samedi 28 avril 2012

La très sordide campagne de Barack Obama


 La très sordide campagne de Barack Obama
 
La campagne électorale française a été consternante, et elle le sera sans doute jusqu’au bout. Je m’abstiendrai, pendant quelques jours, de la commenter.
 
La campagne électorale américaine, en l’occurrence les primaires républicaines, s’est située, jusqu’à présent dix mille coudées plus haut, ce qui explique qu’elle ait échappé à la plupart des journalistes français. Quand ils parlaient d’économie, les candidats républicains savaient de quoi ils parlaient, ce qui suffirait à disqualifier un candidat en France. Lorsqu’ils parlaient de géopolitique, ils savaient aussi de quoi ils parlaient, ce qui aurait été inconcevable en France.
 
Le nom du candidat républicain est désormais connu. Il s’appellera Mitt Romney. Ce qu’on ignore encore est qui il choisira comme candidat à la vice-présidence : on parle de Marco Rubio, de Paul Ryan, de Chris Christie et de Rob Portman. Ce qu’on peut espérer est que Mitt Romney mènera une campagne plus incisive que celle qu’il a mené au cours des derniers mois et que, pour reprendre la comparaison utilisée récemment par un homme d’affaires américains, il se conduira non plus en joueur de golf pour country Club, mais en joueur de hockey, rendant coup pour coup, et prêt à abattre l’adversaire.
 
On doit absolument espérer que Mitt Romney se conduira en joueur de hockey car il a en face de lui un homme sans le moindre scrupule, sans la moindre éthique, prêts à tous les mensonges et à tous les coups bas.
 
On doit s’attendre à ce que la campagne de Barack Obama soit très sordide. Et on le doit parce que la campagne de Barack Obama est déjà, aujourd’hui, alors qu’elle n’est pas censée avoir commencé, très sordide.
 
La thématique générale d’Obama est choisie depuis longtemps : la lutte des classes. L’opposition entre les quatre vingt dix neuf pour cent qui constituent le peuple américain, les humbles, les sans grades, et les un pour cent, les sales riches, les milliardaires rapaces.
 
Après avoir tenté de multiples fois d’augmenter les impôts et s’être heurté à la Chambre des représentants à majorité républicaine, Obama vient de procéder à une nouvelle tentative, en citant son ami milliardaire de gauche Warren Buffett. Il a échoué une fois encore : ce qui lui permet de présenter le parti Républicain comme l’ennemi de classe. Les Républicains répondent en disant qu’augmenter les impôts en période de crise économique serait désastreux et briserait la très timide reprise en cours. Obama n’en a cure : il compte sur les voix de ceux qui ne déchiffrent pas un message économique élaboré.
 
C’est la première fois qu’un candidat à l’élection présidentielle américaine utilise la thématique de la lutte des classes, l’envie, le ressentiment, pour parvenir à ses fins. Dans un pays où la lutte des classes est dans tous les discours politiques, la France, cela ne choque pas, je sais.
 
A la thématique de la lutte des classes, Obama a tenté d’ajouter la thématique de la lutte des sexes, avec un certain succès, puisqu’il attire des voix féminines par millions. Une militante démocrate athée s’est inscrite dans une université catholique aux fins d’y revendiquer le droit à l’avortement et à la contraception libres et gratuits. Elle a été invitée voici quelques jours à témoigner au Congrès, par des démocrates, bien sûr. Son intervention a été retransmise à la télévision. Elle a affirmé que sa vie sexuelle impliquait des frais de plusieurs milliers de dollars par an, et a ajouté que l’administration fédérale devait contraindre les institutions catholiques à fournir aux étudiants des assurances couvrant ce genre de frais. Des commentateurs conservateurs n’ont pas vu le piège : ce fut le cas de Rush Limbaugh, qui a traité la militante de « salope ». La campagne Obama s’est emparé de la déclaration et a dit que les conservateurs menaient une « guerre contre les femmes ». On doit constater que certaines femmes ont cru au message de la campagne Obama. Hélas.
 
