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mercredi 15 novembre 2017

La technologie néerlandaise aurait aidé l’avance du programme nucléaire de l’Iran

L’Iran, ainsi que la Syrie et le Pakistan, a peut-être obtenu une technologie qui peut être appliquée à des programmes militaires susceptibles de provoquer des destructions massives, ont déclaré les services de renseignement aux Pays-Bas à la fin du mois dernier.
«La technologie néerlandaise a été utilisée dans des programmes d’armes de destruction massive en Iran, au Pakistan ou en Syrie», ont écrit les ministres néerlandais de la Défense, des Affaires étrangères et du Commerce extérieur dans une lettre envoyée à la chambre basse du parlement la dernière semaine d’octobre.
Les ministres ont indiqué que les services de renseignement néerlandais sont conscients «que dans un certain nombre de cas», la technologie des Pays-Bas jouait un rôle dans les programmes d’armes de destruction massive iranien, a rapporté ANP, la plus grande agence de presse du pays.
Onno Eichelsheim, chef du Service de renseignement et de sécurité militaire néerlandais, a déclaré à l’ANP en septembre que son pays est «presque un supermarché pour les pays qui veulent développer ce type d’armes».
Les services de renseignement «découvrent chaque année un nombre important de tentatives d’obtention de savoir-faire et de matériaux pour des armes de destruction massive», ont écrit les ministres sortants, Lilianne Ploumen pour le commerce extérieur, Bert Koenders des affaires étrangères et Klaas Dijkhoff de la défense.
Wim Kortenoeven, ancien député néerlandais et expert du Moyen-Orient, a déclaré à Benjamin Weinthal du Jerusalem Post :
«Le fait que les services de renseignement néerlandais tentent d’empêcher l’acquisition par des États voyous, tels que l’Iran, de matériels à double usage n’est évidemment pas suffisant.
Il devrait y avoir une sanction politique et économique pour les responsables. Ils devraient être attaqués, cités et humiliés publiquement à l’ONU et dans les salles de réunion de l’OIAC [Organisation pour l’interdiction des armes chimiques] et de l’AIEA [Agence internationale de l’énergie atomique].
Et lorsqu’ils sont attrapés, leurs acheteurs aux Pays-Bas devraient être expulsés ou enfermés.»
Kortenoeven a ajouté:
«Ils sont responsables parce que ces équipements sont également soumis à des licences d’exportation strictes.
Mais cela ne s’est pas produit. Au lieu de lutter énergiquement contre la prolifération des ADM [armes de destruction massive] par l’Iran, les acteurs néerlandais et européens ont sauté sur le train économique dès l’annonce du JCPOA [le Plan global d’action conjoint, l’accord nucléaire d’Iran de juillet 2015]. »
Les découvertes néerlandaises surviennent quelques semaines après que les responsables du renseignement en Rhénanie-du-Nord-Westphalie aient dit que l’Iran avait fait 32 tentatives pour obtenir des équipements nucléaires et des missiles dans l’État allemand en 2016.
M. Eichelsheim a dit que le Service de renseignement et de sécurité militaire mettait un terme à un nombre important de tentatives d’obtention de la technologie néerlandaise pour des programmes militaires chimiques, biologiques et nucléaires.
Selon les médias néerlandais, il peut s’agir de matières premières pour la fabrication d’armes chimiques ou de matériaux résistant à la chaleur et de roulements à billes. « Un de ces jours, vous pourriez juste trouver une pièce d’origine néerlandaise dans un missile balistique de l’Iran», a dit Eichelsheim à l’ANP.
Kortenoeven a souligné l’importance des Pays-Bas à apprendre les leçons de sa propre histoire :
«C’est un homme d’affaires néerlandais, Frans van Anraat, qui a fourni à Saddam Hussein l’ingrédient pour les armes chimiques qu’il a utilisé pour tuer 5 000 civils kurdes à Halabja en 1988».
Leon de Winter, un éminent intellectuel, chroniqueur et romancier à succès aux Pays-Bas, a dit au Jerusalem Post que les révélations sur la recherche par l’Iran, la Syrie et le Pakistan de technologie militaire avancée sont sérieuses, car elles sont soutenues par «le chef du Service de renseignement militaire néerlandais, une organisation qui semble être de classe mondiale. Le MIVD [le service de renseignement] n’est pas un service de collecte de renseignements banal, il travaille principalement avec des technologies de pointe. »
De Winter a ajouté à propos des révélations que :
«Vous devez toujours vous demander pourquoi la MIVD veut que nous sachions cela. C’est un avertissement envoyé aux pays concernés que le MIVD les surveille.
Les Pays-Bas semblent suivre les traces de l’UE et souffrent de l’illusion que les élites iraniennes s’ouvrent à l’Occident avec l’aide du commerce.
Le MIVD leur gâche la fête.
Ainsi, le MIVD n’avertit pas seulement des pays comme l’Iran, mais aussi le gouvernement néerlandais de ne pas marcher aveuglément dans les pièges de l’Iran. Apparemment, le MIVD estime que le gouvernement n’écoute pas suffisamment ses rapports. Il n’y a pas d’autre explication», a dit de Winter.
Le gouvernement néerlandais a refusé de révéler la nature de la technologie et les noms des entreprises impliquées dans les achats illicites.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : traduction © Marina Linardi

