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mercredi 18 décembre 2013

La vaine tentative de réconciliation entre musulmans et chrétiens

Des hommes mettent le feu et pillent une mosquŽée dans le quartier Fou après les affrontements entre soldats de l'ex-Séléka et les milices anti-Balaka venues prendre Bangui.

La tension est, en apparence, un peu retombée à Bangui, capitale de la République centrafricaine (RCA). Jeudi 12 décembre au matin, quelques taxis ont commencé à réapparaître. Certains chauffeurs faisaient la queue devant une station-essence pour tenter de remplir leur réservoir de quelques litres. Kléber, l'un d'entre eux, reprenait le service après une semaine cloîtré à son domicile.

« Je commence prudemment, dit il. Il y a des routes qu'on ne prend pas à cause des ex-Séléka, des Tchadiens. Et puis c'est difficile d'avoir des clients car en ne travaillant pas pendant une semainetout le monde a mangé son argent. Plutôt que de prendre le taxi, les gens marchent. »
Avec l'objectif avoué d'entamer un travail de réconciliation entre lescommunautés, des chefs musulmans et chrétiens se sont retrouvés ce matin sous un petit hangar du commissariat du 3e arrondissement, à proximité du marché de PK5 (point kilométrique 5), l'un des poumons économiques de la capitale, où tous les commerces, essentiellement tenus par des musulmans, sont toujours fermés. Les chrétiens ont, eux, déserté ce quartier.
Le discours se voulait apaisant. « Il faut que, ensemble (chrétiens et musulmans), nous indiquions les personnes qui agissent contre la paix. Il faut dire non à ces personnes », déclarait ce matin Ahmat Deliris, le deuxième vice-président de la communauté musulmane de la RCA. « Il faut que l'on fasse un trou pour enterrertout le mal, toutes les rancœurs qui amènent à la vengeance », insistait pour sa part Kombe Bervet, responsable chrétien du quartier, préconisant la mise en place de comités de défense où chrétiens et musulmans pourraient ensemble protégerla zone.
« LES COUPS PORTÉS ONT ÉTÉ TROP DURS »
A peine la réunion terminée, toutes ces bonnes paroles se sont rapidement envolées et le discours a connu une sérieuse évolution. Pour Oumar Idriss, un lycéen de 22 ans, le problème vient des chrétiens qui « ne se sentent pas à l'aise avec les ex-Séléka alors qu'ils forment désormais la nouvelle arméecentrafricaine. Nous sommes allés ce matin à l'église Notre-Dame-de-Fatima pour demander la réconciliation mais ils ont refusé. Nous savons qu'il y a là-bas des militaires de l'ancien président Bozizé et des anti-Balaka qui se cachent dans l'église. »
Fulbert qui habite à quelques centaines de mètres, dans le quartier de Miskine, considère qu'« il est encore trop tôt pour parler de réconciliation car les coups portés ont été trop durs. Aujourd'hui, dit-il, il y a trop de confusion car les commerçants musulmans portent tous une arme et que les ex-Séléka se déguisent en civils pour enlever des jeunes du quartier. »
Des hommes mettent le feu et pillent une mosquée dans le quartier Fou à Bangui.
A la paroisse Notre-Dame-de-Fatima, le père Gabriele Perobelli se refuse à parlerde normalisation. « Ce sera normal quand le millier de personnes qui dorment ici chaque soir seront rentrés chez eux. Le problème, c'est que chrétiens et musulmans ont peur les uns des autres », estime ce missionnaire italien.
Assis sur un banc, installé sur le côté de l'église de briques rouges, Aubin ne croit pas une seconde à la portée de la réunion du matin à laquelle il a assisté. « Ils font semblant pour que les gens reviennent chez eux mais la nuit c'est autre chose. Ils font du porte à porte et chaque matin on retrouve des corps. Encore la nuit dernière, ils ont assassiné Achille, un petit débrouillard du quartier. Le problème avec les musulmans, c'est que dès qu'ils ont un mort, il faut qu'ils tuent une dizaine de chrétiens.»
Avec cette macabre arithmétique de la vengeance, un homme a été lynché à mort dans le quartier de PK5 après que les dépouilles de sept musulmans, tués dans d'autres endroits de la capitale, ont été amenées à la mosquée Ali Babolo. Dans la foulée, l'un des jeunes musulmans ayant participé à la réunion du matin considérait que « la réconciliation, c'est terminé ».