A la lutte des sexes, Obama a ajouté ces derniers temps la lutte des races, et tente de présenter les Républicains comme des racistes hostiles aux noirs. Il a pour cela utilisé la mort d’un jeune noir tué par un vigile au cours d’une rixe en Floride. Le nom du jeune noir est désormais connu dans tout le pays ; Trayvon Martin. Le nom du vigile est connu aussi dans tout le pays, George Zimmerman. J’en ai déjà touché un mot ici. Ce qui s’est passé est un tel scandale que je devrai y revenir en détail. Barack Obama a mis des louches entières d’huile sur le feu en disant que Trayvon Martin aurait pu être son fils. Le New Black Panther Party a appelé à lyncher George Zimmerman et a mis sa tête à prix. Les racistes noirs anti blancs habituels, Al Sharpton, Cornel West, ont quasiment lancé des appels à l’émeute. Après s’être livré à la police, qui avait d’abord considéré qu’il n’y avait pas matière à poursuite, Georg Zimmerman a été inculpé de meurtre sans préméditation, une charge qui n’a pas le moindre fondement, et qui a été énoncée aux fins d’apaiser les hordes sauvages qui commençaient à se lever. Cette charge devrait tomber dans les mois à venir. Après avoir été remis en liberté sous caution ; George Zimmerman doit se terrer dans un endroit tenu secret. Au cours des jours qui ont suivi, des jeunes noirs ont été tués par d’autres jeunes noirs, mais ces jeunes noirs là n’ont attiré aucune compassion de la part d’Obama. Des blancs ont été tués par des noirs, mais Obama n’en a pas parlé. Trois cas de lynchage de blancs par des noirs ont eu lieu au cours des trois derniers jours en divers endroits du pays : tous plus atroces les uns que les autres. La lutte des races se porte bien. La campagne Obama se porte bien aussi, merci pour elle. Je ne sais si cela faisait partie de l’ « espoir » et du « changement » promis par Obama en 2008. Peut-être, après tout. Quand elle parle du sujet, la presse française tronque bien sûr les informations : grâce à Obama, les Etats-Unis, qui sont aujourd’hui l’une des sociétés les moins racistes du monde peuvent être présentés comme un pays raciste.
 
Si en ajoutant la lutte des classes, la lutte des sexes et la lutte des races, Obama ne parvient pas à être réélu, c’est que ce qu’il a appris en trente années passées à faire le révolutionnaire professionnel dans la banlieue Sud de Chicago n’ont servi à rien. Ce serait à désespérer.
 
Mais je ne doute pas que la campagne Obama a encore quelques stratagèmes dans son escarcelle. Elle les sortira en temps utile.
 
Accessoirement, le ministre de la justice d’Obama, très empêtré dans l’affaire Fast and Furious, qui concerne des ventes d’armes par des fonctionnaires de la justice américaine à des gangs de trafiquants de drogue mexicains, et l’assassinat d’officiers des patrouilles de frontière avec ces armes, poursuit l’Arizona, qui a autorisé les contrôles d’identité dans la zone proche de la frontière, et les Etats qui veulent exiger la présentation de pièces d’identité à l’entrée des bureaux de vote en novembre prochain. La copie de l’acte de naissance d’Obama mise sur internet est un faux et cela a été démontré, mais c’est un détail.
 
Accessoirement aussi, Obama a reçu à la Maison Blanche des représentants des Frères musulmans. Pourquoi ? Parce que ce sont ses alliés. Mais il y a déjà des représentants des Frères musulmans à la Maison Blanche ou en sa plus étroite proximité. Dalia Mogahed. Ingrid Mattson. Rashad Hussain. Azizah al-Hibri. Si j’ajoutais quelques membres haut placés du Département de la Sécurité intérieure, je craindrais d’abuser. Et un journaliste demandera-t-il pourquoi Obama a choisi comme intermédiaire pour négocier la passation des pouvoirs aux talibans en Afghanistan à Youssef al Qaradawi ? Il n’y a que moi pour m’intéresser à des questions aussi stupides.
 
Encore quatre années d’Obama et les Etats-Unis seront une république bananière, sans les bananes, mais avec le fils d’un communiste alcoolique polygame kenyan à la Maison Blanche. Un fils qui accomplit les « rêves de son père ».
 
Espérons, oui, que Mitt Romney se conduira en joueur de hockey. Et s’il ne sait pas jouer au hockey, qu’il apprendra vite.
 
Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous : 
© Guy Millière pour www.Dreuz.info

L’islam est une belle religion : elle va autoriser les maris à faire l’amour à leurs femmes – mortes

L’Egypte vole donc vers la démocratie Monsieur Juppé ?
Un projet de loi est en discussion qui permettra aux hommes d’avoir des rapports sexuels avec leurs épouses, jusqu’à six heures après leur mort.
Le Conseil national pour la femme de l’Égypte a fait parvenir lundi une lettre au président de l’Assemblée du peuple, le Dr Saad al-Katatni, demandant aux députés de ne pas approuver cette loi, a rapporté le journal égyptien Al Ahram.
L’idée que le mariage demeure valide, même après la mort, vient du clerc marocain Zamzami Bari Abdul, qui a parlé à ce sujet en mai 2011.
L’Assemblée du peuple est également en train de faire voter que les hommes pourront, conformément à la sharia, prendre une fillette de 14 ans, l’épouser et ainsi légalement la violer.
Les mœurs de l’occident sont décadentes, disent les musulmans, et l’islam a les bonnes réponses.
Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info et source citée.
http://tvanouvelles.ca/lcn/lebuzz/archives/2012/04/20120426-174149.html


