Affichage des articles dont le libellé est Nigeria. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nigeria. Afficher tous les articles

lundi 6 novembre 2017

L’Etat islamique et al Qaïda se déploient entre l’Algérie et le Maroc

Mettant à profit les relations détestables entre l’Algérie et le Maroc, les différents groupes terroristes progressent en toute impunité dans les régions sub-sahariennes, et n’ont pour seule préoccupation que de se disputer le leadership entre l’État Islamique, en pleine déconfiture en Syrie et en Irak et qui se replie vers la Libye, et justement ces régions sub-sahariennes qui lui sont offertes, et l’AQMI, réplique d’Al Qaïda, dans le Maghreb islamique.

Ces deux formations laissant à Boko Haram, créé en 2002 au Nigéria et qui, l’on s’en souvient, avait prêté allégeance à l’EI en mars 2015, toute liberté de massacrer dans la région du Tchad et la possibilité de s’étendre vers l’Afrique Centrale.
Pour tenter, sinon d’éradiquer, ce qui est demeure impossible dans les conditions actuelles, mais de freiner l’expansion de ce terrorisme africain, vient d’être mise en place une nouvelle force antiterroriste « G5 Sahel », composée de seulement 5000 militaires, originaires du Burkina Faso, du Mali, de Mauritanie, du Niger et du Tchad.
Cette « nouvelle force », parrainée par la France et qui devrait être complémentaire de l’opération Barkhane et de la mission de l’ONU, vient de bénéficier d’un appui financier des États-Unis de 51 millions d’euros, accordé pour répondre à la mort récente de trois de ses soldats au Sahel.
  • Le Maroc a donné son accord pour former cette nouvelle force et sécuriser les frontières.
  • En revanche, l’Algérie, l’un des principaux pays intéressé puisque ses frontières se partagent avec trois pays de ce « G5 Sahel » (Mauritanie, Mali et Niger), justement zones de prédilection des groupes terroristes, se trouve écartée de cette nouvelle alliance.
  • Elle avait pourtant proposée la création d’une base militaire de 70.000 hommes, située à Tamanrasset.
  • Mais cette proposition n’a pas fait long feu puisque le Maroc avait été exclu de cette initiative militaire autrement plus importante que le « G5 Sahel ».
Les différends, qui n’en finissent pas, entre l’Algérie et le Maroc, sont responsables du blocage de cette initiative (CEMOC – Comité d’état-major opérationnel conjoint) indispensable pour lutter efficacement contre le terrorisme.
Il serait temps que le Maroc et l’Algérie cessent ce jeu politicien et prennent conscience que c’est leur avenir commun qui se joue actuellement en Afrique.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Manuel Gomez 

samedi 17 septembre 2016

Ils infligent des défaites à Boko Haram, mais représentent-ils la prochaine menace pour la sécurité du Nigéria ?

Boko Haram est en fuite, et le mérite en revient en grande partie aux groupes d’autodéfense qui se sont constitués pour protéger leurs communautés contre les djihadistes dans le nord-est du Nigéria. Mais l’inquiétude grandit de voir ces groupes devenir une nouvelle menace pour la sécurité.
Abba Aji Khalli est un auditeur employé par le gouvernement de l’Etat de Borno à Maiduguri, où Boko Haram a été formé.
En juin 2013, il a été l’un des premiers à s’engager dans la « Force opérationnelle interarmées civile (CJTF) », un groupe d’autodéfense dont les membres se sont armés de machettes et de vieux fusils de chasse à un coup pour protéger la ville, alors que l’armée semblait dépassée par la situation.
Un an plus tard, quand la milice a chassé Boko Haram de Maiduguri, M. Khalli était le chef et dirigeait, selon ses dires, une unité forte de 8 000 hommes.
« Ce sont des enfants dans le besoin, car ils ont été formés pour combattre les insurgés », a dit cet homme de 52 ans à propos de ses troupes.
La clé des succès du groupe d’autodéfense réside dans le fait qu’ils savent qui sont les habitants de leurs quartiers qui soutiennent Boko Haram. Au début, les insurgés bénéficiaient d’un certain soutien au sein des communautés qui les considéraient comme « nos garçons », notamment quand la stratégie défaillante de l’armée était réduite à des arrestations arbitraires et des châtiments collectifs.
Mais les membres de Boko Haram se montraient encore plus violents. Tous ceux qui ne les soutenaient pas étaient des cibles potentielles, même les musulmans les plus fervents. Ils tuaient en toute impunité et leur discours vindicatif a fini par retourner la communauté, et notamment la classe moyenne de Maiduguri, contre le groupe.

Tout est dans le nom

Le nom de la milice, Force opérationnelle interarmées civile (CJTF), est admis comme une reconnaissance implicite de son allégeance aux forces de sécurité, alors connues sous le nom de Force opérationnelle interarmées ou JTF (Joint Task Force). Les unités d’autodéfense étaient les yeux et les oreilles de l’armée, mais elles menaient aussi des actions directes et se faisaient impitoyables envers les cellules présumées de Boko Haram au sein des communautés.
« Alors, je demande ‘Qu’en est-il des jeunes qui ont sacrifié leur vie pour protéger l’intégrité du Nigéria ?’ »
Des groupes de défense des droits de l’homme ont recensé les actes de violence grave exercés par la milice, comme l’exécution sommaire de personnes identifiées comme appartenant à Boko Haram, ainsi que leur participation à des exécutions extra-judiciaires commises par les militaires.
La lutte pour le contrôle de la zone était si violente que Boko Haram s’est fait un point d’honneur de donner l’exemple dans les villes où la Force opérationnelle interarmées civile était présente. Ainsi, la ville deBama a été détruite après la déroute de l’armée et de la milice d’autodéfense.
Le gouvernement de l’Etat de Borno n’a pas tardé à soutenir la milice, officiellement connue sous le nom d’Association des jeunes de Borno pour la paix et la justice (Borno Youth Association for Peace and Justice). Il a formé un petit groupe de volontaires, fourni des véhicules et versé un petit salaire à certains d’entre eux. Il s’est en revanche abstenu de fournir des armes de manière systématique, car il semblait inquiet à l’idée de ne pas être capable d’en suivre la trace.

