Affichage des articles dont le libellé est USA Elections. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est USA Elections. Afficher tous les articles

mardi 25 octobre 2016

Combien de fois faut-il reprendre Mossoul ?

A propos de l’auteur

Magali Marc a été directrice des communications dans diverses ONG tout en complétant une Maîtrise et un Doctorat en Science politique à l’Université de Montréal.
Elle a enseigné la Sociologie du Québec ainsi que l’Histoire de la Constitution canadienne dans un collège bilingue de Montréal pendant plus de dix ans.
Elle a publié de nombreux articles et textes d’opinion dans diverses revues à Montréal.
Elle est l’auteur d’un cahier pédagogique d’histoire pour le Secondaire V, Les Défis du XXe siècle (2013, LIDEC éditeur).

Obama a décidé de «reprendre Mossoul» à l’État Islamique pour faire mousser sa légende et pour aider Hillary à accéder à la Maison-Blanche.

Si seulement c’était aussi simple…

Bref Portrait de Mossoul

Mossoul est une ville du nord de l’Irak, située sur les rives du Tigre, à environ 350 km au nord de Bagdad et à une centaine de kilomètres des frontières syrienne et turque.
La ville compte environ 1,5 million d’habitants, ce qui en fait la deuxième ville irakienne en termes de population, après Bagdad.
C’est là que sont situées les ruines de l’ancienne Ninive et que se trouvait la grande bibliothèque d’Assourbanipal, la première bibliothèque au monde, où les archéologues ont découvert le texte littéraire le plus ancien du monde, L’Épopée de Gilgamesh. Des textes littéraires et savants ont été retrouvés par les Britanniques au 19e siècle dans les ruines des palais de la Ville Haute de l’ancienne capitale assyrienne.
Mossoul fut prise en 641 par les Arabes et devint le principal pôle commercial de la région en raison de son emplacement, au carrefour des routes de caravanes entre la Syrie et la Perse.
C’est à Mossoul que se situait le monastère Saint-Élie, bâti entre 582 et 590, le plus ancien édifice chrétien d’Irak, qui a été démoli en 2014 par l’État Islamique. Il contenait des manuscrits et des livres liturgiques inestimables volés peu avant le dynamitage du sanctuaire qui appartenait à l’Église syriaque orthodoxe.
L’église Notre-Dame de l’Heure, construite par les pères dominicains et qui possédait un clocher dont l’horloge avait été offerte en 1870 par l’impératrice Eugénie, a aussi été détruite à l’explosif par l’État Islamique, le 24 avril 2016.

