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vendredi 23 août 2013

Une Egypte sans les coptes ne pourrait plus être l'Egypte

Un opposant à Morsi brandit une copie du Coran et une croix chrétienne durant un rassemblement place Tahrir, vendredi 5 juillet.

En l'espace de quelques jours, après le renversement du président Morsi, plusieurs dizaines d'églises ont été incendiées en Egypte, ce qui ne s'était jamais vu. Des hommes déchaînés s'en sont pris également à des centres sociaux, des habitations ou des magasins appartenant à des chrétiens. Selon un blogueur islamiste, ce serait la réponse au "complot fomenté par les coptes" pour donnerau général Al-Sissi, ministre de la défense"mandat de tuer des musulmans".

Il est vrai que les coptes ont activement participé à la mobilisation de millions de personnes dans le but de destituer le chef de l'Etat et que leur nouveau pape, Tawadros II, a solennellement donné son aval à l'initiative de l'armée, en compagnie du cheikh Al-Tayyeb, grand imam d'Al-Azhar. Mais cela ne suffit pas àexpliquer, et encore moins à justifier, les violences antichrétiennes, d'ailleurs bien antérieures aux derniers événements, même si elles ont connu un regain d'intensité dans un climat général d'insécurité.
Cela fait près de trois ans que les coptes vivent sur des charbons ardents. Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2011, quelques semaines avant la chute d'Hosni Moubarak, une bombe explose devant une église d'Alexandrie, où des fidèles sont réunis pour célébrer le Nouvel An. 21 morts et 79 blessés. Fous de douleur, de jeunes chrétiens s'en prennent violemment aux forces de l'ordre et mettent en cause le pouvoir, accusés de ne pas les défendre. Celui-ci refuse devoir le caractère confessionnel de cet attentat, qu'il attribue, comme d'habitude, à une main étrangère, désireuse de briser l'unité nationale.

FRATERNISATION DE LA PLACE TAHIR
Pendant les dix-huit jours de soulèvement contre Moubarak, pas un seul incident confessionnel ne survient en Egypte. On assiste, au contraire, sur la place Tahrir, à une fraternisation spectaculaire entre musulmans et chrétiens, qui rappelle les années 1918-1921, quand des foules immenses, brandissant des drapeaux frappés du croissant et de la croix, réclamaient aux Anglais l'indépendance du pays. Le vieux pape Chenouda III avait déconseillé à ses ouailles de s'engager dans le mouvement, mais il n'a pas été entendu. Heureusement pour les coptes ! Ils auraient payé très cher le fait d'être restés à l'écart de la "révolution du 25 janvier", célébrée jusqu'à aujourd'hui par toute l'Egypte, y compris par ceux qui l'ont trahie.

La suite est moins rose. Quand l'armée prend les commandes, après avoir lâché Moubarak, tout ce qui avait marqué la place Tahrir (civisme, absence d'idéologie, solidarité confessionnelle) va se retourner comme un gant. Des salafistes déchaînés s'en prennent violemment aux chrétiens. En octobre 2011, l'incendie d'une église à Assouan donne lieu à une manifestation de protestation au Caire. Elle est réprimée avec une brutalité stupéfiante : 28 morts et des centaines de blessés.
Une église copte attaquée à Minya, le 14 août.
Aujourd'hui, pourtant, les coptes font partie de ces millions d'Egyptiens qui soutiennent les forces de l'ordre, sans mettre en cause leurs méthodes. Jamais ils n'ont été aussi unis, derrière leur hiérarchie. Le climat nationaliste qui règne actuellement les galvanise. Ils en oublieraient presque les agressions dont ils sont victimes. De manière significative, Tawadros II vient de déclarer : "L'incendie de nos églises est un acte d'offrande que nous présentons sur l'autel du sacrifice pour que vive l'Egypte." Et, de manière tout aussi significative, des entrepreneurs musulmans se sont déclarés prêts à fournir gratuitement des matériaux pour la reconstruction de ces lieux de culte... Les coptes sont aujourd'hui les premiers à dénoncer l'attitude des capitales occidentales, les accusant de ne rien comprendre ce qui se passe en Egypte. Pour eux, les Frères musulmans sont"des terroristes", de mèche avec les fanatiques qui brûlent leurs églises et avec les djihadistes qui tuent des policiers dans le Sinaï. A l'inverse, ils ne tarissent pas d'éloges sur l'Arabie saoudite, considérée jusqu'à présent comme la matrice de l'islamisme, la source de tous leurs maux.

