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jeudi 8 juin 2017

DES DJIHADISTES KOSOVARS !

Voici l’image d’un djihadiste d’origine Kosovar, membre de DAESH et qui prend part aux combats actuels près de Palmyre en Syrie.
On savait que l’ancienne province serbe, qui a fait sécession, était gangrenée depuis un moment par l’idéologie wahhabiste.
En voici, une nouvelle confirmation !

Ne pas oublier qu'encore une fois les USA et l'OTAN ont aidé les Kosovars dans la guerre contre les Serbes. 

mercredi 21 septembre 2016

Les camps de l’Etat Islamique au Kosovo

Des camps à côté de la base américaine de Bondsteel, grosso-merdo, des voisins qui se connaissent très bien, vu que lesdits terroristes sont les larbins des autorités américaines (CIA et CIE). On se souvient de la raclure albano-musulmane, ancienne merde de sous-traitants de la CIA et exfiltrée par les militaires américains à Bondsteel, cette crapule a fait exploser le bus Nish Express, bondé de serbes en 2001, avec comme résultat plusieurs morts. Rien de nouveau.

http://visegradpost.com/fr/2016/09/07/les-camps-de-letat-islamique-au-kosovo/


Plusieurs camps d’entrainement de l’Etat Islamique ont été « découverts » au Kosovo. Des centaines d’hommes, pour beaucoup albanais, y apprennent l’arabe, étudient une certaine version du Coran, et suivent un entrainement militaire, sous les ordres d’hommes du Califat et d’anciens militaires de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK).

Ces camps, dont pour l’instant seulement cinq ont été mis à jour, se situent à Ferizaj, Gjakovica, Dečani, Prizren et Pejë, au Kosovo, dont la superficie est de 10.887 km2.

Le Kosovo est encore sous le protectorat de l’OTAN et de l’Union européenne, ce qui implique la présence de leurs forces militaires.

Par exemple, le camp d’entrainement de Daesh de Ferizaj se trouverait à quelques kilomètres du camp Bondsteel, plus grande base militaire que les Etats-Unis aient jamais implantée à l’étranger depuis la guerre du Vietnam, et qui officiellement est occupée par 7000 soldats et civils. Ou près de Gjakovica, où siège le détachement aéronautique Amiko (Aéronautique militaire italienne au Kosovo) et où se trouve un autre camp de Daesh, tout près des installations de la mission Kfor, mission de l’OTAN, et dont l’un des rôles principaux, à en croire la page internet de la mission, est de « contribuer à un environnement sûr et sécurisé ». Et près du camp de Pejë, se situe la base militaire « Villaggio Italia ».

Ces nouvelles ont été rendues publiques par les médias après l’arrestation de quatre Kosovars qui sont accusés d’être des membres de l’Etat Islamique. Ce genre arrestations est fréquent au Kosovo mais aussi en Macédoine, en Bosnie, en Serbie. Le Ministère de l’intérieur au Kosovo a révélé ces derniers temps qu’en tout 102 hommes ont été arrêtés car suspectés de participer à des activités terroristes, 40 ont été arrêtés juste avant leur départ pour le djihad, et 57 hommes y sont morts.

mercredi 9 décembre 2015

L’Otan s’élargit encore. Stratégie d’encerclement de la Russie.

Faut-il rappeler l'énorme magouille, avec la complicité de l'UE en 2006, lors du grand foutage de gueule du pseudo référendum sur l'indépendance du pays où quasiment 200 000 Monténégrins vivant en Serbie se sont vus interdire le droit de se prononcer quant à l'indépendance du pays, alors qu'au même moment on accordait la participation aux Monténégrins pro-Djukanovic vivant dans l'UE et aux USA. L'OTAN collabore avec les muslims, avec les narco-trafiquants-islamistes de l'UCK, maintenant avec le vrai mafieux Djukanovic, rien de nouveau en fin de compte.

http://news360x.fr/lotan-selargit-encore-strategie-dencerclement-de-la-russie/


La décision « historique » du Conseil de l’Atlantique-Nord d’inviter le Monténégro à commencer la procédure d’accès pour devenir le 29ème membre de l’Alliance, constitue un pas ultérieur de la stratégie USA/Otan visant à l’encerclement de la Russie. Quelle importance a pour l’Otan le Monténégro, dernier des Etats (2006) qui se sont formés à la suite de la désagrégation de la Fédération Yougoslave, démolie par l’Otan au moyen de l’infiltration et de la guerre ?

