mardi 29 octobre 2013

Les chrétiens d’Orient parlent d’une seule voix

Alors que le Moyen-Orient souffre une nouvelle fois de la guerre des religions, le premier congrès général pour les chrétiens d’Orient s’est réuni au Liban.
Le Point.fr a rencontré l’organisateur du congrès général pour les chrétiens d’Orient, le docteur Fouad Abou Nader, actuel président du parti libanais le Front de la liberté et ancien chef de la résistance chrétienne au Liban aux côtés de Bachir Gemayel.
Le Point.fr : Pourquoi avoir organisé un tel événement ?
Nous avons organisé ce premier congrès de l’Assemblée des chrétiens d’Orient pour plusieurs raisons. Avec les révolutions, les coups d’État, les guerres civiles et le terrorisme qui secouent des territoires qui s’étendent du Maroc jusqu’au Pakistan, nous, chrétiens d’Orient, devions nous réunir pour unifier notre vision, penser notre avenir dans cette région, évaluer nos relations avec les musulmans, qui nous considèrent parfois comme des citoyens de seconde zone. Au Moyen-Orient, la religion et l’État sont indissociables. Il est donc capital pour nous d’étudier nos rapports avec les institutions étatiques, de revendiquer nos droits et une véritable citoyenneté, d’analyser notre problème démographique ainsi que l’émigration touchant nos communautés et enfin de faire face ensemble aux menaces sur nos vies. [...]
Les chrétiens d’Orient sont-ils abandonnés par l’Occident ?
Je pense que les gouvernements occidentaux ne prennent pas la mesure de ce qu’en France on appelait « la question des chrétiens d’Orient ». Si l’islam a droit à une place en Occident, le christianisme a également droit à la sienne en Orient. Avec ce premier congrès, nous voulons porter haut et fort la question des chrétiens d’Orient en Europe et dans le monde. Nous demandons à être reçus et écoutés par les chefs d’État et de gouvernements, ainsi que par les ministres des Affaires étrangères et chefs des principaux partis d’opposition en Occident, à commencer par la France, avec qui nous avons des liens historiques très forts. Nous ne demandons pas de protection, nous ne voulons pas de protection de la part de l’Occident ou des musulmans dans le cadre de la dhimmitude. Nous exigeons une protection par l’État dans lequel nous vivons, au même titre que tout autre citoyen.
Comment convaincre l’Occident des enjeux autour des chrétiens d’Orient ?
Je répondrai par une autre question : comment réussir pacifiquement l’intégration de l’islam en Occident si, en Orient, le christianisme venait à disparaître par la force ? Les enjeux autour des chrétiens d’Orient les dépassent. Les enjeux sont le christianisme, le rapport avec l’islam, la liberté, l’égalité, l’humanité, le droit, la femme, l’enfant, le rôle de l’État de droit, la citoyenneté, le dialogue des cultures et des religions. En deux mots, l’avenir du monde est en jeu !
Si les chrétiens venaient à disparaître de l’Orient, préparez-vous en Occident à refouler la vague déferlante des islamistes. La France ne reçoit-elle pas déjà des menaces terroristes pour son implication dans les conflits malien, afghan, libyen et peut-être bientôt syrien ?
Le Point

Dans l’Amérique d’Obama, l’Armée considère les Chrétiens évangéliques et le Tea Party comme des menaces terroristes

« L’Amérique n’est plus chrétienne » a déclaré Barack Obama, Commandant en Chef des Armées, et il le fait savoir à ses soldats.
 
 
 
 
 
Le 17 octobre, lors d’une séance d’information à Fort Hood, rendu tristement célèbre suite à l’attentat islamiste perpétré en 2009 par le Major Hasan Nidal aux cris de « allah akbar », et qui fit treize morts et plus de trente blessés, les soldats ont été sommés de ne plus faire de dons aux églises évangéliques et au Tea Party, sous peine de sanctions, en vertu du Code unifié de justice militaire, base légale du droit militaire des États-Unis d’Amérique.
 
