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lundi 21 octobre 2013

Flash info : Nouvelle attaque terroriste des islamistes de Boko Haram : 19 morts

Des membres de la plus belle religion du monde, déguisés en militaires, ont tué 19 personnes au nord est du Nigeria près de la frontière avec le Caméroun, selon un des survivants de l’attaque.
Des hommes en moto armés de Kalashnikovs ont bloqué la route près de la ville de Logumani, à 30 km de la frontière, vers 5 heures du matin, et se sont mis à tirer au hasard, tuant 19 automobilistes, et brulant trois camions.
« Nous avons retrouvé 19 corps de l’attaque de Boko Harama, » a déclaré Musa Abur, responsable d’un groupe de vigiles civils de la région.
« Cinq des victimes, dont les chauffeurs des camions et leurs assistants ont été abattus, tandis que les autres ont été soit décapités, soit démembrés ou massacrés.
L’un des passagers qui a survécu à l’attaque a fourni un témoignage similaire.
« Neuf hommes habillés en soldats qui bloquaient la route nous ont demandé de sortir de nos véhicules et de nous coucher par terre » a déclaré un témoin du nom de Buba.
« Ils ont abattu cinq personnes, et les autres ont été l’objet d’une véritable boucherie. Puis, quelqu’un leur a téléphoné pour leur dire que des soldats se dirigeaient vers eux, alors ils sont partis » a ajouté Buba.
 
« Ils ont abandonné les autres personnes, et ont disparu dans la nature avec leurs motos, » a précisé Buba qui a été blessé à la jambe.
Selon des témoins, les islamistes ont attaqué la ville frontalière de Gamboru Ngala près de Logumani vendredi dernier, mais ils furent repoussés par l’armée et les milices civiles.
 
 
© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Ci-après , un bref aperçu, non exhaustif, des exploits et menaces des jihadistes et autres, au cours de ces 3 derniers jours :
. En Somalie, un “ martyr” jihadiste se fait exploser dans un restaurant bondé et tue 13 personnes. (Reuters) Les islamistes d’al Shabaab ont revendiqué l’attentat.
. En Ouganda, l’ambassade américaine a averti les Autorités de l’imminence d’une attaque jihadiste islamiste dans un centre commercial de Kampala et demande aux citoyens américains d’éviter les lieux publics très fréquentés. Le gouvernement ougandais a élevé son niveau d’alerte terroriste au maximum et ce pour la première fois depuis les attentats perpétrés par ‘Al-Shabaab en 2010, qui avaient fait 79 victimes. (NBC News)
. Le mufti d’Arabie saoudite appelle à nouveau à détruire toutes les églises de la péninsule arabique. C’est conforme aux ordres du prophète bien aimé de l’islam et des bobos intellectuels, médiatiques et politiques occidentaux.
« Je vais expulser les juifs et les chrétiens de la péninsule arabique et ne laissera aucune mais musulman. » (Sahih Muslim 19,4366)
Pendant ce temps, en Occident, les inaugurations de nouvelles mosquées se succèdent à une cadence, que je qualifierai d’infernale.

Vous démolissez nos églises, pas grave, nous vous construisons des mosquées ! Pas rancunier le dhimmi occidental !
Pour nous remercier:
Al-Shabab exhorte les musulmans vivant en Occident à suivre les traces des assassins de Woolwich, et autres islamistes terroristes, ayant endeuillé l’Occident via des attentats sanglants, comme ceux de Madrid et de Londres ou du major Nidal Hasan, le jihadiste terroriste islamiste de Fort Hood (Memri).

.Pakistan : des livres scolaires enseignent aux élèves qu’il est légitime de tuer les Chrétiens ! (AsiaNews)
.Egypte: des manifestants pro-Frères musulmans dégrade une église avec des graffitis : « l’Egypte est islamique », ailleurs, des Musulmans tirent sur les fidèles dans une autre église : 3 morts et 18 blessés. (AINA)
.A Warraq, toujours en Egypte, des hommes masqués ont tiré sur des fidèles qui sortaient de l’église de la Vierge, après avoir assisté à un mariage : le pasteur, une femme et une fillette de 8 ans ont perdu la vie et 18 personnes ont été blessées. ( (El Watan)
. Irak: un “martyr” sunnite s’est fait exploser dans un café chiite. Bilan : 38 morts ( (Reuters)
. UK: les jihadistes d’Al-Shabab menacent d’assassiner tous les muslmans qui osent les critiquer ! (BBC)
.Thailande: les jihadistes islamistes blessent 8 soldats et 5 journalistes dans un attentat à la bombe. (A.P.)
Mais gare à vous si vous osez émettre une critique quelconque et/ou avouer votre peur de l’islam, vous êtes immédiatement taxé d’islamophobe, d’extrémiste, de fasciste, de nazi, etc., car l’islam ce n’est pas cela
 

