Affichage des articles dont le libellé est Chypre. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chypre. Afficher tous les articles

mardi 19 mars 2013

À Chypre, ils volent l’argent du peuple ! Demain chez nous ?

Ça y est, le grand braquage a démarré ! Le vol de l’argent du peuple ! Bon, ça avait déjà commencé, c’est pas une nouvelle… Mais à Chypre, on est passé du braquage de velours au braquage au grand jour. Avant, c’était tout en subtilité : frais de gestion de compte courant, manipulation des chiffres de l’inflation, hausse indolore de la TVA par petits points… C’était le vol organisé mais soft, acceptable. À Chypre, depuis ce week-end, ce n’est plus du tout ça, c’est « Hold up ! Les mains en l’air ! Touchez plus à l’argent, c’est nous qu’on en prend d’abord ! » Solution miracle pour redresser les comptes publics à Chypre, tous les dépôts bancaires sont en passe d’être taxés à 6,75 % jusqu’à 100 000 euros et 9,9 % au-delà. Remarquez au passage le raffinement de ce 9,9 % et non 10 %. C’est comme les prix en 9,99 : on vous dépouille, mais on vous fait croire qu’on vous fait une fleur !
Relisons bien cette nouvelle inouïe : le petit épargnant chypriote ordinaire, comme vous et moi, qui vit normalement sans excès et qui, par bon sens, met un peu d’argent de côté… Eh bien cet argent, on va lui en prendre 6,75 % ! Vous mettez 100 euros de côté et on vous prend quasiment 7 euros ! Cela n’a qu’un mot : le vol ! « Mais nous ne sommes pas concernés, nous en France, enfin, au XXIe siècle, ma banque ne ferait jamais ça ! Et puis Chypre, c’est comme les Grecs et les Italiens, ils ne sont pas sérieux avec leurs comptes publics… » Ben voyons ! Chypre, c’est un pays comme nous, membre de l’UE, c’est chez le voisin que ce braquage s’est passé ! Et Chypre idéalement insulaire a tout du laboratoire confiné où les grands carnassiers de la finance peuvent tester leurs nouvelles mâchoires, observer la réaction et éventuellement envisager une généralisation de ce précédent.
Samedi, les Chypriotes se sont rués sur les distributeurs, vidés en quelques minutes. Et comme le hold-up est bien organisé, les virements bancaires par Internet était indisponibles, sur ordre de la Banque Centrale de Chypre. Ni plus ni moins un braquage… Vous aviez confiance en votre banque ? Vous aviez tort… À vos pelles et vos bas de laine ! Tout enterrer, tout planquer.

mardi 26 juin 2012

Tensions croissantes pour l’énergie en Mer Égée


Après l’étude de la Méditerranée orientale, William Enghdal se concentre sur les ressources découvertes récemment en mer Egée, qui annoncent un profond bouleversement du paysage géopolitique. Dans le cas de la Grèce, alors que l’exploitation des réserves découvertes permettraient de résorber la dette, les maitres étrangers de cet État qui a perdu sa souveraineté ont des plans très différents. Ainsi Hillary Clinton est venue en personne à Athènes pour assurer les intérêts des États-Unis et de son époux Bill dans la région, alimentant pour le moins les tensions avec la Russie.

La découverte fin 2010 d’importantes réserves de gaz naturel dans les eaux israéliennes en Méditerranée a incité les pays voisins à inspecter de plus près leurs propres eaux. Les résultats montrent que l’ensemble de la Méditerranée orientale regorge d’immenses réserves de pétrole et de gaz inexploitées. Ceci a d’énormes conséquences politiques, géopolitiques, économiques et pourrait avoir aussi des conséquences militaires.
Les premières explorations ont confirmé que les réserves en pétrole et en gaz étaient impressionnantes partout dans les eaux au large de la Grèce, de la Turquie, de Chypre et de la Syrie.

