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mercredi 28 février 2018

Syrie: Les enjeux sous-jacents de la bataille d’Al Ghouta René Naba



«De la rationalité occidentale dans la guerre de Syrie»

Un nouveau front s’est ouvert début février 2018 dans la périphérie de Damas, dans le secteur d’Al Ghouta, avec pour objectif majeur d’alléger la pression militaire exercée sur les forces turques et leurs supplétifs de l’Armée Syrienne Libre dans le nord de la Syrie, alors que l’offensive turque, -«l’opération rameau de l’olivier»- contre les forces kurdes de Syrie, lancée le 19 janvier 2018, marque le pas, faisant craindre un enlisement turc dans le chaudron syrien.
Les objectifs sous jacents de la nouvelle bataille d’Al Ghouta, menée principalement par des alliés de la Turquie et du Qatar -Ahrar Al Cham et Jaych Al Islam, viseraient, d’une part, à remettre en selle les groupements islamistes déconsidérés après une série de revers retentissants depuis la reconquête d’Alep en décembre 2016; à réinsérer, d’autre part, les puissances occidentales et leurs alliés pétromonarchiques dans le jeu diplomatique dont ils en ont été évincés par les performances militaires russes et de leurs alliés régionaux, les forces gouvernementales de l’Amée Arabe Syrienne, les Pasdaran (Iran) et le Hezbollah (Liban).
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté samedi 24 Février 2018 à l’unanimité une résolution réclamant « sans délai » un cessez-le-feu humanitaire d’un mois en Syrie, alors que les batailles dans le secteur de la Ghouta orientale, périphérie de Damas, font rage. Deux des groupements islamistes «Jaych Al Islam» (Armée de l’Islam, pro saoudien) et Faylaq Ar Rahmane (La Brigade d’Al Rahman, pro Turquie-Qatar) ont souscrit à cette résolution dont sont exclus les groupements qualifiés de terroristes (Daech, Jabhat Al Nosra, ert Al Qaida). Ce fait confirme que la bataille de Ghouta oppose l’armée gouvernementale syrienne à des groupements terroristes, immergés au sein de la population civile, en guise de «boucliers humains», et bénéficiant des facilités de transit et de ravitaillement en armes des Israéliens, et non un assaut des forces gouvernementales contre des civils innocents, comme tend à l’accréditer la propagande occidentale et de leurs alliés pétromoanrchiques.
La Turquie a engagé ses troupes dans le secteur d’Afrine, le 19 janvier, contre les forces kurdes, encadrées par des Français et Américains, afin de mettre en échec le projet de création d‘une entité kurde indépendante dans le nord de la Syrie.
Aux yeux des stratèges occidentaux une telle entité viendrait en compensation de l’échec de la proclamation d’un état indépendant kurde dans le Nord de l’Irak. Un projet qui avait été conçu par les Américains et les Israéliens pour servir de plateforme à leurs menées anti iraniennes depuis le Nord de l’Irak, frontalier de l’Iran.
La nouvelle stratégie occidentale arrêtée lors d’une réunion à Londres en date du 11 janvier 2018 prévoierait la relance de la campagne sur les armes chimiques, la partition du pays, le sabotage du processus de reconciliation intersyrienne menée sous l’égide russe à Sotchi, de même que le cadrage de la Turquie, unique pays musulman membre fondateur de l’Otan qui a pris ses distances avec ses alliés atlantistes.
Pour aller plus loin sur ce sujet, cf ce lien
Jadis fer de lance du combat contre la Syrie, Ankara craint que le projet occidental ne débouche sur un démembrement de la Turquie avec la relance se l’irredentisme kurde. Le président Erdogan caresse le projet de créer une barrière humaine arabe dans la zone frontalière syro-turque, en installant dans ce secteur les 3,5 millions de Syriens réfugiés en Turquie, se débarrassant du même coup de ce fardeau humain et financier dans la perspective des prochaines échéances électorales.
Réputés pour leur versatilité et bien qu’encadrés par les Américains et les Français, les Kurdes ont fait appel au Président syrien Bachar Al Assad pour défendre «l’intégrité territoriale» de la Syrie et croiser le fer contre la Turquie, alors qu’ils figurent parmi les grands artisans du démembrement de leur pays d’accueil.
Au delà de ce rebondissement guerrier se pose la question de la rationalité occidentale et de leurs alliés kurdes dans la guerre de Syrie:
Pour les Kurdes, s’allier avec les États Unis, artisans de la capture d’Abdallah Ocalan, le chef charismatique du mouvement indépendantiste kurde de Turquie, puis réclamer l’aide de la Syrie, dont ils ont contribué à la déliquescence de son état central, relève à tout le moins d’une incohérence.
Pour les Occidentaux, s’opposer à l’indépendance de la Catalogne et de la Corse et s’employer à provoquer la partition de la Syrie, relève à tout le moins de la duplicité, dommageable pour la crédibilité de leur discours moralisateur.
Au déclenchement de la guerre de Syrie, la présence de la Russie était réduite à sa portion congrue. Sept ans après, elle dispose d’une importante base aérienne, à Hmeiymine, sur le littoral syrien, la première au Moyen Orient depuis l’époque des Tsars, doublée d’une base navale à Tartous; La Chine, d’un point d’escale à Tartous jouxtant la base navale russe, première percée militaire chinoise en Méditerranée depuis la nuit des temps.
En crise avec l’Otan dont elle a été un membre fondateur, la Turquie s’est considérablement rapprochée de l’Iran et de la Russie, les chefs de file de la contestation à l’hégémonie israélo-occidentale au Moyen Orient, alors que l’Iran est désormais militairement présente en Syrie, frontalier d’Israël, que l’État Hébreu a perdu la maîtrise absolue du ciel comme tend à le démonter la destruction d’un chasseur bombardier F16 israélien dans l’espace aérien syrien, et que le Hezbollah libanais aguerri par les combats de Syrie, s’est hissé au rang de grand décideur régional. La faute à qui?

mercredi 15 novembre 2017

Dawa : les Semences de la Haine par Judith Bergman

Alors que le monde occidental se préoccupe de lutter contre les « discours de haine », « l'islamophobie » et les groupes suprémacistes blancs, il demeure aveugle à la culture de haine de l'islam et aux comportements suprémacistes des musulmans envers les non-musulmans.

Cette culture de haine apparait essentiellement dans le Dawa. Cette pratique musulmane de la sensibilisation à l'islam n'est rien d'autre que du prosélytisme. 
Et l'attaque terroriste qui a eu lieu au cœur de Manhattan, à New York voilà quelques semaines, en est une spectaculaire illustration. Sayfullo Saipov, terroriste, originaire d'Ouzbékistan, s'est radicalisé après son arrivée aux États-Unis. La mosquée qu'il fréquentait dans le New Jersey était sous surveillance policière depuis 2005. Un rapport remis en 2016 au Département d'Etat remarquait déjà que les Ouzbeks « se radicalisaient plus facilement quand ils migraient à l'étranger ».

