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jeudi 9 mai 2013

17 officiers de l’US Air Force en charge des missiles nucléaires relevés de leurs fonctions


En septembre 2007, l’on apprenait que des missiles à têtes nucléaires avaient été chargés par erreur à bord d’un bombardier stratégique B-52 alors que l’appareil devait effectuer un vol entre les bases de Minot et de Barksdale.
Un an plus tard, 3 militaires du 91st Missile Wing, basé, là encore, à Minot, s’étaient endormis pendant leur service alors qu’ils avaient à surveiller des codes de lancement de missiles nucléaires Minuteman III.
Ces incidents, ajoutés à d’autres, comme par exemple la livraison par erreur de composants de missiles nucléaires à Taïwan, avaient amené le Pentagone à dénoncer “le le déclin inacceptable, dramatique et sans appel de la détermination de l’US Air Force à remplir sa mission nucléaire” à prendre des mesures pour y remédier.
Du coup, les critères des évalutions étant devenus plus stricts, ce sont 17 officiers de la force aérienne américaine en charge des 150 Minuteman III de la base de Minot qui viennent d’être suspendus par leur hiérarchie à l’issue d’une inspection surprise. D’après le lieutenant-colonel John Dorrian, de l’USAF, c’est un fait “sans précédent”. “Dans le domaine nucléaire, le commandement exige la perfection”, a-t-il expliqué.
Au cours de cette inspection, ces officiers ont obtenu une note “excellente” pour 14 critères, “satisfaisante” pour 7 autres et “mauvaise” pour un seul. De quoi justifier, donc, la décision de les suspendre de leurs fonctions. D’après le général Welsh, le chef d’état-major de l’US Air Force, ce n’est pas leur “compétence” qui est remise en cause mais leur “attitude.”
Ces 17 officiers pourront retrouver leur poste s’ils passent avec succès une nouvelle évaluation, à l’issue de 60 jours d’entraînement.

lundi 9 juillet 2012

La catastrophe de Fukushima : «un désastre créé par l’homme»


Ce jeudi, la commission d'enquête mandatée par le Parlement japonais a rendu son rapport sur les origines et la gestion de la catastrophe de Fukushima. Les conclusions sont accablantes : à en croire les dix membres de la société civile qui ont mené l’enquête, l'opérateur de la centrale, le gouvernement et l'autorité de régulation auraient «trahi le droit du pays à être protégé des accidents nucléaires ».
Sur les trois rapports rédigés depuis le 11 mars 2011, c’est le premier à formuler des accusations claires. On se souvient de l’étude qui blanchissait complètement l’opérateur de la centrale, Tepco, expliquant qu’un séisme et un tsunami d’une telle ampleur n’auraient jamais pu être prévus, une étude signée Tepco…


Cette fois, c’est d’un rapport parlementaire dont il s’agit : 600 pages dans lesquelles l’opérateur de la centrale est très directement mis en cause : « La direction de Tepco était consciente des retards dans les travaux antisismiques et des mesures contre les tsunamis et savait que Fukushima Daiichi était vulnérable ». Et puis un mot-clé : « collusion », une collusion dont sont accusés le gouvernement, l’opérateur de la centrale et les agences de régulation, une collusion qui serait à l’origine de la catastrophe. Car « bien qu'ayant eu de nombreuses occasions de prendre des mesures, les agences de régulation et la direction de Tepco n'ont délibérément rien fait, ont reporté leurs décisions ou ont pris des mesures qui les arrangeaient », souligne le rapport.

