Affichage des articles dont le libellé est CIA. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CIA. Afficher tous les articles

lundi 9 octobre 2017

Las Vegas : les revendications de l’EI sont-elles une fanfaronnade ?

Avant de développer le sujet, j’aimerais exprimer toute ma sympathie aux familles des victimes et aux blessés de cette rage meurtrière qui ensanglanta Las Vegas.
Que Dieu leur vienne en aide et apaise leur chagrin! Puissent ceux dont la vie a été brutalement fauchée reposer désormais en paix. Je partage la douleur du peuple américain et de son président en cette triste circonstance, qui endeuille à nouveau les USA et je suis profondément révoltée par les réactions des gauchistes, qui à l’instar des musulmans, se réjouissent de la mort d’innocents, tellement leur haine de Donald Trump les aveugle. Que des Américains puissent exulter de la mort de leurs compatriotes me sidère et m’attriste, car jamais je n’aurais cru cela possible.
Rosaly
Las Vegas et ses casinos étaient dans le collimateur du terrorisme islamique depuis août 2014 et derrière la figure apparemment anonyme de Stephen Paddock se cacherait un converti à l’islam, passé à l’action après la diffusion audio d’un message du calife Al Baghdadi (revenu d’entre les morts pour la énième fois) invitant ses « soldats » à frapper les ennemis de l’EI.
L’hypothèse –aussi incroyable qu’elle puisse paraître– énergiquement démentie par la CIA et le FBI, plombe une Amérique déjà confuse et sous le choc de l’horreur.
«Site Intelligence Group», spécialisé dans la surveillance des sites liés au terrorisme islamique, a identifié le communiqué en arabe d’Amaq, l’agence de presse de l’EI, dans lequel ce dernier revendique le massacre de Las Vegas, l’attribuant à Paddock, devenu «soldat du Califat» sous le nom de Abu Abd Abdulbar al-Ameriki
Encore plus sensationnel est l’insolite communiqué d’Amaq– diffusé alors que la police, le FBI, la CIA tâtonnent encore dans le brouillard– précisant que derrière le personnage anonyme du tueur de 64 ans ne se dissimulerait pas le paranoïaque habituel, amoureux des armes et rempli de rage contre la Société, mais un pieux converti à l’islam, devenu un implacable loup solitaire.
Dans les heures qui suivirent le massacre, ce communiqué et cette précision furent diffusés en anglais, en espagnol et en français par Amaq, comme pour confirmer leur validité et leur authenticité, suivis par un avertissement: «celui qui doute de nos déclarations pourrait bien le regretter très vite.» Et aux communiqués, s’ajoute une photo de militants du califat, publiée par de nombreux sites djihadistes, accompagnée d’une inscription: «Cours Amérique, l’EI arrive.»
A ce stade, il est inévitable de se poser la question suivante :
si Abu Bakr Al –Baghdadi et ses fidèles sont réellement parvenus à recruter le retraité Paddock et à le transformer en l’un de leurs adeptes (une véritable machine à tuer) le guidant dans la préparation du massacre de Las Vegas, l’EI aura réussi, après Paris et Bruxelles, l’un de ses attentats les plus sanglants aux USA, après les tueries de San Bernardino en décembre 2015 (22 victimes) et d’Orlando en juin 2016 (49 victimes).
Par contre, si la revendication de l’EI n’est qu’une fanfaronnade, cela signifierait que le groupe terroriste islamiste est vraiment à bout de souffle, obligé de mettre en jeu ce qui lui reste encore de crédibilité, afin de donner l’illusion d’être toujours puissant et capable d’agir.
Il est difficile pour l’instant de parier sur l’une ou l’autre des hypothèses. Toutefois, les précédents et les concomitances, susceptibles de corroborer la thèse d’une revendication authentique ne manquent pas.
En août 2014, par exemple, la revue Aqap (Al-Qaïda dans la péninsule arabique, la branche yéménite d’Al-Qaïda) intitulée « Palestine, trahison d’une conscience coupable » publia une liste d’objectifs américains à atteindre et invita ses « loups solitaires » à utiliser des voitures remplies d’explosifs pour frapper Las Vegas et ses casinos.
L’instrument qui sema la mort à Las Vegas dimanche était certainement différent, mais tout aussi létal.
Et à renforcer l’hypothèse d’une opération inspirée par l’EI s’ajoute le scénario global. Le massacre de Las Vegas s’est produit 4 jours, après la diffusion sur le Web, d’un message audio particulier (le second depuis le début du siège de Mossoul) au cours duquel le calife se moque des Américains et invite ses mercenaires à frapper les USA, l’Europe et la Russie. Dès lors, ce ne serait pas un hasard si le communiqué d’Amaq parle « d’un soldat de l’EI » passé à l’action « en réponse à la demande du calife de frapper les pays de la coalition.
Toujours dans ce contexte, la boucherie de Las Vegas a suivi les attaques de Marseille et d’Edmonton au Canada, perpétrées par deux autres “ loups solitaires ” inspirés par la propagande de l’EI.
L’arrivée de Paddock au Mandalay Bay Hotel de Las Vegas jeudi dernier pourrait être lié à la diffusion du message audio d’Al Baghdadi.
Historiquement, l’EI n’a jamais menti, du moins quand il s’agit d’une attaque djihadiste.
Grame Wood, un expert de l’EI, a déclaré dans “ The Atlantic ” :
“ l’idée que l’État islamique scrute les informations à la recherche de massacres de masse, pour envoyer par la suite des communiqués de presse afin de s’en attribuer la ‘ gloire ’, est totalement fausse. Ceux qui prétendent que l’EI a pour habitude de revendiquer les attaques commises par d’autres groupes islamistes ne disposent d’aucun exemple antérieur concret pour corroborer leur affirmation.
L’EI ne revendique pas les catastrophes naturelles, contrairement à ce que laissent ridiculement entendre certains. Ses partisans se réjouissent entre eux, quand un pays occidental est frappé par un ouragan ou un tremblement de terre et remercient Allah, mais ils réservent leurs médias officiels pour diffuser leurs appels à passer à l’acte. ”
Si tel était le cas, l’Amérique de Donald Trump serait confrontée à une nouvelle phase de la guerre contre le terrorisme. Une phase destinée à se prolonger bien au-delà de la chute de Raqqa en Syrie et celle des dernières enclaves de l’EI en Irak du Nord.
Mais l’Amérique n’est pas la seule face au défi terroriste islamiste, l’Europe, le Canada et l’Australie font également partie des cibles de l’EI. Bien qu’affaibli, l’EI ne cesse d’être toxique, mortellement dangereux pour l’Occident. Il possède une arme redoutable, contre laquelle il sera difficile de lutter, si les gouvernements occidentaux persistent dans leur refus de nommer l’Ennemi et de reconnaître que l’islam a déclaré la guerre à l’Occident.
Le retour en Occident de milliers de djihadistes, aguerris à la guerre, habitués à torturer, à égorger, à décapiter, nourris à une haine violente des Occidentaux, est la “ botte secrète ” de l’EI pour continuer sa lutte et prendre sa revanche. Il dispose en outre d’une armée de volontaires, au sein même de nos pays, qu’il suffira de réveiller au bon moment.
Pendant ce temps, nos dirigeants réfléchissent angéliquement à la manière de réinsérer les mercenaires égorgeurs de l’EI, de retour au bercail si haï, dans nos Sociétés ! Le souci de leur bien-être prime sur celui de la sécurité des citoyens européens.
Chouchouter un ennemi potentiel, quoi de plus normal pour ces grands humanistes gauchistes, si prompts à verser une larme et à débiter l’éternel discours compassionnel hypocrite à l’égard des victimes des islamistes après chaque attentat au nom d’Allah, tout en défendant la secte, source première d’inspiration des djihadistes, semeurs de mort et de souffrances.
“ Habituez-vous à vivre avec la terreur islamiste, à pleurer vos morts, à accepter la censure, la réduction de vos libertés ” tel est le message délivré par nos irresponsables au pouvoir, après chaque attaque islamiste. C’est leur façon de lutter contre le terrorisme islamiste… capituler devant l’ennemi !
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly 
Source : “ Proclami web e conversione. Ma la rivendicazione è un giallo. ” (Il Giornale.it) (traduit et adapté par Rosaly)

