spirituel et identitaire de l’Europe (préface d’Alain de Benoist) par Fabrice Dutilleul.
Votre livre Le Paganisme. Recours spirituel et identitaire de l’Europe est un succès. Pourtant ce thème peut paraître quelque peu « décalé » à notre époque.
Bien au contraire : si les églises se vident, ce n’est pas parce que l’homme a perdu le sens du sacré, c’est parce que l’Européen se sent mal à l’aise vis-à-vis d’une religion qui ne répond pas à sa sensibilité. L’Européen est un être qui aspire à la liberté et à la responsabilité. Or, lui répéter que sondestin dépend du bon vouloir d’un Dieu étranger, que dès sa naissance il est marqué par le péché, et qu’il devra passer sa vie à demander le pardon de ses soi-disant fautes, n’est pas ce que l’on peut appeler être un adulte maître de son destin. Plus les populations sont évoluées, plus on constate leur rejet de l’approche monothéiste avec un Dieu responsable de tout ce qui est bon, mais jamais du mal ou de la souffrance, et devant qui il convient de se prosterner. Maintenant que l’Église n’a plus son pouvoir dominateur sur le peuple, on constate une évolution vers une aspiration à la liberté de l’esprit. C’est un chemin à rebours de la condamnation évangélique, originelle et perpétuelle.¢

Alors, qu’est-ce que le Paganisme ?
C’est d’abord un qualificatif choisi par l’Église pour désigner d’un mot l’ensemble des religions européennes, puisqu’à l’évidence elles reposaientsur des valeurs communes. C’est donc le terme qui englobe l’héritage spirituel et culturel des Indo-européens. Le Paganisme est une Vue du monde basée sur un sens du sacré, qui rejette le fatalisme. Il est fondé sur le sens de l’honneur et de la responsabilité de l’Homme, face aux évènements de la vie. Ce mental de combat s’est élaboré depuis le néolithique au fil de milliers d’années nous donnant une façon de penser, une attitude face au monde. Il est à l’opposé de l’assujettissement traditionnel moyen-oriental devant une force extérieure, la volonté divine, qui contrôle le destin de chacun. Ainsi donc, le Paganisme contient et exprime l’identité que se sont forgés les Européens, du néolithique à la révolution chrétienne.

Vous voulez donc remplacer un Dieu par plusieurs ?
Pas du tout. Les temps ne sont plus à l’adoration. Les Hommes ont acquit des connaissances qui les éloignent des peurs ancestrales. Personne n’a encore apporté la preuve incontestable qu’il existe, ou qu’il n’existe pas, une force « spirituelle » universelle. Des hommes à l’intelligence exceptionnelle, continuent à s’affronter sur ce sujet, et je crois que personne ne mettrait sa tête à couper, pour l’un ou l’autre de ces choix. Ce n’est donc pas ainsi que nous posons le problème.
Le Paganisme, qui est l’expression européenne d’une vue unitaire du monde, à l’opposé de la conception dualiste des monothéismes, est la réponse spécifique d’autres peuples aux mêmes questionnements. D’où les différences entre civilisations.
Quand il y a invasion et submersion d’une civilisation par une autre, on appelle cela une colonisation. C’est ce qui s’est passé en Europe, contrainte souvent par la terreur, à changer de religion (souvenons-nous de la chasse aux idoles et aux sorcières, des destructions des temples anciens, des tortures et bûchers, tout cela bien sûr au nom de l’amour). Quand il y a rejet de cette colonisation, dans un but de recherche identitaire, on appelle cela une libération, ou une « Reconquista », comme on l’a dit de l’Espagne lors du reflux des Arabes. Et nous en sommes là, sauf qu’il ne s’agit pas de reflux, mais d’abandon de valeurs étrangères au profit d’un retour de notre identité spirituelle.
Convertis par la force, les Européens se libèrent. « Chassez le naturel et il revient au galop », dit-on, et voilà que notre identité refoulée nous revient à nouveau. Non pas par un retour des anciens Dieux, forme d’expression d’une époque lointaine, mais comme un recours aux valeurs de liberté et de responsabilité qui étaient les nôtres, et que le Paganisme contient et exprime.
Débarrassés des miasmes du monothéisme totalitaire, les Européens retrouvent leur contact privilégié avec la nature. On reparle d’altérité plutôt que d’égalité, d’honneur plutôt que d’humilité, de responsabilité, de volonté, de défi, de diversité, d’identité, enfin de ce qui constitue notre héritage culturel, pourchassé, rejeté et condamné depuis deux mille ans.