Après la loi pour les pédophiles, autorisant le mariage de fillettes, selon l’exemple donné par le cher prophète, voilà la loi pour les nécrophiles!
La perversion la plus abjecte est en marche. Ce sont de véritables obsédés ces « islamistes modérés »!!! Vraiment, pensent-ils que ces lois vont améliorer le quotidien du peuple égyptien!
Qui ose encore soutenir que l’islam est une idéologie de finesse, de douceur, de beauté?
E c o e u r a n t! Même dans la mort, la femme doit demeurer l’esclave de l’homm, son « champ de labour »!!! A vomir!
 Aucune ONG pour dénoncer la grave déviance de certains musulmans,où est Amnesty International????

Pour le camp des droites (culturelle ou idéologique), il faut choisir Sarkozy

Polémia n’a pas pour vocation de donner des consignes de vote. Pour autant, ses membres s’intéressent naturellement à la question du second tour de l’élection présidentielle. Soulignant les contraintes de la mondialisation, des institutions internationales et du politiquement correct, Jean-Yves Le Gallou a estimé qu’il ne pouvait y avoir de vraies divergences de politique entre Hollande et Sarkozy, ce qui le conduit au choix de l’abstention. C’est un point de vue différent qu’exprime ici un autre co-fondateur de Polémia. Pour Philippe Christèle, il faut que Sarkozy gagne pour montrer que le thème de la défense de l’identité est devenu un thème porteur, respectable et source de victoire électorale. Et, sur le fond, Hollande, c’est Sarkozy en pire !
Polémia.
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Les résultats du premier tour révèlent toute la complexité de la mécanique électorale :
  • - un bloc patriotique majoritaire mais difficile à unir ;
  • - un résultat historique pour le FN, qui reste néanmoins dans l’étiage des scores Le Pen + Mégret d’il y a 10 ans (19,2% en 2002) et dont rien ne montre la pérennité ;
  • - une gauche plus à gauche que jamais, minoritaire dans le pays, et qui est en passe de l’emporter le 6 mai.
Une partie des clés du scrutin repose sur l’attitude des électeurs du premier tour qui n’ont voté ni Hollande, ni Sarkozy et qui se retrouvent, politiquement, culturellement ou idéologiquement, dans le camp des droites ; ce camp des droites que Polémia, à sa fondation, annonçait vouloir armer intellectuellement, sans exclusive, « de François Bayrou à Marine Le Pen » (sic).
En cohérence avec ce nécessaire regroupement du camp des droites, nous pensons qu’il faut voter Sarkozy le 6 mai pour trois principales raisons :
1/ La victoire serait une victoire tactique et politique d’envergure autour du thème de l’identité
Polémia capte les mouvements d’idées, cherche les ruptures et les basculements, identifie et promeut les transformations qui permettront de déséquilibrer le système politique et médiatique dans lesquels la politique française est engoncée, coincée, corsetée depuis vingt ans. Eh bien, nous y sommes !
La campagne du premier tour de Nicolas Sarkozy et surtout les discours de l’entre-deux-tours sont une rupture majeure : pour la première fois, les dirigeants de l’UMP assument un rapprochement doctrinal avec les thèmes du FN et leurs électeurs les suivent (2/3 d’entre eux favorables à un accord UMP/FN aux législatives).
Personne n’est dupe du fait que, de Juppé à Fillon, ce rapprochement est subi plus que choisi ; ni que Nicolas Sarkozy, dont la politique étrangère est par ailleurs exécrable (sauf sur la relation avec les Russes) fait davantage du « Buisson » en campagne électorale qu’au pouvoir. Mais notre devoir est de peser sur le réel ; et non de jouer les imprécateurs moralistes sur les postures.
Le système médiatique – que nous dénonçons à longueur de colonnes sur notre site – diabolise, encore et toujours, ce rapprochement. En ce sens, il nous montre le camp à soutenir !
Montrer que Sarkozy peut gagner en assumant sa nouvelle proximité avec les thèses portées par le FN est donc urgent pour démontrer que quelque chose bouge dans ce pays et surtout pour faire la démonstration que l’alliance UMP/FN, ou du moins celle de ses électeurs, à la base, est désormais synonyme de succès et non plus d’échec, avec diabolisation à la clé. Là est la seule rupture politique positive de cette élection. Nous devons la saisir.
De la même manière qu’en 2007 il fallait que Sarkozy gagne car il avait assumé le discours de rupture avec l’esprit de 68, il faut aujourd’hui qu’il gagne pour montrer que le thème de la défense de l’identité est devenu un thème porteur, respectable et source de victoire électorale.
2/ La défaite de Sarkozy serait catastrophique pour le camp des droites, FN inclus :
Au FN, on spécule sur une défaite de l’UMP pour envisager un éclatement de celle-ci et une victoire aux législatives. Malheureusement, c’est un calcul de parti politique qui ne va en rien changer quoi que ce soit à la décadence programmée du pays. Et ce pour les raisons suivantes :
  • - Rien ne dit que l’UMP éclatera avant les législatives, ni même après en cas de défaite. La bonne tenue du camp Sarkozy prouve le contraire. Les élus UMP ne sont pas si sots et chercheront à tenir le maximum de positions en juin. Les ralliements individuels souhaités par le FN continueront à se heurter à la propension trop bien connue de ce parti à liquider systématiquement ses cadres de valeur. Et l’échange d’amabilités lors du 2e tour des dernières cantonales n’est pas engageant.