Le suicide est interdit en Islam…sauf s’il peut être réifié au sein de la dialectique du djihad ; Si c’est pour cette « bonne cause », alors le djihadiste devient shahid/martyr au nom de la cause de l’Islam, laquelle est plus grande que celle de sauvegarder sa vie.
Dans le cas des djihadistes c’est un « sacrifice » motivé par la conviction que ce « sacrifice de leur vie » leur ouvre la porte du Paradis et de tout ce que le Coran promet à ces personnes qui « sacrifient » leur vie pour le djihad. C’est non pas un acte de désespoir… mais un acte de fanatisme. Le Coran les appelle donc des « martyrs », pour tenter une fois de plus de se calquer sur ce qu’étaient les martyrs chrétiens qui sacrifiaient leur vie en refus de renoncer à leur foi. On voit donc que là encore, comme dans bien d’autres aspect, l’Islam tente de se faire passer pour une religion alors qu’elle ne l’est aucunement.
Donner sa vie pour une cause n’est en aucune manière un suicide. Rappelez-vous aussi les pompiers, les policiers, les militaires, qui parfois dans certaines situations savent que ce qu’ils vont faire dans quelques minutes va inexorablement les tuer… mais va sauver une personne ou plusieurs personnes. On ne peut en aucune façon appeler cela un suicide. C’est bien un « don de soi » pour une cause. Et cela peut arriver aussi, bien entendu à toute personne altruiste, que ce soit pour des membres de sa propre famille… et parfois pour des inconnus. On a même vu des gens risquer leur vie (et parfois être tués dans l’action) pour sauver des animaux. Là encore il ne s’agit absolument pas de suicide, il s’agit bien d’un « sacrifice de soi ».
Les djihadistes qui savent qu’ils vont être tués dans l’action ne sont donc pas des gens qui commettent un acte de suicide puisqu’ils n’abandonnent rien, bien au contraire… ils donnent leur vie pour une cause (diabolique) et en ayant la certitude qu’après leur mort ils auront droit à ce « paradis aux 72 vierges et d’innombrables éphèbes et le vin, le miel, etc. pour l’éternité… que leur promet le texte débile du Coran. C’est à ce titre (donner sa vie pour la cause) qu’ils sont appelés des martyrs. En revanche le suicide proprement dit (mettre fin à sa vie dans un acte de désespoir) ferme définitivement ces « portes du paradis » puisque mettre fin à sa vie dans un acte de désespoir signifie ne plus croire que « Allah est miséricordieux ».
Souvenez-vous aussi que ce dernier point est lui aussi calqué sur l’interdiction du suicide chez les juifs et les chrétiens pour les mêmes raisons (mais cette fois-ci dans la lumière du vrai Dieu).
Chez les bouddhistes et les taoïstes il n’y a pas d’interdiction du suicide puisque le bouddhisme et le taoïste ne sont pas au sens propre une religion mais une façon de voir le monde qui est compatible avec l’adhésion à n’importe quelle religion (et même avec la possibilité d’être athée ou agnostique), il n’y a donc pas d’interdiction du suicide chez les bouddhistes et les taoïstes mais le suicide y est néanmoins très mal vu car il signifie que la personne qui commet cet acte de désespoir et d’abandon définitif non seulement rate une occasion de progresser spirituellement mais a probablement même régressé sur le chemin spirituel.