En surface, le Dawa, ou sensibilisation - en face à face ou en ligne – se donne comme une banale activité missionnaire. Légale dans les sociétés occidentales, la conversion est autorisée sans que les autorités ou les médias aient à s'en mêler. Le Dawa attire peu l'attention, sauf quand ceux qui le subissent font la Une des journaux en tant que djihadistes.

Les politiciens et les médias en Occident considèrent l'Islam comme une religion et non comme un système politique qui, selon les experts, cherche à imposer ses propres lois et règlements, la charia, à la planète entière.
Ayaan Hirsi Ali, musulmane dissidente et auteure d'origine somalienne, indique dans son dernier livreLe défi de Dawa: l'islam politique comme idéologie et mouvement et comment le contrer :
« Le terme 'Dawa' se réfère aux actions de recrutement et d'enrôlement des islamistes pour imposer la charia à toutes les sociétés. Dawa n'est pas l'équivalent islamique de prosélytisme religieux, bien qu'il soit maquillé ainsi ... Dans les pays occidentaux, Dawa vise à convertir les non-musulmans à l'islam politique mais aussi à porter à incandescence la vision du monde de tous les musulmans. Le but ultime de Dawa est de détruire les institutions politiques d'une société libre et de les remplacer par une charia stricte. »
Ayaan Hirsi Ali, auteure et dissidente musulmane d'origine somalienne, a écrit dans un livre récent qu'en Occident, le but ultime de Dawa (recruter et enrôler, porter à incandescence les opinions des musulmans) « est de détruire les institutions politiques d'une société libre et de les remplacer par la charia. » (Photo par Elisabetta Villa / Getty Images)
Des groupes qui dissimulent leur activité politique derrière des pratiques religieuses, sont la dernière chose dont une société a besoin. Surtout quand cette société protège et organise par la loi la liberté de religion.

Aux Philippines, des militants du Dawa appartenant au Tablighi Jamaat (« Groupe de propagation de la foi ») sont récemment entrés dans le pays sous couvert d'activité missionnaire. Ils allaient en principe participer au Congrès annuel du Tablighi Jamaat ; en réalité, ils venaient mener le jihad avec à leur tête, Isnilon Hapilon, le dernier « émir » de l'Etat islamique en Asie du Sud-Est.

Innes Bowen, journaliste et islamologue, a, dans Medina in Birmingham, Najaf in Trent, un livre publié en 2014, décrit le Tablighi Jamaat comme « un mouvement missionnaire Deobandi ... tranquillement devenu l'un des mouvements islamiques les plus importants de Grande-Bretagne. Un grand nombre de musulmans britanniques sont passés par ses rangs » [1]. Le Tablighi Jamaat est demeurée longtemps sous les radars de la police du Royaume Uni, jusqu'à ce qu'un lien soit établi entre cette organisation et [2] un certain nombre de musulmans britanniques coupables d'actions terroristes. Richard Reid, le terroriste aux « chaussures explosives », et trois des quatre auteurs des attentats terroristes du 7 juillet dernier à Londres sont passés par le Tablighi Jamaat. L'américain, John Walker Lindh, qui a rejoint les talibans a été associéauTablighi Jamaat ; et le terroriste de San Bernardino, Syed Farook, allait prier à la mosquée Dar al Uloom al Islamiyyah de San Bernardino, considérée comme un « havre de paix pour les activistes du Tablighi Jamaat ».

Dans l'enquête qu'il a menée en 1998, Yoginder Sikand, un autre expert de l'islam décrit le Tablighi Jamaat comme « cherchant à susciter un sentiment de paranoïa et même de dégoût vis-à-vis de la société non-musulmane » [3]. Il a cité un éminent prédicateur britannique du Tablighi Jamaat qui disait :
« L'un des buts majeurs du Tablighi est de séparer la communauté musulmane de la culture et de la civilisation des juifs, des chrétiens et des (autres) ennemis de l'Islam et d'engendrer envers leurs façons d'être, une haine qui ressemble au rejet que les êtres humains ont pour l'urine ... et les excréments ... ».
Dans un article du Middle East Quarterly intitulé « Tablighi Jamaat: Jihad's Stealthy Legions » (Tablighi Jamaat : les légions furtives du Jihad ») le Tablighi Jamaat a été décrit comme un loup dissimulé sous une peau de mouton :
« Tablighi Jamaat n'a rien de monolithique : une partie du mouvement pense qu'il faut mener le djihad en agissant sur les consciences ... mais une aile plus radicale préconise le djihad par l'épée... dans la pratique, les Tablighis prêchent tous une croyance qui se distingue à peine du radicalisme Wahhabite – l'idéologie djihadiste salafiste partagée par tant de terroristes ».
Néanmoins, le Tablighi Jamaat est une organisation légale et active, qui exerce une influence considérable sur les musulmans en Europe, en particulier au Royaume-Uni et aux États-Unis. Déjà en 2003, Michael J. Heimbach, chef adjoint du département terrorisme international du FBI, avait déclaré : « le Tablighi Jamaat a une présence significative aux États-Unis et nous avons la preuve qu'Al-Qaïda les a utilisés pour recruter dans le passé et encore aujourd'hui. » Un extrait d'une vidéo tournée clandestinement en 2011 au sein de la Darul Ulum Islamic High School de Birmingham, en Angleterre, un établissement associé au Tablighi Jamaat, que le suprémacisme islamiste est activement enseigné aux enfants musulmans. A onze ans, ils apprenaient que les hindous « n'ont pas de cerveau » et « boivent la pisse des vaches ». L'enseignant affirmait également : « Vous n'êtes pas comme les non-musulmans là, dehors ... Tout ce mal que vous voyez dans les rues ... les femmes qui ne portent pas le hijab correctement, les gens qui fument ... vous devriez les détester... » Les enfants s'entendaient dire également :
« Vous devez vous libérer de l'influence du Shaitan [Satan] et de la société ... Les Koufars [terme péjoratif désignant les non-musulmans] ont apporté tant de choses nouvelles... Ils contrôlent votre esprit ... Etes-vous de ceux qui préfèrent le chemin des Koufars ou la voie du Prophète? »
Les services de renseignement américains et hollandais semblent avoir pris conscience du danger des organisations Dawa. En 2004, un rapport du gouvernement néerlandais a identifié le Dawa comme une menace pour la société néerlandaise et a conclu qu'une « interaction ou même un simple lien entre le Dawa et le Jihad démontrent qu'il existe un lien entre les différentes formes d'islam radical et le terrorisme islamiste ».
L'étude distinguait le Dawa ouvert du Dawa caché, et les menaces qui en découlent :
« Dawa peut chercher à convaincre les communautés musulmanes que les non musulmans sont hostiles à l'islam et n'aspirent qu'à l'opprimer ou même à le détruire. Dawa sert à convaincre les musulmans que les valeurs et les normes des non-musulmans sont incompatibles avec les leurs. Dans un Dawa de ce type, les communautés musulmanes sont encouragées à accentuer (de façon provocatrice) leurs différences et aussi à exprimer leur mépris et leur haine envers les normes, les valeurs et la culture des non-musulmans ».
Les gouvernements occidentaux semblent avoir désappris - au moins officiellement - que le Dawa favorise le suprémacisme musulman et la haine pour les non-musulmans. Leur obsession inextinguible et mal orientées contre « l'islamophobie » est une source de préoccupation.