  • - Le FN n’aura pas de groupe parlementaire. D’abord parce que le mode de scrutin est plus difficile. Les triangulaires rêvées par Jean-Marie Le Pen à l’époque (1997 et même 2002) ont fait perdre beaucoup de sièges à la droite ; elles n’en ont jamais donné au FN (hormis Jean-Marie Le Chevallier à Toulon, invalidé ensuite). Comment le FN fédérera-t-il un électorat patriote et conservateur qui aura constaté que l’abstention prônée par le FN lui aura fait perdre la présidentielle pour laquelle elle se sera ardemment mobilisée ?
  • - Si le FN obtient des députés, ce sera marginalement et face à une majorité absolue de gauche. Intérêt autre que financier ? Nul. Capacité d’influence politique ? Nulle.
  • - Le FN est-il prêt aujourd’hui à remplacer l’opposition UMP ? Absolument pas. Marine Le Pen le sait bien, qui ne parvient à envoyer sur les plateaux de télévision aucun cadre d’envergure, excepté le jeune technocrate Philippot, Louis Alliot et son accent chantant ou le médiato-boulimique Gilbert Collard, renommé pour la force de ses convictions successives. C’est encore un peu court…
  • - Imagine-t-on qu’une majorité Hollande, fortement décevante, déclenchera en ricochet, en 2014, des municipales gagnées par la droite ? Peut-être mais rien n’est moins sûr. Surtout si, entre temps, Hollande a installé, comme il a promis de le faire, le vote des étrangers aux élections locales.
Le rêve d’une recomposition des droites suite à une victoire du bloc des gauches est un vieux rêve. Il a existé en 1981, en 1988, après la dissolution ratée de Chirac. Il n’a jamais porté ses fruits ni produit autre chose qu’un FN certes en progrès, mais diabolisé et, malgré un 2e tour en 2002, totalement incapable d’influencer en quoi que ce soit la politique du pays.
La défaite de Sarkozy et la progression du FN entretiendront une fracture terrible au sein des droites ; les premiers reprochant leur échec aux seconds ; les seconds refusant toute main tendue aux premiers tant qu’ils n’auront pas été relégués derrière eux.
Sur le papier, cette stratégie peut se comprendre car il est toujours plus confortable de vouloir gagner seul une course. Moralement, elle peut sans doute se justifier car le FN a raison d’en avoir marre d’être diabolisé, y compris par les porteurs d’eau de l’UMP. Politiquement elle est suicidaire car notre pays n’a pas le temps d’attendre qu’un tel basculement se produise. Il est urgent que le FN, comme tous les partis identitaires d’Europe, construise une stratégie du faible au fort, sans renoncement, et en profitant justement de la fenêtre de ce second tour.
Marine Le Pen, le stade ultime de votre dédiabolisation, c’est maintenant ! Il est logique que votre discours du 1er mai ne comporte pas d’appel à voter pour Sarkozy. Mais introduisez des nuances ; montrez votre préférence et construisez ainsi une base solide pour les législatives et la suite.
3/ La défaite serait la victoire d’une gauche archaïque et revancharde
L’homme de droite ne peut se satisfaire d’une victoire de François Hollande. Les raisons sont innombrables et, quoi qu’on en dise, les candidats ne se valent pas. Chacun voit bien que, la situation économique étant ce qu’elle est et la France étant à ce point dépossédée, sur ce terrain, des leviers de sa souveraineté, Hollande comme Sarkozy conduiront globalement les mêmes politiques économiques.
Pour exister politiquement et faire supporter par le peuple de gauche cette potion ultra-libérale, Hollande devra donner des gages. Ces gages seront terribles et viendront saper en profondeur les valeurs de notre société (morale publique, famille, patrie, société de l’effort). Regardez les publics des meetings : il n’est pas difficile de voir à quel public nous ressemblons, nous et les nôtres. On pourra toujours blâmer la cécité politique du petit bourgeois de province ou de centre ville, il n’empêche que, comme nous, il cherche à préserver son identité, à éduquer correctement ses enfants et à gagner sa vie à la sueur de son front.
N’oublions pas une chose : il est possible de rompre d’un seul coup avec des politiques économiques ou des alliances stratégiques ; il est possible de prendre des mesures fortes qui transforment le cours des choses. Cela demande courage, ténacité et une capacité individuelle et collective à tenir le choc. Ce qu’on ne peut pas faire facilement et qui prend du temps, c’est reconstruire une société, une éthique publique et collective, une hiérarchie de valeurs, … Regardez la Russie qui, après des années de libération du communisme et une sortie par le haut des crises économiques, ne parvient toujours pas à reconstruire sa société civile.
Hollande et Sarkozy se valent sur beaucoup de choses ; mais la gauche de Hollande, Mélenchon, Joly et du parti communiste moribond feront plus de mal à notre pays, dans ses fondements les plus intimes.
Parce que le moment est venu d’accompagner une rupture politique majeure, Parce que la défaite de Sarkozy sinistrerait pour des années encore le camp des droites,
Parce que Hollande, c’est vraiment Sarkozy en pire,
Alors nous voterons Sarkozy le 6 mai prochain.
Philippe Christele
Polémia
26/04/2012
Post scriptum
« Ce jour 26 avril, la CGT appelle à battre Sarkozy et Tariq Ramadan appelle les citoyens français, de confession musulmane ou autre, à voter en conscience et à faire le bilan de la politique de Nicolas Sarkozy, qui est très mauvais. » Une chose est sûre : ceux qui ne nous aiment pas se mobilisent.