samedi 7 octobre 2017

Le Myanmar et l’Inde contre le jihadisme

Le 25 août 2017, l’Organisation de Libération Rohingya a lancé 25 attaques simultanées contre des postes de police et des casernes dans l’État de Rakhine, sur la côte birmane, faisant 71 morts.
Cette opération était co-organisée avec un groupe bengali, ayant fait scission en 2016 de la Jamat-ul-Mujahideen autour du slogan « Le Jihad du Bengale à Bagdad ». Ce groupe a fait allégeance au Calife Abou Bakr al-Baghdadi et a rassemblé dans une même coalition les Mudjahiden indiens, Al-Jihad, Al-Ouma, le Mouvement des étudiants islamiques d’Inde (SIMI), le Lashkar-e-Toiba (LeT) et le Harkat-ul Jihad-al Islami (HuJI) pakistanais. Cet ensemble a été financé par la fondation Revival of Islamic Heritage Society (RIHS) du Koweït.
En 2016, cette fédération était armée par l’Arabie Saoudite, le Pakistan, la Turquie et l’Otan.
Les Rohingyas sont les descendants des ouvriers bengalis, d’ethnies diverses, transférés par les Britanniques pour exploiter la Birmanie. Ils ne constituent donc pas une minorité ethnique, mais une minorité sociologique.
Les Rohingyas ont été absorbés par la population birmane lors de son indépendance, mais de religion musulmane, ils ne se sont jamais vraiment intégrés à la population bouddhiste du Rakhine. Ils ont en définitive été déchus de leur nationalité.
Depuis la construction du gazoduc reliant le port birman de Kyaukphyu à la ville chinoise de Kunming, la CIA a apporté son soutien aux Rohingyas contre le Myanmar.
Après les attentats du 25 août, le gouvernement birman du Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi a lancé une opération de répression contre l’Organisation de Libération Rohingya. Selon les uns, l’armée aurait alors commis des exactions contre des villages Rohingyas, selon d’autres, ce sont au contraire des agents provocateurs qui seraient venus brûler des villages. Toujours est-il que près de 125 000 personnes se sont enfuies du Myanmar et ont demandé asile au Bangladesh. Très inquiet de la présence de jihadistes parmi ces réfugiés, Dacca les a parqués à la frontière.
Recevant le Premier ministre indien Narendra Modi au palais présidentiel de Naypyitaw, le 6 septembre 2017, la conseillère d’État Aung San Suu Kyi a dénoncé le terrorisme international. Les deux parties ont publiées un communiqué commun dénonçant « la violence extrémiste dans l’État de Rakhine et spécialement la violence contre les forces de sécurité et la manière dont les vies des civils ont été affectées. »
La propagande occidentale et du Golfe présente les événements de Rakhine comme une agression bouddhiste contre une minorité musulmane.