Et maintenant ?

La guerre touche à sa fin et les autorités sont conscientes que les groupes d’autodéfense qui ont été les premiers à défendre leurs communautés représentent un nouveau défi. Officiellement, le gouvernement de l’Etat de Borno a recensé 3 000 jeunes hommes, mais la milice compterait en réalité quelque 30 000 membres – et tous ne sont pas des héros locaux.
Outre les meurtres, la Force opérationnelle interarmées civile est accusée d’avoir commis des actes de violence et d’exploitation sexuelles, en particulier dans les camps installés pour héberger les personnes déplacées par les combats. En raison de ses liens avec les forces de sécurité, elle a parfois agi comme si elle était « au-dessus de la loi ».
M. Khalli a retrouvé la sécurité de son emploi d’auditeur du gouvernement. Mais un grand pourcentage de ses hommes étaient au chômage, travaillaient dans la rue ou vivaient d’escroqueries avant de rejoindre la Force opérationnelle interarmées civile – ils étaient issus des mêmes rangs que les membres de Boko Haram.

Où est ma récompense ?

En savoir plus

La sélection d’IRIN : bombardement au Baloutchistan, victimes de viol au Soudan du Sud et promesses non tenues à Gaza

Ils attendent une récompense pour les services qu’ils ont rendus, et dans un pays où les jeunes, mécontents et sans emploi, vendent leurs services de voyous aux représentants politiques – et à quiconque est prêt à les payer –, ils constituent une réelle menace pour la stabilité.
Obi Anyadike/IRIN
Barrage tenu par les milices de la Force opérationnelle interarmées civile à Maiduguri
Au mois de décembre dernier, le gouverneur de l’Etat de Borno, Kashim Shettima, a fait cette déclaration sans concession : « Si nous ne faisons pas des efforts réfléchis pour résoudre les problèmes du chômage, de l’analphabétisme, de la faim et de l’extrême pauvreté, le CJTF deviendra le monstre de Frankenstein qui pourrait nous dévorer ».
Des efforts ont été entrepris pour tuer le problème dans l’œuf. L’année dernière, les législateurs de l’Etat de Borno ont adopté le projet Youth Vigilante Empowerment Scheme (habilitation des jeunes des groupes d’autodéfense). A l’heure actuelle, 1 850 membres des CJTF ont été enregistrés en tant que bénéficiaires de l’aide médicale gratuite et reçoivent une allocation mensuelle de 75 dollars.
Récemment, l’armée a enrôlé 250 anciens membres de la milice et le département d’Etat de la sécurité en a embauché 30 autres, mais ces chiffres sont minuscules.
Depuis longtemps déjà, des voix s’élèvent pour que les membres restants de la milice soient engagés dans un service de police d’Etat, mais cette proposition a créé la controverse au Nigéria. La police fédérale, qui est en sous-effectif, a été incapable de maintenir l’ordre et la loi, mais certains craignent que les représentants politiques locaux et les entrepreneurs ne les exploitent à leur avantage.
Cependant, l’armée continue de reprendre du terrain à Boko Haram, et les appels en faveur de la création d’une police d’Etat afin de combler le vide sécuritaire et protéger les déplacés qui rentrent chez eux se multiplient.

Deux poids, deux mesures

Fati Abubakar, un journaliste basé à Maiduguri, pense quant à lui que la CJTF devrait être en première ligne de la défense de la communauté. « Ils pourraient devenir les protecteurs de la communauté après le départ de l’armée », a-t-il dit à IRIN. « Il est impératif que le gouvernement accroisse la participation des jeunes à des activités productives. L’oisiveté est dangereuse ».
M. Khalli, le chef du groupe d’autodéfense, partage ce point de vue, mais il soutient que le gouvernement fédéral doit participer à l’effort et qu’il devrait être poursuivi en justice s’il ne le fait pas.
« Le gouvernement de l’Etat a de nombreuses responsabilités et il ne peut pas tout faire tout seul …. Il faut s’engager maintenant car, connaissant le Nigéria, une fois que la guerre aura pris fin, tout le monde sera oublié ».
Christiana Wakawa, qui travaille au Centre pour l’entreprenariat et le développement de l’université de Maiduguri, a un autre sujet de préoccupation. « Le gouvernement doit leur [membres des groupes d’autodéfense] faire suivre une thérapie pour commencer », a-t-elle dit à IRIN. « Ils ont été les témoins de tellement de choses pendant la guerre qu’il leur faut développer de nouvelles compétences ou alors ils continueront à utiliser leurs compétences de guerrier ».
Les populations du Nord-Est estiment qu’il y a deux poids, deux mesures quant à lagestion des violences commises dans le delta du Niger, une région du Nigéria riche en pétrole, et réclament des conditions aussi généreuses.
En 2009, le gouvernement a accordé l’amnistie à environ 10 000 jeunes hommes qui avaient pris les armes pour réclamer une répartition plus juste des revenus pétroliers de la région. Il a mis en place des programmes de démobilisation et de formation, et a versé de l’argent.
M. Khalli se demande pourquoi les militants du delta du Niger – qui ont tué des soldats nigérians et ont saboté des sites pétroliers au péril de l’économie – ont été amadoués, alors que ses hommes risquent d’être abandonnés à leur sort.
« Je demande au gouvernement fédéral : ‘entre les militants du delta du Niger et mes hommes, qui sont les plus responsables ? De qui devrait-on s’occuper ?’ », a-t-il dit à IRIN.
« Le gouvernement leur a donné des bourses scolaires, du travail et des milliards de dollars. Alors, je demande ‘Qu’en est-il des jeunes qui ont sacrifié leur vie pour protéger l’intégrité du Nigéria ?’ ».
IRIN