Rappel historique

La guerre en Irak a commencé avec l’invasion en 2003 de l’Irak par une coalition dirigée par les États-Unis. Le régime d’invasion a renversé le gouvernement de Saddam Hussein.
Cependant, le conflit a continué pendant une grande partie de la décennie suivante.
Une insurrection a émergé pour combattre les forces d’occupation et le gouvernement irakien post-invasion.
On estime que 151.000 à 600.000 ou plus d’Irakiens ont été tués dans les 3-4 premières années de conflit.
Les États-Unis se sont officiellement retirés du pays en 2011, sous l’administration Obama.
L’invasion de 2003 a conduit à l’effondrement du gouvernement baasiste de Saddam Hussein qui a été capturé et exécuté par un tribunal militaire.
Le vide laissé par la mort de Saddam et la mauvaise gestion de l’occupation ont conduit à une violence sectaire entre chiites et sunnites, ainsi qu’à une longue insurrection contre les forces américaines et de la coalition.
Les États-Unis ont répondu avec une augmentation des troupes en 2007 pour tenter de réduire la violence.
Les États-Unis ont commencé à retirer leurs troupes en 2007-08. Sous la présidence de Barack Obama, les USA ont officiellement retiré toutes les troupes de combat d’Irak fin 2011.
Nouri al-Maliki est devenu Premier ministre en 2006 et est resté en fonction jusqu’en 2014.
Le gouvernement al-Maliki est considéré comme responsable de l’aliénation de la minorité sunnite du pays et l’aggravation des tensions sectaires.
À l’été 2014, l’État Islamique (ÉI) a lancé une offensive militaire dans le nord de l’Irak, a capturé Mossoul et y a déclaré un califat islamique.
L’État islamique a capturé une grande partie de l’ouest de l’Irak, y compris des villes comme Ramadi et Falloujah où les troupes terrestres américaines avaient versé beaucoup de sang avant de quitter l’Irak en 2011.
La montée de l’ÉI en Irak a été un coup dur pour Obama à qui on reproche d’avoir renoncé à des gains durement obtenus par l’armée américaine.
À l’été 2014, Obama a commencé à envoyer des conseillers militaires américains auprès de l’armée irakienne.
Il tenait surtout à ne pas envoyer de troupes («boots on the ground») sur le terrain puis il a autorisé une augmentation progressive du nombre de conseillers destinés à être complémentaires à la campagne de bombardements aériens de la coalition américaine.
Son haut conseiller militaire de l’époque, le général Martin Dempsey, responsable des chefs d’état-major lui a conseillé la patience.
Il s’agissait de donner aux Irakiens le temps de venir à bout de leurs divisions internes et de mener leur propre combat.
Dempsey était convaincu que l’ÉI pouvait être rapidement mis en déroute, mais il pensait qu’une fois vaincu militairement, un autre groupe avec un autre nom et une autre idéologie se mettrait en place.

La situation actuelle

Aujourd’hui, certains observateurs estiment que les batailles pour regagner les villes irakiennes ressemblent au film «Groundhog Day» (Un Jour sans fin).
Mossoul n’est qu’une parmi plusieurs villes que les forces armées irakiennes et les militaires américains ont recapturée à plusieurs reprises au cours des 13 dernières années.
Des victoires militaires ont été gaspillées alors que, par la suite, les tensions sectaires irakiennes ont refait surface.
Dans de nombreux cas, il est arrivé que l’armée majoritairement chiite et les milices chiites alliées prennent le contrôle de villes principalement sunnites, ce qui pourrait se produire à Mossoul.
En annonçant l’offensive, le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a déclaré que des troupes gouvernementales irakiennes allaient entrer dans Mossoul.
Les résidents sunnites de Mossoul ont de sérieuses réserves à ce sujet, mais le Premier ministre leur a assuré que les milices chiites et les combattants kurdes n’entreraient pas dans la ville.
Selon Nahal Toosi, de Politico (17 octobre 2016), le siège de Mossoul est une nouvelle offensive militaire contre l’État islamique qui injecte une dimension risquée et imprévisible dans la dernière ligne droite de la course présidentielle américaine, y compris la perspective de représailles terroristes qui auraient pour effet de donner raison à Donald Trump et de le favoriser dans sa campagne électorale.
Les responsables américains insistent sur le fait que l’élection présidentielle n’a rien à voir avec leur stratégie militaire contre le réseau terroriste de l’État islamique (et ma grand-mère fait du vélo !)
Ils reconnaissent, cependant, que si l’ÉI perd Mossoul, où environ 1,5 million de civils vivent encore, cela pourrait l’inciter à appeler à des attaques par des combattants formés par l’ÉI ou par des sympathisants de type «loups solitaires» aux États-Unis ou en Europe.