vendredi 28 juillet 2017

Lors de la libération d’Alep et de la prise de l’état-major saoudien qui s’y trouvait, la journaliste bulgare Dilyana Gaytandzhieva constata la présence d’armes de son pays dans neufs entrepôts abandonnés par les jihadistes. Elle nota soigneusement les indications portées sur les caisses et, de retour dans son pays, enquêta sur la manière dont elles étaient arrivées en Syrie.
Depuis 2009 —à la brève exception de la période allant de mars 2013 à novembre 2014—, la Bulgarie est gouvernée par Boïko Borissov, un personnage haut en couleur, issu de l’une des principales organisations criminelles européennes, la SIC. Rappelons que la Bulgarie est à la fois membre de l’Otan et de l’Union européenne et qu’aucune de ces deux organisations n’a émis la moindre critique contre l’arrivée au pouvoir d’un chef mafieux identifié depuis longtemps par les services internationaux de police.
Si la Bulgarie a été l’un des principaux exportateurs d’armes vers la Syrie, elle a bénéficié de l’aide de l’Azerbaïdjan.
Toutes les opérations que nous allons récapituler ici sont illégales en droit international, y compris celles organisées publiquement par le Pentagone.
On savait déjà que la CIA avait fait appel à la SIC et à Boïko Borissov pour fabriquer en urgence du Captagon à destination des jihadistes en Libye, puis en Syrie. Depuis l’enquête de Maria Petkova publiée dans Balkan Investigative Reporting Network(BIRN), on savait que la CIA et le SOCOM (Special Operations Command du Pentagone) avaient acheté pour 500 millions de dollars d’armes à la Bulgarie, entre 2011 et 2014, pour les jihadistes. Puis que d’autres armes furent payées par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis et transportées par Saudi Arabian Cargo et Etihad Cargo [2].
Fin 2012, la Croatie livrait aux jihadistes syriens 230 tonnes d’armes pour une valeur 6,5 millions de dollars. Le transfert en Turquie était opéré par trois Iliouchine de la compagnie Jordan International Air Cargo, puis les armes étaient parachutées par l’Armée qatarie [3]. Selon Eric Schmitt du New York Times, l’ensemble de ce dispositif avait été imaginé par le général David Petraeus, directeur de la CIA [4].
Lorsqu’en 2012, le Hezbollah tenta de découvrir le trafic de la CIA et du SOCOM, un attentat fut perpétré contre des touristes israéliens à l’aéroport de Burgas, le centre névralgique du trafic.
Selon une source proche du PKK, en mai et juin 2014, les services secrets turcs ont affrété des trains spéciaux pour livrer à Rakka, c’est-à-dire à ce qui s’appelait alors l’Émirat islamique en Irak et en Syrie et qui est connu aujourd’hui comme Daesh, des armes ukrainiennes payées par l’Arabie saoudite et plus d’un millier de Toyota Hilux (pick-up double cabine) spécialement arrangés pour résister aux sables du désert. Selon une source belge, l’achat des véhicules avait été négocié avec le Japonais Toyota par la société saoudienne Abdul Latif Jameel.
le Qatar qui ne voulait pas être en reste a acheté pour les jihadistes à la société d’État ukrainienne UkrOboronProm la version la plus récente de l’Air Missile Defense Complex "Pechora-2D". La livraison a été effectuée par la société chypriote Blessway Ltd [5].
Selon Jeremy Binnie et Neil Gibson de la revue professionnelle de l’armement Jane’s, l’US Navy Military Sealift Command a lancé en 2015 deux appels d’offres pour transporter des armes du port roumain de Constanta vers le port jordanien d’Aqaba. Le contrat a été emporté par Transatlantic Lines [6]. Il a été exécuté juste après la signature du cessez-le-feu par Washington, le 12 février 2016, en violation de son engagement.
Selon Pierre Balanian d’Asia News, ce dispositif s’est poursuivi en mars 2017 avec l’ouverture d’une ligne maritime régulière de la compagnie états-unienne Liberty Global Logistics reliant Livourne (Italie) / Aqaba (Jordanie) / Djeddah (Arabie saoudite) [7]. Selon le géographe Manlio Dinucci, elle était principalement destinée à la livraison de blindés vers la Syrie et le Yémen [8].
Selon les journalistes turcs Yörük Işık et Alper Beler, les derniers contrats de l’ère Obama ont été effectués par Orbital ATK qui a organisé, via Chemring et Danish H. Folmer & Co, une ligne régulière entre Burgas (Bulgarie) et Jeddah (Arabie saoudite). Pour la première fois, on parle ici non seulement d’armes produites par Vazovski Machine Building Factory (VMZ) (Bulgarie), mais aussi par Tatra Defense Industrial Ltd. (Tchéquie) [9].
Le total de ces opérations représente des centaines de tonnes d’armes et de munition, peut-être des milliers, principalement payées par les monarchies absolues du Golfe, prétendument pour soutenir une « révolution démocratique ».
En réalité, les pétro-dictatures ne sont intervenues que pour dispenser l’administration Obama de rendre des compte au Congrès US (Opération Timber Sycamore) et lui faire prendre des vessies pour des lanternes [10]. L’ensemble de ce trafic a été personnellement contrôlé par le général David Petraeus, d’abord depuis la CIA dont il était le directeur, puis depuis la société de placements financiers KKR qu’il a rejointe. Il a profité de l’aide de hauts-fonctionnaires, parfois sous la présidence de Barack Obama, puis massivement sous celle de Donald Trump.