Quel est l'ennemi ? La superclasse mondiale ou la puissance américaine ?

Qui menace le plus l’indépendance et l’identité de la France ? La superclasse mondiale ou la puissance américaine ? Voici une disputatio entre Henry de Lesquen et Yvan Blot, mise en forme par Pierre Milloz, à partir de nombreux échanges de courriels. A nos lecteurs de forger leur opinion.
Polémia. _____________________________________________________________________________

La disputatio oppose deux manières d'analyser la situation de la France dans le monde contemporain. Les deux débatteurs considèrent implicitement que l'indépendance et l'avenir de notre pays sont menacés par des puissances qu'ils tiennent pour ennemies.
La nouvelle lutte des classes : les peuples face à la superclasse mondiale ?
Pour Henry de Lesquen, le principal de ces ennemis est la superclasse mondiale dont l'apparition, après la chute de l'URSS, est l'un des événements majeurs des vingt dernières années. Cette superclasse exerce désormais, dans un esprit cosmopolite, une hégémonie sur le monde à travers les oligarchies qui sont ses émanations dans chaque pays.
Dès lors la lutte des classes change de dimension. Alors que jusqu'ici elle se déroulait dans les frontières nationales, elle oppose désormais les peuples ou les nations à cette superclasse. Celle-ci doit donc être tenue pour l'ennemi principal des nations et spécialement de la nation française.
Les Etats-Unis, ennemi principal ?
Yvan Blot désigne au contraire les Etats-Unis comme l'ennemi principal de la France. Son point de vue est fondé sur une idée directrice de nature politique : la réalité du monde est encore aujourd'hui faite de la lutte des nations entre elles. Il faut se garder des façons de penser d'inspiration marxiste ou libérale. Ce sont elles qui orientent préférentiellement l'analyse vers l'économie et incitent à choisir la classe comme unité de base de la réflexion. Or l'histoire a toujours montré que la réalité nationale prime l'appartenance à la classe
La situation présente est une illustration de ces considérations générales. Une lutte de nations s'est terminée dans les années 1990 : l'URSS a été vaincue par sa rivale, les Etats-Unis d'Amérique et depuis lors, ceux-ci dominent le monde. Yvan Blot décrit les multiples facettes de cette domination : universalisation de la langue anglaise, diffusion de certaines modes « jeunes », influence du cinéma américain, implantation des organismes internationaux à Washington ou à New-York, OTAN (où le commandement est assuré par des officiers généraux américains).
Cette domination se manifeste aussi par une multitude d'interventions que les Etats-Unis mènent sur toute la planète pour affaiblir leurs adversaires (la Russie de Poutine surtout), pousser au pouvoir des factions qui ont leur faveur (« printemps arabes ») ou écraser militairement un Etat qui leur résiste : tel fut le cas de la Serbie.
Elle se manifeste même sur le plan culturel où l'on voit les Américains diffuser des idées qui deviennent dominantes chez les nations vassalisées : pénalisation du racisme et de l'antisémitisme, éloge de la « diversité » et du multiculturalisme, théorie du genre etc.
Quant à la nouvelle superclasse mondiale, Yvan Blot n'en nie ni l'existence ni l'influence. Mais d'une part il doute qu'elle soit véritablement mondiale. Et d'autre part il considère ou bien qu'elle agit en faveur des intérêts américains ou bien qu'elle ne peut, en raison de sa nature même, qu'être absente et privée d'importance dans les opérations américaines majeures (cas sus-évoqué de la Serbie). Il pense même qu'invoquer son rôle a pour effet fâcheux de renvoyer sur elle, c'est à dire sur une abstraction, la responsabilité de l'état du monde qui est proprement l'affaire d'une nation : les Etats-Unis d'Amérique.
La superclasse mondiale : une nouveauté historique fondamentale
Henry de Lesquen insiste au contraire d'abord sur la nouveauté fondamentale que constitue cette superclasse (pour lui, il n'en existe pas de véritable précédent dans l'Histoire et c'est pourquoi il faut réviser les méthodes d'analyse des faits historiques) et ensuite sur la circonstance qu'elle n'est liée aux intérêts d'aucune nation.