UNE NOUVELLE PAGE POUR LES CHRÉTIENS
Une nouvelle page s'ouvre peut-être pour les chrétiens d'Egypte, qui ont très mal vécu l'année écoulée. Les Frères musulmans, vainqueurs d'élections contestées - sur lesquelles les défenseurs occidentaux de la démocratie ont fermé les yeux - n'ont pas su les rassurer. Dans un premier temps, des strapontins ont été proposés aux coptes, puis on leur a fait mille difficultés quand les différentes Eglises, orthodoxe, catholique et protestantes, ont quitté la Constituante, jugée non représentative de la société égyptienne, puis se sont opposées à une Constitution concoctée à la sauce islamiste. L'actuel gouvernement provisoire, installé par l'armée, compte trois ministres chrétiens. La question confessionnelle est cependant loin d'être réglée.
D'après des statistiques officielles déjà anciennes, les coptes représenteraient 6 % de la population égyptienne, soit cinq millions de personnes. Mais, selon eux, le chiffre devrait être multiplié au moins par deux et même par trois. Toujours est-il qu'il s'agit de la plus grande Eglise du monde arabe, et l'une des plus anciennes de la planète : ce n'est pas un corps étranger qui aurait été introduit dans la vallée du Nil par une force d'occupation ou par des missionnaires occidentaux. Ces chrétiens du désert, à qui l'on doit l'invention du monachisme, ont même tendance à se considérer plus égyptiens que d'autres puisque leurs ancêtres étaient là avant la conquête musulmane, au VIIe siècle. "Coptes" (aqbat en arabe) signifiait à l'origine "égyptiens". Par la suite le mot n'a plus désigné qu'une appartenance religieuse : les coptes étant les Egyptiens qui ne se sont pas convertis à l'islam.
Jusqu'à la moitié du dix-neuvième siècle, ils ont un statut de dhimmis (protégés), c'est-à-dire de citoyens de seconde zone : ils doivent porter des vêtements distinctifs, payer une taxe spéciale, et tout prosélytisme leur est interdit. L'occupation britannique, commencée en 1882, puis la lutte pour l'indépendance, favorise leur intégration politique. Entre les deux guerres, ils jouent un rôle de premier plan dans le grand parti nationaliste, le Wafd, la Chambre des députés ou le ministère des affaires étrangères.

 DISCRIMINATIONS ET EXACTIONS
Pas un seul chrétien ne figure parmi le groupe des Officiers libres qui prend lepouvoir en juillet 1952. La grande bourgeoisie copte sera très affectée par les mesures socialistes de Nasser. Ce sont uniquement des musulmans que l'on retrouve à la tête de l'armée et des hautes fonctions étatiques : gouverneurs, dirigeants d'entreprises publiques, présidents d'université... "L'ouverture économique" inaugurée par Sadate dans les années 1970, marquées par l'alliance avec les Etats-Unis et la paix avec Israël, change la donne, mais le successeur de Nasser inquiète beaucoup les chrétiens en laissant le champ libre aux islamistes pour contrer la gauche et les nassériens.
C'est lui qui, dans la Constitution, fait de la charia "une des sources" (1971) puis"la source principale" (1980) de la législation égyptienne. Un article que les salafistes auraient voulu modifier encore l'an dernier, pour en faire la source de la législation. Son maintien a été considéré comme une grande victoire de la laïcité ! Avec Sadate, l'Etat s'est désengagé de toute une série d'actions sociales, laissant le champ libre à l'islamisme, qui continue à prospérer sous Moubarak. Un jeu très subtil s'engage alors, dans lequel le pouvoir combat les djihadistes, modernise l'Egypte, mais laisse la religion s'infiltrer partout, se sert des Frères musulmans comme épouvantail, et des salafistes pour contrer les Frères musulmans...
Paradoxalement, c'est une Egypte plus ouverte que jamais sur le monde, avec la télévision et Internet, qui connaît un repli identitaire. Le port du voile, qui tend à se généraliser chez les musulmanes, permet désormais de distinguer une chrétienne dans la rue. Aux discriminations dont les coptes sont victimes s'ajoutent, pour les plus pauvres d'entre eux, surtout en Haute-Egypte, diverses exactions, dont des enlèvements d'adolescentes mariées de force à des musulmans.
Ces dernières années, de nombreux coptes aisés ont choisi l'exil, aux Etats-Unis, au Canada ou en Europe. Le mouvement s'est encore accentué avec l'arrivée au pouvoir des Frères musulmans. Le bouleversement qui vient de se produire arrêtera-t-il cette hémorragie ? Il faudrait pour cela que le calme revienne, que la sécurité soit rétablie et que l'économie redémarre. Il faudrait aussi qu'une nouvelle Constitution garantisse réellement une égalité des citoyens, quelle que soit leur confession, et permette de mettre en place un Etat civil aux deux sens du terme, c'est-à-dire ni militaire, ni islamique. 
Une émigration massive des chrétiens serait catastrophique : non seulement elle affaiblirait considérablement l'Egypte, mais elle changerait sa nature. Une Egypte sans les coptes ne serait plus l'Egypte. Il faudrait lui trouver un autre nom.

