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mercredi 2 novembre 2016

Quel rôle tiennent les milices chiites dans la bataille de Mossoul ? LOUIS IMBERT Le Monde

Instrument de la puissance iranienne en Irak, les milices se sont lancées samedi 29 octobre à l’assaut de la ville de Tal Afar, qui verrouille la route de la frontière syrienne.

Les milices chiites irakiennes sont entrées, samedi 29 octobre, dans la bataille de Mossoul. Avançant depuis des jours derrière l’armée, au sud de la ville, elles ont commencé à bifurquer à l’ouest vers Tal Afar, bastion de l’organisation Etat islamique (EI) et verrou de la frontière syrienne.

Ces groupes armés se sont rendus coupables d’exactions contre des civils lors de précédentes batailles, notamment durant la prise de Fallouja, en juin. Ils sont craints par les populations sunnites, majoritaires dans la région de Mossoul. Leur engagement pose un risque politique pour l’après-guerre, lorsque Mossoul devra revenir sous l’autorité de la capitale, Bagdad, dominée par les partis chiites.
La présence des milices attise également les tensions régionales : les plus importantes sont armées, financées et conseillées par l’Iran, la puissance dominante en Irak. Ankara, qui se pose en défenseur des sunnites de la région, pourrait prendre prétexte de leur engagement pour s’immiscer plus avant dans la bataille de Mossoul.
  • Une force sectaire en lutte contre l’EI

La « mobilisation populaire », organe qui rassemble les milices et volontaires chiites, joue un rôle essentiel dans la lutte contre l’EI depuis juin 2014. L’EI s’est alors emparé de Mossoul et menace Bagdad. Les forces régulières se sont écroulées. Depuis la ville sainte de Nadjaf, le grand ayatollah Ali Al-Sistani, la principale autorité du chiisme, appelle les Irakiens aux armes. Les volontaires seront pour l’essentiel des chiites, mais l’ayatollah prend soin de formuler son appel en termes nationalistes : il s’exprime au nom de l’intérêt supérieur du pays et non de sa seule communauté.
La mobilisation populaire se structure, dans l’urgence, autour de milices déjà existantes et de combattants professionnels. Ce sont les vétérans des groupes armés chiites qui ont combattu l’occupant américain dans les années 2000, avec le soutien de l’Iran. Nombre d’entre eux ont pris part à la guerre civile, à ses campagnes de « nettoyage » confessionnel et d’assassinats de civils sunnites.
La bataille contre l’EI leur offre une nouvelle virginité : ils se posent en sauveurs du pays. Ils se réfèrent constamment à l’autorité morale d’Ali Al-Sistani, qui n’a cependant autorité que sur une petite part de ces groupes. Ils recrutent des volontaires, les partis qui leur sont affiliés pénètrent l’Etat plus avant, certains de leurs leaders s’imposent comme des figures politiques de premier plan. Hadi Al-Ameri, chef de la milice Badr et de l’organisation politique qui lui est affiliée, est régulièrement cité comme un possible successeur du premier ministre, Haïder Al-Abadi. Ils étalent également leurs divisions, menaçant à l’été 2016 d’entrer en conflit ouvert en plein Bagdad.
  • Une fonction censée rester marginale

Le gouvernement irakien a cherché à tenir les milices chiites loin de Mossoul : elles ne doivent pas, en théorie, entrer dans la ville. Cependant, si la bataille s’éternise, face à une forte résistance de l’EI, ces supplétifs endurcis pourraient être appelés en renfort.
Pour l’heure, les milices ont obtenu un objectif secondaire : montant vers Mossoul en deuxième ligne depuis le sud, elles doivent bifurquer avant d’atteindre la ville vers les localités de Hawija, au sud, et de Tal Afar, au nord-ouest, deux bastions djihadistes. Hawija, qui comptait 115 000 habitants au début de l’offensive, a servi de base arrière aux attaques de l’EI durant deux ans. Tout récemment, elle paraît avoir été le point de départ d’une attaque de diversion menée par l’EI à Kirkouk,afin d’alléger la pression qu’elle subit à Mossoul.
Tal Afar est située sur un axe routier qui lie la « capitale » de l’EI en Irak à ses territoires syriens. Cette ville lui a donné un nombre important de ses cadres : elle fut un creuset de l’insurrection djihadiste jusqu’à la prise de Mossoul, en juin 2014. Sa population chiite a fui ou a subi les exactions de l’EI lorsque l’organisation s’est rendue maîtresse de la région.