On le comprend en regardant la carte géographique. Avec une superficie un peu inférieure à celle des Pouilles (à seulement 200 Kms sur la rive opposée de l’Adriatique) et une population d’à peine 630 mille habitants (un sixième de celle des Pouilles), le Monténégro a une position géostratégique importante. Il est frontalier avec l’Albanie et la Croatie (membres de l’Otan), le Kosovo (de fait déjà dans l’Otan), la Serbie et la Bosnie-Herzégovine (partenaire de l’Otan). Il a deux ports, Bar et Porto Monténégro, utilisables à des fins militaires dans la Méditerranée. Dans le second fit escale, en novembre 2014, le porte-avions Cavour. Le Monténégro est stratégiquement important aussi comme dépôt de munitions et autre matériel de guerre. Sur son territoire se trouvent dix grands bunkers souterrains construits à l’époque de la Fédération Yougoslave, où restent plus de 10 mille tonnes de vieilles munitions à liquider ou exporter, et des hangars fortifiés pour avions (bombardés en 1999 par l’Otan). Avec des millions d’euros fournis y compris par l’Ue, a commencé depuis longtemps leur restructuration (les premiers étant Taras et Brezovic). L’Otan disposera ainsi au Monténégro de bunkers qui, modernisés, permettront de stocker d’énormes quantités de munitions, armes nucléaires comprises aussi, et de hangars pour des chasseurs-bombardiers. Le Monténégro, dont l’entrée dans l’Otan est désormais certaine, est aussi candidat à entrer dans l’Union européenne, où déjà 22 des 28 pays membres appartiennent à l’Otan sous commandement étasunien. Un rôle important en ce sens a été joué par Federica Mogherini : visitant le Monténégro en tant que ministre italienne des affaires étrangères en juillet 2014, elle rappelait que « la politique sur l’élargissement est la clé de voûte de la réussite de l’Union européenne -et de l’Otan- dans la promotion de la paix, de la démocratie et de la sécurité en Europe » et félicitait le gouvernement monténégrin pour son « histoire de réussite ». Ce gouvernement à la tête duquel se trouve Milo Djukanovic que même Europol (l’Office de police de l’Ue) avait mis en cause dès 2013 parce que le Monténégro est devenu le carrefour des trafics de drogue de l’Afghanistan (où opère l’Otan) à l’Europe et le plus important centre de recyclage d’argent sale. Une « histoire de réussite », analogue à celle du Kosovo, qui montre comment même la criminalité organisée peut être utilisée à des fins stratégiques.

Le premier ministre du Montenegro Milo Dukanovic et Madame Federica Mogherini ministre italienne des affaires étrangères en juillet 2014.

Source de la photo : tvnewsroom.consilium.europa.eu

Ainsi continue l’expansion de l’Otan à l’Est. En 1999 elle englobe les trois premiers pays de l’ex Pacte de Varsovie : Pologne, République tchèque et Hongrie. En 2004, l’Otan s’étend à sept autres : Estonie, Lettonie, Lituanie (auparavant partie de l’Urss) ; Bulgarie, Roumanie, Slovaquie (auparavant partie du Pacte de Varsovie) ; Slovénie (auparavant partie de la Yougoslavie). En 2009, l’Otan englobe l’Albanie (à un moment membre du Pacte de Varsovie) et la Croatie (auparavant partie de la Yougoslavie).

A présent, malgré la forte opposition interne durement réprimée, on veut faire rentrer le Monténégro, suivi par quelques «pays aspirants» -Macédoine, Bosnie-Herzégovine, Géorgie, Ukraine- et par d’autres encore à qui on laisse « la porte ouverte ». En s’étendant à l’Est de plus en plus au bord de la Russie, l’Otan, avec ses bases et ses forces militaires y compris nucléaires, ouvre en réalité la porte à des scénarios catastrophiques pour l’Europe et le monde.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 8 décembre 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-nato-si-allarga-ancora/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



vendredi 23 octobre 2015

L’UNESCO s’apprête à admettre comme membre la soi-disant « république du Kosovo »

L’UNESCO s’apprête à admettre comme membre la soi-disant « république du Kosovo », alors que les Nations-Unies elles-mêmes n’ont jamais reconnu « l’indépendance » de cette province serbe, berceau historique de la culture et de l’identité chrétienne de la Serbie, aujourd’hui aux mains des rebelles albano-musulmans de l’UCK mis au pouvoir par les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN !
Encore une nouvelle hypocrisie qui, sans nul doute, n’a pas d’autre but que de profiter au clan islamo-maffieux d’Hashim Thaci au pouvoir à Pristina.
Il faut que cesse d’être ainsi bafouée par la communauté internationale la résolution 1244 de l’ONU !
La résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations-Unies, votée le 10 juin 1999 par le Conseil de sécurité, est une résolution prise sous le chapitre VII de la charte des Nations-Unies qui autorise un déploiement militaire et civil dans la province serbe du Kosovo dans le cadre d’une opération de maintien de la paix.
On reproche à la Russie l'annexion de la Crimée et dans le même temps on veut reconnaître le Kosovo terre volée à la Serbie.

