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vendredi 29 septembre 2017

L’EI en Libye menace les États-Unis, l’Italie et la France

Une vidéo de 17 minutes diffusée le 24 septembre 2017 par l’État islamique (EI) dans la province libyenne d’Al-Barqa (Cyrénaïque) montre les activités de l’organisation dans les régions désertiques de l’est de la Libye, notamment les raids et les attaques suicides aux points de contrôle et autres installations militaires des forces gouvernementales de l’est de la Libye.
La vidéo, intitulée « Ceux-ci ne fléchirent pas à cause de ce qui les atteignit » (Coran 3: 146), a été diffusée par le média affilié à l’EI Nasher News. Les combattants et kamikazes de l’EI qui y apparaissent exhortent tous les musulmans, jeunes et âgés, notamment en Libye, à rejoindre le djihad et à combattre sur le front libyen,  pour participer à la guerre contre les apostats et les infidèles.
S’adressant au chef de l’EI, Abu Bakr Al-Baghdadi, ils lui assurent leur loyauté, lui enjoignent de rester tenace, malgré les difficultés auxquelles l’EI est confronté, et lui promettent qu’ils mèneront bientôt des opérations qui le réjouiront. Aux « apostats » et aux « infidèles », ils promettent que l’EI les vaincra et que son peuple atteindra bientôt le cœur des États-Unis, de la France et de l’Italie.
Après avoir mis en ligne la vidéo, Nasher News a également publié un communiqué appelant les partisans de l’EI sur les réseaux sociaux à aider les combattants à Al-Barqa en relayant la vidéo.
Notons que c’est la première vidéo mise en ligne par l’EI à Al-Barqa au cours des 18 derniers mois et que l’EI s’est considérablement affaibli en Libye après son expulsion de son bastion principal, la ville de Syrte, fin 2016. Le 22 septembre, les États-Unis ont mené une attaque aérienne sur une base de l’EI à 240 km au sud-est de Syrte.
La première partie du film montre un convoi de véhicules de l’EI avançant dans la région désertique entre Syrte et Nofilia, et arrêtant quelques véhicules pour interrogatoire. La partie suivante montre un raid de l’EI sur un poste de contrôle des forces gouvernementales de l’est de la Libye, sur la route entre Al-Jufra et Fukaha. Les combattants de l’EI abattent tous les soldats au point de contrôle,  s’emparent de matériel et louent Abu Bakr Al-Baghdadi.
L’un des combattants menace les pays occidentaux : « Nous disons aux États-Unis, à la France infidèle et à l’Italie : avec l’aide d’Allah, nous vous atteindrons au cœur même de vos maisons. »

mardi 6 juin 2017

Le troisième terroriste de Londres identifié


Son identification formelle n’est pas encore terminée, par les détectives pensent qu’il s’agit d’un musulman de 22 ans Youssef Zaghba, de Londres Est. Sa famille a été prévenue, et il semble qu’il s’agisse d’un Italien d’origine marocaine, qui n’était pas sur les listes de surveillance du MI5 – pour ce qu’elles sont efficaces me direz-vous..
Selon le Corriere della Sera Youssef Zaghba a été arrêté par les autorités italiennes en mars 2016 à l’aéroport de Bologne alors qu’ils tentait de prendre un avion vers la Turquie pour se rendre en Syrie, et avait été remis aux autorités britanniques. Le Corriere indique également que les autorités italienne ont informé les autorités britanniques et marocaines des fréquents voyages de Zaghba.
La mère de Zaghba est italienne, son père est marocain. Ses parents vivaient au Maroc mais sont séparés et la mère vit à Bologne.
En mars 2016, Zaghba a été accusé d’être un terroriste international par les autorités italiennes, puis les accusations furent abandonnées. Il était toujours considéré comme un risque.
Zaghba voyageait avec un sac à dos et un billet aller-simple vers Istanbul quand il a été arrêté et détenu.
Son téléphone portable contenant des images religieuses mais rien de particulièrement significatif.
Et maintenant il grille en enfer.
© Jean-Patrick Grumberg 
Khuram Shazad Butt et Rachid Redouane, tous les deux de Barking, à Londres Est occupé.
Khuram Shazad Butt, 27 ans, né le 20 avril 1990 pour un jour tuer, était un citoyen britannique né au Pakistan. Lorsqu’on parle de terroriste de type asiatique, voilà à quel genre de loser ça ressemble. Il était marié et avait deux enfants en bas âge.
Il était arrivé en Grande Bretagne avec ses parents comme demandeurs d’asile. Professionnellement, il a travaillé comme responsable de réseau internet pour une chaîne de fast food et pour le réseau du métro.
Il était connu à la fois de la police et du MI5 – qui « connaît » 20 000 personnes avec le même profil.
Rachid Redouane, 30 ans, inutilement né le 31 juillet 1986, prétendait à la fois être marocain et libyen. Il se faisait aussi appeler Rachid Elkhdar avec une autre date de naissance : 31 juillet 1991. Il était marié, et sa femme a été arrêtée.
Il n’était pas « connu » de la police – pour ce que ça veut dire – mais il apparaît dans un documentaire britannique sur le jihad qui a été diffusé l’an dernier, priant près d’un drapeau d’ISIS avec l’imam de la haine, l’islamo-fasciste Anjem Choudary.
Il est également soupçonné d’avoir passé du temps à convaincre de jeunes musulmans à faire le jihad.
Une femme dit l’avoir reconnu en train de faire du prosélytisme devant une école accompagné de plusieurs hommes.
Des enquêtes sont en cours pour déterminer l’identité de leurs complices, et le nom du troisième homme.
 La police demande à toutes personnes qui les ont connus, fréquentés, croisés, de contacter leur service pour avancer dans l’enquête. Les enquêteurs souhaitent en particulier connaître les lieux qu’ils fréquentaient, leurs mouvements dans les jours qui ont précédé l’attentat.
Ces deux là étaient des soldats d’Allah qui avaient rejoint l’Etat islamique pour installer un califat mondial. Ils était des sous-hommes, de la vermine née pour semer la mort, et ils vont finir en enfer.
© Jean-Patrick Grumberg
Butt en argot anglais veut dire cul. Il porte bien son nom.
Il nous est évident que, seule, la politique de D. Trump est la bonne: cesser
toute immigration musulmane.

jeudi 18 mai 2017

Il faut accélérer le transfert des réfugiés depuis l’Italie et la Grèce

Mardi matin, les députés exhorteront les pays de l’UE à accélérer le transfert de réfugiés depuis l’Italie et la Grèce vers d’autres États membres, comme conclu en septembre 2015.