UN LOBBY PUISSANT

Ces conclusions ne sont pas surprenantes. Si l’opérateur de la centrale a pu aller aussi loin sans rencontrer de garde-fous, c’est que le lobby nucléaire est présent à tous les niveaux de la société japonaise : tous les partis politiques sont pro-nucléaires (les compagnies d’électricités sont de grosses donatrices de fonds), les syndicats sont eux aussi pro-nucléaires pour préserver les emplois dans le secteur, et les médias eux-mêmes soutiennent les compagnies d’électricité qui leur achètent de nombreuses publicités. C’est ce qu’au Japon on appelle « le village nucléaire ».
Alors pourquoi tout à coup ce rapport parlementaire qui donne un coup de pied dans la fourmilière ? Selon Jean-Marie Bouissou, directeur de recherche à l’Institut d’études politiques de Paris, la réponse est à chercher du côté de la population japonaise, qui ne croit plus un mot de toutes les déclarations inspirées par le lobby nucléaire. Les derniers sondages sont assez éloquents : de 70 à 80% de l’opinion refusent la réouverture des centrales nucléaires japonaises ; cinquante centrales fermées les unes après les autres pour maintenance, qui n’ont pas été remises en marche, les autorités locales craignant la réaction de leurs administrés. En fait, seuls deux réacteurs ont rouvert au début du mois de juin après un forcing du gouvernement, occasionnant des manifestations qui ont réuni des dizaines de milliers de Japonais sous les fenêtres du Premier ministre…
Du coup, selon Jean-Marie Bouissou, « en adoptant des positions aussi brutales, aussi claires, les parlementaires agissent certes pour le bien de la nation mais aussi dans la perspective des élections qui les attendent [en 2013], et où l’enjeu nucléaire va être certainement un sujet central ». Il s’agit de rester à l’écoute…

UNE ÉVOLUTION SENSIBLE

D’autant que les lignes commencent à bouger : les journaux de la région de Tokyo, proches des lieux de l’accident, ont évolué sur la question. Même chose au sein du patronat. Et le très puissant syndicat du Front des fonctionnaires locaux a rejoint les rangs antinucléaires.
Pour autant, peut-on parler de changements de fond ? Le pays a un nouveau Premier ministre, mais Yoshihiko Noda est lui aussi pro-nucléaire. Tepco a été nationalisée et a changé de direction, mais veut à toute force, comme les autres compagnies d’électricité, rouvrir ses centrales. Et la nouvelle Agence de sûreté nucléaire qui sera mise en place au mois de septembre, censée être plus indépendante que l’ancienne, reste sous l’autorité d’un ministère : celui de l’Environnement, en lieu et place du ministère de l’Industrie, pro-nucléaire (le rapport propose d’ailleurs de créer au Parlement un comité qui surveille les activités de cette agence).
Autant de pressions contraires qui ne vont pas manquer de s’exercer sur les parlementaires japonais. Il sera donc intéressant de voir ce qu’ils vont faire de ce rapport, en clair : s’ils vont l’enterrer ou pas.
RFI

mercredi 6 juin 2012

Japon sans nucléaire : possible??


Depuis début mai, le Japon vit sans électricité nucléaire, pour la première fois depuis 1970. Preuve que c'est possible ? Pas sûr...


Lors de l'accident du 11 mars 2011, 40 tranches japonaises n'avaient pas été affectées par le séisme et le tsunami.

Trois d'entre elles, situées à Hamaoka, ont été arrêtées en mai 2011 par ordre du premier ministre japonais de l'époque, M. Naoko Kan, car leur protection contre les tsunamis étaient considérées insuffisante. 

Quant aux 37 autres tranches, elles ont cessé progressivement leur fonctionnement aux dates normalement prévues pour leur arrêt périodique de maintenance, inspection et rechargement de leur combustible.




























Mais ces tranches ne seront autorisées à redémarrer qu'après que leurs évaluations complémentaires de sûreté (les fameux stress tests) auront été approuvées par l'autorité de sûreté japonaise, que le gouverneur de la préfecture où elles sont implantées aura donné son accord et enfin que le premier ministre aura donné le feu vert final...  Aujourd'hui, les deux tranches REP Ohi 3 & 4 on passé le premier obstacle mais la suite tarde à venir.

En 2010, les 54 tranches nucléaires ont produit 27,5% de l'électricité du Japon.  En mi-juillet 2011 (période de pic de la consommation) les 18 tranches survivantes produisaient encore 15% de l'électricité.  En fin d'année, il ne restait plus que 10 tranches en fonctionnement et la part du nucléaire était tombée à 6,6%.  Aujourd'hui, c'est zéro.

