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jeudi 8 juin 2017

DES DJIHADISTES KOSOVARS !

Voici l’image d’un djihadiste d’origine Kosovar, membre de DAESH et qui prend part aux combats actuels près de Palmyre en Syrie.
On savait que l’ancienne province serbe, qui a fait sécession, était gangrenée depuis un moment par l’idéologie wahhabiste.
En voici, une nouvelle confirmation !

Ne pas oublier qu'encore une fois les USA et l'OTAN ont aidé les Kosovars dans la guerre contre les Serbes. 

mercredi 9 décembre 2015

L’Otan s’élargit encore. Stratégie d’encerclement de la Russie.

Faut-il rappeler l'énorme magouille, avec la complicité de l'UE en 2006, lors du grand foutage de gueule du pseudo référendum sur l'indépendance du pays où quasiment 200 000 Monténégrins vivant en Serbie se sont vus interdire le droit de se prononcer quant à l'indépendance du pays, alors qu'au même moment on accordait la participation aux Monténégrins pro-Djukanovic vivant dans l'UE et aux USA. L'OTAN collabore avec les muslims, avec les narco-trafiquants-islamistes de l'UCK, maintenant avec le vrai mafieux Djukanovic, rien de nouveau en fin de compte.

http://news360x.fr/lotan-selargit-encore-strategie-dencerclement-de-la-russie/


La décision « historique » du Conseil de l’Atlantique-Nord d’inviter le Monténégro à commencer la procédure d’accès pour devenir le 29ème membre de l’Alliance, constitue un pas ultérieur de la stratégie USA/Otan visant à l’encerclement de la Russie. Quelle importance a pour l’Otan le Monténégro, dernier des Etats (2006) qui se sont formés à la suite de la désagrégation de la Fédération Yougoslave, démolie par l’Otan au moyen de l’infiltration et de la guerre ?

On le comprend en regardant la carte géographique. Avec une superficie un peu inférieure à celle des Pouilles (à seulement 200 Kms sur la rive opposée de l’Adriatique) et une population d’à peine 630 mille habitants (un sixième de celle des Pouilles), le Monténégro a une position géostratégique importante. Il est frontalier avec l’Albanie et la Croatie (membres de l’Otan), le Kosovo (de fait déjà dans l’Otan), la Serbie et la Bosnie-Herzégovine (partenaire de l’Otan). Il a deux ports, Bar et Porto Monténégro, utilisables à des fins militaires dans la Méditerranée. Dans le second fit escale, en novembre 2014, le porte-avions Cavour. Le Monténégro est stratégiquement important aussi comme dépôt de munitions et autre matériel de guerre. Sur son territoire se trouvent dix grands bunkers souterrains construits à l’époque de la Fédération Yougoslave, où restent plus de 10 mille tonnes de vieilles munitions à liquider ou exporter, et des hangars fortifiés pour avions (bombardés en 1999 par l’Otan). Avec des millions d’euros fournis y compris par l’Ue, a commencé depuis longtemps leur restructuration (les premiers étant Taras et Brezovic). L’Otan disposera ainsi au Monténégro de bunkers qui, modernisés, permettront de stocker d’énormes quantités de munitions, armes nucléaires comprises aussi, et de hangars pour des chasseurs-bombardiers. Le Monténégro, dont l’entrée dans l’Otan est désormais certaine, est aussi candidat à entrer dans l’Union européenne, où déjà 22 des 28 pays membres appartiennent à l’Otan sous commandement étasunien. Un rôle important en ce sens a été joué par Federica Mogherini : visitant le Monténégro en tant que ministre italienne des affaires étrangères en juillet 2014, elle rappelait que « la politique sur l’élargissement est la clé de voûte de la réussite de l’Union européenne -et de l’Otan- dans la promotion de la paix, de la démocratie et de la sécurité en Europe » et félicitait le gouvernement monténégrin pour son « histoire de réussite ». Ce gouvernement à la tête duquel se trouve Milo Djukanovic que même Europol (l’Office de police de l’Ue) avait mis en cause dès 2013 parce que le Monténégro est devenu le carrefour des trafics de drogue de l’Afghanistan (où opère l’Otan) à l’Europe et le plus important centre de recyclage d’argent sale. Une « histoire de réussite », analogue à celle du Kosovo, qui montre comment même la criminalité organisée peut être utilisée à des fins stratégiques.

Le premier ministre du Montenegro Milo Dukanovic et Madame Federica Mogherini ministre italienne des affaires étrangères en juillet 2014.

Source de la photo : tvnewsroom.consilium.europa.eu

Ainsi continue l’expansion de l’Otan à l’Est. En 1999 elle englobe les trois premiers pays de l’ex Pacte de Varsovie : Pologne, République tchèque et Hongrie. En 2004, l’Otan s’étend à sept autres : Estonie, Lettonie, Lituanie (auparavant partie de l’Urss) ; Bulgarie, Roumanie, Slovaquie (auparavant partie du Pacte de Varsovie) ; Slovénie (auparavant partie de la Yougoslavie). En 2009, l’Otan englobe l’Albanie (à un moment membre du Pacte de Varsovie) et la Croatie (auparavant partie de la Yougoslavie).

A présent, malgré la forte opposition interne durement réprimée, on veut faire rentrer le Monténégro, suivi par quelques «pays aspirants» -Macédoine, Bosnie-Herzégovine, Géorgie, Ukraine- et par d’autres encore à qui on laisse « la porte ouverte ». En s’étendant à l’Est de plus en plus au bord de la Russie, l’Otan, avec ses bases et ses forces militaires y compris nucléaires, ouvre en réalité la porte à des scénarios catastrophiques pour l’Europe et le monde.

Manlio Dinucci

Edition de mardi 8 décembre 2015 de il manifesto

http://ilmanifesto.info/la-nato-si-allarga-ancora/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



vendredi 23 octobre 2015

L’UNESCO s’apprête à admettre comme membre la soi-disant « république du Kosovo »

L’UNESCO s’apprête à admettre comme membre la soi-disant « république du Kosovo », alors que les Nations-Unies elles-mêmes n’ont jamais reconnu « l’indépendance » de cette province serbe, berceau historique de la culture et de l’identité chrétienne de la Serbie, aujourd’hui aux mains des rebelles albano-musulmans de l’UCK mis au pouvoir par les États-Unis, l’Union européenne et l’OTAN !
Encore une nouvelle hypocrisie qui, sans nul doute, n’a pas d’autre but que de profiter au clan islamo-maffieux d’Hashim Thaci au pouvoir à Pristina.
Il faut que cesse d’être ainsi bafouée par la communauté internationale la résolution 1244 de l’ONU !
La résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations-Unies, votée le 10 juin 1999 par le Conseil de sécurité, est une résolution prise sous le chapitre VII de la charte des Nations-Unies qui autorise un déploiement militaire et civil dans la province serbe du Kosovo dans le cadre d’une opération de maintien de la paix.
On reproche à la Russie l'annexion de la Crimée et dans le même temps on veut reconnaître le Kosovo terre volée à la Serbie.

mercredi 9 octobre 2013

BOSNIE-HERZÉGOVINE Un recensement de la population à haut risque

Le 1er recensement de la population en Bosnie-Herzégovine depuis la fin de la guerre. Sarajevo, 1er octobre 2013 - AFP / Elvis Barukcic

Le 1er recensement de la population en Bosnie-Herzégovine depuis la fin de la guerre. Sarajevo, 1er octobre 2013 - AFP / Elvis Barukcic

Pour la première fois depuis vingt-deux ans, la Bosnie-Herzégovine procède à un recensement de sa population (entre le 1er et le 15 octobre). Une fois les données statistiques recueillies et recoupées, nous connaîtrons les chiffres officiels concernant la population de notre pays, le nombre de maisons, de vaches, de fermes, etc.

Il était temps ! Les recensements de 2001 et de 2011* n'ont pas pu avoir lieu conformément aux critères de l'Eurostat [l'office de statistiques de l'Union européenne], faute d'accord des dirigeants politiques d'un pays où tout est surpolitisé. Au final, ils se sont entendus sur le questionnaire. Et les questions portant sur l'appartenance ethnique et religieuse ainsi que sur la langue pratiquée – aucune des trois n'exigeait une réponse obligatoire – sont remontées à la surface comme étant les plus importantes.