lundi 3 juin 2013

Kosovo : une gierre juste pour créer un état mafieux de Pierre Péan

Le nouveau livre de Pierre Péan, paru cette semaine chez Fayard, est un pavé noir de cinq cents pages. Sur la couverture nous dévisage un homme masqué par une cagoule frappée de l’emblème de l’UÇK. Au-dessus, un sous-titre rouge: « Une guerre « juste » pour un État mafieux ». Et surplombant le tout, en grosses lettres blanches : Kosovo.Le nouveau Péan est plus qu’un pavé : un monument de lucidité. Un temple du courage intellectuel et physique. Une brique d’amertume. Il s’ouvre et s’achève par le récit d’un épisode parmi les plus horribles de la guerre civile yougoslave: l’extraction, à vif, du cœur d’un jeune homme serbe par un jeune médecin albanais, tremblant de terreur, qui finira par se rendre et se confesser des années plus tard, hanté par son crime et traqué comme témoin gênant par ses ex-patrons, trafiquants de chair humaine. Lesquels patrons, Péan l’affirme à la suite de Dick Marty, sont des personnages de premier plan de l’État mort-né du Kosovo, issu de l’union passionnée de l’OTAN et d’une mafia sans merci.
Le voici dans toute sa hideuse vérité, belles âmes humanitaires, le fruit de vos songes creux. Si le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions, nous interroge Péan, à quoi mène cette autoroute d’illusions, de manigances politiques et d’aveuglement délibéré ? Son livre est une encyclopédie de la manipulation. En l’ouvrant, c’est une malle de souvenirs cauchemardesques que je déverrouille dans ma tête. Guerres fratricides attisées de l’étranger; montages photo à charge, grossiers et bâclés comme le sont les mensonges les plus efficaces; rumeurs de « camps de la mort » et de « viols de masse de femmes musulmanes » jetées après usage, mais qu’il était interdit de questionner sur le moment; dizaines de courriers inutiles à des rédactions de presse qui s’étaient promues agents RP des « gentils », bosniaques ou albanais; 78 jours de bombes sur la Serbie à cause de son refus de ramper; Kouchner et les militaires occidentaux se jetant dans les bras des caïds balkaniques…
D’écœurement devant tant de bêtise, j’avais opté pour le camp des « méchants » Serbes. Passer pour un vilain aux yeux des imbéciles est une volupté de fin gourmet, aurait dit Courteline. Mais c’est faux. Cela flatte votre orgueil un instant, puis cela vous fait désespérer : soit de votre propre santé mentale, soit de celle des humains qui vous entourent.
Le pavé de Péan, fortement documenté, est moins une consolation qu’un soulagement : non, ce n’était pas mon esprit qui déraillait. L’affaire qui a marqué mes années d’apprentissage et formé ma vision du monde était bel et bien un « Tchernobyl de l’information » qui a irradié les consciences en Occident, étouffé le sens commun et fait de l’esprit des masses un disque dur vierge, sans mémoire ni structure logique, prêt à avaler n’importe quel bobard diffusé d’« en haut ». Si, désormais, les nouvelles du monde à l’intention du grand public ressemblent à des contes à dormir debout, c’est dans l’ex-Yougo que ce théâtre de Guignol fut testé et mis au point.
Slobodan DespotLe Causeur.fr

jeudi 25 avril 2013

Serbie et Kosovo dans l’UE : à quand le Sri Lanka ?

 

Nicolas
Gauthier

Journaliste, écrivain.
Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique. 29 € À commander en ligne sur francephi.com.
 
Le Kosovo et la Serbie devraient bientôt intégrer l’Union européenne. Conte de fées pour certains ; histoire de sorcières pour les autres. Dès les années 80, les immigrés albanais investissent le Kosovo, alors province de la défunte Yougoslavie. Vu la nature du régime tyrannique de Tirana, celui du maréchal Tito, c’est la Suisse en Californie. Et l’immigration de masse albanaise allant avec. Aujourd’hui, 90 % des Kosovars sont albanophones et de confession musulmane.
Avec l’énergie qu’on lui connaît, Slobodan Milošević a tenté de reconquérir ces territoires occupés. La suite de l’affaire n’est ignorée de personne. La Serbie a été renvoyée à l’âge de pierre par l’OTAN, avec la complicité de la France. La première fois depuis 1945 qu’une terre chrétienne était bombardée par une soldatesque sous commandement américain, censée incarner le « gendarme » du monde. « Gendarme » d’obédience chrétienne, ce qui n’est pas sans jeter encore un peu plus de napalm sur le feu.
En 2006, Slobodan Milošević meurt dans sa prison du Tribunal international de La Haye ; un suicide, paraît-il. Aujourd’hui, les USA ont pu installer la base militaire qui leur manquait dans les Balkans. Tout est donc bien qui finit bien. Et l’Europe, dans tout ça ?
À force de s’agrandir, notre Vieux Continent n’en finit plus de se déliter. On le voulait voir englober la Turquie, la Géorgie en attendant d’autres contrées caucasiennes.
À l’origine, le général de Gaulle voulait une Europe de la coopération des nations, limitée à un petit nombre de pays dont l’Angleterre, évidemment, aurait été exclue. Le concept, s’il a accouché des grandes réalisations européennes, dont Airbus et l’Aérospatiale, a fini, une fois l’homme du 18 juin parti dans son ultime demeure de Colombey-les-Deux-Églises, par donner naissance à un monstre, légèrement taré presque dès la naissance.
En effet, au lieu de se reconstruire sur la culture et la politique, l’Europe s’est faite sur l’argent, le charbon et l’acier. Sans qu’on dise ou rappelle qui elle était, d’où elle venait et où elle voulait aller. Sans qu’elle puisse non plus se poser la simple question voulant qu’on s’interroge sur la pertinence de son occupation, à l’ouest par des bases militaires américaines ; à l’est par leurs homologues soviétiques.
Bref, l’Europe n’étant que bidule économique, elle a fait l’économie de ce débat. Alors oui, fort bien, sachant qu’il vaudra toujours mieux une mauvaise paix qu’une bonne guerre, pourquoi pas l’admission de la Serbie et du Kosovo au sein des instances européennes. En attendant le Sri Lanka, quand le jour viendra ?

