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dimanche 4 juin 2017

Trump contre le terrorisme

Lors de sa campagne électorale, Donald Trump avait déclaré à la fois ne pas vouloir renverser de régimes et vouloir mettre un terme au terrorisme islamique. Depuis son élection, ses adversaires tentent de lui imposer de poursuivre leur politique : s’appuyer sur les Frères musulmans pour renverser la République arabe syrienne.
Tout a été utilisé pour détruire l’équipe qu’avait constitué le candidat Trump, notamment en provoquant la démission de son conseiller de Sécurité nationale, le général Michaël Flynn. Celui-ci s’était opposé en 2012 au projet de Barack Obama de créer Daesh et il ne cessait de désigner les Frères musulmans comme la matrice du terrorisme islamique.
Tout a été utilisé pour faire passer le nouveau président états-unien pour un islamophobe. Ainsi a-t-il été critiqué pour avoir promulgué un décret interdisant l’entrée dans son pays des ressortissants de six États musulmans. Des magistrats démocrates ont abusé de leurs fonctions pour étayer cette accusation. En réalité, Donald Trump a suspendu l’entrée de personnes dont ses consulats ne pouvaient vérifier l’identité parce qu’elles dépendent de six États troublés ou en guerre.
Le problème que rencontre Donald Trump n’est pas posé par la survie de la République arabe syrienne, mais par la perte que représenterait pour certains alliés de Washington la fin de la stratégie terroriste. C’est bien connu, dans toutes les conférences internationales, tous les États s’opposent publiquement au terrorisme islamique, mais en privé certains d’entre eux l’organisent depuis 66 ans.
C’est d’abord le cas du Royaume-Uni qui a créé en 1951 la confrérie des Frères musulmans sur les ruines de l’organisation homonyme, dissoute deux ans auparavant et dont presque tous les anciens dirigeants étaient emprisonnés. C’est ensuite celui de l’Arabie saoudite qui, à la demande de Londres et de Washington, a créé la Ligue islamique mondiale pour soutenir à la fois les Frères et l’Ordre des Naqshbandis. C’est cette Ligue, dont le budget est supérieur à celui du ministère saoudien de la Défense, qui alimente en argent et en armes l’ensemble du système jihadiste dans le monde. C’est enfin le cas de la Turquie qui assure aujourd’hui la direction des opérations militaires de ce système.
En consacrant son discours de Riyad à la levée des ambiguïtés sur son rapport à l’islam et à l’affirmation de sa volonté d’en finir avec l’outil des services secrets anglo-saxons, Donald Trump a imposé sa volonté à la cinquantaine d’États réunis pour l’écouter. Pour éviter les malentendus, son secrétaire à la Défense, James Mattis, avait deux jours auparavant explicité sa stratégie militaire : encercler les groupes jihadistes, puis les exterminer sans en laisser s’échapper.
On ignore pour le moment ce que sera la réaction de Londres. Pour ce qui est de Riyad, Donald Trump a pris bien soin de blanchir les Séoud de leurs crimes passés. L’Arabie saoudite n’a pas été mise en cause, mais l’Iran a été désigné comme bouc-émissaire. C’est évidemment absurde, les Frères musulmans et les Naqshbandis étant sunnites tandis que Téhéran est chiite.
Peu importe la charge anti-iranienne de son discours, Téhéran sait bien à quoi s’en tenir. Depuis 16 ans, Washington —qui ne cesse de lui cracher au visage— détruit un à un tous ses ennemis : les Talibans, Saddam Hussein et bientôt Daesh.
Ce qui se joue aujourd’hui, et que nous avons annoncé il y a huit mois, c’est la fin des printemps arabes et le retour de la paix régionale.

- “Donald Trump’s Speech to the Arab Islamic American Summit”, by Donald Trump, Voltaire Network, 21 May 2017.
- « À Riyad, Donald Trump parle du terrorisme, pas de l’islam », Réseau Voltaire, 22 mai 2017.

mercredi 26 avril 2017

Golfe d’Aden : cette très discrète intervention chinoise dans le golfe d’Aden qui en dit long sur les ambitions de Pékin

Jean-Vincent Brisset

Le Général de brigade aérienne Jean-Vincent Brisset est directeur de recherche à l’IRIS. Diplômé de l'Ecole supérieure de Guerre aérienne, il a écrit plusieurs ouvrages sur la Chine, et participe à la rubrique défense dans L’Année stratégique.
Il est l'auteur de Manuel de l'outil militaire, aux éditions Armand Colin (avril 2012)

Atlantico : La Marine Chinoise est intervenue au mois de mars dernier pour libérer un cargo panaméen qui a subi une attaque de pirates somaliens. N'est il pas tout à fait inhabituel de voir la Chine intervenir militairement aussi loin de son territoire ? Plus largement, faut il voir une volonté chinoise d'aller au delà de simples investissements économiques dans cette région ? 

Jean-Vincent Brisset : On avait déjà eu connaissance d’actions violentes -mais discrètes- de la part d’agents chinois en dehors de leur territoire national, mais il s’agissait d’opérations de services « secrets » destinées à récupérer des dissidents ou des « criminels » en fuite. L’évolution des déploiements de moyens militaires hors du territoire national -ou de ce qui est considéré comme tel par Pékin- est beaucoup plus récente. Les Chinois se sont longtemps contentés de mettre à la disposition des Nations Unies des observateurs ou des troupes non combattantes.
La participation de la Chine à la lutte contre la piraterie dans le Golfe d’Aden a été annoncée le 18 décembre 2008 et s’est concrétisée moins de trois semaines plus tard par l’arrivée de deux bâtiments (Frégate Xuzhou de 4000 tonnes) de combat et d’un bâtiment de soutien. La mission affichée était la protection des intérêts chinois. Elle était aussi destinée à contribuer à l’image de grande puissance responsable que veut donner la Chine. Elle permettait enfin à l’Armée Populaire de découvrir les déploiements navals de longue durée. En marge de cette opération dans le golfe d’Aden, la première opération « lourde » loin de l’Empire a permis d’évacuer, en 2011, 36.000 ressortissants chinois travaillant en Libye. Elle mettait principalement en œuvre des ferries grecs affrétés, mais aussi des moyens militaires. On a ainsi vu, ce qui était une première, un des bâtiments de la force anti piraterie entrer en Méditerranée pour la circonstance et des avions de transport militaires chinois se poser en Libye. En Mars 2015, la Chine a aussi procédé, en parallèle avec la Marine Indienne, à des évacuations de ressortissants au Yemen. 
Le nombre d’actes de piraterie avait diminué dans les dernières années et il n’y avait pas eu d’attaque sur de gros navires depuis 2012 jusqu’à celle sur un tanker panaméen à la mi-mars, qui avait conduit à une intervention chinoise. Elle a été suivie d’une action au profit d’un vraquier immatriculé au Tuvalu le 8 avril dernier. Cette dernière, menée en coopération avec des moyens de la marine indienne, a aussi vu la première action létale revendiquée par la Chine, qui aurait tué deux pirates. Comme pour l’évacuation au Yemen, la Chine n’a pas fait état de sa coopération avec l’Inde, qui semble relever avant tout du pragmatisme des militaires directement au contact. 
La Chine continue de justifier sa présence et son action par son sens des responsabilités et par ses intérêts économiques. L’argument ne peut être négligé, sachant qu’il passe dans la zone environ 1500 bâtiments de commerce chinois par an et que les bâtiments chinois ont aussi escorté de nombreux bâtiments d’autres pavillons. La volonté d’acquérir une expérience opérationnelle ne peut cependant être niée. L’amélioration des capacités chinoises dans ce domaine est d’ailleurs observée de très près. Plus globalement, cette présence est la marque de la stratégie, clairement affichée par le Président Xi et en continuation de ses prédécesseurs, de développement de la « Route de la Soie Maritime ». Dans la région, cette politique s’est traduite par la mise en place des joyaux du « Collier de Perles », série de points d’appui s’étendant depuis les côtes chinoises jusqu’à l’entrée de la Mer Rouge. 