D'autres organisations Dawa opèrent également en Occident. L'Islamic Education and Research Academy(Académie islamique d'éducation et de recherche, iERA), dirigée par deux convertis, Abdur Raheem Green et Hamza Andreas Tzortis, s'est donnée pour but de promouvoir l'islam. 
Contrairement à la Tablighi Jamaat, l'iERA concentre ses efforts missionnaires sur les non-musulmans. Ses dirigeants ont fait des déclarations racistes, suprémacistes et antidémocratiques comme traiter de « Koufars » les non-musulmans. Green a déclaré que « la jizya [l'impôt de protection, payé par les non-musulmans aux musulmans] a pour fonction de faire savoir aux juifs et aux chrétiens qu'ils sont inférieurs et soumis à l'islam ». Ou bien : « si un juif ou un chrétien gêne le passage, le musulman est en droit de le pousser sur le côté ». Il a ajouté que le « problème premier » des musulmans de Grande-Bretagne est qu'ils sont environnés de « Koufars » et que la seule raison de rester au Royaume-Uni, est d'« amener les Koufars à l'islam ».

Pour Tzortis, les apostats qui « combattent la communauté [...] devraient être tués ». Et il ajoute, « nous, en tant que musulmans, rejetons l'idée de liberté de parole, et même l'idée de liberté ». Il s'est également prononcé en faveur du mariage des enfants. Il reconnait avoir été membre de Hizb ut-Tahrir, une organisation islamiste radicale, mais qu'il l'a quittée pour des « raisons doctrinales et philosophiques ». Sur le site Web de l'iERA, Tzortis et Green tentent de prendre leurs distances avec certaines de leurs déclarations antérieures (sans préciser lesquelles) en écrivant : « certaines déclarations anachroniques attribuées aux membres de l'iERA ont été clarifiées ou rétractées publiquement et n'ont jamais été proférées sur les campus universitaires ».

L'IERA est très présente sur les campus britanniques. Une étude de la Henry Jackson society montre que sur 112 manifestations extrémistes ayant eu lieu sur les campus britanniques au cours de l'année académique 2016/17, l'iERA a été à l'origine de 34 d'entre elles. 
Contrairement aux groupes marginaux d'extrême droite récemment interdits par Amber Rudd, ministre britannique de l'Intérieur, - le simple soutien à ces groupes est passible de 10 ans de prison - l'iERA est libre de poursuivre son Dawa sans être dérangé [4], et de le poursuivre à un rythme effréné. La page Facebook de l'organisation, en octobre 2017, montre que l'iERA et ses représentants ont un Dawa actif au Canada, à Hong Kong, aux Pays-Bas et aux États-Unis. L'iERA a également formé 15 responsables de Dawa originaires du monde entier - de l'Islande à la Pologne en passant par le Honduras et la Finlande - dans le cadre d'un récent programme de formation en ligne au Dawa .

A en croire son site web, l'iERA travaille aux États-Unis avec la Muslim American Society (MAS) et le Cercle islamique d'Amérique du Nord (ICNA). L'ICNA, une organisation musulmane de premier plan aux États-Unis, est fortement impliquée dans le Dawa et a organisé en 2015, la « Journée mondiale du Dawa », sur la base des formations de Tzortis.
Selon le Manuel des Adhérents (féminin) 2013, l'ICNA se définit comme un mouvement islamique,
« organisé dont l'objectif est d'établir Al-Islam dans sa forme complète et dans tous les aspects de la vie. Son but ultime est de satisfaire au désir de notre Créateur Allah et d'aboutir à la rédemption dans l'au-delà par la lutte pour le Iqamat-ad-Dine [la mise en place de L'islam dans sa totalité]. Des mouvements islamiques sont actifs dans différentes parties du monde pour atteindre aux mêmes objectifs ».
Le but de transformer les États-Unis en Etat islamique ne saurait être plus clair. Le souci de la « diversité » et de l '« inclusion » que l'ICNA affiche sur son site Internet apparait comme une précaution de langage pour dissimuler l'objectif d'établir « l'Amérique comme un lieu pour l'islam ». L'ICNA a déjà sa place en Amérique – mais souhaite probablement l'étendre au point que rien d'autre n'existe.

Le Manuel des Adhérents 2013 indique que le travail de l'ICNA procède par « étapes ». L'une des étapes est Dawa, ou « sensibilisation efficace ».
« Ceux qui acceptent la vérité de l'islam reçoivent une littérature islamique appropriée et ont la possibilité de devenir musulmans. Ils font partie de l'Oumma islamique en tant que frères et sœurs. »
Le Manuel des Membres décrit comment, dans les années 1970 :
« L'ICNA a créé ses propres forums pour le travail de Dawa au niveau local, régional et national et a établi des lieux de vie au niveau national pour soutenir le Dawa... Prenant acte qu'il existe dans ce pays d'autres groupes orientés vers le Dawa, l'ICNA coordonne et combine ses efforts avec eux ».
Mais l'ICNA dispose d'un projet Dawa en propre, intitulé « Le projet Dawa, pourquoi l'islam » (Why Islam Dawah Project), qui
« vise à organiser de manière professionnelle et efficace le Dawa en Amérique du Nord. Les points saillants du projet sont : un numéro vert pour les non-musulmans, la distribution de littérature islamique ... Dawah par les médias, Dawah dans les prisons, Dawah sur les campus universitaires, Dawah sur Internet, Dawah par Email ».
Des experts tels que Steven Emerson, fondateur et directeur exécutif de The Investigative Project on Terrorism, considère l'ICNA comme un mouvement lié aux Frères musulmans. Son chef spirituel, Youssouf al Qaradawi, prêche que l'Occident sera conquis non par l'épée, mais par le Dawa.

Si les dirigeants occidentaux ne comprennent pas le danger d'organisations comme le Tablighi Jamaat, l'iERA et ICNA ou d'autres comme le CAIR et ISNA, et s'ils continuent de s'obséder sur « l'islamophobie », plutôt que de lutter contre ces associations Dawa– alors Qaradawi finira certainement par avoir raison.
Judith Bergman est chroniqueuse, avocate et analyste politique.