Conformément à deux décisions adoptées par le Conseil en septembre 2015, les États membres se sont engagés à relocaliser 160 000 demandeurs d’asile depuis les pays situés en « première ligne » d’ici à septembre 2017. Cependant, seulement 18 418 personnes ont dans les faits été relocalisées (en date du 11 mai). Après le débat en plénière avec des représentants du Conseil et de la Commission, les députés se prononceront sur une résolution jeudi.
Contexte
Au vu de la gravité de la crise migratoire et des réfugiés lors de l’été 2015, l’UE a adopté deux mesures d’urgence pour relocaliser 160 000 demandeurs d’asile – qui ont de grandes chances d’obtenir le statut de réfugiés – depuis l’Italie et la Grèce vers d’autres États membres, pendant le traitement de leur demande.
Selon une décision adoptée ultérieurement par le Conseil en septembre 2016 – à laquelle le Parlement s’est opposé – les États membres ont convenu que 54 000 places sur les 160 000 prévues pouvaient être utilisées pour l’admission des réfugiés syriens depuis la Turquie, dans le cadre de l’accord migratoire entre l’UE et la Turquie, plutôt que depuis l’Italie ou la Grèce.
Selon les données du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, environ 50 000 demandeurs d’asile sont bloqués en Grèce tandis que l’Italie a établi un nouveau record avec 181 436 arrivées en 2016.
© Gaïa 

En definitive toute la problématique des migrants ou refugiés se base dans l'incompétence des gouvernements concernés notamment le top de la pyramide EU que n’arrive pas à négocier directement avec les pays qui propulsent leur population à fuir leur territoire. (pays en guerre exclus)
La question est simple; ou est localisé le probleme dans des pays comme le Mexique ?
Pourquoi le Mexicain fuit sa terre et rêve de l 'Amerique? 

Pourquoi les Africains et les Arabes veulent à tout prix quitter leur pays pour demander à l’Europe de leur faire cadeaux d’une vie meilleure? 
Pourtant hors  zones de conflit dans leur propre pays qui serait securisé par des accords internationaux on pourrait bâtir des camps . Ceci éviterait les camps des refugiéss en EU dont la plupart sont dans des situations inhumaines…
Il faut savoir qu’en Italie les ONG sont dans le collimateur de la justice et de la politique: on les soupçonne effectivement d’entretenir le trafic de migrants. Sans parler des mafias italiennes qui recherchent dans « l’accueil » des migrants de nouveaux marchés…

lundi 5 décembre 2016

Référendum en Italie: le «non» l’a emporté à 59%

Quelque 59% des Italiens ont voté contre le projet de réforme constitutionnelle de Matteo Renzi lors du référendum organisé dimanche, contre 41% de «oui», a indiqué lundi le ministre italien de l’Intérieur après le décompte de toutes les circonscriptions et des votes à l’étranger.
Selon des sondages à la sortie des urnes, le non l’emportait à 54 %. Les résultats officiels donnent une défaite encore plus écrasante pour le Premier ministre italien.
Le chef du gouvernement Matteo Renzi a annoncé sa démission lundi à la première heure, après une nette défaite. Le scrutin a connu une participation de 65% des 51 millions d’électeurs en tout. Un tiers (30%) des 4 millions d’Italiens vivant à l’étranger ont participé au référendum. 68% d’entre eux se sont prononcés en faveur de la réforme constitutionnelle.
Ce sont les réformes qui ont mobilisé les électeurs pour le « non ». Renzi a commis l’erreur de vouloir faire de ce vote un plébiscite de sa politique. Elle a été nettement rejetée. Or, sa politique, et ce fut aussi largement dit dans la campagne, était l’application à l’Italie du cadre disciplinaire conçu à Bruxelles et à Berlin. La victoire du « non » est ainsi directement une défaite pour les européistes d’Italie et d’ailleurs.

jeudi 17 novembre 2016

Recherché par l'Italie, « Abou Nassim » a été interpellé à l'issue d'une traque rocambolesque.

Les autorités soudanaises ont arrêté, cette semaine à Khartoum, l'un des terroristes les plus dangereux de l'État islamique (EI), après une traque rocambolesque dans une dizaine de pays d'Europe, du Moyen-Orient, en Afghanistan et en Afrique. Ce sont les services de renseignements italiens qui ont mis Interpol sur la trace de cet agent recruteur de l'EI, également recherché pour la préparation de deux attentats en Tunisie.

"Abou Nassim" = Fezzani Moez Ben AbdelKader

samedi 8 octobre 2016

L’Italie, base US pour l’Afrique par Manlio Dinucci

Le Pentagone ne se contente pas d’organiser les guerres au Donbass, en Syrie et au Yémen. Il déploie actuellement des forces en Afrique, à la conquête du continent noir.


Manlio Dinucci

Géographe et géopolitologue. Derniers ouvrages publiés : Laboratorio di geografia, Zanichelli 2014 ; Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013 ; Escalation. Anatomia della guerra infinita, Ed. DeriveApprodi 2005.