Les raisons derrière la détérioration de la situation en Centrafrique

Malgré un mandat de la communauté internationale et les massacres interreligieux à Bangui, l’intervention française en Centre-Afrique commence dans un contexte international et national mitigé.
En effet, le soutien logistique et financier limité apporté par les Américains et les Européens à notre action, les déclarations contradictoires de François Hollande sur le maintien au pouvoir du Président centrafricain autoproclamé, Michel Djotodia, l’absence d’ennemi clairement identifié, les Sélékas étant un nom générique qui regroupe des formations seulement connues de quelques spécialistes, la mission même d’interposition entre des communautés qui rappelle les mauvais souvenirs du Rwanda ou du Liban, les moyens limités engagés dans un territoire plus grand que la France, la nouvelle réduction des effectifs militaires, annoncée au moment même où nous ouvrons un nouveau théâtre d’opérations, créent une toile de fond peu favorable à un soutien de l’opinion à cette intervention perçue, à tort, par les commentateurs comme un probable guêpier.
Cette analyse a donc pour but de présenter les éléments déterminants qui fondent la décision d’intervenir en Centre-Afrique.
La première certitude est que c’est la France qui, en mars 2013, a décidé de laisser les Sélékas s’emparer de Bangui et de les laisser chasser le Général Président Bozizé que nous avions soutenu militairement sans relâche depuis son accession au pouvoir dix ans plutôt .
En effet, les rebellions dans la région des trois frontières (Tchad, RCA, Soudan) au Nord de la RCA, sont endémiques et nous sommes intervenus trois fois en dix ans dans une indifférence médiatique totale pour stopper les colonnes de rebelles fonçant vers Bangui :
- le 30 octobre 2006, le mouvement rebelle UFDR (Union des forces démocratiques pour le rassemblement) déclenche une offensive vers le Sud à partir de la région de Birao et s’empare de la localité de Ouandja Djalé (150 km au sud de Birao) pour pousser ensuite vers Bria et ouvrir la route vers Bangui. À la demande des autorités centrafricaines, les militaires français appuient à partir de fin novembre les FACA et la FOMUC dans la ville de Birao . Le 10 décembre, après plusieurs séries de combats brefs et violents, une dernière localité (Ouanda Djalle) est reprise aux combattants de l’UFDR.
- En mars 2007 : Deuxième offensive rebelle qui s’empare de l’aéroport Birao. Une nouvelle opération est alors déclenchée à partir des unités d’alerte en France et des unités pré positionnées (Tchad, Gabon, RCI) pour reprendre l’aérodrome de Birao. Ces unités françaises appuient aussi des unités FACA déployées simultanément et leur redonnent confiance. Le 13 avril 2007, alors que les rebelles de l’UFDR ont été repoussés jusqu’à leur sanctuaire de la frontière tchadienne, un accord de paix est signé entre le gouvernement de RCA et l’UFDR à Birao.
-En décembre 2012 : Troisième offensive rebelle. Certains mouvements jugeant que les accords de paix signés en 2007 n’ont pas été respectés, lancent une offensive militaire. Lors de cette troisième offensive, les rebelles qui attaquent vers le Sud sur 2 axes, prennent en un mois de nombreuses localités et ouvrent la route pour Bangui : Birao, Bria, Bambari, Ouadda, Ndélé, Kaga Bandoro, Damora à 80 km de la capitale) permettent d’étendre l’influence des rebelles sur le Nord et le Centre de la RCA. La France intervient une nouvelle fois fin décembre 2012. Trois compagnies et deux hélicoptères Puma viennent en renfort depuis le Gabon et le Tchad de la compagnie du 8ème RPIMa qui assure la sécurité de l’aéroport. Plus de 600 militaires français sont alors présents. Mi-janvier, suite à la baisse des tensions dans la capitale, deux hélicoptères Puma et une compagnie (2e REP) partent pour le Mali et participent aux opérations dans l’Adrar des Ifoghas.