jeudi 22 août 2013

Egypte: l'ONG Human Rights Watch appelle à protéger les coptes

Human Rights Watch a dénoncé jeudi l'attaque de 42 églises et de nombreuses écoles, maisons et entreprises tenues par des coptes en Egypte, appelant les autorités à déployer les forces de l'ordre pour mettre un terme à ces violences confessionnelles.
Depuis l'assaut des policiers et des militaires sur les rassemblements islamistes au Caire le 14 août, au moins 42 églises ont été attaquées, dont 37 ont été incendiées ou endommagées, ainsi que des dizaines d'écoles, de maisons et de commerces appartenant à des coptes, affirme l'ONG.
Dans le même temps, au moins quatre personnes --trois coptes et un musulman-- ont péri dans ces attaques au Caire et dans la province d'el-Menia, selon HRW.
"Depuis des semaines, ces attaques étaient prévisibles, des membres des Frères musulmans accusant les coptes d'avoir joué un rôle dans la destitution du président Mohamed Morsi, mais les autorités n'ont rien fait ou presque pour les empêcher", accuse Joe Stork, responsable du Moyen-Orient au sein de l'ONG.
Des habitants d'el-Menia ont affirmé à HRW que durant la semaine qui a suivi la destitution par l'armée du président islamiste Morsi le 3 juillet, les portes des maisons habitées par des coptes avaient été barrées d'une grande croix. Celles ainsi marquées pour les distinguer des maisons de familles musulmanes ont été attaquées depuis.
Certains dirigeants de la confrérie de M. Morsi ont dénoncé ces attaques mais aujourd'hui, affirme M. Stork, "les chrétiens à travers le pays se cachent dans leurs maisons, craignant pour leur vie".
Son organisation, se basant sur les témoignages de 43 personnes, dont des membres du clergé et des militants coptes, accuse les forces de l'ordre d'avoir été absentes lors de ces attaques confessionnelles.
Un prêtre à Malaoui, une ville de la province d'el-Menia, a ainsi déclaré avoir appelé les services d'urgence et la police à plusieurs reprises lors d'une attaque contre son église mais que personne ne s'était présenté.
De son côté, l'archevêque Makarios d'el-Menia, a affirmé avoir demandé en vain au Premier ministre, au ministre de l'Intérieur et à un responsable militaire d'envoyer des forces pour protéger les coptes.
Depuis le 14 août, près d'un millier de personnes ont péri en Egypte, en grande majorité dans des heurts entre forces de l'ordre et manifestants pro-Morsi.
L'armée a destitué le 3 juillet M. Morsi après des manifestations monstres de ses détracteurs qui l'accusaient d'avoir accaparé le pouvoir au profit de sa confrérie et ruiné une économie déjà exsangue.

jeudi 15 août 2013

Report on the attacks against Copts on 14 Augus

Until 7pm this afternoon, the following churches and Coptic-owned institutions in Egypt had been burned at the hands of Islamists. Watani lists them here chronologically:

Three churches and six buildings at the monastery of the Holy Virgin and Anba Abra’am in Dalga, Minya, Upper Egypt
The church of Mar-Mina in the district of Abu-Hilal in the town of Minya
The bishopric church of Mar-Girgis (St George) in Sohag, Upper Egypt
The church of the Holy Virgin in Nazla, Fayoum, Lower Egypt
The Baptist church in Beni-Mazar, Minya
Coptic-owned shops in Gumhouriya Street in Assiut, Upper Egypt
The Good Shepherd School in Suez
The Fransiscan School in Suez
The Holy Bible Society in Fayoum
The church of al-Amir Tawadros (St Theodore) in Fayoum
The church of the Holy Virgin in the district of Abu-Hilal in the town of Minya
The Catholic church of St Mark, Minya
The Jesuit church in Abu-Hilal, Minya
The church of Mar-Morqos (St Mark) and its community centre, Sohag
18 houses of Coptic families in Dalga, Minya, including the home of Father Angaelus Melek of the Holy Virgin and Anba Abra’am’s
The Evangelical church on Nassara Street in Abu-Hilal, Minya
The church of Anba Moussa al-Aswad in Minya
Coptic-owned shops, pharmacies, and a doctor’s clinic in Minya
The Jesuit church in Minya (attacked, not burned)
The St Fatima Basilica in Cairo (attacked, not burned)
St Joseph’s School in Minya (attacked, not burned)
The Nile boat al-Dahabiya, owned by the Evangelical Church in Minya
Coptic-owned shops, pharmacy, and hotels on Karnak Street and Cleopatra Street in Luxor (attacked and looted)
The church of Mar-Girgis (St George) in Wasta (attacked)
The church of St Michael on Nemeis Street in Assiut, Upper Egypt
The Adventist church in Assiut; the pastor and his wife were both kidnapped
The Greek church in Suez
The church of Mar-Girgis in Assiut
Coptic houses on Qulta Street in Assiut attacked
The church of Mar-Girgis (St George) in Arish, North Sinai
The church of St Dimiana and the Evangelical church in the village of Zerbi in Fayoum
The offices of the Evangelical foundation in Minya, and those of Umm al-Nour in Beni-Mazar, Minya
The church of Anba Antonius in Kerdassa, Giza
The bishopric church in Etfeeh, Giza

In addition to the attacks against the Copts, their churches, businesses, and property; Egyptians were aghast at attempts by the Islamists to break into the Bibliotheca Alexandrina (BA) in Alexandria and set it on fire. The BA security and staff confronted the assailants in the courtyard, and there was an exchange of gunfire. According to Khaled Azab, the BA’s media manager, the conference hall was plundered, and a number of acquisitions went missing. The glass façade was shattered.

In Deir Muwass, Minya, the locals called Watani in horror to report that 30 armed Islamists broke into the local water treatment station and cut off the water supply to the nearby villages and towns, meaning that should a fire erupt there would be no water to put it off.

Coptic youth organisations—including the Maspero Youth Union, Copts Without Chains, The Coptic Consultant Council, and the Coptic Coalition—have all condemned the attacks against the Copts and the inadequate protection they were offered. The demanded security protection, and called upon Egypt’s Muslims to join in their defence.

Father Rafiq Greiche, spokesman of the Catholic Church in Egypt, strongly condemned the attacks against churches and Christians, saying that the Copts were made to pay the price for their participation in the revolution against the Islamist regime on 30 June. He demanded that the State should take a firm stance against the assailants.
Fr Rafiq announced that the Catholic Church has called off the celebrations of the feast of the Assumption of the Holy Virgin tomorrow.

The Coptic Orthodox Church issued a statement in which it said it was closely following on the “lamentable situation” in Egypt today. The statement strongly condemned the “successive attacks against Egypt’s Christians, their churches, property and livelihoods,” and also the attacks against the Egyptian police and civilians. It called upon the Egyptian government and armed forces to defend Egyptians and maintain the unity of Egypt. It also called upon “our Muslim fellow Egyptians to stand against the vicious attack of places of worship which should never be part of any struggle.
“We pray to the One God we all worship for every Egyptian to be a shield to defend the homeland against terrorism and violence. We pray for peace and calm to reign over Egypt.”


Reported by Nader Shukry, Tereza Kamal, Basma William, Michael Victor, Samira Mazahy, Ra’fat Edward, Girgis Waheeb

Watani International
14 August 2013

mardi 26 juin 2012

L’inquiétude des coptes égyptiens

A quelques jours de l'accession au pouvoir du nouveau président égyptien, l'islamiste Mohamed Morsi, les membres de la communauté chrétienne copte d’Egypte sont inquiets. Eux, qui représentent moins de 10% de la population égyptienne, ont voté massivement pour son rival, Ahmad Chafiq. Ils voyaient dans cet ancien Premier ministre du raïs déchu un rempart face à "l'islamisme rampant" dans le pays.

"Les chrétiens ont peur de s’exprimer"

Les coptes d'Egypte ont d'autant plus les nerfs à vif que depuis que la télévision d'Etat les présente comme le principal soutien du candidat Ahmad Chafiq. "Les chrétiens ont peur de s'exprimer", explique l'un d'entre eux au micro d'Europe 1. "Nous avons eu tant de problèmes avec les musulmans", ajoute-t-il.
"Bien sûr que j'ai peur", renchérit une vieille femme interrogée par Europe 1 sur le marché du Caire. "Ils vont nous considérer comme des citoyens de seconde zone. Ils n'arrêtent pas de dire que nous sommes des Infidèles", précise-t-elle.