jeudi 24 janvier 2013

Trafic d'organes au Kosovo: l'UE entrave l'enquête (Lavrov)

L'enquête sur le trafic d'organes au Kosovo piétine en raison de l'approche "non constructive" adoptée par l'Union européenne dans ce dossier, a déclaré mercredi à Moscou le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

"Nous nous heurtons à la position non constructive de l'UE qui a usurpé l'enquête et empêche son bon déroulement", a indiqué M.Lavrov.

Un scandale a éclaté en décembre 2010 après la publication d'un rapport dénonçant un trafic d'organes humains au Kosovo. Le rapport a été rédigé pour l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) par le rapporteur suisse Dick Marty.

La préparation de ce document avait débuté en 2008, suite à la parution du livre de Carla del Ponte, ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), intitulé "La traque, les criminels de guerre et moi". L'ouvrage évoquait le sort d'environ 300 Serbes kosovars enlevés en 1999 et transportés en Albanie pour subir des prélèvements d'organes.

Le rapport de Dick Marty accusait des personnes proches du premier ministre kosovar Hashim Thaçi d'être impliquées dans des meurtres commandités, des enlèvements et le trafic d'organes humains.

Ces crimes font actuellement l'objet d'enquêtes menées par les autorités serbes et la Mission de l'Union européenne au Kosovo.

http://fr.rian.ru/discussion/20120119/193079342.html

Trafic d’organes: Moscou règlera leur compte aux bouchers du Kosovo

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jeudi 13 décembre 2012

La grande Albanie : un projet américain contre le monde orthodoxe ?

Mercredi dernier, le premier ministre albanais Sali Berisha a prôné l’octroi de la nationalité albanaise à tous les Albanais, où qu’ils résident. Cette déclaration a été faite lors d’une visite de la ville de Vlora où l’indépendance de l’Etat Albanais a été prononcée, il y a juste 100 ans. A l’époque l’Albanie venait tout juste de se libérer du joug ottoman.
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Cette déclaration fait suite a une autre déclaration, commune cette fois, que Sali Berisha avait fait avec son homologue Kosovar Hashim Thaçi il y a quelques semaines, promettant l'union de tous les Albanais. L’endroit était, il faut le dire bien choisi, puisque l’immense majorité des habitants du Kosovo y est aujourd’hui d’origine albanaise, ce qui n’a pas toujours été le cas.
Lors de la guerre des Balkans en 1913, les serbes constituent encore la majorité de la population. En 1941, le Kosovo est rattaché à la Grande Albanie (déjà), sous protectorat fasciste italien. Après la guerre, le maréchal Tito interdira l’immigration albanaise car la Yougoslavie ne pouvait selon lui être forte qu’avec une Serbie la plus faible possible. En 1974, c’est du reste lui qui attribue au Kosovo le statut de province autonome, statut qui sera supprimé par Slobodan Milosevic en 1989, alors que les Serbes ne représentent déjà plus que 15 % de la population.
Lorsqu’en 2008 le Kosovo se déclare indépendant, prés d’une décennie après l’intervention militaire occidentale, peu de commentateurs mettent le doigt sur l’Albanité dominante de ce nouveau petit état. L’heure est au contraire à la fête pour ce peuple soi disant oppressé et qui accède enfin à la liberté. Au sein de la plupart des pays Occidentaux et de l’Union Européenne, la reconnaissance est instantanée, sans que ne se pose la question du traitement de la minorité serbe et de l’avenir qui lui était réservé, malgré le terrible précédent de 2004, lorsque les chrétiens avaient été victimes de pogroms, les églises brulées, et les droits humains les plus élémentaires bafoués. Il est vrai que l’Europe, pardon l’UE, avait à cette époque d’autres priorités : l’organisation essentielle d’une gaypride a Belgrade.
Il aura donc fallu seulement quatre ans pour que la farce de l’indépendance du Kosovo apparaisse enfin publiquement. Seulement quatre ans pour que le Premier ministre albanais donne raison aux nationalistes serbes qui ont eux toujours affirmé affronter non pas les Kosovars (les habitants de la région du Kosovo étant des serbes) mais bel et bien des Shqiptars, dans un nouvel épisode du conflit ancestral qui oppose depuis prés de 6 siècles dans les Balkans les Slaves orthodoxes aux fils de convertis de l’empire Ottoman. Le soutien occidental à la création du Kosovo et l’acharnement contre la Serbie peuvent sembler complètements inexplicables. Pourtant de 1991 à 2008, une seule et même logique a animé les stratèges américains: la destruction de la Serbie, afin que celle-ci soit la plus faible possible a l’avenir, au moment historique inévitable ou elle allait de nouveau se tourner vers la Russie. Bien sûr, il fallait dans le même temps une Russie également affaiblie au maximum. Si de 1991 à 2000 une guerre militaire et médiatique a été menée contre la Serbie de Milosevic en vue de son anéantissement, dans le même temps, c’est une guerre économique et morale qui était menée contre la Russie d’Eltsine. La croisade contre le monde communiste s’est transformée en croisade contre le monde orthodoxe, et contre son centre névralgique et politique le plus souverain : la Russie. Le théoricien du containment russe en Eurasie, Zbigniew Brezinski, affirmait lui-même en 2007 que: « Le principal ennemi de l’Amérique était désormais l’église orthodoxe russe». La création de la grande Albanie peut sans doute être vue dans ce sens historique et géostratégique. Elle est une nouvelle allumette jetée, une allumette qui pourrait créer une étincelle et déclencher un nouvel incendie dans le brasier balkanique. Cet incendie aurait pour conséquence d’affaiblir un peu plus l’Europe, mais aussi de déstabiliser un peu plus le monde orthodoxe (Macédoine, Grèce, Monténégro, Serbie…) et de freiner son rapprochement avec la Russie. Par ricochet, c’est donc l’influence russe en Europe de l’Est qui serait remise en cause, et donc son rapprochement avec l’Europe de l’Ouest. Ce faisant, l’Amérique aurait atteint une nouvelle fois son objectif essentiel : éviter un rapprochement continental et européen entre les mondes catholiques et orthodoxes.
Alexandre Latsa
La Voix de la russie

