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lundi 30 janvier 2017

Palestiniens de Syrie : une Année de Meurtres et de Tortures par Khaled Abu Toameh

  • Selon les rapports, les autorités syriennes retiennent les corps de plus de 456 Palestiniens morts sous la torture en prison. Personne ne sait exactement où ces corps sont détenus, ni pourquoi les autorités syriennes refusent de les remettre à leurs familles.
  • Les grands médias semblent avoir choisi de fermer les yeux sur le sort des Palestiniens qui résident en pays arabe. Cette dérobade nuit d'abord et avant tout aux Palestiniens eux-mêmes et permet aux gouvernements arabes de poursuivre leurs persécutions et leurs politiques de répression.
  • Reste à voir si le Conseil de sécurité des Nations Unies bouleversera son agenda pour tenir une session d'urgence à propos de la campagne meurtrière que subissent les Palestiniens en Syrie. Peut-être, alors, « la construction de colonies » passera-t-elle au second rang des sujets dignes de l'opprobre international.

2016 aura été une année difficile pour les Palestiniens. Pas seulement pour les Palestiniens qui vivent en Cisjordanie sous le régime de l'Autorité palestinienne (AP), ou à Gaza sous le Hamas. Mais pour les Palestiniens de Syrie aussi.
Quand les Occidentaux entendent parler de la « situation » et de la « souffrance » des Palestiniens, ils en concluent instantanément que ce discours vise les populations de Cisjordanie ou de la bande de Gaza. Les membres de la communauté internationale entendent peu parler de ce qui arrive aux Palestiniens vivant dans les pays arabes. Sans doute parce qu'il est difficile d'imputer leur misère à Israël.
La communauté internationale et les journalistes des grands médias occidentaux ne connaissent que les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza. Déjà, la vie sous l'Autorité palestinienne et le Hamas n'a rien d'une sinécure, et ce fait gênant sonne désagréablement aux oreilles des journalistes occidentaux et des organisations humanitaires.
Mais lorsqu'il s'agit des Palestiniens résidant en pays arabe, quoi qu'il se passe, les grands médias ont tendance à fermer les yeux. Cet aveuglement nuit abord et avant tout aux Palestiniens eux-mêmes car elle autorise les gouvernements arabes à poursuivre leurs politiques de persécution et de répression.
Ces dernières années, l'horreur a été quotidienne pour les Palestiniens de Syrie, un pays dévasté par la guerre. Sans que cela suscite l'attention des médias. Les Palestiniens de Syrie ont eu beau être assassinés, torturés, emprisonnés et déportés..., l'Ouest a bâillé d'ennui.
Les journalistes étrangers qui couvrent le Moyen-Orient s'abattent en essaims sur Jérusalem et Tel Aviv. Comme si les Palestiniens n'existaient qu'en Cisjordanie et à Gaza. Ces journalistes n'ont aucun désir d'aller en Syrie ou dans d'autres pays arabes, couvrir les violences et offenses commises par les arabes contre leurs frères palestiniens. Pour ces journalistes, les meurtres et tortures des arabes contre d'autres arabes ne sont pas de l'information. Mais quand les policiers israéliens tirent et tuent un terroriste palestinien qui a précipité son camion sur un groupe de soldats, tuant et blessant, les journalistes occidentaux se ruent au domicile du terroriste pour interroger sa famille, leur fournissant ainsi un support pour exprimer leurs pensées.
Les Palestiniens de Syrie n'ont pas cette chance. Personne ne leur propose d'exprimer ce qu'ils ressentent quand la dévastation s'abat sur leur famille, leur communauté et leur vie. Et surtout pas les centaines de correspondants en poste au Moyen-Orient.
« L'année 2016 a été riche en exécutions, tortures et déportations pour les Palestiniens en Syrie » ont indiqué un certain nombre d'articles récemment publiés dans les médias arabes.
« L'année dernière a été un enfer pour ces Palestiniens et les conséquences des violences qui leur ont été infligées se feront sentir longtemps au cours des années à venir. En 2016, les Palestiniens de Syrie ont été soumis aux formes les plus cruelles de torture et de dénuement du fait des bandes armées et du gouvernement syrien. Il est difficile de trouver en Syrie, une famille palestinienne qui n'ait pas été touché ».
Selon certains médias, les autorités syriennes retiennent les corps de plus de 456 Palestiniens morts sous la torture en prison. Personne ne sait exactement où sont les corps ni pourquoi les autorités syriennes refusent de les remettre à leurs familles.
D'autres articles de presse, plus inquiétants encore, émettent l'hypothèse que les autorités syriennes ont prélevé les organes des Palestiniens morts. Des témoignages recueillis par certains Palestiniens font état d'une mafia liée au gouvernement syrien qui commercialiserait les organes des victimes, y compris ceux des femmes et des enfants.
Environ 1.100 Palestiniens continuent de croupir dans les prisons syriennes depuis le début de la guerre, voilà plus de cinq ans. Les autorités syriennes ne fournissent pas de statistiques sur les prisonniers et ne permettent pas aux associations humanitaires ni au Comité international de la Croix-Rouge de visiter les prisons et centres de détention.
Le rapport le plus récent affirme que 3.420 Palestiniens de Syrie (dont 455 femmes) ont été tués depuis le début de la guerre. Cette étude publiée par le Groupe d' action pour les Palestiniens de Syrie, révèle également que près de 80.000 Palestiniens ont fui vers l'Europe, près de 31.000 ont gagné le Liban, 17.000 se sont exilé en Jordanie, 6.000 en Egypte, 8.000 en Turquie et 1000 dans la bande de Gaza. Le rapport mentionne également que 190 Palestiniens sont morts de malnutrition et de manque de soins médicaux parce que leurs camps de réfugiés et leurs villages ont été assiégés par l'armée syrienne et les bandes armés.