Certaines personnalités françaises connues pour leur activisme antinucléaire n'ont pas manqué de s'émerveiller dans les media : "Regardez, le Japon arrête son nucléaire et les Japonais ne s'en portent pas plus mal ! Bel exemple à suivre !"

Voire...

L'été dernier, alors que la production d'électricité nucléaire n'était encore réduite que de moitié, les Japonais ont dû subir des restrictions importantes : fonctionnement de certaines usines seulement la nuit, limitation stricte de l'air conditionné, arrêt d'une partie des escalators dans les magasins, etc. 

Côté production, on a fait fonctionner en permanence les moyens de pointe, turbines à gaz et turbines à fuel et le Japon a dû augmenter considérablement ses importations de gaz naturel liquéfié - il est désormais le premier importateur mondial - avec les conséquences économiques et écologiques  correspondantes.  En tout, les combustibles fossiles ont produit 90% de l'électricité japonaise de janvier à avril 2012, comparés à 64% pour la même période en 2011.
 
Comment se passera le pic de consommation cet été, si aucune centrale n'est autorisée à redémarrer ?

Terminons sur une note positive : l'Organisation Mondiale de la Santé a publié en Mai un rapport préliminaire sur les doses de radioactivité subies par le public japonais du fait de l'accident de Fukushima. Selon l'OMS, les doses reçues dans les préfectures voisines de celle de Fukushima se situent entre 0,1 et 10 mSv, et celles reçues dans le reste du pays, entre 0,1 et 1 mSv.   Rappelons que la radioactivité naturelle dans le Bassin Parisien est voisine de 2,5 mSv, et qu'en dessous de 100 mSv, on n'a jamais détecté d'effet sanitaire.

Enfin, certaines régions de la zone évacuée dans les 20km autour de la centrale pourraient dès à présent être habitées de nouveau (voir figure)




jeudi 24 mai 2012

Les pourparlers de Bagdad démontrent la naïveté occidentale

Un ex espion de la CIA des Gardes Révolutionnaires en Iran : les pourparlers de Bagdad démontrent la naïveté occidentale.
Par Reza Kahlili
Adaptation française de Sentinelle 5772 ©