lundi 7 octobre 2013

Boko Haram violence takes toll on education

Thousands of students and teachers across northern Nigeria have been forced to abandon their schools due to increasingly brazen attacks by radical Islamist group Boko Haram (BH), officials say.

In the latest school attack, on 29 September, BH gunmen on four-wheel-drive vehicles and motorbikes stormed student dormitories at a college of agriculture in the town of Gujba, in the northern Yobe State, opening fire on sleeping students and killing 40, according to police and government officials.

“They just opened fire indiscriminately on students in their hostels. They all wore army uniforms and were heavily armed. One of them stood by the door, shooting at students who made for the door to escape,” Musa Bade, who works at the college, told IRIN.

Officials are unable to give the exact number of students forced out of school by the attacks, due to lack of access to remote parts of Yobe and Borno states where BH insurgents are active.

However, Abdullahi Bego, Yobe governor’s spokesman, told IRIN that BH has destroyed 209 schools in Yobe. In Borno, governor Kashim Shettima said in August that the Islamist rebels had destroyed 825 classrooms. A Bono education official told IRIN in May that some 15,000 were out of school in that state alone.

In a 4 October report, Amnesty International said that at least 70 teachers and more than 100 school children and students have been killed or wounded.

“The attacks have generally crippled the education system in northeastern Nigeria. There is a lot of fear among students, teachers and parents. Teachers are not only targeted in schools, but also at home. We know of a case where a teacher was killed at home before his children,” said Makmid Kamara, Amnesty International’s researcher for Nigeria.

“Parents are afraid to send their children to school because they fear that their children may not return home,” Kamara told IRIN. “If these attacks continue, they will further cripple the education system in that part of the country.”

Rising toll

BH began attacking schools in February 2012, when its gunmen burned down three schools in Maiduguri town using home-made bombs. Abul Qaqa, the group’s spokesman at the time, claimed responsibility, saying it was in retaliation for the indiscriminate arrests of students in Islamic schools by government forces.

Initially, the gunmen carried out attacks on schools at night or in the early morning hours before classes so as to not “kill innocent pupils,” according to Qaqa.

But the strategy changed this year. In March, BH killed four teachers and gravely injured three students in three separate attacks on schools in Maiduguri.

On 6 July, the Islamists opened fire and threw explosives into dormitories in a boarding secondary school in Mamudo Village in Yobe, killing 41 students and a teacher. In a 16 June attack on another boarding school, also in Yobe, BH gunmen shot dead seven students and two teachers, according to Lt Lazarus Eli, the state’s military spokesman.

BH also carried out attacks on schools in Kano City, including arson in at least three schools and the targeted shooting of teachers in two others. But the Kano attacks stopped following a heavy security crackdown that drove the rebels from the city, according to security sources.

Security measures

Bego said the Yobe government would not be intimidated into closing schools following the Gujba student killings, as it did following the July slaughter in Mamudo.

“These terrorists want to intimidate us into closing schools and stopping children from attending school. We will not be intimidated, and Yobe State will not be defined by criminals, insurgents or terrorists,” the governor’s spokesman said.
"The attacks have generally crippled the education system in northeastern Nigeria. There is a lot of fear among students, teachers and parents. Teachers are not only targeted in schools, but also at home."
The government deployed soldiers to all boarding schools in the state to guard against BH attacks.

But Musa Idrissa, a school teacher in Damaturu, told IRIN the troop deployment to schools could not effectively counter the BH attacks or its emotional and psychological effects on students.

“The presence of soldiers in schools only heightens fear among teachers and students because it is a constant reminder of the danger they are in, which affects them psychologically and emotionally and negatively affects teaching and learning. No effective learning takes place in an atmosphere of fear and anxiety,” Idrissa said.

Idrissa noted that BH gunmen dress in military uniforms, which makes it difficult distinguish them from troops. “How can the students differentiate between BH and soldiers in the event of an attack on their school?” he asked.

“We are fighting an unconventional war and an unconventional enemy, which shifts form and strategy and is very mobile. We need public support in reporting any suspicious movement in the community to effectively tackle the terrorists,” Eli said.

Why attacks on schools?

In a video message on 12 August 2013, BH leader Abubakar Shekau said he backed the Mamudo school attack, but fell short of claiming responsibility.

“We did say we were going to burn down schools offering Western education because they are not Islamic schools. They are schools primarily established to wage war on Islam. We fight teachers who teach Western education. We will kill them before their students, and we will tell the students to henceforth go and study the Koran. This is what we do. We will continue carrying out such school attacks till we breathe our last breath,” he said.