Ainsi, les données portant sur le nombre de Musulmans bosniaques, de Serbes et de Croates vivant en Bosnie-Herzégovine, sur la répartition des musulmans, des orthodoxes et des catholiques, ou sur la langue qu'ils parlent sont devenues la question centrale pour les élites politiques.

Toutes les données qui touchent à la vie réelle, à savoir au nombre d'hôpitaux et d'écoles dont on a besoin, aux terres cultivables ou encore au nombre de gens bénéficiant d'un emploi ont été repoussées au second plan. Depuis deux mois, tous les appels des hommes politiques et des dignitaires religieux incitant la population à participer au recensement sont accompagnés de "consignes" pour inciter à déclarer clairement la confession et l'appartenance ethnique.

Répartir les postes bien rémunérés

Certes, le recensement risque de donner à voir l'état réel des conséquences de la guerre [1992-1995] qui a sévi en Bosnie-Herzégovine, à savoir des modifications démographiques résultant du nettoyage ethnique et de l'obstruction au retour des réfugiés. Tout cela sera répertorié. Toutefois, les leaders nationaux ne s'en soucient guère. Ils se préoccupent davantage de la future structure ethnique que le recensement fera apparaître. D'autant plus qu'elle servira de base pour la répartition des postes ministériels, dans le système judiciaire ou dans les conseils d'administration des grandes entreprises. Bref, de toutes les fonctions bien rémunérées dans les institutions publiques, depuis les collectivités locales, en passant par les cantons et les entités [la Bosnie-Herzégovine et composée de deux entités : la Fédération croato-bosniaque (ou croato-musulmane) et la République serbe de Bosnie (ou Republika Srpska)], jusqu’au sommet de l'Etat.

Depuis plus d'une décennie, l'égalité des peuples constituant le pays (Musulmans bosniaque, Serbes et Croates) est garantie aux niveaux de l'Etat central et des entités régionales. Mais, en réalité, seules certaines lois garantissant cette égalité sont appliquées. L'égalité des peuples n'est respectée que dans le domaine de la justice, et au sommet du pouvoir exécutif et législatif des entités locales.

Les minorités écartées
Si le principe d'égalité avait été respecté à la lettre, le nombre de représentants des minorités embauchés dans les municipalités locales ne se serait pas réduit comme une peau de chagrin. Si cela avait été le cas, les écoliers bosniaques de Vrbanjac et de Konjevic Polje [des localités situées en République serbe de Bosnie] n'auraient pas boycotté leurs écoles, étant privés du droit fondamental de bénéficier d'une éducation en langue maternelle. Toutefois, ceux qui appellent aujourd'hui les citoyens à déclarer de manière claire leur appartenance ethnique et religieuse ne sont pas très convaincants. A part les éternelles lamentations sur la non-application des lois, ils ont fait très peu de démarches concrètes pour changer l'état actuel des choses.

Et comme si les appels répétés soulignant l'importance de l'appartenance ethnique, de la confession et de la langue pour les Serbes bosniens ne suffisaient pas, l'Alliance des sociaux-démocrates indépendants (Snsd, parti serbe] a rappelé l'"obligation" de la population de l'entité serbe de se déclarer en tant que citoyens de la République serbe de Bosnie. Cette insinuation ne peut que profiter au Premier ministre Milorad Dodik et à ses acolytes, et alimenter leur discours que la République serbe de Bosnie constitue un Etat à part entière.

Certes, les citoyens auront le dernier mot. La plus grande sanction infligée à ceux qui vivent confortablement sur leur dos depuis plus de vingt-deux ans serait de refuser de déclarer une appartenance ethnique. Ou alors de s'y soumettre, dans la mesure où cela permettrait de mettre fin au principe de l'exclusivité ethnique, ce qui donnerait une chance aux gens éduqués et intelligents, et pas seulement à ceux caractérisés par leur profil ethnique. Ce serait beau…
 
Note :* Le dernier recensement en Bosnie-Herzégovine a eu lieu en 1991 – à l'époque, le pays faisait partie de la république fédérale de Yougoslavie. La population locale avait été estimée à 4,4 millions d'habitants, dont 43,5 % de Musulmans bosniaques, 31,2 % de Serbes et 17,4 % de Croates. A l'heure actuelle, elle serait de 3,8 millions d'habitants.
 

mardi 10 septembre 2013

Histoire: le massacre du Noël orthodoxe 1993 pendant la guerre de Bosnie

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Suite au lynchage médiatique de Radovan Karadzic et Ratko Mladic, nous remontons cette note de juillet 2008 expliquant le circonstances de la libération de Srebrenica par l'armée serbe, dont le "pire massacre depuis la 2nde Guerre mondiale" fut en fait largement le fruit de combats réguliers, sur fond de revanche après les atrocités continues que subirent les civils Serbes sous l'occupation musulmane dès 1992 et jusqu'à 1995. Pourquoi aucun média Français ne parle des 4 années de terreur (3.287 civils serbes assassinés, 192 villages pillés et incendiés) qui ont précédé l'entrée des hommes de Mladic dans la ville ?
Le Tribunal Pénal International passe par pertes et profits les massacres avérés de milliers de civils serbes par les troupes musulmanes de Bosnie dirigées par Naser Oric, et ignore toujours l’existence des camps de concentrations musulmans où croupirent des civils serbes, femmes et enfants inclus.
Naser Oric fut acquitté, jeudi 3 juillet 2008 , par la chambre d'appel du Tribunal Pénal International de La Haye, après avoir été condamné en première instance en juin 2006 pour crimes de guerre. Si en 1992, estiment les magistrats, des civils serbes ont été passés à tabac et tués en Bosnie, « les preuves de la culpabilité de Naser Oric sont absentes », comme si celui qui était le commandant en chef de l’armée bosniaque de 1992 à 1995 n’était pas au courant que ses hommes s’attaquaient à des milliers de civils, comme si il ne s’était rien passé après 1992 !
Le Tribunal Pénal International, (création ad hoc américaine) après avoir sur le tard (2003 !) commencé à interpeller quelques criminels de guerre musulmans pour tenter de regagner de la crédibilité après avoir systématiquement arrêté les « criminels » du seul camp Serbe, vient de démontrer que son parti pris à l’égard des bosno-musulmans dans la continuité des choix de l’Otan, fait de La Haye le théâtre d’une des plus grandes parodies de justice de l’histoire moderne.
De nombreux témoins de l’époque, du chef de la sécurité civile Patrick Barriot au général Lewis MacKenzy, premier commandant des forces de paix l’ONU à Sarajevo, en passant par le courageux général Morillon, avaient pourtant clairement décrit le rôle criminel du sanguinaire Naser Oric, sous les ordres de l’islamiste Alija Izetbegovic, conduit à la présidence de la Bosnie indépendante par l’Otan et son allié François Mitterand, sous l’influence de Bernard Henry Lévy.
Naser Oric commandait l'armée Bosno-musulmane lors du siège de Srebrenica par les Forces Serbes, qui tenaient légitimement à régler leur sort aux djihadistes (qui s'assumaient comme tel) responsables d'une épuration ethnique, rélle et planifiée, elle.
8 000 morts lors de la libération de Srebrenica ? Seuls 2079 corps identifiés par la Commission internationale pour les personnes disparues. Seulement des civils désarmés ? Non, 5500 hommes de la 28 eme division d'infanterie bosno-musulmane lourdement armés étaient dans le secteur...qui avaient refusé de rendre les armes, et majoritairement neutralisés lors de combats réguliers ! (Certes, des executions sommaires qu'il convient de punir, mais s'élevant à quelques dizaines et non avalisées par la hierarchie. Après avoir été martyrisés lors de sévices épouvantables, officiellement diligentés, les Serbes avaient quelques raisons de vouloir se faire justice sur les djihadistes vaincus)
L’Association des anciens combattants de la Républika Srpska révéla détenir une liste de 954 combattants musulmans bosniaques tués au cours de la guerre civile en Bosnie avant fin 1994, qui figurent pourtant dans le compte des victimes de Srebrenica datant de juillet 1995. La liste fait partie des rapports faits en fin 1994 au commandement du second corps d’armée bosno-musulman par le chef de la 28ème division en garnison à Srebrenica, Naser Oric lui-même. Par ailleurs, l’Association de la Republika Srpska des prisonniers de camps cite l’exemple de Munira Subasic, présidente de l’Association des femmes musulmane de bosnie , qui a déclaré son fils comme une des victimes de Srebrenica. Or, son fils a été trouvé aux Etats-Unis sous un nom différent »
" On peut être sans nouvelles des "civils disparus depuis deux ans" de Srebrenica, mais ça ne les empêche pas de voter aux élections de Bosnie de 1997 ! La liste ci- dessous constitue une partie de la liste des 3010 "civils disparus" qui ont participé aux élections de Bosnie et qui figurent dans la liste des votants de l'OSCE " . DR Dragan Kalinic, président du Parlement de la République Serbe lors de sa présentation de ce "paradoxe" à l'OSCE et à l'UE....
Lire la suite détaillant les massacres commis par les Bosno-musulmans commandés par Oric.