Alors que les puissances mondiales se rendent aux pourparlers nucléaires avec l’Iran à Bagdad aujourd’hui, Obama est-il assez naïf pour s’accrocher à une fausse fatwa promettant de ne pas fabriquer de têtes nucléaires ? Avec assez d’uranium enrichi pour fabriquer finalement six bombes nucléaires, Téhéran veut seulement gagner du temps. La chronologie récente le démontre.  
Il est difficile de surestimer le degré de naïveté de la part de l’Occident alors qu’il se rend à une autre série de pourparlers nucléaires avec l’Iran à Bagdad aujourd’hui.
Clairement, l’Iran cherche à gagner du temps pour développer une arme nucléaire.Exemple : Lors des pourparlers le mois dernier à Istanbul, Téhéran semble avoir convaincu les négociateurs internationaux de la sincérité et du poids d’une fatwa ou édit religieux, du chef suprême l’ayatollah Ali Khamenei, qu’une bombe nucléaire est haram – interdite – en islam.
La semaine dernière par exemple, l’ancien Premier ministre français Michel Rocard a déclaré que la fatwa aidera à promouvoir la confiance sur les activités nucléaires de l’Iran.
L’ayatollah n’est pas obligé de tenir parole mais cela ne semble pas poser de problème. Lors des pourparlers d’Istanbul, l’Occident a acquiescé pour la première fois à l’exigence iranienne de pouvoir enrichir l’uranium, avec des restrictions – malgré des résolutions contraires de l’ONU.
Le régime islamique a cru de façon permanente que plus son programme nucléaire est élargi et la progression atteinte, moins l’Occident pourra exiger de stopper le programme – et si les dirigeants iraniens demeurent fermes face à toutes les menaces, plus il est probable que l’Occident acceptera finalement un Iran nucléaire.
Une chronologie récente le démontre.
Quand le président Obama a pris ses fonctions en 2009, l’Iran était placé sous plusieurs sanctions de l’ONU afférentes à la suspension de toutes les activités liées à l’enrichissement et au retraitement des l’uranium. A l’époque, l’Iran possédait 1,200 kg d’uranium faiblement enrichi dans son installation de Natanz.
M. Obama choisit d’entamer des pourparlers avec le régime islamique, croyant qu’une main tendue permettrait d’atteindre de meilleurs résultats que des menaces. Il pensait qu’une nouvelle approche des USA serait bien accueillie par Téhéran parce que c’était un changement complet par rapport à l’administration Bush.
Cependant, les dirigeants radicaux d’Iran considérèrent cette main tendue comme une faiblesse. Ils entrèrent en pourparlers avec l’administration Obama tout en enrichissant l’uranium au-delà du taux inoffensif de 3,5 %, comme il avait été limité depuis de nombreuses années, jusqu’au taux de 20 %. Bien que ce ne soit pas un taux suffisant d’enrichissement pour une arme nucléaire, c’est suffisant pour parvenir au stade d’une bombe très rapidement – soit une affaire de semaines si Téhéran en décide ainsi.
Au début 2010, Obama, réalisant sa défaite dans la phase de négociation, passa à une phase de sanctions. Mais au lieu des sanctions paralysantes qu’il avait promises, il commença par des sanctions progressives, que les clercs iraniens considérèrent comme une nouvelle preuve de l’incapacité de l’Amérique à stopper l’Iran, ce qui les enhardit à accélérer leur programme.
Aujourd’hui l’Iran, placé sous de nouvelles sanctions par les Nations Unies et l’Union Européenne, détient plus de 5,5 tonnes d’uranium enrichi – suffisamment pour fabriquer finalement six bombes nucléaires. Il continue à enrichir de l’uranium avec plus de 9.000 centrifugeuses à Natanz, aussi bien à des taux de 3,5 et de 20 pour cent, et sur le site auparavant secret, l’usine de Fordow, en profondeur dans la montagne près de la cité de Qom, au taux de 20 %.
Tout cela tandis que l’Iran augmente le nombre de centrifugeuses sur les deux sites, avec une possibilité qu’il existe davantage de sites inconnus de l’Occident ou de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA).
Cela nous amène à la série actuelle de négociations. A Istanbul, l’Occident accorda à l’Iran une victoire historique. Pour la première fois dans les négociations sur le programme nucléaire de l’Iran, l’Occident offrit à l’Iran l’agrément complet que son processus d’enrichissement soit arrêté au taux de 20 %.
En d’autres termes, l’Occident a cédé aux exigences iraniennes d’accepter son enrichissement nucléaire sur son territoire.
Plus intéressante encore, l’analyse iranienne de la fatwa de Khamenei : « Si l’administration Obama réalise l’importance de la place du chef suprême en Iran et comprend la fatwa, alors la plus grande part de leur problème [sur la question nucléaire de l’Iran] sera résolue ».
L’analyse déclarait de façon menaçante : « Il n’y aura pas de garantie au-delà de la Fatwa pour l’Occident » - signifiant que l’Occident n’obtiendra que la parole d’un dirigeant dont le régime a été fondé sur les mensonges et la tromperie, un chef qui a ordonné le massacre de milliers d’Iraniens – et aussi d’Américains – en Irak et en Afghanistan, et un chef qui a constamment menacé l’existence d’Israël et la « défaite » de l’Amérique.
Khamenei n’est pas un grand ayatollah, ou un marja (référence religieuse), et il ne peut donc pas émettre une fatwa. Il a été élevé au rang d’ayatollah en une nuit pour remplacer Ruhollah Khomeini à sa mort en 1989. Même si un marja émet une fatwa, il peut l’annuler pour le bénéfice de l’islam. Aussi la fatwa de Khamenei peut être rejetée au moment propice.
Il est intéressant que l’interprétation du Coran par le régime est de tromper son ennemi, à savoir l’Occident, jusqu’au moment où le régime est suffisamment fort pour s’y affronter.
Obama est-il assez naïf pour s’accrocher à une fausse fatwa avec pour conséquence d’accepter un Iran nucléaire ?
Sa secrétaire d’Etat, Hillary Rodham Clinton, dit qu’elle a discuté la fatwa avec le Premier ministre de Turquie, des experts et des érudits religieux. « Si c’est en effet une déclaration de principe, de valeurs, alors c’est le point de départ pour être mis en œuvre, ce qui signifie que cela sert de mode d’entrée dans une négociation pour vous démontrer combien c’est une déclaration de conviction authentique et sincère », dit-elle le mois dernier.
Selon les articles des media, On s’attend à ce que les USA poussent l’Iran à fermer son installation de Fordow et à envoyer son stock d’uranium moyennement enrichi hors du pays.
L’Iran a écarté la fermeture de Fordow, en annonçant même qu’il augmentera le nombre de centrifugeuses sur l’installation. Et jusqu’à présent, sa stratégie d’extension son programme nucléaire en épuisant l’Occident a déjà prouvé son succès.
Il est clair qu’après une décennie de négociations et de sanctions, les chefs du régime islamique n’accepteront pas un arrêt complet de leur programme nucléaire. Mais étant donné que l’Iran dispose désormais du savoir-faire pour fabriquer une bombe, c’est le seul résultat qui devrait être acceptable pour l’Occident. 