(Hasan Nidal, l’auteur du massacre, avait déclaré lors de son interminable procès : « Je ne pense pas avoir mal agi, car ce que j’ai fait c’était pour la plus grande des causes : aider mes frères musulmans » alors que le ministère de la Défense a qualifié le massacre de Fort Hood de «violence au travail», et pour le leadership militaire, cette tuerie n’a officiellement aucun lien avec le terrorisme, ni l’islam. Et le procès de ce meurtrier a coûté aux contribuables américains près de 5 millions de dollars.
Les familles des soldats assassinés et les blessés doivent surmonter de graves problèmes financiers, car ce massacre n’a pas été reconnu comme un acte terroriste, mais une « violence au travail ». Ils n’ont dès lors pas reçu les indemnités prévues pour les soldats tombés au combat ou victimes d’actes de terrorisme, ni été décorés du « Purple Heart », car cela signifierait reconnaître qu’Hasan Nidal était bien un terroriste islamiste.
Et il n’est pas question de stigmatiser la communauté et la religion si précieuses au cœur du Président Hussein Obama.
Devant cette injustice, des membres du Congrès, dont le président du Comité de la Sécurité intérieure, Michael McCaul, Républicain (Texas) ont promis de légiférer pour obliger l’Armée et l’Administration Obama à accorder aux blessés et aux familles des victimes la reconnaissance et les honneurs qu’ils méritent.
Par contre, qualifier les Chrétiens évangélques et le Tea Party de terroristes, de menaces pour les Etats Unis, même s’ils n’ont jamais commis d’attentat meurtrier, cela ne pose aucun problème de conscience aux agents militaires de Fort Wood, chargés de séminaires de la honte et du mensonge. Ces propagandistes anti-Chrétiens ont balayé de leur pauvre mémoire les différents attentats sanglants commis aux USA depuis quelques décennies par les Musulmans, au nom de l’islam, dont le plus terrible fut celui du 11 septembre 2001. A moins que par une réécriture des évènements, les Chrétiens, les Juifs et les membres du Tea Party ne deviennent un jour les seuls responsables des horreurs perpétrées par les islamistes.
Un agent du contre-espionnage en charge du briefing expliqua aux soldats que les Chrétiens évangéliques, le Tea Party et autres groupes, comme « The American Family Association » représentaient une menace terroriste pour la Nation et qu’ils détruisaient le pays.
L’agent ne mentionna aucun groupe islamique susceptible de représenter une menace terroriste. Seuls les groupes chrétiens et les membres du Tea Party étaient dans le collimateur des Services de la sécurité intérieure, comme terroristes potentiels.
Un soldat, choqué par ce discours, contacta Todd Starnes à la Fox News. Michael Berry, avocat auprès de l’Institut de la Liberté, a offert son aide au soldat et a ouvert une enquête.
« Le peuple américain devrait être scandalisé d’apprendre que l’Armée américaine enseigne à nos troupes que les ennemis de l’Amérique sont les Chrétiens et le Tea Party et qu’ils peuvent être punis s’ils soutiennent ces groupes » a déclaré M. Berry, un ancien officier des Marines.( Marine Corps JAG officer)
« Ces déclarations désignant les Chrétiens évangélistes, comme les ennemis internes de l’Amérique sont gravissimes » a-t-il ajouté.
Le soldat à l’origine de ces révélations craint des représailles et a requis l’anonymat. Il a dit qu’il existe une déclaration générale selon laquelle toute donation à un groupe considéré comme une menace à l’égard de l’armée et du gouvernement était punissable, conformément aux règlements militaires.
Le soldat s’inquiétait de savoir s’il pouvait encore aller à l’église, sans être sanctionné, s’il était encore autorisé à payer la dîme et/ou faire un don à des œuvres de charité. »
Un autre soldat, également présent au briefing, alerta le Pasteur de l’Alliance pour la Liberté religieuse. Ses déclarations confirmèrent celles du soldat qui s’était adressé à Fox News.
“Je fus très choqué par ce que j’entendis et je ne parvenais pas à y croire” raconta le soldat. « J’avais l’impression que mes libertés religieuses, pour lesquelles j’ai combattu, risqué ma vie et sacrifié mon temps loin de ma famille, étaient en train de disparaître. »
« Une importante partie de la séance d’information fut consacrée à la menace terroriste, que les Chrétiens évangéliques et le Tea Party faisaient courir au pays, mais il n’y eut jamais aucune allusion au danger que représentait pour notre pays l’extrémisme islamique » déclara le soldat.
“Notre communauté subit toujours les séquelles psychologiques de l’attaque terroriste perpétrée par Nidal Hasan, qui lui est un vrai terroriste, ajouta le soldat. C’est une véritable gifle pour nous. Le soldat est supposé défendre la liberté et qualifier la grande majorité des soldats, qui se disent Chrétiens, de terroristes, c’est de la folie ».
Selon Tony Perkins, Président de : « The Family Research Council”, le Pentagone fait de la propagande anti chrétienne.
« Sur le lieu même d’une attaque terroriste, perpétrée par un soldat musulman intégriste, il est surprenant que ce soit les chrétiens évangéliques qui soient identifiés comme une menace. Le Secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, doit immédiatement intervenir pour arrêter cette marche contre les droits et la liberté de nos soldats. »
Au cours du briefing, l’agent instructeur cita aussi le mouvement pro life comme un exemple du radicalisme chrétien. « Les Chrétiens évangélistes mobilisent des sympathisants et protestent contre les avortements et cela mène à la destruction des cliniques qui pratiquent les avortements ».
 