Alors que Le Monde décrit Oric comme un simple résistant « Naser Oric et ses compagnons d'armes résistent. » (source), se gardant bien de fournir à ses lecteurs des informations capitales pour cerner le rôle du criminel pendant la guerre, en faisant porter la responsabilité des « 7000 » morts de Srebrenica sur les seuls Serbes (oubliant que la plupart furent des soldats tués en représailles aux nettoyage ethnique du noël orthodoxe 1993, et que le chiffre de 7000 ne repose sur aucune preuve) il est temps de donner la parole aux vrais connaisseurs du dossier :
"Le 6 mai 1992 deux petits hameaux, Blj et Gniona, avaient été saccagés et brûlés comme un signal, deux jours avant que le le juge Goran Zekic, président du SDS (parti politique des Serbes de Bosnie) et député ne soit tué par les milices musulmanes. Le 7 mai suivant, sept Serbes qui cherchaient à s'échapper de Srebrenica furent pris en embuscade et assassinés. Le 15 mai, les villages de Viogor, Orahovica, Karno, Civeci et Radosevi furent attaqués. De cette façon, de mai 1992 à janvier 1994, jusqu'à 192 villages furent pillés et incendiés. Pendant cette période, 8000 maisons serbes furent attaquées et 5400 complètement détruites. Le nombre de tués était de plus de 1000, y compris des femmes, des enfants et des vieillards et 90% furent tués principalement durant les six premiers mois à partir de mai 1992 en dépit qu'ils fussent des civils" (source: témoignage de Milivoje Ivanisevic intitulé Chronique de notre cimetière paru dans le journal hollandais De Groene Amsterdammer du 13 mars 1996, et rapport de la République serbe de Bosnie pour le TPI)
Dans son article La véritable histoire de Srebrenica paru dans The Globe and Mail du 14 juillet 2005, le général Lewis MacKenzie évoquait la personnalité de Naser Oric :
Cela se passe début juillet 1993 :
« Il n’a pas fallu longtemps aux musulmans bosniaques pour comprendre que l’ONU n’était pas en mesure de tenir sa promesse de « protéger » Srebrenica. Avec une certaine aide extérieure, ils ont commencé à infiltrer des milliers de combattants d’armes dans la zone protégée. Au fur et à mesure que les combattants bosno-musulmans étaient mieux équipés et entraînés, ils se sont mit à sortir de Srebrenica, à incendier les villages serbes et à tuer leurs occupants, avant de regagner rapidement la sécurité de la zone protéger de l’ONU (quel courage). Ces attaques ont atteint un sommet en 1994, et ont continué jusqu’au début de 1995, après que la compagnie d’infanterie canadienne ait été remplacée par un contingent hollandais plus important. Les Bosno-Serbes avaient peut être l’armement le plus lourd, mais les Bosno-musulmans étaient leurs égaux en capacité d’infanterie, indispensables sur le terrain rugueux de Srebrenica. Quand la neige a fondu au printemps de 1995, il est devenu évident pour Naser Oric, l’homme qui commandait les combattants bosno-musulmans, que l’armée bosno-serbe allait attaquer Srebrenica pour faire cesser ses attaques de villages serbe. »
Soit une légitime défense. Le commandant des forces de paix insiste sur le fait que l’armée serbe, lors de la libération de Srebrenica, avait pris soin de séparer les femmes et les enfants des militaires bosno musulmans ayant du sang sur les mains, ce geste démontrant clairement qu’il n’y avait pas de volonté de génocide. Il poursuit sur la querelle des chiffres :
« Les éléments fournis au tribunal pour crimes de guerres de La Haye soulèvent de sérieux doutes sur le chiffre « jusqu’à » 8000 bosno-musulmans massacrés. Ce chiffre inclus « jusqu’à » 5000 enregistrés comme manquant (nda : le plus souvent réfugiés vers de nord, aucun élément ne prouve leur présence dans le « charnier »). Plus de 2000 corps ont été exhumés à Srebrenica et dans les environs, et ils comprennent les victimes de trois années d’intenses combats dans la région (nda : et non celles du pseudo génocide). L’arithmétique ne peut tout simplement pas confirmer le chiffre de 8000 tués. Naser Oric, le chef militaire bosno-musulman à Srebrenica, est actuellement inculpé à La Haye de crimes commis pendant la « défense » de la ville. Les preuves à ce jour montrent qu’il a été responsable du meurtre d’autant de civils serbes à l’extérieur de Srebrenica qu’il y a eu de gens massacrés par l’armée bosno-serbe à l’intérieur de la ville »
Pour connaître la vérité sur Srebrenica, lire le receuil de documents de l'association Vérité et Justice Le dossier caché du "génocide" de Srebrenica incluant l'analyse du groupe de recherche américain,le rapport officiel des serbes de Bosnie censuré jusqu'alors, et des témoignages d'hommes de terrains, dont des hauts gradés.
Il serait trop long de citer tous les témoignages accablant contre Naser Oric, délibérément ignorés par la presse française. Eve Crépin, infirmière française de terrain témoigna face à Clara Del Ponte lors du Procès Milosevic, pour rendre à Naser Oric ce qui est à Naser Oric, et à Radko Mladic ce qui est à Radko Mladic :
« Des milices musulmanes furent créées à Sarajevo et dans ses environs dès l’année 1991, avant la proclamation de l’indépendance de la Bosni-Herzegovine. Elles avaient pour but de terroriser la population serbe de Sarajevo et de ses environs, par exemple Tarcin. Dès 1992, les milices musulmanes de Naser Oric ont semé la terreur autour de Srebrenica. C’est à partir de Srebrenica que les troupes de Naser Oric, commandant des forces de l’armée bosniaque dans cette enclave, ont massacré des centaines de civils serbes dans les villages alentours[1]Le 7 janvier 1993, jour de Noël orthodoxe, les troupes de Naser Oric attaquèrent des villages et des fermes serbes. Une cinquantaine de civils serbes furent tués au cours de ce massacre. Srebrenica a été déclarée zone de protection des Nations Unies en 1993. Mais rien n’a changé. La zone n’a pas été démilitarisée par les forces bosniaques. Elle a continué de servir de base arrière aux troupes musulmanes jusqu’en juillet 1995. Entre 1500 et 2000 serbes ont été tués entre ces quatre années. Tous les comptes rendus d’autopsie de ces victimes existent. Ils ont été présentés au Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie en 2000par le docteur Zoran Stankovic. Concernant Gorazde, un massacre de la population serbe fut perpétré le27 août 1992 par des milices musulmanes.
De nombreux camps de détention pour Serbes furent ouverts en Bosnie par les Musulmans (Celebici et Tarcin). Certains sont restés ouverts jusqu’aux accord de Dayton en 1995. Le camp de Celecebi[2], en Herzegovine, a commencé a fonctionné dès le 20 mai 1992. Des organismes comme le CICR, la Direction du Centre pour les Droits de l’Homme à Genève et les organes d’information de l’ONU, étaient au courant de l’existence de ce camps (nda : Le Monde préférait reprendre les intoxications d’Izetbegovic sur les camps serbes qui n’ont jamais existés !). Plus de 500 citoyens civils serbes de la région de Konjic ont été emprisonnés, torturés dans ce camp. Tous les certificats, radiographies, analyses ou comptes rendus d’autopsie effectués pour ces victimes existent et attestent de ces faits[3].
Le camp de Tarcin[4](silo de Tarcin à côté de Sarajevo) était un camp de détention créé par les Musulmans pour les habitants serbes des environs de Sarajevo. Ila été ouvert en mai 1992 et n’a été fermé qu’en janvier 1996, après la signature des accords de Dayton. Environ 550 civils de nationalité serbe dont 11 femmes ont été détenus dans ce camp. Beaucoup de victimes de ce camp y sont mortes soit de tortures, soit de faim. Les survivants seront marqués à vie par ce qu’il y ont subi. Les témoignages recueillis sont insupportables »
Le témoignage édifiant de Eve Crépin est tiré du document préfacé par le Général Pierre-Marie Gallois « Le procès de Milosevic ou l’inculpation du peuple serbe », L’Age d’Homme, 2005, page 201.
Ce témoignage fait parti du dossier d’instruction contre Naser Oric, mais les « juges » à la solde de l’Otan préfèrent croire Naser Oric, « aucune preuve » malgré les tombes, les milliers de familles qu’il suffit d’aller interroger, et les uniformes bien identifiables des hommes de Oric.
Autre témoignage, vidéo cette fois. Un journaliste du Toronto Star, le 16 juillet 1995 décrit une vidéo analysée par la rédaction du journal canadien, montrant des scènes d'épuration ethniques aux alentours de Srebrenica :
"Sur la vidéo, des maisons en train de brûler, des cadavres, des têtes tranchées, et des gens s'enfuir. [Le Commandant] Oric pendant tout ce temps souriait, admirant son oeuvre. 'Nous leur avons tendu une embuscade', dit-il lorsque un nombre de Serbes morts apparut à l'écran. La séquence suivante montrait des corps de personnes qui avaient été tués à coup d'explosifs : 'On a envoyé ces types dans la lune', dit-il fièrement. Lorsqu' arrive la scène d'une cité fantôme, aux murs criblés de balles, sans aucun corps apparent, Oric se hâte d'annoncer : 'Nous avons tué là 114 Serbes'. Plus tard, il y avait des célébrations, avec des chanteurs chantant ses louanges d'une voix hésitante" Notez que Oric dit bien que ses "troupes" ont mutilé et abattu des villageois, pas des troupes serbes.
'Nous avons du utiliser les armes blanches cette nuit-là', explique Oric lorsque les scènes d'hommes morts découpés au couteaux se suivent sur son Sony 21 pouces...Etendu sur un divan bien rembourré, une pièce de tissu de l'armée US fièrement exposé sur le coeur, ...le commandant musulman est l'homme fort de cette ville [de Srebrenica], que le Conseil de Sécurité des Nations Unies a déclaré 'zone de sécurité' protégée"
Le colonel français Patrick Barriot sur le terrain à l'époque, témoigna devant Clara del Ponte de ces faits d'armes jamais jugés des Bosno-musulmans :
"Aussitôt que l'armée fédérale yougoslave (JNA) se fut retirée de la région , au mois de mai 1992, le commandement des forces musulmanes de Srebrenica fut confié à des repris de justice tels que Naser Oric et Zulfo Tursunovic. Srebrenica fut transformée en base de repli des combattants bosniaques qui effectuaient des incursions dans les villages serbes alentour. De mai 1992 à janvier 1994, près de 200 villages serbes furent mis à sac et plus de 1000 civils massacrés y compris femmes, enfants et vieillards. Le 7 janvier 1993, jour de Noel orthodoxe, les troupes bosniaques massacrèrent les habitants du village de Kravica. Le nombre de Serbes massacrés dans les environs de Srebrenica de 1992 à 1995 est au moins égal aux nombres de Musulmans bosniaques tués lors de la prise de la ville en juillet 1995. (...),Dans la nuit du 11 au 12 juillet, entre 10 000 et 15 000 Musulmans armés (chiffre confirmé par Naser Oric) ont quitté Srebrenica pour tenter de rejoindre à travers bois Tuzla et Kladanj. Durant la nuit, ces hommes se sont violemment affrontés aux forces serbes positionnés dans la forêt autour de Srebrenica. Environ 1800 soldats musulmans sont morts au cours des combats. Les forces serbes ont perdu de leur côté plus de 500 hommes (rapport de 1 à 3). " Le procès de Milosevic ou l’inculpation du peuple serbe , L’Age d’Homme, 2005, page 58.
A noter que, lors de la prise de la ville, les forces serbes ont évacué en bus vers Kladanj, en territoire musulman, femmes, enfants et vieillard. Les hommes ont été appellé à déposer les armes. Ceux qui l'ont fait ont été amenés à Bratunac pour vérification d'identité afin de déterminer si ils étaient impliqués dans les massacres de civils des années précédentes. Des échanges de prisonniers ont eu lieu avec le gouvernement islamiste de Alija Izetbegovic. Le "mythe des 7000 morts" du "génocide" a été construit en rassemblant un gros millier de corps des musulmans n'ayant pas voulu déposer les armes...du théatre 100% Izetbegovic, ayant déjà été capable de tirer des obus sur son propre peuple (marché de Markalé à Sarajevo ) afin de faire porter le chapeau aux Serbes...
Il faut relire attentivement la Déclaration islamique d'Alija Izetbegovic, chef de Nasir Oric et premier président de la Bosnie indépendante, pour comprendre le caractère djihadiste du comportement de l'armée islamique bosniaque, préparée doctrinalement à l'extermination totale des non-musulmans.
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( BHL lors d'un entretien amical avec des officiers Bosno-musulmans tiré de son documentaire Bosna! (1994) : à l'époque, on concède qu'il ignore les camps de concentration et les exterminations de civils innocents...mais en 2010 !)
Bernard-Henry Lévy, alors que la recherche historique a montré dans de nombreux ouvrages le caractère islamiste du sécessionisme bosniaque et les réalités sanglantes décrites plus haut, continu à soutenir ses "amis" bosniaques ayant les mains couvertes de sang : dans le bloc-note du Point daté du jeudi 9 juin 2008 il écrit : "mon ami Samir Landzo; le conseiller de l'ancien président Izetbegovic" décrivant ses retrouvailles avec les protagonistes de son documentaire Bosna! dont de nombreux officiers avec lesquels il commémore "ce passé de souffrance et de résistance". Izetbegovic, qui ressucita dès son arrivée au pouvoir une brigade Handshar du même nom que la division SS ayant persécuté les Serbes en 1943...
BHL se place du côté des musulmans broyeurs de Serbes, des kapos du système concentrationnaire anti-slave, contre les alliés historiques de la France, ayant déjà payé un lourd tribu en 39-45 (Izetbegovic était à l'époque allié aux nazis). Non que les communistes Serbes fussent exempts de tout excès durant cette horrible guerre, et que Milosevic fût défendable, mais dans la balance de l'horreur, la palme revenait haut la main aux Bosno-musulmans entre 1991 et 1996, qui, il faut le rappeler, ont tiré les premiers. De plus, on ne saurait faire payer aux civils Serbes la politique des communistes belgradois. Rappelons aussi l'attitude exemplaire de l'église Orthodoxe (surtout au Kosovo) malmenée par les communistes, mais qui avait de son côté le courageux peuple Serbe, entre le marteau rouge et l'enclume verte.
Et c'est ce sinistre "intellectuel" qui vient donner des leçons de tolérance aux patriotes français?
Sous le contrôle de la zone Otan, il ne fait pas bon d’être européen en 2008.
Joachim Véliocas, juin 2008.