Pour pallier l'indifférence de la communauté internationale, les Palestiniens de Syrie tentent de se faire entendre sur les réseaux sociaux. Ils gardent espoir que les décideurs à l'Ouest ou le Conseil de sécurité des Nations Unies, si obsédé qu'il soit par les colonies israéliennes, détournera un peu de son attention sur leurs souffrances. La dernière campagne lancée sur les réseaux sociaux, intitulée « Où sont les détenus ? » évoque le sort de ces Palestiniens qui ont disparu après avoir été incarcérés par les autorités syriennes. Les organisateurs de la campagne ont révélé que, ces dernières années, 54 mineurs palestiniens sont morts sous la torture dans les prisons syriennes. Les organisateurs ont noté que des centaines de personnes appréhendées et détenues par les autorités syriennes, sont aujourd'hui portées disparues.
Un autre rapport a révélé que plus de 80% des Palestiniens vivant en Syrie ont perdu leur emploi ou leur entreprise depuis le début de la guerre civile. Pour soutenir leurs familles, de nombreux enfants palestiniens ont été contraints de quitter l'école pour chercher du travail.
Mais pour la communauté internationale et les médias occidentaux, ces chiffres et rapports sur les Palestiniens de Syrie sont dépourvus du moindre éclat et relèvent de la rumeur. Quant aux pays arabes, ces Palestiniens tués, torturés et affamés à mort ne présentent aucun intérêt. Dans le monde arabe, les violations des droits de l'homme sont la routine. Si un pays arabe respectait les droits de l'homme, là on tiendrait une information.
Le leadership palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza a également choisi de demeurer aveugle à la souffrance que le monde arabe inflige à son peuple, notamment en Syrie. Ces soi-disant dirigeants sont trop occupés à se trancher politiquement la gorge les uns les autres pour se laisser déranger par des questions touchant au bien-être de leur peuple, lequel est étouffé sous les régimes non démocratiques et répressifs de l'Autorité palestinienne et du Hamas. Ces mêmes dirigeants se préoccupent plus de l'intention du président Donald Trump de déménager l'ambassade américaine à Jérusalem que de leurs concitoyens. Au cours des deux dernières semaines, Mahmoud Abbas et ses collaborateurs n'ont manqué aucune occasion de prédire que ce transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem déclencherait des troubles au Moyen-Orient. Le meurtre, la torture et la déportation des Palestiniens dans un pays arabe passent largement sous leur radar.
Il reste à voir si le Conseil de sécurité des Nations Unies va réordonner ses priorités et tenir une session d'urgence sur la campagne meurtrière qui a lieu contre les Palestiniens en Syrie. Peut-être, qui sait, ce sujet rejoindra-t-il « la construction de colonies » comme problème digne de la condamnation mondiale.
Khaled Abu Toameh, journaliste plusieurs fois récompensé, est basé à Jérusalem.