samedi 21 janvier 2012

Vol de substances radioactives sur un site nucléaire égyptien


L’Agence Reuters rapporte que des substances radioactives ont été dérobées.
 
Le vol est intervenu dans la centrale nucléaire de 1000 mégawatts en construction, à Dabaa, sur la côte méditerranéenne de l'Egypte, et devant laquelle ont eu lieu de violentes manifestations la semaine dernière, précise le journal égyptien Al Ahram.
 
La semaine dernière, tandis qu’une centaine de personnes manifestaient devant la centrale en construction, une quinzaine de personnes ont été blessées par la police militaire, et un groupe d’homme en a profité pour se glisser à l’intérieur par un mur d'enceinte démoli par les protestataires. Ils ont dérobé un container contenant des substances radioactives, et en ont forcé un autre, renfermant lui aussi des matériaux radioactifs.
 
Les autorités ont alerté les services de sécurité et demandé à des équipes spécialisées de prendre part à la recherche des matériaux volés, rapporte Al Ahram.
 
Qui soutient encore que le nucléaire iranien, même s'il avait été exploité à des fins domestiques, aurait été sans danger ?
 
 

Il est clair que n’importe quel connard avec 1 bâton de TNT et ce(s) produit(s) volé(s) peut au moins faire une bombe sale. Au moins… maintenant il faut voir ce que contenaient les conteneurs si bien gardés dans ce pays hyper évolué mais même les radio-éléments utilisés en radio-dentisterie sont une vrai saloperie (tout simplement pcq’ils sont radioactifs).

Le chaos ne viendra peut-être pas de la malveillance musulmane, mais peut-être tout simplement de leur inadéquation avec les réalités de l’existence…

samedi 15 octobre 2011

L'Iran prépare une bombe nucléaire


La future centrale nucléaire mobile (photo d'illustration)




Crédits photo : © Raheb Homavandi / Reuters/REUTERS 

INFO LE FIGARO - Preuves à l'appui, l'AIEA va dénoncer sans ambiguïté le caractère militaire du programme nucléaire de Téhéran.

Ce devrait être le rapport le plus dur et le plus complet jamais écrit par l'Agence internationale de l'énergie atomique sur l'état d'avancement du programme nucléaire iranien. Restée pendant des années ambiguë, puis prudente, l'AIEA, à l'occasion de son prochain conseil des gouverneurs, le 17 novembre à Vienne, s'apprête, selon les informations obtenues par Le Figaro, à dénoncer, preuves à l'appui, le caractère militaire de ce programme qui vise à doter l'Iran de la bombe. «Ce rapport sera l'un des plus importants sur le sujet», affirme un spécialiste proche du dossier.