S’agit-il alors d’une nouvelle guerre de religion ?
Pas du tout, évidemment. Les Européens doivent dépasser ce qui leur a été imposé et qui leur est étranger. Nous devons réunifier sacré et profane, c’est-à-dire réaffirmer que l’homme est un tout, que, de ce fait, il est le maître de son destin car il n’y a pas dichotomie entre corps et esprit. Les Européens ne doivent plus s’agenouiller pour implorer le pardon de fautes définies par une idéologie dictatoriale moyen-orientale. Ce n’est pas vers un retour du passé qu’il nous faut nous tourner, gardons-nous surtout d’une attitude passéiste, elle ne serait que folklore et compromission. Au contraire des religions monothéistes, sclérosées dans leurs livres intouchables, le Paganisme, comme une source jaillissante, doit se trouver de nouveaux chemins, de nouvelles expressions. À l’inverse des religions du livre, bloquées, incapables d’évoluer, dépassées et vieillissantes, le Paganisme est l’expression de la liberté de l’homme européen, dans son environnement naturel qu’il respecte. C’est une source de vie qui jaillit de nouveau en Europe, affirmant notre identité, et notre sens du sacré, pour un avenir de fierté, de liberté et de volonté, dans la modernité.¢

Le Paganisme. Recours spirituel et identitaire de l’Europe de Gilbert Sincyr, préface d'Alain de Benoist, éditions de L’Æncre, collection « Patrimoine des Religions », dirigée par Philippe Randa, 232 pages, 25 euros.

mercredi 4 décembre 2013

Dans l’Exhortation apostolique du Pape François, les passages sur l’islam suscitent la réflexion

Le Pape François est sur la même longueur d’onde que David Cameron: “le véritable Islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence. »
Dans l’Exhortation apostolique du Pape François « Evangelii gaudium » publié  ce 26 novembre 2013, si les passages sur les relations de l’Eglise catholique avec le Judaïsme sont à saluer :
247. « Un regard très spécial s’adresse au peuple juif, dont l’Alliance avec Dieu n’a jamais été révoquée, parce que « les dons et les appels de Dieu sont sans repentance » (Rm 11, 29). L’Église, qui partage avec le Judaïsme une part importante des Saintes Écritures, considère le peuple de l’Alliance et sa foi comme une racine sacrée de sa propre identité chrétienne (cf. Rm 11, 16-18). En tant que chrétiens, nous ne pouvons pas considérer le judaïsme comme une religion étrangère, ni classer les juifs parmi ceux qui sont appelés à laisser les idoles pour se convertir au vrai Dieu (cf. 1Th 1, 9). Nous croyons ensemble en l’unique Dieu qui agit dans l’histoire, et nous accueillons avec eux la commune Parole révélée.
248. « Le dialogue et l’amitié avec les fils d’Israël font partie de la vie des disciples de Jésus. L’affection qui s’est développée nous porte à nous lamenter sincèrement et amèrement sur les terribles persécutions dont ils furent l’objet, en particulier celles qui impliquent ou ont impliqué des chrétiens.
249. « Dieu continue à œuvrer dans le peuple de la première Alliance et fait naître des trésors de sagesse qui jaillissent de sa rencontre avec la Parole divine. Pour cela, l’Église aussi s’enrichit lorsqu’elle recueille les valeurs du Judaïsme. Même si certaines convictions chrétiennes sont inacceptables pour le Judaïsme, et l’Église ne peut pas cesser d’annoncer Jésus comme Seigneur et Messie, il existe une riche complémentarité qui nous permet de lire ensemble les textes de la Bible hébraïque et de nous aider mutuellement à approfondir les richesses de la Parole, de même qu’à partager beaucoup de convictions éthiques ainsi que la commune préoccupation pour la justice et le développement des peuples. »
Les paragraphes 252 et 253, sur les relations avec l’islam, par contre, suscitent l’interrogation et la réflexion, quant à savoir si le Pape François a bien lu le coran … et ses versets médinois, abrogeant les versets plus pacifiques de La Mecque.