Le sirtaki énergétique grec

Avec la crise financière désastreuse que connaît le pays, il n’est pas surprenant que le gouvernement grec se soit sérieusement mis à chercher du pétrole et du gaz. Depuis qu’il en a trouvé, le pays s’est mis à danser un curieux ballet avec le FMI et les gouvernements de l’Union européenne, une sorte de « sirtaki de l’énergie » afin de savoir qui contrôlera ces immenses découvertes et donc, qui en bénéficiera en dernier ressort.
En décembre 2010, alors qu’il semblait que la crise grecque pouvait encore être résolue sans plans de sauvetage géant ou privatisations, le ministère grec de l’Énergie a constitué un groupe d’experts afin étudier les perspectives en matière de pétrole et de gaz dans ses eaux. L’industrie pétrolifère et gazière du pays a commencé à augmenter ses investissements après une première petite découverte de pétrole en 2009. Des études géologiques plus importantes ont alors été conduites. Les premières estimations révélèrent que la quantité de pétrole au large des côtes grecques dépasserait 22 milliards de barils dans la mer Ionienne à l’ouest et quelque 4 milliards de barils dans le nord de la mer Égée, à l’est. [1]
Les parties sud de la mer Égée et de la mer de Crète ne sont pas encore explorées et les chiffres pourraient in fine s’avérer être beaucoup plus élevés. Un précédant rapport du Conseil National Grec pour la Politique Énergétique annonçait : « La Grèce est l’un des pays les moins explorés en Europe au regard des réserves d’hydrocarbures potentielles » [2]. Selon l’analyste Aristote Vassilakis, « les enquêtes mesurant la quantité de gaz naturel ont évalué les réserves à 9 000 milliards de dollars » [3]. Même si une petite partie seulement de ceci était disponible, cela suffirait à transformer radicalement les finances de la Grèce et de toute la région.
David Hynes, l’expert en ressources pétrolières de l’Université de Tulane (Nouvelle-Orléans) a confié récemment à un auditoire à Athènes que la Grèce pourrait potentiellement résoudre sa crise et rembourser toute la dette publique via l’exploitation des nouveaux gisements de gaz et de pétrole découverts. Il estime que cela pourrait rapporter au pays plus de 300 milliards d’euros sur 25 ans. Mais au lieu de cela, le gouvernement grec est contraint d’accepter des remaniements ministériels, des réductions de salaires et des suspensions du versement de retraites pour obtenir un deuxième prêt de la part l’UE et de du FMI, ce qui ne fera que conduire le pays plus profondément encore sur le chemin du déclin économique. [4]
Il est notoire que les dirigeant du FMI et de l’UE, et notamment d’Allemagne, demandent que la Grèce vende ses ports et ses entreprises publiques, parmi lesquelles bien sûr les compagnies pétrolières d’État, afin de réduire sa dette. Dans le meilleur des cas, la vente des actions rapporterait au pays 50 milliards d’euros [5]. Les plans prévoient que l’entreprise publique de gaz naturel, DEPA, privatise 65 % de ses actions pour rembourser la dette [6]. Les acheteurs viendraient probablement de l’extérieur du pays, comme ce fut le cas pour d’autres entreprises grecques dans la même situation.
Le problème, au-delà de la demande du FMI que la Grèce brade ses ressources pétrolifères, réside dans le fait que la Grèce n’a pas déclaré de Zone Économique Exclusive (ZEE) comme la plupart des autres pays qui forent pour trouver du pétrole. Il y avait peu de besoins jusqu’alors. Une ZEE confère à l’État des droits spécifiques relatifs aux richesses du sous-sol dans ses eaux déclarées en vertu de la Troisième Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer, entrée en vigueur en Novembre 1994. En vertu de celle-ci, une nation peut prétendre à une ZEE jusqu’à 200 milles marins de ses côtes [7].
La Turquie a déjà déclaré qu’elle considérerait comme un « acte de guerre » le fait que la Grèce fore plus loin dans la mer Egée [8]. Jusqu’à présent cela n’avait pas prêté à conséquences car aucune réserve de pétrole ou de gaz n’étaient connues. Désormais il s’agit d’un tout autre enjeu.
Evangelos Kouloumbis, ancien ministre de l’Industrie a récemment déclaré que le pays pourrait « couvrir 50 % de ses besoins avec le pétrole découvert dans les champs offshore de la mer Egée, et le seul obstacle est l’opposition turque vis à vis d’une éventuelle exploitation grecque » [9].