However, military authorities say that BH resorted to attacking schools as soft targets following military operations launched in May of this year that they say have weakened the group. The school attacks are also an attempt to scare off youth vigilante groups fighting the Islamists, particularly in Borno State, which BH considers its stronghold and birthplace, says the military.

New military strategy

President Goodluck Jonathan said in 1 October national broadcast that the government would employ new strategies against BH following the deadly school attacks, but did not divulge details. Nigerian troops responded to the latest school raid with aerial bombardments and a ground offensive against a BH camp near Gujba where the gunmen retreated to, military spokesman Eli told IRIN.

The Nigerian government declared a state of emergency in northeastern Borno, Yobe and Adamawa states on 14 May and heavily deployed troops to neutralize BH and dislodge them from areas they had taken over, especially in northern Borno on the border with Cameroon, Niger and Chad.

The strategy has failed to stop the attacks, which have become more frequent and deadlier despite the shut-down of telephone signals to prevent BH from coordinating attacks.

“Although there is increase in troop movement and military hardware deployment in the northeast, people were yet to see the kind of action on the ground that effectively nips criminal and terrorists activities in the bud,” Bego said in a 29 September statement.

Amnesty International’s Kamara called on the Islamists to unconditionally halt school attacks and urged the government to provide better protection for schools. “Attacking schools and killing teachers and pupils is a crime against humanity. The government of Nigeria has a responsibility to protect the right to life and to education.”

http://www.irinnews.org/report/98878/boko-haram-violence-takes-toll-on-education

mercredi 21 août 2013

Un ex-membre de Boko Haram converti au christianisme : « Nous recueillions le sang des chrétiens que nous égorgions et le buvions »

A première vue, la photo de Nasir Isiaku renvoie l’image d’un jeune homme gentil, doux et sensible.
Derrière ce visage qui respire l’innocence se cache un guerrier islamique des plus féroces, membre d’un mouvement terroriste lié à la terrible secte sanguinaire de Boko Haram.
Ce « jeune » était un loup déguisé en agneau, un serpent vert camouflé sous l’herbe verte, une machine à tuer les Chrétiens qu’il haïssait du plus profond de son être.
Nasir Isiaku, 27 ans, se décrivait comme un guerrier islamique qui prenait un malin plaisir à couper la tête des Chrétiens d’un coup de sabre.
Jusqu’au jour où il fit une rencontre qui alla bouleverser sa vie. De bourreau, il devint victime ; de chasseur de chrétiens, il devint la proie à débusquer et à abattre ; car il commit le crime le plus horrible pour un musulman, le crime impardonnable, passible de la peine de mort : il se convertit au christianisme.
Isiaku témoigna de son parcours d’assassin jusqu’à sa rédemption, devant une assemblée de Chrétiens au Ghana :
« Nos maîtres nous enseignaient que plus nous tuions des Chrétiens, plus nous avions des chances d’entrer au paradis d’Allah » (Alijonan).
J’ai rejoint le « Bafarawa Islamic Center » en 2010, où nous suivions des cours de langue arabe. Chaque année, une vingtaine de nos membres séjournaient en Iran où se trouve notre quartier général pour y suivre un entraînement spécial. Notre groupe s’appelait – et s’appelle toujours – « Shiitte », mais nous partagions avec Boko Haram son « programme d’épuration ethnique ». Vous n’avez entendu parler que de Boko Haram, dont le nom signifie : « l’éducation occidentale est un péché », mais il existe d’autres groupes islamistes criminels, qui font partie de la secte de Boko Haram et j’en connais au moins six.
Dès que nous apprenions que l’un de ces groupes allaient attaquer les Chrétiens, nous les rejoignions. Mon propre groupe existait bien avant ma naissance. Il imposait sa loi dans le Nord, sous le régime militaire d’Abacha et aujourd’hui encore, il dirige de nombreuses filiales dans cette région. Nous sommes présents dans la majorité des états du Nord, notamment à Kastina, Kaduna, Zamfara, Kano, Bauchi, Borno, Gombe, Zaria.
Parfois, quand nous décidions d’attaquer les Chrétiens et semer la terreur chez eux, nous louions un bus privé, pour transporter nos propres armes, que nous utilisions contre les infidèles. Nous rejoignions les membres de la secte Boko Haram, à chaque fois qu’ils décidaient de massacrer des Chrétiens ou des soldats, car nous savions que ces derniers tuaient nos frères de Boko Haram à Maiduguri, Yobe et Potiskum.
J’étais l’un des hommes de confiance du groupe, car obéissant et loyal. Je disposais de mon propre bureau secret, où je recevais les délégués de nos sponsors, quand notre leader était absent et je pourvoyais aux besoins de chacun de nos membres.
C’est la raison pour laquelle je n’ai pas pu participer à toutes les attaques contre les Chrétiens et les militaires. Nos leaders nous préparaient psychologiquement en nous faisant subir des lavages de cerveau, afin de nous mettre en condition pour combattre les Chrétiens, car ils étaient les ennemis d’Allah. Plus nous tuions de Chrétiens, plus nos chance d’entrer dans le paradis d’Allah étaient grandes.
La plupart de nos entraînements avaient lieu la nuit vers 22h00 et se déroulaient dans le bosquet entourant l’école islamique.
Certaines formes d’entraînement étaient plutôt inhabituelles. Nous buvions une eau spéciale, que d’aucuns qualifieraient « d’eau spirituelle », car il ne » s’agissait pas d’une eau ordinaire. Nous recevions aussi d’étranges visiteurs, qui ne ressemblaient en rien à des êtres humains. Ils se manifestaient de façon bizarre. Nos chefs nous demandaient de réciter certains passages du coran pour faire apparaître ces visiteurs. Aujourd’hui, je réalise que ces pratiques étaient diaboliques. Ils pouvaient se manifester à trois ou à quatre. Ils ressemblaient à des humains, mais ne l’étaient pas. Ils nous fortifiaient avec des charmes et nous préparaient pour accomplir notre tâche. Ils nous demandaient d’être forts et de combattre.
Nos chefs nous apportaient également beaucoup d’aide matérielle et financière pour soutenir notre cause. Ils transportaient de grandes quantités d’argent dans un pick-up et nous demandaient d’acheter des armes. Beaucoup de nos fournisseurs venaient des quartiers généraux de la région. Il y avait aussi un homme, assez populaire, de la ville de Bayelsa, qui, bien que Chrétien, soutenait notre cause financièrement. Je ne me souviens pas de son nom. Cet homme nous donnait de l’argent et des armes pour nous aider à accomplir notre mission.
J’étais le second en chef et chaque fois que notre président se rendait en Iran, je devenais le coordinateur du groupe et je recevais les sponsors à sa place. C’est ainsi que je savais tout ce qui se passait.
Nous avions d’abord projeté de tuer tous les Chrétiens de Kaduna, avant de nous occuper des autres dans le Nord. Avant chaque opération, nous buvions « l’eau spirituelle », nous devenions alors impatients de commettre le Mal. Cette « eau spirituelle » nous rendaient très dangereux et si nous nous ennuyions, nous pouvions facilement tuer. L’eau nous fortifiait aussi contre les balles de révolver ou de fusil. Quand nous buvions de cette eau, les balles ne pouvaient pas nous atteindre. Nos chefs disposaient de bagues au pouvoir mystérieux. Huit d’entre nous furent sélectionnés et reçurent ces bagues. Elles nous procuraient tout ce que nous lui demandions.
Nous recueillions son sang dans une petite coupe et le buvions
Je ne me souviens pas combien de gens j’ai tué. Nous prenions nos armes pour tirer dans les jambes des gens. Quand nous demandions à une victime : « Acceptez-vous de devenir un Musulman» et qu’elle répondait : « non », nous l’égorgions comme une chèvre. Et après avoir tué l’infidèle, nous recueillions son sang dans une petite coupe et le buvions. Ainsi, le fantôme de la personne égorgée ne pouvait pas venir hanter nos rêves. C’est ce qu’affirmait notre chef. Et, en effet, quand nous avions goûté au sang de la victime, nous ne la voyions pas dans nos rêves. Parfois, quand nous n’avions pas envie de boire le sang, nous trempions les doigts dans la coupe et les portions à la bouche et cela suffisait pour empêcher le fantôme de venir hanter nos rêves.
Nous assassinions les Chrétiens, car nous pensions ainsi pouvoir entrer au paradis d’Allah après la mort. Nos chefs nous lisaient un passage du coran qui semblait justifier nos actions criminelles : « Oh vous les croyants, ne prenez pas pour amis vos ennemis. » Les « croyants » nous désignaient, nous les Musulmans et les « ennemis » étaient les Chrétiens.
Nous avons de nombreux chefs et sponsors. Ces derniers sont de riches Nigérians, ils travaillent au gouvernement et certains furent des leaders nigérians. Si je vous citais leurs noms, vous penseriez que je mens. Il y a des gouverneurs, des sénateurs qui nous soutiennent vivement. Certains font partie de notre groupe. Nous les invitons souvent lors de la remise des diplômes aux étudiants.