[1] Innes Bowen , Medina in Birmingham, Najaf in Trent (Hurst 2014), p 35.
[2] Innes Bowen, Médine in Birmingham, Najaf in Trent, p 41.
[3] Cité dans Innes Bowen, Medina in Birmingham, Najaf in Trent , p. 47.
[4] Le seul obstacle opposé à l'iERA jusqu'ici, est la Commission d'enquête sur les organismes caritatifs qui a ouvert une enquête sur un éventuel financement des djihadistes en Syrie. Plusieurs djihadistes qui ont quitté le Royaume-Uni pour la Syrie semblent avoir eu un lien avec l'iERA, et avoir accompli le dawa pour son compte. Green semble avoir soutenu publiquement l'idée de mourir pour le djihad.

vendredi 8 septembre 2017

Reconnaître l’ennemi réel et actuel : l’islam radical, pas la Russie – par Alexandre del Valle

Dans le sens militaire et stratégique du terme, un «ennemi» est une entité qui menace réellement notre survie à court et à long terme et nos intérêts vitaux – pas celui qui ne partage tout simplement pas notre concept de démocratie et de droits de l’homme.

  • Une erreur géopolitique dangereuse faite par les pays occidentaux est de ne voir des ennemis que dans les groupes terroristes islamiques et les cibler dans le vide. De même, sinon plus, il est important de lutter contre les mouvements islamistes qui condamnent le terrorisme, mais propagent «pacifiquement» leur idéologie dans nos pays.
  • Avant de lancer des campagnes militaires au nom des droits de l’homme, ici, à l’ouest, nous devrions d’abord investir dans le renforcement de nos valeurs et encourager nos minorités musulmanes à adopter ces valeurs, plutôt que de les laisser tomber entre les mains d’organisations islamistes radicales. L’Occident doit arrêter de diaboliser sa propre identité judéo-chrétienne européenne et se débarrasser de l’extrémisme multiculturel.
  • Définir la Russie post-soviétique comme le principal ennemi de l’Occident, tout en considérant les monarchies islamiques sunnites du Moyen-Orient et la Turquie néo-ottomane-islamiste comme des alliés ou des amis, c’est une dangereuse erreur géopolitique.
Le principal intérêt de l’Occident et la mission principale de l’OTAN ne consiste pas à diaboliser les régimes dont ils ont peur, comme, par exemple, la kleptocratie autoritaire de Poutine ou d’autres États non démocratiques qui ne constituent pas une menace militaire directe. Il s’agit plutôt de protéger notre terre, notre mer, notre espace aérien et nos populations.
Pour l’accomplir, cependant, nous devons définir l’«ennemi».
Dans le sens militaire et stratégique du mot, un «ennemi» est une entité qui menace réellement notre survie à court et à long terme et les intérêts vitaux – pas celui qui ne partage tout simplement pas notre concept de démocratie et de droits de l’homme.
L’islamisme radical correspond à cette définition, puisque ses adhérents cherchent à remplacer notre mode de vie occidental par leur système antagoniste théocratique de la charia (loi islamique). C’est un défi réel pour notre ordre démocratique et laïc et pour la civilisation judéo-chrétienne.
Les terroristes islamiques sont des instruments – des armes humaines non conventionnelles – employées même par des organisations «amicales» (par exemple, les Frères musulmans, l’Organisation de la coopération islamique, la Ligue islamique mondiale, le Congrès islamique mondial) et les États (comme l’Arabie saoudite, la Turquie, le Pakistan, le Koweït et le Qatar) pour détruire l’Occident. Ils font cela en jouant un double jeu: ils sont nos alliés économiques, mais simultanément appuient ceux qui visent ouvertement à soumettre nos nations à la charia.
La Russie peut être envisagée comme l’ennemi de l’Ukraine ; elle est également considérée comme une menace pour la Pologne. Cependant, elle ne vise pas à détruire la civilisation judéo-chrétienne. Au contraire, la Russie post-soviétique épouse les valeurs orthodoxes chrétiennes qui sont semblables à celles de nombreux conservateurs chrétiens occidentaux. Moscou ne prévoit pas non plus d’attaquer les États-Unis.

S’attaquer à de «simples soldats» tout en permettant à la doctrine de s’épanouir est un exercice de futilité

L’idéologie islamiste n’est pas seulement une doctrine fondamentaliste ou revivaliste, telle que celle adoptée par certains groupes chrétiens ou juifs, mais plutôt une idéologie politico-religieuse totalitaire, risquant de mettre en péril toute l’humanité. C’est parce que son but ultime est de dominer le monde, tout comme le nazisme et le communisme.
Par conséquent, l’envoi de troupes dans les pays du Moyen-Orient pour lutter contre les terroristes sur le champ de bataille est inutile lorsque l’idéologie islamiste radicale de ces terroristes se répand «légitimement» dans les mosquées et les madrassas sur notre sol, souvent avec le soutien de nos gouvernements et des lobbies multiculturels. En d’autres termes, s’attaquer à de «simples soldats» tout en permettant à la doctrine de s’épanouir est un exercice de futilité.
Un autre problème que l’Occident n’a pas encore résolu est philosophique: il coopère avec les États musulmans et ouvre ses sociétés à des groupes islamistes radicaux sans aucune forme de réciprocité.
Les pays musulmans et les organisations non gouvernementales profitent de la démocratie occidentale pour s’engager dans des activités – telles que le prosélytisme – qu’elles condamnent elles-mêmes. À l’Ouest, ils jouissent de la liberté de parole et de religion. Chez eux, ils emprisonnent ou exécutent des «apostats» non musulmans et musulmans.
Comme l’a écrit le philosophe politique du XXe siècle Karl Popper dans son oeuvre «La Société ouverte et ses Ennemis*» («The Open Society and Its Enemies»):
«Si nous étendons la tolérance illimitée même à ceux qui sont intolérants, si nous ne sommes pas disposés à défendre une société tolérante contre l’impact de l’intolérant, alors le tolérant sera détruit, et la tolérance avec lui».
La situation actuelle remonte à des décennies d’erreurs géostratégiques et de guerres contre-productives. Voici l’un des nombreux exemples – comme au Pakistan, en Turquie, en ex-Yougoslavie et en Macédoine – l’opération cyclone, l’appui de la CIA à un groupe djihadiste, les moudjahidines, contre l’armée rouge, avant, pendant et après l’invasion soviétique en Afghanistan à la fin de 1979.
Ce mouvement myope vis-à-vis de l’avenir, consistant à soutenir un groupe islamiste fanatique dans sa lutte contre un ennemi différent, est né d’un paradigme « anti-civilisationnel » minimisant le pouvoir de la culture et de la religion en tant que forces motrices. C’est un modèle encore utilisé par de nombreux stratèges occidentaux, qui comparent l’aide américaine aux moudjahidines à celle donnée aux Contras nicaraguayens en 1981 et au mouvement polonais Solidarnosc en 1980.
C’est une comparaison tout à fait fausse.
À la différence des fanatiques moudjahidines et de leurs combattants, les Contras et Solidarnosc n’avaient aucun objectif totalitaire mégalo thématique. Leur seul but était la liberté de la tyrannie.
Aujourd’hui, il est impératif que nous n’autorisions pas les batailles internes à Washington à nous empêcher de reconnaître que le conflit est plus large, ce qui montre son affreux visage avec chaque attaque à la voiture bélier dans une capitale européenne, et à créer une stratégie pour sauver l’Occident de son plus grand ennemi immédiat.