[1] Ces troupes ont pillé, détruit, mis à feu et à sang plus d’une centaine de localités autour de Srebrenica. Les habitants des villages y ont été brûlés, égorgés, décapités, éventrés avec des objets contandants. Ces exactions ont fait des dizaines de milliers de réfugiés et près d’un millier de civils tués. (nda : pas assez pour Clara del Ponte) Le général Morillon lui-même a assisté à l’exhumation des fosses communes.
[2] Les auteurs de ces horreurs sont les membres du HOS (les « chemises noires » neo-nazies, qui regroupent des Croates et des Musulmans. L’existence de ce camp s’inscrivait dans un vaste programme d’épuration ethnique de la région de Konjic qui a commencé le 10 avril 1992 à l’encontre des civils serbes, femmes, enfants, vieillards ou hommes. La présence d’Alija Izetbegovic ( nda :soutenu à l’époque par Mitterand et BHL) et d’un général de l’armée bosniaque dans ces camps est prouvée. En outre, plusieurs milliers de Serbes ont été obligés de partir de la région de Konjic.
[3] Voir l’article de Libération du 17novembre 1998 intitulé « Le TPI à l’écoute des victimes serbes »
[4] Alija Izetbegovic était au courant de l’existence de ce camp puisque c’est lui qui délivrait les autorisations de visite du camp aux représentants de la Croix-Rouge.
 
