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jeudi 16 novembre 2017

Catalogne : au royaume du fantasme par Antonio Muñoz Molina

En Catalogne, depuis de nombreuses années, la réalité du gouvernement autonome et de la prospérité a été utilisée pour répandre le fantasme de l’oppression et de la spoliation. 
Avec le Pays basque, la Catalogne est la région la plus prospère de l’Espagne et son gouvernement exerce un contrôle total sur le système éducatif et sur les médias publics. Ces instruments puissants, qui n’existeraient pas sans le gouvernement autonome de la Catalogne et sa capacité financière, sont justement utilisés pour construire le fantasme d’un territoire tellement opprimé pendant les années de démocratie comme lors du franquisme et dont l’économie serait tellement lésée et spoliée par le pouvoir central que son seul espoir serait l’indépendance. C’est un fantasme si séduisant et si répété qu’il a réussi à convaincre 2 millions de Catalans ainsi qu’une partie des médias internationaux.
Ce fantasme envahit aussi bien le récit historique que les informations actuelles. Il y a trois ans, la Généralité (le gouvernement catalan) a parrainé et financé un congrès d’historiens dont le titre était : « 1714-2014 : l’Espagne contre la Catalogne ». Pendant trois siècles, l’Espagne se serait consacrée, apparemment sans aucun répit, à dominer, opprimer et exploiter la Catalogne. Étonnamment, cette oppression si longue n’a pas plongé le pays colonisé dans la pauvreté et n’a pas non plus empêché qu’il devienne l’un des territoires ayant le niveau de vie le plus élevé de toute l’Europe.
D’après ce fantasme, l’Espagne et la Catalogne sont deux réalités uniformes, invariables au fil du temps, sans autre lien entre elles que celui de l’affrontement, ou plutôt le despotisme d’un côté et la résistance héroïque de l’autre. C’est un fantasme séduisant parce que, pour se constituer, une patrie a tout d’abord besoin d’un peuple éternel et d’un ennemi éternel. En réalité, une grande partie de cette histoire est une histoire partagée, et les relations ont toujours été si étroites et si variées qu’il faut beaucoup d’extravagance pour délimiter des identités collectives pures.
La grande tragédie espagnole du XXe siècle, la guerre d’Espagne, a soumis le pays entier au même degré de douleur et de ruine. La IIe République avait reconnu la singularité de la Catalogne avec le statut d’autonomie de 1932. Le coup d’État militaire de Franco et sa victoire dans la guerre civile ont mis fin aux institutions démocratiques de la République, aussi bien en Catalogne que dans le reste de l’Espagne. Des républicains catalans et de tous les territoires espagnols ont fini ensemble dans les prisons, sur les poteaux d’exécution et dans les camps de réfugiés du sud de la France. En 1940, la Gestapo a livré en même temps à Franco le président catalan Lluis Companys et le dirigeant socialiste basque Julian Zugazagoitia, qui étaient cachés en France occupée. Les deux ont été fusillés. Il est important de rappeler ces faits car ils démentent l’un des arguments fondamentaux de ce fantasme : que la guerre civile a été une agression de l’Espagne contre la Catalogne plutôt qu’un affrontement entre la démocratie républicaine et le fascisme. Ainsi, les faits historiques perdent leur caractère contingent et leurs nombreuses nuances pour se convertir en épisodes de la lutte immémoriale entre le Bien et le Mal, entre le peuple noble et le pouvoir oppresseur. Le franquisme interdisait et persécutait l’usage de la langue catalane, tout comme n’importe quelle expression culturelle ou civile qui ne s’ajustait pas à ses normes brutales, tout comme il interdisait le divorce, le mariage civil, la liberté d’expression. L’Espagne tout entière fut victime de la dictature et notamment la classe ouvrière et les esprits libres. L’Église catholique et les classes dirigeantes de Catalogne n’ont pas été moins complices que celles des autres régions de l’Espagne. Des banquiers et des chefs d’entreprise catalans ont également aidé à financer le coup d’État de Franco et ont soutenu politiquement la dictature. Lorsque Franco voyageait en Catalogne, des prélats catalans lui offraient la bénédiction et le recevaient dans les cathédrales avec les honneurs.
Parmi les conquêtes auxquelles aspiraient les opposants au franquisme, qu’ils fussent catalans ou non, il y avait toujours la restauration de l’autonomie de la Catalogne. C’était une telle priorité après la mort de Franco (novembre 1975) et au début de la démocratie que la Généralité de Catalogne fut rétablie un an avant l’approbation de la Constitution, en 1978.
Il est important de préciser les dates et les faits tout en sachant bien que cela ne changera pas grand-chose face à l’imprécision pleine de victimisme ou de style épique de ce fantasme. Parmi les sept « Pères de la Constitution », deux étaient catalans. Lors d’un référendum en 1980, les Catalans ont voté en masse en faveur d’un statut qui garantissait un degré d’autonomie beaucoup plus élevé que celui de 1932.
Rien n’est parfait, bien évidemment. Il y a toujours des faits variables, qui peuvent légitimement être interprétés de diverses manières, mais il y a, ou il devrait y avoir, une frontière nette entre la réalité et le fantasme, entre la plainte raisonnable et le victimisme perpétuel, entre l’histoire et la pure légende ou la mythologie. 
Peu à peu, et de manière accélérée au cours des derniers temps, une partie de la société catalane, considérable et très active mais non majoritaire, s’est recluse dans une espèce de réalité virtuelle ou de fantasme très élaboré n’ayant aucun rapport avec des aspirations légitimes ni avec le refus d’un état de fait qui affecte aussi bien la Catalogne que l’ensemble du pays : les inégalités croissantes, la dégradation de l’éducation, le manque d’un modèle productif, la corruption en politique. Dans cette réalité parallèle, construite et alimentée par le système éducatif et les médias du service public, la Catalogne vit encore sous l’oppression franquiste, et les multiples injustices aggravées de manière si douloureuse par la crise de 2008 sont dues exclusivement à l’oppression espagnole. 
Les élites politiques et économiques nationalistes qui ont gouverné la Catalogne de manière quasi ininterrompue depuis 1980 rejettent leur responsabilité et lavent leur corruption scandaleuse en brandissant le drapeau du peuple opprimé. Il est possible d’être corrompu et en même temps (se dire) innocent et même héroïque. Il est possible d’imposer l’usage exclusif du catalan dans l’enseignement et en même temps de se plaindre de la persécution dont il souffre, y compris de dénoncer littéralement qu’il est victime d’un « génocide linguistique ». Il est possible d’ignorer consciemment la moitié de la population qui ne partage pas ces fantasmes extrêmes et en même temps de croire qu’il n’y a qu’un seul peuple unanime.
Des choses flatteuses mais incompatibles sont possibles en même temps : le pouvoir qui émane de la légalité et la rébellion pour la briser ; les privilèges de l’État-providence européen et l’exaltation de se sentir persécuté ; bloquer une route en signe de protestation contre les abus de la police et recevoir l’aide des agents de la circulation. Sans parler du fantasme maximal de déclarer l’indépendance vis-à-vis de l’Espagne et de continuer à faire partie de l’Union européenne, ou de conserver voire d’améliorer la prospérité en se séparant par la force du territoire et des personnes qui constituent le principal marché pour l’économie.
Simone Weil disait qu’il est possible de jouir simultanément de deux choses incompatibles entre elles, mais seulement dans un délire. Le délire est séduisant mais il a ses limites et, s’il ne sert pas à comprendre la réalité, il possède une capacité extraordinaire pour la contaminer. À cause de cette contagion, notamment, la presse internationale a écouté à peine les nombreuses voix catalanes qui ne partagent pas la ferveur de la sécession et qui ont eu peu l’occasion jusqu’à présent de s’exprimer dans un environnement où l’indépendantisme était écrasant. 
Au cours des dernières semaines, la Catalogne et toute l’Espagne ont vécu une réalité étrange et délirante, dans laquelle l’enthousiasme bien visible, très bien programmé et financé, ne nous a pas permis de voir l’incertitude angoissante, la peur de bien plus de gens. Je ne veux pas perdre l’espoir que le fantasme finisse par se dissiper, au moins suffisamment pour nous permettre d’atteindre la quiétude nécessaire sur laquelle repose de manière si fragile le vivre-ensemble de la société.
Le moment sera alors venu de commencer à débattre des problèmes graves que nous continuons à avoir, de toutes les choses que cette agitation obsessionnelle et en grande partie stérile nous empêche d’aborder. Parmi celles-ci, la nécessité urgente de réformer notre Constitution, non pas tellement pour essayer d’obtenir de la part des indépendantistes catalans les plus raisonnables qu’ils acceptent que leurs aspirations légitimes à un gouvernement autonome soient compatibles avec le cadre commun de la démocratie espagnole, mais aussi et surtout pour obtenir, si cela est possible, un équilibre entre l’égalité des droits civils et sociaux des citoyens et la diversité politique, culturelle et linguistique de l’Espagne.
Source
Le Figaro (France)
Diffusion 350 000 exemplaires. Propriété de la Socpresse (anciennement créée par Robert Hersant, aujourd’hui détenue par l’avionneur Serge Dassault). Le quotidien de référence de la droite française. 