Une approche à trois volets :

  • Avant de lancer des campagnes militaires au nom des droits de l’homme, ici, à l’ouest, nous devrions d’abord investir dans le renforcement de nos valeurs et encourager nos minorités musulmanes à adopter ces valeurs plutôt que de les laisser tomber entre les mains d’organisations islamistes radicales.
  • L’Occident doit arrêter de diaboliser sa propre identité judéo-chrétienne européenne et se débarrasser de l’extrémisme multiculturel.
  • Une nouvelle stratégie englobant tout l’Ouest devrait être créée pour améliorer et cimenter le lien entre les États-Unis et la vieille Europe et encourager la Russie à en faire partie [c’est la vision de Donald Trump, entravée par les Démocrates avec l’invention du dossier Russie]. Il est temps de se concentrer sur l’ennemi réel – celui à notre porte qui place nos pays dans sa ligne de mire.
  • Définir la Russie post-soviétique comme le principal ennemi de l’Occident, tout en considérant les monarchies islamiques sunnites du Moyen-Orient et la Turquie néo-ottomane-islamiste comme des alliés ou des amis, c’est une dangereuse erreur géopolitique.
© Alexandre del Valle. Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction © Oksana Zvirynska 

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Le travail de détournement de la vérité et par ricochet le résultat sur les populations européennes, c’est d’abord et avant tout le travail de sape de la gauche qui a exigé que les médias soient à son service pour mieux promouvoir « la religion » idéale pacifique et tout ça.. contre toute laïcité d’ailleurs! En bref, la propagande gauchiste au profit de l’ennemi islamique chez nous, en Europe: le piège!
Je ne crois absolument pas que les minorités musulmanes (sont-elles minoritaires??) adoptent quoi que ce soit qui vienne de l’occident: c’est atavique, l’islam est incontournable, inassimilable, il est premier, il n’y a aucune liberté de ne pas l’adopter, c’est un ordre pour tous les musulmans d’être musulman contre tous! Car l’islam n’est pas AVEC les peuples, mais CONTRE les peuples non musulmans!
C’est la gauche laïque qui a tué le judaïsme et le christianisme et les valeurs fondamentales et qui a amené aux portes de l’Europe l’étendard du Dar El Islam, véritable substitution guerrière au profit d’un autre religion qui n’a pas de D.ieu, juste une idole, et qui, je le redis, n’a pas droit d’exister dans une société qui se veut ultra laïque!! Quant à la protection des peuples, elle n’existe pas et Mogherini, la laïque européenne de gauche soumise, drapée dans le voile islamique est une preuve vivante de la tromperie de l’UE : elle se paye notre tête dans les palais iraniens!
Enfin, il est impossible de mettre côte à côte ou même de comparer l’islam marionnettiste avec le judaïsme ou le christianisme, ce que fait pourtant la gauche, car c’est fondamentalement irrationnel, incompatible, antinomique, ce sera toujours la guerre!

vendredi 18 août 2017

Voilà ce qui arrivera

  1. L’Etat islamique étant sur le point d’être vaincu en Irak et en Syrie, beaucoup de ses combattants étrangers vont rentrer en Europe.  Des cellules djihadistes seront créées. La politique européenne frontières ouvertes est parfaite, on croirait qu’elle a été mise en place spécialement pour les aider.
  2. Les attentats terroristes qui se sont produits jusqu’à présent en Europe sont le fait de gens peu entraînés, peu préparés, des « amateurs » pourrait-on dire si le terme, appliqué à des monstres, ne faisait pas hérisser le poil.
  3. Les vrais terroristes, capables de se faire exploser dans la foule, capables de fabriquer des explosifs et de faire des dégâts très importants, capables de se servir des centaines de milliers d’armes cachées dans les cités, ne sont pas encore passés à l’action. Ils sont parmi les migrants et sont en train de rentrer. Ils sont entraînés, préparés, mentalement motivés, et s’ils ont survécu, c’est par la sélection naturelle de la guerre qui épargne les plus forts.
  4. L’Etat islamique est maintenant en concurrence pour sa survie avec al Qaïda. Après avoir perdu au Moyen-Orient, il va devoir commettre de plus en plus d’attentats pour éviter que ses rangs ne se vident au profit de l’organisation terroriste du 11 septembre. Al Qaïda va réagir, une escalade de la terreur, en Europe, leur terrain de conquête, est à craindre. Pour le recrutement, pour le prestige, pour la concurrence dans l’horreur.
  5. Vos gouvernements ne prennent pas la menace assez au sérieux. Ils sont plus intéressés à innocenter l’islam, à lui trouver des excuses, à jouer l’apaisement qu’à regarder le danger en face. Vous allez en subir les mortelles conséquences, sauf si vous vous réveillez.
  6. La propagande des grands médias pour inciter les Européens à réagir avec des bougies, des câlins et en chantant Imagine remplit la fonction de toute propagande en période de guerre : attendrir l’ennemi, l’affaiblir, l’inciter à se rendre. La surprise est que l’ennemi est parmi vous et qu’il s’appelle Le Monde, Libération, France Télévision, France Inter, L’Obs etc. Révoltez-vous contre la propagande. Refusez de renoncer. Un attentat doit déclencher la colère, la rage, la furie, le désir de justice, de protection, et de riposte contre les islamistes. Ouvrez des comptes Twitter par milliers, millions, commentez sur leurs sites, et dites que vous refusez les bougies et les chants d’amour. Revendiquez votre légitime colère, votre rage, votre furie. Combattez la propagande. Ils reculeront. Ne faites rien, ils vous conduiront à l’abattoir avec des pancartes « vous n’aurez pas ma haine ».
Vos dirigeants n’ont pas de conscience, pas d’égard, que des mots : ce sont des politiciens.
Ils ne risquent rien, ils sont protégés par des policiers. C’est encore moins motivant.
Ils ne font rien, et ne feront rien de solide pour vous protéger vraiment, car ils vivent sous la terreur du politiquement correct et craignent d’être immédiatement attaqués pour discrimination, pour racisme, pour islamophobie. Ils préfèrent – c’est dur à dire – des morts que des accusations d’islamophobie. Le politiquement correct a déjà tué, il tuera si vous le laissez progresser.
C’est à vous de vous prendre en main. Pacifiquement. Démocratiquement. Sans violence .

jeudi 17 août 2017

Des Espions Islamistes s'infiltrent à l'Ouest pour terroriser les Chrétiens par Majid Rafizadeh