D’après un porte parole de l’armée au Pentagone, les Autorités militaires ne gardent ni ne publient des listes d’organisations considérées comme extrémistes.
« Aucune des diapositives montrées au cours du briefing n’a été réalisée par l’Armée, mais par des soldats qui y inclurent des informations trouvées sur internet » justifia le porte parole. « Tous les officiers savent qu’il leur est interdit d’utiliser des listes d’extrémistes et des documents non rédigés par les organisations gouvernementales au cours des réunions d’information. »
Comme il fallait s’y attendre, le bureau des affaires publiques de Fort Hood a nié les accusations des soldats.
Suite à la plainte de Maître Berry, une enquête a été ouverte par les Autorités militaires, et d’après les premières constations, les accusations n’ont été confirmées ni par le commandement, ni par les soldats présents à la réunion.
Or, ce n’est pas la première fois que l’armée qualifie les Evangélistes d’extrémistes lors de ces réunions. En avril dernier, les Chrétiens évangélistes et catholiques furent traités d’extrémistes religieux lors d’une autre séance d’information.
Dans une lettre adressée au Sénateur Doug Lamborn, (R-Colo.) le Secrétaire de l’armée, John Mc Hugh, avait expliqué que la réunion d’avril était un incident isolé et que les documents utilisés n’avaient pas été approuvés par l’armée. Pour Mc Hugh, il s’agissait d’une tentative maladroite d’expliquer que l’extrémisme n’était pas limité à une seule religion. Ah bon ? Combien d’attentats sont commis au nom du Christ ?
Il y a deux semaines, plusieurs douzaines de soldats furent informés que « l’Americian Family Association”, un ministère chrétien très respecté, devrait être classé comme un groupe de haine, car il soutient les valeurs traditionnelles de la famille. Les Autorités militaires ont à nouveau considéré cela comme un incident … Cette attitude irresponsable de l’Armée est en train d’exacerber les Chrétiens américains.
« Combien de temps encore l’armée va-t-elle nier la réalité et refuser de prendre sa responsabilité. » demande M. Berry ?
« Ces incidents répétés prouvent que les séances d’informations sont dirigées par le leadership de l’armée au Pentagone ou alors l’armée a un véritable problème de discipline et de commandement pour laisser une bande de fripouilles enseigner de telles inepties. »
Les groupes de défense des libertés religieuse dénoncent sévèrement les récentes accusations mensongères portées par les conférenciers militaires de Fort Hood lors des séances d’information, qui deviennent, en fait des réunions de désinformation.
« Pourquoi l’armée s’est-elle engagée dans ces séances de propagande anti chrétienne », demanda Perkins, lui-même vétéran de la Marine Corps ? « Seule la volonté délibérée de l’Administration Obama d’intimider et de séparer les soldats des groupes Chrétiens qu’ils soutiennent et qui les soutiennent pourrait expliquer cette propagande mensongère anti chrétienne. »
Ron Crews, Administrateur de l’Alliance de l’Aumônerie, a qualifié le comportent des Autorités militaires de déshonorant.
« Loin d’être des incidents isolés, comme l’Armée l’a affirmé lors des cas précédents, ce dernier incident démontre bien la volonté des Autorités militaires de présenter le Christianisme évangélique, le Catholicisme et le Judaïsme, comme des exemples d’extrémisme religieux, comparable à celui d’Al Qaïda, du Hamas et du Ku Klux Klan … » a encore ajouté Ron Crews.
Barack Hussein Obama est le Président américain le plus hostile à la Bible, aux Juifs et aux Chrétiens de toute l’histoire des Etats Unis, et cette haineuse hostilité contraste avec la bienveillance, la tolérance, le respect qu’il manifeste envers le coran, l’islam et les Musulmans. Le leadership militaire semble également être infiltré et corrompu par les Frères musulmans, qui fidèles à leur devise, s’activent à détruire l’Amérique de l’intérieur.
Présenter les Chrétiens et les membres du Tea Party comme des menaces pour la sécurité de la nation, des terroristes à combattre, c’est du pur machiavélisme.
Obama livre l’Amérique à l’islam et aux Musulmans. Et pourtant, s’il savait comment il est considéré par les Nations arabes.
Obama me fait penser à l’un des premiers musulmans noirs, un compagnon du prophète, un homme nommé Bilal bin Rabah. Il était un fidèle esclave noir de Mahomet. Ce dernier l’affranchit et le nomma Muezzin, pour le récompenser de sa fidélité. Et Bilal, fier et reconnaissant, appelait les fidèles à la prière du haut du minaret de la mosquée de la Kaaba à La Mecque, ville nouvellement conquise par Mahomet.
Les autres fidèles compagnons de Mahomet, appelés les « Sahaba », qui comme Bilal, avaient suivi le prophète dans ses « missions prophétiques », furent aussi récompensés, mais contrairement à Bilal, l’ancien esclave noir, devenu Muezzin, ils furent nommés à des postes importants, certains devinrent califes, d’autres gouverneurs de province. Bilal, lui, continuait à appeler les fidèles de sa voix rauque du haut de son minaret, mais ses appels attiraient très peu de monde. Les musulmans et les infidèles de La Mecque se moquaient de lui, ils trouvaient qu’il brayait comme un âne.
En lisant ce récit, je ne peux m’empêcher de me poser une question. A supposer que les Frères Musulmans, les partisans de Mohamed Morsi, le chéri d’Obama, réussissent à réaliser leurs rêves, celui de conquérir le monde et de le soumettre à l’islam radical, comment récompenseraient-ils Hussein Obama ? Lui réserveraient-ils la place d’un calife, d’un sultan ou un poste de gouverneur ? A mon avis, non. Si les Frères Musulmans parvenaient à prendre le contrôle de l’Amérique et de l’Europe, fidèles à la tradition de leur prophète bien-aimé, ils lui réserveraient sans aucun doute le poste de Muezzin d’une mosquée de Chicago, à l’instar de Bilal, fidèle compagnon de route de Mahomet.
Quand je vois des Noirs américains se convertir à l’islam, comme le député Keith Ellison, ex-catholique, et exprimer leur étrange et incompréhensible empathie pour l’islam et le Hamas, je suis à la fois surpris et horrifié par leur choix. Ignorent-ils que les Musulmans étaient les négriers qui capturèrent les Africains et les vendirent en Amérique comme esclaves ?
Ne savent-ils pas qu’aujourd’hui encore, dans le monde arabo-musulman, les noirs sont traités avec mépris et considérés comme des esclaves ? Dans les milieux politiques arabes des Etats du Golfe, Condoleeza Rice et autres politiciens américains noirs sont appelés « a’bd ou a’bda » le mot arabe pour « esclave », et ce, malgré leurs hautes fonctions. Dans le scénario d’un monde islamique dirigé par Les Frères Musulmans, le député Keith Ellison ne siègerait pas comme membre du Conseil islamique (la Choura) et l’ex- Secrétaire d’Etat Condoleeza Rice ne serait pas autorisée à quitter sa maison sans un chaperon masculin, membre de la famille. Quant à ses missions diplomatiques à travers le monde, aux oubliettes. Elle resterait à la maison à observer le monde extérieur à travers la fenêtre voilée de son hijab.
Ingratitude et mépris, voilà la récompense des non musulmans qui deviennent les serviteurs de l’islam, reconnaissance et respect ne faisant pas partie du vocabulaire islamique.
 