Les Renseignements iraniens accusés de meurtre aux Pays-Bas

PUBLIÉ PAR FTOUH SOUHAIL LE 14 NOVEMBRE 2017

La pratique de l’assassinat des opposants iraniens sur le sol européen mise en sourdine pendant quelques années, a repris de plus belle.

Le secrétaire général du Mouvement de la Lutte Arabe pour la Libération de l’Ahwaz(MLALA), Ahmad Molla Nissi, a été assassiné, le 8 novembre 2017, devant son domicile à la Haye, aux Pays-Bas, rapportent des médias arabes.
Tout en pointant du doigt la République Islamique d’Iran, les médias néerlandais ont rapporté que la police avait arrêté une personne qui tentait de s’échapper de la scène du crime.
Téhéran a laissé planer, comme à l’accoutumée, le doute sur son implication et c’est la presse des pays arabes du Golfe qui s’est chargée de la commenter.
MLALA est un parti politique fondée en 1999 par la victime, qui milite pour les droits des populations arabes et pour l’autonomie du Khouzistan (Iran).
Le modus operandi – deux balles tirées dans la tête de la victime, le recours à un pistolet muni de silencieux – et le profil de la victime, un militant iranien ayant rejoint la cause duKhouzistan, ne cadrent guère avec une affaire de droit commun.
Selon le journal britannique The Independent Online, c’est probablement un motif politique qui est derrière l’assistanat d’Ahmad Molla.

Souvent accusé de participer à des activités extra-territoriales, ce service (qui comprend 15 000 personnes, tous civils) occupe une place privilégiée au sein de l’Etat iranien. En effet, c’est en grande partie sur lui que repose la sécurité du régime et la traque des opposants à l’intérieur comme à l’étranger.
Dans cette province iranienne du Khouzistan, qui est aussi appelée Arabistan (capitale Ahwaz), vivent la majorité des Arabes d’Iran. Environ 53 % de la population parle arabe (1). La majorité de la population est cependant bilingue Arabe/ Farsi.
Bien que peuplée de beaucoup d’Arabes d’Iran, la majorité de la population est musulmane Chiite.
En 1980, le Mouvement Populaire Arabe en Arabistan, une autre faction politique indépendantiste, avait assiégé l’ambassade iranienne à Londres réclamant l’autonomie du Khouzistan.
Le Khouzistan est la région produisant le plus de pétrole en Iran et est donc une des provinces les plus riches du pays. Le gouvernement d’Iran classe la province troisième d’Iran par son PIB.
L’assassinat du chef de l’opposition arabophone d’Iran vise aussi un but psychologique bien précis, décourager tous les mouvements de résistance à l’étranger en faisant sentir à leurs dirigeants respectifs qu’ils pourront être à leur tour les prochaines cibles du régime. En faisant ainsi planer l’idée de l’élimination physique, Téhéran voulait semer un sentiment de peur dans les rangs de ses opposants pour pousser leurs dirigeants à renoncer à la la lutte.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Ftouh Souhail 
(1) Le Khouzistan a été sous la domination des califes omeyyades (an 661–-750) et abbassides (750 à 1258)

mercredi 13 septembre 2017

Ces Djihadistes qui vivent des Prestations Sociales par Soeren Kern

Un imam libyen qui suppliait Allah de « détruire » tous les non-musulmans a reçu plus de 527 000 euros de prestations sociales du gouvernement suisse, a révélé le diffuseur suisse SRF.
Abu Ramadan, arrivé en Suisse en 1998, a obtenu l'asile en 2004 en raison disait-il des persécutions que lui valaient en Lybie son affiliation aux Frères musulmans. Depuis 2004, Ramadan a touché 600 000 francs suisses (527 000 euros) de prestations sociales.