  • Leur mission fondamentale est clairement stipulée dans la constitution iranienne : exporter l'idéologie islamiste et promouvoir les valeurs de l'islam partout dans le monde. A cet effet, les Gardiens de la Révolution ont créé la Qods Force et les Bassidjis pour mener des opérations extraterritoriales tant au plan religieux, idéologique, militaire que politique.
  • Ces espions islamistes arrivent en Occident, et en particulier aux États-Unis, sous couvert de recherche scientifique, de projet éducatif, ou de problèmes de santé. Pour obtenir des visas, ils passent par des ambassades américaines, des universités, des centres de recherche ou des hôpitaux. Leur capacité à présenter un profil idéal crée une apparence de sécurité; mais leurs intentions sont loin d'être innocentes.
  • Quand Dehnavi a été retenu à l'aéroport de Boston, de nombreux agents iraniens actifs sur le territoire américain ont multiplié les recours, y compris en mobilisant des médias de gauche, pour débloquer la situation. Ils ont développé un narratif d'injustice et de victimisation pour que ce bassidji de haut rang ait soudain l'air d'un innocent, d'une victime arbitrairement exclue du territoire américain. Mais la seule question qui méritait d'être posée était la suivante : comment un tel individu pouvait-il être détenteur d'un visa américain ?
La persécution, l'emprisonnement, le meurtre et la torture des non-musulmans par les islamistes est désormais parfaitement établie et même rendue visible au quotidien. Chaque violence commise par les islamistes contre les chrétiens, les juifs, les Yazidis, les Kurdes, les Hindouistes et les Bahaïs mérite qu'on s'y arrête et qu'on réagisse ; mais d'autres menaces émanent de ces tyrans étatiques et non étatiques.
Les organisations islamistes infiltrent aussi des agents en Occident, notamment aux États-Unis, afin de surveiller, menacer et terroriser les non-musulmans.
De récentes informations en provenance de camps de réfugiés européens montrent que des agents islamistes et des espions, dont certains appartiennent au très puissant, corps des Gardiens de la Révolution Islamique Iranienne (IRGC), ont infiltré l'Europe, en partie pour surveiller les chrétiens qui ont fui la torture, l'emprisonnement et toutes sortes de persécutions.
Les dirigeants de l'IRGC et leurs services de renseignement se font une gloire d'avoir des agents et des espions à Washington-DC et dans d'autres capitales occidentales. L'IRGC agit à l'étranger à travers deux organisations principales, l'unité d'élite de la Force al Quods et les Bassidji, une milice idéologique.
L'une des missions fondamentales de l'IRGC, par ailleurs stipulée dans la constitution iranienne, est de protéger les valeurs islamiques et révolutionnaires (y compris dans leurs dimensions antisémites et anti-américaines) sur le sol national. L'autre mission clé, également stipulée dans la constitution, est d'exporter l'idéologie islamique iranienne et de promouvoir l'essor des valeurs islamistes partout dans le monde. Pour mener à bien ces missions extraterritoriales – tant au plan religieux, idéologique, que militaire et politique - l'IRGC a créé la Force al Quods et le mouvement Bassdji.
Aucune organisation islamiste radicale n'a jamais borné son rayon d'action à la ville, à la région ou au pays qui les a vu naître. Ils ne reconnaissent pas les États-nations qui se sont constitués tout au long de l'histoire ; pas plus qu'ils n'accordent de l'importance aux frontières ou aux gouvernements de ces Etats nations. Ils pensent que le monde, depuis ses origines, est destiné à devenir terre islamique. Ils croient que les États, en particulier ceux d'Occident, occupent des terres qui, de toute éternité, ont été dévolues à l'islam par Allah. Ils accusent aussi les non-croyants d'avoir lésé leur Dieu, Allah, et d'avoir falsifié l'histoire de Moïse, Abraham et Jésus dans le but d'inventer de fausses religions telles que le judaïsme et le christianisme. Ils se sont donné pour mission sacrée de reprendre par tous les moyens, cet univers qui leur aurait été enlevé.
Ces espions islamistes se rendent généralement en Occident, notamment aux États-Unis, sous des couvertures diverses : projets de recherche, missions éducatives, ou liées à des projets de santé. Pour obtenir des visas, ils ciblent certaines ambassades américaines, certaines universités, quelques centres de recherche en particulier ou des hôpitaux. Certains remarquent que ces agents demandent et obtiennent également l'assistance et le parrainage d'institutions du régime iranien aux États-Unis. En apparence, ils offrent toutes les garanties de sécurité ; mais leurs intentions sont loin d'être innocentes
Le cas de Mohsen Dehnavi, récemment expulsé des États-Unis, est exemplaire. La police de l'air et des frontières américaines a vite réalisé que Dehnavi était un agent iranien, un officier Bassidji, ancien chef du mouvement Bassidji à l'Université Sharif en Iran. Dehnavi est également un fidèle de l'ayatollah Khamenei, gratifié à de nombreuses reprises et en personne par le leader suprême du régime iranien.
La police des frontières américaine a récemment expulsé Mohsen Dehnavi, un agent militaire iranien de haut rang, membre actif et de la force paramilitaire Bassidj. Il a dirigé la branche étudiante du Bassidj à l'Université Sharif de l'Iran (photo ci-dessus, photo de Behrooz Rezvani / Wikimedia Commons).
La devise du Bassidj est « Mort à l'Amérique » et « Mort à Israël ». Chaque Bassidji doit espionner les non-musulmans et être prêt à tout pour plaire au leader suprême islamiste. Aucun acte de violence n'apparait disproportionné à un Bassidjj. Ceux qui pratiquent le meurtre sont considérés comme des héros de leur foi. Le Bassidj et l'IRGC ont en commun le même but détruire toute personne dont la croyance diffère de la leur.
La seule question qui mérite d'être posée est la suivante : comment un homme comme Dehnavi a-t-il pu obtenir un visa américain?
Exceptionnellement, la police de l'air et des frontières des États-Unis a considéré qu'un visa américain ne conférait pas à un iranien un droit d'entrée automatique sur le territoire des États-Unis. S'ils n'avaient pas interrogé Dehnavi et s'ils n'avaient pas porté un regard critique sur ses antécédents, celui-ci se déplacerait aujourd'hui librement aux États-Unis - avec le risque de tragiques conséquences.
Les responsables de l'IRGC se sont vantés à maintes reprises de la capacité de leurs agents à opérer librement aux États-Unis. La seule question qui compte est la suivante : combien sont-ils ? Un Bassidji comme Dehnavi est un extrémiste musulman dont la mission est de sauvegarder les valeurs de l'islam, d'éradiquer les dissidents et de surveiller de près les non-musulmans, principalement les chrétiens. Quand Dehnavi a été bloqué à l'aéroport de Boston, de nombreux agents du régime pro-iranien aux États-Unis ont multiplié les recours en mobilisant notamment les médias de gauche. Ils ont bâti une « fake news » toute pétrie d'injustice et de victimisation pour que cet agent de haut niveau soit considéré comme un innocent injustement persécuté à l'entrée du territoire des États-Unis.
Par un travail d'infiltration régulier et progressif, les organisations islamistes se sont créées un tissu de milices islamistes et d'alliés de circonstance. L'infiltration aux États-Unis d'agents islamistes, d'espions et de sympathisants avec l'appui d'institutions extrémistes, comme le régime iranien ou les Frères musulmans, ne devrait pas être prise à la légère; les fonctionnaires de l'immigration, les consulats et les ambassades des États-Unis devraient considérer plus sérieusement le phénomène. Afficher un impressionnant CV, disposer d'une bourse ou du parrainage d'une institution américaine, se targuer d'une soit-disant défection d'une organisation islamiste, ne sont pas des motifs suffisants pour délivrer visa et une autorisation de circuler sur le territoire américain. L'affaire Dehnavi montre qu'un visa ne doit pas empêcher les fonctionnaires des frontières d'enquêter méticuleusement une seconde fois sur les antécédents d'un voyageur.
Sinon, l'infiltration croitra de manière exponentielle.
Le Dr. Majid Rafizadeh est président du Conseil international américain sur le Moyen-Orient. Cet irano-américain, spécialiste de sciences politique, diplômé de Harvard, est aussi consultant économique et auteur de « Peaceful Reformation in Iran's Islam » (Réforme pacifique de l'islam en Iran). Il peut être contacté auDr.Rafizadeh@Post.Harvard.Edu .