 © Rosaly pour Dreuz.info.
 
Sources : « Does Army consider Christians, Tea Party, a terror threat?, » by Todd Starnes for Fox News, October 23,2013
“« Who Should Clean Up the Mess?” By Ali Salim (extrait)

 Les évangéliques vont-ils enfin comprendre que leur vrai ennemi ce n’est pas pas le « diable » catholique ?
 

RDC: les rebelles du M23 seraient «quasiment» finis militairement

Presque toutes les positions du M23 ont été abandonnées hier », a déclaré au Conseil de sécurité de l’ONU par vidéo-conférence le chef de la mission des Nations unies au Congo (Monusco), Martin Kobler : « Cela marque quasiment la fin militaire du M23 ».
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni en urgence lundi après-midi pour examiner la situation en RDC, après la reprise des combats dans l’est du pays, au cours desquels un Casque bleu tanzanien a été tué.

Les forces gouvernementales ont repris le contrôle

« On peut dire aujourd’hui que le M23 est militairement fini. L’attaque conduite par les forces armées de la République démocratique du Congo avec le soutien de la Monusco a été un succès », a déclaré pour sa part l’ambassadeur français à l’ONU, Gérard Araud, à l’issue de cette réunion.
« La plupart de positions tenues par le M23 ont été reprises par les forces armées de la République démocratique du Congo. Tout le monde a conclu que nous devions revenir à la table de négociations à Kampala », a-t-il ajouté.
L’armée congolaise, épaulée par les Casques bleus de l’ONU, a infligé depuis vendredi revers sur revers aux combattants du M23 dans l’est de la RDC, où la zone sous le contrôle de la rébellion se réduit considérablement.

L’Ouganda et le Rwanda accusés de soutenir les rebelles

Les combats entre le M23 et l’armée avaient repris vendredi, après environ deux mois de trêve, et quatre jours après la suspension des pourparlers de paix entre les deux camps, qui se déroulent à Kampala.
L’ONU et Kinshasa accusent régulièrement l’Ouganda et le Rwanda, qui le démentent, de soutenir les rebelles, dont les combattants, selon des sources militaires étrangères, seraient dorénavant moins d’un millier.
Le Mouvement du 23 Mars (M23) est né d’une mutinerie, en avril 2012, d’anciens rebelles essentiellement tutsi, intégrés dans l’armée en 2009 après un accord de paix. Il a contrôlé jusqu’à 700 km carrés limitrophes du Rwanda et de l’Ouganda.

L’alerte à la bombe à l’Université d’Anvers émanait de musulmans radicaux




















La fausse alerte à la bombe lundi à l’Université d’Anvers émanait d’extrémistes musulmans, écrivent la Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg mardi. Les musulmans radicaux semblent viser essentiellement Anvers dans leurs menaces. L’alerte à la bombe a été envoyée par mail à différentes personnes à l’université. La langue utilisée ne laisse planer aucun doute sur l’implication de musulmans extrémistes, selon des sources judiciaires.
La rhétorique utilisée et le vocabulaire étaient en outre identiques aux messages contenus dans un petit film de menaces diffusé sur internet la semaine dernière par un combattant anversois en Syrie. Le lien vers ce petit film avait été envoyé par mail mercredi passé par le combattant anversois Brian De Mulder à la Gazet van Antwerpen, avec la précision que le film provenait de l’organisation terroriste Majis Shura Muhajirin. Cette organisation regroupe tous les combattants belges en Syrie.
Selon des sources judiciaires, des musulmans extrémistes mènent une véritable campagne de dénigrement contre la ville d’Anvers. «C’est le bourgmestre Bart De Wever qui fait des déclarations sans ambiguïté sur les combattants en Syrie. Et ce sont les enquêteurs de la cellule terrorisme d’Anvers qui s’attaquent résolument aux membres de Sharia4Belgium. C’est pour cela qu’Anvers est visée.»