Conclusion

La bataille pour reprendre Mossoul pourrait prendre des semaines, voire des mois.
Mossoul, en juin 2014, a été la rampe de lancement de l’ÉI dans la stratosphère de la notoriété mondiale. Si l’État islamique perd cette ville, ce sera indéniablement une défaite humiliante.
Mais cette campagne pour reprendre Mossoul, la deuxième plus grande ville d’Irak et dernier principal bastion irakien de l’ÉI, se présente comme étant particulièrement complexe.
Un général kurde irakien a estimé que cela pourrait prendre deux mois, et la coalition fait face à de nombreux dangers potentiels, parmi lesquels on compte les tensions ethniques et sectaires au sein de leurs propres rangs ; des engins explosifs improvisés, des pièges et peut-être même des armes chimiques. On estime que les combattants de l’ÉI encore présents dans la ville sont entre 3 000 à 5 000 et constituent des cellules dormantes parmi la population civile.
Jusqu’à 1,3 million de réfugiés pourraient aussi quitter la ville, créant un grave problème humanitaire (et des risques d’attentats comme l’a souligné Rosaly dans un texte du 19 octobre sur Dreuz).
Obama aura du mal à utiliser ce combat pour Mossoul à des fins électorales.
Non seulement il pourrait s’y casser les dents, mais en plus, il pourrait provoquer de nouveaux attentats qui aideront Trump à se poser en candidat de la loi et de l’ordre.
Il a décidé de prendre ce risque et de laisser Hillary ou Trump retirer éventuellement les marrons du feu.
C’est ce qu’il appelle sans doute l’audace de l’espoir (The Audacity of Hope).
Magali Marc (@magalimarc15

vendredi 7 octobre 2016

Hillary Clinton a proposé de faire éliminer Julian Assange par un drone


Selon une information publiée par le site « True Pundit », la candidate démocrate à la Maison Blanche aurait demandé lors d’une réunion en novembre 2010 comment parvenir à tuer Julian Assange, le fondateur de Wikileaks. « Ne pouvons-nous pas simplement "droner" cet homme? », aurait-elle demandé à ses collaborateurs, alors qu’elle était Secrétaire d’Etat. 
Le site base ses affirmations sur des sources travaillant au sein même du Département d’État, et soutient que Hillary Clinton se serait explicitement interrogée sur la possibilité de tuer Julian Assange, en raison de la lenteur de la stratégie visant à faire tomber WikiLeaks et son fondateur, Julian Assange. True Pundit évoque également la possibilité que la tête d’Assange ait été mise à prix, et avance même une somme de 10 millions de dollars comme possible récompense pour sa capture et éventuellement son extradition. 
Le site True Pundit explique également disposer d’une une copie de l’email envoyé par une employée du Département d’État après cette rencontre du 23 novembre 2010 intitulé évoquant les possibilités d’employer des moyens « légaux ou non-légaux » pour faire tomber Wikileaks.
Atlantico 

source : département d'état via #Wikileaks

vendredi 16 septembre 2016

Elections US : Les sondages sont catastrophiques pour Hillary





Le graphique ci-dessus est le suivi quotidien de l'opinion réalisé par USC Dornsife pour le quotidien de Los Angeles L.A. Times (Panel : 3000 pers., mis à jour tous les soirs à minuit)

Source

Trump enregistre également une forte progression dans le swing state de l'Iowa :



https://gaideclin.blogspot.be/2016/09/les-sondages-sont-catastrophiques-pour.html

mercredi 17 août 2016

Faute d'avoir pu instaurer le socialisme pour les 99%, Bernie se paye une résidence secondaire à 600.000 $

Après avoir admis sa défaite et déclaré son soutien à Hillary Clinton, Bernie Sanders s'est offert une belle villégiature pour se consoler.
Selon Seven Days, un journal local du Vermont, le héros de la gauche socialiste démocrate a déboursé 600.000 $ pour une maison dans les îles Champlain situées sur un lac de l'état dont il est toujours sénateur.

La couverture journalistique est-elle biaisée en faveur d’Hillary Clinton ?

Un rapport du site conservateur, le Media Research Center (MRC) fait la preuve que les journaux font pire que les chaînes télévisées en ce qui a trait à la couverture de la campagne électorale américaine.