 
 

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o Le dossier caché du "génocide" de Srebrenica
Recueil de documents
Editions Le Verjus


En publiant l'an passé, sous le titre "Ma vérité", la version française du plaidoyer que Slobodan Milosevic a prononcé devant le Tribunal pénal international de La Haye en introduction à sa défense, l'association Vérité et Justice ne prenait pas le parti de l'ancien président de la République fédérale de Yougoslavie, mais celui d'une information complète et équitable. Si ce procès était le "procès du siècle", comme le proclamait la presse en France et ailleurs, les comptes rendus de son audience auraient dû être constants et abondants. Or ils ne l'ont été que dans les périodes où le procureur portait ses accusations, mais pour ainsi dire jamais lorsque l'accusé démontrait leur inanité. "Ma vérité" visait ainsi à rétablir pour le public français un équilibre négligé par les chroniqueurs de La Haye. Et elle permettait dans le même temps de faire entendre sur la tragédie yougoslave une argumentation et des réalités auxquelles, durant une quinzaine d'années, les colonnes des journaux de ce pays étaient hermétiquement closes.

C'est avec le même souci de fournir une information complète que parait aujourd'hui le deuxième ouvrage de l'association Vérité et Justice, consacré, cette fois, au dossier de Srebrenica. A l'occasion du 10e anniversaire des crimes commis après la prise par les Serbes de Bosnie de cette "zone de sécurité" de l'ONU en juillet 1995, la communauté internationale a organisé, l'été dernier, dans la région du drame, une cérémonie du souvenir, en lui donnant une solennité conforme à la thèse qu'elle avait soutenue durant la décennie écoulée et qui assimilait ces crimes à la "pire horreur perpétrée en Europe depuis la fin de la Seconde guerre mondiale". En rendant compte de cette manifestation, tous les médias ont répété, sans la moindre réserve, la version officielle en l'honneur depuis dix ans et selon laquelle les forces serbes de Bosnie, après avoir pris le contrôle de la ville, avaient exécuté de sang froid de 7 à 8.000 prisonniers musulmans, aussi bien civils que militaires, selon un plan conçu à l'avance, connu et autorisé par les principaux dirigeants de la Républika Srpska, à savoir Radovan Karadzic et le général Mladic, et même par Slobodan Milosevic, président alors de la Serbie. Et dans cette présentation des faits, la tuerie n'apparaissait pas seulement comme un massacre ordinaire, mais comme un génocide caractérisé, perpétré délibérément contre la population musulmane en vue de l'éliminer de la région.
Cette version a été d'autant plus ressassée à l'occasion de la commémoration qu'elle avait été "légalisée" auparavant par le TPI.

Le 2 août 2001, la chambre de première instance du tribunal de La Haye avait, en effet, jugé que les évènements de Srebrenica en juillet 1995 constituaient un "génocide" et avait condamné pour ce crime (et d'autres) le général Ratislav Krstic, commandant une unité engagée dans cette opération, à 46 ans de prison. Certes, la chambre d'appel du même tribunal avait réduit, le 19 avril 2004, la sentence à 35 années de détention, estimant que l'officier serbe n'était coupable que "d'aide et de complicité", mais elle avait maintenu la qualification de "génocide" pour le cas de Srebrenica dans son ensemble.
La presse française a applaudi à ces deux jugements qui satisfaisaient son attente parce qu'ils justifiaient ses engagements passés. Elle a omis de signaler que son avis était loin d'être partagé par des experts de réputation mondiale.

Ainsi Michael Mandel, professeur de droit international à l'université York de Toronto déclarait, dans un texte figurant dans l'ouvrage de l'association Vérité et Justice : "L'affirmation du Tribunal qu'un génocide a eu lieu à Srebrenica, n'est corroborée ni par les faits relevés ni par le droit invoqué". Rien de moins, et il en faisait une brillante démonstration qui aurait dû, à coup sûr, retenir l'attention. Le juriste soutenait aussi : "Si le cas de Krstic (le général condamné) a un sens quelconque, il signifie qu'il n'y a pas eu de génocide à Srebrenica. La conclusion de la cour ne peut être considérée que comme une forme légale de propagande, et comme une nouvelle contribution à l'impression grandissante que le tribunal est plus un 'instrument politique' qu'une 'instance juridique', pour paraphraser son plus célèbre accusé" (Slobodan Milosevic).
Michael Mandel travaille depuis des années au sein du Srebrenica Research Group réunissant des personnalités anglo-saxonnes indépendantes décidées à faire la lumière sur le cas de Srebrenica en bannissant tous les préjugés. Ce groupe de recherche a publié récemment ses conclusions où il apparaît qu'aucune des propositions articulant la version officielle de l'affaire de Srebrenica ne résiste à un examen sérieux des faits, du nombre des victimes musulmanes jusqu'à l'accusation de génocide commis par les forces serbes de Bosnie, en passant par la préméditation et la planification, deux conditions nécessaires pour que ce crime soit constitué, et sans même parler des responsabilités remontant au sommet de la hiérarchie serbe qui ne sont jamais sorties du domaine des présuppositions du Tribunal de La Haye. Qu'il y ait eu des exécutions sommaires, donc des atrocités, ne fait aucun doute pour tous les collaborateurs du groupe. Simplement ils estiment, s'appuyant sur leurs analyses, que le nombre et la nature des victimes, ainsi que le contexte général des évènements de Srebrenica, ont été présentés de manière tendancieuse et qu'il faudrait les réexaminer sans parti pris. Et pour y parvenir, écrivent-ils, il est indispensable de replacer ces crimes à la fois dans les conditions de la guerre civile qui a ravagé cette région de Bosnie occidentale depuis 1992, et dans le déploiement par les principaux protagonistes des dispositions tactiques et stratégiques qui, durant l'année 1995, ont précédé et préparé le nettoyage des Serbes de la Krajina et la réduction, toujours par la force, des dimensions, donc aussi du poids, de la Republika Srpska, à laquelle les accords de Dayton finiront par attribuer les droits et les frontières actuelles.

"Le dossier caché du génocide de Srebrenica" réunit la traduction d'un certain nombre de textes étrangers, indispensables à la manifestation de la vérité, et sur lesquels la presse française a observé un mutisme complet, donc coupable, quelles qu'en soient les véritables raisons.

Dans une première partie figurent trois contributions du Groupe de recherche sur Srebrenica : celle de Michael Mandel sur le TPI et le concept de "génocide" ; l'analyse générale (et lumineuse) des évènements faite par le directeur du groupe, Edward Herman, de l'université de Pennsylvanie ; et, enfin, le témoignage de Philip Corwin qui a été le coordinateur des affaires civiles en Bosnie.

La deuxième partie présente les témoignages personnels du général canadien Lewis MacKenzie, premier commandant des forces de la paix de l'ONU à Sarajevo, et d'un officier portugais, Carlos Martins Branco, ancien observateur militaire de l'ONU en Bosnie et selon lequel les chefs bosniaques musulmans auraient facilité la reprise de Srebrenica par les Serbes en juillet 1995 pour pouvoir mieux les isoler sur le plan international en les culpabilisant à outrance pour les méfaits qu'ils ne manqueraient de commettre.
Dans cette même partie, on trouvera deux témoignages sur le chef musulman Nasser Oric et ses hommes qui avaient massacré des civils serbes et harcelé sans cesse cette population avant et après la création à Srebrenica d'une zone de sécurité de l'ONU.