252 : » Notre relation avec les adeptes de l’islam revêt de nos jours une grande importance, car les Musulmans sont présents de manière significative dans de nombreux pays de tradition chrétienne, où ils peuvent librement pratiquer leur culte et vivent intégrés dans la société. Nous ne devons jamais oublier qu’ils professent avoir la foi d’Abraham et comme nous, ils adorent le Dieu unique et miséricordieux, qui jugera l’humanité à la fin des temps. Les écrits sacrés de l’islam ont conservé quelques enseignements chrétiens. Jésus et Marie sont profondément vénérés et il est admirable de constater comment les Musulmans, à la fois jeunes et vieux, hommes et femmes, prennent le temps pour la prière quotidienne et participent fidèlement aux services religieux. Nombreux parmi les Musulmans ont la conviction profonde que leur vie, dans son intégralité, vient de Dieu et est pour Dieu. Ils reconnaissent également la nécessité de répondre à Dieu par un engagement éthique et plein de miséricorde envers les personnes les plus nécessiteuses. »
 253. » Pour soutenir le dialogue avec l’Islam une formation adéquate des interlocuteurs est indispensable, non seulement pour qu’ils soient solidement et joyeusement enracinés dans leur propre identité, mais aussi pour qu’ils soient capables de reconnaître les valeurs des autres, de comprendre les préoccupations sous-jacentes à leurs plaintes, et de mettre en lumière les convictions communes. Nous chrétiens, nous devrions accueillir avec affection et respect les immigrés de l’Islam qui arrivent dans nos pays, de la même manière que nous espérons et nous demandons à être accueillis et respectés dans les pays de tradition islamique. Je prie et implore humblement ces pays pour qu’ils donnent la liberté aux Chrétiens de célébrer leur culte et de vivre leur foi, prenant en compte la liberté dont les croyants de l’Islam jouissent dans les pays occidentaux. Face aux épisodes de fondamentalisme violent qui nous inquiètent, l’affection envers les vrais croyants de l’Islam doit nous porter à éviter d’odieuses généralisations, parce que le véritable Islam et une adéquate interprétation du Coran s’opposent à toute violence. »
Le pape François feint d’ ignorer la véritable nature de l’islam, qui n’est pas une « religion », mais une idéologie suprémaciste socio-politico-économique enrobée de « religieux ». Il n’ y a qu’un seul islam et nul n’est censé interpréter le coran, ni remettre en question le mythe de sa perfection, car parole incréée d’Allah, sous peine d’être considéré comme un blasphémateur, un apostat. Or dans l’islam, l’apostasie, est un crime, puni de mort.
« J’ai reçu l’ordre de combattre à mort tous les gens jusqu’à ce qu’ils disent qu’il n’y a de dieu qu’Allah et que je suis son prophète, s’ils le font ils épargneront leur vie et leurs biens. » Il a dit aussi: « sachez que le paradis est à l’ombre des épées ».
L’islam ne s’oppose pas à la violence, l’islam incite à la violence, car la violence est intrinsèque à l’islam. Qui n’a jamais lu le coran peut affirmer le contraire. Chrétiens, Musulmans modérés, chiites, tous sont frappés par la violence terroriste en Syrie, en Égypte, au Kenya, au Pakistan ; en Irak, en Afghanistan ….
Les dirigeants occidentaux et le Pape François doivent reconnaître cette connivence entre les écrits coraniques et cette violence extrême, dont ils sont imprégnés et non édulcorer le coran, et accuser les islamolucides d’en faire une mauvaise interprétation.
C’est le prophète, « le doux, le miséricordieux », qui l’a dit :
« Quiconque abandonne sa religion islamique, tuez-le. » (Boukhari, Vol. 9:84 :57) (hadith authentique, parole de Mahomet)
Pour Mahomet, c’était la seule façon d’ éviter que sa doctrine ne le suive dans la tombe.
D’ailleurs, Al-Qaradawi, leader de la Confrérie mondiale des Frères musulmans, basé au Qatar, et plus haute autorité de l’islam sunnite le confirme : « sans la loi sur l’apostasie, l’islam aurait pris fin dès la mort de Mahomet, et l’interdiction de l’apostasie est ce qui a permis à l’islam de se perpétuer jusqu’à nos jours. » Il cite, à l’appui, des écrits islamiques confirmant que les apostats doivent être tués.
Lui, le grand mufti d’Arabie saoudite, personne ne peut l’accuser d’avoir mal interprété le hadith de son prophète.
Le libre arbitre n’existe pas dans cette pseudo religion et seules la terreur et la violence, qui lui sont intrinsèques, lui ont permis de se propager jusqu’à ce jour, car une fois membre de cette secte diabolique, vous ne pouvez en sortir librement … que les pieds devants. Liberté. Connais pas en « islamie.