Un haut responsable shebab tué par un drone américain lundi en Somalie

Un haut responsable des insurgés islamistes shebab, Ibrahim Ali Adbi, alias Anta-Anta, décrit comme l’un des principaux organisateurs d’attaques suicide du groupe, a été tué lundi dans une frappe lancée par un drone américain en Somalie, a annoncé mardi le ministre somalien de l’Intérieur. «Cet homme a joué un rôle important dans la mort de civils innocents et sa mort va permettre de ramener la paix», a déclaré le ministre Abdikarin Hussein Guled à Radio-Mogadiscio. Un responsable américain avait confirmé lundi soir sous couvert de l’anonymat que la frappe menée au sud de Mogadiscio l’avait été par un drone américain.

lundi 28 octobre 2013

Qui menace donc la stabilité du Moyen-Orient ?

Le jeune journaliste et essayiste anglais Douglas Murray l’a dit avec des mots simples : « Rarement dans l’histoire diplomatique, quelque chose d’aussi faux a été véhiculé par tant de gens, pendant aussi longtemps. » (1) C’est pourquoi il n’est guère surprenant que dans les mois qui viennent de s’écouler, Laurent Fabius, François Hollande et Barack Obama aient fait presque simultanément la même déclaration.
Il s’agissait d’affirmer publiquement, sur le mode mesuré et convaincu du pédagogue, qu’Israël est la source principale de l’instabilité au Moyen-Orient. En premier Laurent Fabius. Le 22 août, il rode à Paris sa déclaration dans un entretien radiophonique avec Jean-Claude Bourdin : « on parle moins du conflit israélo-palestinien, mais c’est dans un sens la mère de toutes les batailles si je puis dire. », et la délivre le 24, deux jours plus tard, en visite chez Mahmoud Abbas à Ramallah : « il demeure que la question israélo-palestinienne est une, et peut être la question centrale de la région… »
Israël est visé mais aussi les Palestiniens, peut-on penser, puisque c’est « le conflit israélo-palestinien » qui est mis sur la table. Et bien pas du tout. Fabius a donné d’emblée le fond de sa vision : « Il n’y a pas de paix sans justice. Justice n’est pas rendue aux Palestiniens. Il faut que justice leur soit rendue » Il faut être aveugle pour ne pas voir que le doigt accusateur du ministre désigne Israël. Trois jours plus tard, le 27, François Hollande s’adresse aux ambassadeurs français réunis à Paris. Il énonce les valeurs auxquelles le monde arabe doit adhérer et trace la perspective d’une « Méditerranée des projets ». Et il conclut : « Mais j’ai bien conscience que rien de solide ne pourra se faire sans que le conflit israélo-palestinien n’ait été réglé. »
Un mois plus tard, le 24 septembre, à l’ONU, Barack Obama fait tout aussi fort. Il identifie deux questions centrales : « la volonté de l’Iran d’obtenir des armes nucléaire et le conflit israélo-arabe ». Et il poursuit : « Bien que ces questions ne soient pas la cause de tous les problèmes de la, région, elles ont été une source majeure d’instabilité depuis trop longtemps. » Et pour lever toute ambigüité sur la cible de son blâme, il poursuit : « [Les jeunes gens de Ramallah] …sont choqués de voir leurs familles subir les outrages quotidiens de l’occupation… »
Nous sommes à la mi-2013. La Syrie brûle dans l’horreur. Des massacres secouent l’Egypte à la chute de Morsi, certains déciment les Frères musulmans et d’autres sont commis par les Frères musulmans à l’encontre des Coptes. L’Irak hurle dans l’horreur des carnages infligés par les sunnites aux chiites, et par tous aux Chrétiens. La guerre redouble au Yémen et ses flammes lèchent le sud de l’Arabie. On tue en Libye où l’État s’est évanoui. En Tunisie, la rue fait trembler le pouvoir islamiste et une guérilla pointe à la frontière algérienne. On pourrait poursuivre.
Et voila que des dirigeants occidentaux parmi les plus éminents piétinent l’évidence aveuglante des fait et imputent plus ou moins directement ce chaos à l’État hébreu. Dans quel but ? Il y a cette volonté obsessive de faire pression sur Israël pour qu’il accepte les exigences de Mahmoud Abbas, en faisant l’hypothèse que le problème serait réglé par des concessions. On veut aussi envoyer un message d’empathie au « monde arabe » même s’il est aujourd’hui insaisissable, même si ses contours sont désormais très incertains.
La Reine de Cœur de Lewis caroll trépignait en hurlant une fois par minute à l’oreille d’Alice: « Qu’on lui coupe la tête ! » La vérité, l’hygiène mentale aussi, justifient que l’on examine de plus près cette falsification répétitive, « portée par tant de gens depuis si longtemps, » et baptisée souvent « théorie de la centralité ».