Selon l’ancienne fonctionnaire du FBI et fondatrice de la National Security Whistleblowers Coalition, Sibel Edmonds, de 1997 à 2001, l’Azerbaïdjan du président Heydar Aliyev hébergea à Bakou, à la demande de la CIA, le numéro 2 d’Al-Qaïda, Ayman el-Zawahiri. Bien qu’officiellement recherché par le FBI, celui qui était alors le numéro 2 du réseau jihadiste mondial se déplaçait régulièrement en avion de l’Otan en Afghanistan, en Albanie, en Égypte et en Turquie. Il recevait également des visites fréquentes du prince Bandar ben Sultan d’Arabie saoudite [11].
À ses relations sécuritaires avec Washington et Riyad, l’Azerbaïdjan —dont la population est pourtant principalement chiite— ajoute Ankara la sunnite qui le soutient dans son conflit contre l’Arménie à propos de la sécession de la République d’Artsakh (Haut-Karabagh).
À la mort d’Heydar Aliyev aux États-Unis, en 2003, son fils Ilham Aliyev, lui succède. La Chambre de commerce USA-Azerbaïdjan devient l’arrière-cour de Washington avec à côté du président Aliyev, Richard Armitage, James Baker III, Zbigniew Brzeziński, Dick Cheney, Henry Kissinger, Richard Perle, Brent Scowcroft et John Sununu.
Selon Dilyana Gaytandzhieva, le ministre des Transports, Ziya Mammadov, met en 2015 à disposition de la CIA la compagnie d’État Silk Way Airlines aux frais de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis. Le ministre des Affaires étrangères, le très peu scrupuleux Elmar Mammadyarov, envoie à plusieurs de ses ambassades des demandes d’homologation de « vols diplomatiques », ce qui interdit leurs fouilles au titre de la Convention de Vienne. En moins de trois ans, plus de 350 vols disposeront de ce privilège extraordinaire.
Bien que, selon les traités internationaux, ni les avions civils, ni les avions diplomatiques ne sont autorisés à transporter des matériels militaires, les demandes de reconnaissance comme « vols diplomatiques » portent mention explicites des chargements transportés. Cependant, à la demande du département d’État US, au moins l’Afghanistan, l’Allemagne, l’Arabie saoudite, la Bulgarie, le Congo, les Émirats arabes unis, la Hongrie, Israël, le Pakistan, la Pologne, la Roumanie, la Serbie, la Slovaquie, la Tchéquie, la Turquie et le Royaume-Uni fermèrent les yeux sur cette violation du droit international comme ils avaient ignoré les vols de la CIA entre leurs prisons secrètes.
En moins de trois ans, la Silk Way Airlines a ainsi transporté pour au moins 1 milliard de dollars d’armes.
De fil en aiguille, la journaliste Dilyana Gaytandzhieva a mis à jour un vaste système qui approvisionne également les jihadistes non seulement en Irak et en Syrie, mais aussi en Afghanistan, au Pakistan et au Congo, toujours aux frais des Saoudiens et des Émiratis. Certaines armes livrées en Arabie furent réexpédiées en Afrique du Sud.
Les armes transportées en Afghanistan seraient parvenues aux Talibans, sous le contrôle des États-Unis qui prétendent les combattre. Celles livrées au Pakistan étaient probablement destinées à commettre des attentats islamistes en Inde. On ignore qui sont les destinataires finaux des armes livrées à la Garde républicaine du président Sassou N’Guesso au Congo et à l’Afrique du Sud du président Jacob Zuma.
Les principaux négociants étaient les firmes états-uniennes Chemring (déjà citée), Culmen International, Orbital ATK (également déjà citée) et Purple Shovel.
Outre les armes de type soviétique produites par la Bulgarie, l’Azerbaïdjan acheta sous la responsabilité du ministre de l’Industrie de défense, Yavar Jamalov, des stocks en Serbie, en Tchéquie et accessoirement dans d’autres États, chaque fois en déclarant être le destinataire final de ces achats. Concernant les matériels de renseignement électronique, Israël mit à disposition la firme Elbit Systems qui prétendit être le destinataire final, l’Azerbaïdjan n’ayant pas le droit d’acheter ce type de matériel. Ces exceptions attestent que le programme azerbaïdjanais, s’il a été requis par les États-Unis et l’Arabie saoudite, était contrôlé de bout en bout depuis Tel-Aviv.
L’État hébreu, qui prétend être resté neutre durant l’ensemble du conflit syrien, a pourtant de nombreuses fois bombardé l’Armée arabe syrienne. Chaque fois où Tel-Aviv a reconnu les faits, il a prétendu avoir détruit des armes destinées au Hezbollah libanais. En réalité, toutes ces opérations, sauf peut-être une, étaient coordonnées avec les jihadistes. On apprend donc aujourd’hui que Tel-Aviv supervisait les livraisons d’armes à ces mêmes jihadistes, de sorte que si Israël s’est contenté d’utiliser son armée de l’Air pour les appuyer, il jouait en réalité un rôle central dans la guerre.
Selon les conventions internationales la falsification des certificats de livraison finale et l’envoi d’armes à des groupes mercenaires, qu’ils renversent des gouvernements légitimes ou détruisent des États reconnus sont des crimes internationaux.
L’opération Timber Sycamore, dans ses différents volets, est la plus importante affaire criminelle de trafic d’armes de l’Histoire. Dans les parties mises à jour, elle implique au moins 17 États et représente plusieurs dizaines de milliers de tonnes d’armes pour plusieurs milliards de dollars.