-Trois mois plus tard, en mars 2013, les rebelles de la Séléka passent à nouveau à l’offensive à partir du Nord et duc entre de la RCA. La reprise des combats à proximité de Bangui obligent à déployer, en plus des 250 militaires sur place, environ 300 militaires français en provenance du Gabon. La Séléka défait rapidement les FACA, soutenues par les contingents des derniers alliés de Bozizé (Afrique du Sud et Ouganda) et causent des pertes importantes aux forces africaines qui tentent de lui couper la route de Bangui. Bangui qui tombe le 24 mars. Le président Bozizé fuit et se réfugie au Cameroun.
C’est au niveau de la géopolitique qu’il faut chercher pourquoi, cette fois-ci, la France a laissé les Sélékas pénétrer dans Bangui en mars 2013 à un moment où nous occupions l’aéroport avec des forces que l’on aurait pu rapidement renforcer.
La France a vraisemblablement voulu donner un coup d’arrêt à l’offensive politique et économique chinoise et sud-africaine en Centre-Afrique, favorisée par Le Président Général Bozizé qui, à juste titre, trouvait que la France et les entreprises françaises n’investissaient pas assez massivement en Centre-Afrique pour développer l’exploitation de ses ressources pétrolières et minières.
Par ailleurs, le Tchad venait de nous appuyer d’une façon décisive au Mali pour réduire le sanctuaire des Ifoghas et il n’est un secret pour personne que les rebelles du Nord-Est ont leur sanctuaire à cheval sur la frontière tchadienne.
L’absence à Paris au récent sommet des Etats-Africains du Président Sud-africain Jacob Zuma qui soutenait Bozizé peut s’expliquer ainsi. Les Sud-Africains, principale puissance africaine avec le Nigéria, où l’influence anglo-saxonne reste prégnante, considèrent le Sud de l’Afrique comme leur zone naturelle d’influence, Centrafrique inclus.
La dimension historique de ce conflit ne doit pas aussi nous échapper. Le Centre-Afrique marque la limite Est de l’Afrique francophone. Il possède une frontière commune avec le Soudan du Sud et le Soudan du Nord. Dans la mémoire des britanniques qui ont bloqué l’envoi d’un « Battle group européen » un moment envisagé par Bruxelles, l’affaire de Fachoda qui avait marqué la fin de l’expansion coloniale française vers la haute Egypte reste vivace.
La deuxième question à laquelle il faut répondre et que tous les observateurs se posent : la situation sur le terrain est-elle maîtrisable avec les effectifs déployés ?
La réponse, là encore, n’est pas militaire mais politique et nécessite d’analyser les forces qui composent la Séléka.
La majorité des combattants présents à Bangui font partie de l’UFDR: Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement, recrutée principalement dans l’ethnie Gula. Son dirigeant est le Président autoproclamé Michel Am Nondroko Djotodia , rebaptisé président de transition dont François Hollande avait trop rapidement exigé le départ. Puis, devant la réalité de la situation sur le terrain (soutien du Tchad, forces combattantes les plus nombreuses), s’étant ravisé, il a décidé de le soutenir.
Si les autorités françaises trouvent avec lui et ses principaux chefs de guerre un bon accord, la situation à Bangui se rétablira rapidement. En effet, les autres formations présentes dans la Séléka sont probablement celles dont le désarmement, si elles restent à Bangui, ne doit pas poser de trop gros problèmes à l’Armée française .
En conclusion, l’intervention de la France en Centrafrique procède plus de la lutte d’influence que se livrent les grands acteurs mondiaux et régionaux dans ce continent en plein développement que d’une action pour éviter que le Centrafrique ne devienne, comme la Somalie, un repère djihadiste ou d’une intervention à but humanitaire pour éviter un affrontement de type confessionnel même si cette dimension est nouvelle dans ce pays et doit être prise sérieusement en compte .