mardi 6 novembre 2012

Madeleine Albright bombarde les Serbes d’insultes

« Sales Serbes ! Dehors ! ». Voilà les propos plus que désobligeants éructés par Madeleine Albright à l’adresse des membres de l'association « Amis des Serbes du Kosovo ».

Ces derniers lui demandaient de signer des affiches montrant des victimes civiles serbes des frappes de l'Otan. La scène s’est déroulée au cours d'une séance de dédicace de son livre « Un hiver à Prague », le 25 octobre dans une librairie de la capitale tchèque.

Rappelons que Madeleine Albright est l'ex-secrétaire d'État américaine détestée en Serbie pour avoir provoqué les bombardements de l'Otan contre ce pays en 1999 afin d’aider la guérilla islamiste du Kosovo. Aujourd'hui, elle dirige la société « Albright Capital Management », qui brigue le rachat de la compagnie publique kosovare de télécommunications PTK, l'une des entreprises les plus rentables du Kosovo. Tiens-tiens, comme par hasard !!!




Naturellement, les réactions serbes n’ont pas tardé. Elles ont commencé après la mise en ligne sur Youtube d'une vidéo de l'incident : elle montre une Mme Albright excédée, invectivant les Serbes présents et exigeant leur départ de la pièce.

« Comportement lamentable de Madeleine Albright », titrait d’ailleurs le site internet de la télévision d'État serbe RTS vendredi dernier.

Mme Albright « a révélé son grand dégoût pour les Serbes d'une manière pas très diplomatique », a déclaré le réalisateur tchèque pro-serbe Vaclav Dvorzak, présent à la librairie, dans une interview vendredi sur le site d'information serbe Standard.rs.

Sur le site de « microblogging Tweeter », des dizaines de Serbes, notamment des Serbes de Bosnie, ironisaient sur la sortie de l'ancienne responsable américaine.

Ainsi, Sasa Milovanovic, un homme politique serbe bosnien affirme que les invectives ont été "signées par la vieille sorcière sanguinaire, Madeleine Albright".