À Paris et dans les chancelleries qui s'inquiètent du développement de la prolifération nucléaire, le caractère militaire du programme iranien est depuis longtemps un secret de Polichinelle, alimenté par des photos satellites, des rapports d'experts ou des confessions de dissidents. Mais l'agence de l'ONU, tout en s'inquiétant publiquement des activités d'enrichissement de l'Iran, ne l'a jamais affirmé aussi clairement qu'elle s'apprête à le faire le mois prochain. Pourquoi maintenant ?

D'abord parce que, malgré la contestation politique qui a placé le régime sur la défensive depuis 2009, l'Iran persévère dans sa marche rapide vers la bombe. Installations de nouveaux fourneaux, création de centrifugeuses supplémentaires, poursuite des activités d'enrichissement…

Rien de neuf sous le soleil, diront les spécialistes du dossier, dont certains estiment que l'AIEA aurait pu et dû frapper du poing sur la table beaucoup plus tôt. Mais le départ de Mohamed ElBaradei, qui a quitté la tête de l'agence fin 2009, aurait selon eux libéré la parole des spécialistes de l'agence et permis l'arrivée d'équipes nouvelles, plus professionnelles. Le patron égyptien de l'AIEA a en effet longtemps été soupçonné de minimiser le programme nucléaire iranien, voire d'en dissimuler certains éléments.
Course contre la montre

Mais le contexte diplomatique et géopolitique explique également le changement de ton de l'AIEA. Dans les capitales occidentales, on est persuadé qu'il faut agir sur le dossier avant 2012, année d'élections très importantes. À Moscou d'abord, où le retour annoncé de Vladimir Poutine à la présidence pourrait se traduire par un durcissement de la position russe vis-à-vis de l'Occident. Alors que des tensions se profilent en amont du sommet de l'Otan à Chicago sur la défense antimissile, le pouvoir russe devrait être tenté, pensent les diplomates, de jouer la carte iranienne pour faire valoir ses positions. À Washington, où les difficultés rencontrées par Barack Obama pourraient contraindre le président américain à se détourner momentanément de certains dossiers internationaux au profit de la scène intérieure. À Paris, où l'éventualité d'une défaite de Nicolas Sarkozy, qui a fait du dossier iranien l'une de ses priorités internationales, risquerait d'affaiblir la détermination de la France vis-à-vis de Téhéran. À Pékin enfin, où l'arrivée au pouvoir de la cinquième génération du Parti communiste chinois, couplée aux élections législatives et présidentielle de Taïwan, pourrait faire disparaître le dossier iranien de l'agenda. À cela, s'ajoute la conviction de certains observateurs que les sanctions internationales prises à l'encontre de Téhéran commencent à avoir des effets, même si les conséquences économiques sont encore camouflées par le pouvoir.

Il s'agit donc d'une course contre la montre, engagée depuis plusieurs mois déjà par l'ensemble des capitales occidentales afin d'atteindre le pouvoir iranien avant qu'il ne soit trop tard et tant que le contexte géopolitique le permet.

Pour arriver à leurs fins, les nations ont fourni de nombreux documents relatifs au programme nucléaire iranien à l'AIEA. Elles planchent également sur de nouvelles sanctions, destinées à faciliter un éventuel effondrement du régime. Car si certains experts estiment qu'il est peut-être trop tard pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe, ils redoutent par-dessus tout que la nucléarisation de l'Iran ait lieu sous le régime actuel. Ils aimeraient également éviter qu'Israël ne décide de lancer des frappes préventives contre les centrales iraniennes, avec les lourdes conséquences qu'aurait une telle action sur la région.