  • Un refus de l’ingérence turque

Dimanche, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a affirmé que son pays protégerait la population de Tal Afar, enclave turkmène dans une région arabe, si les milices y « sem[aient] la terreur ». La Turquie, qui prétend défendre les sunnites de la région, suscite une hostilité grandissante parmi les milices chiites.
Elles auraient exigé de participer à la bataille de Mossoul, début octobre, en réaction au refus de la Turquie de s’en tenir à l’écart. L’armée turque maintient un contingent dans le secteur de Bachika, près de Mossoul, malgré le souhait exprimé par Bagdad de le voir partir. Elle entraîne depuis des mois des peshmergas kurdes et un groupe armé sunnite rassemblé autour de l’ancien gouverneur de la province de Ninive, Atheel Nujaifi, abhorré par les milices.

  • Un instrument de la puissance iranienne

Les milices sont le bras armé en Irak de l’Iran, le grand Etat chiite de la région. Une part essentielle lui est liée de longue date. Certains de leurs chefs ont combattu, durant la guerre Iran-Irak (1980-1988), du côté iranien. Ils ont trouvé un soutien à Téhéran durant leurs années de lutte contre la dictature de Saddam Hussein. L’Iran les a armés, entraînés et conseillés dans leur résistance à l’occupant américain, à partir de 2003. Après le retrait des forces américaines, en 2011, Téhéran s’est imposé sans conteste comme la principale puissance étrangère dans le pays.
Depuis juin 2014, des conseillers militaires iraniens accompagnent les milices sur le terrain, à l’invitation du gouvernement de Bagdad. Ils jouent un rôle important dans la planification de leurs opérations. La République islamique considère l’EI comme une menace directe : elle estime devoir combattre les djihadistes en Irak afin de ne pas avoir à le faire sur son territoire. C’est en large partie un succès : l’Iran demeure, depuis deux ans, quasiment indemne d’attentats terroristes. Cette situation de paix civile dans une région en guerre a induit, parmi la population iranienne, un soutien nouveau au gouvernement.

L’influence iranienne chez son voisin irakien ne se limite pas aux seuls rangs miliciens : Téhéran est écouté des partis chiites au pouvoir à Bagdad. L’Iran a soutenu l’ex-premier ministre Nouri Al-Maliki malgré sa politique sectaire, qui a aliéné la population sunnite et facilité l’émergence de l’EI. Il soutient aujourd’hui officiellement les efforts de M. Abadi, malgré la concurrence que lui mènent les milices et M. Al-Maliki. Téhéran se veut ainsi une puissance arbitre entre les différentes factions chiites.
La République islamique tente, enfin, d’exercer son influence sur Nadjaf, cœur religieux du monde chiite. Mais le haut clergé d’Irak, avec à sa tête l’ayatollah Ali Al-Sistani, 86 ans, qui jouit dans le pays d’un grand prestige, y fait barrage.

On ne peut  exclure l'hypothèse que la prochaine phase des combats dans la région soit une escalade du conflit ouvert islam contre islam, c'est à dire sunnites contre chiites. C'est même de plus en plus probable.
Ce conflit pourrait même affecté les pays occidentaux où ces deux branches de l'islam sont présentes. Des cas ont déjà été recensés en Belgique, par exemple incendie volontaire d'une mosquée chiite à Bxl avec mort de l'iman.

mardi 22 octobre 2013

Des musulmans qui dénoncent l’islamophobie occidentale ont gouté à la vraie islamophobie, à la Mecque

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Les musulmans américains sont entraînés à se plaindre de l’islamophobie dont ils se disent victimes. Mais des musulmans de Dearborn, dans le Michigan, viennent d’apprendre ce qu’est l’islamophobie, la vraie, lors de leur pèlerinage à La Mecque.
L’histoire :
Comme beaucoup de musulmans de Dearborn, ce sont des shiites. Et l’Arabie saoudite est un pays sunnite. Ainsi, un groupe d’américains qui se sont rendus en Arabie Saoudite pour faire le Hajj, le pèlerinage, ont été menacés et attaqués, le 16 octobre dernier, par un groupe de musulmans. Quand ils croisèrent le groupe et qu’ils s’identifièrent non seulement comme américains, mais comme musulmans shiites, ils furent menacés et attaqués par la bande, qui était armée de couteaux et de cutters.
Pendant l’assaut, déclarèrent les victimes, les membres du groupe leur ont lancé « nous allons refaire Karbala » (la bataille de Karbala a eu lieu le 10 octobre 680 en Irak entre les shiites et les sunnites)
 