Sur ce dernier point, il admet certes qu'elle est née d'une extension de la haute bourgeoisie de la côte est des États-Unis. Mais, il fait valoir qu'aujourd'hui elle s'étend pratiquement à toutes les nations.
Par ailleurs il souligne qu'il n'y a pas coïncidence entre les objectifs fondamentaux de la superclasse et les Etats-Unis. Alors que la première appelle de ses vœux un gouvernement mondial et travaille à la disparition des nations, les nationalistes américains, de leur côté, agissent certes pour établir la domination de leur pays sur le monde et la vassalisation des autres nations mais ils ne souhaitent ni la suppression de ces dernières ni un gouvernement planétaire qui pourrait les gêner.
Cette divergence est illustrée par certains épisodes politiques récents. Tel fut le cas le cas de l'opération qui a imposé le dogme du réchauffement climatique planétaire, a amené au protocole de Kyoto et a pour ambition évidente de créer une gouvernance mondiale sur le sujet. Or précisément les États-Unis ont refusé ce protocole.
Et ils récusent de même toute forme de supranationalité. Or l'idée cosmopolite les gêne dans la mesure où elle débouche sur la multiplication d’organismes internationaux de toutes sortes et en tous lieux, et notamment hors des Etats-Unis. Il en est de nature publique (ONU, FMI, Banque mondiale, Unesco, OMM, etc.), mais il en est aussi des privés qu'il ne faut pas négliger comme instruments du cosmopolitisme de la superclasse (tels Amnesty International ou Greenpeace ou les fondations Soros ou Rockfeller).
Huntington : un américain contre la superclasse mondiale
De Lesquen cite Samuel Huntington qui va plus loin et estime que l'idéologie cosmopolite de la nouvelle classe mondiale menace même les Etats Unis, car celle-ci se caractérise par l'affaiblissement chez ses membres du sentiment national.
D'ultimes considérations semblent offrir une conclusion au débat. 
 Yvan Blot fait valoir, sans être contredit par de Lesquen, que l'impérialisme américain est messianique et qu'il tente de se justifier en se donnant une mission mondialiste : répandre la liberté et la démocratie sur le monde. Cette idée rapproche le cosmopolitisme des Etats-Unis et celui de la superclasse (proximité que de Lesquen avait déjà notée), même si, évidemment, les motivations des premiers et de la seconde ne sont pas les mêmes.
Textes rassemblés et mis en forme par Pierre Milloz, avril 2012.
PS. Note du présentateur : La question essentielle du débat ressort clairement : la superclasse mondiale mène-t-elle une politique autonome par rapport au pouvoir américain ou n'en est-elle qu'un instrument ? Ou plus précisément, ses initiatives prouvent-elles son indépendance ou ne sont-elles que les applications anodines, tolérées par le pouvoir américain, d'une idéologie cosmopolite qui le sert et dont il se sert ?
Selon la réponse, on jugera que l'ennemi principal de la France est la superclasse mondiale ou les Etats-Unis.
Le précédent historique de la Rome antique
Une telle réponse est plus facile à propos d'une sorte de précédent historique de superclasse mondiale : celle qui paraît avoir été créée par la politique de l'empire romain. Celui-ci en effet, fort avaricieux (jusqu'au début du IIIe siècle) de la citoyenneté romaine, l'accordait aux élites des pays conquis, en lesquelles il trouvait des relais de sa domination. Aelius Aristide pouvait écrire en 143 en son Éloge de Rome : « Vous avez partout donné la citoyenneté à tous ceux qui représentent les élites du talent, du courage et de l'influence… Il n'est nul besoin de garnisons qui tiennent les acropoles. Les habitants les plus importants et les plus puissants de chaque endroit gardent pour vous leur propre patrie. »
Il est probable que se constitua une superclasse couvrant tout l'empire, romanisée parfois jusqu'au patronyme, parlant latin, accédant au saint des saints, c'est à dire au Sénat, et admirant Rome, centre de la civilisation (comme il y a aujourd'hui en France des élites convaincues que le soleil se lève à l'Ouest).
Mais ce cas n'est pas transposable à la situation contemporaine, tant il est incontestable que cette superclasse était un instrument de Rome. Il serait intéressant d'étudier spécialement ce que fut son comportement à partir du jour où commença la lente décomposition de l'empire.
Pierre Milloz
Voir aussi :
Correspondance Polémia – 27/2012

