Affichage des articles dont le libellé est Civilisation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Civilisation. Afficher tous les articles

jeudi 16 novembre 2017

France : une Civilisation en Décomposition par Giulio Meotti

La France vient de commémorer les attentats terroristes du 13 novembre 2015. Mais depuis deux ans, quel est le bilan ?
Les autorités françaises ont indemnisé à hauteur de 64 millions d'euros plus de 2 500 victimes et familles de victimes après les attaques djihadistes à Paris et Saint-Denis. Des succès importants ont également été remportés par les organismes de lutte contre le terrorisme. Selon L'Express, depuis deux ans, 32 attaques terroristes ont été déjouées, 625 armes à feu ont été saisies, 4 457 personnes soupçonnées d'avoir des liens djihadistes ont été perquisitionnées et 752 personnes ont été assignées à résidence. Mais l'impression générale est celle d'un pays « qui s'effiloche de l'intérieur ».

En 1939, un journaliste antifasciste espagnol réfugié en France, Manuel Chaves Nogales, a assisté à l'effondrement de la République française après l'offensive allemande. Son livre, La Agonia de Francia (l'agonie de la France), aurait pu être écrit aujourd'hui. Pendant que les soldats allemands défilaient à Paris, écrit Nogales, les Français continuaient à aller au cinéma et sortir « juste à temps pour prendre l'apéritif au bistrot ».
Après que deux jeunes filles ont été assassinées par un islamiste à Marseille en octobre dernier, le chroniqueur Mathieu Bock-Côté a écrit que la France connaît « un processus de décomposition nationale et civilisationnelle que les autorités ont décidé d'accompagner et de modérer, sans prétendre le combattre et le renverser, comme s'il était inéluctable ». Il pourrait bien avoir raison.

L'ancien président français, François Hollande, n'a même pas tenté de se faire réélire; son successeur, Emmanuel Macron, refuse de parler de l'islam et semble accepter la capitulation permanente à l'état de peur et d'urgence. 

L'armée française n'a pas libéré Raqqa, en Syrie comme il avait été promis après les attaques de novembre 2015. « La France va détruire l'Etat islamique » avait déclaré Hollande après le carnage ; mais ce sont les forces américaines et kurdes qui ont libéré la capitale de facto de l'État islamique. 15 000 islamistes français sont désormais surveillés en France par les services de renseignement. Parallèlement, au cours des dix dernières années, 40 000 Juifs ont fui la France .

La sécurité des Français ordinaires n'est plus garantie. La violence islamiste peut frapper partout et quiconque porte un uniforme ou n'en porte pas. Chaque citoyen français peut devenir demain la cible d'une guerre menée par des terroristes islamistes pour qui tous les moyens sont bons.

Au parlement français, les voix « islamo-gauchistes » se font de plus en plus audacieuses. 

La classe politique se distrait avec « l'écriture inclusive » à l'école, la fécondation in vitro pour les célibataires et les homosexuels et des amendes immédiates pour les harceleurs de rue « sexistes ». Aucun terroriste français parti couper des têtes en Syrie n'a été déchu de sa citoyenneté

Le magazine Charlie Hebdo est inondé de nouvelles menaces de mort ; et aucun média majeur n'a exprimé une quelconque solidarité avec une équipe qui a vu sa rédaction décimée pour avoir caricaturé Mahomet. 

Les proches des victimes ont publié des livres intitulés: Vous n'aurez pas ma haine. Nombre d'intellectuels français ont été traînés en justice pour avoir tenus des propos « islamophobes ».

Aucune enclave islamiste à l'intérieur de la République laïque n'a été récupérée et seules 19 mosquées salafistes ont été fermées.

Le parlement français a récemment jugé urgent de priver Marine Le Pen de son immunité pour avoir tweeté des photos de victimes de l'Etat islamique, dont celle du journaliste américain James Foley. « Daesh c'est ÇA ! », avait posté Marine le Pen pour accompagner les photographies, utilisant l'acronyme arabe de l'Etat islamique. La France, un pays qui a eu 250 de ses citoyens assassinés par l'Etat islamique a jugé bon de retirer l'immunité d'un responsable politique déjà sous protection policière, pour avoir diffusé les images des victimes de l'Etat islamique, ouvrant ainsi la porte à ses poursuites.