"Continuer à vivre ensemble"

D'autres coptes se résignent pourtant à la cohabitation avec le nouveau pouvoir et croient en l'équilibre communautaire égyptien. Dans une boutique de quincaillerie du Caire, Samir le chrétien et Mounir le musulman ne semblent ainsi pas effrayés par la situation. "Regardez, je suis chrétien, il est musulman et on rit ensemble", remarque Samir. "Cela dure depuis des années", poursuit-il,"pourquoi on ne pourrait pas continuer à vivre ensemble ?".

http://www.europe1.fr/International/L-inquietude-des-coptes-egyptiens-1145867/

mercredi 2 novembre 2011

Le massacre des Chrétiens en Egypte : ce que les media ne veulent pas savoir, Raymond Ibrahim


massacre copte egypte cair manifestation egllise brûlée assouan (Copier)

La couverture par les media occidentaux du récent massacre des Chrétiens Coptes au Caire, en Egypte – lors duquel l’armée a massacré des dizaines de Chrétiens et en a blessé plus de 300, a été – comme on en a parlé un peu plus tôt, déplorable. Elle n’a fait que répéter la propagande mensongère des media complices de l’Etat dirigeant, sans rendre compte des faits. Depuis lors, de nouvelles preuves des mensonges et de la brutalité qui entourent le massacre, ont surgi ; elles sont recueillies dans le rapport suivant, qui rassemble des faits documentés et des vidéos provenant de sources arabes – dont beaucoup n’ont pas été retransmis par les media occidentaux…