Oser SARKOZY ou HOLLANDE ! par Philippe RANDA

L’entre-deux tours de l’élection présidentielle française de 2012 a au moins un point commun avec le premier : aucun sujet d’importance n’est évoqué, seulement celui dont tout un chacun mesurera la pertinence, à savoir conclure ou non pour l’UMP à l’avenir des alliances avec le Front national… 
Toute la gauche se mobilise comme à l’accoutumé pour hisser haut le vieil épouvantail du fascisme à combattre dont elle s’auto-persuade du retour depuis un demi-siècle… et les ténors de la droite parlementaire, unanime à rejeter la moindre entente avec les dirigeants frontistes, de confirmer, un peu façon méthode Coué, qu’ils ne feront jamais (ô grand jamais !) d’alliance avec ce parti tant honni de la bien-pensance citoyenne… tout en se demandant bien comment récupérer à leur avantage les électeurs de celui-ci, toujours aussi nombreux… Comme disait Jean Cocteau : « Le tact dans l’audace, c’est de savoir jusqu’où aller trop loin. »



Le plus hilarant, parce qu’il faut bien rire de tout et puisque c’est le propre de l’homme, est d’entendre les uns comme les autres se retrancher derrière leur haute conception de la « moralité » pour refuser toute légitimité républicaine à Marine Le Pen tout autant qu’aux autres dirigeants de son mouvement…
 
Une conception tout de même bien particulière pour une classe politique qui, pour une partie d’entre elle, s’apprêtait voilà un an à présenter sans la moindre vergogne Dominique Strauss-Kahn à la Fonction Suprême, ce qui aurait, on le sait maintenant, transformé le Palais de l’Élysée en Palais des mille et une nuits très chaudes… et pour l’autre partie d’entre elle, de compter parmi ses dirigeants et notamment le prétendant à sa propre succession présidentielle, des gens compromis dans des scandales financiers à répétition, pour les uns celui de la fortune Bettencourt, pour d’autres l’argent sale des ventes d’armes et son aboutissement sanglant dans l’attentat de Karachi qui coûta la vie à onze de nos compatriotes, le 8 mai 2002… On en passe pour les uns comme pour les autres sur tant et tant d’autres compromissions, prévarications, mensonges, captations, abus de biens publics et autres crapuleries qui éclaboussent toute la classe politique française aux Affaires depuis plus de quarante ans…
 
Que cette classe politique-là se targue d’être le parangon de la légitimité républicaine, de l’honnêteté citoyenne et la défenderesse de nos si chères libertés – si chères, d’ailleurs, qu’elles en deviennent de plus en plus hors de prix ! – est décidément cocasse.
Toutefois, et contrairement aux pronostics des instituts de sondage, les Français se sont assez massivement déplacés pour aller voter… et pour qualifier justement les deux prétendants de cette classe politique. Une fois de plus ! Alors, pourquoi attendre que tout change pour que rien ne change ?
Les supporters de messieurs Hollande ou Sarkozy qui, sincèrement, s’enthousiasment ou se désespèrent à l’idée que l’un ou l’autre l’emporte dans une dizaine de jours, sont touchants. Oui, réellement ! Leurs certitudes les portent avec une telle audace que c’est à elle, paraît-il, qu’on ne manque jamais de les reconnaître…
Philippe Randa est écrivain, chroniqueur politique et éditeur (www.francephi.com).

selon le « New York Times », HOLLANDE est « une couille molle », dixit Martine AUBRY

Décidément, cette campagne de second tour n’a pas fini de nous faire rigoler. Dommage que l’enjeu en soit néanmoins si sérieux.
 