jeudi 24 octobre 2013

Chaos religieux au Centrafrique

Centrafrique
Vidéo BFMTV : Des dizaines de milliers de personnes cachées dans les forêts, des milices et un début de guerre entre chrétiens et musulmans. Jamais la République de Centrafrique n’a été aussi proche du précipice. Reportage au pays du chaos, la Centrafrique…
Je suppose que l’on peut remercier les Soudanais et plus largement les Wahabites pour cette nouvelle déstabilisation régionale…
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=xmRqYQHXA78

mercredi 9 octobre 2013

Centrafrique : le réveil

Réunion au sommet de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale le week end dernier, déplacement de Laurent Fabius prévu ce dimanche à Bangui, projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU… "Enfin un médecin au chevet de ce grand malade oublié !" se réjouit le quotidien du voisin burkinabé. Certes, il reste "l'épineux problème" des moyens financiers qui seront mis en œuvre pour venir en aide au pays en plein chaos depuis le coup d'Etat du mois de mars, qui a porté le nouveau président Michel Djotodia au pouvoir.

mardi 2 avril 2013

Centreafrique : putch islamique

La République centrafricaine est la prochaine cible des musulmans , pourtant officiellement minoritaires dans le pays , ils se font encadrer par des milices musulmanes venues du tchad , de libye pour islamiser rapidement le pays
Wikipedia

Citation:
D'après le recensement de 2003, 80 % de la population est chrétienne, 10 % musulmane et 10 % animiste.


Citation:
Le gouvernement centrafricain a accusé jeudi l'alliance rebelle Séléka est parvenue à 160 km de Bangui d'être composée majoritairement de rebelles de la guerre du Tchad et du Darfour et ses leaders d'avoir des liens avec le wahhabisme, une forme rigoriste de l'islam.
"Si certains responsables de cette rébellion sont d'authentiques Centrafricains, il n'en est pas de même de la grande partie de la troupe constituée très largement des Toro Boro, les rebelles soudanais du Darfour. Il y a les résidus des forces du rebelle tchadien Mahamat Nouri qui a été expulsé de Khartoum. Plus d'autres combattants de morphologie libyenne", a déclaré le ministre de l'Administration territoriale Josué Binoua.
"M. Dhaffane et M. Nourredine, qui sont les deux principaux responsables de cette rebellion, ont étudié en Arabie Saoudite et au Qatar. Ils prônent le wahhabisme à qui veut l'entendre. Ils le prêchent", a ajouté le ministre.
Le wahhabisme est une doctrine rigoriste sunnite de l'islam d'origine saoudienne, voisine du salafisme.
"C'est pour cela que le gouvernement a dénoncé avec la dernière vigueur cette poussée des rebelles vers une guerre de religion. Notre interrogation reste intacte, sur le but réel et sur leurs motivations réelles", a-t-il ajouté.
Le gouvernement centrafricain a lancé ces accusations quelques jours avant des pourparlers avec les rebelles qui devraient s'ouvrir le 8 janvier à Libreville. Le régime du président François Bozizé a à plusieurs reprises qualifié l'offensive lancée le 10 décembre par la coalition de la rébellion d'agression provenant de l'extérieur.
Par ailleurs, une note de travail confidentielle du gouvernement de Bangui assure que M. Nourredine, "fils d'un imam" d'un quartier de Bangui, est un "ancien étudiant de l'Université islamique de Médine".

http://www.7sur7.be/7s7/fr/150...iste.dhtml
Ces aspects sont soigneusement occultés par nos médias

M. Dhaffane et M. Nourredine, qui sont les deux principaux responsables de cette rebellion, ont étudié en Arabie Saoudite et au Qatar. Ils prônent le wahhabisme à qui veut l'entendre. Ils le prêchent", a ajouté le ministre.
Le wahhabisme est une doctrine rigoriste sunnite de l'islam d'origine saoudienne, voisine du salafisme. [...]"