Le martyre du père Jacques Hamel égorgé par des islamistes est déjà tombé dans l'oubli ; Saint-Étienne-du-Rouvray attend toujours la visite du pape François en signe de condoléances et de respect. Les hauts magistrats du Conseil d'Etat sont maintenant occupés à supprimer les symboles chrétiens du paysage français : le mois dernier ils ont ordonné à la mairie de Ploërmel de retirer la croix posée au-dessus d'une statue du pape Jean-Paul II au prétexte qu'elle violait la loi instituant la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, a récemment interdit le principal marché de Noël de la ville estimant qu'il manquait d'élégance. 

Les autorités et les élites françaises déchiquètent, morceau après morceau, l'héritage historique, religieux et culturel du pays afin que rien ne reste. Une nation dépossédée de son identité perd sa force intérieure. Samuel Pruvot, un journaliste de Famille Chrétienne, a récemment affirmé que le christianisme ne sera bientôt plus en France qu'un objet de « musée ».

La culture française, depuis deux ans, a été marquée par « un sentiment de fin du monde ». Des intellectuels de gauche et de droite ont publié des essais sur le « suicide de la France », sa « décadence » et son « identité malheureuse ». Des livres brillants et importants sur l'état actuel de la société française. Mais la France doit maintenant faire son deuil et montrer sa force - sa volonté de l'emporter.

La France doit mener la guerre idéologique, la plus importante après les arrestations et les saisies d'armes. Si elle ne le fait pas, le 13 novembre 2015 restera la date du jour où la France, « a sacrifié les victimes pour éviter d'avoir à combattre les meurtriers » selon la formule du philosophe et sociologue Shmuel Trigano.
Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.

mercredi 12 juillet 2017

L'Europe de l'Est, gardienne de la civilisation occidentale par Giulio Meotti

  • « La grande différence, c'est qu'en Europe, politique et religion ont été dissociées. Dans l'islam, c'est la religion qui détermine la politique ». — Zoltan Balog, ministre hongrois des Affaires sociales.
  • Ce n'est pas un hasard si le président Donald Trump a choisi la Pologne, un pays qui a combattu à la fois le nazisme et le communisme, pour appeler l'Occident à un peu de volonté dans cette lutte existentielle contre le nouveau totalitarisme : l'islam radical.
  • « Posséder des armes est une chose ; avoir la volonté de les utiliser en est une autre ». — Pr William Kilpatrick, Boston College.
Face à une foule polonaise enthousiaste, le président américain Donald Trump a, dans un discours historique prononcé à la veille du sommet des dirigeants du G20, décrit la bataille que l'Occident doit mener contre le « terrorisme islamique radical » dans le but de protéger « sa civilisation et son mode de vie ». Trump a interrogé la volonté de survie de l'Ouest :
« Avons-nous confiance dans nos valeurs pour les défendre à tout prix ? Avons-nous assez de respect pour nos citoyens pour protéger nos frontières ? Avons-nous le désir et le courage de préserver notre civilisation contre ceux qui n'aspirent qu'à subvertir et détruire ? »
C'est en Europe de l'Est, où Trump a choisi de prononcer ce puissant discours, que la question a des chances de susciter un écho.