Au delà des actions anti piratries, l'implantation d'une base militaire chinoise à Djibouti, en 2016 est elle le premier signe d'un développement plus large de la chine en dehors de sa zone d'influence ? 

La Chine justifie l’implantation d’une base militaire à Djibouti par la nécessité de disposer d’un point d’appui logistique, alors qu’elle dispose déjà de telles facilités dans le port de Gwadar, au Pakistan.
Mais Gwadar est surtout un port marchand, appartenant à une société chinoise, comme celui du Pirée d’ailleurs (Toutefois, les sociétés chinoises propriétaires de ces ports sont des entreprises d’état).  La base militaire chinoise de Djibouti est quelque chose de très nouveau, dans la mesure où il s’agit de la première implantation clairement affichée en dehors du territoire national ou revendiqué comme tel. A ce jour, on ne voit pas où la Chine pourrait (ou voudrait) implanter d’autres bases militaires. Elle ne l’a pas fait dans les pays africains où elle est solidement implantée, pas plus qu’elle ne l’a fait au Venezuela. Pékin n’a même pas créé de « vitrine » de son industrie d’armement dans certains états africains qui auraient sans doute été heureux de l’accepter. 
Les capacités de projection de l’APL demeurent limitées. Toutefois, le besoin, en particulier en Mer de Chine du Sud, est crucial. La participation à des opérations dans le Golfe d’Aden apporte ainsi une précieuse expérience de la tenue à la mer. La possibilité d’effectuer de petits déploiements à longue distance en direction de Djibouti apporterait aussi de précieux enseignements.  

Comment interpréter ces signes vis à vis des autres nations présentes sur ces territoires, notamment la présence des français et des américains à Djibouti ? 

 L’implantation chinoise sur Djibouti se fera de manière progressive et il sera possible de l’analyser au fur et à mesure de ce déploiement. Les moyens matériels et humains qui seront mis en place seront très révélateurs des vraies intentions chinoises. La logistique peut se résumer à des moyens d’avitaillement et de réparation, mais elle peut aussi comprendre des munitions. Outre la logistique, la Chine déploiera aussi certainement des moyens de communication et des unités de protection. L’éventail des possibilités est très large. Dans le domaine des communications, on peut aller du plus simple jusqu’à des moyens d’écoute sophistiqués. La protection de la base chinoise peut aussi se décliner depuis la simple sentinelle jusqu’à des troupes capables d’actions d’une certaine envergure. Et, comme indiqué plus haut, d’éventuels déploiements temporaires pourraient être observés. 
Il sera aussi intéressant de voir comment les personnels chinois, tant civils que militaires, mis en place à Djibouti interféreront avec les différents acteurs de la vie locale, tant autorités djiboutiennes que françaises ou américaines. 