Les origines du chaos arabe ne sont pas mystérieuses. A la différence de l’Asie et de l’Amérique du sud, voila des sociétés qui ont été incapables de s’inscrire dans la modernité au sortir de la période coloniale. Elles cumulent l’échec économique et technologique, l’omniprésence de régimes politiques dictatoriaux ou théocratiques, et l’incapacité d’offrir le moindre avenir à une jeunesse nombreuse. Plus au fond, cette funeste ankylose renvoie à l’héritage d’une culture tribale renforcée par la domination des courants intégristes de l’islam. Dans ce contexte la violence et le sang répondent à la révolte inévitable, et des forces totalitaires antagoniques se succèdent au pouvoir.
Au lieu d’insister sur l’essentiel, sur la nature endogène et culturelle du blocage des sociétés arabes et des éruptions répétitives qui les gangrènent, le schéma de Fabius-Hollande-Obama impute l’instabilité à une force étrangère, Israël. Il justifie l’un des artifices préférés des dirigeants arabes qui veulent garder le pouvoir face aux tentatives réformatrices : la désignation d’un bouc émissaire étranger. Il est remarquable que les premiers insurgés de Tunisie et d’Égypte aient évacué de leur horizon politique le fameux conflit israélo-arabe, et qu’il ait été réintroduit par les islamistes quand ils ont confisqué le pouvoir. Au lieu d’assumer son rôle pédagogique, le trio Fabius-Hollande-Obama, ne fait pas que rendre les « printemps arabes » inintelligibles pour les Occidentaux. Il renforce aussi le blocage des sociétés arabes, donnant du crédit à l’épouvantail juif brandi par les Arabes les plus arriérés, en tout cas les plus hostiles au progrès et à la modernisation de leurs sociétés. Et sous ce joug, les peuples arabes souffrent et se meurent.
D’ailleurs ils ne sont pas niais. Beaucoup d’entre eux sont irrités ou indignés par la fausse piété que l’Occident voue aux Palestiniens. En Égypte, Arafat et par extension le Palestinien moyen, reçoivent le titre de « fils de 10.000 prostituées. » La corruption de Ramallah, les villas et les grosses cylindrées sont légendaires. De nombreux intellectuels arabes, y compris de courageux saoudiens, sont captivés par la réussite israélienne qu’ils opposent au désastre arabe, et où ils pensent trouver peut-être des solutions à leurs propres problèmes.
Il existe une version plus sophistiquée de la « centralité » que l’on trouve par exemple chez Hubert Védrine. Védrine a plus de difficulté à nier l’évidence des faits (le malheur arabe a des causes arabes) que Fabius-Hollande-Obama. Pour lui le chaos des printemps arabes ne s’explique pas complètement par les travers d’Israël. Ouf ! Mais Védrine estime que la non-résolution du conflit israélo-palestinien –imputable à Israël– crée une toile de fond défavorable à la paix. Voila une affirmation intéressante mais qu’il faudrait étayer pour sortir des généralités. Védrine devrait expliquer en quoi cette « toile de fond » produit de l’instabilité pour toute une région. Il est à craindre qu’il ait bien du mal à faire sa démonstration.
On peut cependant identifier un facteur d’instabilité régional manifeste, bien que secondaire ; la politique occidentale au Proche-Orient justement, celle des Védrine, Fabius, Hollande, Obama. En effet, chaque fois qu’ils menacent ou accusent Israël, ces dirigeants illustres injectent une dose d’euphorisant aux jihadistes. Fort de cet appui, leur bellicisme les incite à passer tout de suite à l’action.
Les exemples ne manquent pas pour illustrer cette réalité de la guerre au Proche-Orient encouragéevolens nolens par l’Occident. La carrière terroriste d’Arafat a changé de dimension dans les années 70, à partir du moment où il a reçu la reconnaissance de l’Europe. En poussant furieusement à la politique d’Oslo, au soi-disant échange des « territoires contre la paix », l’Occident donnera à Arafat une infrastructure, une base arrière, de l’argent, des armes et des soldats. Il aura alors les moyens d’une guerre meurtrière, la seconde Intifada.
L’évacuation du Liban sud a donné au Hezbollah un tremplin rêvé pour agresser Israël, mais aussi pour subvertir les institutions du Liban au profit de l’Iran. En poussant Israël à évacuer Gaza, les euro-américains ont aussi donné au Hamas un tremplin rêvé pour agresser Israël, mais en même temps pour subvertir l’Égypte. Cette dernière a beaucoup de mal aujourd’hui à se débarrasser des métastases du Hamas au Sinaï.
Et aujourd’hui, le trio Fabius-Hollande-Obama est assez aveugle pour ne pas comprendre qu’avec un État palestinien aux mains de Mahmoud Abbas et du Fatah, une évacuation israélienne des anciennes Judée et Samarie, et une division de Jérusalem, des guerres israélo-arabes majeures sont inévitables. Et à la clé cette confrontation civilisationnelle entre l’islam et l’Occident qui est le cauchemar d’un Obama ou du Quai d’Orsay. En affaiblissant Israël et son pouvoir de dissuasion, les slogans de la centralité stimulent les forces de guerre et l’instabilité. Les apôtres occidentaux de la vertu et de la compassion alimentent de facto les feux de la violence au Proche-Orient, comme Gribouille se jette à l’eau par crainte de la pluie.