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Pendant que les projecteurs politico-médiatiques sont braqués sur la Syrie, au centre d’une colossale psyop pour faire apparaître les agressés comme des agresseurs, reste cependant dans l’ombre ce qui arrive dans d’autres parties du Moyen-Orient et en Afrique.
Les États-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar, le Koweit et les Émirats —qui depuis cinq ans mènent la guerre en Syrie avec des forces terroristes infiltrées et maintenant accusent le gouvernement syrien de crimes de guerre en sponsorisant l’exposition photographique Caesar présentée demain à Rome [1]— continuent à massacrer des civils au Yémen. Participe à la guerre le CentCom avec des attaques « antiterrorisme », officiellement documentés, effectués au Yémen avec des drones et des chasseurs-bombardiers.
Restent plus encore dans l’ombre, dans les médias, les opérations militaires US en Afrique. Elles sont menées par l’AfriCom, qui a en Italie deux importants commandements subordonnés.
La U.S. Army Africa (Armée US pour l’Afrique), dont le quartier général est à la caserne Ederle de Vicence (Vénétie), « fournit le commandement de mission et emploie des forces pour le théâtre des opérations », en fournissant en même temps de l’assistance militaire aux partenaires africains pour établir « sécurité et stabilité » dans le continent.
Les U.S. Naval Forces Europe-Africa (Forces navales US pour l’Europe et l’Afrique), dont le quartier général est dans la base de Capodichino à Naples, sont constituées par six forces dédiées formées par les navires de guerre de la Sixième Flotte basée à Gaeta (Latium). Leur « aire de responsabilité » couvre la Russie, l’Europe et l’Afrique (sauf l’Égypte qui entre dans celle du CentCom), y compris la moitié de l’Atlantique, du Pôle Nord à l’Antarctique. Elles sont sous les ordres de l’amirale Michelle Howard, qui est en même temps à la tête du Commandement de la force conjointe alliée (JFC-Naples), dont le quartier général se situe à Lago Patria (Naples).
Avec ces forces, y compris les chasseurs des porte-avions et les drones armés basés à Sigonella (Sicile), les USA sont en train d’intensifier leurs opérations militaires en Afrique. Les raids aériens, effectués depuis le mois d’août en Libye sous le prétexte d’arrêter l’avancée de Daesh (dont la menace a été largement surestimée), servent en réalité le plan de reconquête et de recolonisation de la Libye, où opèrent depuis longtemps des forces spéciales états-uniennes et européennes.
Mais ce n’est là que la pointe émergée du « grand jeu » africain. Parmi ses nombreuses « missions », l’AfriCom est en train de construire au Niger une base de drones armés, officiellement en fonction « antiterrorisme ». Elle sert aux opérations militaires que les USA conduisent depuis des années, avec la France, dans l’Afrique du Sahel, surtout au Mali, au Niger et au Tchad. Pays parmi les plus pauvres du monde (avec un taux d’analphabétisme qui au Niger est de 70 % chez les hommes et 90 % chez les femmes), mais très riches en matières premières —coltan et or au Mali, uranium au Niger, pétrole au Tchad— exploités par des multinationales états-uniennes et françaises qui redoutent la concurrence des sociétés chinoises, lesquelles offrent aux pays africains des conditions beaucoup plus favorables.
Une autre opération militaire états-unienne, avec drones et forces spéciales, est en cours en Somalie, pays de première importance géostratégique.
En même temps, la U.S. Army Africa pénètre dans le continent avec des programmes de « coopération à la sécurité » dont le véritable objectif est de former des élites militaires à leur service. Dans le même objectif les navires de guerre des U.S. Naval Forces Africa parcourent les côtes africaines pour fournir de « l’assistance à la sécurité maritime ».
On ne néglige pas non plus l’assistance « spirituelle » : l’aumônier du navire d’assaut amphibie Wasp a célébré en vidéoconférence depuis la Méditerranée la Sainte Messe pour les marins du navire de guerre San Antonio engagé dans une mission en Afrique.
Source 


mercredi 21 septembre 2016

Les camps de l’Etat Islamique au Kosovo

Des camps à côté de la base américaine de Bondsteel, grosso-merdo, des voisins qui se connaissent très bien, vu que lesdits terroristes sont les larbins des autorités américaines (CIA et CIE). On se souvient de la raclure albano-musulmane, ancienne merde de sous-traitants de la CIA et exfiltrée par les militaires américains à Bondsteel, cette crapule a fait exploser le bus Nish Express, bondé de serbes en 2001, avec comme résultat plusieurs morts. Rien de nouveau.

http://visegradpost.com/fr/2016/09/07/les-camps-de-letat-islamique-au-kosovo/


Plusieurs camps d’entrainement de l’Etat Islamique ont été « découverts » au Kosovo. Des centaines d’hommes, pour beaucoup albanais, y apprennent l’arabe, étudient une certaine version du Coran, et suivent un entrainement militaire, sous les ordres d’hommes du Califat et d’anciens militaires de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK).

Ces camps, dont pour l’instant seulement cinq ont été mis à jour, se situent à Ferizaj, Gjakovica, Dečani, Prizren et Pejë, au Kosovo, dont la superficie est de 10.887 km2.

Le Kosovo est encore sous le protectorat de l’OTAN et de l’Union européenne, ce qui implique la présence de leurs forces militaires.

Par exemple, le camp d’entrainement de Daesh de Ferizaj se trouverait à quelques kilomètres du camp Bondsteel, plus grande base militaire que les Etats-Unis aient jamais implantée à l’étranger depuis la guerre du Vietnam, et qui officiellement est occupée par 7000 soldats et civils. Ou près de Gjakovica, où siège le détachement aéronautique Amiko (Aéronautique militaire italienne au Kosovo) et où se trouve un autre camp de Daesh, tout près des installations de la mission Kfor, mission de l’OTAN, et dont l’un des rôles principaux, à en croire la page internet de la mission, est de « contribuer à un environnement sûr et sécurisé ». Et près du camp de Pejë, se situe la base militaire « Villaggio Italia ».

Ces nouvelles ont été rendues publiques par les médias après l’arrestation de quatre Kosovars qui sont accusés d’être des membres de l’Etat Islamique. Ce genre arrestations est fréquent au Kosovo mais aussi en Macédoine, en Bosnie, en Serbie. Le Ministère de l’intérieur au Kosovo a révélé ces derniers temps qu’en tout 102 hommes ont été arrêtés car suspectés de participer à des activités terroristes, 40 ont été arrêtés juste avant leur départ pour le djihad, et 57 hommes y sont morts.

Comment fait l'Europe pour détecter les terroristes parmi les migrants

Surveillance, écoutes électroniques, opérations secrètes et des réfugiés qu’il faut faire parler : pour l’instant, ce sont les mesures efficaces pour extirper les djihadistes dangereux.

Lorsqu’on évoque les centaines de milliers de réfugiés qui ont atterri en Europe l’année dernière, la frontière est souvent très fine entre la pitié et la peur. D’un côté, il est difficile de ne pas ressentir un torrent de sympathie à la vue de bébés nés lors de périlleuses missions de secours ou des cadavres d’enfants balayés par les vagues. Tout comme il est aussi difficile de ne pas sentir de la méfiance et de la colère lorsqu’on entend qu’une fois de plus, des supposés djihadistes se trouvaient parmi les réfugiés légitimes.

Les services de contre-terrorisme en Italie, qui s’occupent également de la mafia, ne cachent même pas le fait que les téléphones des migrants sont souvent sur écoute et qu’il y a même parfois des agents infiltrés en tant que faux migrants dans les principaux centres d’accueil afin de surveiller et de collecter du renseignement.