Crise en Centrafrique : « Nous sommes des enfants de la France, il faut qu’elle réagisse ! »

Pour la énième fois, la Centrafrique vit une grave crise. Les rebelles du Séléka, qui contrôlent les trois quart du pays, réclament la démission du président Bozizé. Les Centrafricains, eux, vivent quotidiennement dans la peur. Epuisés par les soubresauts récurrents de leur pays, ils sont nombreux à réclamer l’intervention de la France pour sortir leur pays de l’impasse. Afrik.com a recueilli leurs témoignages.

Selon un pasteur, «un terrible danger guette la Centrafrique à majorité chrétienne : l’islamisation» La plupart «des rebelles du Séléka sont musulmans. Il y a une main extérieure qui est derrière eux».

La peur. Les Centrafricains la ressentent tous. Elle est encore plus présente, en raison de la crise actuelle. Il est toujours difficile de les amener à se livrer sur la situation de leur pays. La plupart refusent de parler de la politique et du régime en place par peur des représailles et d’être mis sur écoute. Ici, pas question d’émettre la moindre critique contre le président Bozizé. Certains ont néanmoins osé se confier, à condition toutefois qu’on modifie leurs noms.

Epuisés par les troubles qui touchent régulièrement leur pays, les Centrafricains sont à bout de souffle. «La Centrafrique est une jungle ! Rien ne va ici. Nous sommes fatigués de ces crises politiques à répétitions ! Tous les cinq, huit ans, c’est la même chose !», fustige Dolomo, 32 ans, étudiant en sciences économiques et sociales. […]

Même son de cloche pour ce pasteur de 42 ans, qui a quitté récemment la ville de Bambari, sous le contrôle des rebelles, pour Bangui. «La France doit intervenir ne serait-ce que pour protéger les institutions du pays !» […]Le pasteur va même plus loin. Ils sont originaires de plusieurs nationalités. Certains viennent de Libye, du Soudan, du Tchad », affirme-t-il. «Nous vivons dans l’angoisse. Nous vivons la conquête de l’islam en Centrafrique !», renchérit-il. D’après lui, «chaque fois que les rebelles sont arrivés dans les villes qu’ils ont prises, ils ont tout détruit : les gendarmeries, les mairies, sauf les boutiques tenues par les musulmans.»

http://www.afrik.com/crise-en-...e-reagisse

Pourquoi la fille aînée de l'Église, qui a rejeté le Christianisme pour embrasser les babouches, répondrait-elle favorablement aux appels au secours de Chrétiens, de Centrafrique ou d'ailleurs ?
Si elle intervient, ce sera contre les Chrétiens.
Qatar le maître, veille. Tout comme l'Arabie Saoudite épie et guette dans l'ombre tel un serpent, pour s'assurer que son valet américain lui est bien obéissant.

 

lundi 25 mars 2013

Centrafrique : Accrochages meutriers entre les rebelles et les militaires sud-africains