lundi 24 juillet 2017

Des milliards de dollars d’armes contre la Syrie

Lors de la libération d’Alep et de la prise de l’état-major saoudien qui s’y trouvait, la journaliste bulgare Dilyana Gaytandzhieva constata la présence d’armes de son pays dans neufs entrepôts abandonnés par les jihadistes. Elle nota soigneusement les indications portées sur les caisses et, de retour dans son pays, enquêta sur la manière dont elles étaient arrivées en Syrie.
Depuis 2009 —à la brève exception de la période allant de mars 2013 à novembre 2014—, la Bulgarie est gouvernée par Boïko Borissov, un personnage haut en couleur, issu de l’une des principales organisations criminelles européennes, la SIC. Rappelons que la Bulgarie est à la fois membre de l’Otan et de l’Union européenne et qu’aucune de ces deux organisations n’a émis la moindre critique contre l’arrivée au pouvoir d’un chef mafieux identifié depuis longtemps par les services internationaux de police.
C’est donc clairement en mettant leur vie en jeu que Dilyana Gaytandzhieva a remonté la filière et que la rédaction du quotidien de Sofia, Trud, a publié son dossier [1]. Si la Bulgarie a été l’un des principaux exportateurs d’armes vers la Syrie, elle a bénéficié de l’aide de l’Azerbaïdjan.

Le gigantesque trafic d’armes de la CIA contre l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Inde

Depuis le début des printemps arabes, un gigantesque trafic d’armes a été organisé par la CIA et le Pentagone en violation de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu. Toutes les opérations que nous allons récapituler ici sont illégales en droit international, y compris celles organisées publiquement par le Pentagone.
En matière de trafic d’armes, même lorsque des individus ou des sociétés privées servent de paravent, il est impossible d’exporter des matériels sensibles sans l’assentiment des gouvernements concernés.
Toutes les armes dont nous allons parler, sauf les systèmes de renseignement électronique, sont de type soviétique. Par définition, même si l’on prétend que des armées dotées d’armes de type Otan sont les destinataires finales de ces livraisons, c’est impossible. Ces armées servent juste à couvrir le trafic.
On savait déjà que la CIA avait fait appel à la SIC et à Boïko Borissov pour fabriquer en urgence du Captagon à destination des jihadistes en Libye, puis en Syrie. Depuis l’enquête de Maria Petkova publiée dans Balkan Investigative Reporting Network(BIRN), on savait que la CIA et le SOCOM (Special Operations Command du Pentagone) avaient acheté pour 500 millions de dollars d’armes à la Bulgarie, entre 2011 et 2014, pour les jihadistes. Puis que d’autres armes furent payées par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis et transportées par Saudi Arabian Cargo et Etihad Cargo [2].
Selon Krešimir Žabec du quotidien de Zagreb Jutarnji list, fin 2012, la Croatie livrait aux jihadistes syriens 230 tonnes d’armes pour une valeur 6,5 millions de dollars. Le transfert en Turquie était opéré par trois Iliouchine de la compagnie Jordan International Air Cargo, puis les armes étaient parachutées par l’Armée qatarie [3]. Selon Eric Schmitt du New York Times, l’ensemble de ce dispositif avait été imaginé par le général David Petraeus, directeur de la CIA [4].
Lorsqu’en 2012, le Hezbollah tenta de découvrir le trafic de la CIA et du SOCOM, un attentat fut perpétré contre des touristes israéliens à l’aéroport de Burgas, le centre névralgique du trafic. Contre l’enquête de la police bulgare et les constatations du médecin légiste, le gouvernement Borissov attribua ce crime au Hezbollah et l’Union européenne classa la Résistance libanaise comme « organisation terroriste » (sic). Il fallut attendre la chute provisoire de Borissov pour que le ministre des Affaires étrangères, Kristian Vigenine, souligne que cette accusation est sans aucun fondement.
Selon une source proche du PKK, en mai et juin 2014, les services secrets turcs ont affrété des trains spéciaux pour livrer à Rakka, c’est-à-dire à ce qui s’appelait alors l’Émirat islamique en Irak et en Syrie et qui est connu aujourd’hui comme Daesh, des armes ukrainiennes payées par l’Arabie saoudite et plus d’un millier de Toyota Hilux (pick-up double cabine) spécialement arrangés pour résister aux sables du désert. Selon une source belge, l’achat des véhicules avait été négocié avec le Japonais Toyota par la société saoudienne Abdul Latif Jameel.
Selon Andrey Fomin de l’Oriental Review, le Qatar qui ne voulait pas être en reste a acheté pour les jihadistes à la société d’État ukrainienne UkrOboronProm la version la plus récente de l’Air Missile Defense Complex "Pechora-2D". La livraison a été effectuée par la société chypriote Blessway Ltd [5].
Selon Jeremy Binnie et Neil Gibson de la revue professionnelle de l’armement Jane’s, l’US Navy Military Sealift Command a lancé en 2015 deux appels d’offres pour transporter des armes du port roumain de Constanta vers le port jordanien d’Aqaba. Le contrat a été emporté par Transatlantic Lines [6]. Il a été exécuté juste après la signature du cessez-le-feu par Washington, le 12 février 2016, en violation de son engagement.
Selon Pierre Balanian d’Asia News, ce dispositif s’est poursuivi en mars 2017 avec l’ouverture d’une ligne maritime régulière de la compagnie états-unienne Liberty Global Logistics reliant Livourne (Italie) / Aqaba (Jordanie) / Djeddah (Arabie saoudite) [7]. Selon le géographe Manlio Dinucci, elle était principalement destinée à la livraison de blindés vers la Syrie et le Yémen [8].
Selon les journalistes turcs Yörük Işık et Alper Beler, les derniers contrats de l’ère Obama ont été effectués par Orbital ATK qui a organisé, via Chemring et Danish H. Folmer & Co, une ligne régulière entre Burgas (Bulgarie) et Jeddah (Arabie saoudite). Pour la première fois, on parle ici non seulement d’armes produites par Vazovski Machine Building Factory (VMZ) (Bulgarie), mais aussi par Tatra Defense Industrial Ltd. (Tchéquie) [9].
Bien d’autres opérations ont eu lieu secrètement comme l’attestent par exemple les affaires du cargo Lutfallah II, arraisonné par la marine libanaise le 27 avril 2012, ou du cargo togolais, le Trader, arraisonné par la Grèce, le 1er mars 2016.
Le total de ces opérations représente des centaines de tonnes d’armes et de munition, peut-être des milliers, principalement payées par les monarchies absolues du Golfe, prétendument pour soutenir une « révolution démocratique ». En réalité, les pétro-dictatures ne sont intervenues que pour dispenser l’administration Obama de rendre des compte au Congrès US (Opération Timber Sycamore) et lui faire prendre des vessies pour des lanternes [10]. L’ensemble de ce trafic a été personnellement contrôlé par le général David Petraeus, d’abord depuis la CIA dont il était le directeur, puis depuis la société de placements financiers KKR qu’il a rejointe. Il a profité de l’aide de hauts-fonctionnaires, parfois sous la présidence de Barack Obama, puis massivement sous celle de Donald Trump.
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L’opération Timber Sycamore (Bois de sycomore) est la plus importante affaire de trafic d’armes de l’Histoire.