mardi 3 octobre 2017

George Soros finance l’indépendantisme catalan

La fondation Open Society Initiative for Europe de George Soros a financé en 2014 des organisations militant pour l’indépendance de la Catalogne, a révélé La Vanguardial’année dernière
Selon des documents internes, elle a versé
- 27 049 dollars au Consell de Diplomàcia Pública de Catalunya (Conseil de diplomatie publique de Catalogne) ; organisme créé par la Généralité de Catalogne avec divers partenaires privés ;
- 24 973 dollars au Centre d’Informació i Documentació Internacionals a Barcelona (CIDOB — Centre d’information et de documentation internationale de Barcelone), un think tank indépendantiste.
Le CIDOB joue le rôle de pré-ministère des Affaires étrangères pour la Généralité de Catalogne. Il défend en toutes choses le même point de vue que celui d’Hillary Clinton.
George Soros financió a la agencia de la paradiplomacia catalana”, Quico Sallés, La Vanguardia, 16 de agosto de 2016.
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mercredi 13 septembre 2017

Ces Djihadistes qui vivent des Prestations Sociales par Soeren Kern

Un imam libyen qui suppliait Allah de « détruire » tous les non-musulmans a reçu plus de 527 000 euros de prestations sociales du gouvernement suisse, a révélé le diffuseur suisse SRF.
Abu Ramadan, arrivé en Suisse en 1998, a obtenu l'asile en 2004 en raison disait-il des persécutions que lui valaient en Lybie son affiliation aux Frères musulmans. Depuis 2004, Ramadan a touché 600 000 francs suisses (527 000 euros) de prestations sociales.

Établi en Suisse depuis près de 20 ans, Ramadan annone seulement quelques mots de français ou d'allemand et n'a jamais exercé aucune profession. Agé de 64 ans, il fera bientôt valoir ses droits à la retraite.