Les américains s’enfuirent vers la tente que le gouvernement saoudien avait préparé pour les musulmans américains et européens, ce qui n’empêcha pas certains d’entre eux d’être blessés, et victimes de tentatives d’étranglement.
Pendant l’attaque, dira un autre témoin, un des attaquants hurla « notre saint pèlerinage ne sera pas complet tant que nous ne vous aurons pas tué, que nous n’aurons pas arraché vos cœurs pour les manger, et que nous n’aurons pas violé vos femmes »
© Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Belle leçon de fraternité spirituelle! mais des musulmans noirs ont aussi goûté au racisme ordinaire à la Mecque, sans oublier les frères du Maghreb http://www.seneweb.com/news/Afrique/pelerinage-les-musulmans-congolais-quot-personae-non-gratae-quot-a-la-mecque_n_79296.html http://observers.france24.com/fr/content/20121106-racisme-maroc-peril-noir-immigration-subsaharienne-noirs-ceuta-meililla les gaîtés de l’escadron islamique!
 

jeudi 12 septembre 2013

Bosnian terrorism expert discusses embassy attacker trial, Wahhabis in Syria


University professor Vlado Azinovic has observed that someone has persuaded the "warriors" to go to Syria, a country that they have never seen before. He also warned that it would therefore be even easier to persuade them to fight their "closer" enemies within Bosnia and Hercegovina [B-H], or the region. Azinovic believes that the Sunni-Shi'i conflict that was "imported" among the local Muslim population does not, however, pose a particular threat to the security situation in B-H.

[Mrkonjic] How would you comment on the alleged offer by Mevlid Jasarevic to the B-H Prosecutor's Office for a deal in exchange for statement who he got the weapons to attack the US Embassy from, and the Prosecutor's Office's consequent rejection?

[Azinovic] I find it difficult to talk about this with certainty as it seems that neither the defence nor the prosecution confirmed that this was a negotiating matter, or that such an offer was made at all. The origin of the rifle used for the attack on the Embassy has been subject to investigation. But, unlike everything else that the prosecution wanted to know, and Jasarevic eventually told, he persistently refused to say where he got the rifle from. As far as I remember, he even suggested on one occasion that he bought the weapon from a person of different ethnicity. I have recently heard that he now the claims that he got it from a member of his closer family. In any case, it would be important to determine the origin of this weapon, although this does not have to be vital because this would not necessarily mean that someone gave him or sold him the weapon for the purpose of attacking the US Embassy in Sarajevo. I suppose that the Prosecutor's Office will judge whether this piece of information is important enough to consider negotiating a lower sentence for him.

[Mrkonjic] How do you comment on the threats received by your distinguished colleague Professor Hafizovic? That was frightening, but do you think that there will be more such things in the future?

[Azinovic] I think that the problem is much bigger than this. We have been prone for a long time to a building of a collective consciousness that formerly depended on the ideology, and it now depends on the ethnic and religious identities. In both cases, the internal cohesion of such collectivities is usually preserved by selective and one-sided interpretations of the past and the present, and fantasies about our own identity group being the best, always on the side of justice and the truth, and always indisputably right. "Those who speak differently are responsible for slander and lies, and they will feel our sanction," the Yugoslav communists used to sing judging those who did not share their views and punishing them for now recognizing the same knowledge patterns. Collective identities are usually strengthened by recognizing and punishing its enemies. From that point of view, everything that is of other and different from us is actually the evidence for our own correctness, but also the need for something that is "ours" to defeat "theirs." Every individualism is a threat for the collective cohesion and needs to be suppressed. This is, unfortunately, the context in which we could comment on what happened to Professor Resid Hafizovic, an excellent intellectual and scholar. The threats against him also constitute threats against others who may also want to resist the dictatorship of single-mindedness. What is particularly interesting in this case, in my opinion, is that the threats against Professor Hafizovic were partly condemned by those who often favour and encourage the development of consciousness generating such threats. There have been frequent debates within the Islamic Community in B-H about the "import" of the Sunni and Shi'i divisions among the local Muslim population.