Certains jour, nous nous rendions dans la ville pour prêcher et attirer de nouveaux membres. Nous portions alors une casquette rouge, un T-shirt blanc et des pantalons. Quand nous portions une casquette noire, cela signifiait que nous n’allions pas combattre.
Notre mouvement avait infiltré les forces nigérianes. Nous avons des membres dans la police et dans l’armée. Ces frères nous aidaient énormément quand nous décidions de combattre les Chrétiens.
Mais nous sommes très secrets. Mon frère de sang, qui n’était pas un membre de la secte, ne savait pas que moi, je l’étais. Je ne parlais pas de mon engagement dans la secte à mes proches, car ils ne partageaient pas nos idées sur les Chrétiens. Mon père m’aimait beaucoup, car il ne se doutait de rien.
Quand nous fréquentions l’école de Chachangi, une petite école de mon quartier, les instructeurs islamiques nous tambourinaient dans les oreilles que nous devions « serrer nos ceintures » pour combattre les Chrétiens. Ils nous donnaient comme instructions d’être toujours armés, soit avec un couteau, soit avec une arme. Ils nous conseillaient aussi d’avoir un permis de port d’arme.
Mon territoire à Kaduna était Torumada. C’est un paradis pour de nombreux terroristes islamiques au Nigéria.
Avant que je ne rejoigne l’école Shiite, je pris part à de nombreuses attaques contre les Chrétiens, au cours desquelles, nous massacrions beaucoup de personnes. Les Chrétiens à Sokoto sont plus vulnérables aux attaques de nos gens, car ils sont à notre portée, mais ils ont également de la chance, (façon de parler) car un important religieux islamique plaide souvent en leur faveur. Nous connaissons de nombreux endroits à Sokoto où vivent des Chrétiens, mais par respect envers notre imam, nous les laissons en vie.
Les hommes de Boko haram suivent des entraînements en Afghanistan. Je ne sais pas si vous avez entendu parler des Taliban, ces religieux qui sacrifient leur vie lors d’attentats suicide, eh bien, ce sont eux qui entraînent les membres de Boko Haram. Une soixantaine d’hommes partent régulièrement en Afghanistan, où ils apprennent comment faire des attentats suicide, fabriquer leurs propres bombes, se battre etc. Ils leurs procurent également des armes sophistiquées.
Depuis que j’ai donné ma vie au Christ, j’ai été menacé de nombreuses fois par la secte. Un jeudi soir à Sokoto, je devais me rendre à une veillée avec mon ami Mathieu, mon colocataire. Mais comme j’étais fatigué, je décidai de rester à la maison. Au cours de la nuit, j’entendis frapper à la porte. La voix qui m’appela à sortir ressemblait à cette de Mathieu. Elle me demanda d’ouvrir la porte. L’homme parlait en Haoussa et insista pour que j’ouvre la porte, mais quelque chose m’en empêcha. Mon cœur battait très fort et je réalisais soudain qu’il pouvait s’agir d’un imposteur, venu m’attaquer, mais je ne pouvais pas prier, juste marmonner « par le feu de l’Esprit saint » Je répétais ces mots plusieurs fois, jusqu’à ce que l’étranger disparaisse. Et puis, j’entendis l’aboiement d’un chien quelque part dans la nuit.
Et quand mon ami Mathieu revint de l’église et demanda que je lui ouvre la porte, je devins hystérique contre lui, car je me méfiais de tout le monde. Je lui demandai de s’expliquer au sujet de sa précédente visite, mais il répondit que ce n’était pas lui. Je ne le crus pas. C’est seulement quand un autre frère me confirma que Mathieu avait passé une grande partie de la nuit à l’église, que je décidai de me calmer. J’aurais pu tuer Mathieu.
Avant cette tentative d’agression, je ne sortais quasiment jamais. Je ne pouvais de toutes façons pas le faire, car j’étais recherché par les membres de la secte. Après cet incident, le pasteur décida de m’emmener dans son village.
Pour moi, tous les Chrétiens du Nigéria vont mourir
Dieu seul peut arrête la guerre que Boko Haram et tous les autres groupes islamistes terroristes ont initié contre les Chrétiens. Je remercie Dieu d’être devenu Chrétien, de ne plus faire partie de cette secte criminelle. Je conseille sincèrement aux Chrétiens de commencer à se préparer pour la guerre, de s’armer et de « serrer leurs ceinture ». Les sectes islamistes terroristes sont prêtes à faire la guerre. Pour moi, tous les Chrétiens du Nigéria vont mourir, d’ailleurs, je les vois déjà tous morts, vu le niveau de préparation des sectes et leur détermination à aller jusqu’au bout, à savoir l’extermination de tous les Chrétiens du Nigéria.