Tout en vivant aux crochets des contribuables suisses, Abu Ramadan, un salafiste bien connu, a lancé un appel à la charia et a exhorté les musulmans à refuser l'intégration dans la société suisse. Il a ajouté que les musulmans qui commettent des crimes en Suisse ne devraient pas être soumis aux lois suisses. Dans un sermon prononcé dans une mosquée près de Berne, il a déclaré :
« Oh, Allah, je te le demande, détruis les ennemis de notre religion, détruis les juifs, les chrétiens, les Hindous, les Russes et les chiites. O Dieu, je te supplie de les détruire tous et de redonner à l'Islam son ancienne gloire. »
Saïda Keller-Messahli, une militante suisso-tunisienne des droits de l'homme, a déclaré que Ramadan est dangereux en raison de son opposition à l'intégration des musulmans : « Il n'appelle pas directement au djihad, mais il crée le terreau mental qui prédispose au djihad ».

Adrian Amstutz, élu au Parlement fédéral, a mis en cause le multiculturalisme suisse:
« Ce scandale est si énorme qu'on peut à peine le croire. Les imams qui prêchent la haine envers les chrétiens et les juifs, et qui fustigent la dépravation de l'Occident, jouissent du droit d'asile et vivent confortablement des aides accordées aux réfugiés. Tout cela avec la complicité d'élus lâches et incompétents qui laissent carte blanche aux fonctionnaires complaisants et naïfs des services de protection sociale et d'aide aux réfugiés »
Beat Feurer, conseiller municipal de Bienne, ville suisse où Ramadan a vécu pendant 20 ans, a demandéaux autorités suisses d'ouvrir une enquête: « Ces personnes n'ont, à mon avis, rien à faire ici. Elles devraient être expulsées. »

Le scandale Ramadan n'a rien de spécifique à la Suisse. Dans de nombreux pays d'Europe, des milliers de djihadistes violents et non violents financent leurs activités à l'aide des prestations sociales. En 2015, l'Etat islamique a élaboré un guide pour les djihadistes d'Occident - « Comment survivre à l'Ouest » - qui préconisait la chose suivante : « Si vous pouvez demander des aides financières à un gouvernement, faites-le. »

En Autriche , plus d'une douzaine de djihadistes ont financé leur départ en Syrie au moyen de prestations sociales. Parmi ceux qui ont été arrêtés, Mirsad Omerovic, 32 ans, un prédicateur musulman extrémiste, a, selon la police, perçu plusieurs centaines de milliers d'euros pour la guerre en Syrie. Omerovic, père de six enfants vit exclusivement des aides de l'Etat-providence autrichien. Il a également touché des prestations complémentaires au titre du congé de paternité.

En Belgique, plusieurs des djihadistes impliqués dans les attentats de Bruxelles et de Paris ou 162 personnes ont trouvé la mort en 2015 et 2016, ont perçu plus de 50 000 € de prestations sociales, qu'ils ont utilisé pour financer leurs attentats terroristes. Fred Cauderlier, porte-parole du Premier ministre belge, s'est défendu ainsi : « Nous sommes une démocratie. Nous n'avons aucun moyen de vérifier la façon dont les gens utilisent leurs avantages sociaux. »
Rien que dans le Brabant flamand et à Bruxelles, des dizaines de djihadistes qui ont combattu en Syrie ont perçu pas moins de 123.898 € de prestations illégales, a indiqué le ministère de la Justice.
Peu auparavant, le journal flamand De Standaard a révélé que 29 djihadistes d'Anvers et de Vilvoorde qui ont rejoint l'Etat islamique en Syrie et en Irak ont, après leur départ, continué à toucher 1 000 € par mois d'aides sociales. Le maire d'Anvers, Bart de Wever, a déclaré : « Il serait anormal de maintenir ces personnes sur la liste des bénéficiaires sociaux et que leurs allocations chômage servent à financer leur combat en Syrie ».

En février 2017, l'Agence nationale de l'emploi belge (RVA) a révélé que 16 djihadistes de retour de Syrie percevaient des allocations chômage. Le porte-parole de RVA, Wouter Langeraert, a déclaré :
« Nous vivons dans un état constitutionnel. Toutes les personnes parties combattre en Syrie n'ont pas été emprisonnées. Certains remplissent toutes les conditions d'éligibilité : ils ne sont pas en prison, ils se sont réinscrits dans leur municipalité et ils sont demandeurs d'emploi, etc. »
En Grande - Bretagne, les contribuables ont financé Khuram Butt, qui a dirigé l'attaque contre le London Bridge et le Borough Market, ou huit personnes ont été assassinées et 48 autres blessées.
Salman Abedi, le kamikaze de Manchester, a financé son attentat terroriste à l'aide des crédits à taux bonifiés et diverses aides accordées aux étudiants par le contribuable.
En octobre 2015, après obtention d'un diplôme de gestion à l'Université de Salford, Abedi a obtenu un prêt de £ 7,000 (7 529 €) de la Student Loans Company (Compagnie de prêts aux étudiants), un organisme financé par le contribuable. Il aurait également touché une bourse de plus de £ 7 000 pour l'année scolaire 2016, alors qu'il ne suivait aucun enseignement. Il semble également acquis qu'Abedi a bénéficié d'une aide au logement et d'une aide au revenu d'une valeur de 250 £ (269 €) par semaine.