Le 6 juillet 2017, le président Donald Trump a prononcé un discours à Varsovie, en Pologne, devant le monument commémorant l'insurrection de la ville en 1944 contre les Nazis. (Source de l'image : la Maison Blanche)

Après que deux polonais aient trouvé la mort à Manchester, en compagnie de 20 autres spectateurs, dans un attentat-suicide islamiste, Beata Szydło, première ministre de la Pologne, a déclaré que son pays n'accepterait aucun « chantage » aux quotas de la part de l'Union européenne et qu'elle refusait les milliers de réfugiés que Bruxelles entend répartir entre les pays membres. Elle a exhorté le législateur polonais à protéger le pays et l'Europe des fléaux du terrorisme islamiste et du suicide culturel :
« Où vas-tu, Europe ? Debout et sors de ta léthargie, ou tu risques de pleurer sur tes enfants chaque jour qui vient ».
Quelques jours plus tard, l'Union européenne a annoncé qu'elle entamerait une politique de sanctions contre la Pologne, la Hongrie et la République tchèque qui persistent à refuser leurs quotas de migrants dans le cadre du plan concocté par la Commission européenne en 2015.
Après le discours de Szydło, Zoltan Balog, ministre hongrois des Affaires sociales, a déclaré :
« L'islam est une culture et une religion majeures, que nous devons respecter, mais l'identité de l'Europe est d'une nature différente, et ces deux cultures sont incapables de coexister sans conflit ... En Europe, politique et religion ont été dissociées l'une de l'autre, dans l'islam au contraire, c'est la religion qui détermine la politique ».
Viktor Orban a été qualifié d'« ennemi intérieur de l'Europe » parce qu'il a indiqué - ce que le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ne fera jamais – sa volonté de « garder l'Europe chrétienne ».
Ces discours des responsables du Groupe de Visegrad - République Tchèque, Pologne, Hongrie et Slovaquie - ne sont que deux exemples des profondes divisions idéologiques apparues entre les pays d'Europe occidentale et ceux d'Europe centrale et orientale.
Les dirigeants du Groupe de Visegrad tendent à présenter l'islam comme une menace civilisationnelle pour l'Europe chrétienne. Si, en Europe occidentale, le christianisme a été dramatiquement abandonné par l'opinion publique et marginalisé par les règles officielles de l'UE, de nouveaux sondages révèlent qu'en Europe de l'Est, la religion chrétienne est plus robuste et patriotique que jamais. C'est pourquoi Trump a surnommé la Pologne, la « nation fidèle ». C'est pourquoi les magazines catholiques américains demandent ouvertement s'il existe un « réveil chrétien » en Europe de l'Est. La Slovaquie a même approuvé une loi visant à empêcher l'islam de devenir une religion d'État officielle.
Ces pays d'Europe centrale et orientale savent que le multiculturalisme de l'Europe occidentale a favorisé les attaques terroristes. Ed West du journal The Spectator l'a noté :
« Pas dans toute l'Europe bien sûr. L'Europe centrale, surtout la Pologne, la Hongrie et la République tchèque, sont en grande partie protégées de la menace terroriste, alors que certains de ces pays interviennent militairement au Moyen-Orient dans le cadre de l'OTAN. Les raisons sont si évidentes qu'elles ne peuvent être mentionnés. La population polonaise ne comprend que 0,1% de musulmans, et encore il ne s'agit que d'une communauté Tartare établie de longue date. La Grande-Bretagne a 5% de musulmans, la France en compte 9% et Bruxelles 25% ; des chiffres en constante augmentation ».
Ces « évidences » qu'il serait inconvenant de mentionner tiennent au fait que la Pologne et la Hongrie sont protégées des attentats terroristes islamiques parce que leur population compte très peu de musulmans. Alors qu'en Belgique et au Royaume-Uni, c'est l'inverse. L'Europe aurait probablement été plus sûre si elle avait suivi l'exemple de l'Europe de l'Est.
Non seulement l'Europe de l'Est affiche une meilleure compréhension de la culture occidentale que l'Europe de l'Ouest ; mais les pays de l'Est ont respecté leurs engagements vis-à-vis de l'OTAN, qu'ils considèrent comme le rempart de leur indépendance et de leur sécurité. Culture et sécurité marchent de pair : quand vous tenez à votre culture et à votre civilisation, vous vous montrez prêt à les défendre.
Un bref aperçu des dépenses militaires des membres de l'OTAN en pourcentage du PIB montre que la Pologne a respecté l'objectif de 2%, contrairement aux autres pays d'Europe occidentale. Cinq seulement des 28 pays membres de l'OTAN - les États-Unis, la Grèce, la Pologne, l'Estonie et le Royaume-Uni – ont respecté leur engagement de 2%. Et la France ? La Belgique ? L'Allemagne ? Et les Pays-Bas ?
« Contrairement à la plupart de ses pairs européens au sein de l'OTAN, » a expliqué Agnia Grigas, chercheur au Conseil de l' Atlantique, « la Pologne a, depuis deux décennies, toujours placé la défense en tête de ses priorités, au point d'apparaître lentement mais sûrement comme un pilier de la sécurité européenne ». La Pologne - contrairement à la Belgique, l'Italie et d'autres pays européens - n'est pas un « resquilleur » mais un partenaire de confiance pour son allié américain. La Pologne a loyalement soutenu les États-Unis et ses soldats ont combattu les Talibans en Afghanistan et aidé à renverser Saddam Hussein en Irak.
Ce n'est pas un hasard si le président Donald Trump a choisi la Pologne, un pays qui a combattu à la fois le nazisme et le communisme, pour inviter l'Occident à faire preuve d'un peu de volonté dans cette lutte existentielle contre le nouveau totalitarisme : l'islam radical.
« L'Occident continuera d'avoir l'avantage militaire pour un bon moment encore, mais posséder des armes est une chose, et être prêt à les utiliser en est une autre », a écrit William Kilpatrick , professeur au Boston College. « L'Occident est fort au plan militaire, mais faible au plan idéologique. Il manque de confiance civilisationnelle ».
Il est donc essentiel que l'Europe de l'Est continue de marquer fortement sa dissidence au sein du projet européen. Elle pourrait apporter ce minimum de confiance culturelle dont les bureaucrates européens semblent cruellement manquer - au péril de l'Europe elle-même.
Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est journaliste et auteur italien.