Hillary aussi sait danser

JPEG - 182.4 ko
Epikaira magazine - "Reportage : Hillary est venue en Grèce pour conclure des contrats de prospection pétrolière" 21 juillet 2011.
En juillet 2011, Washington a rejoint le sirtaki énergétique grec. La secrétaire d’État Hillary Clinton s’est rendue à Athènes en ayant en tête les questions énergétiques. Elle était accompagnée de son envoyé spécial pour l’énergie eurasiatique, Richard Morningstar. Morningstar a été le conseiller spécial du président Bill Clinton, chargé de la diplomatie énergétique dans le bassin capien, et l’un des agents stratégiques de Washington dans les batailles géopolitiques visant à démembrer l’ex-Union soviétique et à faire encercler la Russie alors plongée dans le chaos par d’anciens États de l’URSS pro-OTAN.
Morningstar et le très controversé Matthew Bryza ont été les principaux architectes à Washington des projets étasuniens d’oléoducs et de gazoducs consistant à couper la Russie et ses ressources en gaz de l’Union Européenne. Bryza est un opposant déclaré à l’oléoduc russe South Stream qui passe à travers les pays de l’Est de la Méditerranée [10]. Clairement l’administration Obama n’est pas neutre concernant les nouvelles découvertes de pétrole et de gaz. Trois jours après qu’Hillary ait quitté Athènes, le gouvernement grec a proposé la création d’une nouvelle agence gouvernementale pour gérer les appels d’offre en matière de prospections et de forages.
Morningstar est le spécialiste étasunien de la guérilla économique contre la politique énergétique russe. Il fut décisif dans la maintient du controversé oléoduc BTC qui part de Bakou, rejoint Tbilissi en Géorgie et va jusqu’au port Turc de Ceyhan, une coûteuse entreprise conçue uniquement pour éviter un transit via la Russie. Il a ouvertement proposé que la Grèce et la Turquie abandonnent leurs différents historiques concernant Chypre, ainsi que de nombreuses autres questions et s’entendent pour gérer conjointement leurs réserves de pétrole et de gaz en mer Egée. Il a également dit au gouvernement grec qu’il devait oublier la coopération avec Moscou sur le gazoduc South Stream ainsi que le projet de gazoduc Bourgas-Alexandroupolis [11].
Selon un rapport de l’analyste politique Aristote Vassilakis publié en juillet 2011, l’objectif de Washington en poussant ainsi la Grèce et la Turquie à unir leurs forces sur le pétrole et le gaz réside dans le partage prévu des revenus de ces exploitations. Selon son rapport, Washington propose que la Grèce obtienne 20 % du chiffre d’affaires, la Turquie 20 % et la société états-unienne Noble Energy, société qui a déjà assuré le forage dans les eaux israéliennes et au large des cotés grecques, obtiendrait la part du lion, c’est à dire 60 % [12].
Bill, l’époux de la secrétaire d’État Hillary, est lobbyiste à Washington pour le compte de Noble Energy. [13]

Les complications chypriotes

JPEG - 134.1 ko
Le président chypriote Demetris Christofias et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou à Chypre en février 2012.
Comme si ces complications géopolitiques ne suffisaient pas, Noble Energy, a également découvert d’énormes volumes de gaz au large de la République de Chypre. En Décembre 2011 la compagnie a annoncé un forage réussi dans une zone dont on estime qu’elle recèle au moins 200 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Charles Davidson, le directeur général de Noble Energy, a fait remarquer à la presse que « cette dernière découverte démontre que ce bassin est de première importance au niveau mondial, en terme de quantité et de qualité » [14].
Chypre est une pièce compliquée sur l’échiquier. Des documents déclassifiés du gouvernement états-unien des années 1970 révélés récemment, montrent qu’Henry Kissinger, qui était lors le secrétaire d’État, aurait activement encouragé et facilité l’armement du régime turc de l’ancien élève de Kissinger à Harvard et Premier ministre Bulent Ecevit pour organiser une invasion militaire de Chypre en 1974, ayant pour effet la partition ethnique de l’île entre un espace turc au nord et un autre grec et chypriote au sud ; une division qui perdure encore aujourd’hui. La stratégie de Kissinger, soutenue par les Britanniques, était destinée à créer un prétexte pour une présence militaire permanente états-unienne et britannique afin de pratiquer des écoutes militaires dans la Méditerranée orientale durant la Guerre froide. [15]
Aujourd’hui, la partie grecque du sud, où Noble Energy a découvert de larges gisements de gaz, est membre de l’UE. Son président, Demetris Christofias, est l’unique dirigeant communiste de l’Union européenne. Il est également un ami proche d’Israël, et de la Russie. En outre, il est très critique à l’égard de la politique étrangère états-unienne, ainsi que de la Turquie [16].
En ce moment, Israël envisage de construire un gazoduc sous-marin depuis les champs israéliens du Levant à travers les eaux de Chypre jusqu’à la terre ferme grecque, pour approvisionner le marché de l’UE. Les gouvernements de Chypre et d’Israël se sont entendus sur la délimitation de leurs zones économiques respectives, en ignorant la Turquie. Cette dernière a ouvertement menacé Chypre du fait de son accord avec Noble Energy. La Russie a réagi en déclarant qu’elle ne tolérerait pas les menaces turques contre Chypre, compliquant encore un peu plus les relations russo-turques [17].
Les relations turco-israéliennes quant à elles, amicales par le passé, sont devenues de plus en plus tendues ces dernières années sous la politique étrangère d’Erdogan. Ankara a exprimé sa préoccupation au sujet des liens récents entre Israël et ses adversaires historiques, la Grèce et la partie grecque de Chypre. La République turque de Chypre du Nord, alliée de la Turquie, craint de ne pas être représentée de façon juste dans le partage du gaz après qu’Israël et Nicosie aient signé un accord pour se répartir les 250 kilomètres de mer qui les séparent. [18]
Il devient évident, surtout quand nous jetons en parallèle un regard sur la carte de la Méditerranée orientale, que l’appétit féroce pour les réserves de pétrole et de gaz et leur exploitation pose les bases d’un conflit de grande ampleur dans la zone, impliquant les intérêts stratégiques des États-Unis, de la Russie, de l’Union Européene, d’Israël, de la Turquie, de la Syrie et du Liban.