David Videcette, un ancien détective de la police urbaine qui a enquêté sur les attentats de Londres de juin 2017, a déclaré à propos des prêts étudiants:
« C'est un moyen facile pour un terroriste de vivre et de financer ses activités au détriment du contribuable. Il suffit de s'inscrire à l'université, nul n'est obligé de suivre les cours. Et généralement, ils n'en suivent aucun. »
Le professeur Anthony Glees, directeur du Centre d'études sur la sécurité et le renseignement de l'Université de Buckingham, a déclaré : « Le système britannique propose des financements sans contrôle et facilement accessibles aux étudiants djihadistes. Il faut revoir le système. »

Pendant ce temps, Shahan Choudhury, un djihadiste de 30 ans, originaire du Bangladesh, radicalisé dans une prison britannique, a utilisé les aides sociales du gouvernement pour financer le départ de toute sa famille en Syrie, y compris trois jeunes enfants, pour combattre aux côtés de l'État islamique. La famille a disparu du jour au lendemain, abandonnant tous ses biens dans son appartement de East London, a indiqué le propriétaire.

En 2015, la presse a révélé que trois sœurs parties de Bradford pour la Syrie, ont continué de toucher leurs allocations. Khadija, 30 ans, Zohra, 33 ans, et Sugra Dawood, 34 ans, toutes trois parties avec leurs neuf enfants, ont utilisé les aides sociales et les crédits d'impôt pour enfants pour financer leur voyage.

Plus récemment, une demande d'accès à l'information a révélé qu'Anjem Choudary, un islamiste qui purge une peine de cinq ans et demi de prison pour avoir mené des actions de recrutement en faveur de l'État islamique, s'est vu attribuer plus de 140 000 livres sterling (151 600 €) d'aide judiciaire financée par le contribuable afin d'éviter la prison. Le chiffre devrait augmenter puisque ses avocats continuent de déposer des requêtes. Ce père de cinq enfants a engagé une action pour obtenir plus de 500 000 euros d'aide sociale, une somme qu'il qualifié d' « allocation du demandeur de djihad ».
Choudary affirme que les musulmans ont droit aux aides sociales qu'il assimile à la jizya, une taxe que les musulmans imposent aux non-musulmans pour leur rappeler leur statut permanent d'infériorité et de subordination.
Anjem Choudary qui purge une peine de prison pour avoir recruté des combattants pour l'Etat islamique affirme que les musulmans ont droit aux aides sociales qu'il assimile à la jizya, une taxe que les musulmans imposent aux non-musulmans pour leur rappeler leur statut permanent d'infériorité et de subordination. Il a engagé une action en justice pour obtenir plus de 500 000 d'aide sociale, une somme qu'il a qualifié d'« allocation du demandeur de djihad». (Photo de Oli Scarff / Getty Images)
Les médias britanniques ont révélé qu'avant son incarcération, Choudary touchait plus de 26 000 € (26 000 livres) par an d'aides sociales. Entre autres versements, Choudary percevait 15 000 livres sterling par an d'aide au logement pour louer une maison de £ 344 000 euros à Leytonstone, à l'est de Londres. Il a également touché une aide à la taxe d'habitation de 1957 €, une aide au revenu de 5 594 € et une aide sociale à l'enfance de 3 356 €. Étant donné que les aides sociales ne sont pas imposées, son revenu équivalait à un salaire de 34 421 €. En comparaison, le salaire annuel moyen des travailleurs à temps plein en Grande-Bretagne était de 30 300 € en 2016.

Au Danemark, le Service de la sécurité et du renseignement (PET) a reconnu que les djihadistes trop malades pour se rendre au travail mais suffisamment en forme pour combattre aux côtés de l'État islamique bénéficiaient de diverses prestations d'invalidité, de maladie et de retraite anticipée de l'Etat danois.
Peu auparavant, une note du ministère de l'Emploi a révélé que plus de 30 djihadistes danois ont continué de toucher des prestations sociales, - 672 000 couronnes danoises (90 000 €) en tout -, après qu'ils soient partis rejoindre l'Etat islamique en Syrie.
Le ministre de l'Emploi Troels Lund Poulsen a déclaré :
« C'est totalement inacceptable et honteux. Il faut arrêter. Si vous partez en Syrie pour participer au djihad et devenir un combattant de l'Etat islamique, alors vous n'êtes pas éligible aux prestations sociales du gouvernement danois ».
En France , le gouvernement a supprimé les prestations sociales d'environ 300 individus identifiés comme djihadistes. Avec plus de 900 citoyens partis combattre en Irak et en Syrie, la France est le plus gros fournisseur de djihadistes étrangers de l'Etat islamique.

En Allemagne , Anis Amri, un Tunisien de 23 ans auteur d'un attentat à la voiture bélier sur un marché de Noël à Berlin, a utilisé plusieurs identités pour percevoir illégalement des prestations sociales. Les autorités allemandes, informées de la fraude, n'ont pas réagi.