vendredi 19 avril 2013

Famille française libérée

La famille française enlevée au Cameroun est arrivée à l'ambassade de France à Yaoundé vendredi 19 avril. Les quatre enfants "vont bien" a déclaré leur père, Tanguy Moulin-Fournier, avant d'ajouter : "Nous sommes tellement heureux de retourner au Cameroun, de pouvoir retrouver tous nos amis et tous nos frères camerounais. C'est presque avec les larmes que je vous le dis."
Les sept membres de la famille Moulin-Fournier ont été libérés au Nigéria dans la nuit de jeudi à vendredi. Une libération confirmée par le président de la République François Hollande. La famille Moulin-Fournier avait été enlevée le 19 février dernier par la secte islamiste Boko Haram. Elle doit être rapatriée en France "le plus vite possible", a précisé l'Elysée.

Lors d'une conférence de presse à l'Elysée, François Hollande a fait part de sont "immense soulagement". Il a tenu à remercier les autorités du Cameroun et du Nigéria et exprimé son "immense fierté". Le chef de l'Etat s'est entretenu au téléphone avec Tanguy Moulin-Fournier qui s'est dit "soulagé et heureux." Le président de la République a ensuite répété la principe de la France : pas de versement de rançon.

 

lundi 4 mars 2013

Cameroun et terrorisme


L’enlèvement de la famille Moulin-Fournier par des hommes se réclamant de Boko Haram a mis en lumière la menace croissante représentée par la secte islamiste pour la sécurité de l’Afrique de l’Ouest. L’enlèvement de citoyens français à la lisière de la zone sahélienne peut s’interpréter comme une conséquence collatérale de la guerre qui fait rage au nord-Mali. Comme nous l’avons souligné dans notre précédent briefing, cette affaire découle aussi de rivalités internes au groupe nigérian. Elle démontre enfin que le risque terroriste qui pèse depuis 2009 sur le nord du Nigeria n’est en rien limité aux frontières de ce pays, et que l’alignement de Boko Haram sur la stratégie d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) représente une menace concrète pour l’ensemble sahélien. 

Apparition de tensions religieuses du Nord-Cameroun    

Cette pénétration d’une idéologie radicale née au Nigeria intervient dans le cadre de la recomposition du paysage religieux camerounais à l’œuvre depuis une vingtaine d’année. Depuis le début des années 2 000, un processus de radicalisation religieuse est à l’œuvre au nord du Cameroun, tant du fait de chrétiens fondamentalistes que de musulmans initiés à l’idéologie salafiste suite au retour d’imams formés en Egypte, en Arabie saoudite ou au Soudan.  Ce phénomène a entraîné un conflit entre cette vision sunnite radicale de l’Islam et le tidjanisme soufi traditionnellement pratiqué par les musulmans du Cameroun. De très nombreuses mosquées salafistes ont ainsi été édifiées à travers le pays, y compris à Yaoundé et Douala,  grâce à des financements des pays du Golfe, dans le but de combattre l’influence d’un Islam confrérique assimilé à une hérésie. À ce phénomène, il faut ajouter une fragmentation ethnique de plus en plus perceptible de l’islam camerounais, divisé entre les communautés peules, haoussas, bamounes ou maliennes. 

Jusqu’ici, le Cameroun avait été épargné par un clivage religieux de type nigérian, essentiellement du fait de l’alliance entre les élites islamo-peules du Nord et les chrétiens-Bétis du Sud. Cet équilibre géographique – favorisé par la survivance de communautés chrétiennes/animistes au Nord après les djihads peuls des XVIIIème et XIXème siècles – a néanmoins été fortement fragilisé depuis l’accession au pouvoir de Paul Biya en novembre 1982. L’église catholique a profité de cette période pour propager une idéologie rigoriste dans les zones urbaines du nord peul. De plus, le christianisme a bénéficié du dynamisme de missionnaires évangéliques venus du Nigeria,  exaltés par l’idée d’un conflit sans merci Islam/Christianisme à l’échelle du continent africain. 

Le climat de tension issu de ce bouleversement  du paysage religieux traditionnel est apparu au grand jour avec l’affaire des tracts anti-chrétiens diffusés au nord du pays en 2004. Distribués par des individus se réclamant de l’association « Jeunesse islamique du Cameroun » (JIC), ces libelles appelaient à « multiplier les mariages avec les jeunes filles chrétiennes pour les convertir à l'Islam », ou à les « prostituer (...) en vue de provoquer des grossesses non désirées.» les autorités ont immédiatement pointé du doigt la responsabilité d’extrémistes musulmans du Tchad ou du Nigeria. On ne peut toutefois écarter l’hypothèse d’une manipulation organisée par des chrétiens fanatisés en vue d’attiser les tensions religieuses. 