Établi en Suisse depuis près de 20 ans, Ramadan annone seulement quelques mots de français ou d'allemand et n'a jamais exercé aucune profession. Agé de 64 ans, il fera bientôt valoir ses droits à la retraite.

Tout en vivant aux crochets des contribuables suisses, Abu Ramadan, un salafiste bien connu, a lancé un appel à la charia et a exhorté les musulmans à refuser l'intégration dans la société suisse. Il a ajouté que les musulmans qui commettent des crimes en Suisse ne devraient pas être soumis aux lois suisses. Dans un sermon prononcé dans une mosquée près de Berne, il a déclaré :
« Oh, Allah, je te le demande, détruis les ennemis de notre religion, détruis les juifs, les chrétiens, les Hindous, les Russes et les chiites. O Dieu, je te supplie de les détruire tous et de redonner à l'Islam son ancienne gloire. »
Saïda Keller-Messahli, une militante suisso-tunisienne des droits de l'homme, a déclaré que Ramadan est dangereux en raison de son opposition à l'intégration des musulmans : « Il n'appelle pas directement au djihad, mais il crée le terreau mental qui prédispose au djihad ».

Adrian Amstutz, élu au Parlement fédéral, a mis en cause le multiculturalisme suisse:
« Ce scandale est si énorme qu'on peut à peine le croire. Les imams qui prêchent la haine envers les chrétiens et les juifs, et qui fustigent la dépravation de l'Occident, jouissent du droit d'asile et vivent confortablement des aides accordées aux réfugiés. Tout cela avec la complicité d'élus lâches et incompétents qui laissent carte blanche aux fonctionnaires complaisants et naïfs des services de protection sociale et d'aide aux réfugiés »
Beat Feurer, conseiller municipal de Bienne, ville suisse où Ramadan a vécu pendant 20 ans, a demandéaux autorités suisses d'ouvrir une enquête: « Ces personnes n'ont, à mon avis, rien à faire ici. Elles devraient être expulsées. »

Le scandale Ramadan n'a rien de spécifique à la Suisse. Dans de nombreux pays d'Europe, des milliers de djihadistes violents et non violents financent leurs activités à l'aide des prestations sociales. En 2015, l'Etat islamique a élaboré un guide pour les djihadistes d'Occident - « Comment survivre à l'Ouest » - qui préconisait la chose suivante : « Si vous pouvez demander des aides financières à un gouvernement, faites-le. »

En Autriche , plus d'une douzaine de djihadistes ont financé leur départ en Syrie au moyen de prestations sociales. Parmi ceux qui ont été arrêtés, Mirsad Omerovic, 32 ans, un prédicateur musulman extrémiste, a, selon la police, perçu plusieurs centaines de milliers d'euros pour la guerre en Syrie. Omerovic, père de six enfants vit exclusivement des aides de l'Etat-providence autrichien. Il a également touché des prestations complémentaires au titre du congé de paternité.

En Belgique, plusieurs des djihadistes impliqués dans les attentats de Bruxelles et de Paris ou 162 personnes ont trouvé la mort en 2015 et 2016, ont perçu plus de 50 000 € de prestations sociales, qu'ils ont utilisé pour financer leurs attentats terroristes. Fred Cauderlier, porte-parole du Premier ministre belge, s'est défendu ainsi : « Nous sommes une démocratie. Nous n'avons aucun moyen de vérifier la façon dont les gens utilisent leurs avantages sociaux. »
Rien que dans le Brabant flamand et à Bruxelles, des dizaines de djihadistes qui ont combattu en Syrie ont perçu pas moins de 123.898 € de prestations illégales, a indiqué le ministère de la Justice.
Peu auparavant, le journal flamand De Standaard a révélé que 29 djihadistes d'Anvers et de Vilvoorde qui ont rejoint l'Etat islamique en Syrie et en Irak ont, après leur départ, continué à toucher 1 000 € par mois d'aides sociales. Le maire d'Anvers, Bart de Wever, a déclaré : « Il serait anormal de maintenir ces personnes sur la liste des bénéficiaires sociaux et que leurs allocations chômage servent à financer leur combat en Syrie ».