lundi 5 mars 2012

Une Turquie colonisatrice compte annexer illégalement Chypre

La Turquie n’exclut pas d’annexer purement et simplement le nord de Chypre si aucun accord n’est trouvé entre Chypriotes grecs et turcs sur la réunification de l’île divisée depuis 1974, a déclaré le ministre turc des Affaires européennes, Egemen Bagis. Problème : la Turquie n’a rien a faire dans cette ile qui, historiquement, n’appartient pas aux turcs. La Turquie, par cette annexion, ne ferait que voler les ressources énergétiques découvertes ces dernières années au nord de l’ile de Chypre, là-même ou les turcs menacent d’une action armée en cas d’extraction des ressources gazières sous-marines.
L’ile de Chypre a été divisé par deux, une partie turcophone au nord et une autre chypriote au sud, suite aux massacres turcs de 1974.
Le président de la République de Chypre, Dimitris Christofias, et Dervis Eroglu, dirigeant de la «République turque de Chypre du Nord» (RTCN), uniquement reconnue par Ankara, n’ont guère fait de progrès dans les négociations en vue de réunifier l’île et le gouvernement turc ne cache pas sa frustration devant le manque d’avancées.
Bagis a mentionné que les négociations pourraient conduire à « la réunification de l’île après un accord entre les deux leaders », cependant il est interdit d’exclure « la création de deux Etats indépendants, si les dirigeants n’arrivent pas à un accord de réunification ou l’annexion de la partie Nord de Chypre par la Turquie ».
La communauté turco-chypriote elle-même ne voit pas d’un très bon œil la perspective d’être annexé par Ankara. Ainsi le président du parti républicain turcophone a déjà déclaré qu’une telle idée était inacceptable.
Mercredi dernier, plus de 20.000 Chypriotes-turcs, soit un sur sept, ont manifesté dans le nord de Nicosie contre les mesures imposées par la mère-patrie et pour se débarrasser de sa tutelle.  «Ce pays est à nous, nous voulons le diriger», «Retirez votre paquet ou tirez-vous», «Ankara, lâche-nous», pouvait-on lire sur de nombreuses pancartes hostiles à la mainmise turque. [...]Des banderoles anti-Turcs avaient mis hors de lui le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. «Qui sont ces gens?», avait-il éructé, en les traitant de «charognards». «Ils crachent dans la main de celui qui les nourrit. (…) Nous avons versé notre sang pour eux. Ils doivent être déférés devant la justice.» Pour les Chypriotes-turcs, ces propos aux relents colonialistes ont fait l’effet d’une douche froide. «La Turquie pense qu’elle est chez elle ici», s’indigne Cinel Hüseyin, enseignante d’anglais qui s’est enveloppée dans un drapeau chypriote…
Pendant ce temps, Israël poursuit son redéploiement stratégique régional en resserrant ses liens avec ses voisins chypriote et grec, tout en s’efforçant de ne pas envenimer ses relations avec l’ex-allié turc. En partenariat avec Chypre et la Grèce, un accord pour la construction d’un câble sous-marin à haute tension de 2.000 MGW, long de 287 km, raccordant Israël à Chypre, a été signé dimanche à Jérusalem entre la compagnie nationale israélienne d’électricité et DEH Quantum Energy, une coentreprise gréco-chypriote.
Ce projet, baptisé Euro-Asia Interconnect, devrait permettre aux deux pays de se fournir mutuellement en électricité en cas d’urgence, et éventuellement d’exporter vers la Grèce et l’Union européenne de l’électricité produite à partir de leurs ressources gazières.
La signature fait suite à la visite historique à Chypre de Benjamin Netanyahu le 16 février dernier, une première pour un Premier ministre israélien.
Avi Retschild – JSSNews

lundi 26 décembre 2011

Les Turcs ouvrent le feu

Le site israélien Debkafile informe que le Président chypriote Demetris Christofias a lancé vendredi 23 décembre un appel à la Turquie de cesser sa « diplomatie des canons embarqués » tout en la mettant en garde des graves conséquences pour le peuple turc et pour les Turcs chypriotes. 

D’après Debkafile, cet avertissement chypriote a été lancé après que mercredi 21 décembre, des navires de guerre turcs ont tiré à feu réel sur des zones entières de la Méditerranée proches des champs de gaz israéliens de Leviathan et du Bloc 12 dans la zone EEZ (Cyprus Exclusive Economic Zone). En réaction, Israël et Chypre ont renforcé leur présence navale dans ce secteur proche des réserves de gaz. 