(Le Media Research Center s’est donné pour mission d’exposer et de neutraliser ce qu’il considère comme le bras droit de la propagande gauchiste : les médias d’information nationaux aux États Unis.)
J’ai traduit ce texte (paru sur Fox News le 12 août dernier) pour les lecteurs de Dreuz.
« Si vous pensez que les réseaux de télévision sont biaisés en faveur d’Hillary Clinton dans la course présidentielle actuelle, le Media Research Center, un organisme de surveillance des médias veut que vous sachiez que les journaux sont encore pires. »
Le Media Research Center a d’abord comparé la couverture des réseaux de nouvelles télévisées de deux récentes controverses impliquant Clinton et son rival républicain Donald Trump.
 La présence du père du terroriste d’Orlando, Omar Mateen, à une réunion politique d’Hillary Clinton à Kissimmee, en Floride, alors qu’il était assis bien en évidence derrière elle, n’a obtenu qu’un cinquième de l’ampleur de la couverture qu’a obtenue la suggestion de Trump que les défenseurs du deuxième amendement pourraient «faire quelque chose» aux juges de la Cour suprême nommés par une éventuelle administration Clinton.
Mais quand le MRC a examiné comment les deux controverses ont été traitées par la presse écrite, la différence était encore plus frappante.
« Les grands journaux de la nation ont fait encore pire dans le deux poids deux mesures concernant ces événements marquants de la campagne électorale, dans leurs éditions du mercredi », a écrit le MRC dans un post de nouvelles placé à la verticale sur son site.
Le New York Times a imprimé un article de 1287 mots en haut à droite de la une intitulée «TRUMP SUGGÈRE AUX PROPRIÉTAIRES DE FUSILS D’AGIR CONTRE CLINTON : cette remarque fait peur», a rapporté le MRC.
À gauche, au-dessus de la une, se trouvait un article intitulé « Les femmes du GOP (NDT: GOP, pour Grand Old Party, est le surnom du Parti républicain) désertent le candidat (Trump)».
Le Times a également publié un texte cinglant du Comité éditorial, titré « Plus profond dans la boue avec M. Trump ».
La seule mention (de la présence de père du terroriste au rallye de Clinton) par ce vénérable journal qui s’est longtemps vanté de transmettre « toutes les nouvelles dignes d’être imprimées» était un court article intitulé « Les responsables de la campagne de Clinton dédramatisent la présence au rassemblement du père du tireur d’Orlando »
Et encore, cet article n’était disponible que dans l’édition en ligne du NYT.
Le Washington Post a traité de façon similaire la controverse causée par Trump, avec un article en une intitulé «Trump décrié pour sa remarque concernant les armes à feu : Les critiques voient ses commentaires sur le 2ème amendement comme une menace envers Clinton.»
La nouvelle a été amplifiée par un éditorial, décrivant les commentaires de Trump comme un appel grotesque aux défenseurs du deuxième amendement».
Le Post a complètement ignoré la présence de Seddique Mateen (au rassemblement d’Hillary), un Afghan qui, dans le passé, a exprimé son soutien aux Talibans et à la haine des homosexuels, et qui a faiblement condamné son fils, lequel a juré allégeance à l’ÉI au cours d’une l’attaque terroriste dans une discothèque gay où il a tué 49 personnes.
Les porte-paroles de la campagne de Clinton ont insisté sur le fait que Mateen n’était pas invité, bien que certains experts aient exprimé des doutes sur le fait que ce dernier pouvait avoir été placé d’une façon aussi évidente à leur insu.
Mateen a déclaré à station de télévision de la Floride WPTV qu’il avait été «invité par le Parti démocratique».
USA Today, le journal ayant la circulation la plus importante aux USA, a également publié un article en première page sur les remarques de Trump concernant le Deuxième Amendement, mais a seulement parlé de la nouvelle concernant Clinton sur la page éditoriale du blog de l’écrivain conservateur Glenn Reynolds, connu sous le nom de « Instapundit».