Prise de conscience de la menace terroriste 

Dans ce contexte, il était à prévoir que la radicalisation de la secte Boko Haram et la fuite en exil de ses principaux leaders après la répression menée par l’armée nigériane en 2009 aient des conséquences sur le Cameroun voisin. Depuis 2011, la presse camerounaise s’inquiète ouvertement des efforts de recrutement déployés par Boko Haram, notamment dans les villes frontalières du Nord, où de nombreux habitants ont reçu des bourses pour l’étude  du Coran. À plusieurs reprises, le Nigeria a aussi accusé le Cameroun de faire preuve de passivité face l’installation de cellules dormantes de Boko Haram sur son territoire.  

En  novembre 2011, le président nigérian Goodluck Jonathan a ordonné la fermeture de la frontière entre les deux pays. Incitées à agir par les retombées économique négatives de cette décision, les autorités camerounaises ont fermé des dizaines d’écoles coraniques dans la région de l'Extrême-Nord, notamment dans la ville de Maroua, chef-lieu de la région et du département du Diamaré. La police et l’armée ont également multiplié les contrôles et les opérations de sécurité dans les milieux nigérians, notamment dans la ville d’Amchidé, dans le département du Mayo-Sava. Plusieurs dizaines de membres présumés de Boko haram ont été remis aux autorités nigérianes suite à ces rafles, en témoignage de la bonne volonté du Cameroun à affronter la menace islamiste.
 

Si elle a permis de détendre les relations avec le Nigeria, qui a autorisé la réouverture de la frontière en 2012, cette politique sécuritaire a aussi focalisé l’attention de Boko Haram sur le Cameroun. Selon l’hebdomadaire de Yaoundé « L’œil du Sahel », les services de sécurité nigérians (State Security Service) ont prévenu leurs homologues camerounais de la présence de membres de la secte à Douala. De plus, ils ont mis l’accent sur l’adhésion à Boko Haram d’un nombre croissant de citoyens camerounais.  Notons également que la vidéo de revendication de l’enlèvement de la famille Moulin-Fournier, diffusée sur Internet le 25 février dernier, contient un message d’avertissement directement adressé au président camerounais. Les preneurs d’otages ont en effet menacé Paul Biya et exigé la libération de leurs « frères détenus dans ses prisons. »  

On le voit, l’opération terroriste du 19 février n’a pas seulement démontré l’augmentation de la menace pour les citoyens français résidents en Afrique de l’Ouest suite au déclenchement de l’opération Serval. Elle a également mis en lumière l’instabilité provoquée par les tensions religieuses internes et par la propagation de l’idéologie de Boko Haram au Cameroun. À défaut d’une politique sécuritaire crédible, notamment le long de la frontière sahélienne qui sépare les états nigérians de Borno et d’Adamawa de l’extrême-Nord camerounais, le pays risque donc de devenir une cible prioritaire de la secte Boko Haram, dont il n’était jusqu’ici qu’une base-arrière.

 

Copyright© ESISC 2013

mercredi 20 février 2013

Une famille française enlevée au Cameroun, à la frontière du Nigéria

Aujourd’hui, à 7 heures heure locale, une famille d’expatriée français au Cameroun a été enlevée par des islamistes nigérians du groupe terroriste Boko Haram.
Boko Haram
Le père, cadre important de GDF en mission au Cameroun, sa femme, un autre adulte de la même famille mais surtout leurs 4 enfants de 4, 7, 9 et 12 ans, effectuaient une excursion touristique dans un parc naturel situé à la frontière nigériane, avec l’intention d’aller admirer des éléphants, lorsqu’ils ont été enlevés par 5 terroristes à moto qui leur ont immédiatement fait passer la frontière, un simple marécage séparant la zone de l’enlèvement du Nigéria.
Laurent Fabius a confirmé que de très forts soupçons portaient sur une responsabilité du groupe terroriste Boko Haram, que nos lecteurs connaissent bien en raison des multiples massacres de chrétiens que nous rapportons régulièrement dus à ce groupe, et que l’intégralité de la presse française, ayant visiblement reçu des consignes « lexicales », présente comme « une secte ». Un autre groupe, Ansaru, émanation plus « internationalisée » de Boko Haram, est cependant également suspecté. Ils ont en effet revendiqué l’enlèvement de 7 autres travailleurs étrangers (4 Libanais, un Britannique, un Grec et un Italien) ayant eu lieu hier.
Les réactions officielles françaises, tout comme les médias, font leur possible pour ne pas établir de lien entre l’intervention française au Mali (et bien évidemment, avec le point d’origine de toute la déstabilisation de l’Afrique sub-saharienne : la Lybie) et ces enlèvements.
L’enlèvement d’enfants par des islamistes est une première, espérons que l’issue soit heureuse, même si malheureusement Boko Haram nous a habitué au pire, ce groupe n’hésitant pas à incendier des églises pleines de fidèles.

© www.Dreuz.info