Ce fut le 6 mars que je fis une rencontre qui allait transformer ma vie. Nous sortions pour nos prêches les vendredis et les samedis. Je venais de rentrer et je m’apprêtais à faire mes ablutions pour les prières du soir, quand l’incroyable se produisit. Je vis devant moi un homme revêtu d’un habit blanc resplendissant. Je pris peur, le petit récipient d’eau tomba sur le sol et je courus hors du bureau. Mes camarades me demandèrent ce qui se passait. Je leur décrivis ce que je vis, mais Ils me répondirent qu’ils n’avaient aperçu aucun étranger. Je retournai alors à l’endroit où il était apparu, mais l’homme en blanc n’était plus là.
Cette nuit-là, quand je m’endormis, l’homme étrange, vêtu de blanc me rendit à nouveau visite. Il tenait un bâton. Effrayé, je me mis à crier. Mes amis accoururent auprès de moi et je leur racontai mon cauchemar. Le chef me dit que cet homme en blanc devait être le diable et il m’emmena voir un puissant Mallam, (un érudit coranique), à Gombe, qui fit quelques prières pour chasser le diabolique étranger vêtu de blanc. Après les prières, le Mallam m’assura que plus rien ne pouvait m’arriver et que je pouvais rentrer à la base. Mais la nuit suivante, le même homme en blanc m’apparut à nouveau et me dit : « Dieu t’a choisi. Il le répéta trois fois. A nouveau, je me réveillai en sursaut et mes cris alarmèrent mes amis. Mais cette fois-ci, je leur mentis en leur disant que ce n’était rien.
Le lendemain matin, je me rendis chez un ami coiffeur. Après qu’il eut terminé de me couper les cheveux, je lui fis part de ma rencontre avec cet étrange homme en blanc. Le coiffeur m’avoua qu’il était chrétien et me dit alors que cet homme en blanc devait être Jésus et qu’ Il m’appelait à Lui. Je lui répondis : « mais pourquoi moi ? » Il me demanda alors si j’étais prêt à donner ma vie au Christ et à servir Dieu et je répondis immédiatement oui. Je fus moi-même surpris de ma réponse.
Depuis ma conversion, je suis devenu un autre homme. J’ ai l’impression d’avoir pris un bain qui m’a purifié de toutes mes impuretés. Avant cette expérience, je marchais dans les rues comme un homme frappé de folie. Depuis, j’ai trouvé la paix intérieure. J e ne me drogue plus et je me sens bien.
Il n’est pas facile de quitter la secte, car nous subissions des initiations diaboliques terribles qui nous endurcissaient. Ce n’est qu’après avoir été touchés par la grâce de Dieu, que nous pouvons nous détacher de ce groupe satanique.
Lorsque je faisais encore partie du groupe, un membre très important de Boko haram, un certain Shuaib quitta la secte. J’étais parmi ceux qui jurèrent personnellement de l’écorcher vif si nous devions un jour le rencontrer.
J’aimerais dire à mes anciens compagnons de changer leur cœur. J’ai réalisé qu’en tuant les Chrétiens je n’irai pas au paradis, mais en enfer. Et je suis prêt à vivre une vie de Chrétien, à mener une vie au service du Bien. »
Souvent, quand un Musulman se convertit au christianisme, il devient plus serein, plus apaisé et regrette son passé.
Par contre, quand un non musulman se convertit à l’islam, il se transforme en l’un de ses défenseurs les plus zélés et n’hésite pas à prendre les armes, à appeler au jihad, à devenir violent pour imposer sa nouvelle « religion » par la force.
Ce témoignage brut est celui d’un ex-terroriste islamiste, transformé en une machine à tuer par des « religieux » de la « religion » de paix, d’amour et de tolérance. Aucune différence entre ces techniques de conditionnement psychologique, d’anéantissement de toute parcelle d’humanité, de destruction de toute notion de bien et de mal, avec celles utilisées par les communistes et les nazis. Le but est toujours le même : faire d’un individu, de préférence un jeune, un futur zombie-soldat prêt à exécuter tous les ordres, même les plus pervers, les plus cruels, les plus terrifiants en le dépossédant de son âme et de sa conscience.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour www.Dreuz.info
Source : “Ex-Boko Haram Member speaks to a gathering of Christians, Ghana News” (traduit, adapté et commenté par Rosaly)
http://www.dreuz.info/2013/08/un-ex-membre-de-boko-haram-converti-au-christianisme-nous-recueillions-le-sang-des-chretiens-que-nous-egorgions-et-le-buvions/#sthash.nrdMFf2A.dpuf