vendredi 6 février 2015

Boulversement des intérêts au Levant

La situation au Levant est susceptible d’évoluer rapidement d’une part en raison de la crise d’autorité à Washington et d’autre part à cause de l’accession du prince Salman au trône saoudien. Cette évolution pourrait être facilitée par une alternance politique en Israël.
En premier lieu, la crise d’autorité qui paralyse les États-Unis continue à mobiliser la classe dirigeante. Après l’appel du président honoraire du Council on Foreign Relations (CFR) pour que le président Obama s’entoure de personnalités expérimentées des deux camps [1], le New York Times a consacré un éditorial [2] à un rapport publié en octobre par la Rand Corporation [3].
Le principal think tank dédié aux questions militaires a opéré un retournement à 180° en un an. Selon lui, la victoire de la République arabe syrienne est désormais « l’option la plus souhaitable » pour les États-Unis, tandis que sa chute serait « la pire des issues ». Les groupes armés ont perdu tout soutien au sein de la population urbaine, les défections se sont interrompues depuis plus d’un an, et l’armée syrienne poursuit sa libération du pays. Au demeurant, poursuit la Rand, la victoire syrienne ne profitera pas à l’Iran tant que Daesh restera présent en Irak. L’institut pronostique que les États qui ont jusqu’à présent alimenté les jihadistes vont cesser de le faire. En effet, ils ne peuvent plus espérer vaincre la Syrie de cette manière et craignent désormais que les jihadistes ne se retournent contre eux. Par conséquent, conclue la Rand, il n’y aura pas de solution négociée avec les États sponsors, mais une claire victoire du « régime » à laquelle les États-Unis devraient être associés.
On observera le changement radical de position du complexe militaro-industriel. Il y a un an, la Rand préconisait de bombarder la Syrie comme la Libye, et de mener une action limitée au sol en créant des zones protégées, administrées par les « révolutionnaires ». Aujourd’hui, elle admet implicitement qu’il n’y a jamais eu de révolution en Syrie et, qu’après un long moment d’hésitation sur son avenir, la majorité sunnite soutient à nouveau la République laïque.
L’ambiance aujourd’hui à Washington ressemble à celle du début 2006, lorsque l’armée de Terre était enlisée en Afghanistan et en Irak et que Donald Rumsfeld tentait de cacher la défaite. À l’époque, le Congrès créa la Commission Baker-Hamilton. Celle-ci, à l’issue de huit mois de travaux conclut que les Forces US ne parviendraient pas à stabiliser les pays qu’elles occupaient sans l’aide de l’Iran et de la Syrie. Le tableau de la situation militaire qu’elle dressa était si effrayant que les États-uniens sanctionnèrent George W. Bush aux élections de mi-mandat. Le président sacrifia alors Rumsfeld et le remplaça par un membre de la Commission, Robert Gates. Le nouveau secrétaire à la Défense conclut des accords de terrain avec Téhéran et Damas, acheta les principaux groupes de la Résistance irakienne (la carotte) et augmenta le nombre de troupes sur place (le bâton) jusqu’à stabiliser la situation.
Deuxièmement, en Arabie, le nouveau roi Salman a d’abord tenté de limoger tous les anciens partisans de son prédécesseur, allant même jusqu’à congédier le prince Miteb et le secrétaire général du palais deux heures après la mort du roi Abdallah. Puis, il est revenu sur ses décisions après avoir reçu les condoléances de son suzerain états-unien. En définitive, Miteb sera le seul survivant de l’ère précédente, tandis que le prince Bandar a été renvoyé. Or, Bandar entretenait Daesh, avec l’aide de la CIA, de manière à faire pression sur le roi Abdallah dans l’intérêt du clan des Sudeiris.
Son éviction, exigée par le président Obama, marque probablement la fin de la prédominance saoudienne sur le terrorisme international. Cette fois —la quatrième— devrait être la bonne :
- en 2010, le prince avait été banni pour avoir tenté d’organiser un coup d’État, mais il était revenu à la faveur de la guerre contre la Syrie ;
- en 2012, il avait été victime d’un attentat en rétorsion de l’assassinat des membres du Conseil syrien de sécurité nationale, mais il était revenu aux affaires un an plus tard, affaibli et obsessionnel ;
- en 2014, John Kerry exigeait à nouveau son renvoi, mais il revenait sur le devant de la scène à la faveur de la crise égyptienne ;
- il vient d’être sacrifié par son propre clan ce qui ne lui laisse pas de perspective de retour à court ou moyen terme.
Troisièmement, l’attaque du Hezbollah par Israël suivie de la riposte du Hezbollah contre Israël met paradoxalement en évidence la faiblesse de Benjamin Netanyahu en pleine période électorale. Le Premier ministre sortant espérait que la Résistance libanaise serait incapable de riposter à son agression et qu’il sortirait auréolé de cet affrontement. Son erreur de calcul pourrait lui coûter son poste, pour la plus grande joie de la Maison-Blanche qui ne masquait plus depuis longtemps son exaspération devant son fanatisme.
Des évolutions à Washington, à Riyad et peut-être bientôt à Tel-Aviv, on peut raisonnablement conclure que dans les mois à venir, les États-Unis vont concentrer leurs efforts pour exclure Daesh du Levant et le projeter, hors de leur zone d’influence, contre la Russie et la Chine. De son côté, l’Arabie saoudite devrait essayer à la fois de sauver son autorité chez ses voisins, au Bahrein et au Yémen, tout en apportant son aide au grand perdant de la guerre contre la Syrie, le président Recep Tayyip Erdoğan, que les États-Unis ont décidé de faire chuter. Cette évolution sera plus ou moins longue selon les résultats électoraux à Tel-Aviv. Bien que les jihadistes soient devenus une menace pour la stabilité de tous les États du Levant, y compris Israël, M. Netanyahu pourrait continuer à mettre son aviation et ses hôpitaux à leur service. Mais on imagine mal qu’il persiste lorsque tous les autres États de la région les combattront. Au contraire, dans le cas où le Premier ministre perdrait les élections, son successeur prêterait immédiatement main forte aux États-Unis contre les jihadistes.
Une fois encore, Damas, la plus vieille ville habitée au monde, aura survécu aux barbares qui voulaient la détruire.
[1] « Washington se révolte contre Obama », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 26 janvier 2015.
[2] “Shifting Realities in Syria”, The Editorial Board, The New York Times Sunday Review, 24 janvier 2015.
[3Alternative Futures for Syria. Regional Implications and Challenges for the United States, Andrew M. Liepman, Brian Nichiporuk, Jason Killmeyer, Rand Corporation, October 22, 2014.

vendredi 11 octobre 2013

Suppression des visas pour les homosexuels qui veulent se rendre dans les pays du Golfe (Arabie saoudite, Qatar, Koweït…)

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Les gays et les transexuels sont désormais interdits d’entrée dans les pays du Golfe.
« Les expatriés doivent effectuer des examens médicaux lorsqu’ils se rendent dans un des pays du Golfe », a déclaré Yousouf Mindkar, le directeur de la santé publique du ministère de la santé du Koweit au quotidien du Koweit Al Rai repris par le DailyMail, « mais une nouvelle procédure va être mise en place pour identifier les homosexuels et transsexuels car l’entrée au Koweït ou dans tout Etat du Conseil de Coopération du Golfe [Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar] leur est interdite”.
Un ”examen clinique” sera pratiqué sur tout demandeur de visa à l’occasion du contrôle médical de routine, a expliqué le ministère. Et le dossier médical des personnes identifiées comme homosexuelles portera la mention ”inapte” et leur interdira l’entrée dans ces pays.
 
Comment sera déterminée l’orientation sexuelle des demandeurs de visa ? Le directeur de la Santé publique ne le dit pas, mais il précise qu’au Koweït, l’homosexualité est ”stigmatisée par la société” et est punie de 10 ans de prison.
L’homosexualité est interdite dans 78 pays du monde, et punie de mort en Iran, en Arabie Saoudite, au Soudan, au Yemen et en Mauritania : des pays musulmans.
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
 
L’homosexualité est interdite dans 78 pays. Donc, il n’y aura aucun athlète de ces pays à la Gay Games de Paris, cela va faire un trou

mardi 10 septembre 2013

British defence, oil business in Gulf may be vulnerable to Syria


* Gulf states supporting rebels against Assad

* British firms bidding for contracts worth billions

* Such big deals involve political, strategic ties

* British parliament vote may weaken those ties

* French, U.S. firms could benefit from British setbacks

By Daniel Fineren and Brenda Goh

DUBAI/LONDON, Sept 9 (Reuters) - Britain's decision not to join a military strike on Syria may have more than a purely political impact: it could over time make it more difficult for British businessmen to win billions of dollars of contracts in the Gulf.

British companies are bidding for several big-ticket deals in the region, including oil concessions and contracts to supply dozens of fighter jets to the United Arab Emirates and Qatar.

Most of the wealthy Gulf oil exporters, particularly Qatar and Saudi Arabia, are supporting - morally, financially and in some cases militarily - the Syrian rebels in their civil war with the government of President Bashar al-Assad.

So Britain's refusal to get involved in military action could weaken its position in the Gulf as it tries to secure contracts which depend heavily on close political ties and shared strategic interests.

Companies from the United States and France, which are considering a strike against the Syrian government over its alleged use of chemical weapons, may benefit from any setbacks for British firms.

Jonathan Eyal, international director at the Royal United Services Institute in London, said parliament did not seem to have taken this into account in its surprise vote on Aug. 29 against action in Syria.