"Elle n'a pas pu résister...", constate Zeljka Dragicevic, la chef de cabinet du Premier ministre serbe bosnien.

mardi 29 mai 2012

La Russie proteste contre l’entrainement de factieux syriens au Kosovo

Le ministère russe des Affaires étrangères a exhorté les instances internationales opérant au Kosovo à faire en sorte que la région ne devienne pas un terrain d’entraînement pour les rebelles opérant en Syrie.
En effet une délégation de l’opposition syrienne s’est rendue au Kosovo en avril pour procéder officiellement à un accord sur l’échange d’expériences en matière de guérilla anti-gouvernementale.
Selon le ministère russe, les entretiens ont porté non seulement sur les moyens d’organiser la résistance armée contre les autorités, mais aussi sur la formation de militants syriens au Kosovo.
« Il est prévu d’utiliser les zones (au Kosovo) qui ressemblent au terrain en Syrie. La possibilité de mettre en place des camps d’entraînement dans les anciennes bases de l’Armée de libération du Kosovo (l’UCK) est également en cours de discussion ».
« Transformer le Kosovo en un terrain d’entraînement international pour les militants armés peut devenir un facteur de déstabilisation grave qui pourrait se prolonger au-delà des Balkans (...) nous exhortons les organismes internationaux qui opèrent au Kosovo à prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher. ces projets ».
À la fin des années 90, la milice ethnique et confessionnelle albanaise UCK avait mené une guerre séparatiste contre le gouvernement du président Slobodan Milosevic.
Les représailles militaires de l’État yougoslave contre les actions terroristes organisées par l’UCK avait servi de prétexte à la première intervention militaro-humanitaire de l’histoire de l’OTAN.
Après la chute de l’État national, l’UCK avait procédé à une politique de purification ethnique au Kosovo, accompagnée d’une campagne de destruction méthodique d’églises et de monastères chrétiens orthodoxes.
Se présentant comme des musulmans sunnites, les combattants de l’Armée de libération kosovare s’étaient spécialisés dans le proxénétisme pour financer leurs opérations avant de diversifier leurs activités dans le trafic d’héroïne et le commerce d’organes.
Alors que le procureur national italien anti-mafia Alberto Mariati, à confirmé que « l’UCK était liée à la mafia de Naples, la Camorra, ainsi qu’ à celle des Pouilles », Hashim Thaçi, le parrain de la mafia kosovare et le dirigeant de l’aile politique de l’UCK est actuellement premier ministre du Kosovo. [1]
Le succès fulgurant de l’organisation et de ses dirigeants est dû au fait que dès sa création en 1996, l’UCK était piloté par les services secrets allemands et par l’OTAN qul l’avait entrainée dans des camps basés en Turquie et en Albanie [2].
À l’époque, les Occidentaux et l’UCK étaient parvenus à neutraliser politiquement la majorité des musulmans du Kosovo en marginalisant le leader pacifiste kosovar Ibrahim Rugova et en assassinant le modéré Ahmet Krasniqi.
Hier en Afghanistan, en Tchétchénie, en Yougoslavie ou en Libye et aujourd’hui en Syrie, l’Otan s’appuie systématiquement sur de soi-disant islamistes pour instrumentaliser l’islam et protéger ses intérêts.
[1] « Le gouvernement kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth, Réseau Voltaire, 8 avril 2008.
[2] « L’UÇK, une armée kosovare sous encadrement allemand », Réseau Voltaire, 15 avril 1999.

jeudi 10 mai 2012

Kosovo : La genèse du crime – par Jean-Marc DESANTI

Jusque dans les années 20, les Serbes étaient encore majoritaires au Kosovo, berceau de la culture et de la religion Serbe. Mais lors de la deuxième guerre mondiale, les partisans serbes et leurs familles furent tués ou chassés du Kosovo par les nazis et leurs collaborateurs musulmans engagés dans les divisions SS Skanderbeg (le “héros national albanais”, 7000 Albanais du Kosovo) et Handschar (le “cimeterre de l‘ Islam”, division bosniaque de 20000 soldats anéantie devant Zagreb en 1945).
 
Après la guerre, le régime communiste interdira le retour des réfugiés serbes dans la région afin de limiter l’influence de la Serbie au sein de la fédération Yougoslave.


Puis, durant la seconde moitié du XXème siècle la démographie galopante des musulmans albanais du Kosovo associée à une forte immigration des albanais d’Albanie fuyant la misère de leur pays fera que, dans les années 1990, la province sera habitée à 90% de musulmans albanais. On estime aujourd’hui qu’un Albanais du Kosovo sur trois est originaire d’Albanie ou descendant d’immigrés albanais récents. Le Kosovo s’était ainsi progressivement islamisé. 

Or dès décembre 1981 (!) Dušan Dragosavac président de la ligue des communistes yougoslave déclarait : « Le contenu fondamental, la particularité yougoslave et humaniste de notre état nous permettent de rappeler avec force l'essence rétrograde de l'irrédentisme islamiste  albanais au Kosovo » (Questions actuelles du Socialisme).

Nous connaissons la suite … Avec le soutien écrasant de l'OTAN, le 17 février 2008  le Kosovo obtient son « indépendance ». En réalité, une série de provocations orchestrée par la CIA menant, au final, à une très « légale »  occupation américaine de plus au cœur de l’Europe… Car pour la communauté internationale la cause était entendue. Les négociations n’existaient que pour ménager les susceptibilités serbes et pour conférer, à l’accord (la mise devant le fait accompli) qui en résulta, la légitimité et la force du droit international.