La troisième partie est constituée par le rapport sur Srebrenica que deux organismes de la Republika Srpska (le Centre de documentation et le Bureau gouvernemental chargé des relations avec le TPI) ont rendu public le 3 septembre 2002.
C'est un document inédit car il n'a jamais pu être diffusé. Dès sa présentation, il était dénoncé avec violence par les milieux musulmans, le Haut commissaire Paddy Ashdown, l'ambassade des Etats-Unis et celle du Danemark parlant au nom de l'Union européenne. Le TPI le déclarait "scandaleux et honteux" parce qu'il ignorait "les preuves établies par le Tribunal lors du procès (en première instance) du général Ratislav Krstic pour génocide commis sur les musulmans de Srebrenica".
Le gouvernement de Banja Luka était contraint de le retirer et d'abandonner son projet de lui donner une suite. Il sera plus tard forcé de parrainer un autre rapport, autrement plus en phase avec les désirs de la communauté internationale, mais ce texte n'a pas été publié jusqu'à ce jour, sans qu'on en connaisse le vrai motif. Il était en tout cas normal que le rapport condamné de 2002 figure dans ce livre car il montre de manière indirecte ce que cette "communauté" refuse d'entendre dans son souci pragmatique d'imposer une vérité au lieu de s'intéresser à la vérité.

"Le dossier caché du génocide de Srebrenica" témoigne que l'enquête sur cette affaire est loin d'être terminée car, pour satisfaire l'esprit et le cœur, elle doit être complète non seulement sur les faits eux-mêmes, mais aussi sur leurs manipulations et sur les auteurs de celles-ci, avec leurs mobiles et leurs calculs. "L'hypocrisie, disait Péguy, est la forme la plus abjecte de la violence". C'est dans le but précis d'illustrer ces évidences que ce livre a été conçu et publié.

Kosta CHRISTITCH.
 





Over 50 Bosnian fighters return from Syria - Serb daily


More than 50 warriors, who have spent the past months in the war zones, mostly in Syria, among them 20 injured, have returned to Bosnia and Herzegovina [B-H], while around 70 warriors left for jihad almost at the same time.

A source close to those checking the recruits from B-H for the world's battlefields told this to Glas Srpske. He said that the jihadists from B-H often stayed in the war zones from three to six months.

"Then they either take over the command, or return to B-H. Over the past nine months, a total of 52 warriors returned to B-H. At the same time, 70 new ones were sent out from B-H to replace them in Syria," the source said and added that not a single service in B-H had accurate information about those who left to fight in the war, or those who returned to the country.

He added that five returnees from Syria were currently staying in Hadzici, four each in Mostar and Gornja Maoca, three each in Travnik and Tesanj, and two each in Bugojno and Osve.

"They have become complete fanatics and now represent a considerable risk not only for B-H, but for the whole region. Some of them have become official "Al-Qaid'ah" [quotation marks as published] instructors, while others have been calling for religious fanaticism through their lectures, while emotionally referring to their "Syrian tears," and "smiling Syrian shehids," he said.

This source said that those who were now in Syria largely had experience from the war, and that many of them participated in the war in B-H, as members of the Al Mujahidin unit.

The B-H Prosecutor's Office said that they could not say whether they were checking or investigating warriors' departures from and returns to B-H.

The Vienna Presse daily reported that warriors who fought on the world's battlefields were returning to Austria, while around 40 of them, who fought in Syria, were already causing trouble for the Austrian authorities. Calling for an investigation by the Office for the Protection of the Constitutional System and Combating Terrorism, this paper reported that it was confirmed that 10 warriors indoctrinated by Al-Qaid'ah returned to the country and represented a considerable threat.

Around 500 Bosnian nationals are currently fighting in Afghanistan, Iraq, and Syria, 300 of whom in Syria only.

 

The Glas Srpske source said that there were probably Bosnian nationals among those returning to Austria from Syria.

"Vienna has a Muslim population of around 250,000. The most numerous are the Turks, who have integrated themselves into the Austrian society, and they are not radical, not going to wars. Then there are the Bosniaks, Syrians, and Egyptians, who like to go to the battlefields. Around 50 instructors have been training them in Vienna," he said.
Source: Glas Srpske, Banja Luka

lundi 3 juin 2013

Kosovo : une gierre juste pour créer un état mafieux de Pierre Péan

Le nouveau livre de Pierre Péan, paru cette semaine chez Fayard, est un pavé noir de cinq cents pages. Sur la couverture nous dévisage un homme masqué par une cagoule frappée de l’emblème de l’UÇK. Au-dessus, un sous-titre rouge: « Une guerre « juste » pour un État mafieux ». Et surplombant le tout, en grosses lettres blanches : Kosovo.Le nouveau Péan est plus qu’un pavé : un monument de lucidité. Un temple du courage intellectuel et physique. Une brique d’amertume. Il s’ouvre et s’achève par le récit d’un épisode parmi les plus horribles de la guerre civile yougoslave: l’extraction, à vif, du cœur d’un jeune homme serbe par un jeune médecin albanais, tremblant de terreur, qui finira par se rendre et se confesser des années plus tard, hanté par son crime et traqué comme témoin gênant par ses ex-patrons, trafiquants de chair humaine. Lesquels patrons, Péan l’affirme à la suite de Dick Marty, sont des personnages de premier plan de l’État mort-né du Kosovo, issu de l’union passionnée de l’OTAN et d’une mafia sans merci.
Le voici dans toute sa hideuse vérité, belles âmes humanitaires, le fruit de vos songes creux. Si le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions, nous interroge Péan, à quoi mène cette autoroute d’illusions, de manigances politiques et d’aveuglement délibéré ? Son livre est une encyclopédie de la manipulation. En l’ouvrant, c’est une malle de souvenirs cauchemardesques que je déverrouille dans ma tête. Guerres fratricides attisées de l’étranger; montages photo à charge, grossiers et bâclés comme le sont les mensonges les plus efficaces; rumeurs de « camps de la mort » et de « viols de masse de femmes musulmanes » jetées après usage, mais qu’il était interdit de questionner sur le moment; dizaines de courriers inutiles à des rédactions de presse qui s’étaient promues agents RP des « gentils », bosniaques ou albanais; 78 jours de bombes sur la Serbie à cause de son refus de ramper; Kouchner et les militaires occidentaux se jetant dans les bras des caïds balkaniques…
D’écœurement devant tant de bêtise, j’avais opté pour le camp des « méchants » Serbes. Passer pour un vilain aux yeux des imbéciles est une volupté de fin gourmet, aurait dit Courteline. Mais c’est faux. Cela flatte votre orgueil un instant, puis cela vous fait désespérer : soit de votre propre santé mentale, soit de celle des humains qui vous entourent.
Le pavé de Péan, fortement documenté, est moins une consolation qu’un soulagement : non, ce n’était pas mon esprit qui déraillait. L’affaire qui a marqué mes années d’apprentissage et formé ma vision du monde était bel et bien un « Tchernobyl de l’information » qui a irradié les consciences en Occident, étouffé le sens commun et fait de l’esprit des masses un disque dur vierge, sans mémoire ni structure logique, prêt à avaler n’importe quel bobard diffusé d’« en haut ». Si, désormais, les nouvelles du monde à l’intention du grand public ressemblent à des contes à dormir debout, c’est dans l’ex-Yougo que ce théâtre de Guignol fut testé et mis au point.
Slobodan DespotLe Causeur.fr

mercredi 8 mai 2013

Serbian army to take part in Mali peace mission


Members of the Serbian Armed Forces will likely take part in an EU peacekeeping mission in Mali, provided the parliament approves a government decision at a session which begins Wednesday.

According to the proposal, 13 members of the Serbian army will be tasked with training Mali military and security forces to build their capability for re-establishing the country's territorial integrity, fight secessionism, terrorism and organized crime.

The EU mission in Mali will not carry out combat operations and will last 15 months from the date it is approved by the Council of the EU.

In the explanation of the decision, the Serbian government wrote the political and security situation in Mali is extremely complex, because the central government still has not established control over the entire territory.

The most significant security risk for Serbian soldiers are actions of rebel groups and other threats mostly related to climate, so the engagement of Serbian forces can be considered a moderate risk.

The realization will cost just over RSD 75 million and the funding has been set aside in the 2013 budget.

Belgrade Tanjug

jeudi 25 avril 2013

Serbie et Kosovo dans l’UE : à quand le Sri Lanka ?