While legislators were clearly aware of the risk to Britain's "special relationship" with the United States of their vote, the country's footprint in the Middle East appeared either to have been taken for granted or undervalued, he said.

"There was no understanding that what was at stake was Britain's reputation as a major security actor in the Middle East as a whole. What is the point of buying equipment which, after all, is only marginally better than that which is available from the United States, from a country that is unlikely to realise its security commitments?"

COMPETITION

Gulf governments have not commented publicly on the British parliament's vote, and British officials said they do not expect it to affect commercial ties.

"We have no reason to believe that the UK Parliament's decision on Syria will impact our trade and investment relationship with Saudi Arabia," the British embassy in Riyadh said in a statement.

"The UK will continue to play a full role in seeking to bring an end to the conflict and hold the Syrian regime to account for its actions...UK exports to Saudi Arabia grew 26 percent in the first five months of this year and we expect that growth to continue."

Privately, however, some British officials were jittery about a cooling of Britain's traditionally warm relationship with the Gulf even before the decision on Syria.

Anger among unelected Gulf rulers over the West's support for the 2011 Arab Spring uprisings, and British media reports seen as supportive of the Muslim Brotherhood, were blamed by some analysts for British oil major BP's temporary exclusion last year from the bidding to run Abu Dhabi's biggest oilfields over the next few decades.

BP was allowed to bid again after British Prime Minister David Cameron flew to Abu Dhabi to promote his country's energy and weapons companies in November 2012.

But the United States and France have also been flexing their diplomatic muscles to win business in the Gulf; French President Francois Hollande visited Abu Dhabi in January this year. This suggests that for some contracts, the Syria issue could become a factor in decision-making.

Britain's BAE Systems is competing against France's Dassault Aviation to sell around 60 planes to the UAE. Qatar is weighing whether to replace its ageing fleet with BAE Eurofighter Typhoons or Dassault Rafales.

BAE has been locked in talks with Saudi Arabia over the sale of 72 Eurofighters since it signed a preliminary deal in 2007; it also hopes to sell fighters to Bahrain. Other fighters competing for Gulf sales include U.S.-based Lockheed Martin's F-35 and the Gripen from Sweden's Saab.

A Western aerospace executive in the Gulf noted that many factors were involved in large deals such as the UAE's fighter purchase, including technology transfers and governments' desire to diversify their suppliers. But that did not mean Syria would be ignored, he said.

"The UK's stand on Syria will play into the minds of the decision-makers in Gulf. You could make an argument that this will impact Eurofighter's chances," he said, declining to be named because of the political sensitivity of the issue. BAE declined to comment.

STRATEGIC

William Patey, a former British ambassador to Saudi Arabia and Iraq, and now an international affairs adviser at consultancy Control Risks, said he did not expect any immediate impact on British contracts in the Gulf.

"That's not how it works...I can't see that the Saudis are suddenly going to say, 'No we are not going to do this deal on Typhoon because the Brits aren't attacking Syria,'" he said.

But Patey added that there could be long-term damage if the British parliament's vote on Syria eventually came to be seen as part of a strategic withdrawal by Britain from action in the region on behalf of its Gulf allies.

British ministers have denied that any such withdrawal is on the cards, but the parliamentary vote showed the matter is not entirely in their hands.

Edward Hunt, a consultant at IHS Jane's Aerospace and Defence in London, said extended Western military intervention in Syria could eventually start to help Britain's commercial competitors if British forces sat it out.

"Historically equipment tends to sell better when it's been proven in combat situations - manufacturers always like to see their aircraft being used, successfully anyway, because that tends to increase sales overseas," he said.

"If the equipment isn't used, then competitor equipment - obviously the French and the Americans sell the same sort of equipment as we do - may be favoured in future procurements and competitions."

BP and Royal Dutch Shell, Britain's two international energy champions, declined to comment on how political relations between London and the Gulf might affect their interests.

In April, Abu Dhabi National Oil Co (ADNOC) chose Shell ahead of French rival Total to develop the Bab sour gas field in a project that has been valued at around $10 billion. [ID: nL6N0DH31A]

The 30-year deal showcases Shell's technology for treating potentially deadly gases from Bab and may therefore put it in a strong position to renew its role in the UAE's largest onshore oil concession, despite growing competition from Asian buyers of the UAE's oil.

The extent to which the Syria issue could affect this will start to become clear after October, when bids are due from international oil companies seeking to operate the UAE's onshore fields beyond 2014.

vendredi 6 septembre 2013

John Kerry « les pays musulmans sunnites proposent de financer notre guerre aux côtés d’al-Qaïda contre Assad »

Les troupes américaines : des forces mercenaires payées pour défendre al-Qaeda. Si ces pays musulmans sont prêts à payer l’addition, pourquoi n’envoient-ils pas leurs propres troupes ?
« Kerry: Les pays arabes proposent de financer l’invasion » d’après le Washington Post, du 4 septembre – cliquez sur ce lien pour voir la vidéo où Kerry reconnaît ce fait :
Le Secrétaire d’Etat John Kerry a dit lors de l’audition de mercredi dernier que les pays arabes ont offert de financer entièrement le renversement du Président Bashar al-Assad si les Etats-Unis prenaient la direction militaire.
« Concernant le fait que les pays arabes offrent de supporter tous les coûts et d’en estimer le montant, la réponse est sans l’ombre d’un doute “OUI” » a dit Kerry. « Ils ont mis cette offre sur la table.»
A la question de la républicaine Ileana Ros-Lehtinen (R-Fla.) sur le montant total couvert par ces pays, Kerry a dit qu’ils ont offert de payer pour une invasion complète.

« En fait certains ont dit que si les Etats-Unis sont préparés à y aller à fond comme ils l’ont fait précédemment en d’autres lieux, ils supporteront les frais » a dit Kerry
« Voilà de quelle manière ils sont impliqués dans cette affaire. Ce n’est pas dans leur jeu et personne n’en parle, mais ils envisagent sérieusement de le faire. »
Sources : Jihad Watch – 4 septembre – Par Robert Spencer


Monsieur John Kerry est encore une fois aussi précis dans cette ‘’révélation‘’ que sur la nature des preuves de la culpabilité des forces de Bachar al Assad dans la dernière attaque chimique dont ont été victimes des centaines de civils syriens.« les pays musulmans sunnites proposent de financer notre guerre … » ! ! ! …… Pourquoi ne pas dire carrément « L’OCI propose de financer notre guerre » ? …… car le sunnisme c’est 85% à 90% de l’islam ! ……

 En dehors de l’Iran, majoritairement chiite, le reste des pays musulmans est majoritairement (quand ce n’est pas totalement) sunnite.