mardi 17 décembre 2013

La Seconde Guerre mondiale était décidée avant l’invasion de la Pologne

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Sotheby’s mettra aux enchères, dans quelques semaines, un brouillon du discours lu par le roi George VI pour annoncer l’entrée du Royaume-Uni dans la Seconde Guerre mondiale.
Le document est daté du 25 août 1939, soit une semaineavant que le IIIe Reich n’envahisse la Pologne.
Il apparaît donc que, contrairement à la version officielle, le Royaume-Uni n’est pas entré en guerre en raison de l’invasion de la Pologne, qui n’a fourni qu’un prétexte, mais pour d’autres motifs.

lundi 16 septembre 2013

La guerre post moderniste, par Shmuel Trigano

Dans les atermoiements des puissances occidentales autour d’une intervention en Syrie, il y a plus que la défaillance d’Obama ou le refus massif des opinions publiques : l’influence d’une véritable idéologie que je définis comme le post-modernisme -1-.
Une de ses expressions symptomatiques, couramment invoquée aujourd’hui, ne trompe pas: la « communauté internationale ». Il faut savoir la décrypter et y lire l’apologie du recul des États et de la souveraineté nationale, au nom de la moralisation de la vie politique, et du recours au tribunal comme arbitre suprême, en somme d’un « gouvernement des juges » à l’international alors que le système mondial est fondé sur des Etats-nations souverains à l’intégrité en principe inviolable excepté, bien sûr, en cas de guerre. Le droit d’ingérence, ou la « responsabilité à protéger », avalisé par le Conseil de sécurité, a mis un terme à ce fonctionnement sans pour autant changer le système.
La façon dont les choses se sont passées aux États-Unis et en Grande-Bretagne, moins en France, illustre parfaitement la crise de cette souveraineté : les chefs d’État ont renoncé au pouvoir régalien que leur confère la constitution de l’Etat-nation démocratique : en matière de sécurité internationale et dans des situations graves, c’est leur privilège, en effet, comme chefs des armées, de prendre les décisions et de décider de l’état d’exception. C’est le fondement de la souveraineté.
Tout le problème, cependant, c’est de savoir si l’on peut encore parler de « guerres » car, pour les postmodernistes, il n’y a plus (ne doit plus y avoir) de « guerres ». Il n’y a que des « différends » que l’on doit régler par la voie de la concertation ou d’opérations de police (de préférence non violentes), « légales » comme si l’on était dans une société nationale. Du fait de la mondialisation et l’idée qu’il n’y aurait plus de frontières, on ne vivrait déjà plus dans une société d’Etats et de nations mais une « société civile » mondiale, le « village global » de sorte que seules des forces de police et non militaires devraient être à l’œuvre.
C’est ce mythe qui conduit les disciples de cette idéologie à rendre impossible l’identification de l’ennemi. Et s’il s’agit de le frapper, encore faut-il que cela ne soit pas « disproportionné » mais il ne s’agit plus de le vaincre et encore moins de le terrasser.
Les techniques modernes donnent à croire que l’on peut mener une « guerre » sans faire de « victimes » ni se salir les mains, en pratiquant des « frappes chirurgicales ».