Pendant ce temps, un djihadiste de Wolfsburg qui avait emmené sa femme et ses deux enfants en Syrie, a continué de toucher des aides sociales, - plusieurs dizaines de milliers d'euros – tout au long de l'année qui a suivi son départ. Les autorités locales ont déclaré que les lois allemandes en matière de protection de la vie privée ne permettaient pas de savoir que la famille avait quitté le pays.
Il a néanmoins été prouvé que plus de 20% des djihadistes allemands partis combattre en Syrie et en Irak ont continué à percevoir des prestations d'aide sociale de l' État ; ils demeurent éligibles à ces mêmes allocations à leur retour en Allemagne. Le ministre bavarois de l'Intérieur, Joachim Herrmann, a déclaré :
« L'argent des contribuables allemands ne devrait jamais, directement ou indirectement, financer le terrorisme islamiste. Les avantages donnés à de tels parasites terroristes devraient être supprimés immédiatement. Ne pas travailler et répandre la terreur aux dépens de l'Etat allemand n'est pas seulement extrêmement dangereux, c'est aussi la pire des provocations et la pire des hontes. »
Aux Pays - Bas , le gouvernement a coupé les aides sociales de des dizaines de djihadistes après qu'un citoyen néerlandais, Khalid Abdurahman, se soit affiché sur YouTube en brandissant cinq têtes coupées. Originaire d'Irak, Abdurahman vivait des aides de l'Etat néerlandais depuis plus d'une décennie quand il a décidé de rejoindre les troupes de l'Etat islamique en Syrie. Les services sociaux l'avaient déclaré inapte au travail et les contribuables néerlandais ont payé ses factures médicamenteuses pour un traitement contre la claustrophobie et la schizophrénie.
La loi visant à mettre fin aux prestations d'aide sociale aux djihadistes ne s'étend pas aux prêts étudiants : le vice-premier ministre, Lodewijk Asscher, a déclaré qu'une telle interdiction serait contre-productive car elle rendrait plus difficile la réintégration sociale des djihadistes de retour des combats.

En Espagne , Saib Lachhab, un djihadiste marocain de 41 ans résidant à Vitoria au pays basque espagnol, a cumulé 9 000 € de prestations sociales pour financer son départ en Syrie. Chaque mois, il a reçu 625 € du gouvernement central et 250 € du gouvernement basque. L'assurance chômage lui versait également 900 € par mois.
Samir Mahdjoub, un djihadiste algérien de 44 ans résidant à Bilbao, au pays basque espagnol, a touché650 € chaque mois de l'aide sociale et 250 € en aide au logement. Redouan Bensbih, un djihadiste marocain âgé de 26 ans résidant dans la ville basque de Barakaldo, a perçu 836 € de prestations sociales par mois ; les versements ont continué même après sa mort sur un champ de bataille syrien. La police a finalement arrêté cinq musulmans du Pays basque qui interceptaient les paiements de Bensbih pour les transférer au Maroc. Les autorités basques ont justifié la poursuite des versements en plaidant leur ignorance du décès du bénéficiaire.
Ahmed Bourguerba, un djihadiste algérien âgé de 31 ans résidant à Bilbao, a perçu chaque mois 625 € de prestations sociales et 250 € d'aide au logement jusqu'à son incarcération pour des infractions liées au terrorisme. Mehdi Kacem, un djihadiste marocain âgé de 26 ans résidant dans la ville basque de Saint-Sébastien, a reçu 800 € par mois d'aide sociale jusqu'à ce qu'il soit arrêté pour son appartenance à l'Etat islamique.
Auparavant, un couple pakistanais résidant à Vitoria a été mis en examen pour fraude à l'aide sociale ; ils avaient créé dix identités fictives dans le but de générer des aides bien réelles qui leur auraient profité. La police a déclaré que le couple a escroqué le gouvernement basque de plus de 395 000 € au cours des trois dernières années.

En Suède , un rapport de l'Université de la Défense nationale a révélé que 300 citoyens suédois ont continué de toucher des prestations sociales même après leur départ en Syrie et en Irak. Dans la plupart des cas, les djihadistes ont fait jouer un réseau d'amis et de relations familiales pour actualiser les documents et maintenir l'illusion d'une présence en Suède.
Ainsi, les services d'aide sociale ont réglé indument 50 000 couronnes suédoises (5 257€) au converti musulman Michael Skråmo. Ce n'est qu'un an après son départ de Göteborg pour la Syrie, en compagnie de sa femme et de ses quatre enfants, que ses avantages sociaux ont été résiliés.
Magnus Ranstorp, l'un des auteurs du rapport, a déclaré que de tels versements mettaient en lumière la faiblesse des mécanismes de contrôle en Suède:
« Michael Skråmo était connu comme un chaud partisan de l'Etat islamique. La police aurait dû être capable de donner l'alarme et d'informer tous les services qu'un citoyen s'était embarqué pour une zone de guerre »
Parallèlement, l'Agence nationale chargée de l'emploi (Arbetsförmedlingen), a mis fin à un projet pilote de placement professionnel des migrants. Ils ont découvert que les employés musulmans de l'agence plaçaient des djihadistes suédois. Les agents de l'État islamique auraient distribué des pots de vin - et parfois, menacé - les employés de cette administration afin qu'ils rendent éligibles des combattants en Suède.
Mais à Lund, les fonctionnaires municipaux ne se sont pas laissés abattre : ils ont lancé un projet pilote dans le but de fournir aux djihadistes suédois de retour de Syrie un logement, un emploi, une formation et diverses aides financières, tout cela grâce au soutien du contribuables suédois.
Soeren Kern est senior fellow de l' Institut Gatestone, basé à New York .

mercredi 1 mars 2017

Espagne terrorisme

  • Espagne, La Sènia : la police a découvert des composants chimiques pour la composition d’explosifs. Et devinez quoi ? Le procureur a déclaré que le suspect a des problèmes mentaux !

mardi 29 novembre 2016

La guerre du feu

Après les bombes, les couteaux, les voitures béliers… les incendies de forêt sont utilisés comme arme par les terroristes palestiniens.

Cette agression contre la nature, contre les arbres, qui fait suite à celles contre les civils, les bébés, femmes, vieillards… montre que le combat que mènent les Palestiniens n’est pas uniquement politique, mais puise à d’autres sources qui appellent à détruire, à néantiser, à purifier, par l’usage du feu.