Ce rapport renseigne sur : 1) Les activités du Conseil Suprême de l’Armée égyptienne et de son dirigeant de facto ; 2) Les mensonges et les tactiques de duplicité de l’armée comme de ses porte-parole médiatiques, à la TV égyptienne, et 3) Le sentiment anti-chrétien omniprésent dans tous les aspects de cet incident.
 L’armée égyptienne
Des véhicules blindés ont intentionnellement pourchassés et roulés sur les manifestants, en tuant et en mutilant beaucoup d’entre eux.
  • Voici, peut-être la vidéo la plus explicite; elle montre un véhicule blindé fonçant à pleine vitesse et roulant en avant et en arrière, délibérément, sur des Chrétiens qui ne se doutaient de rien.
  • Cette vidéo  montre un second véhicule blindé pourchassant des manifestants, et un soldat ouvrant le feu contre la foule.
  • Cette vidéo  montre des voitures blindées roulant « amok »* à grande vitesse, au milieu de la foule, ainsi que des soldats matraquant des manifestants.
  • Un nouveau rapport de Magdi Khalil démontre que la veille de la marche de protestation prévue, un “escadron de la mort » composé de snipers s’est caché au sommet de certains immeubles, dans l’intention de tirer sur des manifestants.
  • Concernant les témoignages oculaires attestant de la brutalité du massacre, , il y en a  de nombreux, et, parmi eux, émanant de nombreux musulmans.
Les tactiques du Conseil Militaire ( ou « La guerre, c’est la tromperie« )
Nonobstant des preuves écrasantes, après les incidents, le Conseil Militaire Egyptien a tenu une conférence de presse, lors de laquelle le responsable de haut-rang, Mahmoud Hegazy, a tissé mensonge après mensonge : il a déclaré que l’armée, jamais, jamais, ne « roulerait sur des civils ; que l’idée même était « impossible, impossible ! » et « Honte à ceux qui accusent l’armée égyptienne de telles choses !… Jamais notre armée n’a roulé sur la moindre personne, même pas en combattant l’Ennemi [Israël] ».
Hegazy a dépeint les manifestants chrétiens comme étant les agresseurs, attaquant et tuant d’”honorables” soldats. Afin de prouver ce point, il a exhibé l’image d’un manifestant sur le capot d’un véhicule blindé immobilisé, projetant un caillou en direction du soldat installé à l’intérieur, et la vidéo d’un véhicule militaire – qu’il a prétendu avoir été détourné par un manifestant – roulant sauvagement en profondeur dans la foule.
Ce qu’Hegazy s’est refusé à dévoiler, cependant, c’est que le véhicule “détourné” roulait comme un « Amok », et que celui qui était immobilisé et attaqué par un manifestant, n’était qu’un seul et même véhicule : Al Dalil a révélé que ces « deux véhicules » avait la même plaque numérologique. En d’autres termes, lorsque le véhicule avec lequel le soldat pourchassait et roulait sur les manifestants s’est immobilisé, les manifestants l’ont attaqué. Les dirigeants de l’équipe TV ont manipulé délibérément la séquence vidéo pour s’exonérer et présenter les Coptes comme de violents agresseurs.
Plusieurs témoins oculaires, dont des Musulmans, ont déclaré, plus tard que, pour dissimuler les “preuves”, ils ont apercu des soldats en train de jeter les corps mutilés de ceux sur lesquels on avait roulé, dans le Nil, à proximité. De la même façon, parmi les corps gisants, un soldat musulman mort, dont l’armée a affirmé qu’il avait été tué par les manifestants, a été, en réalité tué par un tir ami—bien qu’il existe des indices qu’il ait pu être tué ailleurs, et que son corps ait été balancé parmi les autres pour y être exposé.
Comme les Coptes l’ont longtemps soupçonné, les “voyous” (al-baltagiyya) qui apparaissent toujours au cours des manifestations, en train d’attaquer les Chrétiens, semblent être des hommes de main utilisés par l’armée pour créer un prétexte afin d’ouvrir le feu et exercer sa brutalité : des témoins oculaires musulmans déclarent avoir vu ces voyous arriver avec la sécurité d’Etat. Al Dalil a montré un clip vidéo où un soldat se présente habillé en civil, infiltré parmi les manifestants coptes, et une autre vidéo montrant les voyous en train de coopérer avec l’armée.
Ce qui pourrait bien en offrir la meilleure preuve : plusieurs jours avant le massacre, lorsque les Coptes protestaient contre la destruction de leur église la plus récente, environ 20 soldats égyptiens et membres du personnel de sécurité avaient capturé un manifestant et l’avaient frappé sans merci (tout en le désignant comme « infidèle », histoire de remettre le matraquage dans son contexte). Mélangé parmi les militaires (en uniformes de camouflage) et la sécurité (en uniformes noirs), se tient ce qui apparaît être un civil en vêtement de ville, qui est en train de poignarder avec un couteau le manifestant chrétien à la tête, plusieurs fois de suite ;  la victime a, un peu plus, tard, a reçu 20 points de suture. L’homme en vêtement civil est, plus probablement, un membre de l’armée ou de la sécurité, vêtu en civil pour des objectifs d’infiltration, sans quoi il n’aurait pas eu la possibilité de circuler parmi eux de façon aussi familière.
Le Rôle de la télévision d’Etat égyptienne (ou « La guerre, c’est la tromperie« )
“La télévision égyptienne” – démontrant, sans surprise, que les médias sous tutelle de l’Etat servent toujours les régimes dictatoriaux – a purement et simplement propagé les mensonges du Conseil militaire.
Alors même que les véhicules blindés étaient en train de faucher les manifestants chrétiens, la TV égyptienne programmait une brochette de journalistes déclarant : “A l’aide! Les Coptes sont en train d’assassiner nos héroïques soldats patriotes et de brûler le Coran ! ». Une séquence sur la TV égyptienne a montré un reporter outragé condamnant les Chrétiens – « comme s’ils étaient l’ennemi israélien » -pour le meurtre de « nos nobles protecteurs [soldats], qui n’ont jamais tiré un seul coup de feu ! ». Pour toute conséquence, de nombreux musulmans sont descendus dans la rue, attaquant brutalement les Chrétiens et leurs biens.
La TV égyptienne a aussi menti en affirmant que trois soldats avaient été tués entre les mains des Coptes ; des responsables de la station TV ont, plus tard, avoué d’avoir maquillé les faits. Ceci, cependant, n’a pas arrêté un flux d’ éditoriaux en Egypte, accusant les Chrétiens de leur propre massacre.
Du fait de la désinformation de la Télévision égyptienne, plusieurs reporters égyptiens l’ont condamnée sans équivoque. La présentatrice Dina Rasmi a déclaré : “J’ai honte de travailler pour cette chaîne méprisable… La Télévision égyptienne a, effectivement, appelé à la guerre civile entre les Musulmans et les Chrétiens… La TV égyptienne a prouvé qu’elle n’est que l’esclave de ceux qui dirigent ». Un autre présentateur de nouvelles, Mahmoud Yousif, a annoncé qu’il “se lavait les mains de ce que la TV égyptienne programmait”.
Haine anti-Chrétienne
Quoi qu’il devrait être clair que le sentiment anti-chrétien a alimenté ce dernier massacre musulman contre les minorités chrétiennes, quelques particularités sont les suivantes :
  • Les soldats hurlaient « Allahu Akbar! »["Allah est le plus Grand ! », le cri de guerre islamiste]. Et maudissaient les « Infidèles », alors qu’ils s’approchaient et attaquaient les manifestants – ce qui, bien entendu, n’est pas aussi éloigné de l’ordinaire, quand on considère que, même dans les temps anciens et dans les films, l’armée égyptienne était appelée la Jihadiyya [l’organisation qui répand la guerre sainte].
  • Une vidéo d’un soldat qui se vante d’avoir tiré sur un Chrétien dans la poitrine, est salué par la foule autour de lui, aux cris d’ »Allahu Akbar ! ».
  • Après l’incident, le Dr. Hind Hanafi, président de l’Université du Caire, a recommandé de séparer les blessés chrétiens des musulmans blessés et admis à l’hôpital, et ainsi, d’institutionnaliser la discrimination religieuse, même dans les hôpitaux.
Conclusion
Un massacre à ce niveau ne s’est jamais produit durant le règne de trente ans du Président Moubarak chassé du pouvoir, et pourtant, Moubarak est accusé de “crimes contre les Egyptiens”. Qu’en est-il du conseil militaire ? Il a commis  de bien plus grands crimes – quoi qu’il ne soit aux affaires que depuis moins d’un an. Saddam Hussein a été condamné par la Communauté Internationale pour avoir fait usage de gaz chimiques contre son propre peuple, où sont donc passés la « Communauté Internationale », les médias, et les soi-disant groupes des droits de l’homme, lorsqu’il advient qu’un gouvernement se rue contre ses propres civils avec des tanks et en mettant sur pied des « escadrons de la mort » de snipers qui leurs tirent dessus ?
Finalement, si ce rapport témoigne de crimes contre l’humanité, considérons ce qu’il nous dit de la diplomatie. Si les cercles dirigeants égyptiens mentent et trompent pour réprimer ses propres citoyens « infidèles », quel « crime » cela constituait-il d’objecter contre la destruction continuelle de leurs églises — et à quel point cela peut-il être crédible [et prémonitoire] pour les « infidèles » étrangers que sont Israël et les Etats-Unis ?
Raymond Ibrahim, spécialiste du Moyen-Orient et de l’Islam, est chercheur au Centre David Horowitz pour la Liberté et chercheur associé au Forum sur le Moyen-Orient.