Ce n’est pas tout. Les mots dissimulent souvent une trame idéologique, qu’elle soit ou pas consciente et verbalisée. Quand on impute au minuscule Israël (8 millions d’habitants et 22.000 km2), les troubles structurels du monde Arabe (360 millions d’habitants et 13,7 millions de km2) et quand on maintient cette accusation en dépit des démentis criants de la réalité, on rejoint tout naturellement le long fleuve des réquisitoires antisémites. Comment ne pas voir qu’en soumettant Israël, le premier symbole juif contemporain, à l’infâme accusation d’être la source des troubles permanents d’une immense région, voire du monde (2), on réactive les grandes accusations antisémites, celle des Juifs ligués dans un vaste complot pour dominer le monde (Protocoles des Sages de Sion), et celle des nazis accusant les Juifs de provoquer des guerres.
Soulignant les différences entre l’antisionisme et l’antisémitisme, le journaliste anglais Brendan O’Neill a raison de se demander quand même ce que les antisionistes et les antisémites ont en commun. (3) Et il trouve qu’ils partagent quelque chose à coup férir : la tendance à lier les troubles et les vicissitudes du monde au comportement et aux croyances des Juifs, comme peuple ou comme État. En témoignent les sondages successifs à grande échelle qui placent Israël en tête des pays qui menacent la paix du monde. (4) Sur le champ politico-diplomatique, la doctrine de la centralité actualise l’accusation ancestrale à l’encontre des Juifs.
Les Fabius-Hollande-Obama tressailliront d’indignation à l’idée qu’on associe leurs savoureuses déclarations à quelque soupçon d’antisémitisme que ce soit. Ils en pratiquent pourtant la forme la plus actuelle en toute bonne foi, un peu comme monsieur Jourdain faisait de la prose. Les pratiques diffamatoires des Occidentaux sont d’autant plus répugnantes que les slogans de la centralité sont soigneusement calculés, et servis comme gages d’amitié à cette mince couche de potentats arabes au centre des exécrables campagnes antisémites qui déferlent sans répit sur le monde arabo-musulman depuis qu’Amin al Husseini, le mufti de Jérusalem, ami d’Hitler, a fait de la détestation des Juifs la pierre angulaire de son combat.
La ratification par la France, par l’Union européenne et par l’Amérique d’Obama du lien de causalité entre la politique d’Israël et l’instabilité du Moyen-Orient a aussi des effets directs sur les populations arabes et juives dans le monde. La confirmation par les grandes figures de l’Occident du mythe de l’occupant israélien, le corollaire de la centralité, tend à légitimer la détestation de l’État hébreu aux yeux des Arabes. Or c’est ce bouc émissaire qui les égare et les enchaine à des dirigeants corrompus et/ou incompétents qui profitent goulument du pouvoir. L’Occident aide ainsi à chloroformer des sociétés qui ont tant besoin d’oxygène et de nouveauté. S’ajoutant au fantasme de la souffrance coloniale, le mythe antisémite/antisionsite contribue aussi à entretenir des sentiments artificiels d’injustice et une posture victimaire véhémente dans les populations arabes vivant en Europe. C’est obstacle important à leur implication dans la dynamique de leur continent d’accueil, en même temps qu’une menace physique potentielle pour les membres des diasporas juives.
Notes
1 - Favorite « Key Issue » Fizzles Out Douglas Murray 23 sept. 2013http://www.gatestoneinstitute.org/3987/israel-palestinians-key-issue
2 – Dans sa version extensive, la centralité accuse la politique israélienne de menacer le monde entier dans la mesure où les troubles du Proche-Orient pourraient compromettre la paix mondiale.
3 - Anti-Zionists claim to be completely different to anti- Semites. But there’s one key thing they have in common Brendan O’Neill The Telegraph 19 juill. 2013http://blogs.telegraph.co.uk/news/brendanoneill2/100227161/anti-zionists-claim-to-be-completely-different-to-anti-semites-but-theres-one-key-thing-they-have-in-common/
4 – Par exemple le sondage Eurobaromètre réalisé en 2003 par un groupe d’instituts d’opinion publique (Taylor Nelson Sofres/EOS Gallup Europe) sur commande de l’Union européenne, 59 % des Européens estimaient qu’Israël constituait aujourd’hui la « menace la plus sérieuse pour la paix du monde » Plus de 7500 personnes avaient été interrogées.
par Jean-Pierre Bensimon
Pour un autre regard sur le Proche-Orient n° 12 Octobre 2013