Le recours au feu est un véritable crime contre la nature. Il est l’expression d’une haine absolue du genre humain, d’une forme extrême de barbarie.
Les terroristes qui agressent Israël revendiquent une triple identité : ils se définissent comme arabes, palestiniens et musulmans.
La « Guerre du feu » est l’expression du troisième volet identitaire, celui du rapport à l’Islam et à la pratique religieuse.

Les incendies criminels sont directement tirés des pages du Coran

Pour ce qui concerne l’usage du feu, il suffit d’ouvrir le Coran. De très nombreuses sourates évoquent le feu comme expression directe de la volonté d’Allah, comme l’arme punitive et purificatrice par excellence.
Voici quelques exemples tirés de la centaine de sourates appelant à vouer aux flammes, les infidèles, les incroyants, bref tous ceux qui ne marchent pas dans le sentier d’Allah.
  • Sourate II verset 22 : « Mais si vous ne le faites pas, et à coup sûr vous ne le ferez pas, redoutez le feu préparé pour les infidèles, le feu dont les hommes et les pierres seront l’aliment. »
  • S.II, V75 : « … ceux que leurs péchés enveloppent de tous côtés, ceux-là seront voués au feu, et ils y demeureront éternellement. »
  • S.II, V202 : « Si on lui dit : Crains Dieu, l’orgueil s’ajoute à son impiété. Le feu sera sa récompense. »
  • S.III, V.8 : « Les infidèles ne retireront aucun avantage de leurs richesses et de leurs enfants auprès de Dieu. Ils seront la victime des flammes. »
  • Id. Verset 112 : « Les infidèles, leurs richesses et leurs enfants ne leur seront d’aucune utilité auprès de Dieu ; ils seront livrés au feu et y demeureront éternellement. »
  • Id ; V.177 : « Subissez le châtiment du feu ».
  • Id. V196 : « Que la prospérité des infidèles (qui sont à la Mecque) ne t’éblouisse point. C’est une jouissance de courte durée. Leur demeure sera le feu. »
  • Sourate IV, V.144 : « Les hypocrites seront relégués au fond de l’abîme de feu, et n’obtiendront aucun secours. »
  • Sourate VI, V.128 : « Le feu sera votre demeure ».
L’évocation de la destruction des villes revient de manière récurrente :
  • Sourate VII, V3 : « Que de villes nous avons détruites ! Notre colère les a surprises, les unes dans la nuit, d’autres à la clarté du jour. »
  • V.34 : « Ceux qui traitent mes signes de mensonges, ceux qui les dédaignent, seront livrés au feu et y demeureront éternellement. »
  • V.36 : « Dieu leur dira : Entrez dans le feu… »
  • Sourate VIII, V 14 : « Telle est votre rétribution, souffrez-là ; le feu est préparé pour les infidèles. »
  • V.52 : « Quel spectacle, lorsque les anges ôtent la vie aux infidèles ! ils frappent leurs visages et leurs reins, et leur crient : Allez goûter la peine du feu. »
  • Sourate IX, V17 : « Les idolâtres ne doivent pas visiter le temple de Dieu, eux qui sont les témoins vivants de leur infidélité. Leurs œuvres deviendront nulles, et ils demeureront éternellement dans le feu. »
  • Sourate IX, V5 : « Tuez les idolâtres partout où vous les trouverez… »
  •  V.29 : « Faites-leur la guerre jusqu’à ce qu’ils payent le tribut de leurs propres mains et qu’ils soient soumis. »
  • V.35 : « Le jour où le feu de la géhenne sera allumé sur leurs têtes… »
  • V.38 : « O croyants ! … Allez combattre dans le sentier de Dieu, vous vous êtes montrés lourds et comme attachés à la terre ? Vous avez préféré la vie de ce monde à la vie future ; les jouissances d’ici-bas sont bien peu, comparées à la vie future. »
  • V.39 : « Si vous ne marchez pas au combat, Dieu vous châtiera d’un châtiment douloureux ; il vous remplacera par un autre peuple… »
  • V.64 : « Ne savent-ils pas que le feu est réservé à celui qui s’oppose à Dieu et à son apôtre ? »
  • V.75 : « S’ils se convertissent, cela leur sera plus avantageux ; mais s’ils tergiversent, Dieu les châtiera d’un châtiment douloureux dans ce monde et dans l’autre. Sur toute la terre, ils ne trouveront ni protecteur ni aide. »
  • V114 : « Il ne sied point au Prophète ni aux croyants d’implorer le pardon de Dieu pour les idolâtres, fussent-ils leurs parents, lorsqu’il est devenu évident qu’ils seront livrés au feu. »
  • V124 : « O croyants ! combattez les infidèles qui vous avoisinent… »
  • Sourate XI, V20 : « Le feu menace les confédérés infidèles… »
  • V104 : « Quand Dieu s’empare des cités criminelles, c’est ainsi qu’il s’en empare. Il s’en empare terriblement, avec violence. »
  • V.108 : « Les réprouvés seront précipités dans le feu ; ils y pousseront des soupirs et des sanglots. »
  • Sourate XII ; V6 : « Ils ne croient point en Dieu, des chaînes entourent leurs cous ; ils seront voués aux flammes, et y demeureront éternellement. »
  • Sourate XVII, V19 : « Quiconque a désiré les biens de ce monde qui passera promptement, à celui-là nous avons promptement accordé dans ce monde ce que nous avons voulu, ensuite nous lui avons préparé la géhenne ; il y sera brûlé, couvert de honte et privé de toute ressource. »
Cette hyper violence à l’égard de la partie de l’humanité qui ne marche pas dans le sentier d’Allah, cette volonté de détruire sans pitié ni sans retenue cette humanité non musulmane, s’explique par le fait que Dieu n’aime pas vraiment l’homme. Y compris celui qui se soumet à ses préceptes, ne peut espérer être aimé en retour : « Dieu a décidé de n’adorer que lui… »Sourate XVII V. 24.