Conclusion

  • Le biais médiatique pro-Clinton dénoncé par Guy Millière est bien réel.
  • Personnellement, je ne vois guère que Fox News et Charlie Rose comme étant capables de parler de Trump et d’interviewer les personnalités qui l’appuient, avec un minimum d’objectivité.
  • Le 16 août, le site The Atlantic a publié un texte signé par Conor Friedersdorf selon lequel Trump ferait exprès de lancer des déclarations outrées et ambiguës pour pouvoir se plaindre ensuite de la couverture médiatique.
Mais même si Friedersdorf avait raison sur ce point, cela n’empêcherait pas le fait que ce sont des événements et non des déclarations de Trump que le New York Times et le Washington Post ont exagérés ou minimisés selon leurs penchants !
Friedersdorf ne peut pas imputer à l’égo démesuré et à la soif d’attention de Trump le fait que ces journaux ont pratiquement ignoré la présence du père de Mateen à un rallye d’Hillary Clinton.
Il n’est pas surprenant que ceux qui sont tentés d’appuyer Trump se fassent plus discrets et peut-être même se disent favorables à Hillary Clinton ou indécis quand ils répondent aux sondeurs.
Le battage médiatique est intimidant et les pro-Trump ont peut-être envie qu’on leur fiche la paix.
Si j’ai raison, les sondages actuels (qui ne donnent quand même que 9 points d’avance à Hillary en dépit du battage publicitaire anti-Trump) ne donnent pas une image juste de la situation.
Ceux qui disent qu’ils vont voter pour Hillary Clinton même s’ils ne lui font pas confiance ou ne l’aiment pas, sont peut-être en train de chercher des raisons de voter pour Trump…
Avec un peu de finesse et une machine électorale bien huilée pour sortir le vote le jour des élections, Trump pourrait faire mentir les prévisions !
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Magali Marc 

mardi 9 août 2016

Les aboiements bellicistes du général néocon John Allen, soutien d'Hillary Clinton



Le général quatre étoiles du Corps des Marines des États-Unis, John Allen, avait des accents guerriers dans son discours de soutien pour Hillary Clinton à la Convention Démocrate (DNC) de Philadelphie. Dans son discours 100% manichéen, il y a la lutte du bien (les USA!) contre le mal (les autres!). L'Empire du Soleil contre celui du chaos et de l'obscurité. "Nous sommes le plus grand pays sur cette planète!" "USA ! USA! USA!" réponds la foule électrisée par ses envolées nationalistes. Hillary est présentée comme celle qui fera prévaloir le respect de la domination américaine du monde... 

De l'autre coté, Stephen Cohen, professeur d'Histoire et spécialiste de la Russie à l'Université de New York et à Princeton, explique sur CNNet c'est suffisamment rare  pour être souligné, que Vladimir Poutine veut, tout comme Donald Trump, en finir pour de bon avec la "nouvelle guerre froide" et les tensions bellicistes entre les deux grandes puissances. Bien sur, pour lui, les rumeurs de liens supposés entre la Russie et la campagne de Trump ne sont que des basses manœuvres politiciennes des pro-Clintons pour discréditer le candidat républicain et n'ont pas le moindre début de crédibilité.

Aujourd'hui, confirmation de ceci est venue de William Binney, un officier de la NSA durant trente ans, qui a été interviewé par une radio de New York, lors d’une émission très appréciée (“Aaron Klein Investigative Radio”) et a affirmé que les fuites qui ont alimenté WikiLeaks dans l’affaire de la DNC venaient de la NSA et nullement des Russes.
https://youtu.be/mCMyHJJrdDw

https://youtu.be/epsCLgXLE6w



Julian Assange : "Hillary Clinton a encouragé la vente d'armes à Daech"

vendredi 27 mai 2016

Donald Trump présente sa politique étrangère: "L'Amérique d'abord"