Ni Israël, ni Chypre n’ont informé de ces tirs turcs du fait qu’ils ont été opérés dans les eaux internationales. Toutefois, vendredi 23 décembre, le président chypriote a décidé de briser ce silence afin de dissuader la Turquie de prendre d’autres initiatives militaires d’intimidation. 

Lors de visites dans des bases militaires et à la garde nationale chypriote, le président Christofias a déclaré feremement : « Si la Turquie ne change pas sa diplomatie des embarcations à canons et si elle ne cesse de jouer le sherif du secteur, les implications ne seront pas bonnes pour toute la région, ni pour le peuple turc, et surtout, pas pour les Turcs chypriotes. » 

Il n’est donc pas fortuit que dans une telle conjoncture, fait sans précédent, le complexe israélien de la Défense ait ordonné à la société Elta, une filiale de l’Industrie aéronautique israélienne (IAI), et à la société El Op, filiale d’Elbit Systems, de ne pas transférer les systèmes optroniques de renseignements LOROP ( Long Range Oblique Photography) à l’Armée de l’air turque. C’est un contrat signé de 150 millions de dollars qui a été ainsi unilatéralement annulé par la Défense israélienne. La raison officielle invoquée pour cette mesure est la crainte que des technologies israéliennes avancées de radar SAR et optroniques seraient transférés par les Turcs à des éléments ennemis comme l’Iran. 

Néanmoins, les sources de Debkafile indiquent que la date de l’annonce de cette décision a été fixée comme réaction aux tirs et aux menaces turques autour des réserves de gaz israéliennes et chypriotes. 

Jérusalem, Athènes et Nicosie sont coordonnées entre elles dans leurs politiques économiques et de défense en relation au développement des champs de gaz dans la Mer Méditerranée. 

Entre autres, cette coordination se concrétise par le fait que les forages de gaz israéliens et chypriotes sont effectués par la même société Noble Energy Inc dans laquelle deux sociétés israéliennes sont partenaires : Delek Drilling LP et Avner Oil Exploration LLP. Les sociétés israéliennes ne participent pas directement aux forages de Chypre. En effet, c’est la société nationale chypriote qui est la partenaire locale de la société américaine. 

La raison principale est que trois pays estiment que le potentiel de gaz se trouvant dans la Méditerranée et qui, en grande partie n’a pas encore été découvert, peut en faire les fournisseurs de gaz à l’Europe sans que cette approvisionnement ne dépende des gazoducs russe et turc. 

Lundi 19 décembre, la société Noble Energy a annoncé que les réserves de gaz découvertes dans Leviathan seraient supérieures de 6,3% à ce qui avait estimé auparavant. L’estimation antérieure mentionnait des réserves de 16 trillions de pieds cube. L’estimation remise à jour parle de 20 trillions de pieds cube. 

Selon Debkafile, Chypre est sur le point d’annoncer l’existence d’un nouveau champ de gaz juste en face du champ israélien. Les premières estimations mentionnent au moins 10 trillions de pieds cube de réserves dans ce nouveau champ. 

A Jérusalem et à Nicosie, avec cette nouvelle annonce non encore publiée, on évalue que les Turcs ne feront qu’intensifier leurs agitations militaires autours des champs de gaz israéliens et chypriotes. 

A l’approche de cette annonce chypriote, Nicosie a dépêché sa Ministre des Affaires étrangères, Erato Kozakou Marcoullis, à Washington où cette dernière a rencontré son homologue américain, la Secrétaire d’ Etat Hilary Clinton. Elle a ainsi obtenu le soutien de l’Administration américaine pour la poursuite des prospections de gaz et de pétrole dans la région et pour le rejet des menaces turques. 

Clinton a affirmé à la Ministre chypriote que Nicosie doit poursuivre ses forages de gaz et ignorer les pressions turques. A sa sortie de Département d’Etat, Marcoullis a déclaré que les chances de développement des sources de gaz ont déjà fait accroitre de façon dramatique l’importance stratégique de Chypre dont le litige avec la Turquie est ancien. 
par Meir Ben-Hayoun 
http://www.juif.org/go-news-165164.php

vendredi 30 septembre 2011

Incident aérien au dessus de Chypre occupée

Un incident aérien coupable d’être un “cassus belli” de plus aux yeux de la force occupante turque ? L’équipage à bord d’un navire d’exploration turque qui recherche illégalement des poches de Gaz près de l’ile de Chypre a affirmé que deux avions et un hélicoptère israélien ont survolé la zone jeudi soir.
Selon un article publié vendredi dans le journal turc Vatan Quotidien, deux F-15 ont survolé Chypre, tant son espace aérien grec que celui occupé illégalement par la Turquie, tout en ignorant volontairement les avertissements des contrôleurs aériens turcs.
Le rapport, qui a fait la une du journal, ajoute que les israéliens on reculé que quand des F-16 sont venus les menacer.
Au bureau de Tsahal avec qui JSSNews est en contact, on ne sait rien à propos de l’affaire.
La semaine dernière, Erdogan a lancé un forage exploratoire dans la Méditerranée orientale, manière de cracher au visage de Chypre, de la Grèce et d’Israël.
L’État de Chypre du Nord n’est reconnu que par la Turquie. L’ONU considèrent la partie nord de l’île comme occupée par la Turquie où les forces armées turques maintiennent une présence militaire de près de 30 000 hommes.
Avi Retschild – JSSNews