 

Nicolas
Gauthier

Journaliste, écrivain.
Nicolas Gauthier est auteur avec Philippe Randa des Acteurs de la comédie politique. 29 € À commander en ligne sur francephi.com.
 
Le Kosovo et la Serbie devraient bientôt intégrer l’Union européenne. Conte de fées pour certains ; histoire de sorcières pour les autres. Dès les années 80, les immigrés albanais investissent le Kosovo, alors province de la défunte Yougoslavie. Vu la nature du régime tyrannique de Tirana, celui du maréchal Tito, c’est la Suisse en Californie. Et l’immigration de masse albanaise allant avec. Aujourd’hui, 90 % des Kosovars sont albanophones et de confession musulmane.
Avec l’énergie qu’on lui connaît, Slobodan Milošević a tenté de reconquérir ces territoires occupés. La suite de l’affaire n’est ignorée de personne. La Serbie a été renvoyée à l’âge de pierre par l’OTAN, avec la complicité de la France. La première fois depuis 1945 qu’une terre chrétienne était bombardée par une soldatesque sous commandement américain, censée incarner le « gendarme » du monde. « Gendarme » d’obédience chrétienne, ce qui n’est pas sans jeter encore un peu plus de napalm sur le feu.
En 2006, Slobodan Milošević meurt dans sa prison du Tribunal international de La Haye ; un suicide, paraît-il. Aujourd’hui, les USA ont pu installer la base militaire qui leur manquait dans les Balkans. Tout est donc bien qui finit bien. Et l’Europe, dans tout ça ?
À force de s’agrandir, notre Vieux Continent n’en finit plus de se déliter. On le voulait voir englober la Turquie, la Géorgie en attendant d’autres contrées caucasiennes.
À l’origine, le général de Gaulle voulait une Europe de la coopération des nations, limitée à un petit nombre de pays dont l’Angleterre, évidemment, aurait été exclue. Le concept, s’il a accouché des grandes réalisations européennes, dont Airbus et l’Aérospatiale, a fini, une fois l’homme du 18 juin parti dans son ultime demeure de Colombey-les-Deux-Églises, par donner naissance à un monstre, légèrement taré presque dès la naissance.
En effet, au lieu de se reconstruire sur la culture et la politique, l’Europe s’est faite sur l’argent, le charbon et l’acier. Sans qu’on dise ou rappelle qui elle était, d’où elle venait et où elle voulait aller. Sans qu’elle puisse non plus se poser la simple question voulant qu’on s’interroge sur la pertinence de son occupation, à l’ouest par des bases militaires américaines ; à l’est par leurs homologues soviétiques.
Bref, l’Europe n’étant que bidule économique, elle a fait l’économie de ce débat. Alors oui, fort bien, sachant qu’il vaudra toujours mieux une mauvaise paix qu’une bonne guerre, pourquoi pas l’admission de la Serbie et du Kosovo au sein des instances européennes. En attendant le Sri Lanka, quand le jour viendra ?

lundi 15 avril 2013

Quand l’Union européenne fait chanter la Serbie…

Nicolas
Vodé
Étudiant
 
Catherine Ashton, haut représentant non élu de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, adresse ces derniers jours un ultimatum au gouvernement serbe : reconnaître l’indépendance du Kosovo, datant de 2008, et abandonner les communes serbes du Kosovo à la souveraineté de Pristina, ou s’exposer à un gel durable des pourparlers en vue d’une adhésion à l’Union européenne.
En 1990, alors que, résultat de la dislocation du monde communiste, la haine montait entre les groupes religieux, on assista à un bombardement médiatique à sens unique, qui s’attacha minutieusement à présenter le peuple serbe comme un boucher fanatisé, seul et unique responsable des violences qui secouaient la région. Dès lors, soutenir le bon droit de la Serbie dans les massacres dont ses ressortissants étaient victimes, était le signe du plus abject fascisme ; bref, l’on désinformait, l’on jetait l’anathème histoire de noyer un débat plus complexe qu’un tour de passe-passe médiatique. Les accords de Dayton de 1995 ont considérablement désavantagé la Serbie dans ses intérêts territoriaux.
Aujourd’hui, alors que les minorités serbes épargnées par un certain « nettoyage ethnique » continuent d’être agressées, l’Union européenne veut faire passer pour conforme aux droits de l’homme une décision qui consiste à donner à des Albanais un territoire historiquement et culturellement serbe (pas moins de cinq monastères orthodoxes du XIIe au XIVe siècles s’y trouvent !) pour la seule raison qu’ils y habitent, alors qu’ils n’ont fait que s’y installer à partir du XVe siècle. Faut-il proposer à Catherine Ashton d’installer toute la Bourgogne dans son Lancashire natal puis, au bout de dix ans, en demander l’indépendance pour lui faire prendre conscience de l’absurdité de ce genre de proposition ? Qu’on ne s’y trompe pas : derrière le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes se cache la volonté de l’Union européenne de faire prospérer ses institutions sur des États-régions, dépourvus de sens politique et disponibles à la logique ultra-libérale.
Madame la baronne, les Serbes ont bien compris qui est le dindon de la farce dans vos manœuvres. Si en plus, comme le suggère le patriarche Irinej de Serbie dans une lettre à son gouvernement, les Serbes venaient à se rendre compte de la supercherie qu’il y a à présenter l’Union européenne comme un firmament de développement économique, vous pourriez devoir retourner appliquer votre basse cuisine à sujet moins complexe.

jeudi 24 janvier 2013

Trafic d'organes au Kosovo: l'UE entrave l'enquête (Lavrov)

L'enquête sur le trafic d'organes au Kosovo piétine en raison de l'approche "non constructive" adoptée par l'Union européenne dans ce dossier, a déclaré mercredi à Moscou le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

"Nous nous heurtons à la position non constructive de l'UE qui a usurpé l'enquête et empêche son bon déroulement", a indiqué M.Lavrov.

Un scandale a éclaté en décembre 2010 après la publication d'un rapport dénonçant un trafic d'organes humains au Kosovo. Le rapport a été rédigé pour l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) par le rapporteur suisse Dick Marty.

La préparation de ce document avait débuté en 2008, suite à la parution du livre de Carla del Ponte, ancienne procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), intitulé "La traque, les criminels de guerre et moi". L'ouvrage évoquait le sort d'environ 300 Serbes kosovars enlevés en 1999 et transportés en Albanie pour subir des prélèvements d'organes.

Le rapport de Dick Marty accusait des personnes proches du premier ministre kosovar Hashim Thaçi d'être impliquées dans des meurtres commandités, des enlèvements et le trafic d'organes humains.

Ces crimes font actuellement l'objet d'enquêtes menées par les autorités serbes et la Mission de l'Union européenne au Kosovo.

http://fr.rian.ru/discussion/20120119/193079342.html

Trafic d’organes: Moscou règlera leur compte aux bouchers du Kosovo

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jeudi 13 décembre 2012

La Haye : Les deux derniers clous dans le cercueil de la justice internationale ?

En l’espace de moins de quinze jours, le Tribunal de La Haye, jugeant les crimes commis pendant les guerres d’ex-Yougoslavie, a fait preuve d’une clémence inhabituelle en acquittant cinq prévenus. Point commun : ils étaient tous accusés d’avoir commis des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité à l’encontre de civils serbes.