Le célèbre journal U.S., The New York Times, plutôt classé à gauche de l’échiquier politique américain, a publié un article sur François Hollande. Comparé à un « pudding au caramel », le candidat socialiste est décrit comme « un personnage politique de seconde zone » dénué de charisme. Si les journalistes français étaient aussi lucides…
 
Le journaliste commence par dresser un portrait au vitriol de François Hollande « malgré un régime de pré-campagne », il « a l’air légèrement négligé » et ne fait toujours pas le poids. Reprenant la phrase de Martine Aubry, l’article explique qu’au sein même de son camp politique, Hollande est considéré comme une « couille molle ».


Le très sérieux New York Times revient ensuite sur le bilan politique ridicule de Hollande. Présent à l’élection grâce au prétendu viol de DSK, Hollande s’était même fait doubler par sa propre femme pour la course à la candidature de 2007. Homme politique depuis des décennies, Hollande « n’a jamais été responsable du moindre portefeuille ministériel », ce qui en fait un amateur. Pour le journaliste américain, il a uniquement ses chances grâce à la sarkophobie française. Hollande « n’a pas le cran » pour être un sérieux président.

Un bilan politique affligeant, un charisme d’andouillette, et pas un seul journaliste français pour soulever les évidences qui sautent à l’esprit du premier observateur objectif. Tout le monde sait que François Hollande n’est pas au niveau. Il n’est pas capable de prendre une décision, de dire, non, il n’a aucun charisme. Tout le monde sait également qu’il n’a aucune expérience politique, qu’il est incompétent sur les dossiers (pourquoi ni Mitterrand ni Jospin ne lui ont confié de ministère ?).

Pourtant, nos bons journalistes à la botte du Parti font comme si de rien n’était, n’interrogent pas le PS sur l’inexpérience de son dirigeant et sur ses échecs à répétition. Pourquoi Sarkozy est-il interrogé en permanence sur son bilan et François Hollande jamais ? Pourquoi nos journalistes font-ils semblant de ne pas voir ce qui saute aux yeux de tous les observateurs étrangers ?

Sahel : l’Afghanisation rampante


Le Sahel est-il en voie d’Afghanisation ? L’alliance des rebelles Touaregs avec le groupe terroriste Ansar Edine (les défenseurs de l’Islam) et le MUJAO ne rappelle-t-elle pas l’autre jonction, faite il y a quelques années au pays des Talibans, entre les Mollahs et Al Qaïda? En tout cas, le passage de la totalité du nord Mali entre les mains du MNLA (Mouvement national pour la libération de l'Azawad) et ses associés d’Ansar Edine et du MUJOA (Mouvement Unicité et Jihad en Afrique de l’Ouest), risque de plonger toute la région dans une instabilité aux conséquences difficiles à mesurer. 
Preuve d’une détermination à toute épreuve, la prise du pouvoir par les militaires au Mali n’a pas intimidé le moins du monde les Touaregs et les groupes islamistes qui écument le Sahara. Ils ont même saisi l’occasion pour proclamer l’indépendance de l’Azawad dans le nord de ce pays désertique, grand comme deux fois et demie la France.
Et si les ambitions des Touaregs du MLNA se limitent au pays Azawad, les groupes jihadistes d’Ansar Edine et du MUJOA ne cachent pas leurs velléités expansionnistes vers d’autres pays d’Afrique de l’ouest. En face de ce lent pourrissement de la situation au nord Mali, la communauté internationale demeure comme paralysée. Les grandes puissances occidentales, la France à leur tête, préfèrent regarder ailleurs en attendant des jours meilleurs. 
Dans la région, l’Algérie et la Mauritanie essayent de donner l’impression de ne pas être impressionnées par la confusion qui règne à leurs frontières. Alger a ainsi accueilli, il y a quelques jours, une rencontre sur la stratégie de lutte contre le terrorisme au Sahel. Une initiative qui risque toutefois de connaître le même sort que celui du commandement opérationnel basé à Tamanrasset, dans l’extrême sud du pays. Cet Etat-major régional qui regroupe, en plus de l’Algérie, la Mauritanie, le Mali et le Niger, avait brillé depuis sa création en 2010, par son incompréhensible discrétion. Il a finalement été totalement décrédibilisé suite aux multiples prises d’otages effectués par les groupes terroristes contre des Occidentaux.