Les Serbes cédèrent dans les chants et dans les larmes. Lorsqu’on n’a aucun atout dans son jeu, il ne peut en être autrement.

Les perspectives d’une adhésion à l’UE et la prétendue garantie, par la communauté internationale, du respect des minorités serbes au Monténégro, au Kosovo et en Bosnie furent les « cadeaux » qui permirent aux nouveaux dirigeants serbes, simples marionnettes, de jouer les matamores à Belgrade en croyant sauver la face. De toute façon le peuple serbe lassé par 15 ans de guerres et de privations n’aspirait qu’à deux choses : la croissance économique et l’adhésion à l’UE. Mais cette victoire des islamo-maffieux Kosovars, est bien l’illustration de ce qui se déroule, aujourd'hui, en Israël et touche déjà l’Europe occidentale dans un avenir à très court terme.

Des communautés musulmanes, devenues majoritaires sur un territoire donné, soutenues par la philosophie « des droits de l'homme », qui n'est qu'une manipulation d'affairistes libéraux voulant détruire les résistances identitaires pour imposer leur grand marché économique babélien, s’insurgent par les armes comme le montrent les multiples mouvements de guérilla, sur le mode de l’UCK ou du Hamas, pour pratiquer le “droit” de vivre selon les préceptes coraniques.

Lorsque les négociations de Vienne ont pris fin, nos médias unanimes présentèrent la capitulation arrachée à la Serbie comme une grande victoire de la démocratie, comme une grande victoire de la diplomatie onusienne et européenne, comme l’acte de naissance d’une Europe unifiée permettant d’accueillir en son sein nos frères musulmans des Balkans. En vérité, il s’agit de la naissance d’un paradigme. Du paradigme kosovar, conséquence directe des préceptes islamiques qui veulent qu’une communauté musulmane n’a pas à obéir aux lois d’un État “infidèle” et qu’elle doit, dès qu’elle en a les moyens (militaires, économiques et démographiques), se révolter pour faire sécession de l’État impie afin de pouvoir vivre selon les lois du Saint livre.

Depuis lors, le fiasco irakien, le désengagement en Afghanistan après l'organisation de négociations avec les narcotrafiquants au pouvoir et les talibans, les révolutions arabes pilotées par les mêmes « américains », la déclaration choc d'Obama de septembre 2009  faisant l'éloge de l’islam, qu’il  présenta comme faisant partie intégrante des États-Unis, l'alignement US sur les positions saoudiennes tout en continuant leur jeu trouble avec l'Iran,  les guerres privées de vendetta de chef d'état à chef de clan comme la Libye menant à la charia, le vote communautaire dans les pays laïques comme l'élection du président en France nous démontrent que les dirigeants Occidentaux piétinent d'abord les identités de leurs peuples avant le grand désarmement de leurs guerriers…

Les exemples à travers le monde se multiplient. Nous refusons de les voir. Nous connaîtrons donc très bientôt le chaos.

Peut-être se souviendra-t-on alors que cette Serbie humiliée, dépouillée, fut le laboratoire européen de ce paradigme et qu’à l’époque, on lui a refusé toute clémence et toute compréhension…

mercredi 28 septembre 2011

Washington responsable d’une nouvelle guerre civile ?

Publiée par Wikileaks, une note de l’ambassade des États-Unis au Kosovo* éclaire les violences qui ont secoué la région cet été, ainsi que l’accord tout juste signé entre la Serbie et l’Union européenne. A terme, cela pourrait déboucher sur l’éradication des derniers chrétiens serbes du Kosovo.
Une note rédigée par l’ambassadeur américain au Kosovo vient de révéler le dessous des cartes de la politique de Washington dans la région. D’après ce document publié sur Wikileaks, les Américains seraient notamment responsables des violences qui, cet été, ont mis le berceau de la nation serbe à feu et à sang !
Souvenez-vous : le 25 juillet dernier, le premier ministre kosovar, Hashim Thaçi, décidait d’envoyer des troupes au nord du Kosovo, zone majoritairement serbe, pour prendre le contrôle des postes douaniers et faire respecter un embargo imposé à la Serbie voisine.

Dans les faits, il s’agissait, pour les Albanais musulmans, de soumettre la principale poche de résistance serbe orthodoxe du Kosovo. En réaction, ces derniers ont rapidement érigé des barricades pour protéger leurs villages.

Les Albanais ont alors – et pour la première fois –, projeté leurs troupes d’élite (les « ROSA », équipées et formées par les Américains) dans cette zone, provoquant des affrontements très violents entre forces armées kosovares et villageois serbes. D’après la revue « Blic », « les soldats albanais tiraient sur tout ce qui bougeait ». Les soldats de la KFOR (forces de l’OTAN) se sont finalement interposés entre les deux camps pour éviter un embrasement général. La Serbie a ensuite saisi le conseil de sécurité de l’ONU afin d’organiser une réunion d’urgence sur le Kosovo.

De nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer le rôle joué par la KFOR dans cette éruption de violence. Au regard de la résolution 1244 de l’ONU, concernant le maintien de la paix au Kosovo, jamais les soldats de l’OTAN n’auraient dû laisser les soldats albanais attaquer des villages de civils. Ils devaient également interdire tout mouvement de troupe en armes. La presse serbe a vite fait ses gros titres autour du scandale : « Les États-Unis et l’OTAN sont impliqués dans cette opération » ; « Rumeurs et mensonges », répondaient les mis en cause…

Un plan depuis longtemps défini

Mais la polémique vient d’être tranchée par la divulgation, sur Wikileaks*, du câble 10PRISTINA48. Il s’agit d’une note rédigée par l’ambassadeur des États-Unis au Kosovo, Christopher Dell, à destination de son assistant, Phil Gordon, préparant une rencontre destinée à convaincre un haut diplomate européen, Robert Cooper, de suivre les recommandations américaines en matière géopolitique. Le texte de l’ambassadeur américain est sans ambiguïté : « Le temps est venu de mettre fin à des années de dérive au nord et de modifier la dynamique de partition entre le nord et le reste du Kosovo ».

Cette note, écrite en janvier 2010, soit un an et demi avant les évènements, prouve la mise en œuvre d’un plan depuis longtemps défini par Washington. L’extrait suivant, exposant les objectifs et les moyens d’intervention, témoigne d’une action clairement préméditée : « Pendant 10 ans, nous avons dit aux Kosovars de nous faire confiance – “Laissez-nous gérer la situation et nous vous protègerons” – et maintenant, le gouvernement du Kosovo indépendant nous presse de dire quand nous allons donner suite à cet engagement. L’effectif de la KFOR diminue (dans six mois l’OTAN pourrait prendre une décision de diminuer ses forces de moitié). Nous avons besoin de prendre l’avantage […] et d’agir tant que nous avons encore la présence d’une KFOR capable de gérer toute éventualité ».

Voilà une manière pour le moins « diplomatique » de dire que la KFOR aurait à gérer le soulèvement des Serbes du Kosovo placés sous la botte de Pristina !

Au même titre que les troupes d’élite kosovares – non mentionnées dans le câble, mais clairement choisies pour effectuer le « sale boulot » –, les forces de l’OTAN semblent donc avoir été l’un des éléments du plan américain pour faire tomber le nord du Kosovo.

L’UE doit faire sa part du sale boulot au service de Washington

Dell ne se contentait d’ailleurs pas d’associer l’OTAN à ses plans. Il souhaitait également que l’Union européenne prenne part au conflit prévu en faisant pression sur la Serbie : « Cette opération, après tout, ne peut marcher que si Bruxelles exprime clairement à Belgrade que son futur dépend d’une coopération réelle avec le Kosovo ».

Dès lors, ce câble éclaire d’un jour nouveau les récentes négociations entre la Serbie et l’Union européenne. Et l’on ne s’étonne plus de la déclaration d’Angela Merkel en visite à Belgrade le 23 août dernier : « Si la Serbie veut obtenir le statut de candidat à l’UE, elle doit reprendre le dialogue avec Pristina et engranger des résultats (…), ainsi que démanteler les structures parallèles » (autrement dit, lâcher les Serbes du Kosovo).

Point d’orgue de cette fiche confidentielle, l’ambassadeur des États-Unis au Kosovo agite le risque encouru dans la région si son plan n’était pas appliqué dans les plus brefs délais : « Je souhaite souligner l’importance de ce moment. A défaut d’agir rapidement, on perdra le nord du Kosovo et on rouvrira la boîte de Pandore des conflits ethniques caractéristiques des années 1990 ».

Étonnante constatation, puisque c’est justement le gouvernement américain qui, à cette époque, raviva les tensions ethniques et religieuses en soutenant l’indépendance du Kosovo, province serbe orthodoxe devenue ethniquement albanaise et musulmane.

En tout cas, le plan américain semble avoir fonctionné. Le nouveau cycle de violence qui a failli s’ouvrir à la suite de la manipulation de Washington a débouché sur un accord signé le 3 septembre entre la Serbie et le Kosovo, sous l’égide de l’U.E. L’installation des douanes kosovares au nord est désormais permise.

Belgrade est également contrainte de lâcher du lest dans son soutien aux Serbes du Kosovo. « Pour ces populations chrétiennes, c’est une véritable trahison qui signe, à terme, leur éradication, nous dit Marion Chevtzov, présidente de l’ONG Solidarité Kosovo. En outre, la situation, actuellement calme, pourrait vite redevenir explosive, les Serbes du nord n’étant pas disposés à disparaître sans se défendre ».

Lionel Humbert

*Disponible ici : http://wikileaks.org/cable/2010/01/10PRISTINA48.html

Source ici en français http://fr.novopress.info/96488/exclusif-comment-les-americains-preparent-l%E2%80%99epuration-des-chretiens-du-kosovo/