L’amour étant l’expression d’un manque, Dieu étant parfait n’a pas de manque : il ne peut donc aimer. Il peut éprouver de la pitié, se montrer clément. Mais il ne peut éprouver de l’amour au sens où nous l’entendons.
Sourate XVIII, V28 : « Quant à nous, nous avons préparé pour les impies le feu, qui les entourera de ses parois.. »
Inutile de poursuivre cette énumération. Il existe des dizaines d’autres Versets où il est dit que le feu sera le châtiment infligé aux infidèles après la mort.
Il convient ici de se poser une question : la répétition de cette évocation du feu comme punition divine n’a-t-elle pas une influence sur des esprits imprégnés depuis leur enfance, par la haine d’Israël et des Juifs et qui entendent répété en boucle lors des prêches dans les mosquées, que les « méchants » sont voués aux flammes éternelles ? Si l’on rattache ces menaces de subir le feu éternel aux autres condamnations qui frappent les infidèles, à la nécessité de les combattre en permanence et par tous moyens, n’y a-t-il pas risque d’anticiper sur la mort et de frapper par le feu les infidèles ici bas, dès maintenant ?
L’exemple de l’Eglise nous montre que ce risque de confusion entre le monde terrestre et l’au-delà fut une réalité. Jusqu’à la Renaissance, l’Eglise qui faisait un ample usage de la punition céleste par le feu, a sans aucun doute contribué à allumer les bûchers des tribunaux civils et ceux de l’Inquisition, précipitant dans les flammes des centaines de milliers de malheureux et de malheureuses accusés d’hérésies et de sorcellerie.
L’Eglise a renoncé certes à ces imprécations. Ce qui se passe en Israël nous montre que des Palestiniens musulmans n’ont pas renoncé à l’usage du feu. Le texte sacré qu’est le Coran n’est ni interprétable ni amendable. Il est rigoureusement interdit aux fidèles d’en retirer une ligne :
« Nous punirons ceux qui distinguent » (c’est-à-dire qui admettent certaines choses de l’Ecriture et qui en rejettent d’autres, note du traducteur) Sourate XV, V90
« Révèle ce qui t’a été révélé du Livre de Dieu, sans introduire aucun changement dans ses paroles ; dans le cas contraire, tu ne saurais trouver aucun refuge devant Dieu. » (Sourate XVIII, V.26)
Comment conduire une telle guerre ?
Peut-on encore en ignorer les soubassements idéologiques et religieux ?
Pour gagner cette guerre, il faudra certes les lances des pompiers, mais également s’engager dans la libre critique de l’Islam. Tous les pays confrontés au problème du terrorisme islamiste doivent se saisir de la question de l’Islam. Lire ce texte et poser la question à tous les responsables religieux : que faire des Sourates nombreuses qui prônent la haine, la violence, la destruction ?
Le monde entier est au demeurant confronté à cette rage de tuer, de détruire, que l’on désigne sous le vocable d’islamisme, lequel prend directement sa source dans le texte sacré.
Point n’est besoin d’être prophète, pour imaginer que l’incendie allumé en Israël se propagera partout où les « soldats d’Allah », ces « fabricants de déserts » estimeront qu’il faut vouer aux flammes les infidèles et autres impies.
© Sidney Touati
Il y a 3 ans un ministre Espagnol avait démontré l’utilisation du feu de forêt ,par les muzz, comme arme stratégique, bien mal lui en pris. Insulté,démenti par les merdia locaux de gauche et par la gauche.
Crime de lèse babouches d’un visionnaire.
Après la conquête de l’Algérie en 1830 ,les militaires français ont planté des arbres presque partout ,vers Tlemcen ,la Forêt des Pins et les Arifettes ,quand les arbres ont poussé ,les indigènes musulmans y ont mis le feu:consultez la Presse de l’époque!
Sidney Touati prétend que « l’Eglise … a SANS AUCUN DOUTE (!!??) contribué à allumer les bûchers des tribunaux civils et ceux de l’Inquisition, précipitant dans les flammes des CENTAINES DE MILLIERS de malheureux accusés d’hérésies et de sorcellerie. »C’EST ARCHI FAUX !!! L’inquisition de l’Eglise ne conduisait pas au bûcher, et a fait au contraire très peu de morts, contrairement à la légende noire. Cette légende confond l’inquisition et la CHASSE AUX SORCIÈRES, qui n’est pas l’inquisition. Voyez là-dessus les historiens comme Jean Sévillia (Historiquement correct) et Marion Sigaut (La Chasse aux Sorcières et l’Inquisition, Kontre Kulture, 2014).


jeudi 17 novembre 2016

TERRORISME: LE REPENTIR D’UNE MAROCAINE DE DAECH INSTALLÉE EN ESPAGNE

 La jeune Marocaine arrêtée en Turquie, en décembre 2014, alors qu’elle tentait d’entrer en Syrie, vient d’être condamnée à cinq de prison ferme et dix ans de liberté surveillée. Le parquet avait requis seize ans de réclusion.
Samira Yerou

Elle s’appelle Samira Yerou, elle est Marocaine d’origine et c’est la première femme accusée de terrorisme à être jugée en Espagne et, plus précisément, par la «Audiencia Nacional», la plus haute juridiction espagnole. Son procès n’est pas passé inaperçu. D’abord, par la nature des faits qui lui ont été reprochés. Ensuite, par la façon dont elle s’est présentée à son audience.
Selon le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, qui rapporte l’information dans son édition du jeudi 17 novembre, la jeune femme, âgée de 36 ans et accusée d’appartenir à l’organisation terroriste Daech, s’est présentée devant le tribunal en jeans et en tunique, les cheveux au vent, autant de signes par lesquels elle manifestait son repentir.