 [1] “350 diplomatic flights carry weapons for terrorists”, Dilyana Gaytandzhieva, Trud, July 2, 2017.
[2] “War Gains : Bulgarian Arms Add Fuel to Middle East Conflicts”, Maria Petkova, Balkan Investigative Reporting Network, December 21, 2015.
[4] “In Shift, Saudis Are Said to Arm Rebels in Syria” and “Airlift To Rebels In Syria Expands With C.I.A.’S Help”, C. J. Chivers & Eric Schmitt, The New York Times, February 26 and March 25, 2013.
[5] “Qatar and Ukraine come to deliver Pechora-2D to ISIS”, by Andrey Fomin, Oriental Review (Russia), Voltaire Network, 22 November 2015.
[6] “US arms shipment to Syrian rebels detailed”, Jeremy Binnie & Neil Gibson, Jane’s, April 7th, 2016.
[7] “Jordan strengthens military presence on border with Syria and Iraq”, Pierre Balanian, AsiaNews, April 11, 2017.
[8] « De Camp Darby, des armes US pour la guerre contre la Syrie et le Yémen », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto(Italie), Réseau Voltaire, 18 avril 2017.
[10] “U.S. Relies Heavily on Saudi Money to Support Syrian Rebels”, Mark Mazzetti & Matt Apuzzojan, The New York Times, January 23, 2016.
[11Classified Woman. The Sibel Edmonds Story : A Memoir et The Lone Gladio, Sibel Edmonds.

mardi 6 juin 2017

La réunion 2017 du Groupe de Bilderberg

Le Groupe de Bilderberg est une institution créée en 1954 par la CIA et le MI6. Il se réunit chaque année, non pas sous la protection de la police du pays hôte, mais de l’Otan, dont il relaie habituellement les messages.
Le rendez-vous 2017 se tient du 1er au 4 juin, à Chantilly (Virginie, Etats-Unis). Comme à l’habitude, la CIA, le MI6 et l’Otan y sont représentés.

Compte-tenu de la guerre qui oppose actuellement la Maison-Blanche à l’Etat profond US et au Royaume-Uni, ce séminaire devrait, pour la première fois, être fort polémique. D’un côté des membres de l’administration Trump, de l’autre les facteurs du terrorisme islamique.

Ordre du jour

L’Administration Trump : un rapport d’étape
Les relations transatlantiques : options et scénarios
L’alliance de défense transatlantique : balles, octets et monnaies
L’orientation de l’UE
La mondialisation peut-elle être ralentie ?
Les emplois, les revenus et les attentes non réalisées
La guerre contre l’information
Pourquoi le populisme se développe-t-il ?
La Russie dans l’ordre international
Le Proche-Orient
La prolifération nucléaire
La Chine
Actualités

Président

Castries, Henri deFranceAncien président d’AXA assurances ; Président de l’Institut Montaigne.