[Mrkonjic] Has this now become a serious matter, one that could encourage aggression, and could it be related to terrorist activity and threat?

[Azinovic] The Sunni-Shi'i rifts, and their long and often bloody history, as well as their reflections on the Muslim relations in the world, constitute a complex matter of which we first became aware at the end of 1980s, but particularly during the past war when the interests of Saudi Arabia and Iran, the two most important proponents of this conflict, started overlapping in this region. It seems that the actions of several local players have recently made the Shi'i teaching more prominent here. Moreover, some of the Iranian organizational models functioning under an illusion of democracy, but in fact under strong control of the Islamic Revolution guardians, have been very appealing for some formal and informal structures in B-H, which have tried to copy this model here. But, whatever this is, I do not think that it will have the direct security implications that you referred to.

[Mrkonjic] Tens of Wahhabis from B-H have allegedly joined wars in the Arab countries. How come they can be so openly trained in B-H, and who, in your opinion, is financing their training and recruitment?

[Azinovic] I have not so far received any confirmation that individuals or groups that you mentioned are in fact being trained in B-H. Such allegations have been made by individuals who claim to be terror experts, but I think that the relevant security agencies do not have information that could confirm such claims. It was reported and documented that several tens of Bosnian nationals left for Syria over the past months to fight on the side of various opposition groups against the regime of President Al-Asad. This has indicated several potentially alarming issues. First of all, if it was possible to persuade someone from B-H to go and fight against enemies in Syria, a country that these "warriors" were probably not able to show on the map earlier, how difficult would it be to persuade them to start a battle against much "closer" enemies, if needed, in B-H, or the region? Secondly, by leaving for Syria, these people tend to get in contact with persons who are linked with international groups or organizations and become, or stay, more or less parts of these networks even after they return to B-H. Furthermore, the return of ideologically radicalized persons with combat experience could make it likely for them to use this experience here, if necessary. And, as if this was not enough, in a country like ours, with an almost completely fallen system of moral and ethical values, which is dominated by a lack of political responsibility, by corruption, incompetence, and nepotism, it is very likely that a part of the public here, particularly the younger generations, will see "our veterans from Syria" as the social role models, someone to look up to and follow. I am not sure that we have strong enough corrective mechanisms - either values, or the social and security measures, to fight such a process, if it expands and becomes stronger.
Source: Dnevni list, Mostar

lundi 12 août 2013

L’ennemi d’un sunnite, ce n’est pas un chrétien, mais un chiite

Nicolas
Gauthier
Journaliste, écrivain.
Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique. 29 € À commander en ligne sur francephi.com.