Date: 13/10/2011
Source: Le Figaro

http://www.lefigaro.fr/interna...leaire.php

dimanche 9 octobre 2011

La centrale nucléaire iranienne, prochain Tchernobyl – Jean-Patrick Grumberg


Un document (1), parvenu au Times Londonien le 6 octobre dernier, un leak (j'aurais dû écrire "une fuite", mais j'ai intentionnellement utilisé le mot leak par référence à Wikileaks) rédigé par un ancien responsable du Département juridique de l’Organisation à l’Energie Atomique Iranien, révèle : « il y a une grande chance que le réacteur de Bushehr soit responsable de la prochaine catastrophe nucléaire, après Tchernobyl et Fukushima. » 
 
« Ce sera un désastre tragique pour la race humaine », ajoute le dissident, qui soutient que le réacteur de Bushehr, qui a été mis en service le mois dernier après trente cinq ans de constructions, a été construit par des « ingénieurs de second rang », qui ont utilisé des procédés allemands et russes d’époques différentes, certains obsolètes.
 
De plus, ajoute t-il, la centrale se situe dans une région hautement sismique, elle ne pourra pas résister à un tremblement de terre, et « aucun programme sérieux n’a été mis au point en cas d’accident ».
 
Ce document est un nouvel élément d’un dossier qui devient de plus en plus lourd, et que les gouvernements et médias n’ont plus le droit de dissimuler ou de minimiser.
 
Déjà en janvier dernier, The Telegraph avait publié un article (2), après avoir reçu la copie d’un rapport établi par un scientifique Russe, travaillant à la centrale, et qui expliquait que « après s’être livré à des premiers tests élémentaires, il n’était pas possible de garantir que la mise en service du réacteur sera sans danger ».
 
Le rapport, qui n’a semble t-il pas plus ému la communauté internationale que ça, accuse l’équipe iranienne, qui subit une forte pression du pouvoir politique pour tenir ses délais, de « ne pas se sentir responsable de leurs actes, ni moralement, ni professionnellement. »
 
Il accuse le régime iranien d’« avoir un mépris total pour la vie humaine », et prévient ses responsables que les Russes pourraient être pointés du doigt et avoir à répondre « d’un nouveau Tchernobyl », s’ils donnent le feu vert pour la mise en marche de la centrale.
 
En mars dernier, Bloomberg (3) rapportait que plusieurs scientifiques ont tiré la sonnette d’alarme, en signalant que la centrale pose de sérieux problèmes de sécurité, du fait de sa construction hybride, commencée dans les années 70, et terminée avec une technologie russe. 
 
De plus, les experts atomiques dénonçaient l’absence totale de savoir faire iranien, leur refus d’adhérer aux programmes internationaux de contrôles de la sécurité des centrales, et l’absence d’information quant à la fiabilité des premiers composants, maintenant très anciens, qui ont servi à la construction de la centrale.
 
A cela s’ajoute le fait qu’en 2002, la zone où se situe la centrale, sujette à des secousses sismiques, a été frappée d’un tremblement de terre de magnitude 4.6.
 
Ignorer le risque n’est pas envisageable, mais les extrêmes gauches européennes, dissimulées sous les couleurs écologistes, soutiennent l’Iran et son nucléaire, ce qui explique son coupable silence. En France, elles préfèrent s’attaquer aux illusoires dangers des centrales françaises, et feindre d'ignorer le risque iranien. 
 
Un silence d’autant plus suspect que des islamistes, notamment dans le Nord de la France, ont largement infiltré les mouvements verts. Des Slimane Tir, Ali Rahni ou d’autres, venus en renfort politique de la gauche, au travers de ces mouvements écologistes, ne semblent pas avoir grand appétit pour les causes naturelles, et n'oseraient pas critiquer les mollahs.
 
Le danger atomique iranien pourrait bien venir de là où on ne l'attend pas, c'est à dire de son exploitation civile.
 
Vous ne pourrez pas dire : "on ne savait pas".
 
C'est peut être une bonne idée, que de poser des questions à vos députés, même si, ne nous faisons pas d'illusion, la passivité du quai d'Orsay, assomé par la couardise de sa politique arabe, ne débouchera pas sur des sanctions économiques enfin efficaces.
 
Reproduction vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Drzz.fr