Participants par ordre alphabétique


Achleitner, Paul M.AllemagnePrésident du Conseil de surveillance de la Deutsche Bank AG
Adonis, AndrewRoyaume-UniPrésident de la National Infrastructure Commission
Agius, MarcusRoyaume-UniAncien président de la Barclays, Président du PA Consulting Group (propriété du Carlyle Group), directeur non-exécutif de la BBC
Akyol, MustafaTurquieAuteur d’Islam Without Extremes, chercheur au Freedom Project du Wellesley College
Alstadheim, Kjetil B.NorvègeChef du service politique du Dagens Næringsliv
Altman, Roger C.Etats-UnisAncien secrétaire au Tésor, Fondateur de la banque d’investissement Evercore
Arnaut, José LuisPortugalAncien secrétaire général du Parti social-démocrate et Premier ministre adjoint, Partenaire de CMS Rui Pena & Arnaut
Barroso, José M. DurãoPortugalAncien Premier ministre, puis président de la Commission européenne, président de Goldman Sachs International
Bäte, OliverAllemagnePrésident des assurances Allianz SE
Baumann, WernerAllemagnePrésident des laboratoires pharmaceutiques Bayer AG
Baverez, NicolasFranceEditorialiste au Figaro et au Point, Partenaire de Gibson, Dunn & Crutcher, administrateur de l’Institut Montaigne
Benko, RenéAutricheFondateur et président du Comité consultatif du groupe immobilier SIGNA Holding GmbH
Berner, Anne-CatherineFinlandeMinistre du Transport et des Communications
Botín, Ana P.EspagnePrésident de la Banco Santander
Brandtzæg, Svein RichardNorvègePrésident du producteur d’aluminium Norsk Hydro ASA
Brennan, John O.Etats-UnisAncien directeur de la CIA, Conseiller de Kissinger Associates Inc.
Bsirske, FrankAllemagneSyndicaliste écologiste des services, Président du syndicat unifié des services
Buberl, ThomasFrancePrésident d’AXA assurances
Bunn, M. ElaineEtats-UnisAncien assistant adjoint du secrétaire à la Défense pour les questions nucléaires,
Burns, William J.Etats-UnisAncien secrétaire d’Etat adjoint, Président de la Carnegie Endowment for International Peace
Çakiroglu, LeventTurquiePrésident de Koç Holding A.S.
Çamlibel, CansuTurquieChef du bureau de Washington de Hürriyet
Cebrián, Juan LuisEspagnePrésident du groupe de presse PRISA et d’El País
Clemet, KristinNorvègeAncienne ministre du Travail, Présidente du think tank patronal Civita
Cohen, David S.Etats-UnisAncien assistant du secrétaire au Trésor pour la lutte contre le financement du terrorisme, Ancien directeur adjoint de la CIA
Collison, PatrickEtats-UnisPrésident de la société de paiement par internet Stripe
Cotton, TomEtats-UnisSénateur, président de la sous-commission sénatoriale de l’Armée de l’Air
Cui, TiankaiChineAmbassadeur de Chine à Washington
Döpfner, MathiasAllemagnePrésident du groupe de presse Axel Springer SE
Elkann, JohnItaliePrésident de Fiat Chrysler Automobiles
Enders, ThomasAllemagnePrésident de l’avionneur Airbus SE
Federspiel, UlrikDanemarkAncien ambassadeur à Washington, Directeur du groupe chimique Haldor Topsøe Holding A/S
Ferguson, Jr., Roger W.Etats-UnisAncien vice-président de la Réserve fédérale, Président de la société d’assurance des professeurs TIAA
Ferguson, NiallEtats-UnisHistorien britannique de la colonisation, Chercheur à la Hoover Institution, Stanford University
Gianotti, FabiolaItalieDirectrice générale de l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN)
Gozi, SandroItalieMinistre des Affaires européennes
Graham, colonel LindseyEtats-UnisSénateur
Greenberg, Evan G.Etats-UnisPrésident des assurances Chubb Group
Griffin, KennethEtats-Unis,Président du Citadel Investment Group, LLC
Gruber, LilliItalieRédacteur-en-chef et présentateur d’ "Otto e mezzo", La7 TV
Guindos, Luis deEspagneMinistre de l’Economie, de l’Industrie et de la Compétitivité
Haines, Avril D.Etats-UnisAncienne directrice ajointe de la CIA, Ancienne conseillère adjoint de Sécurité nationale
Halberstadt, VictorPays-BasProfesseur d’Economie à la Leiden University
Hamers, RalphPays-BasPrésident d’ING Group
Hedegaard, ConnieDanemarkAncienne ministre puis commissaire européenne à l’Action pour le climat, Présidente de la KR Foundation
Hennis-Plasschaert, JeaninePays-BasMinistre de la Défense
Hobson, MellodyEtats-UnisPrésidente de DreamWorks Animation et d’Ariel Investments LLC
Hoffman, ReidEtats-UnisCofondateur de LinkedIn et partenaire de la firme de capital-risque Greylock
Houghton, général NicholasRoyaume-UniAncien chef d’état-major
Ischinger, WolfgangInternationalPrésident de la Conférence sur la Sécurité de Munich
Jacobs, Kenneth M.Etats-UnisPrésident de la banque Lazard
Johnson, James A.Etats-UnisAncien ancien président de Fannie Mae, Président de Johnson Capital Partners
Jordan, Jr., Vernon E.Etats-UnisAncien membre de la Commission Baker-Hamilton, Directeur de Lazard Frères & Co. LLC
Karp, AlexEtats-UnisPrésident du constructeur de logiciels Palantir Technologies
Kengeter, CarstenAllemagnePrésident de la Bourse allemande
Kissinger, Henry A.Etats-UnisAncien secrétaire d’Etat, président de Kissinger Associates Inc.
Klatten, SusanneAllemagneHéritière de BMW, Directrice de SKion GmbH
Kleinfeld, KlausEtats-UnisAncien président d’Alcoa, de Siemens et d’Arconic
Knot, Klaas H.W.Pays-BasPrésident de la De Nederlandsche Bank
Koç, Ömer M.TurquiePrésident de Koç Holding A.S.
Kotkin, StephenEtats-UnisProfesseur d’Histoire et de Relations internationales à la Princeton University, spécialiste de l’URSS et de la Russie
Kravis, Henry R.Etats-UnisCoprésident de KKR et trésorier de Daesh
Kravis, Marie-JoséeEtats-UnisEditorialiste économique de La Presse, Chercheuse au Hudson Institute et épouse du prcédent
Kudelski, AndréSuissePrésident du Kudelski Group, spécialiste du chiffrement des chaînes TV à péage