En février 2017, l'Agence nationale de l'emploi belge (RVA) a révélé que 16 djihadistes de retour de Syrie percevaient des allocations chômage. Le porte-parole de RVA, Wouter Langeraert, a déclaré :
« Nous vivons dans un état constitutionnel. Toutes les personnes parties combattre en Syrie n'ont pas été emprisonnées. Certains remplissent toutes les conditions d'éligibilité : ils ne sont pas en prison, ils se sont réinscrits dans leur municipalité et ils sont demandeurs d'emploi, etc. »
En Grande - Bretagne, les contribuables ont financé Khuram Butt, qui a dirigé l'attaque contre le London Bridge et le Borough Market, ou huit personnes ont été assassinées et 48 autres blessées.
Salman Abedi, le kamikaze de Manchester, a financé son attentat terroriste à l'aide des crédits à taux bonifiés et diverses aides accordées aux étudiants par le contribuable.
En octobre 2015, après obtention d'un diplôme de gestion à l'Université de Salford, Abedi a obtenu un prêt de £ 7,000 (7 529 €) de la Student Loans Company (Compagnie de prêts aux étudiants), un organisme financé par le contribuable. Il aurait également touché une bourse de plus de £ 7 000 pour l'année scolaire 2016, alors qu'il ne suivait aucun enseignement. Il semble également acquis qu'Abedi a bénéficié d'une aide au logement et d'une aide au revenu d'une valeur de 250 £ (269 €) par semaine.

David Videcette, un ancien détective de la police urbaine qui a enquêté sur les attentats de Londres de juin 2017, a déclaré à propos des prêts étudiants:
« C'est un moyen facile pour un terroriste de vivre et de financer ses activités au détriment du contribuable. Il suffit de s'inscrire à l'université, nul n'est obligé de suivre les cours. Et généralement, ils n'en suivent aucun. »
Le professeur Anthony Glees, directeur du Centre d'études sur la sécurité et le renseignement de l'Université de Buckingham, a déclaré : « Le système britannique propose des financements sans contrôle et facilement accessibles aux étudiants djihadistes. Il faut revoir le système. »

Pendant ce temps, Shahan Choudhury, un djihadiste de 30 ans, originaire du Bangladesh, radicalisé dans une prison britannique, a utilisé les aides sociales du gouvernement pour financer le départ de toute sa famille en Syrie, y compris trois jeunes enfants, pour combattre aux côtés de l'État islamique. La famille a disparu du jour au lendemain, abandonnant tous ses biens dans son appartement de East London, a indiqué le propriétaire.

En 2015, la presse a révélé que trois sœurs parties de Bradford pour la Syrie, ont continué de toucher leurs allocations. Khadija, 30 ans, Zohra, 33 ans, et Sugra Dawood, 34 ans, toutes trois parties avec leurs neuf enfants, ont utilisé les aides sociales et les crédits d'impôt pour enfants pour financer leur voyage.

Plus récemment, une demande d'accès à l'information a révélé qu'Anjem Choudary, un islamiste qui purge une peine de cinq ans et demi de prison pour avoir mené des actions de recrutement en faveur de l'État islamique, s'est vu attribuer plus de 140 000 livres sterling (151 600 €) d'aide judiciaire financée par le contribuable afin d'éviter la prison. Le chiffre devrait augmenter puisque ses avocats continuent de déposer des requêtes. Ce père de cinq enfants a engagé une action pour obtenir plus de 500 000 euros d'aide sociale, une somme qu'il qualifié d' « allocation du demandeur de djihad ».
Choudary affirme que les musulmans ont droit aux aides sociales qu'il assimile à la jizya, une taxe que les musulmans imposent aux non-musulmans pour leur rappeler leur statut permanent d'infériorité et de subordination.
Anjem Choudary qui purge une peine de prison pour avoir recruté des combattants pour l'Etat islamique affirme que les musulmans ont droit aux aides sociales qu'il assimile à la jizya, une taxe que les musulmans imposent aux non-musulmans pour leur rappeler leur statut permanent d'infériorité et de subordination. Il a engagé une action en justice pour obtenir plus de 500 000 d'aide sociale, une somme qu'il a qualifié d'« allocation du demandeur de djihad». (Photo de Oli Scarff / Getty Images)
Les médias britanniques ont révélé qu'avant son incarcération, Choudary touchait plus de 26 000 € (26 000 livres) par an d'aides sociales. Entre autres versements, Choudary percevait 15 000 livres sterling par an d'aide au logement pour louer une maison de £ 344 000 euros à Leytonstone, à l'est de Londres. Il a également touché une aide à la taxe d'habitation de 1957 €, une aide au revenu de 5 594 € et une aide sociale à l'enfance de 3 356 €. Étant donné que les aides sociales ne sont pas imposées, son revenu équivalait à un salaire de 34 421 €. En comparaison, le salaire annuel moyen des travailleurs à temps plein en Grande-Bretagne était de 30 300 € en 2016.