L’OCI domine idéologiquement l’ONU. Mais seulement voilà, …… dans le cas de la Syrie, où les Alaouites aux commandes sont aussi éloignés du sunnisme que les témoins de Jéhovah peuvent l’être du Catholicisme Apostolique et Romain, les visées hégémoniques des sunnites sur la Syrie sont barrées par les vetos russes et chinois.

Aussi, les sunnites qui ne s’y trompent pas sur la vraie nature d’Obama, proposent-ils à l’Amérique de faire un pacte avec le diable !ON EN EST LA ! …… et le benêt qui emmène la France au désastre voudrait entraîner « la fille aînée de l’Église » dans cette déchéance !Mon D.ieu, faites quelque chose ! …… Mettez en place un ‘’hasard‘’ qui rendra impossible ce projet démoniaque ! …… Le hasard, Votre façon élégante d’aider l’Homme quand Il vous en prie sincèrement, sans pour autant rogner sur ce don imprescriptible dont Vous le dotâtes : LA LIBERTÉ !


 
 




 


 

jeudi 8 août 2013

Egypte : des milliers de filles de 11 à 18 ans louées à de riches arabes pendant l'été

Chaque été, des hommes touristes riches originaires des Etats arabes du Golfe affluent vers l’Egypte pour fuir la chaleur étouffante de la Péninsule arabique, prenant résidence dans des hôtels et appartements de luxe loués au Caire et à Alexandrie.
Beaucoup viennent avec leurs familles et le personnel de ménage, passant leurs journées à la piscine, en faisant des emplettes et en fréquentant des cafés et des boîtes de nuit. D'autres viennent pour un objectif plus sinistre.
A El Hawamdia, une ville agricole pauvre à 20 kilomètres au sud du Caire, ils sont faciles à repérer. Des hommes arabes dans des 'thawbs' (jalabs) blancs se baladent dans les rues de la ville jonchées de nids de poule et d'ordures, dans leurs voitures et véhicules de sport utilitaires de luxe. A leur arrivée, des combinards égyptiens dans des sandales courent à côté de leurs véhicules, offrant des appartements à court terme et, ce qui est pour eux le produit le plus recherché de la ville - des filles mineures.
"C'est une forme de prostitution infantile sous le couvert de mariage"
Chaque année, à El Hawamdia et dans d'autres communautés rurales pauvres à travers l'Egypte, des milliers de filles âgées de 11 à 18 ans sont vendues par leurs parents à des hommes arabes riches du Golfe beaucoup plus âgés sous prétexte de mariage. Les noces fictives peuvent durer entre quelques heures et plusieurs années, selon l'arrangement négocié.
"C'est une forme de prostitution infantile sous le couvert de mariage", affirme à IPS, Azza El-Ashmawy, directeur de l'Unité de lutte contre la traite des enfants au Conseil national pour l'enfance et la maternité (NCCM). "L'homme paie une somme d'argent et reste avec la fille pendant quelques jours ou l'été, ou la ramène dans son pays pour des travaux domestiques ou la prostitution".
"Certaines filles ont été mariées 60 fois au moment où elles ont 18 ans"
La fille est retournée à sa famille à la fin du mariage, généralement pour être mariée de nouveau. "Certaines filles ont été mariées 60 fois au moment où elles ont 18 ans", indique El-Ashmawy. "La plupart 'des mariages' durent juste quelques jours ou semaines".
Les accords sont conclus dans les nombreux bureaux de "courtier en mariage" d'El Hawamdia, identifiables par la présence remarquable de climatiseurs dans une ville délabrée disposant d’une énergie intermittente.

Les courtiers, généralement des avocats de second ordre, offrent également un service de livraison. Des filles de village de l'âge de 11 ans sont amenées dans les hôtels des touristes arabes ou appartements loués pour être sélectionnées. Les hommes arabes qui voyagent avec leurs femmes et leurs enfants prévoient souvent un appartement séparé à de telles fins.
Les mariages temporaires offrent un moyen de contourner les restrictions islamiques sur les rapports sexuels avant le mariage. "Beaucoup d'hôtels et de propriétaires en Egypte ne veulent pas louer de chambre aux couples non mariés", explique Mohamed Fahmy, un agent immobilier au Caire. "Un certificat de mariage, même fragile, permet aux visiteurs d'avoir des liaisons sexuelles".
Avoir des relations sexuelles avec des mineures est illégal en Egypte. Les courtiers peuvent aider dans cette situation aussi, fabriquant des actes de naissance ou utilisant la carte d'identité de la sœur aînée de la fille.
Une journée de mariage 'mut'a' ou "de plaisir" peut être arrangée pour seulement 800 livres égyptiennes (115 dollars). L'argent est partagé entre le courtier et les parents de la fille. Un 'misyar' ou mariage "avec visiteur" pendant tout l'été coûte entre 20.000 livres égyptiennes (2.800 dollars) et 70.000 livres égyptiennes (10.000 dollars). Le contrat juridiquement non contraignant se termine quand l'homme retourne dans son pays.

La "dot" que les hommes arabes du Golfe sont prêts à payer pour avoir des rapports sexuels avec des jeunes filles est une forte attraction pour les familles égyptiennes pauvres dans un pays où un quart de la population subsiste avec moins de deux dollars par jour.

Une enquête commanditée par le NCCM sur 2.000 familles dans trois villes près du Caire - El Hawamdia, Abu Nomros et Badrashein - a constaté que les fortes sommes versées par les touristes arabes étaient la principale raison qui explique le taux élevé des "mariages d'été" dans ces villes. Environ 75 pour cent des répondants connaissaient des filles impliquées dans le commerce, et la plupart croyaient que le nombre de mariages a augmenté.
Cette enquête réalisée en 2009 indiquait que 81 pour cent des "conjoints" venaient de l'Arabie saoudite, 10 pour cent des Emirats Arabes Unis, et quatre pour cent du Koweït.
L'Organisation internationale des migrations (OIM) étudie aussi ces "mariages". "La famille prend l'argent, et le 'mari' étranger abandonne généralement la fille après deux ou trois semaines", explique Sandy Shinouda, un responsable de l'Unité de l'OIM contre la traite, basé au Caire. "Les mariages non enregistrés ne sont pas reconnus par l'Etat et n’accordent aucun droit à la fille, ou aux enfants qui proviennent de ces unions".
Shinouda, qui gérait autrefois un refuge pour les victimes de la traite, affirme que la plupart des jeunes filles viennent de grandes familles qui voient le mariage avec un étranger plus âgé et plus riche comme un moyen d'échapper à la misère noire. "La fille peut avoir 10 frères et sœurs, alors la famille la considère comme une marchandise", souligne-t-elle.
Source :  IPS, 5 août 2013
La pédophilie est un fléau qui n'a pas de frontières. Mais si certaines civilisations la répriment, il en est d'autres qui la légalisent.
Là est toute la différence.
La situation de ces familles pauvres est triste, et ceci est un moyen honteux qui les obligent À choisir entre deux possibilités aussi atroces l'une que l'autre (vendre son enfant, ou mourir de faim). L'égalité entre les sexes et le respect des mineurs doit être respecté partout, d'ailleurs, ce sont contre leurs lois à EUX qu'ils agissent, ils n'ont aucunement le droit d'avoir de relations avec des mineures! PEnsez-vous vraiment que, exceptés les riches arabes esclaves de leur pénis, des gens trouvent vraiment leur compte dans cette situation?!