lundi 30 septembre 2013

La France face aux défis géopolitiques mondiaux, par Aymeric Chauprade


La France face aux défis géopolitiques mondiaux, par Aymeric Chauprade


Intervention du géopolitologue Aymeric Chauprade lors de l’Université d’été du Front National, le 14 septembre 2013

Mesdames et Messieurs,
Jamais dans notre histoire, à l’exception des périodes de défaites et d’occupation, la France n’avait autant tourné le dos à son rang, à son influence, à sa liberté.
Jamais ses dirigeants ne l’avaient autant détourné de ses constantes géopolitiques, qui lui assuraient dans le monde une place exceptionnelle, qui faisaient que où que l’on regardait, l’influence de la France se faisait sentir. Nous ne sommes pas ici cependant pour sombrer dans la nostalgie et le pessimisme. Nous sommes ici pour comprendre les défis géopolitiques qui sont lancés à la France, pour y répondre, pour apporter des solutions crédibles, efficaces, capables de rendre aux Français la foi dans leur pays, la conviction que le déclassement n’est pas inéluctable, que le redressement est possible.

D’immenses transformations sont en train de se produire dans l’ordre mondial de la puissance, des mécanismes identitaires et idéologiques inquiétants s’y développent, et face à cette réalité, le système actuel reste prisonnier de ses vieux schémas idéologiques, incapable d’affronter la réalité du monde et d’adopter en conséquence son mode de pensée, enfermé dans un mélange d’aveuglement et d’arrogance.
Oui, Mesdames et Messieurs, ces défis sont considérables et ils sont bien la réalité du monde, mais hélas le camp du déni de réalité, le camp du refus du réel, s’emploie à maintenir le voile qui obscurcit le regard des Français, qui ralentit leur prise de conscience.

jeudi 12 septembre 2013

La grandeur de la France, par Jean-Luc TARI

Envahie par les barbares, la France subira-t-elle le même sort que l'Empire romain ?

Les Français disposent d’un héritage magnifique. La France est la fille aînée de l’Église. La majeure partie des troupes de la 1ère croisade a été rassemblée par Godefroi de Bouillon, duc de Basse-Lotharingie et par le comte de Toulouse, Raymond de Saint-Gilles.