Dans le port d’Augusta en Sicile, d’anciens réfugiés travaillent avec les autorités locales pour identifier et intercepter les extrémistes.

 Les autorités italiennes emploient également des Nigérians, des Afghans et des Irakiens, selon les populations trouvées sur les bateaux. 

 Ce qui complique la chasse aux terroristes parmi les vrais réfugiés est l’essor d’une véritable industrie du faux documents depuis le début de la crise migratoire. Les faux documents feraient passer n’importe qui, ou presque, pour un migrant légitime. Le mois dernier, Europol a trouvé une cache de faux documents dans un camp de réfugiés en Grèce. Son but était apparemment de fournir des documents à des combattants étrangers venus combattre sur le sol européen.

Un peu plus de 28% des 298 009 migrants et réfugiés arrivés en Europe par la mer cette année viennent de Syrie, d’après l’agence des Nations Unis pour les réfugiés UNHCR. Le reste vient de zones de conflits comme l’Afghanistan, l’Irak, le Nigéria et l’Erythrée. Il y a des palestiniens et des Soudanais aussi. 54% sont des hommes et le reste sont des femmes et des enfants.

Frontex, l’organisation européenne en charge de la surveillance des frontières, et qui surveille notamment la Méditerranée en coopération avec la marine italienne, a prévenu depuis longtemps de la possibilité de voir arriver des terroristes parmi les migrants. C’est pour cette raison que l’agence est opposé aux opérations du type Mare Nostrum lancée par l’Italie car elle créé un "effet d’attraction". Frontex pense que la seule solution est de renvoyer les bateaux. "Les attentats de Paris en novembre 2015 ont clairement montré que l’arrivée de migrants illégaux pouvait être utilisée pour mener des opérations terroristes sur le sol européen" disait le rapport d’analyse des risques de Frontex pour 2016.


Libye : la communauté internationale contrainte d’accepter la règle du jeu

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Le désormais « maréchal » Haftar (proclamé en ce début de semaine) a mis en scène un scénario préparé à l’avance qui n’était envisagé par aucun des partis en présence, et d’ailleurs totalement inespéré.
Après la saisie des terminaux et des ports pétroliers de Sidra, Ras Lanouf, Brega et Zoueitina, le maréchal Haftar vient de les remettre officiellement entre les mains de l’entreprise nationale du pétrole.
Le gouvernement d’union nationale ainsi que les six pays de la communauté internationale (Etats-Unis, Grande Bretagne, Allemagne, Espagne, Italie et France) qui exigeaient un retrait immédiat des forces d’Haftar, se trouvent devant l’obligation de composer avec cette nouvelle donne.
Ils n’avaient d’ailleurs pas le choix puisque l’Egypte, associée à la Russie et à la Chine, s’était opposée à une quelconque condamnation, par le conseil de sécurité de l’ONU, à l’action de force entreprise la semaine dernière par le général Haftar.
De son côté, le peuple libyen voit d’un très bon œil l’éloignement des milices de Brahim Jadhrane qui, depuis 2014, contrôlaient la gestion du croissant pétrolier, et sa remise sous contrôle de la CNLP (Compagnie Nationale Libyenne du Pétrole), dont le PDG, Mustapha Sanallah, vient de déclarer, ce mercredi, la reprise immédiate des exportations.
Des pétroliers sont déjà sur place pour s’approvisionner, à partir des terminaux libérés, et cela pour la première fois depuis 2014.
Mis devant le fait accompli, l’envoyé spécial des USA en Libye, Jonathan Winer, a déclaré à l’AFP qu’il soutenait cette reprise des exportations à la condition que les ventes s’effectuent via la banque centrale libyenne. Il a appelé à la poursuite des négociations avec le maréchal Haftar.
Dès lors l’ONU, représentée par Martin Kobler, totalement opposée hier, envisage aujourd’hui une véritable reconciliation avec le gouvernement de transition de Fayez El Sarraj, dont l’un des vice-présidents, le Misrati Ahmed Myitigue, estime que son gouvernement est là « pour trouver des solutions et non pas créer des problèmes ».
Selon le déroulement futur de ce scénario il est fort probable, qu’à l’exemple de l’Egypte, et du général Al-Sissi, qui est un acteur incontournable de la politique libyenne, ce pays sera dirigé bientôt par le désormais maréchal Khalifa Haftar et, on ne peut que l’espérer, retrouvera un semblant de stabilité.
© Manuel Gomez pour Dreuz.info.
Khalifa Haftar va remettre de l’ordre dans le bordel lybien:
1.Neutraliser les milices islamistes de tripoli
2. Redémarrer les exportations petrolières
3.Cadenasser le flux des « migrants » vers l’Europe
4.Reconstruire le pays sous une poigne de fer
En bref, refaire ce que Khadafi ,epaulé par la CIA, faisait très bien sans les interventions idiotes de Sarkozi, et autre Obama , encouragés par BHL………….
3 cons et des dizaines de milliers de morts plus tard dans un pays en ruines, un régime autoritaire renaît en Libye qui matera les barbus , c’est l’un OU l’autre chez les musulùmans!
Ce que font les forces spéciales françaises en Irak, en Syrie et en Libye
À la base militaire de Varces, en Isère, des soldats des forces spéciales du 1er RPIMa se préparent à une visite du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 5 décembre 2014. Jean-Pierre Clatot/AFP
DÉFENSE
Depuis plusieurs années, ces unités sont mobilisées sur plusieurs théâtres d’opération. Aujourd’hui, elles sont en première ligne dans les trois pays, même si Paris reste discret sur le sujet.
Recherche de renseignements, libération d’otages, actions rapides et efficaces… autant de missions sur lesquelles les forces spéciales sont mobilisées, dans l’ombre médiatique. Formellement créées en France en 1992 après la guerre du Golfe, ces unités sont actuellement dirigées par le général de division Grégoire de Saint-Quentin, qui a notamment été à la tête de l’opération Serval au Mali. Pour ce général, l’ADN des forces spéciales est de « gérer l’incertitude » des missions qu’elles mènent. Actuellement, environ 400 soldats des forces spéciales françaises sont engagés dans 17 pays différents, sur un total de 2 500 hommes en activité. Mais d’ici à 2019, dans le cadre de la « loi de programmation militaire », ces forces devraient compter jusqu’à 4 000 militaires, entraînés et prêts au combat.
Dans l’imaginaire collectif, les forces spéciales sont un groupe homogène, indivisible. L’image de la masse de muscles est pourtant bien éloignée de la réalité. Dans les forces spéciales, on recrute avant tout pour l’intelligence et les capacités mentales. Ces militaires d’élite composent le Cos, le Commandement des opérations spéciales, dépendant directement du chef d’état-major des armées (Cema), le général Pierre de Villiers. Le Cos a été créé dans l’optique de pouvoir rapidement rassembler des capacités militaires spécifiques pour chaque mission et d’en minimiser le risque d’échec. Lors de chaque déploiement des forces spéciales, le Cos constitue les unités projetées à partir de régiments différents, habitués à travailler ensemble en permanence. Tant dans l’armée de l’air que l’armée de terre ou encore la marine, ces hommes ont chacun leur spécialité comme le renseignement en terrain hostile ou le combat direct. C’est cette possibilité de moduler à l’envi chaque déploiement de forces spéciales qui fait la puissance de ces unités de choc, de plus en plus employées par le gouvernement de François Hollande pour les opérations extérieures et entourées d’un certain mystère entretenu tant dans leurs rangs que dans l’ensemble de l’armée française.
Une mobilisation croissante
Si leurs missions restent discrètes, elles ne sont pourtant pas clandestines, comme le sont par exemple les actions de la DGSE, le renseignement extérieur. En toute situation, le chef de l’État doit pouvoir revendiquer leur action au nom de la France. Ces deux dernières années, les forces spéciales ont particulièrement été remarquées notamment au Mali pour leurs actions ciblées contre les groupes jihadistes au Sahel. Sur ces opérations, la « Task Force Sabre » misait sur l’efficacité d’une part de la chaîne de commandement limitée aux autorités politiques, aux chefs militaires à Paris et aux opérateurs sur place, d’autre part sur la coopération entre les services de renseignements et des capacités tant aériennes que terrestres sur le terrain. Régulièrement appelées pour des missions à l’étranger, les forces spéciales sont vues par certains comme un moyen de substitution aux forces conventionnelles. En Irak, en Syrie et en Libye, de nombreuses forces spéciales sont aujourd’hui impliquées dans la lutte antiterroriste afin de venir en aide aux forces locales qui combattent l’État islamique (EI). Un journaliste français récemment revenu de Libye, qui requiert l’anonymat, a pu parler avec des gradés libyens à propos de ces forces. S’il affirme que les Français sont dans ce pays pour faire du conseil auprès des forces locales, comme en Irak ou en Syrie où ils leur enseignent les rudiments de la guerre, les Anglais, eux, prennent part directement aux combats. Dans une vidéo tournée en Libye, on voit un véhicule-suicide de l’EI foncer sur des troupes libyennes et un tir de lance-roquette le faire exploser en route. Le soldat qui tient la caméra se retourne en filmant, alors que tout le monde crie de joie, mais le tireur s’avère être un homme des forces spéciales britanniques, clairement identifiable sur la séquence filmée.
et oui la France est sur le terrain, ne comptez pas sur la presse, ni les blogs pour en parler