Arriver dans l’Orient compliqué avec des idées simples, dit-on. Le concept est séduisant, à ce détail près que personne n’a jamais vraiment réussi à définir ce que pouvaient être ces fameuses « idées simples ». En revanche, la vision qu’en développent les médias dominants relèverait plutôt du simplisme.
Récapitulons. D’un côté, les gentils démocrates ; de l’autre, les méchants autocrates. D’un côté, les gentils laïques ; de l’autre, les méchants islamistes. D’un côté, les gentils occidentalisés ; de l’autre, les méchants bougnoulisés. C’est un peu court, même si ces définitions à l’emporte-pièce recouvrent parfois une part de réalité, une fois fait abstraction des qualificatifs de « gentils » ou de « méchants ».
Car il est une autre dimension autrement plus prégnante : le grand schisme interne aux musulmans, entre sunnisme et chiisme. Comparaison n’est certes pas raison, mais admettons que le chiisme soit au sunnisme ce que le protestantisme fut jadis au catholicisme : pis qu’une hérésie, une fracture qui jamais ne s’est comblée. À cause de cette dernière, les Européens se sont entretués des siècles durant, entre pays rivaux et, à l’intérieur de ces mêmes pays, entre factions rivales. Il en va de même du monde islamique, là où sunnites et chiites se sont plus massacrés entre eux qu’ils n’ont fait la guerre aux chrétiens.
Aujourd’hui, la seule nation dont le chiisme soit religion d’État est l’Iran, les autres communautés chiites étant dispersées dans divers pays de la région, principalement Syrie – où la minorité chiite alaouite est au pouvoir – et Liban, où le Hezbollah est la formation politique la plus puissante. Sans compter l’Irak où, depuis la chute de Saddam Hussein, ils tiennent la plupart des leviers du pouvoir. Ailleurs, en Arabie saoudite et dans les Émirats, les chiites sont démographiquement majoritaires, mais relégués à un statut subalterne. Lorsqu’ils tentent de profiter des « Printemps arabes » pour se faire entendre, comme à Bahreïn, la répression est d’ailleurs féroce et les morts se comptent par centaines, dans l’indifférence médiatique générale.
Désormais, c’est en Syrie que tout se joue. Le régime en place est appuyé par l’Iran et le Hezbollah libanais ; les rebelles par les grandes puissances sunnites régionales – Turquie et Arabie saoudite. Qui ne prend pas cette réalité en compte se condamne à faire de la géopolitique pour lectrices de Cosmopolitan. Pour l’instant, forts d’un pacte remontant à près d’un siècle, les USA continuent d’appuyer Ryad contre Téhéran, de promouvoir le sunnisme contre le chiisme. Aveuglé par le « péril » iranien, Israël, dont les dirigeants étaient autrefois plus finauds en matière de stratégie, jouent eux aussi la carte saoudienne.
Mais en Orient, ce qui est vrai un jour ne l’est pas forcément le lendemain. Ainsi, dans un entretien accordé à la revue Réfléchir & Agir, en juillet dernier, Gérard de Villiers, père de SAS et dont les analyses précèdent généralement celles de la CIA (dixit le New York Times), assurait : « Les Iraniens, chiites minoritaires dans le monde musulman, sont des gens qui n’ont guère pratiqué le terrorisme, sauf dans un cas ou deux pour se venger. Je pense que l’Iran est un allié naturel d’Israël, puisque les véritables ennemis d’Israël sont les sunnites. L’Iran n’a jamais eu envie de détruire Israël. […] Je pense qu’à terme, l’Iran et Israël se rapprocheront parce qu’ils ont des intérêts communs. L’ennemi d’Israël n’est pas l’Iran, c’est l’Arabie saoudite. » Bien vu.

lundi 24 juin 2013

Egypte/vidéo : lynchage de chiites en pleine rue par des sunnites

Les chiites et les sunnites (ce qu’on appelle ici au Moyen Orient les suchi )sont au lbord de la guerre civile au Liban, en Egypte en Irak, sans parler de la Syrie, mais aussi au Yemen et dans une moindre mesure au Bahrein .Ah si seulement ces fichus Israéliens cessaient de construire des maisons pour leurs familles en Judée-Samarie, il y aurait la paix. !!!!
Une foule en colère dirigée par des cheikhs salafistes sunnites ont attaqué et incendié des maisons de chiites dans le petit village de Zawyat Abu Muslam dans le gouvernorat de Guizeh dimanche après-midi, tuant quatre citoyens, y compris une figure chiite de premier plan.
Pas moins de 3000 habitants en colère ont attaqué les maisons des chiites dans le village dimanche après-midi, après des semaines d’incitation à la haine par les prédicateurs salafistes, selon des témoins oculaires.
Cinq maisons ont été incendiées lors de l’attaque. La police évacuent le reste des maisons chiites dans le village. « Pendant trois semaines, les cheikhs salafistes dans le village ont attaqué les chiites et les accusant d’être des infidèles et d‘inciter de la débauche», se lon Hazem Barakat, un témoin oculaire et photojournaliste
. «J’ai vu plusieurs chiites poignardés à plusieurs reprises, traînés dans la rue et lynchés en public », a déclaré Barakat. Au moins quatre personnes ont été tuées, selon le chef de la Direction de la sécurité de Gizeh.
Selon des témoins, pas moins de 30 chiites grièvement blessés qui ont été transférés à l’hôpital. Une des victimes Hassan Shehata 66 ans, un chiite de premier a été emprisonné à deux reprises sous l’ancien président égyptien Hosni Moubarak pour « outrage à la religion. » La police est venue tard selon des témoins oculaires et n’a rien fait pour arrêter l’attaque et le lynchage en public. «Ils ne faisaient que de regarder le lynchage en public comme n’importe qui d’autre et n’ont rien fait», a déclaré Barakat.
Note :
Les chiites représentent moins de 1 % de la population égyptienne, dans sa très grande majorité de confession musulmane sunnite. Ils sont régulièrement visés par des discours hostiles de la part de prédicateurs islamistes égyptiens, qui les accusent d’être sous l’influence de l’Iran, où le chiisme est majoritaire.