C’est exactement ce type d’action que le gouvernement de Ehoud Olmert et Tsipi Livni ont lamentablement tenté avec la deuxième guerre du Liban, en 2006, ou Netanyahou avec l’opération « Plomb durci » à Gaza en 2008-2009.
Or c’est justement ce qui ne marche pas car la guerre postmoderniste a donné naissance à un autre type de guerre, en multipliant les théâtres des conflits : la « guerre asymétrique », menée réellement celle-là, avec des armes, en général primaires (des Katiouchas préhistoriques), utilisant les civils comme boucliers, frappant uniquement les civils ennemis, une guerre que les généraux postmodernistes ne pourront jamais gagner.
Dans le cas syrien, il y a belle lurette que l’armée syrienne a modifié son organisation pour échapper aux frappes annoncées, dont l’efficacité serait nulle car elles ne feraient qu’étendre et intensifier la guerre.
Par ailleurs, la « communauté internationale » est un leurre.
Des fonctionnaires stipendiés, des organisations et des blocs étatiques ne forment pas une communauté.
Quant à un droit international transcendant les États, nul ne l’a encore vu à l’œuvre.
Ceux qui ont sans cesse ce mot à la bouche, comme les Palestiniens et leurs amis, sont des affabulateurs : ils sont incapables de montrer les traités internationaux sur lesquels ils se fondent dans leur vindicte, ils invoquent un droit qui n’existe encore pas.
Jusqu’à ce jour, la morale postmoderniste n’a pu s’exercer que sur des Etats faibles : la Serbie, la Libye (qui présidait alors le Conseil des droits de l’homme !), le Mali mais ni la Tchétchénie, ni le Tibet, ni l’Egypte du coup militaire comme d’aucuns l’auraient bien voulu. « Selon que vous soyiez puissant ou misérable ! »…
Mais la stratégie postmoderniste est inéluctablement catastrophique. La Libye en est un modèle accablant. Aujourd’hui, elle risque d’entrainer plus surement les pays riverains de la Syrie dans des guerres asymétriques, on ne peut plus classiques, à l’instar de celle qui s’y déroule déjà.
Shmuel Trigano
 
(1) CF. S. Trigano, La Nouvelle Idéologie Dominante, le Post-modernisme, Hermann 2012

lundi 26 août 2013

Une troisième guerre mondiale ?

Une troisième guerre mondiale ?

Il est arrivé bien souvent dans L’Histoire que, lorsque les chefs d’Etat n’arrivent plus à dominer la situation, quand « ils ne savent plus quoi faire », ils ont tendance à provoquer une guerre. C’est particulièrement vrai lorsque les difficultés auxquelles ils se heurtent sont d’ordre économique et financier, notamment quand un important chômage ne peut être éradiqué...

Dès lors, il n’est pas étonnant que l’on n’hésite plus, dans certains milieux, à commencer à parler à mots couverts de la possibilité d’une troisième guerre mondiale...

Deux foyers pourraient servir de détonateur à une telle conflagration : l’Iran et les alentours de la Chine.

Où va-t-on en Iran ?

Depuis plusieurs années, les pays occidentaux, et notamment les États-Unis, suivis par la France et la Grande-Bretagne, fonttous leurs efforts pour que l’Iran cesse, sous couvert de la mise en place d’usines d’électricité nucléaire, de tenter de fabriquer des engins atomiques. Des sanctions économiques de plus en plus fortes ont été décidées par les instances internationales et elles ont un effet dévastateur sur la situation économique de l’Iran. Cependant, les instances internationales n’envisagent pas de passer à des sanctions militaires, car la Russie et la Chine, toutes deux membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, ont fait savoir qu’elles opposeraient leurveto à de telles résolutions. Toutefois le boycott des achats de pétrole à l’Iran, décidé il y a quelquesjours par l’Union européenne a amené les autorités de Téhéran a annoncer, mezzo voce, que l’Iran avait la capacité de bloquer le détroit d’Ormuz, par le quel transite 40 % du pétrole produit dans le monde. Unetelle opération déclencherait presque certainement l’intervention armée des États-Unis, assistés par les forces aéro-navales britanniques et françaises. Quelle serait alors la réaction de la Russie et de la Chine ?