vendredi 27 mai 2016

Une intervention en Libye se prépare.. Mais laquelle ?

http://www.bruxelles2.eu/
(B2) Régulièrement, les médias en Italie, en France, au Royaume-Uni font état de plans imminents pour intervenir en Libye. A écouter certains (comme le Daily express par exemple), on a l’impression que les moteurs des avions vrombissent déjà, les pales des hélicoptères sont sorties, les navires se rassemblent au large telle une gigantesque armada prête à intervenir. La réalité semble légèrement différente…
Des actions ponctuelles ne signifient pas une opération
Je sais, je vais décevoir quelques confrères, boy scouts de l’intervention militaire, parachute sur le dos et lance roquette en bandoulière qui flamboient dès qu’ils entendent parler « boum boum ». Certes il y a quelques survols, plus ou moins discrets, d’avions. Ce n’est pas vraiment nouveau, c’est simplement plus systématique (1). Il y a des forces spéciales disséminées, ci et là, pour prêter leurs concours aux forces locales, préparer la suite des opérations, repérer (et éliminer) de potentiels suspects. C’est le boulot des forces spéciales. Il y a un ou deux raids de drones armés, en nombre limité, pour procéder à une ou deux frappes « d’élimination ». Ce n’est pas vraiment différent de ce qui se passe en Somalie, au Yemen… C’est la méthode trouvée par les Américains pour tenter de décapiter les structures de Al Qaida (ou Daech maintenant) sans intervenir de façon trop visible. Quant aux états majors — à Rome, à Paris, à Londres — ils planifient divers scénarios. C’est leur rôle. Mais l’essentiel n’est pas là…
Le souvenir de la catastrophe de 2011
Il ne semble pas question (pour l’instant) d’une intervention militaire occidentale, avec navires de l’OTAN au large, contrôle aérien et forces spéciales au sol pour guider les avions, au sens de celle qu’on a vécu en 2011. L’intervention actuelle semble plus diffuse, plus discrète, et plus multiple. Tout simplement car ce ne peut être la même chose. Le problème n’est pas d’avoir en Libye un Etat « ennemi » ou un gouvernement « ennemi », c’est l’anarchie qui est l’ennemi aujourd’hui. Et contre çà, tous les bombardiers du monde n’y peuvent rien. Personne n’a aussi vraiment envie de rééditer le scénario de 2011. Car l’intervention occidentale de 2011 — justifiable de façon ponctuelle —, reste, dans tous les esprits, comme une vraie défaite, politique et militaire au sens stratégique (2). Enfin, faut-il le rappeler, il y a d’autres terrains d’engagement. Et personne n’a vraiment les moyens d’une campagne d’envergure et sur une longue durée. Il faut être réaliste…
Qu’en est-il en réalité ?
De fait, il semble y avoir confusion entre plusieurs opérations ou projets d’opération qui se déroulent ou se préparent de façon simultanée, et d’une certaine façon sont complémentaires.
Trois acteurs multinationaux : l’ONU, une coalition, l’UE
Il y a actuellement trois acteurs et trois vecteurs d’action possible, multinationaux : 1° l’ONU et sa mission UNSMIL, 2° la LIAM, coalition militaire formée sous direction italienne et sous ombrelle de l’ONU, rassemblant plusieurs pays (dont les Britanniques, les Jordaniens et d’autres) ; 3° l’Union européenne et ses missions PSDC (EUNAVFOR MED en mer et une future mission à terre). Ces vecteurs ne sont pas alternatifs l’un de l’autre. Ils s’inscrivent en complément.
Et l’OTAN ?
Même si l’OTAN reste dans tous les esprits, le rôle de l’Alliance Atlantique n’est pour l’instant ni défini ni souhaité par les Libyens eux-même (souvenir de 2011) ni par certains Européens, même du côté maritime ou de contrôle des migrations. Angela Merkel l’a rappelé précisément à Hanovre au président américain. « Il y a maintenant une mission européenne – EU NAVFOR Med aussi appelée « Sophia » – qui fonctionne très bien ». De nombreux articles de presse mentionnent une opération en préparation sur les migrations. Il semble que cela soit loin d’être acquis … (pour être poli !) « On est davantage dans une idée défendue par un ministre (la ministre italienne de la Défense) que dans une décision approuvée » m’ont confirmé plusieurs sources. La confusion règne, savamment entretenue avec d’autres projets en cours (Lire :L’opération Active Endeavour en passe d’être transformée. Une coordination UE-OTAN en Méditerranée à l’étude)
Des rôles complémentaires
Le principal d’entre eux est la LIAM, qui a pour objectif sous commandement italien, la sécurisation de Tripoli, et la restructuration et formation de l’armée libyenne (dans un format assez proche des missions EUTM de l’Union européenne). Pour les garde-côtes et la surveillance maritime, ce sera davantage le rôle de l’opération européenne EUNAVFOR MED / alias Sophia (lire : Les Etats envisagent plusieurs options diverses). Pour remettre sur pied une police, judiciaire essentiellement, ainsi que les poursuites, ce serait le rôle d’une autre mission européenne qui est à l’étude actuellement.
Trois conditions