Le Français, langue de Molière

La France s’est couverte à partir du XIIème siècle d’un blanc manteau de cathédrales. Elle a activement contribué avec l’Italie à la Renaissance des arts et des sciences : Léonard de Vinci est mort à Amboise après avoir été invité par François Ier. Les châteaux de la Loire témoignent du niveau d’excellence atteint par les bâtisseurs de cette époque.

Au siècle des Lumières, la langue de Molière est parlée dans toutes les Cours d’Europe. Après sa visite du château de Versailles en 1717, Pierre le Grand fait venir des architectes français pour construire Saint-Pétersbourg. Frédéric II de Prusse convie Voltaire chez lui et Catherine de Russie invite Diderot.¢




Dans l’Europe entière, des théâtres montent des pièces en français. En 1783,
Les frères Montgolfier
l’académie royale des sciences et des belles-lettres de Berlin pose la question suivante : qu’est-ce qui a rendu la langue française universelle ? La philosophie et les sciences sont à l’honneur en France. Laplace et Lavoisier contribuent au progrès des sciences. Jusqu’au début du XXème siècle, les découvertes s’enchainent. Les frères Montgolfier construisent les premiers aérostats, Pasteur découvre le vaccin contre la rage, Niepce et Daguerre font progressé la photographie, les frères Lumière inventent le cinématographe, Pierre et Marie Curie identifient le radium, Clément Adler est un pionnier de l’aviation. Gustave Eiffel construit sa tour pour l’exposition universelle de 1889. La France est aussi un foyer culturel renommé. Le romantisme s’épanouit avec Hector Berlioz, Eugène Delacroix et Victor Hugo. Le mouvement impressionniste est porté par des peintres français : Monet, Degas, Renoir et Manet. Le rayonnement de la France est à son zénith.



Il est toutefois regrettable que des idéalistes se croient obligés de renier ce passé. En effet, une utopie égalitariste prétend abolir toutes les différences. Les peuples doivent tous être égaux en dignité et leurs différences sont niées. Un relativisme absolu tient lieu de vérité.



Les frères Lumière

Ainsi le passé glorieux de la France doit être rabaissé pour se mettre au niveau des autres cultures. Les croisades et l’expansion coloniale deviennent le prétexte à une repentance sans fin. La haine de soi devient la norme pour des intellectuels décadents. Des mensonges risibles sont mêmes inventés pour complaire à des immigrants récemment arrivés.



Ainsi la Renaissance intellectuelle en Europe serait due aux apports des musulmans. Ce sont pourtant eux qui ont détruit la grande bibliothèque d’Alexandrie. Pour croire que les Occidentaux ont eu besoin des musulmans pour connaître les philosophes grecs, il faudrait oublier que l’empire romain d’Orient a survécu près de 1000 ans à la chute de l’empire romain d’Occident (476-1453). Il faudrait aussi oublier que le latin est la langue officielle de l’Église catholique et que des moines copistes ont préservé les manuscrits des auteurs de l’antiquité durant des siècles.



Si le reniement de nos racines a pour but de créer une communauté

fraternelle universelle, la méthode employée est débile. En effet, quel est l’attrait d’une société qui cultive le misérabilisme ? Si les Français n’ont plus aucune fierté pour leur culture alors les immigrés ont toutes les raisons de garder leurs traditions et même de nous les imposer.



L’autoflagellation est non seulement déshonorante mais aussi absurde. Le suicide civilisationnel proposé par une élite décadente conduit au communautarisme, et celui-ci mène à la guerre civile.



Les discours politiquement corrects sont des inepties dangereuses. L’une d’elles affirme que l’immigration est une chance pour la France.