mardi 16 avril 2013

Pourquoi la Turquie ne pourra pas profiter autant qu'elle le voudrait des printemps arabes pour ressusciter son empire

Ardavan Amir-Aslani est avocat au Barreau de Paris. Il conseille les entreprises françaises et étrangères dans leurs opérations de fusions-acquisitions transnationales ainsi que les grands fonds d’investissement. Il intervient dans le domaine du droit public international et représente plusieurs Etats à travers le monde.
Il est auteur d’essais dont le dernier : Iran-Israël, Juifs et Perses a été publié chez Nouveau Monde Editions (mars 2013). Il anime un blog et un compte twitter @a_amir_aslani.

La Turquie veut se lancer dans la reconquête économique et idéologique des pays qui ont déjà vécu leur "printemps arabe", et de ceux susceptibles de connaître le même sort. Un enjeu qui dépasse de loin celui de l'adhésion du pays à l'Union européenne.

L'adhésion de la Turquie à l'Union européenne n'est plus la première priorité du pays.
L'adhésion de la Turquie à l'Union européenne n'est plus la première priorité du pays.
Depuis le « printemps arabe » l’on entend de moins en moins les responsables turcs réitérer avec l’insistance d’autrefois leur demande d’adhésion à l’Union européenne. Non guère que l’Europe ne les intéresse plus, loin s’en faut, mais parce que les nouveaux enjeux du monde arabe dépassent de loin une adhésion qu’ils attendent depuis 1987 et dont la validation n‘est plus vraiment une urgence stratégique. Cette adhésion n’étant plus hypothétique, la Turquie rejoindra l’Europe, mais cette fois-ci, pas avec son poids de pays membre, mais avec son statut d’empire !
C’est que pour la Turquie, l’urgence est aujourd’hui à la conquête économique et idéologique des pays qui ont déjà connu leur « printemps arabe » -la Tunisie, la Libye, l’Egypte, le Yémen et dans une certaine mesure le Maroc- ainsi que des autres pays qui sont susceptibles de connaître le même sort, notamment l’Algérie, la Jordanie et certaines monarchies du Golfe Persique. Plus exactement reconquête, puisqu’à l’exception du Maroc, l’ensemble des pays du monde arabe étaient jusqu’aux années vingt sous la domination de l’Empire Ottoman. Cet intérêt subit et enthousiaste pour les pays du « printemps arabe » n’a pas échappé à la sagacité de certains analystes qui n’hésitent pas à parler d’une ambition impériale néo-ottomane, permettant à la Turquie de devenir un acteur majeur de la scène mondiale, après avoir été longtemps une puissance régionale.
Dans cette nouvelle ambition, que Washington ne voit d’ailleurs pas d’un mauvais œil, la Turquie n’a pas manqué de mettre en avant ses multiples atouts : sa réussite économique, sa république laïque, ses bonnes relations avec Israël, son siège au sein de l’OTAN et surtout sa propriété du brevet de l’islamisme « modéré ». Le régime d’Ankara passe, en effet, pour être la figure emblématique et paradigmatique de l’islamisme « modéré », dont se sont instantanément réclamés les Frères musulmans en Egypte et Ennahda en Tunisie. Mais la question qui se pose, et qui est d’ordre beaucoup plus philosophique que politique, est la suivante : l’islamisme turc est-il « modéré » par essence idéologique ou par pragmatisme politique ? En d’autres termes, est-ce par maturité intellectuelle et révolution théologique que l’AKP est devenu ce bon modèle de l’islamisme « modéré » ? Ou est-ce par dépit et contrariétés sociologique, historique et politique, eu égard à l’ancrage et à l’antériorité de la laïcité par rapport à l’islamisme ?
Cette question est déterminante car, à supposer que l’islamisme turc soit intrinsèquement modéré, les conditions historiques, psychologiques et sociologiques de cette modération n’existent pas en Tunisie - nonobstant l’héritage bourguibien -, ni en Egypte, encore moins en Libye ou au Yémen. L’exception turque n’est pas un fait d’Erdogan mais un forfait de Mustapha Kemal, qui a imposé la laïcité par jacobinisme et qui a aboli le califat en 1924. Cette question est d’autant plus cruciale que la Turquie n’est pas le seul pays à cultiver cette vieille ambition panislamiste. Elle est concurrencée par trois autres modèles : le wahhabisme rigoriste saoudien, le wahhabisme aseptisé qatarien et le pan-chiisme de l’Iran.
C’est précisément entre l’Iran et la Turquie qu’un conflit d’intérêt, d’influence et de leadership pourrait atteindre son paroxysme dans les années et peut-être bien dans les mois qui viennent. Ce conflit est d’ores et déjà en acte en Syrie, par-delà le paravent médiatique qui le dissimule à peine et dont on ne veut laisser apparaitre que l’antagonisme manichéen entre une dictature accusée de tous les péchés et une opposition parée de toutes les vertus. Un tel conflit est possible et même souhaitable pour certaines puissances. La géopolitique n’est intelligible qu’à la lumière de l’histoire : dès sa naissance au tournant du XVIème siècle, la dynastie Safavide a été constamment en conflit avec l’Empire Ottoman. C’était déjà une guerre de leadership entre sunnisme et chiisme, dont profitaient d’ailleurs les empires européens.
 
 

http://www.atlantico.fr/decryptage/pourquoi-turquie-ne-pourra-pas-profiter-autant-qu-elle-voudrait-printemps-arabes-pour-ressusciter-empire-ardavan-amir-aslani-697943.html#leOTCk1JwYyyz1Ij.99

  buck ofama
Une différence fondamentale
L'empire Ottoman, fondé par une poignée de mercenaires turcs imprudemment engagés par les Byzantins, reposait sur une société multiculturelle, pluriethnique, multiconfessionnelle: un "business model" au départ efficace pour conquérir et détruire les petits états féodaux d'Europe Centrale et des Balkans, parfaitement adapté à la colonisation de l'Afrique du Nord et du Moyen Orient, s'est trouvé voué à l'échec face aux identités nationales. La Turquie des Jeunes Turcs, puis d'Ataturk, a choisi le concept inverse pour ne pas disparaître, et inventé la nation turque, au prix du génocide des Arméniens, de l'expulsion des Grecs, de l'écrasement des Kurdes. Kara Mustafa avait attaqué Vienne à la tête des janissaires, troupe d'élite formée de jeunes Chrétiens convertis de force: on voit mal Erdogan se lancer dans une nouvelle aventure impériale dont l'idéologie serait le nationalisme turc, avec un peuple entré dans le 21°siècle et l'économie de marché.