Au Danemark, le Service de la sécurité et du renseignement (PET) a reconnu que les djihadistes trop malades pour se rendre au travail mais suffisamment en forme pour combattre aux côtés de l'État islamique bénéficiaient de diverses prestations d'invalidité, de maladie et de retraite anticipée de l'Etat danois.
Peu auparavant, une note du ministère de l'Emploi a révélé que plus de 30 djihadistes danois ont continué de toucher des prestations sociales, - 672 000 couronnes danoises (90 000 €) en tout -, après qu'ils soient partis rejoindre l'Etat islamique en Syrie.
Le ministre de l'Emploi Troels Lund Poulsen a déclaré :
« C'est totalement inacceptable et honteux. Il faut arrêter. Si vous partez en Syrie pour participer au djihad et devenir un combattant de l'Etat islamique, alors vous n'êtes pas éligible aux prestations sociales du gouvernement danois ».
En France , le gouvernement a supprimé les prestations sociales d'environ 300 individus identifiés comme djihadistes. Avec plus de 900 citoyens partis combattre en Irak et en Syrie, la France est le plus gros fournisseur de djihadistes étrangers de l'Etat islamique.

En Allemagne , Anis Amri, un Tunisien de 23 ans auteur d'un attentat à la voiture bélier sur un marché de Noël à Berlin, a utilisé plusieurs identités pour percevoir illégalement des prestations sociales. Les autorités allemandes, informées de la fraude, n'ont pas réagi.

Pendant ce temps, un djihadiste de Wolfsburg qui avait emmené sa femme et ses deux enfants en Syrie, a continué de toucher des aides sociales, - plusieurs dizaines de milliers d'euros – tout au long de l'année qui a suivi son départ. Les autorités locales ont déclaré que les lois allemandes en matière de protection de la vie privée ne permettaient pas de savoir que la famille avait quitté le pays.
Il a néanmoins été prouvé que plus de 20% des djihadistes allemands partis combattre en Syrie et en Irak ont continué à percevoir des prestations d'aide sociale de l' État ; ils demeurent éligibles à ces mêmes allocations à leur retour en Allemagne. Le ministre bavarois de l'Intérieur, Joachim Herrmann, a déclaré :
« L'argent des contribuables allemands ne devrait jamais, directement ou indirectement, financer le terrorisme islamiste. Les avantages donnés à de tels parasites terroristes devraient être supprimés immédiatement. Ne pas travailler et répandre la terreur aux dépens de l'Etat allemand n'est pas seulement extrêmement dangereux, c'est aussi la pire des provocations et la pire des hontes. »
Aux Pays - Bas , le gouvernement a coupé les aides sociales de des dizaines de djihadistes après qu'un citoyen néerlandais, Khalid Abdurahman, se soit affiché sur YouTube en brandissant cinq têtes coupées. Originaire d'Irak, Abdurahman vivait des aides de l'Etat néerlandais depuis plus d'une décennie quand il a décidé de rejoindre les troupes de l'Etat islamique en Syrie. Les services sociaux l'avaient déclaré inapte au travail et les contribuables néerlandais ont payé ses factures médicamenteuses pour un traitement contre la claustrophobie et la schizophrénie.
La loi visant à mettre fin aux prestations d'aide sociale aux djihadistes ne s'étend pas aux prêts étudiants : le vice-premier ministre, Lodewijk Asscher, a déclaré qu'une telle interdiction serait contre-productive car elle rendrait plus difficile la réintégration sociale des djihadistes de retour des combats.

En Espagne , Saib Lachhab, un djihadiste marocain de 41 ans résidant à Vitoria au pays basque espagnol, a cumulé 9 000 € de prestations sociales pour financer son départ en Syrie. Chaque mois, il a reçu 625 € du gouvernement central et 250 € du gouvernement basque. L'assurance chômage lui versait également 900 € par mois.
Samir Mahdjoub, un djihadiste algérien de 44 ans résidant à Bilbao, au pays basque espagnol, a touché650 € chaque mois de l'aide sociale et 250 € en aide au logement. Redouan Bensbih, un djihadiste marocain âgé de 26 ans résidant dans la ville basque de Barakaldo, a perçu 836 € de prestations sociales par mois ; les versements ont continué même après sa mort sur un champ de bataille syrien. La police a finalement arrêté cinq musulmans du Pays basque qui interceptaient les paiements de Bensbih pour les transférer au Maroc. Les autorités basques ont justifié la poursuite des versements en plaidant leur ignorance du décès du bénéficiaire.
Ahmed Bourguerba, un djihadiste algérien âgé de 31 ans résidant à Bilbao, a perçu chaque mois 625 € de prestations sociales et 250 € d'aide au logement jusqu'à son incarcération pour des infractions liées au terrorisme. Mehdi Kacem, un djihadiste marocain âgé de 26 ans résidant dans la ville basque de Saint-Sébastien, a reçu 800 € par mois d'aide sociale jusqu'à ce qu'il soit arrêté pour son appartenance à l'Etat islamique.
Auparavant, un couple pakistanais résidant à Vitoria a été mis en examen pour fraude à l'aide sociale ; ils avaient créé dix identités fictives dans le but de générer des aides bien réelles qui leur auraient profité. La police a déclaré que le couple a escroqué le gouvernement basque de plus de 395 000 € au cours des trois dernières années.