http://www.hudson-ny.org/2544/egypt-massacre-christians-media 


Adaptation : Marc Brzustowski. 



lundi 10 octobre 2011

23 morts et 174 blessés au Caire

Les autorités égyptiennes ont décrété dimanche soir un couvre-feu dans le centre du Caire après les violences qui ont opposé manifestants chrétiens et forces de l’ordre
Couvre-feu de 02H00 du matin à 07H00 (00h00 à 05H00 GMT) dans le secteur de Maspero et jusqu’à la place Abbassiya », a indiqué la chaîne de télévision publique dans un bandeau. Les heurts avaient commencé à Maspero, devant le siège de la télévision publique, dans le centre-ville. La place Abbassiya, plus à l’est, se trouve à proximité de la principale cathédrale copte du Caire. Les Coptes (6 à 10 % de la population égyptienne) protestaient contre l’incendie d’une église dans le gouvernorat d’Assouan, en Haute Egypte. Ces affrontements ont fait 23 morts et 174 blessés, selon un bilan du ministère de la Santé cité en fin de soirée par la télévision.
L’un des manifestants décédés vus par un journaliste de l’AFP avait le visage écrasé au point d’être méconnaissable. Le chaos régnait dans l’hôpital copte où les familles hurlaient leur colère. « Un véhicule de l’armée a roulé sur cinq manifestants », a dit à l’AFP le père Daoud, un prêtre copte. « Voici son cerveau », a-t-il ajouté en parlant du manifestant au visage défoncé, en montrant de la matière blanche dans un sac en plastique. Des blessures par balles étaient visibles sur certaines des dépouilles.
Le Premier ministre Essam Charaf a appelé chrétiens et musulmans de son pays à ne pas céder aux « appels à la sédition ». « Ce qui se passe, ce ne sont pas des affrontements entre musulmans et chrétiens, ce sont des tentatives de provoquer le chaos et la sédition, ce qui n’est pas convenable pour les enfants de la patrie qui étaient et resteront une seule main contre les forces du vandalisme (…) et de l’extrémisme », a-t-il dit sur sa page officielle sur Facebook. « Je m’adresse à tous les enfants de la patrie qui veillent à son avenir, pour qu’ils ne cèdent pas aux appels à la sédition car c’est un feu qui brûle tout le monde et ne fait pas de différence entre nous », a-t-il ajouté.
M. Charaf s’est entretenu avec des dirigeants de la police, de l’armée et de l’Eglise copte pour tenter de contenir la situation au plus vite, a indiqué l’agence officielle Mena.