Vers une Russie musulmane? Des bouleversements démographiques conséquents et une forte minorité musulmane.

Une Russie musulmane ? Par Daniel Pipes
Le 10 octobre dernier, un Russe, Yegor Chtcherbakov, âgé de 25 ans, a été poignardé à mort apparemment par un musulman originaire d’Azerbaïdjan. Ce meurtre a provoqué à Moscou des émeutes anti-immigrés, des actes de vandalisme, des agressions ainsi que l’arrestation de 1200 personnes, révélant ainsi les tensions majeures qui agitent la société russe.
Sur une population totale de 144 millions d’habitants, la Russie compte entre 21 et 23 millions de musulmans (15 pourcent de la population) dont la proportion grandit rapidement. On dit que la population russe en proie à l’alcoolisme possède le taux de natalité d’un pays européen, soit 1,4 enfant par femme, et le taux de mortalité d’un pays africain, avec une espérance de vie de 60 ans pour les hommes. À Moscou, une femme chrétienne a 1,1 enfant.
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Les prières de l’Aïd el-Fitr à Moscou, le 15 octobre, montrent le nombre des musulmans et leur solidarité dans cette ville.
Par contre, les femmes musulmanes donnent naissance à 2,3 enfants en moyenne et ont moins souvent recours à l’avortement que les femmes russes. À Moscou, les femmes tatares ont 6 enfants. Quant aux femmes tchétchènes et ingouches elles en ont 10. En outre, quelque 3 à 4 millions de musulmans ont quitté les anciennes républiques d’URSS, principalement l’Azerbaïdjan et le Kazakhstan, pour s’établir en Russie, alors que certains Russes se convertissent à l’islam.
Ces tendances se traduisent par une diminution du nombre de chrétiens de 0,6 pourcent par an et une augmentation équivalente du nombre de musulmans avec à terme des effets spectaculaires. Certains analystes prévoient que les musulmans deviendront la majorité au XXIe siècle – une révolution démographique qui changerait fondamentalement la face du pays. Paul Goble, spécialiste des minorités russes, conclut que « la Russie traverse une période de transformation religieuse dont les conséquences pour la communauté internationale seront aussi importantes que l’effondrement de l’Union soviétique. » Un commentateur russe qu’il cite prévoit une mosquée sur la Place Rouge à Moscou. Selon lui, le raisonnement creux selon lequel Moscou est et restera tourné vers l’Occident « n’est plus valide ». Il prédit plus particulièrement que la poussée démographique musulmane « aura un impact immense sur la politique étrangère russe. »
D’ici quelques années, les musulmans composeront la moitié des conscrits dans l’armée russe. Joseph A. D’Agostino, du Population Research Institute, pose cette question : « Une telle armée sera-t-elle vraiment opérationnelle, étant donné la colère que ressentent de nombreux musulmans de Russie envers les choix militaires du pays dans la région musulmane de Tchétchénie ? Qu’adviendra-t-il si d’autres régions musulmanes de Russie – dont certaines possèdent d’immenses réserves de pétrole – se révoltent contre Moscou ? Les soldats musulmans vont-ils combattre et tuer pour les maintenir dans le giron de la Russie ?
Les musulmans décomplexés de Russie, de plus en plus nombreux, qui constituent une majorité dans 57 des 182 groupes ethniques que compte le pays, se mettent désormais à utiliser l’expression Russie musulmane pour manifester leurs ambitions. Selon l’analyste musulman Daniyal Isayev, cette expression affirme que l’islam est « une partie inaliénable de la Russie » et que « la Russie en tant qu’État et que civilisation ne pourrait pas exister sans l’islam et les musulmans. » Il observe que les musulmans ont précédé les Russes dans de nombreux territoires appartenant aujourd’hui à la Russie. Ses affirmations excessives en faveur des musulmans comportent des exagérations telles que la contribution capitale de ceux-ci à la culture et aux victoires militaires russes.
De tels propos causent chez les Russes d’origine de l’inquiétude face à la diminution de leur population d’au moins 700.000personnes chaque année. Ils les incitent aussi à revenir à leur foi et à se retourner contre les musulmans, avec comme conséquences des relais médiatiques orientés, des attaques contre des mosquées et autres actes criminels, des tentatives pour contenir l’immigration musulmane et l’essor de groupes nationalistes russes extrémistes comme le « Mouvement contre l’immigration illégale » d’Alexander Belov.
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Des Russes d’origine scandant « la Russie aux Russes » lors d’une émeute anti-immigrés qui a suivi le meurtre de Yegor Chtcherbakov.
Le Kremlin a répondu au problème d’une tout autre façon. En 2009, le président Dmitri Medvedev a joué la carte de l’apaisement en soulignant l’importance de l’islam pour la Russie et en observant que « les fondations musulmanes jouent un grand rôle dans la promotion de la paix dans la société en donnant une éducation morale et spirituelle à de nombreuses personnes et en combattant l’extrémisme et la xénophobie. » Il a également annoncé que, étant donné l’importance numérique de la population musulmane, « la Russie n’a pas besoin de rechercher l’amitié avec le monde musulman : notre pays est une partie intégrante de ce monde. »
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Illustration par Alexander Hunter pour The Washington Times.
Cependant, comme le fait remarquer Ilan Berman de l’American Foreign Policy Council, « le Kremlin a fait subir des discriminations à sa minorité musulmane et a feint d’ignorer (voire a encouragé) la montée parmi ses citoyens d’une xénophobie délétère qui a engendré le ressentiment et la prise de distance parmi les musulmans de Russie, autant de sentiments que les groupes islamiques radicaux se sont empressés d’exploiter. » Ajoutons encore les comportements qui trahissent une volonté de suprématie de l’islam et nous avons au final une minorité musulmane de plus en plus agitée.
Les discussions au sujet de l’islam en Europe tendent à se focaliser sur des lieux comme la Grande-Bretagne et la Suède alors que la Russie, pays qui compte la plus grande communauté musulmane tant en valeur relative qu’absolue, est plus que tout autre l’endroit à surveiller. Les violences anti-immigrés de cette semaine seront certainement suivies de problèmes beaucoup plus graves.
The Washington Times
21 octobre 2013

http://fr.danielpipes.org/13533/russie-musulmane
Version originale anglaise: Muslim Russia?
Adaptation française: Johan Bourlard