En Suède , un rapport de l'Université de la Défense nationale a révélé que 300 citoyens suédois ont continué de toucher des prestations sociales même après leur départ en Syrie et en Irak. Dans la plupart des cas, les djihadistes ont fait jouer un réseau d'amis et de relations familiales pour actualiser les documents et maintenir l'illusion d'une présence en Suède.
Ainsi, les services d'aide sociale ont réglé indument 50 000 couronnes suédoises (5 257€) au converti musulman Michael Skråmo. Ce n'est qu'un an après son départ de Göteborg pour la Syrie, en compagnie de sa femme et de ses quatre enfants, que ses avantages sociaux ont été résiliés.
Magnus Ranstorp, l'un des auteurs du rapport, a déclaré que de tels versements mettaient en lumière la faiblesse des mécanismes de contrôle en Suède:
« Michael Skråmo était connu comme un chaud partisan de l'Etat islamique. La police aurait dû être capable de donner l'alarme et d'informer tous les services qu'un citoyen s'était embarqué pour une zone de guerre »
Parallèlement, l'Agence nationale chargée de l'emploi (Arbetsförmedlingen), a mis fin à un projet pilote de placement professionnel des migrants. Ils ont découvert que les employés musulmans de l'agence plaçaient des djihadistes suédois. Les agents de l'État islamique auraient distribué des pots de vin - et parfois, menacé - les employés de cette administration afin qu'ils rendent éligibles des combattants en Suède.
Mais à Lund, les fonctionnaires municipaux ne se sont pas laissés abattre : ils ont lancé un projet pilote dans le but de fournir aux djihadistes suédois de retour de Syrie un logement, un emploi, une formation et diverses aides financières, tout cela grâce au soutien du contribuables suédois.
Soeren Kern est senior fellow de l' Institut Gatestone, basé à New York .

vendredi 16 décembre 2016

L’Europe Poursuit en Justice les Critiques de l’Islam : Wilders reconnu coupable

L’Europe Poursuit en Justice les Critiques de l’Islam : Wilders reconnu coupable

  • Le 9 décembre, pour la première fois dans l’histoire des Pays Bas, un tribunal a criminalisé la liberté d’expression : le très héroïque Geert Wilders, député néerlandais, a été reconnu coupable du « crime » de « discours de haine ».
  • La peine de mort prononcée contre Salman Rushdie en 1989 par le leader suprême de l’Iran a tout d’abord paru irréelle. L’Occident ne l’a pas prise au sérieux. Mais cette fatwa a fini par être assimilée et intégrée au point que les attaques contre la liberté d’expression viennent aujourd’hui de nos rangs. C’est l’Occident lui-même qui intente des procès aux écrivains et aux journalistes.
  • Les Brigades rouges, ces terroristes communistes qui ont dévasté l’Italie dans les années 1970, avaient pour slogan : « Frapper un pour en éduquer cent. » Cibler une personne permet d’intimider une collectivité. Les procès politiques sur l’islam n’ont pas d’autre but.
  • Le « discours de haine » est une arme politique pour disqualifier toute personne en désaccord avec vous. Une démocratie n’a pas à ergoter sur le contenu d’un article ou d’une caricature. En Occident, nous avons payé un prix élevé pour la liberté de lire et d’écrire. Ceux qui nous gouvernent n’ont pas à nous autoriser de penser ou de parler.
  • Le rideau de fer qui existait à l’époque soviétique descend progressivement sur l’ Europe.