D’après quelques fuites dans la presse russe, il semble que la Russie soit en train de se préparer à une confrontation militaire. C’est ainsi qu’elle a déjà, pour soutenir la Syrie, fait faire mouvement vers la Méditerranée à une partie de sa flotte de Mer Noire articulée autour du croiseur porte-avion « Amiral Kouznetsov ». Elle a aussi déplacé plusieurs escadrilles de ses forces aériennes dans le Caucase, dans le but de mettre à portée de son aviation les bases turques d’où partirait sans doute une partie de l’attaque aérienne américaine. L’armée russe a aussi, comme par hasard, déclenché des manoeuvres de troupes terrestres dans le Caucase, pour bien faire comprendre aux pays de la région -Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, Tchétchénie...- qu’ils ont intérêt à se tenir tranquilles. On sait enfin que la Russie fournit depuis plusieurs années l’armée iranienne en artillerie anti-aérienne, fusées et radars relativement performants et on peut penser qu’elle lui fournirait immédiatement les renseignements recueillis par les satellites russes sur les positions occidentales et leurs mouvements. Selon certaines sources, la Chine ne resterait pas non plus inactive en cas d’attaques américaines contre l’Iran. On le voit, il suffirait alors du moindre incident pour transformer ce qui ne serait au démarrage qu’un conflit local et limité en une conflagration générale !

Les ambitions de la Chine

Le second endroit où une troisième guerre mondiale pourrait éclater se trouve dans les alentours de la Chine. En disant cela, nous ne pensons pas à la Corée du Nord, car les chinois se méfient beaucoup de cet allié encombrant et imprévisible. Nous pensons aux îles situées dans le Pacifique, à l’est et au sud de la Chine. Car la République populaire est en train, depuis quelques années, de comprendre et d’imiter, et pour les mêmes raisons, ce qui était autrefois la pensée stratégique de son rival de toujours, le Japon.

En clair, elle commence à se rendre compte que, malgré sa taille imposante, elle a besoin de se procurer les richesses naturelles dont elle est dépourvue. Il s’agit principalement du pétrole et de ces minerais spéciaux, issus des « terres rares », qui sont devenus indispensables pour la production de produits métallurgiques sophistiqués nécessaires dans l’industrie militaire et de haute précision. Certains de ces gisements se trouvent très loin de la Chine, notamment en Afrique, et Pékin fait tout ce qu’il peut, par des moyens pacifiques, pour qu’ils soient mis à sa disposition. Mais d’autres richesses naturelles se situent tout près d’elle, ou tout au moins dans un environnement proche. Comme l’a fait le Japon avant elle, la Chine réalise donc de gros efforts pour développer sa marine de guerre, vecteur indispensable pour contrôler les voies de communication vers les zones où se trouvent ces éventuels gisements.

Ces efforts portent principalement dans deux domaines auxquels elle a consacré d’importants budgets, les sous-marins à propulsion nucléaire lanceurs d’engins et les porte-avions. D’ailleurs, le premier de ces porte-avions de fabrication chinois vient d’effectuer sa seconde sortie en mer en novembre dernier. Les ambitions de la Chine dans les régions maritimes du sud-est du Pacifique ne manquent pas de déclencher les protestations véhémentes des pays voisins. Le Vietnam, les Philippines et Taiwan se heurtent à la Chine pour revendiquer la souveraineté sur le petit archipel des Spratleys et les îles de la mer de Chine méridionale, riches en hydrocarbures, que Pékin considèrent comme siennes. De même, Pékin et Hanoï se disputent les Paracels.

Ces différends territoriaux provoquent des pics de tension chroniques entre la Chine et ses voisins -Vietnam et Philippines ces dernier mois, Japon en fin 2010. Il est clair que les États-Unis, qui se considèrent, depuis Mac-Arthur, comme la puissance numéro un de cette zone du Pacifique, auront du mal à laisser faire la Chine sans réagir. Si la République populaire, qui possède déjà la plus importante force militaire de la région sur le plan de l’armée de terre, parvient à devenir un adversaire indiscutable sur le plan naval et aéro-naval, l’équilibre géopolitique de la région serait transformé. On comprend qu’il y a dans cette situation les germes d’un conflit majeur entre deux super - puissances...