Lagarde, ChristineInternationalAncienne ministre française de l’Economie, directrice du Fonds monétaire international
Lenglet, FrançoisFranceChef du service économique de France 2
Leysen, ThomasBelgiqueprésident d’Umicore (union minière), des banques du KBC Group et du De Standaard
Liddell, ChristopherEtats-UnisAssistant du Président et directeur des Initatives stratégiques
Lööf, AnnieSuèdeAncienne ministre des Entreprises, Leader du Parti centriste
Mathews, Jessica T.Etats-UnisAncienne présidente du Carnegie Endowment for International Peace
McAuliffe, TerenceEtats-UnisAncien président du Comité national démocrate, Gouverneur de Virginie
McKay, David I.CanadaPrésident de la Royal Bank of Canada
McMaster, H.R.Etats-UnisConseiller national de Sécurité
Mexia, António Luís Guerra NunesPortugalPrésident d’Eurelectric et d’Energias de Portugal
Micklethwait, JohnInternationalRédacteur-en-chef de Bloomberg LP
Minton Beddoes, ZannyInternationalRédacteur-en-chef de The Economist
Molinari, MaurizioItalieRédacteur-en-chef de La Stampa
Monaco, LisaEtats-UnisAncienne conseillère du président pour la Sécurité de la Patrie et l’anti-terrorisme
Morneau, BillCanadaMinistre des Finances
Mundie, Craig J.Etats-Unisprésident de Mundie & Associates,conseiller de Microsoft pour la recherche
Murtagh, Gene M.IrlandePrésident du fabriquant de matériaux de construction Kingspan Group plc
Pays-Bas, Sa Majesté Willem-Alexander desPays-BasRoi des Pays-Bas
Noonan, PeggyEtats-UnisEditorialiste du Wall Street Journal
O’Leary, MichaelIrlandePrésident de la compagnie d’aviation Ryanair D.A.C.
Osborne, GeorgeRoyaume-UniAncien chancelier de l’échiquier, rédacteur du London Evening Standard
Papahelas, AlexisGrèceRédacteur-en-chef de Kathimerini
Papalexopoulos, DimitriGrècePrésident de Titan Cement Co.
Petraeus, David H.Etats-UnisAncien directeur de la CIA, co-fondateur de Daesh, directeur du KKR Global Institute
Pind, SørenDanemarkMinistre d’Education supérieure et des Sciences
Puga, BenoîtFranceAncien chef d’état-major particulier des présidents de la République, grand chancelier des Ordres de la Légion d’honneur et du Mérite
Rachman, GideonRoyaume-UniChef du service politique internationale du Financial Times
Reisman, Heather M.CanadaPrésident de la chaine de librairies Indigo Books & Music Inc.
Rivera Díaz, AlbertEspagnePrésident du parti Ciudadanos
Rosén, JohannaSuèdeProfesseur de Physique à la Linköping University
Ross, Wilbur L.Etats-UnisAncien repreneur d’affaires, Secrétaire au Commerce, époux du lieutenant-gouverneur de New York
Rubenstein, David M.Etats-UnisCo-fondateur et président du Carlyle Group
Rubin, Robert E.Etats-UnisAncien secrétaire au Commerce, président du Council on Foreign Relations
Ruoff, SusanneSuissePrésidente de la Swiss Post
Rutten, GwendolynBelgiquePrésidente des Libéraux et démocrates flamands
Sabia, MichaelCanadaPrésident de la Caisse de dépôt et placement du Québec
Sawers, JohnRoyaume-UniAncien ambassadeur à l’Onu, puis directeur du MI6, Président de la société de conseil stratégique Macro Advisory Partners
Schadlow, NadiaEtats-UnisAuteur de The Struggle Against Radical Islam, Assistante adjointe du président et membre du Conseil de sécurité nationale
Schmidt, Eric E.Etats-UnisPrésident de Google, Directeur d’Alphabet Inc.
Schneider-Ammann, Johann N.SuisseAncien président de la Confédération suisse
Scholten, RudolfAutricheAncien ministre des Arts, Président du Forum Bruno Kreisky pour le Dialogue international
Severgnini, BeppeItalieRédacteur-en-chef du Corriere della Sera
Sikorski, RadoslawPologneAncien ministre de la Défense puis des Affaires étrangères, chercheur à la Harvard University
Slat, BoyanPays-BasPrésident de The Ocean Cleanup
Spahn, JensAllemagneSecrétaire d’Etat au ministère des Finances
Stephenson, Randall L.Etats-UnisPrésident d’AT&T
Stern, AndrewEtats-UnisSyndicaliste, Président émérite de Service Employees International Union (SEIU), chercheur à l’Economic Security Project
Stoltenberg, JensInternationalAncien Premier ministre norvégien, Secrétaire général de l’Otan
Summers, Lawrence H.Etats-UnisAncien secrétaire au Trésor, puis président du Conseil économique national, Professeur à la Harvard University
Tertrais, BrunoFranceDirecteur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique
Thiel, PeterEtats-UnisCo-fondateur de PayPal et d’EBay, Président de la société de capital-risque Thiel Capital
Topsøe, Jakob HaldorDanemarkPrésident d’Haldor Topsøe Holding A/S
Ülgen, SinanTurquiePartenaire d’Istanbul Economics, expert de l’Otan
Vance, J.D.Etats-UnisAuteur de Hillbilly Elegy : A Memoir of a Family and Culture in Crisis et partenaire de Mithril
Wahlroos, BjörnFinlandePrésident du Sampo Group, de la Nordea Bank, et de la UPM-Kymmene Corporation
Wallenberg, MarcusSuèdePrésident de la Skandinaviska Enskilda Banken AB
Walter, AmyEtats-UnisRédactrice-en-chef du The Cook Political Report
Weston, Galen G.CanadaPrésident des supermarchés Loblaw Companies Ltd and George Weston Companies
White, SharonRoyaume-UniDirectrice du régulateur des télécoms Ofcom
Wieseltier, LeonEtats-Unis“Philosophe”, Chercheur à la Brookings Institution
Wolf, Martin H.InternationalDirecteur du service économique du Financial Times
Wolfensohn, James D.Etats-UnisAncien président de la Banque mondiale, Président de Wolfensohn & Company
Wunsch, PierreBelgiqueVice-gouverneur de la Banque nationale de Belgique
Zeiler, GerhardAutrichePrésident du groupe de médias et de lisirs Turner International, administrateur de RTL et de Bertelsmann
Zients, Jeffrey D.Etats-UnisAncien directeur du National Economic Council
Zoellick, Robert B.Etats-UnisAncien secrétaire d’Etat adjoint et président de la Banque mondiale, Président non-exécutif de AllianceBernstein L.P.