Après la Seconde Guerre mondiale, après les horreurs du nazisme et du stalinisme, les démocraties occidentales ont érigé en principe de juger les personnes, mais de laisser libres les idées et les opinions. L’Europe confère aujourd’hui, à de dangereux militants des « droits de l’homme » et aux islamistes, le droit d’utiliser les tribunaux pour resserrer les limites de la liberté d’expression, exactement comme le faisaient les grands procès soviétiques. « L’antiracisme militant sera le communisme du 21e siècle » prédisait le philosophe et académicien français, Alain Finkielkraut.
Il y a un an, Christoph Biró, chroniqueur respecté et rédacteur en chef du plus grand journal autrichien, Kronen Zeitung, a mis en cause « les jeunes Syriens bourrés de testostérone qui se livrent à des agressions sexuelles extrêmement violentes » (et ce avant même, les agressions sexuelles de masse du Nouvel an à Cologne, Hambourg et d’autres villes). L’article a suscité la controverse, et un déluge de plaintes et de protestations. Biró a dû prendre quatre semaines de congé à la suite de ces attaques et, (sous la pression), a admis plus tard qu’il avait « perdu le sens de la mesure ». Le parquet de Graz a récemment mis Biró en examen pour « discours de haine » en raison d’une plainte déposée par un soi-disant organisation des droits de l’homme, SOS Mitmensch. L’affaire sera jugée prochainement.
Journalistes, romanciers et intellectuels sont maintenant tenus dans toute l’Europe de lever la main droite devant un juge et de jurer de dire la vérité et rien que la vérité – ce qu’ils ont toujours fait et telle est précisément la raison pour laquelle ils sont poursuivis. Un spectacle effrayant s’est aujourd’hui banalisé : le « discours de haine » est devenu une arme politique pour disqualifier toute critique.
Une démocratie n’a pas à ergoter sur le contenu d’articles ou de caricatures. En Occident, nous avons payé un prix élevé pour la liberté de lire et d’écrire. Ceux qui nous gouvernent n’ont pas à dire qui a le droit de penser et de s’exprimer ; dans les démocraties, la liberté d’expression relève de la liberté individuelle. La liberté d’expression et d’opinion a certes été payée au prix fort, mais si elle n’est pas exercée, elle peut rapidement disparaître.
En décembre 2016, un nouveau front juridique grotesque s’est ouvert à Paris. Le philosophe français Pascal Bruckner était jugé pour avoir déclaré en 2015 sur le plateau de 28 minutes, sur Arte, qu’il fallait « faire le dossier des collabos des assassins de Charlie » :
Et l’écrivain de citer, outre Guy Bedos et le rappeur Nekfeu, les associations Les Indivisibles de la militante antiraciste Rokhaya Diallo (qui n’en est plus membre) et Les Indigènes de la République d’Houria Bouteldja. Par leurs écrits et leurs actions militantes, ces associations auraient, selon Bruckner, « justifié idéologiquement la mort des journalistes de Charlie Hebdo ».
Bruckner a ouvert sa défense avec une citation de Jean-Paul Sartre : « les mots sont des pistolets chargés ». D’innombrables témoins ont défilé à la barre pour le défendre : « Riss », rédacteur en chef de Charlie Hebdo ; Laurent Bouvet, professeur de sciences politiques ; Sihem Habchi , ancienne présidente de « Ni Putes ni Soumises » ; et le philosophe, Luc Ferry. Bruckner a utilisé le terme « collaborateur » pour désigner « les journaux qui ont justifié la liquidation de la Résistance et des juifs » pendant la Seconde Guerre mondiale. Sihem Habchi a parlé du danger d’un « fascisme vert », l’islamisme.
Le verdict du procès Bruckner sera rendu le 17 janvier. « Bruckner est venu en personne devant la 17èmeChambre, qui est trop souvent un fossoyeur de la liberté d’expression », a commenté l’important et courageux site Internet Riposte Laïque.
Ces procès politiques intentés pour empêcher l’émergence d’un discours critique sur l’islam ont commencé il y a quinze ans. En 2002, un tribunal parisien a instruit une plainte déposée contre Michel Houellebecq qui, dans son roman Plateforme, avait écrit que l’islam était « la plus stupide des religions. » L’écrivain Fernando Arrabal, arrêté pour blasphème en 1967 dans l’Espagne de Franco, a témoigné en faveur de Houellebecq. « Quelle joie d’être dans un procès pour délit d’opinion », a déclaré Arrabal à Paris. « Saragosse, Valladolid, Santander, c’est la liste des prisons où je suis allé pour le même crime que Houellebecq. » a déclaré le dramaturge aux juges français.
Oriana Fallaci, écrivain italien, a également comparu en justice pour son livre, La Rage et l’Orgueil. Pour le journal français Libération, Fallaci était « la femme qui diffame l’slam ». Par la suite, Charlie Hebdo, et son rédacteur en chef, Philippe Val, sont aussi devenus la cible judiciaire d’organisations islamistes.
En 1989, la peine de mort prononcée contre Salman Rushdie par l’ayatollah Khomeiny, chef suprême de l’Iran islamique, a paru irréelle. En Occident, elle n’a pas été prise au sérieux. Mais cette fatwa est désormais assimilée, au point que les menaces qui pèsent contre la liberté d’expression ne viennent plus de l’étranger. C’est l’Occident lui-même qui envoie ses écrivains et journalistes sur le banc des accusés.
Compte tenu de leur nombre, il est impossible d’énumérer tous les journalistes et écrivains qui ont eu affaire à la justice en raison de leurs idées sur l’islam. Boualem Sansal, écrivain franco-algérien, auteur du roman « 2084 » a déclaré à Libération : « Nous sommes conscients du danger, mais nous ne savons pas comment agir par crainte d’être accusé d’être anti-immigrant, anti-Islam, anti-Afrique … la démocratie, comme la souris, va se faire avaler par le serpent ». Et il ajoute « nous sommes dans une société qui murmure ».
Les journalistes sont désormais poursuivis même s’ils remettent en cause l’islam au cours d’un débat radiophonique. Voilà pourquoi aujourd’hui, la plupart des écrivains et des journalistes chuchotent sur les conséquences de la migration de masse en Europe, le rôle de l’islam dans la guerre que le terrorisme mène contre les démocraties et les assauts du sultan contre la liberté d’expression.
Les Brigades rouges, le groupe terroriste communiste qui a dévasté l’Italie dans les années 1970, avait un slogan : « Frappe en un pour en éduquer cent ». Cibler une personne est donc un outil d’intimidation collective. Telle est la conséquence de ces procès politiques sur l’islam. Le débat se referme rapidement.
Aux Pays – Bas, le procès contre Geert Wilders pour « crime » « d’incitation à la discrimination et outrage à un groupe minoritaire » s’est achevé. Ce courageux député néerlandais avait demandé à ses partisans s’ils voulaient « moins de Marocains » dans le pays. En le condamnant, le tribunal a criminalisé la liberté d’expression pour la première fois dans l’histoire néerlandaise. (Cinq ans auparavant, Wilders avait été acquitté pour un procès similaire).