L’Histoire enseigne que la France est née sur les décombres de l’empire romain ; celui-ci ayant été détruit par les invasions barbares. Faut-il que la France subisse le même sort ?¢

mardi 30 juillet 2013

Découverte en Écosse du plus ancien calendrier connu au monde

Les archéologues ont découvert un calendrier lunaire dans l’Aberdeenshire, en Écosse, qui est vieux de près de dix mille ans.
fosse
Le plus vieux calendrier du monde, constitué de fosses ayant pu maintenir des poteaux, aurait été découvert dans le Nord de l’Écosse.
Leurs résultats montrent que leurs auteurs avaient développé une pensée sur le temps et avaient trouvé un moyen de le suivre à une période de l’histoire qui était encore à l’âge de pierre.
La découverte est considérée comme à la fois surprenante et importante car ce calendrier est deux fois plus vieux que le calendrier qui était auparavant considéré comme le premier calendrier officiel, créé en Mésopotamie il y a 5000 ans.
Mais ici [en Ecosse], il a été découvert une construction permettant de suivre les phases de la lune il y a près de 10.000 ans.

Les scientifiques appellent maintenant cette construction en Ecosse qui semble imiter les phases de la lune pour suivre les mois lunaires le plus ancien calendrier connu au monde.
« Ce que nous voyons ici est une étape majeure dans l’apparition du concept de temporalité dans l’humanité, c’est peut-être le début de l’histoire elle même », a déclaré Vincent Gaffney, professeur d’archéologie du paysage à l’université de Birmingham, qui a dirigé l’équipe qui a analysé les fosses et leurs fonctions.
On parle aussi du « calendrier du champ Warren », en référence à la superficie des terres dans l’Aberdeenshire où le calendrier a été trouvé, la découverte consistant en un réseau de 12 fosses et arcs. Ces fosses et arcs semblent représenter les phases de la lune, passant de la croissance et la décroissance à l’arc central, correspondant aux mois lunaires de l’année.
Cependant, a déclaré le professeur Gaffney, puisque l’année lunaire ne correspond pas à l’année naturelle, la séquence a dû être calibrée annuellement, et le site semble s’aligner sur le solstice d’hiver, ce qui indique que chaque année, il a été calibré et maintenu au bon moment. [...]
warren field
Vue aérienne de Warren field.
Les créateurs du calendrier sont identifiés comme un groupe mésolithique, se référant à un groupe de cultures entre Paléolithique et le Néolithique. Les trois groupes appartiennent à l’âge de pierre, et le mésolithique était un groupe de transition qui a réussi à s’adapter à la cueillette et à la pêche ainsi qu’à l’économie de la chasse. La question demeure : pourquoi ces chasseurs-cueilleurs suivaient les phases de la lune ? Aux fins de la chasse ? Pour étudier les corps célestes ?
Une théorie vient du membre du projet, le Dr. Christopher Gaffney, archéologue de l’Université de Bradford :
« Pour les communautés préhistoriques de chasseurs-cueilleurs, sachant que les ressources alimentaires étaient disponibles à différents moments de l’année, les suivre a été cruciale pour la survie. Ces communautés s’appuyaient sur les animaux migrateurs pour la chasse et manquer les passages de ces animaux était une cause potentielle de famine. Ils avaient besoin de noter soigneusement les saisons pour se préparer au passage de ces ressources alimentaires, donc de ce point de vue, notre interprétation de ce site comme un calendrier saisonnier prend tout son sens. »
Phys.org

lundi 5 mars 2012

La supériorité de l’Occident – par Jean-Luc TARI


L’évocation de la supériorité de l’Occident provoque chez les « bien-pensants » des réactions indignées. Pourtant cette affirmation mérite d’être étudiée.
Le premier argument est qu’une civilisation qui a pour fondement la démocratie est supérieure aux sociétés qui rejettent ce principe.
On peut objecter que les autres civilisations sont sur la voie de la démocratie.
L’Inde est devenue la plus grande démocratie du monde bien que le système des castes n’ait pas complètement disparu.
Les pays musulmans connaissent une vague de démocratisation inédite.
Seule la Chine résiste à la mise en œuvre d’une démocratisation du régime mais le Japon et d’autres pays asiatiques l’ont adoptée.
Un autre argument invoqué est l’égalité entre les hommes et les femmes.
Toutefois, cette valorisation de la démocratie et du respect des femmes est peut-être un ethnocentrisme. Les pratiques culturelles sont difficiles à hiérarchiser : les islamistes pourront toujours trouver une femme voilée qui dira qu’elle est satisfaite de son sort.