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samedi 18 août 2012

Le destin de la Jordanie face aux enjeux en Egypte et en Syrie, par Dore Gold



En dépit de la vague des manifestations du printemps 2011, le roi Abdallah a réussi à assurer la stabilité de son royaume et a ainsi évité des soulèvements qui ont fortement frappé une grande partie des pays voisins. Selon une analyse réalisée par l’International Crisis Group, il s’avère qu’en plus des Jordaniens d’origine palestinienne ont également participé aux manifestations des tribus jordaniennes qui traditionnellement soutiennent le Royaume hachémite.
Au cours de ces dernières décennies, un processus graduel d’aliénation se déroule au sein de certaines couches de la population. Durant le règne du roi Hussein nombreux furent les citoyens jordaniens employés dans le service public ou sécuritaire, « récompensés » pour leur loyauté et fidélité, tandis que les Palestiniens étaient exclus et se sont plutôt dirigés vers le secteur privé.
Cependant, suite aux réductions des dépenses nationales et la privatisation de nombreuses entreprises publiques, de nombreux citoyens ont souffert et se sont plaintes des parités sociales et de l’approfondissement de la pauvreté.
Dans ce contexte, il n’est pas surprenant de voir au sein des tribus jordaniennes un rapprochement vers la doctrine islamiste djiadiste. Certains sont même allés combattre en Afghanistan. Rappelons Abou Moussav Zarkaoui, originaire de la tribu Hassan, connu pour sa loyauté envers les hachémites et devenu commandant d’al Qaïda en Irak. Récemment, des réseaux islamistes et des cellules djiadistes ont été fondés à Irbid, proche de la frontière syrienne.
Déjà en février 2011, les chefs de 36 tribus bédouines ont mis en garde le roi Abdallah. Ils avaient affirmé que si la Jordanie n’effectuait pas des réformes globales, une révolte populaire risquait d’éclater. De ce fait, le roi Abdallah devrait jongler entre les deux parties que forme la population jordanienne : D’une part, les bédouins se sentant victimes d’une certaine discrimination et voulant appliquer une réforme pour accroître leurs revenus et d’autre part, les Palestiniens qui aspirent à renforcer leur pouvoir politique.
Ces derniers mois, le roi de Jordanie devait relever aussi deux grands défis : Comment faire face aux attentats répétés d’al Qaïda contre le gazoduc égyptien dans le nord du Sinaï, fournissant de l’énergie à la Jordanie et aussi à Israël. Et comment installer et gérer les dizaines de milliers de réfugiés fuyant les combats en Syrie et provoquant ainsi un lourd fardeau supplémentaire à l’économie jordanienne, maigre en ressources. Au cours de ces dernières décennies, la Jordanie a déjà absorbé plusieurs vagues de réfugiés palestiniens et environ un million de réfugiés en provenance d’Irak. Le gouvernement jordanien estime qu’actuellement plus de 150 mille réfugiés syriens se sont ajoutés.
Au début du mois, le FMI a approuvé un prêt de 2.06 milliard de dollars à la Jordanie. Cette décision était impérative et nécessaire pour aider ce pays dans les tâches auxquelles il est confronté. A long terme, la Jordanie devrait restaurer ses relations avec l’Arabie Saoudite et les pays du Golfe. Les Saoudiens ont déjà aidé Amman pour un montant de 1.4 milliards de dollars et ont invité la Jordanie à rejoindre le Conseil de Coopération des Etats du Golfe. Mais depuis l’année dernière, les relations entre les deux pays se sont détériorées et l’aide financière saoudienne a cessé d’être versée.
Il est important de préciser que la Jordanie devrait remplir un rôle essentiel pour barrer l’expansion iranienne. Ce pays a un frontière commune avec l’Irak dont le Premier ministre, Nourri el Maliki, sert les intérêts régionaux de Téhéran. La Jordanie a déjà expédié des forces au Bahreïn qui ont combattu contre le soulèvement pro iranien. Elle a proposé de former l’armée yéménite qui combat également contre les milices chiites pro iraniennes. Les Etats Unis et leurs alliés ont grand intérêt à garantir la stabilité économique de la Jordanie. Cette approche, bénéficiera du soutien des Etats du Golfe, également confrontés par la même menace venant de l’Est.
Source : Le Cape, par Dore Gold