dimanche 18 septembre 2011

La question n’est pas : si Erdogan va perdre la face, mais quand


Les sites chypriotes et grecs nous alertaient, il y a peu, de l’arrivée imminente de sous-marins nucléaires russes dans leur région. Qu’est-ce à dire ?
Il existe un consensus international sur les droits conjoints de Chypre et d’Israël à développer leur exploitation sous-marine des ressources pétrolières et gazières, dans leur Zone d’Exclusion Economique. L’avertissement russe démontre que, loin d’une compétition contre les entreprises américaine et israélienne, Noble Energy et Delek, la Russie est prête à participer à la protection de ces champs énergétiques. Moscou est intéressé à passer un accord de long terme avec la Grèce et Israël, installant un pipeline entre Athènes, Ashkelon, puis Eilat, vers l’Asie du Sud-Est. Gazprom s’allierait pour contourner le « guichet » imposé par la Turquie. Laquelle tire l’essentiel de sa richesse du noeud de conductions des énergies qui traversent son territoire, depuis l’Asie Centrale.
 La véritable concurrence oppose, au contraire, la Turquie à la Russie, sur deux plans : l’accès maritime en Méditerranée et la course au contrôle monopolistique des ressources et de leurs débouchés vers l’Europe et l’Asie. Comme nous l’expliquions, il y a quelques temps , la petite île de Chypre est la clé du contrôle stratégique des côtes syriennes, donc de ses ports, où mouillent les navires russes (à Tartous). Elle est aussi indispensable à l’Europe et à la marine de l’OTAN qui accoste dans ses criques. Non content d’être en froid avec Israël, l’adjoint d’Erdogan, Besir Atalay menace, maintenant, de suspendre tous les accords turcs avec l’Union Européenne, si l’île chypriote occupe la présidence tournante de l’institution bruxelloise, en juillet 2012. 
La Turquie islamiste entend démontrer au monde entier sa capacité de nuisance, sur tous les sujets. Et c’est ainsi que, pas à pas et de provocation en provocation, elle construit son superbe isolement, qui risque, bientôt, de la rendre plus « insulaire » que les plages chypriotes…
  Ankara joue, aussi un rôle éminemment ambigu, dans l’insurrection syrienne en cours, où il s’agit de se gagner l’estime de l’opposition tout en s’affirmant comme le médiateur indispensable pour le régime d’Assad. Les Russes l’ont compris et flairé le danger d’être mis sur la touche, en cas d’entente (improbable à cette heure) entre les parties. Une délégation de sénateurs russes s’est rendue à Damas, menée par le vice-président du Conseil de la Fédération, Ilias Oumakhanov. Elle réaffirme l’opposition russe à toute « ingérence extérieure » : il faut y lire, bien sûr, le poids des Etats-Unis et de l’Europe, mais aussi leur naïve délégation à Erdogan pour masquer leur impuissance à peser sérieusement sur le destin final d’Assad.
 Là encore, la Turquie verrouille les issues et s’impose comme le champion de toute négociation ultérieure. Néanmoins, les membres de l’opposition syrienne ruent dans les brancards et dénoncent un double-jeu turc devenu trop criant : vendredi, les opposants accusaient Erdogan d’avoir livré un officier supérieur déserteur, le Lt. Col. Hussein al-Harmoush aux tortionnaires d’Assad. Peu de temps après, le gradé apparaissait face aux caméras, exploité comme « témoin à charge » contre les ennemis du régime. Il était réfugié politique en Turquie, lorsque son sort a été réglé entre Erdogan, son chef du renseignement, Hakan Fidan et la police secrète syrienne. Un proche, Omar Al Muqdal, témoigne devant CNN, que le colonel avait rendez-vous avec un membre de la sécurité turque. Celui-ci ne l’a jamais ramené au camp de réfugiés où il résidait provisoirement, mais l’a livré aux loups d’Assad. D’autres décèlent des signes évidents de torture dans la prestation imposée devant les écrans de la TV syrienne.