mardi 13 août 2013

Qui sont les islamophobes : 44 musulmans abattus dans une mosquée par des terroristes

44 musulmans qui se trouvaient dans une mosquée du Nigéria ont été abattus par des hommes armées de l’organisation terroriste Boko Haram.
Tst tst messieurs les terroristes, vous ruinez tous les efforts des organisations musulmanes qui appellent à ne pas avoir peur de l’islam. Vous êtes très indisciplinés.
imgres
Huit  personnes ont été tuées, 25 ont été blessées et déchiquetées dans l’explosion d’une attaque suicide dans un café de Balad à 80 km de Bagdad.
Mais surtout, ne soyez pas islamophobes.

 © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info


jeudi 20 juin 2013

Le mouvement libanais est en train de faire du continent une véritable base arrière.

Le mouvement libanais du Hezbollah est présent en Syrie et travaille de concert avec l’Iran. Mais ce qui est moins connu, c’est que l’organisation terroriste gagne sans cesse du terrain en Afrique. L’universitaire israélien Ely Karmon revient sur les enjeux de cette présence indésirable, dans une interview publiée par RFI.
L’expert explique que depuis plusieurs années, des incidents se multiplient en Afrique de l’Ouest, prouvant l’existence de cellules du Hezbollah sur le territoire africain. Il cite le crash d’avion de Cotonou en 2003: parmi les tués, un membre du Hezbollah, qui transportait 2 millions de dollars en espèces, une somme fournie par des communautés libanaises de Côte d’Ivoire et de Sierra Leone en soutien au Hezbollah. Le chercheur indique qu’ils sont plusieurs notables libanais bien implantés dans divers pays d’Afrique de l’Ouest à financer les infrastructures du groupe chiite.
Le chercheur ajoute que le département de la justice américaine vient de publier une liste de quatre noms mettant en cause quatre représentants du Hezbollah implantés en Afrique de l’Ouest (Sénégal, Gambie, Côte d'ivoire, Sierra leone).
Ely Karmon donne un autre exemple, plus récent: le 30 mai 2013, une cellule du Hezbollah est démantelée par les autorités nigérianes dans l’Etat de Kano et trois ressortissants libanais sont arrêtés par les forces de l’ordre. Selon l'universitaire, le chef chiite nigérian cheikh Zakzaky, très influent dans la région de Kano, pourrait être mis en cause dans cette affaire, bien que les autorités nigérianes n’aient pas encore évoqué cette connexion.
D’après l’universitaire, cette activité du Hezbollah en Afrique répond à plusieurs nécessités. Elle sert à «contourner les sanctions que les Etats-Unis et la communauté européenne ont décidé contre les intérêts économiques de l’Iran». Pour le chercheur, le Hezbollah tente de «déstabiliser» les pays pro-américains et «radicaliser» les Etats anti-américains, dans le but de mener des actions contre les gouvernements du bloc occidental, «c’est à dire Israël, les Etats-Unis et peut-être même l’Europe».

vendredi 17 mai 2013

Nigeria: frappes aériennes sur des bastions de Boko Haram


 


L'armée nigériane a annoncé vendredi avoir mené des frappes aériennes ciblées visant des bastions de Boko Haram dans le nord-est du pays, illustrant un nouveau tournant dans la guerre contre le groupe islamiste.
"Des frappes aériennes ont lieu depuis mercredi" et se poursuivaient vendredi, a déclaré à l'AFP le brigadier général Chris Olukolade, porte-parole des armées.
"Chacun de leur bastion est attaqué", a-t-il ajouté, précisant que, selon lui, "il y a beaucoup de victimes" mais qu'il était trop tôt pour avancer un bilan.
En outre, l'armée nigériane a déployé des soldats aux frontières avec le Cameroun pour empêcher les islamistes de s'enfuir, selon des habitants témoignant ainsi de la stratégie de l'armée nigériane d'encercler les insurgés islamistes.
Sur le terrain, plusieurs milliers de soldats, des avions et hélicoptères de combat ont été déployés dans les Etats de Borno, Yobe et Adamawa, où l'état d'urgence a été décrété, pour reconquérir des zones tenues par des membres de Boko Haram. 