Mais tout cela est placé à trois conditions : 1° Un gouvernement libyen reconnu comme légitime (non seulement par la communauté internationale mais aussi par les Libyens = le Parlement de Tobrouk), 2° Le gouvernement doit avoir demandé une intervention ou, au moins, ne s’y oppose pas, 3° Avoir un certain consensus international, à défaut d’une résolution formelle des Nations unies. Cela signifie notamment l’absence de veto formel de la Russie. On peut certes se passer de cet accord pour faire une ou deux frappes, de façon inopinée, discrète, et solitaire. Mais répéter cet acte de façon régulière serait (très) délicat à tenir sur le plan des relations internationales serait quasiment un cas decasus belli.
Une intervention militaire : désastreuse
Pour les spécialistes de la Libye, il faut agir avec tact et prudence. La pire des choses serait d’avoir une intervention militaire sans aval des autorités libyennes un peu légitimes. « En l’état des choses, une opération militaire serait désastreuse et inefficace. Cela reviendrait à plomber le processus de recomposition nationale. Nous ne sommes plus dans le contexte de la Libye 2011 » avait confié, il y a quelques temps, à B2 un diplomate expérimenté, bon connaisseur de la Libye. Certes il reconnait que l’idée d’une intervention « est bien dans la tête de quelques uns. Dans tous les pays, il y existe une tentation permanente d’intervention. C’est le rôle des militaires d’ailleurs de planifier toutes les situations. » 
Une offensive libyenne en cours
Les Libyens du général Haftar à l’oeuvre, bien aidés
A ceux-là, il faut ajouter l’action des forces libyennes, recomposées, du général Haftar, avec l’aide « technique » de plusieurs acteurs opérationnels : l’Egypte et les Emirats arabes unis de façon à peine cachée, et de quelques acteurs européens. Le soutien occidental (Français notamment mais aussi Britannique) est plus discret. Mais il semble bien présent (comme en 2011 d’ailleurs), sous la forme de fourniture d’équipement, d’éléments d’entraînement voire directement sur le terrain (avec quelques unités de forces spéciales). Ces forces sont repassées à l’offensive depuis quelques jours reprenant Benghazi et Derna, selon les dernières informations.
L’espoir d’une tenaille
C’est sur ces forces essentiellement, qu’une partie de la communauté internationale compte pour effectuer l’offensive contre Daech, davantage que sur une intervention militaire extérieure qui apparait davantage comme une situation d’extrême limite. Ces forces pourraient être aidées au besoin par quelques milices, à l’ouest, notamment à Misrata, qu’il reste à convaincre de repartir à l’assaut. Ce qui permettrait de prendre en tenailles les hommes de Daech, de les contraindre à la défensive et les empêcher d’atteindre les champs de pétrole notamment. Des experts (Américains notamment mais aussi Italiens semble-t-il) sont, ainsi, sur le terrain depuis pour « nouer des contacts », avait indiqué Peter Cook, porte-parole du Pentagone il y a quelques temps.
Des divergences d’intérêt
Derrière une certaine unanimité européenne se cache mal, même entre Européens, des intérêts divergents. La Libye excite. Et celui qui sera dans le camp du vainqueur aura un atout dans la manche. D’où une certaine course de vitesse entre Paris, Londres, Berlin et Rome pour pousser « sa » solution, avec Washington en rôle d’arbitre (c’était en sous-main l’enjeu de la réunion au sommet de Hanovre). L’Italie veut garder la mainmise sur un pays, tout proche, qu’elle considère un peu comme son arrière-cour (les puits de pétrole exploités par ENI, le pétrolier italien, notamment à Mellitah, sont toujours en fonctionnement). La France soutient, sans ambages, l’Egypte qui soutient le général Haftar, qui refuse de reconnaître la légitimité du gouvernement d’Al-Sarraj (lire notre interview à paraitre de l’eurodéputée Ana Gomes). Mais, dans le même temps, elle est « prête » à aider le nouveau gouvernement d’union nationale pour assurer « sa sécurité maritime » comme l’a confirmé, mardi (26 avril) sur Europe 1, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian… « si le Premier ministre (sollicite) la communauté internationale » (3). Quant aux Britanniques, ils mènent aussi un jeu complexe dont l’objectif, à la faveur du changement de pouvoir, est de damer le pion aux Italiens.
(Nicolas Gros-Verheyde avec Leonor Hubaut)
(1) Cela se produit déjà depuis des années. Si mes souvenirs sont bons, les avions français qui font régulièrement des exercices dans le nord du Tchad n’ont pas pour seul objectif d’inspecter si les dunes du Tibesti ont changé de place … Et, actuellement, il y a très peu de chances de se faire pincer par des radars ou une chasse libyenne anéantie. Il ne faut pas oublier non plus que l’opération EUNAVFOR MED avait pour premier objectif le recueil de renseignements et d’informations. Informations traitées d’abord au niveau national puis transmises au niveau européen (pour ce qui concerne la lutte contre les trafiquants.
(2) Avoir détruit un pôle de stabilité (même dictatorial) pour en faire un pôle d’instabilité et une menace à court terme peut, difficilement, être dénommée autrement, même si d’un point tactique, sur le champ de bataille, la victoire militaire est indéniable et restera, là aussi, dans les annales. Gagner une bataille n’est pas gagner la guerre comme aurait dit le Général…
(3) La seconde partie de la phrase du ministre français est souvent oubliée, ne retenant que la disponibilité française. Elle vient d’une certaine façon « compléter » la phrase de François Hollande qui indiquait lors du dernier sommet européen ne pas vouloir s’engager trop avant.