 Ce double-jeu permanent des services turcs prend, même, des allures de crise interne : jeudi dernier, Erdogan a accusé, à nouveau, Israël, d’être à l’origine de la diffusion, dans tous les grands médias turcs, d’enregistrements, théoriquement « secrets », des négociations tenues par le chef du renseignement, Hakan Fidan avec les responsables du PKK. Jusqu’alors, le Gouvernement niait toute approche de cet ordre avec un groupe réputé « terroriste ». Plutôt que de se justifier de ce changement de cap et de répondre aux mises en cause des partis d’opposition, le démagogue Erdogan s’est contenté de rejeter la faute interne sur un pays-tiers : le problème, pour lui, n’est donc pas le contenu de ces bandes qui mettent en question sa probité et sa posture officielle, mais qui les a fait publier. La vieille théorie conspirationniste qui galope dans les rues moyen-orientales durera quelques temps. Elle n’empêchera jamais Erdogan d’avoir des comptes à rendre à son peuple. Il dit vouloir défendre bec et ongles son protégé Fidan, martelant que cet homme a été désigné comme pro-iranien par « les Sionistes » et que c’est la raison du « complot ». Barak, en effet, l’avait mentionné comme un risque de transmission d’informations sensibles jusqu’alors partagées entre Ankara et Jérusalem, aux Mollahs de Téhéran. Ce n’est un secret pour personne que Fidan est devenu, depuis son poste d’observateur nucléaire, à Vienne, un intime des « négociateurs » iraniens sur le nucléaire et qu’il est à l’origine de « l’offre » turco-brésilienne destinée à contourner les sanctions.
 Deux leaders de l’opposition nationaliste, Kemal Kılıcdaroglu et Devlet Bahceli, ont exigé la démission immédiate de Tayyip Erdogan et de son protégé, pour atteinte aux intérêts de l’Etat. C’est que, d’un côté comme de l’autre, on ne plaisante pas avec l’autonomie ni la stigmatisation officielle, au moins, des dirigeants des groupes armés kurdes.
 Erdogan accuse aussi Israël d’avoir livré des drones aux équipements électroniques incomplets, après avoir chassé ses experts en aéronautique. Ils ne lui sont d’aucune utilité contre les Kurdes des montagnes. Incapable de réduire ce petit peuple rebelle, ce n’est pas, non plus, demain, qu’il osera s’opposer aux sous-marins russes, aux marines et aviations israélo-greco-chypriotes, appuyées en sous-main, par l’Europe et les Etats-Unis.
 A cela s’ajoute la confirmation de la crise « à la Grecque » qui menace l’économie turque sous le règne de l’AKP islamiste. Guy Bechor confirmait, dans Ynetnews du jeudi 15 septembre, bien des données que nous avancions dès le 4 du même mois . Le déficit budgétaire grec est à 10%, celui de la Turquie, à 9, 5%. C’est donc une question de semaines ou d’heures, avant que la façade de santé économique insolente ne s’écaille. Comparativement, celui d’Israël se situe entre 3 à 2% dans l’année en cours. La « croissance » turque est affaire de manipulation financière. Les banques ont concédé des prêts à des taux défiant toute concurrence. A ce tarif-là, entreprises et populations ont emprunté des sommes colossales, pour des biens durables ou immédiatement consommables. Elles vivent donc à crédit. C’est ainsi qu’Erdogan s’est acheté un électorat, plutôt que celui-ci n’a adhéré à son programme islamiste et défiant à l’égard d’un monde extérieur qu’il ne pourra bientôt plus rembourser. Désormais, le déficit ainsi entretenu frise les 10%, où les voyants rouges ont commencé à s’allumer. La dette externe a doublé en 18 mois, en pleine période électorale favorable à Erdogan.  Oui, mais voilà, il va bien falloir, à un moment donné, passer à la caisse et rendre des comptes. Le taux de chômage grimpe à 13%, la monnaie locale se dévalue vis-à-vis du dollar, la bourse d’Ankara a perdu 40% de sa valeur au cours des 6 derniers mois.
 Dès les 1ers signes de sa débandade économique, ses opposants, les journalistes bâillonnés, les avocats jetés en prison, les militaires condamnés injustement pour « complot », les leaders de l’opposition, fonderont sur le cercle rapproché du Gourou islamiste régional et, semaines après semaines, le mettront en pièces.
 Il aura alors, perdu la face en Méditerranée, vraisemblablement à l’égard des montagnes kurdes, puisque sans technologie pour les vaincre, il aura perdu ses alliances avec la Syrie et l’Iran, n’aura entraîné que le prurit de la rue égyptienne, chauffée à blanc contre Israël, durant des générations, se sera mis l’Europe et la Russie à dos.
Peut-être, alors, lui restera t-il l’issue de l’exil pour échapper à un procès, dernière fashion victim d’un possible « Printemps turc » ?
 Par Marc Brzustowski
Copyright © Israël Flash - Reproduction autorisée sous réserve de mention de la source. 

vendredi 16 septembre 2011

Gaz et pétrole : Erdogan renvoyé dans ses cordes par les sous-marins russes


La Russie envoie des sous-marins nucléaires pour patrouiller dans les eaux chypriotes. 