Donald Trump, en pole position pour décrocher la nomination républicaine à l'élection présidentielle américaine, a présenté sa vision de la politique étrangère. "L'Amérique d'abord", a-t-il résumé.
Donald Trump a tenu son discours à l'hôtel Mayflower de Washington, en promettant de "secouer la rouille de la politique étrangère de l'Amérique" et de "remplacer l'arbitraire par l'efficacité, l'idéologie par la stratégie et le chaos par la paix", relaie CNN.
"Comme président, je regarderai le monde à travers l'objectif clair des intérêts américains. Ma politique étrangère donnera toujours priorité aux intérêts du peuple américain et à la sécurité américaine". Il a qualifié la politique étrangère du président sortant Barack Obama de "fiasco total".
Image
Selon CNN, cette présentation cadre avec les projets de Trump d'améliorer son image et d'augmenter ses chances pour l'élection présidentielle de novembre. L'homme d'affaires flamboyant est en tête pour remporter la nomination républicaine, mais son succès sème le trouble dans son parti. La direction du parti craint que son ton dur fasse le jeu de son rival démocrate (probablement Hillary Clinton).
Selon Paul Manafort, un haut représentant de la campagne de Trump, l'écriture du discours a pris une semaine. Les idées originales viennent de Donald Trump et ont été discutées point par point avec des experts de l'intérieur et de l'extérieur de "l'establishment de l'étranger". Le fait que Trump ait lu son discours à l'aide d'un prompteur prouve également qu'il voulait éviter les dérapages.
Pour Trump, les États-Unis se sont fourvoyés en matière de politique étrangère depuis la fin de la guerre froide. "Cela a commencé par l'idée que nous pourrions transformer des pays sans expérience en la matière ou qui n'y avaient aucun intérêt en démocraties occidentales". "À l'heure actuelle", a-t-il poursuivi, "nous n'avons ni vision, ni objectif, ni direction, ni stratégie". Son approche se concentrera sur l'intérêt personnel américain.
Qu'est-ce que Trump a dit?
Au sujet de l'État islamique
Trump a déclaré au sujet de l'EI que "leurs jours sont comptés." "Je ne vais pas leur dire où ni comment. Nous devons, en tant que pays, être plus imprévisibles. Endiguer la propagation mondiale de l'islam radical doit être un objectif important des États-Unis et du monde". À cet égard, il souhaite coopérer avec les alliés américains au Moyen-Orient.
Sur l'OTAN et d'autres puissances mondiales
Trump souhaite essayer de réformer la structure de l'OTAN et revoir le financement américain.
Il souhaite se concerter avec la Russie pour trouver une position commune, éventuellement sur l'approche de l'extrémisme musulman. "Certains disent que les Russes ne peuvent être raisonnables. J'ai l'intention de le vérifier".
Quant à la Chine, il estime qu'elle abuse économiquement des États-Unis, ce qui leur fait perdre leur respect. Trump souhaite "rétablir les relations avec la Chine", mais n'a pas précisé comment.
Sur les alliés des États-Unis
Trump a l'intention de faire payer les pays défendus par les États-Unis. "Sinon, nous devons être prêts à laisser ces pays se défendre eux-mêmes, nous n'avons pas le choix." Interrogé par le New York Times le mois dernier, il avait déjà parlé des relations avec le Japon. "Si nous sommes attaqués, ils ne doivent pas nous protéger. Si eux sont attaqués, nous devons les protéger. C'est ça le problème".
Qu'est-ce qu'il n'a pas dit?
Trump a déclaré mardi lors de son discours de la victoire qu'il n'est pas à la recherche d'une doctrine Trump. Il souhaite conserver la souplesse pour adapter ses positions aux circonstances. Il ne désire pas, comme George W. Bush en Irak, construire des nations étrangères.
Il est frappant qu'il n'ait plus reparlé de donner la possibilité au Japon et à la Corée du Sud d'acquérir des armes nucléaires.

Le Vif

samedi 28 avril 2012

La très sordide campagne de Barack Obama


 La très sordide campagne de Barack Obama
 
La campagne électorale française a été consternante, et elle le sera sans doute jusqu’au bout. Je m’abstiendrai, pendant quelques jours, de la commenter.
 
La campagne électorale américaine, en l’occurrence les primaires républicaines, s’est située, jusqu’à présent dix mille coudées plus haut, ce qui explique qu’elle ait échappé à la plupart des journalistes français. Quand ils parlaient d’économie, les candidats républicains savaient de quoi ils parlaient, ce qui suffirait à disqualifier un candidat en France. Lorsqu’ils parlaient de géopolitique, ils savaient aussi de quoi ils parlaient, ce qui aurait été inconcevable en France.
 