mercredi 8 mai 2013

Nigeria : raid meurtrier de Boko Haram, 55 morts

Des membres présumés de la secte islamiste nigériane Boko Haram ont attaqué la ville de Bama (Nord) aujourd’hui, laissant 55 morts, a annoncé l’armée.
Les hommes armés du groupe ont tué 22 policiers, 14 membres du personnel de prison, deux soldats et quatre civils, tandis que 13 d’entre eux sont morts.
Ils ont libéré 105 détenus pendant le raid au cours duquel le poste de police de Bama, la prison et des bâtiments gouvernementaux ont été brûlés. (Reuters).

dimanche 5 mai 2013

Nigeria : 39 morts dans des violences interreligieuses


En mars 2011, des affrontements entre chrétiens et musulmans avaient fait déjà des centaines de morts dans l'Etat du Plateau.

Au moins 39 personnes ont été tuées et 30 gravement blessées dans des affrontements entre chrétiens et musulmans dans le centre du Nigeria, un pays régulièrement meurtri par des violences religieuses. Les heurts se sont produits vendredi 3 mai dans la localité de Wukari, située à 200 kilomètres de Jalingo, capitale de l'Etat de Taraba.

Les participants au cortège funèbre d'un chef traditionnel de l'ethnie Jukun, à majorité chrétienne, ont traversé un quartier musulman en criant des slogans que des musulmans ont jugé provocants, ont expliqué des habitants. "32 maisons ont été détruites dans les violences", a indiqué un membre de la police, précisant qu'un couvre-feu avait été décrété et que 40 suspects avaient été arrêtés.
Le porte-parole du gouverneur de l'Etat avait annoncé plus tôt la mise en place d'un "couvre-feu de 24 heures à Wukari, en attendant le retour au calme". Des troupes supplémentaires ont également été déployées dans la ville, a assuré le chef de l'information de l'Etat de Taraba. Il s'agit, selon lui, de "s'assurer que la situation (sécuritaire), qui a été ramenée sous contrôle, soit renforcée".
RÈGLEMENTS DE COMPTE ET KIDNAPPING
Ces violences ont éclaté deux semaines après un bain de sang dans la localité de Baga, dans le nord-est du pays, où l'armée a affronté des membres présumés du groupe islamiste radical Boko Haram, les combats faisant environ 200 morts. Le Nigeria, divisé entre un Nord à dominante musulmane et un Sud majoritairement chrétien, connaît régulièrement des violences inter-religieuses meurtrières.
A Wukari, une ville majoritairement chrétienne, les tensions entre les deux communautés se sont avivées depuis février. Une querelle sur l'utilisation d'un terrain de football par des équipes des deux bords avaient alors fait plusieurs morts. Les affrontements de vendredi sont intervenus au lendemain de la mise en place par le gouvernement de l'Etat d'une commission pour enquêter sur ces violences.
De nombreux kidnappings sont aussi perpétrés dans le cadre des violences religieuses. Dernier en date, celui d'un ancien ministre du pétrole, Shettima Ali Monguno, 87 ans, enlevé vendredi par des hommes armés à l'extérieur d'une mosquée de Maiduguri, selon sa famille. La ville, située dans le nord-est du Nigeria, est le fief historique de Boko Haram.
CRIMES CONTRE L'HUMANITÉ À BAGA ?
Dans ce contexte de recrudescence de la violence, l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) a réclamé mercredi l'ouverture d'une enquête par la Cour pénale internationale sur le massacre de Baga. HRW a publié des images satellitaires de destructions massives dans cette localité, soupçonnant l'armée nigériane de chercher à masquer l'ampleur des abus qu'elle aurait commis. L'ONG, qui estime que les militaires se sont rendus coupables de crimes contre l'humanité dans leur répression de l'insurrection lancée en 2009 par Boko Haram, estime que "les événements de Baga devraient être ajoutés à l'enquête préliminaire du procureur" de la Cour pénale internationale ouverte en 2010.
L'armée nigériane a reconnu la mort de 37 personnes, tandis que la Croix-Rouge a mentionné un bilan de 187 morts et qu'un sénateur de la région a parlé de 228 morts. Donnant un nouveau bilan des violences depuis 2009, incluant les victimes des islamistes de Boko Haram comme celles de la répression menée par les forces de sécurité nigérianes, HRW estime désormais que 3 600 personnes ont été tuées. En début de semaine, le président nigérian Goodluck Jonathan a affirmé que son pays connaissait actuellement une "période éprouvante" au plan sécuritaire.

Affrontement entre des Yoroubas locaux et des membres d'une ethnie de langue Haoussa du nord : des chrétiens et des musulmans. Mais qui a été tué dans ces affrontements ? Ils se sont entretués à part égale 10/10 ?
La question semble pertinente en effet, non pas que les morts soient plus ou moins regrettables selon leur orientation religieuse, mais il faut savoir si les victimes sont partagées entre les deux camps, ce qui montrerait une égale responsabilité, ou si elles sont toutes du même camp, laissant alors la responsabilité à l'autre camp. Cela semble important pour apprécier cette information.