mercredi 22 avril 2015

Non, M.Hollande, la France et l'Europe ne peuvent plus accueillir toute la misère d'Afrique et du Moyen-Orient.

n, M. Hollande, non MM. de Bruxelles, vous avez tout faux ! Rien ne sert d’accuser les passeurs et autres négociants en chair fraîche d’être des terroristes. Ils le sont, bien sûr. Mais par la faute de qui ? Par votre faute, par la faute de politiciens qui ne savent même plus ce que signifie le mot politique. Par la faute d’un laxisme épouvantable qui déverse sur nos côtes d’Europe, et principalement italiennes, des dizaines et prochainement des centaines de milliers de pauvres hères parmi lesquels les terroristes islamistes auront glissé quelques-uns des leurs prêts à tout.
Non, M.Hollande, la France et l’Europe ne peuvent plus accueillir toute la misère d’Afrique et du Moyen-Orient. Avec nos millions de chômeurs, un déficit colossal et 8 millions de pauvres, la France se doit de livrer une nouvelle bataille : celle de limiter les dégâts de cette invasion digne de ce qu’avait pu imaginer, il y a 40 ans, Jean Raspail. Avec ou sans l’aide de Frontex et de l’Europe. 

Si nous continuons à nous lamenter devant ces terribles images de rafiots dégoulinant de corps brûlés par la mer et le soleil dont plusieurs milliers n’arriveront jamais au bout de leur course infamante, nous signons non pas notre arrêt de mort, certes, mais celui de nos enfants et petits-enfants ou, en tout cas, un bouleversement culturel tel que la planète n’a encore jamais connu. Si, peut-être : lorsque les Indiens d’Amérique du Nord ou du Sud furent décimés par les colons européens.

 Mais nos gouvernements souhaitent-ils vraiment ce scénario catastrophe ? Allons-nous laisser nos écrans nous dégoûter de ces terribles images de pauvres jeunes gens venus tenter, au prix de leur vie, l’aventure d’un eldorado qui n’existe pas ?
Si rien n’est fait dans les semaines à venir, ce sera le début de la fin d’une ère à peu près tranquille. D’abord, pour ces centaines de milliers d’hommes ou de garçons pour qui la vie va être un enfer qui ne leur a jamais été décrit. Puis pour nous qui allons devoir subir ce débordement de population qui va petit à petit tuer notre culture, notre religion, notre mode de vie. Des clandestins devenus sans-papiers qu’il faudra soigner, héberger, nourrir, et qui se révolteront contre nous qui ne leur donnons pas assez. Des chômeurs qui s’additionneront aux nôtres.
Alors ayons le courage de défier les sentiments forcément charitables du Saint-Père, et obligeons nos hommes politiques à adapter la seule politique, salvatrice pour ces migrants condamnés à une vie peu enviable voire à une mort anonyme, et pour nous, ceux auprès desquels ils croyaient changer leur vie.

 Cette politique, c’est de dégoûter ces candidats à l’immigration clandestine en inondant l’Afrique de messages décrivant l’horreur d’une traversée à haut risque, et l’impossibilité de trouver du travail en Europe. Leur annonçant que, clandestins, ils n’auront droit à aucune assurance, aucune aide financière ni médicale.
Et dans l’immédiat, c’est de créer un véritable barrage maritime à proximité des côtes libyennes pour refouler les embarcations vers la Libye après leur arraisonnement et l’arrestation des terroristes passeurs. L’Europe a suffisamment de navires pour créer cette ceinture flottante. Quitte à donner quelques centaines d’euros à chacun de ces migrants pour qu’ils retournent dans leur village. Mais il faudra des années à Bruxelles pour décider d’un plan d’urgence. 

La France pourra-t-elle compter sur une décision présidentielle pour la mise en œuvre d’un plan d’action dont l’urgence est absolue ? J’en doute, alors attendons-nous à ce que chaque jour, en plus de ces drames humains, débarquent de plus en plus de miséreux… et d’islamistes.

Journaliste
Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma
C'est comme pour les pigeons dans les squares et les chats sur les terrains vagues, plus vous les nourrirez, plus vous en aurez et plus vous aurez difficile à les nourrir, vous y compris !

vendredi 27 février 2015

"La terrible situation" en Libye inquiète l'OTAN

L'Otan est "particulièrement préoccupée par la terrible situation" en Libye, et prête à "soutenir pour sa sécurité" ce pays plongé dans le chaos, a indiqué jeudi le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg.
"Nous sommes particulièrement préoccupés par la terrible situation en Libye", a déclaré M. Stoltenberg au cours d'une conférence de presse à Rome à l'issue d'un entretien avec le chef du gouvernement italien Matteo Renzi.

"L'Otan est prête à soutenir la Libye pour sa sécurité comme l'a demandé le gouvernement libyen" soutenu par la communauté internationale, a ajouté le secrétaire général de l'Otan, "ce qui accroîtra l'importance de l'Italie" dans le dispositif de l'Alliance.

M. Stoltenberg a indiqué que "des drones de surveillance seront basés (sur la base de l'Otan) à Sigonella (Sicile) à partir de l'an prochain".

Livrée aux milices et plongée dans le chaos, la Libye est dirigée par deux Parlements et deux gouvernements rivaux. L'un est proche de la coalition de milices Fajr Libya qui contrôle la capitale Tripoli et l'autre est reconnu par la communauté internationale et siège à Tobrouk (est).