La Russie a envoyé deux sous-marins nucléaires pour patrouiller dans les eaux de l’Est de la Méditerranée autour de Chypre et renforcer ainsi les droits de l’île d’explorer les ressources de gaz et de pétrole présentes sous la mer, dans ses eaux territoriales, selon une information de http:///www.defencenet.gr, citant un porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères…

Alexander Lukashevich a affirmé que la Russie appuie Chypre et garantit sa sécurité quand elle est menacée. « Selon la convention de l’ONU sur les Lois Internationales, et parmi 162 autres états signataires, y compris Chypre, tout Etat dispose de droits souverains dans sa ZEE pour explorer, exploiter et protéger aussi bien ses ressources naturelles vivantes et non-vivantes, y compris l’eau, le bassin maritime et les richesses du sous-sol », a déclaré Lukashevich, dans des commentaires qu’il a fait le 19 août, rapportés par Defencenet.gr (en Grec).
Jusqu’à présent, il n’y a eu aucune réaction de la part du Ministère des Affaires étrangères (chypriote) concernant des rapports selon lesquels des sous-marins russes seront envoyés pour protéger Chypre de toute menace militaire potentielle provenant de Turquie. Le Ministère des affaires étrangères interrogé par téléphone n’a pas encore répondu à ces questions. De même, un coup de fil à  l’attaché à l’Ambassade de Russie est resté sans réponse.
Les sous-marins sont censés être sur site depuis le début septembre, et sont interprétés comme un avertissement clair à la Turquie, de se tenir à bonne distance des sites de forage de Noble Energy, dans le Bloc 12. Noble est sur le point de commencer à explorer les réserves de gaz sous-marines au début du mois d’octobre, aux côtés de la compagnie énergétique israélienne Delek, qui a conclu un accord avec Noble Energy, partageant ainsi la licence d’exploitation avec Chypre, selon un reportage du site Globes.co.il.
La Ministre des Affaires étrangères, Erato Kozakou-Marcoullis vient juste d’accomplir une visite en Israël, pour discuter de l’exploration des hydrocarbures sous-marins, avec le Président d’Israël, Shimon Peres, le Premier Ministre Benyamin Netanyahou et le Ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman. Les intérêts d’Israël et de Chypre sont étroitement convergents, après la signature, par les deux pays, d’un accord délimitant leurs frontières maritimes, à la fin 2010. L’accord a aussi mené à un traité de coopération sur l’exploitation des réserves sous-marines et à des relations diplomatiques plus étroites, le Président Peres devant rendre visite à Chypre dans un proche avenir.
La Turquie n’a, bien entendu, pas souhaité commenté cette évolution et est l’un des pays qui n’a pas signé la convention de l’ONU sur le Droit des Mers, qui est en vigueur depuis 1994. 162 pays ont ratifié la Convention, y compris Chypre et la Grèce.
Le 19 août, la Turquie a renouvelé ses menaces à peine voilées contre Chypre, au sujet de l’exploration sous-marine des réserves de gaz et de pétrole, à travers la déclaration de son Ministre des Affaires étrangères, déclarant : « L’Administration chypriote grecque ne représente pas, en droit ni de fait, les Chypriotes turcs, ni même Chypre dans son ensemble ».
Les accords bilatéraux entre Chypre, le Liban et Israël sont des “actions unilatérales” qui pourraient voir dérailler les déclarations orales, laissant émerger de nouveaux conflits par un accroissement des tensions dans la région, selon cette déclaration.
“Ces actes hors-la-loi créent une tension dans la région, compromettent et préjugent de l’existence des Chypriotes turcs et de l’égalité de leurs droits inhérents sur les ressources naturelles de l’île”, a affirmé le Ministre turc des Affaires étrangères.
En réponse, la Ministre des Affaires étrangères récemment nommée, Erato Kozakou-Marcoulis, a affirmé que les déclarations de la Turquie relevaient de « l’imposture” et qu’elle pourrait décider de porter plainte au Conseil de Sécurité de l’ONU et devant l’Union Européenne. Et le Président Demetris Christofias a appelé la Communauté Internationale à mettre un terme à son silence quant à l’attitude menaçante de la Turquie envers Chypre.
En coulisses, la Communauté Internationale soutient Chypre, en ce qui concerne ses droits d’exploitation pétrolière, si on s’en tient aux câbles américains, diffusés par Wikileaks. Ch. Le Plan du gouvernement d’autoriser des compagnies américaines comme Noble Energy et d’autres, à forer dans sa Zone Exclusive Economique est bien dans le cadre de ses droits juridiques et la Turquie n’a aucun « leg juridique à faire valoir à ce sujet », d’après un câble confidentiel datant de 2007, en provenance de l’Ambassade américaine à Nicosie.