Gauche: l’écrivain Salman Rushdie. Droite: le député néerlandais Geert Wilders.
En France, Ivan Rioufol, l’un des chroniqueurs les plus respectés du journal Le Figaro, a dû prendre un avocat pour se défendre au procès que lui a intenté le « Collectif contre l’islamophobie (CCIF). » L’écrivain Renaud Camus, qui défend la théorie du « grand remplacement » et qui pense que la France est colonisée par les immigrants musulmans avec l’aide des grands partis politiques, a été accusé de « discours de haine ». Marine Le Pen a également dû comparaître devant un tribunal. En Allemagne, Jan Böhmermann, un comédien auteur d’une satire du président turc Recep Tayyip Erdogan à la télévision, a dû également passer devant les juges. Et Lutz Bachmann aussi, fondateur de « PEGIDA », le mouvement anti-islamisation. Au Canada, l’essayiste et journaliste Mark Steyn a été mis en examen pour « islamophobie flagrante » par un « Tribunal des droits de l’homme » (il fut relaxé), et Djemila Benhabib est aujourd’hui accusée de diffamation par une école musulmane. Lars Hedegaard, président de l’association danoise de la presse gratuite a été contraint de se défendre d’une accusation de « discours de haine » (il a été acquitté) pour ses commentaires critiques sur l’islam.
Il est fondamental que ces écrivains et journalistes soient acquittés. Ces procès n’ont rien d’une quête de vérité ; ils ont pour fonction d’d’intimider la population et de restreindre la liberté d’expression sur l’islam. Ce sont des machines à « rééduquer ». Et, comme dans le procès Wilders malheureusement, les plaignants obtiennent gain de cause.
Après l’invasion de la Tchécoslovaquie par les soviétiques en 1968, les romans de Milan Kundera ont disparu des librairies et des bibliothèques. L’intelligentsia a été isolée et stérilisée. Les cinémas et théâtres n’ont plus proposé que des spectacles soviétiques. Radios, journaux et chaînes de télévisions n’ont plus diffusé que de la propagande. Les Soviétiques ont récompensé les bureaucrates qui censuraient les écrivains et les journalistes, et ont puni les rebelles. Ceux qui élevaient la voix perdaient leur travail et gagnaient leur vie comme ouvriers non qualifiés. Prague, fébrile et fascinant, est devenu tranquille et chuchotant.
En Europe de l’ouest, le même rideau de fer s’installe progressivement.
Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et un auteur italien.

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