Les rebelles de la coalition Séléka ont ainsi pris le contrôle de Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA) et mis en fuite le président François Bozizé, au terme d’une progression éclair. Ce qu’ils avaient été à deux doigts de faire en décembre dernier, avant la signature d’un accord de cessez-le-feu signé à Libreville.
A l’époque, afin de protéger le président Bozizé mais aussi dans le cadre d’un accord de défense conclu entre les deux pays, l’Afrique du Sud avait envoyé à Bangui un contingent de 400 soldats et sa présence a été l’une des raisons qui ont motivé la Séléka de reprendre les armes, étant donné que son départ figurait dans l’accord de Libreville.
Cela étant, la prise de Bangui par les rebelles ne s’est pas faite sans coups de feu. Et d’après Pretoria, plusieurs soldats sud-africains y ont perdu la vie. “Suite à des combats entre des membres des forces nationales sud-africaines de défense (SANDF) et les rebelles du Centrafrique, il y a eu des morts des deux côtés”, a en effet affirmé le brigadier-général sud-africain Xolani Mabanga, qui a indiqué ne pas pouvoir “confirmer aucun chiffre.”
Mais d’après Jacob Zuma, le président sud-africain, le bilan serait de 13 morts et de 27 blessés dans les rangs du contingent de la SANDF. “Nous n’avons pas décidé de nous retirer de la Centrafrique en raison de l’existence d’un accord entre nos pays” a-t-il par ailleurs déclaré. “Quand la poussière sera retombée, nous évaluerons si notre présence sera encore nécessaire”, a-t-il ajouté.
Etant donné que François Bozizé est en fuite, le chef de la Séléka, Michel Djotodia, s’est proclamé président. “Le premier ministre actuel reste en place et le gouvernement va être légèrement remanié”, a indiqué Eric Massi, le porte-parole du mouvement rebelle. “Bangui est calme et sous notre contrôle mais nous avons des choses à faire sur le terrain en termes de sécurité. Il faut mettre fin aux pillages”, a-t-il précisé.
Mais le renversement du président Bozizé a été condamné par la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Nkosazana Dlamini-Zuma (qui est sud-africaine, ndlr).
“Les statuts de l’Union africaine prévoient, dans le cas d’un changement de pouvoir anticonstitutionnel, la suspension du pays (concerné) des activités de l’UA, l’isolement complet des responsables et l’adoption de sanctions contre ceux-ci”, a-t-elle fait valoir, par voie de communiqué.
Quant au secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, il a condamné “la prise de pouvoir anticonstitutionnelle” de la Séléka et s’est dit “profondément préoccupé par les allégations de violations sérieuses des droits de l’homme”, ainsi que par “par la grave situation humanitaire dans le pays, et par le fait que des pillages soient toujours signalés dans la capitale Bangui, y compris dans des propriétés de l’ONU.”
Pour assurer la sécurité des ressortissants français et étrangers présents à Bangui, la France a renforcé ses effectifs présents sur place dans le cadre de l’opération Boali. Aux 250 militaires du 1er Régiment d’Infanterie (RI) sont venus s’ajouter 300 hommes supplémentaires, qui, prépositionnés au Gabon, appartiennent au 3e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) et au 8e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa), unité qui avait déjà été aux avant-postes, à Bangui, en décembre dernier.
http://www.opex360.com/2013/03/25/centrafrique-accrochages-meutriers-entre-les-rebelles-et-les-militaires-sud-africains/

dimanche 24 mars 2013

Centre Afrique

Rebels in the Central African Republic say they have seized the presidential palace after President Bozize reportedly fled the capital.

samedi 23 mars 2013

Intervention française à Bangui. Après le Mali, Après le Mali, la République centrafricaine?