On le voit, il existe deux secteurs géographiques où les conflits locaux sont en train de s’envenimer à un point tel qu’on ne peut écarter l’hypothèse qu’ils se transforment en conflagration militaire. Or, nos lecteurs le savent bien, on sait comment commence une guerre, mais on ne sait jamais comment elle finit ! Qui aurait prévu que l’assassinat, le 28juin 1914, d’un archiduc autrichien par un terroriste serbe, dans une ville obscure de Bosnie-Herzégovine, allait, quelques semaines plus tard déclencher une guerre mondiale, durant laquelle une dizaine de millions d’hommes ont perdu la vie et à l’issue de laquelle la carte de l’Europe et l’équilibre géopolitique mondial ont été modifiés ?

Souhaitons que les dirigeants des différents pays impliqués dans ces conflits prennent conscience des risques terribles qu’ils feraient courir, non seulement à leur propres nations mais au monde entier, si ces conflits locaux se transformaient en une troisième guerre mondiale. Ils doivent faire preuve de mesure et de prudence...

Georges Rousseau - RESTAURATION NATIONALE N° 72

lundi 19 août 2013

Bientôt une guerre??

Des milliers de milliards de dollars de dettes seront restructurés et des millions d’épargnants prudents vont perdre des pourcentages importants de leur pouvoir d’achat réel exactement au pire moment de leur vie. Cette fois-ci encore, ce ne sera pas la fin du monde, mais le tissu social des nations dépensières sera étiré et dans certains cas il se déchirera. Il est triste de constater que bien trop souvent dans l’histoire économique, la guerre a toujours été la conclusion logique de la dynamique du chaos économique. Nous pensons que la guerre est une conséquence inévitable de la situation économique mondiale actuelle », écrit Kyle Bass, un investisseur américain qui parie sur l’effondrement des pays d’Europe, cité par le blog financier américain Zero Hedge.

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Dans un email adressé aux adhérents de ses bulletins d’avis boursiers, Larry Edelson, un gourou de la bourse américaine, prophétise lui aussi la guerre. Il y explique qu’il a étudié depuis une trentaine d’années les « cycles de guerre », c’est-à-dire, les cycles qui prédisposent les sociétés à entrer dans le chaos et la haine, qui aboutissent à des guerres civiles et des guerres internationales.
« Je ne suis probablement pas le premier à examiner ces modèles très distinctifs dans l’histoire. Il y en a eu d’autres avant moi, Raymond Wheeler en particulier, qui a publié la chronique qui fait le plus autorité en matière de guerre, et qui couvre une période de 2.600 années de données. Toutefois, très peu de personnes sont disposées à discuter de ce problème de nos jours. Et si je me base sur ce que je vois, les implications pourraient être absolument énormes pour 2013 ».
Quant à Jim Rogers, un autre investisseur américain influent, pense aussi qu’il pourrait y avoir une guerre. « Une poursuite des plans de sauvetage en Europe pourrait aboutir à déclencher une autre guerre mondiale », a-t-il affirmé. « Ajoutez de la dette, la situation empire, puis c’est l’effondrement. A ce moment-là, tout le monde recherchera un bouc émissaire. Les politiciens accusent les étrangers, et nous revoilà dans la seconde guerre mondiale, ou une guerre mondiale de toute façon », explique-t-il.
Marc Faber, un analyste en investissement suisse, estime qu’une guerre serait plus le fait des Américains. Selon lui, ils pourraient la provoquer pour détourner l’attention sur la mauvaise situation économique du pays. Il croit que le pétrole du Moyen-Orient pourrait fournir le prétexte d’un conflit pour les États-Unis, la Chine, mais aussi la Russie.
Le collectif Anonymous a lui aussi parlé de ses craintes sur l’avenir de la situation dans une vidéo regardée près de 200000 fois.
Sources : Zero Hedge / Express.be / Le Journal du Siècle http://actuwiki.fr/actu/8111/#sthash.9f2vsLpN.6NPU70ii.dpuf
Ils jouent avec la vie des gens, tout ça pour s'en mettre plein les poches... à vomir.