Ceux qui connaissent les pays arabes se sont tous méfiés de ces révolutions dites "démocratiques". Ils savent que l'islam pose ses jalons et profite des mouvement de foule pour s'imposer politiquement. L'islam est non seulement un programme religieux, mais également un système politique avec ses propres lois et sa justice religieuse qui priment sur le droit démocratique issu des urnes. Le système politique islamique qui est hégémonique, xénophobe et sectaire refuse la démocratie et peut donc être qualifié de fascisant. Les non-musulmans n'ont plus leur place en "terre d'islam" où la purification religieuse continue . Le Liban, où la population chrétienne est passée de plus de 50% à 30% environ en 25 ans est un exemple saisissant du prosélytisme islamique qui s'étend maintenant largement à l'extérieur de leurs territoires historiques où ils sont resté confinés jusque dans les années 70.
Verrons-nous des émeutes chrétiennes pour défendre ce 10% de la population égyptienne ?
Je ne peux fermer les yeux sur des réalités troublantes. La Turquie, pour ne citer qu'un seul argument historique vérifiable, comptait environ 22% de chrétiens au début du 20ème siècle. Elle en compte aujourd'hui tout juste 0,32%. Est-il encore permis de se poser des questions, en Europe, sans se sentir mal à l'aise et, surtout, sans être montré du doigt ?

dimanche 11 septembre 2011

Des musulmans mettent en état de siège un village chrétien de Haute Égypte et menacent de raser son église


La construction de l’église copte Saint-Georges du village d’Elmarinab près d’Edfou (province d’Assouan, Haute Égypte), remonte à plus d’un siècle. Elle fut bâtie en briques crues et son toit était en branches de palmier. Une église bien modeste qui a, évidemment, souffert des outrages du temps et était devenue impropre au culte et même dangereuse pour les fidèles. Dans ce village majoritairement chrétien, ce lieu de culte devait donc être reconstruit. L’église obtint donc le permis de construire du gouverneur d’Assouan en juin 2010 et les plans furent agréés par l’administration. Mais une fois édifiée en juin de cette année et de nouveau ouverte au culte, avec sa croix, ses cloches et ses petits dômes, l’église a été considérée comme insultante pour les musulmans du village qui ont rameuté des musulmans de villages voisins, auxquels se sont joints des militants salafistes dont le rôle, comme toujours, est d’exciter les musulmans contre les chrétiens. Ils exigent que l’église soit rasée et, pour y contraindre les chrétiens, ont organisé un blocus total du village empêchant les chrétiens d’en sortir ou d’y entrer, les privant de tout ravitaillement et incendiant leurs champs. Les autorités, alertées, ont été obligées d’y dépêcher des forces militaires chargées également de réunir les parties prenantes et d’obtenir un compromis lequel n’a toujours pas été conclu. Les musulmans ont promis d’attaquer aujourd’hui même l’église, après les prières du vendredi, et de la transformer en mosquée. Les jeunes chrétiens occupent leur église près à la défendre contre toute attaque et tentatives de déprédations. Au-delà de ce nouvel incident lamentable, le nouveau pouvoir égyptien est placé dans une situation délicate, car les Frères Musulmans, qui ont le vent en poupe, ont fait savoir, sans ambiguïté pour une fois, que plus aucune église chrétienne ne serait désormais construite en Égypte, que celles qui auraient été détruites ne seront jamais reconstruites et que toutes les églises restantes n’auraient plus le droit d’arborer de croix ou de faire sonner leurs cloches…
Daniel Hamiche
Source : Assyrian International News Agency
Le fondamentalisme et l’intégrisme musulmans sont les fossoyeurs de l’Islam car ils s’opposent à l’intelligence et la culture. Toutes ces manifestations sont le signe de la peur de l’attraction irrésistible d’une religion qui dit « aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent » face à une religion qui propage la haine et la mort! Cela dit, ce n’est pas pour cela qu’on doit rester à rien faire…Outre les actions auprès de nos dirigeants et mandataires européens, ne pourrait-on mobiliser les touristes chrétiens en leur demandant de déserter l’Egypte et ses croisières sur le Nil en faisant savoir leur motivation.L’Egypte des pharaons pourra bien attendre!


C'est cela le printemps arabe démocratique que le gros Louis Michel voulait nous vendre ce midi à la télé!