M. Renzi, dont le pays accueille des dizaines de milliers de réfugiés partis du territoire libyen, a réitéré son soutien au gouvernement de Tobrouk, souhaitant que les efforts de médiation de l'ONU permettent d'arriver à une "paix durable".

"Nous pensons qu'il faut partir du gouvernement de Tobrouk et nous espérons que les efforts de l'ONU permettront d'arriver à une paix durable en partant d'un gouvernement élu de manière démocratique", a déclaré M. Renzi.

Le parlement libyen reconnu par la communauté internationale a décidé lundi de suspendre sa participation au dialogue parrainé par l'ONU, en précisant qu'il en expliquerait ultérieurement les raisons.

jeudi 19 février 2015

L’Etat Islamique menace d’envoyer en Europe un demi million de migrants en provenance de Libye

Les services de renseignements italiens ont intercepté suffisamment  de preuves téléphoniques pour dévoiler que ISIS menace d’inonder l’Europe de 500.000 migrants embarqués sur des centaines d’embarcations afin de créer une « arme psychologique » contre l’Europe si celle-ci décidait de s’attaquer à la Libye.
Les forces militaires de l’Etat Islamique (ISIS) ont la ferme intention de consolider leurs positions portuaires en Libye mais également de « se mélanger » de façon anonyme aux demandeurs d’asile afin de pouvoir traverser la Méditerranée et d’être accueillis en Europe.
Le journal Il Messagero a écrit « Dès que notre pays a envisagé de vouloir agréger une intervention militaire terrestre en Libye (lire ici), ISIS a de suite prévenu que 500.000 à 700.000 migrants étaient prêts à embarquer sur des centaines de bateaux en direction de l’Europe »
Suite à cette terrible menace le Premier ministre italien Matteo Renzi a de suite fait marche arrière et a dit que ce n’était vraiment pas le bon moment de parler d’intervention militaire.
Le ministre des Affaires étrangères Paolo Gentiloni a quant à lui déclaré ce matin que l’Italie ne voulait pas s’embarquer dans des Croisades en Libye.
L’ancien président Giorgio Napolitano a lui tout simplement déploré que la plus grosse erreur post-Kadhafi commise par l’Occident aura été un manque total d’implication dans la reconstruction du pays.
Traduction  résumée du Daily Mail

jeudi 20 février 2014

Italie : la Blitzkrieg de Matteo Renzi

 Ph. Muray dans Causeur

Après avoir planifié l’éviction brutale de l’ex-Premier ministre Enrico Letta (centre gauche, tendance socialiste), le Florentin Matteo Renzi accède au pouvoir à 39 ans. Il est le plus jeune chef d’État européen. Que se cache-t-il derrière ce énième coup de théâtre politique ?
Après avoir raflé, contre toute attente, la mairie de Florence en 2009 et la direction de son parti en novembre 2013, il est le troisième chef de gouvernement (après Monti et Letta) à accéder au pouvoir sans passer par des élections. Mais les Italiens ne sont pas dupes de cette stratégie de condottiere. Simplement, englués dans la crise avec un taux de chômage record chez les jeunes, un taux d’imposition à 45 % des revenus, une paupérisation générale de la société qui a comme corollaire une démographie parmi les plus faibles d’Europe, ils sont asphyxiés, et particulièrement pessimistes sur l’avenir de leur pays : ils sont donc prêts à se laisser confisquer leur droit de vote, et voudraient voir en Matteo Renzi la « dernière chance » de l’Italie.
« Il rottamattore » : le « casseur » ou, plutôt, le « nettoyeur », Renzi est souvent vu comme le trublion de la classe politique italienne, voulant l’épurer de toutes les vieilles figures qui l’empoisonnent depuis des décennies. Saura-t-il pour autant, par le choix de ses ministres, mettre en acte ce renouvellement ? Rien n’est moins sûr : on a bien, un moment, avancé le nom de Prodi !
De plus, son image « jeuniste » ne l’a pas empêché, le mois dernier, de conclure avec… Silvio Berlusconi un pacte pour mettre en route une nouvelle loi électorale, l’Italicum. La précédente vient d’être déclarée inconstitutionnelle, après des années d’usage, et la nouvelle sortirait l’Italie de son instabilité politique chronique. Renzi est d’ailleurs plus ou moins soutenu par Forza Italia (centre droit, parti de Berlusconi), qui remonte dans les sondages. Berlusconi attend sans doute que Renzi fasse voter l’Italicum : ceci fait, il pourra alors réclamer des élections bien avant la fin de la législature, en 2018.
Renzi, de droite ou de gauche ? Cet ancien scout issu d’une famille bourgeoise est à la tête d’un parti de gauche (PD). Mais il est ambitieux avant tout. Par ailleurs, gouvernant avec une majorité de coalition, le nouveau « ducetto » (petit Duce) ne peut se passer de la présence dans son gouvernement du NCD (Nouveau centre droit, scission d’avec Forza Italia)… qui suppose un virage à droite inévitable, au grand dam de ses électeurs de gauche.
Pour l’instant, Matteo Renzi a la sagesse d’aligner ses priorités sur les préoccupations des Italiens, il promet rapidement la mise en chantier de la réforme des institutions, celle du Code du travail, celle de l’administration et celle du fisc. Les réformes « de société » réclamées par son aile gauche – droit du sol, mariage homosexuel – ne sont pas encore à l’ordre du jour, même s’il n’y est pas hostile. Le projet de loi Scalfarotto, très controversé, qui vise à créer un « délit d’homophobie », est en discussion actuellement au Parlement : ce sera sans doute un test révélateur, pour la droite comme pour la gauche, de l’orientation de Renzi sur ces sujets, ou plus exactement de sa capacité à maîtriser ceux qui l’ont porté au pouvoir.
Il semblerait bien pourtant que Matteo Renzi soit parti trop tôt : ne disposant pas d’une majorité claire sortie des urnes, tiraillé de toutes parts, il souffre des mêmes handicaps que son prédécesseur. Il n’est pas sûr que son enthousiasme vibrionnant et le relooking d’une gauche plus sociale-libérale suffisent à faire pardonner ce péché originel. Plus qu’un nouvel homme providentiel, Renzi risque bien d’être le dernier avatar d’un système à bout de souffle.