 

jeudi 23 août 2012

La percée présumée du chiisme en Tunisie suscite l’inquiétude et alimente l’hostilité à l’Iran

Selon plusieurs sources tunisiennes, les affrontements qui ont eu lieu à Gabès et Bizerte, vendredi dernier, ont opposé deux groupes islamistes, l’un sunnite d’obédience salafiste, l’autre chiite, proche de l’Iran. Ce dernier est accusé d’être financé par le centre culturel iranien à Tunis dans le cadre de l’exportation du chiisme et de la révolution iranienne.
Ce mardi, le président de la Ligue pour la lutte contre le chiisme, Ahmed ben Hassana, a appelé sur les ondes de la radio privée Shems FM, à la fermeture du centre culturel iranien. Il a ajouté que l’organisation « Ahl el bayt », proche de la République islamique d’Iran, a incité les gens à sortir manifeste leur soutien pour la Palestine à l’occasion du dernier vendredi du Ramadan, décrété par l’ayatollah Khomeiny « Journée internationale Al-Quds ». Mais en réalité, il s’agit selon ben Hassana, d’une démonstration de loyauté envers l’Iran.
Ben Hassana a appelé le gouvernement tunisien à réagir et à fermer le centre culturel iranien qui vise à propager la confession chiite en Tunisie, et à arrêter toute collaboration culturelle avec Téhéran.
Les Tunisiens sont divisés quant à cette évolution. Certains ont vivement réagi contre la chiitisation ; d’autres se sont emportés contre les appels à lutter contre le chiisme ; une partie estime que le peuple tunisien n’a jamais connu de telles tensions confessionnelles, et regrette que cette évolution détourne l’opinion des véritables problèmes économiques auxquels elle est confrontée ; une partie dénonce davantage la percée salafiste, l’attribuant aux financements des pays du Golfe, que les conversions au chiisme. Pour cette dernière catégorie, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah (qui représentent l’axe chiite) ont honoré la Nation islamique en infligeant une défaite à l’armée israélienne.

Source «MediArabe.info»

dimanche 25 septembre 2011

Le discours apocalyptique d'Ahmadinejad à l'ONU

Ce mouvement est certainement sur ​​la voie légitime de sa création, assurant un avenir prometteur pour l'humanité. Un avenir qui sera construit quand l'humanité commencera à marcher dans le sentier des divins prophètes et des justes sous la direction de l'Imam al-Mahdi, le Sauveur ultime de l'humanité, l'héritier de tous les messagers et leaders divins et de la génération pure de notre grand prophète. Allah a promis la création d'une société suprême et idéale avec l'arrivée d'un être humain parfait sincèrement épris de tous les êtres humains. Il viendra aux côtés de Jésus Christ et dirigera ceux qui sont épris de liberté et de justice pour éradiquer la tyrannie et la discrimination et promouvoir la connaissance, la paix, la justice, la liberté et l'amour à travers le monde. Il présentera à chaque personne toutes les beautés du monde et toutes les bonnes choses qui apportent le bonheur à l'humanité.
Ci-dessus, un extrait du discours d'Ahmadinejad dont les médias n'ont pas parlé. Ceux qui, comme Rosenberg, connaissent l'eschatologie chiite comprennent la signification de ces paroles et réalisent pleinement à quel point cet homme est dangereux.   
Dans le NRO, Joel C. Rosenberg explique qu'Ahmadinejad est un fou dangereux qui aspire à être le plus grand meurtrier de masse de l'Histoire.
Source : Postedeveille.ca
Source : Ahmadinejad’s Apocalyptic Address, par Joel C. Rosenberg, NRO, 23 septembre 2011. Traduction par Poste de veille
Tout en affirmant sa croyance en la venue du Mahdi et le retour de Jésus, il persécute sauvagement les baha'is qui affirment que ces événements sont réalisés depuis un siècle et demi ... trop pacifiquement à son goût !
Les différents "dirigeants" des pays musulmans, barbus religieux pleins de leur ignorance fanatique, des foules manipulables à loisir, car en plein moyen âge mental et vous avez une photographie de l'horreur absolue que constitue l'islam et ses ravages dans le monde...
Et pendant ce temps là, nos dirigeants, bobos, gauchistes crétins, idéologues suicidaires laissent entrer ce poison mortel dont on voit la nuisance partout...
en ce sens c'est d'abord nos dirigeants totalement lâches qu'il faut blâmer,virer,juger