Le nom du candidat républicain est désormais connu. Il s’appellera Mitt Romney. Ce qu’on ignore encore est qui il choisira comme candidat à la vice-présidence : on parle de Marco Rubio, de Paul Ryan, de Chris Christie et de Rob Portman. Ce qu’on peut espérer est que Mitt Romney mènera une campagne plus incisive que celle qu’il a mené au cours des derniers mois et que, pour reprendre la comparaison utilisée récemment par un homme d’affaires américains, il se conduira non plus en joueur de golf pour country Club, mais en joueur de hockey, rendant coup pour coup, et prêt à abattre l’adversaire.
 
On doit absolument espérer que Mitt Romney se conduira en joueur de hockey car il a en face de lui un homme sans le moindre scrupule, sans la moindre éthique, prêts à tous les mensonges et à tous les coups bas.
 
On doit s’attendre à ce que la campagne de Barack Obama soit très sordide. Et on le doit parce que la campagne de Barack Obama est déjà, aujourd’hui, alors qu’elle n’est pas censée avoir commencé, très sordide.
 
La thématique générale d’Obama est choisie depuis longtemps : la lutte des classes. L’opposition entre les quatre vingt dix neuf pour cent qui constituent le peuple américain, les humbles, les sans grades, et les un pour cent, les sales riches, les milliardaires rapaces.
 
Après avoir tenté de multiples fois d’augmenter les impôts et s’être heurté à la Chambre des représentants à majorité républicaine, Obama vient de procéder à une nouvelle tentative, en citant son ami milliardaire de gauche Warren Buffett. Il a échoué une fois encore : ce qui lui permet de présenter le parti Républicain comme l’ennemi de classe. Les Républicains répondent en disant qu’augmenter les impôts en période de crise économique serait désastreux et briserait la très timide reprise en cours. Obama n’en a cure : il compte sur les voix de ceux qui ne déchiffrent pas un message économique élaboré.
 
C’est la première fois qu’un candidat à l’élection présidentielle américaine utilise la thématique de la lutte des classes, l’envie, le ressentiment, pour parvenir à ses fins. Dans un pays où la lutte des classes est dans tous les discours politiques, la France, cela ne choque pas, je sais.
 
A la thématique de la lutte des classes, Obama a tenté d’ajouter la thématique de la lutte des sexes, avec un certain succès, puisqu’il attire des voix féminines par millions. Une militante démocrate athée s’est inscrite dans une université catholique aux fins d’y revendiquer le droit à l’avortement et à la contraception libres et gratuits. Elle a été invitée voici quelques jours à témoigner au Congrès, par des démocrates, bien sûr. Son intervention a été retransmise à la télévision. Elle a affirmé que sa vie sexuelle impliquait des frais de plusieurs milliers de dollars par an, et a ajouté que l’administration fédérale devait contraindre les institutions catholiques à fournir aux étudiants des assurances couvrant ce genre de frais. Des commentateurs conservateurs n’ont pas vu le piège : ce fut le cas de Rush Limbaugh, qui a traité la militante de « salope ». La campagne Obama s’est emparé de la déclaration et a dit que les conservateurs menaient une « guerre contre les femmes ». On doit constater que certaines femmes ont cru au message de la campagne Obama. Hélas.
 