Selon nos informations exclusives, la Seleka tente depuis hier soir d’entrer à Bangui, la capitale de la République centraficaine. Un détachement d’un RPIMa (régiment de parachutistes d’infanterie de marine) est en train d’arriver en République centraficaine en renfort du R-I. (150 hommes RPIMA + 250 du R-I), et l’armée française va sécuriser les sites sensibles français.
 Selon RFI, les rebelles de la Seleka ont effectué une percée le 22 mars en direction de Bangui, où 400 soldats sud-africains assurent la protection du président Bozizé. On sait que les rebelles de la Seleka ont forcé, vendredi 22 mars, un barrage de la force africaine au nord de Bangui, dernier verrou menant à la capitale. On sait également qu’ils étaient, hier, en route vers Bangui où règne l’inquiétude avec une population qui se prépare à l’assaut.
De plus, après les villes de Buca et Batangafo, les rebelles ont attaqué vendredi matin à l’aube la ville deBossangoa, dans la moitié nord du pays, qui est une ville stratégique, car elle abrite une importante garnison de la garde présidentielle.
Toujours vendredi matin, environ 2,000 rebelles partis de Sibut sont entrés dans Damara, dernier verrou à 75km de la capitale. Des combats se sont déroulés toute l’après-midi contre les 500 soldats des forces de la Fomac (force multinationale d’Afrique centrale), et la Seleka assure contrôler la ville.
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En conséquence, les écoles de Bangui ont fermé et des habitants ont fait des réserves dans les magasins. De nombreux commerces ont également baissé leur rideau.
Le gouvernement centrafricain a appellé au calme, mais la population à Bangui est prise de panique. Un témoin affirme que « au niveau de Bangui c’est la psychose. Les gens arrivent en provenance de PK12, parce que c’est là que les rebelles vont arriver. »
Toujours selon nos informateurs, un hélicoptère français a décollé hier vers 20h30 probablement pour une reconnaissance alors que la BBC rapporte qu’un hélicoptère a ouvert le feu hier soir sur une colonne de rebelles de la Seleka qui approchait de Bangui.
« La colonne de rebelles, qui se dirigeait vers le sud, a été arrêtée par l’attaque d’un hélicoptère », a déclaré hier soir une source militaire à Reuters. « L’hélicoptère a ouvert le feu sur la colonne, les forçant à se disperser, ce qui a empêché les rebelles d’atteindre Bangui ».
© Albert Bertold pour www.Dreuz.info

samedi 9 mars 2013

A Bangui, une patrouille de l’armée française… sans arme !


Loin des projecteurs tournés sur le Mali, l’armée française est également basée en Centrafrique, à Bangui, pour faire face aux violences des rebelles du Séléka et de ses dissidents et assurer si nécessaire la sécurité ou l’évacuation des ressortissants français.
Ce que l’on sait moins, c’est qu’il s’y passe de drôles de choses, et que la vie des soldats français est mise en danger par une hiérarchie qui semble plus occupée par la diplomatie que par la sécurité.
C’est un de nos contacts, Belge, lecteur de Dreuz et basé en RCA, qui me fait parvenir l’information suivante, que j’ai, après quelques difficultés que je ne peux détailler sans compromettre mes sources, croisé et validé.
Le jeudi 7 mars 2013 a eu lieu à Bangui une patrouille de l’armée française SANS ARMES !
A l’état major (de Paris ou Bangui), quelqu’un que mon contact n’a pas hésité à affubler de noms d’oiseaux, a donné cet ordre.
Sortie sans armes pour ne pas paraître agressif
La consigne était « sortie sans armes pour ne pas paraître agressif »
Passé le moment de ridicule, c’est la dangerosité d’un tel ordre qui a choqué les soldats.
Certes, les milices rebelles ont commencé à s’entre-déchirer. Mais cela ne les rend pas moins dangereux, leur intention de prendre le pays est intacte, et la présence Française à Bangui périlleuse.
« La population de Bangui ne ressent pas d’agressivité des militaires en arme, ils ont toujours été armés », dit mon contact, qui ajoute que « la population Centrafricaine n’a que faire d’un geste politique et je suis même en mesure de dire que cette population doit trouver curieux que l’allié censé venir soutenir et aider ne soit pas en situation de le faire. »
« Seul le chef de groupe devait être armé de son Famas. » a appris mon contact, qui m’expliquait que les soldats étaient dépités et que certains ne resigneront pas un autre contrat.
Sans arme, les militaires ont été mal reçus par une partie de la population. Ils ont été accueillis par des gestes déplacés pour dire « partez » et par des signes d’agressivité. Par contre, les gamins étaient souriants et agréables.
© Albert Bertold pour www.Dreuz.info