Le premier verdict, ayant acquitté le 16 novembre les généraux croates Ante Gotovina et Mladen Markač, a résulté d’un procès en appel, les deux accusés ayant été condamnés, en première instance, à – respectivement – 24 et 18 ans de prison. Gotovina, ancien de la légion étrangère, disposant de la nationalité française, avait dirigé l’Opération Tempête. En août 1995, celle-ci avait permis à la Croatie de reprendre le contrôle d’environ un quart de son territoire, la Krajina serbe, où la population avait pris les armes et fait sécession après que la république croate se soit elle-même séparée de la fédération yougoslave. Parfois qualifiée de plus grand nettoyage ethnique en Europe après la Seconde guerre mondiale, cette opération avait provoqué l’exode de quelque 220 000 Serbes et la mort de près de 2 000, en majorité des civils. La plupart des exilés ne sont jamais revenus en Croatie, où la proportion de Serbes est actuellement d’environ d’un quart de ce qu’elle était avant la guerre.
Plus de « responsabilité de commandement » pour les généraux croates
Contrairement à ce qu’il avait jugé en première instance, le Tribunal a estimé que les deux généraux n’étaient pas responsables de ces crimes – dont il n’a pas nié la réalité – car n’étant pas leurs auteurs directs. Cependant, ce Tribunal défendait jusqu’à présent le principe de « responsabilité de commandement », qui a permis la condamnation à de lourdes peines de plusieurs dizaines de dirigeants politiques et militaires serbes, arguant qu’ils étaient automatiquement responsables des crimes commis par leurs subordonnés. Malgré des déclarations sans équivoque des plus hauts responsables politiques croates de l’époque, le Tribunal a aussi estimé que les deux hommes ne participaient pas une « entreprise criminelle commune » visant à nettoyer la Croatie de sa population serbe. Enfin, il a usé d’oiseuses considérations balistiques pour estimer qu’il n’était pas prouvé que les bombardements qui ont détruit plusieurs bourgades serbes visaient particulièrement des objectifs civils, ceci alors que les autorités croates ont toujours refusé de livrer les carnets de tirs d’artillerie de l’Opération Tempête, soi-disant perdus.
S’il a suscité la surprise des juristes – car il est rare que des accusés, condamnés à de lourdes peines, soient acquittés en appel –, le verdict a également divisé les juges qui l’ont prononcé, puisque seuls trois d’entre eux s’y sont rallié. Les deux autres l’ont dénoncé en des termes peu habituels, l’Italien Pocar déclarant qu’il « contredit le sens même de la justice », que 1300 pages de preuves ont été ignorées et que ses trois collègues ont commis de « nombreuses erreurs et constructions fausses dans leur prise de décision », tandis que le dernier, le Maltais Agius, considérait que le verdict était basé sur « une approche étroite, artificielle, déficiente, confuse et problématique » menant à des « résultats incorrects ». Si le Procureur du Tribunal, le Belge Brammertz, s’est simplement dit « déçu », son prédécesseur, la médiatique Carla Del Ponte, s’est dite « stupéfaite » et « choquée » par le verdict et affirmé qu’il avait été influencé « par la politique, l’argent ou quelque chose n’ayant rien à voir avec le tribunal ».
En Serbie, où l’acquittement des deux généraux a été accueilli avec colère, dégoût ou résignation, plusieurs hommes politiques ont évoqué un jugement « politique » qui viserait à blanchir la Croatie de tout crime de guerre à quelques mois de son entrée dans l’Union européenne. De possibles pressions des Etats-Unis sont moins évoquées et on semble oublier que l’Opération Tempête a été organisée par des officiers américains « à la retraite » employés par une firme de sécurité, privée mais dépendant du Pentagone, la Military Professional Resources Inc (MPRI). Bien entendu, Washington a refusé toute coopération avec le Tribunal durant ce procès, en net contraste avec les tonnes de documents livrés à l’encontre d’accusés du camp d’en face. Ce verdict tombe donc assurément bien pour les Etats-Unis, dont le rôle actif dans les guerres des Balkans continue d’être partiellement occulté. Néanmoins, l’hypothèse d’un achat des trois juges reste la plus vraisemblable, tant leur verdict semble défier toute logique humaine et juridique.
Liquidation des témoins
Le second verdict, prononcé le 29 novembre, a acquitté Ramush Haradinaj, ancien chef de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), ainsi que deux de ses acolytes, Idriz Balaj et Lahi Brahimaj, accusés de torture et de meurtre de civils serbes et roms au Kosovo en 1998. Il s’agissait ici d’un nouveau procès, le premier ayant déjà abouti, en 2008, à l’acquittement des deux premiers et à la condamnation à 6 ans de prison du troisième. La nouvelle procédure avait été décidée en raison des nombreuses intimidations subies par des témoins lors du premier procès ; des « intimidations » allant jusqu’à l’assassinat. Selon Vladimir Vukčević, procureur de Serbie pour les crimes de guerre, ce ne sont pas moins de 19 témoins potentiels de l’accusation, tous des Albanais du Kosovo, qui ont été tués ces dernières années. Quant aux témoins survivants, ils ont bien entendu modifié leurs déclarations ou refusé de répondre aux juges lors des audiences. De toute évidence, le Tribunal n’a pas réussi à fournir une protection adéquate aux témoins. L’an passé, un témoin protégé, vivant secrètement en Allemagne, a été retrouvé pendu dans un parc près de son domicile. En outre, le Tribunal a autorisé Haradinaj à revenir périodiquement au Kosovo, où il a pu exercer des activités politiques et – vraisemblablement – mettre au point des méthodes visant à faire taire ses accusateurs.
Dans ces conditions, comme le nouveau procès n’a permis que de causer la mort de nouveaux témoins, on n’a guère été surpris que Haradinaj soit à nouveau acquitté. A Belgrade, le porte-parole du gouvernement a déclaré que le tribunal « a légalisé la loi de la mafia au Kosovo, en particulier l’omerta ». Ce gouvernement pourrait bientôt devoir avaler une couleuvre supplémentaire en devant s’asseoir à une même table que Haradinaj, car l’ancien videur de boîte de nuit ambitionne de retrouver rapidement le poste de Premier ministre du Kosovo qu’il occupait au moment de son inculpation et de diriger les pourparlers en cours avec Belgrade. Notons cependant que le nouveau Premier ministre serbe, Ivica Dačić, a déjà rencontré trois fois à Bruxelles son homologue du Kosovo, Hashim Thaçi, accusé – notamment par un rapport du Conseil de l’Europe – d’avoir dirigé une « bande surpuissante d’entrepreneurs criminels » s’étant livrée au meurtre à des fins d’extraction d’organes de prisonniers serbes en 1999-2000.
Tribunal de la justice sélective et de l’impunité
Ainsi, alors que le Tribunal de La Haye est en train de clôturer ses travaux, pratiquement aucun responsable d’ex-Yougoslavie n’aura été condamné pour crimes contre des Serbes[1]. Parmi les 161 inculpés du Tribunal, les trois-quarts sont des Serbes, et encore davantage si l’on compte le nombre de condamnés[2]. Pourtant, plus de 40 000 tués des guerres des Balkans et plus d’un million de déplacés et réfugiés sont des Serbes des diverses république ex-yougoslaves. Toutes ces victimes demeurent non-reconnues par La Haye, qui a officialisé de son sceau les principes de justice sélective et d’impunité.
Tout ceci ne favorisera bien entendu pas les principes de réconciliation que les partisans du Tribunal n’ont cessé de brandir depuis deux décennies pour justifier les milliards de dollars qui y ont été investis. Les frustrations, la culpabilisation des uns et le sentiment d’impunité des autres, laissent la porte ouverte à d’autres crises et déchaînements de violence. En ostracisant à ce point une nation, reconnaissons cependant au Tribunal pour l’ex-Yougoslavie d’être sur la même ligne que son homologue rwandais, qui n’a condamné que des Hutu[3], et que la plus récente Cour pénale internationale, qui n’a – à ce jour – inculpé que des Africains. La mission première de ces institutions ne semble pas être le châtiment des coupables ou la défense des victimes, mais de conforter les visions manichéennes des conflits de l’histoire contemporaine suscitées par les grandes puissances et véhiculées par les médias à leur service. Dans ces conditions, la notion de « justice internationale » se révèle être une bien nocive illusion.
Georges Berghezan
N.B. : Une version raccourcie de cet article est publiée simultanément dans Le Drapeau Rouge n° 38 de décembre 2012 (dr@belgi.net).


[1] À l’exception du général Rasim Delić, commandant des forces musulmanes bosniaque pendant la guerre, condamné à 3 ans de prison, mais dont il purgea moins de la moitié à la suite de ses problèmes de santé.
[2] Selon l’actuelle ministre de la Justice de Serbie, 96,8 % des condamnés sont des Serbes. Ce chiffre semble néanmoins faire abstraction de quelques responsables croates de Bosnie condamnés pour des atrocités à l’encontre de Musulmans bosniaques durant la guerre qui a opposé les deux communautés (1992-94).
[3] A l’exception d’un Belge rallié aux extrémistes hutu.