Son histoire remonte donc à deux ans. La jihadiste d’origine marocaine a été interpellée en décembre 2014, en Turquie, alors qu’elle tentait de regagner le territoire syrien, sous contrôle de Daech, en compagnie de son enfant de trois ans. Elle voulait rejoindre la ville de Raqa, plus précisément, et a pris, pour ce faire, à Barcelone, un vol régulier à destination de la Turquie avec l’intention de traverser les frontières terrestres pour rejoindre un combattant de Daech avec lequel elle s’était «mariée» via les réseaux sociaux.

La garde de son enfant lui a été, naturellement, retirée après son arrestation. Aujourd’hui, elle s’est dite prête à tout pour récupérer son fils, né en Espagne. Après son arrestation en Turquie, elle a été extradée, en mars 2015, vers l’Espagne, pays où elle réside régulièrement, dans les environs de la ville de Barcelone. Au terme de son procès qui vient de prendre fin, elle a accepté un accord conclu entre son avocat et le parquet et purgera donc une peine de cinq ans d’emprisonnement, contre douze ans requis par le ministère public. Elle sera néanmoins mise en liberté sous surveillance pendant dix autres années après sa libération.
Lors du procès qui s’est ouvert au début de ce mois, Samira Yerou a reconnu avoir été recrutée par une cellule terroriste au Maroc, à travers les réseaux sociaux. Au terme de son endoctrinement, elle a décidé de voyager en Turquie avec son enfant avec l’intention de rejoindre les zones de combat. Cependant, devant le tribunal, elle a affirmé s’être repentie, précisant qu’elle avait été manipulée. Elle a confié qu’au moment où elle avait été approchée par les réseaux de recrutement à la solde de Daech, elle traversait des moments difficiles. Elle venait de se séparer de son mari et était particulièrement réceptive aux messages de ses recruteurs qui lui promettaient une vie meilleure et de bonnes conditions pour élever son enfant. Au final, elle a déclaré que son seul objectif, à présent, était de récupérer son fils, dont la garde a été confiée à son ex-mari.

Par Amyne Asmlal

samedi 8 octobre 2016

07 octobre 1571 Bataille de Lépante

Cette célèbre bataille navale opposa le 7 octobre 1571 au large du golfe de Patras la coalition chrétienne (flotte papale, vénitienne et espagnole, essentiellement) à la flotte du Grand Turc.

Depuis la chute de Constantinople, les places fortes de la chrétienté ne cessent de s'effondrer dans les flammes. En 1569, la menace turque pèse à présent sur la Sérénissime République de Venise. Le pape Pie V comprend l'urgente nécessité d'entraver le progrès des ennemis de la foi chrétienne et met sur pied une alliance formée de princes et de souverains d'Occident : la Sainte Ligue. Le 7 octobre 1571, les deux armées navales se rencontrent au large de Lépante. Sur les réales de la Ligue ont pris place les célèbres capitaines Doria et Colonnes, le jeune Cervantès, futur auteur de Don Quichotte, et surtout Don Juan d'Autriche, frère bâtard du roi Philippe II d'Espagne et chef de cette puissante coalition. En face, Oulouch Ali, dit « Le Teigneux », à la tête de trois cents galères envoyées par le sultan Sélim II. On se met en ordre de bataille, on s'observe, puis c'est le choc impétueux, la mêlée confuse. On se bat avec l'énergie du désespoir. Les voix des forçats s'élèvent de la foule obscure : « Nous allons mourir ou nous acquerrons aujourd'hui notre liberté. » L'abandon du projet d'alliance chrétienne par Charles IX, l'hostilité de la reine d'Angleterre, le refus final de la Pologne, l'hésitation de Philippe II d'Espagne, autant de palpitants rebondissements dignes d'un roman que nous invite à suivre Henri Pigaillem. A l'heure de la bataille, l'auteur nous fait vivre chaque brillante manceuvre, chaque faute aussi, les différentes phases du combat, le retrait des uns, les nouveaux assauts des autres, d'un côté comme de l'autre des deux armées. De Venise à Constantinople, de l'île de Malte à celle de Chypre, de la Méditerranée à l'Adriatique, nous sommes entraînés au cceur de l'une des plus grandes et fascinantes aventures de l'histoire maritime, dont la narration ne s'essouffle jamais. 

« Ce petit livre n'a pas pour objectif d'avancer une problématique originale mais plutôt de constituer un "point sur la question", un petit manuel sur cette bataille, une compilation des ouvrages existants. Les sources y sont majoritairement chrétiennes, contrairement à l'ouvrage de Michel Lesure de 1972 (Lépante, la crise de l'empire ottoman chez Juillard). Quelques témoignages et lettres sont d'ailleurs reproduits in extenso. » (extrait d'un article de Stéphnae Genêt, Clionaute)

Sur la Toile

La Bataille de Lépante