A la lutte des sexes, Obama a ajouté ces derniers temps la lutte des races, et tente de présenter les Républicains comme des racistes hostiles aux noirs. Il a pour cela utilisé la mort d’un jeune noir tué par un vigile au cours d’une rixe en Floride. Le nom du jeune noir est désormais connu dans tout le pays ; Trayvon Martin. Le nom du vigile est connu aussi dans tout le pays, George Zimmerman. J’en ai déjà touché un mot ici. Ce qui s’est passé est un tel scandale que je devrai y revenir en détail. Barack Obama a mis des louches entières d’huile sur le feu en disant que Trayvon Martin aurait pu être son fils. Le New Black Panther Party a appelé à lyncher George Zimmerman et a mis sa tête à prix. Les racistes noirs anti blancs habituels, Al Sharpton, Cornel West, ont quasiment lancé des appels à l’émeute. Après s’être livré à la police, qui avait d’abord considéré qu’il n’y avait pas matière à poursuite, Georg Zimmerman a été inculpé de meurtre sans préméditation, une charge qui n’a pas le moindre fondement, et qui a été énoncée aux fins d’apaiser les hordes sauvages qui commençaient à se lever. Cette charge devrait tomber dans les mois à venir. Après avoir été remis en liberté sous caution ; George Zimmerman doit se terrer dans un endroit tenu secret. Au cours des jours qui ont suivi, des jeunes noirs ont été tués par d’autres jeunes noirs, mais ces jeunes noirs là n’ont attiré aucune compassion de la part d’Obama. Des blancs ont été tués par des noirs, mais Obama n’en a pas parlé. Trois cas de lynchage de blancs par des noirs ont eu lieu au cours des trois derniers jours en divers endroits du pays : tous plus atroces les uns que les autres. La lutte des races se porte bien. La campagne Obama se porte bien aussi, merci pour elle. Je ne sais si cela faisait partie de l’ « espoir » et du « changement » promis par Obama en 2008. Peut-être, après tout. Quand elle parle du sujet, la presse française tronque bien sûr les informations : grâce à Obama, les Etats-Unis, qui sont aujourd’hui l’une des sociétés les moins racistes du monde peuvent être présentés comme un pays raciste.
 
Si en ajoutant la lutte des classes, la lutte des sexes et la lutte des races, Obama ne parvient pas à être réélu, c’est que ce qu’il a appris en trente années passées à faire le révolutionnaire professionnel dans la banlieue Sud de Chicago n’ont servi à rien. Ce serait à désespérer.
 
Mais je ne doute pas que la campagne Obama a encore quelques stratagèmes dans son escarcelle. Elle les sortira en temps utile.
 
Accessoirement, le ministre de la justice d’Obama, très empêtré dans l’affaire Fast and Furious, qui concerne des ventes d’armes par des fonctionnaires de la justice américaine à des gangs de trafiquants de drogue mexicains, et l’assassinat d’officiers des patrouilles de frontière avec ces armes, poursuit l’Arizona, qui a autorisé les contrôles d’identité dans la zone proche de la frontière, et les Etats qui veulent exiger la présentation de pièces d’identité à l’entrée des bureaux de vote en novembre prochain. La copie de l’acte de naissance d’Obama mise sur internet est un faux et cela a été démontré, mais c’est un détail.
 
Accessoirement aussi, Obama a reçu à la Maison Blanche des représentants des Frères musulmans. Pourquoi ? Parce que ce sont ses alliés. Mais il y a déjà des représentants des Frères musulmans à la Maison Blanche ou en sa plus étroite proximité. Dalia Mogahed. Ingrid Mattson. Rashad Hussain. Azizah al-Hibri. Si j’ajoutais quelques membres haut placés du Département de la Sécurité intérieure, je craindrais d’abuser. Et un journaliste demandera-t-il pourquoi Obama a choisi comme intermédiaire pour négocier la passation des pouvoirs aux talibans en Afghanistan à Youssef al Qaradawi ? Il n’y a que moi pour m’intéresser à des questions aussi stupides.
 
Encore quatre années d’Obama et les Etats-Unis seront une république bananière, sans les bananes, mais avec le fils d’un communiste alcoolique polygame kenyan à la Maison Blanche. Un fils qui accomplit les « rêves de son père ».
 
Espérons, oui, que Mitt Romney se conduira en joueur de hockey. Et s’il ne sait pas jouer au hockey, qu’il apprendra vite.
 
Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous : 
© Guy Millière pour www.Dreuz.info