La sacralisation de la violence par le coran a pour but d’exonérer le musulman de tout reproche et de supprimer toutes les barrières morales qui pourraient le rendre plus humain, quand il combat l’infidèle. Les manifestations violentes contre le « petit film navet offensant » et les caricatures de Mahomet ne sont que des prétextes pour utiliser la violence, afin d’intimider l’Occident, le terroriser et l’obliger à se plier aux desiderata des islamistes.
Nous demander d’accepter l’islam et d’accueillir ses adeptes, sans leur imposer de respecter nos lois, nos valeurs, notre démocratie, conduira l’Occident vers le suicide civilisationnel. Idéaliser l’islam et nous demander d’éprouver de l’affection envers ceux qui ne songent qu’à nous soumettre ou nous tuer, c’est nous sacrifier à cette idéologie islamo-nazie et à sa loi la charia.
La liberté religieuse et le respect, dont jouissent les Musulmans en Occident, ne se traduisent nullement par la réciprocité en terre d’islam envers les minorités chrétiennes. L’actualité au Moyen Orient, en Afrique, en Asie est là pour nous décrire toute l’horreur de la réalité.
Le Pape Francois s’imagine que ses bonnes paroles réveilleront les consciences musulmanes, et leur reconnaissance pour la façon dont l’Occident dresse un piédestal aux Musulmans, au détriment des Chrétiens. L’Occident se laisse envahir par l’islam, se plie à toutes les exigences de ses adeptes, mais reste bien tiède, quand il s’agit d’imposer aux dirigeants arabes ce même respect aux minorités chrétiennes en terre d’islam.
La guerre contre les non-musulmans n’aura jamais de fin : « combattez-les jusqu’à ce que cesse toute dissension et que l’islam soit l’unique religion » (coran 8 :39). Cette injonction coranique signifie que la coexistence pacifique avec les non-musulmans n’est pas une option, elle enjoint aux croyants de poursuivre la lutte jusqu’à l’atteinte de l’objectif ultime de domination. Les hadiths vont dans le même sens que le coran :
« Ô les hommes, savez-vous à quoi vous vous engagez en faisant allégeance à cet homme (Mahomet) ? Oui, en lui jurant fidélité nous nous engageons à déclarer la guerre à toute l’humanité » (Ishaq : 204)
« Allah a promis à ceux parmi vous qui ont cru et qui ont accompli de bonnes œuvres (la guerre sainte) qu’il en fera les maîtres de la terre. Il établira d’autorité leur religion, celle qu’il leur a lui-même choisie » (coran : 25 :55)
D’autre part, ce passage de l’Evangile dit :
Prenez garde que personne ne vous séduise. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant: C’est moi qui suis le Christ. Et ils séduiront beaucoup de gens. Matthieu 24.4/5.
Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. Et, parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. 24.11/13
• Mahomet est un faux prophète, comment le Pape françois peut-il apprécier cet homme et sa doctrine et nous demander de les respecter ?
• La Marie du coran n’est pas la Vierge Marie des Evangiles, le « Jésus » du coran, n’est pas le Jésus des Evangiles. Comment un père de l’église ne sait-il pas cela ? Et s’il le sait, pourquoi cache-t-il la vérité aux Catholiques, pourquoi les induit-il dans l’erreur ?
• Abraham est souvent présenté comme le Père commun aux trois monothéismes. Or cette « idée » n’est pas dans la Bible, elle est simplement d’origine musulmane. C’est dans le monothéisme biblique, que Dieu fit Alliance avec Abraham, par contre, dans le monothéisme du coran, il n’y a aucune histoire d’Alliance.
« Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d’une multitude de nations. On ne t’appelleras plus Abram (père élevé); mais ton nom sera Abraham (père d’une multitude), car je te rends père d’une multitude de nations. » Genèse 17:4-5.
« Je te donnerai, et à tes descendants après toi, le pays que tu habites comme étranger, tout le pays de Canaan, en possession perpétuelle, et je serai leur Dieu. »  Genèse 17:8
« Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront » Genèse 12:3.
« Je ferai de toi une grande nation »  Genèse 12:2
Je donnerai ce pays à ta postérité. »  Genèse 12:7
« J’établirai mon alliance entre moi et toi, et tes descendants après toi, selon leurs générations: ce sera une alliance perpétuelle, en vertu de laquelle je serai ton Dieu et celui de ta postérité après toi…. Dieu dit: Certainement Sara, ta femme, t’enfantera un fils ; et tu l’appelleras du nom d’Isaac. J’établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle pour sa postérité après lui. »  Genèse 17:7,19.