Le rôle jusqu’ici secret de l’Azerbaïdjan

Selon l’ancienne fonctionnaire du FBI et fondatrice de la National Security Whistleblowers Coalition, Sibel Edmonds, de 1997 à 2001, l’Azerbaïdjan du président Heydar Aliyev hébergea à Bakou, à la demande de la CIA, le numéro 2 d’Al-Qaïda, Ayman el-Zawahiri. Bien qu’officiellement recherché par le FBI, celui qui était alors le numéro 2 du réseau jihadiste mondial se déplaçait régulièrement en avion de l’Otan en Afghanistan, en Albanie, en Égypte et en Turquie. Il recevait également des visites fréquentes du prince Bandar ben Sultan d’Arabie saoudite [11].
À ses relations sécuritaires avec Washington et Riyad, l’Azerbaïdjan —dont la population est pourtant principalement chiite— ajoute Ankara la sunnite qui le soutient dans son conflit contre l’Arménie à propos de la sécession de la République d’Artsakh (Haut-Karabagh).
À la mort d’Heydar Aliyev aux États-Unis, en 2003, son fils Ilham Aliyev, lui succède. La Chambre de commerce USA-Azerbaïdjan devient l’arrière-cour de Washington avec à côté du président Aliyev, Richard Armitage, James Baker III, Zbigniew Brzeziński, Dick Cheney, Henry Kissinger, Richard Perle, Brent Scowcroft et John Sununu.
Selon Dilyana Gaytandzhieva, le ministre des Transports, Ziya Mammadov, met en 2015 à disposition de la CIA la compagnie d’État Silk Way Airlines aux frais de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Le ministre des Affaires étrangères, le très peu scrupuleux Elmar Mammadyarov, envoie à plusieurs de ses ambassades des demandes d’homologation de « vols diplomatiques », ce qui interdit leurs fouilles au titre de la Convention de Vienne. En moins de trois ans, plus de 350 vols disposeront de ce privilège extraordinaire.
Bien que, selon les traités internationaux, ni les avions civils, ni les avions diplomatiques ne sont autorisés à transporter des matériels militaires, les demandes de reconnaissance comme « vols diplomatiques » portent mention explicites des chargements transportés. Cependant, à la demande du département d’État US, au moins l’Afghanistan, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, la Bulgarie, le Congo, les Émirats arabes unis, la Hongrie, Israël, le Pakistan, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie, la Tchéquie, la Turquie et le Royaume-Uni fermèrent les yeux sur cette violation du droit international comme ils avaient ignoré les vols de la CIA entre leurs prisons secrètes.
En moins de trois ans, la Silk Way Airlines a ainsi transporté pour au moins 1 milliard de dollars d’armes.
De fil en aiguille, la journaliste Dilyana Gaytandzhieva a mis à jour un vaste système qui approvisionne également les jihadistes non seulement en Irak et en Syrie, mais aussi en Afghanistan, au Pakistan et au Congo, toujours aux frais des Saoudiens et des Émiratis. Certaines armes livrées en Arabie furent réexpédiées en Afrique du Sud.
Les armes transportées en Afghanistan seraient parvenues aux Talibans, sous le contrôle des États-Unis qui prétendent les combattre. Celles livrées au Pakistan étaient probablement destinées à commettre des attentats islamistes en Inde. On ignore qui sont les destinataires finaux des armes livrées à la Garde républicaine du président Sassou N’Guesso au Congo et à l’Afrique du Sud du président Jacob Zuma.
Les principaux négociants étaient les firmes états-uniennes Chemring (déjà citée), Culmen International, Orbital ATK (également déjà citée) et Purple Shovel.
Outre les armes de type soviétique produites par la Bulgarie, l’Azerbaïdjan acheta sous la responsabilité du ministre de l’Industrie de défense, Yavar Jamalov, des stocks en Serbie, en Tchéquie et accessoirement dans d’autres États, chaque fois en déclarant être le destinataire final de ces achats. Concernant les matériels de renseignement électronique, Israël mit à disposition la firme Elbit Systems qui prétendit être le destinataire final, l’Azerbaïdjan n’ayant pas le droit d’acheter ce type de matériel. Ces exceptions attestent que le programme azerbaïdjanais, s’il a été requis par les États-Unis et l’Arabie saoudite, était contrôlé de bout en bout depuis Tel-Aviv.
L’État hébreu, qui prétend être resté neutre durant l’ensemble du conflit syrien, a pourtant de nombreuses fois bombardé l’Armée arabe syrienne. Chaque fois où Tel-Aviv a reconnu les faits, il a prétendu avoir détruit des armes destinées au Hezbollah libanais. En réalité, toutes ces opérations, sauf peut-être une, étaient coordonnées avec les jihadistes. On apprend donc aujourd’hui que Tel-Aviv supervisait les livraisons d’armes à ces mêmes jihadistes, de sorte que si Israël s’est contenté d’utiliser son armée de l’Air pour les appuyer, il jouait en réalité un rôle central dans la guerre.
Selon les conventions internationales la falsification des certificats de livraison finale et l’envoi d’armes à des groupes mercenaires, qu’ils renversent des gouvernements légitimes ou détruisent des États reconnus sont des crimes internationaux.
L’opération Timber Sycamore, dans ses différents volets, est la plus importante affaire criminelle de trafic d’armes de l’Histoire. Dans les parties mises à jour, elle implique au moins 17 États et représente plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’armes pour plusieurs milliards de dollars.