Mais il existe des faits objectifs qui peuvent servir de critère pour hiérarchiser les cultures. Le progrès des sciences et des techniques est une caractéristique incontestable de l’Occident. Les Copernic, Galilée, Newton, Lavoisier, Edison, Pasteur, Curie et Einstein sont tous des Occidentaux.
Aucune autre civilisation ne peut prétendre aligner une telle série de savants. La supériorité technologique dans la construction navale et la métallurgie a favorisé les conquêtes. L’utilisation des armes à feu et des canons a permis le succès des Occidentaux à partir de 1492. Cette année qui marque la Renaissance est celle de la découverte de l’Amérique et de l’expulsion des musulmans d’Espagne.
À partir du XVIème siècle, les Occidentaux se lancèrent à la conquête du monde : l’Amérique, l’Afrique et l’Asie. Le Portugal, l’Espagne, le Royaume-Uni, la France et la Hollande ont conquis de vastes empires. Ces faits historiques ne peuvent être niés. La civilisation occidentale a dominé les autres civilisations à partir du XVIème siècle. On peut toutefois remarquer que les empires coloniaux se sont effondrés au XXème siècle. Faut-il en conclure que l’Occident est désormais au même niveau que les autres ?

Les pays occidentaux restent devant pour les recherches scientifiques et la puissance militaire, mais uniquement grâce aux États-Unis. Ce pays reste une source importante de créativité et de développement dans les nouvelles technologies. Microsoft, Apple, Google et Dell sont des entreprises américaines bâties grâce à l’inventivité de leur créateur. Les États-Unis sont la première puissance économique et militaire du monde. Les anciennes puissances coloniales sont passées au second plan. Aujourd’hui, les technologies les plus avancées concernent l’atome et l’aéronautique. Les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie détiennent la bombe atomique et disposent d’une industrie aéronautique et spatiale. Néanmoins la Chine est dans la même situation. Elle est désormais la seconde puissance mondiale. L’Inde détient l’arme atomique et cherche à rattraper son retard en matière aéronautique. Cette volonté de combler le retard est d’ailleurs la meilleure preuve de la supériorité des techniques occidentales. L’Iran, aidé par le Pakistan, souhaite également obtenir l’arme atomique.

La supériorité occidentale est donc de plus en plus ténue. Cette situation ne justifie pas un discours relativiste qui postule par principe que toutes les cultures se valent.
Un pays civilisé ne vaut pas une société primitive ; et les différences culturelles entre les civilisations ont favorisé ou freiné le progrès scientifique.
De plus, les autres civilisations n’ont pas toutes les mêmes rapports avec l’Occident. Des terroristes issus du monde musulman ont commis des attentats dans des métros et des trains, et détruit des tours avec des avions.
De même, le premier choc pétrolier de 1973 a été provoqué par un embargo sur le pétrole décidé par les pays arabes en réaction à la guerre du Kippour. Le second choc pétrolier de 1979 est la conséquence de la révolution iranienne. Ces deux chocs pétroliers ont favorisé la stagnation et le chômage dans les pays occidentaux. La civilisation islamique est donc plus agressive que les autres vis-à-vis de l’Occident. Mais une élite décadente fait beaucoup d’effort pour justifier ces agressions. Les Occidentaux seraient responsables de ces agissements du fait de la colonisation. Mais alors pourquoi les Chinois et les Hindous ne font pas exploser des bombes en Occident ?
Les « bien-pensants » veulent également faire croire que passer du statut de colonisateur à celui de colonisé est une chance ; ou bien que passer de la posture de conquérant à celle de repentant est un progrès. Avec de tels préjugés qui rabaissent l’Occident, il est logique de croire que toutes les civilisations se valent.