Dans le Coran, Jésus, devenu Issa, passe pour être le neveu de Moïse, sa mère Myriam (Marie) la soeur d’Aaron et de Moïse… (Coran 66,12 –Coran 19,27-28) Et l’Issa du coran, n’est pas le Christ Sauveur, il n’est pas le Jésus des Evangiles.
Pour conclure, le fait que l’Occident permette à l’islam de prospérer allègrement sur son territoire est une folie politique, car nous en payerons tôt ou tard les conséquences.
Dès lors, les exhortations du Pape François à propos de l’islam et des Musulmans sont très graves, car non seulement elles rassurent les catholiques sur l’islam, en dépit des atrocités commises par les Musulmans contre les Chrétiens en terre d’islam et des génocides en cours au Nigéria, en Syrie, en Irak, en Egypte, au Pakistan, etc. mais elles endorment leur vigilance en les aveuglant sur la véritable nature de l’idéologie islamique et les intentions de plus en plus belliqueuses et dominatrices des Musulmans, endoctrinés par les organisations islamistes des plus dangereuses, comme les Frères musulmans, l’OCI, l’Hizb ut Tahrir, etc.
Ces derniers profitent de notre tolérance, de notre naïveté, de notre bienveillance pour faire sombrer l’Occident dans l’obscurantisme et la servitude sous les assauts de leur idéologie liberticide et suprémaciste.
Et le fait d’encenser l’islam, ce cauchemar de l’humanité, n’empêchera pas le islamistes de tuer les Chrétiens en terre d’islam, en évoquant leur divinité « Allah akbar » à chaque fois qu’ils commettent ces actes barbares. En République Centre-africaine, 450.000 Chrétiens fuient actuellement les attaques des Musulmans . En Syrie, Al Qaïda  éduque les petits enfants dans les écoles, sous leur domination, à la haine meurtrière des non Musulmans: « l’islam élève les Musulmans et humilie les infidèles ; les Musulmans doivent tuer les infidèles … »
Mais nous devons montrer de l’affection envers les Musulmans, qui envahissent nos pays, et éviter d’odieuses généralisations, quant à la violence de l’islam, car l’islam ce n’est pas ça …?
Le Pape François sait-il que les islamistes envisagent aussi de conquérir Rome … ce qui impliquera la soumission de l’Europe à l’islam .
© Rosaly pour Dreuz.info.

Qu’est-ce qu’il attend pour dénoncer les tueries perpétrées sur des Chrétiens dans les pays musulmans ? On n’est plus au temps des compromis. Il faut faire un choix et le bon. « Que ton oui soit oui, que ton non soit non. Je vomis les tièdes ! » a dit Jésus.
Il est le Chef de l’Eglise catholique. Son devoir est de protéger ses Ouailles, de les défendre et non d’encenser l’islam, une idéologie qui appelle ses adeptes à les massacrer. Il peut faire passer le message sans haine, mais avec fermeté.
Avez-vous déjà entendu un grand mufti quelconque plaider la cause des Chrétiens, de parler de façon élogieuse du Christianisme et du Judaïsme, de demander le respect des minorités non musulmanes, de les accueillir avec affection, etc.
Jamais vous ne l’entendrez, car la bienveillance envers les non Musulmans est contraire à leur « religion » suprémaciste.
Pour les Musulmans, il n’existe qu’une seule religion: l’islam. Les autres doivent disparaître de gré ou de force.
Je trouve Benoît XVI plus courageux, car il a osé parler de la violence de l’islam, il a osé demander aux Autorités civiles et religieuses égyptiennes de protéger les Coptes, il a osé demander au gouvernement pakistanais l’abrogation de la loi anti-blasphème, prétexte à toutes les dérives criminelles contre les minorités chrétiennes.
En réponse à ses justes requêtes, il a reçu des menaces de mort.
La politique d’apaisement du Pape François n’arrêtera pas le génocide des Chrétiens en terre d’islam, bien au contraire.
Il n’est pas interdit de prier pour le Pape, pour qu’il ouvre les yeux, pour qu’il ne se laisse pas endormir par les discours falsificateurs, qu’il ne cède pas à la paresse intellectuelle conduisant à énoncer les poncifs habituels sur un hypothétique islam tolérant et tolérable. Infaillible, le Pape ? La preuve que non.