lundi 25 juin 2012

Les états du Golfe veulent une frappe contre l'Iran

L’Iran continue à mener sa politique d’enrichissement d’uranium et de soutien à la Syrie sans se laisser impressionner le moins du monde par les glapissements indignés des dirigeants occidentaux, ni par l’accroissement des mesures de rétorsions politico-économiques. Qu’est-ce qui fait que le pouvoir en place à Téhéran se sente aussi fort pour poursuivre ainsi dans cette voie que d’aucuns qualifient de « provocation » ?
Par Alain Rodier
La perception des dirigeants iraniens
 Pour bien comprendre l’état d’esprit des dirigeants iraniens, il convient de décrypter ce qu’ils pensent réellement et la façon dont ils perçoivent la situation actuelle.
- Pour eux, les Américains (et accessoirement l’OTAN) ont perdu la guerre d’Irak et sont en train de perdre celle d’Afghanistan. En conséquence, Washington ne souhaite pas se relancer dans une aventure militaire qui risque d’être extrêmement coûteuse. La période préélectorale dans laquelle se trouvent les Etats-Unis ne se prête pas non plus à une opération martiale.
- Israël n’a pas assez de moyens techniques pour attaquer l’Iran avec une chance d’obtenir des résultats significatifs. Pour espérer être assez efficaces, ils ont besoin du soutien massif des Etats-Unis. Or, comme cela est dit ci-avant, Washington veut éviter toute nouvelle action qui l’impliquerait militairement.
- L’Union Européenne traverse une crise économique de première importance et ne peut se permettre le luxe que la situation se détériore notablement aux Proche et Moyen-Orients. En effet, les dirigeants européens sont déjà très inquiets par la tournure prise par les évènements en Afrique suite aux « révolutions arabes ». Une déstabilisation des Proche et Moyen-Orients accentuerait encore la crise et accoucherait d’une situation totalement ingérable.
- L’Occident ne pourra maintenir longtemps un embargo sur les exportations de brut iranien car la demande est de plus en plus forte et les prix risquent de flamber.
- L’Occident est par ailleurs incapable sur les plans politique et technique d’arrêter l’effort militaire nucléaire iranien.
- La Chine va poursuivre, sans aucun état d’âme, ses achats d’hydrocarbures à l’Iran. Pékin n’est actuellement intéressé que par une chose : ses propres intérêts, lesquels dépendent totalement de son développement économique. Ce dernier est tributaire de ses approvisionnements énergétiques auquel l’Iran participe directement.
- La Russie et la Chine continueront à imposer leur veto au Conseil de sécurité des Nations Unies contre toute décision impliquant une action militaire contre l’Iran. Ils devraient faire de même avec la Syrie. Le véritable « affront » qu’ils ont subi lors de la guerre contre la Libye n’est pas près d’être oublié. A savoir qu’ils ne s’étaient pas opposés au principe d’une opération visant à protéger les populations civiles mais, en aucun cas l’appui direct apporté aux forces insurgées.
- La Syrie est le seul Etat à majorité sunnite allié de l’Iran. Toutefois, les Alaouites qui tiennent aujourd’hui les rênes du pouvoir sont une sorte de secte syncrétique proche des croyances chiites. La Syrie participe à ce qui est appelé le « croissant chiite » qui est formé d’une partie du Liban (grâce au Hezbollah libanais), de l’Iran, l’Irak et du Bahreïn.
Quelle peut être la suite des évènements ?
Téhéran qui connaît très bien les faiblesses de l’Occident, est en train de rouler ses dirigeants dans la farine.
Malgré ses dénégations, son but reste l’acquisition de l’arme nucléaire de manière à peser dans la confrontation feutrée qui l’oppose aux régimes sunnites d’Arabie saoudite et du Qatar. De plus, la création d’une force de frappe devrait mettre le régime des mollahs à l’abri de toute intervention militaire musclée. La population iranienne, malgré ses divisions et ses rancoeurs à l’égard du régime, reste très nationaliste. Elle ressentirait l’entrée de sa mère-patrie dans le camp des pays détenteurs de l’arme nucléaire comme une grande fierté.
L’annonce par le président Mahmoud Ahmadinejad qu’il ne se représenterait pas aux prochaines élections présidentielles de 2013 participe de ce processus. A savoir que tous les commentateurs vont estimer que le « dur » est enfin écarté et qu’il va pouvoir laisser la place à un « libéral » ou à un « réformateur ». C’est oublier un peu vite que le Guide suprême de la révolution, le Grand Ayatollah Ali Khamenei, qui détient tous les pouvoirs, est encore plus intransigeant que son président.
Un candidat sérieux qui pourrait se présenter est Mohsen Rezaï[1]. Il avait été présenté comme relativement favorable au mouvement vert[2] de 2009. Or Rezaï, qui est actuellement le secrétaire du Conseil de discernement de l’intérêt supérieur de l’Etat, est en fait un pur et dur qui a commandé les pasdaran de 1981 à 1997.
Ali Larijani, le secrétaire du Conseil suprême de la Sécurité nationale, a également ses chances. En effet, Téhéran sait qu’il a les faveurs des Occidentaux car il a su séduire les interlocuteurs qu’il a eu lorsqu’il était le négociateur en chef sur le nucléaire iranien, poste qu’il a quitté en 2007. Il a déjà été candidat à l’élection présidentielle de 2005 et avait alors obtenu 5,83% des votes.
Ces « jeux de palais » – car seuls des candidats autorisés par les mollahs peuvent se présenter – sont là pour amuser la galerie. En effet, le rôle du président iranien reste limité par rapport au pouvoir détenu par le Guide suprême de la révolution. Le problème sérieux qui pourrait survenir est l’état de santé défaillant de ce dernier. Sa succession poserait un grand problème au régime et pourrait être la source de désordres notables.
Malheureusement, il semble que Téhéran va finalement parvenir à se doter de l’arme nucléaire, même si son programme est considérablement retardé par la guerre secrète menée par Israël et les Etats-Unis[3]. Un renversement des mollahs par une révolution intérieure ne paraît pas être d’actualité. L’Etat hébreu semble se préparer à cette éventualité[4]. Le fait nouveau est la livraison d’un quatrième sous-marin de type 800 Dolphin[5] à Israël, le 3 mai 2012. Deux autres bâtiments de même type devraient suivre dans les années à venir. En complément des missiles balistiques enterrés de typeJericho I, II et III et aux missiles de croisière emportés sous aéronefs, cela permet à Israël de disposer d’une puissance de dissuasion conséquente.

[1] Il s’est déjà présenté aux élections présidentielles de 2009. Il était alors arrivé troisième avec 1,7% des suffrages.
[2] Il a qualifié les procès des responsables du mouvement vert comme « injustes ». Il a condamné le régime dans une lettre publié le 2 août 2009.
[3] Voir la Note d’actualité n° 263 de novembre 2011.
[4] Voir la Note d’actualité n°262 de novembre 2011.
[5] Ce sous-marin baptisé Rahav est une petite merveille de technologie. Doté d’un système de propulsion anaérobie qui lui permet de rester en plongée plusieurs semaines, il peut être armé de missiles de croisière tirés depuis ses quatre tubes de 650 mm (sans compter les six tubes classiques de 533 mm). Ces armes (vraisemblablement une munition à changement de milieu dérivée du missile de croisière Popeye) sont capables d’emporter sur une distance de 1 500 kilomètres une charge militaire de 200 kilos, ce qui est largement suffisant pour une tête nucléaire miniaturisée.

Par Yoram Ettinger
Les pays du Golfe espèrent une action américaine contre l’Iran
Un Iran nucléaire serait une menace claire pour les régimes pro-américains l’Arabie saoudite et les pays du Golfe Persique, conduirait sur une pente glissante au niveau régional et mondial, augmenterait la violence qui nuirait gravement à l’économie américaine et sa sécurité nationale.
Un haut responsable de Bahreïn m’a dit,  que l’Arabie saoudite et le Bahreïn s’attendent à ce que les États-Unis modifient leur politique et recourent à des mesures nécessaires pour éliminer la menace du nucléaire iranien.
Les dirigeants du Golfe Persique paniquent face à la menace nucléaire iranienne croissante.
L’Arabie saoudite et les régimes du Golfe, qui sont considérés comme apostats par les ayatollahs de Téhéran, sont conscients du fait que, contrairement au Pakistan nucléaire et la Corée du Nord, les dirigeants iraniens sont impérialistes, ont des aspirations mégalomanes pour dominer le Golfe Persique, le Moyen-Orient et, à tout le moins, l’ensemble du monde musulman.
Les Etats du Golfe se rendent compte que les sanctions ne sont pas efficaces dans les termes, puisque la Russie et la Chine, ainsi que l’Inde et le Japon, et probablement certains pays de l’Europe, ne coopèrent pas avec les États-Unis.
Quarante ans de diplomatie et de sanctions ont ouvert la voie au nucléaire nord-coréen et ouvrent la route à un Iran nucléaire
L’Arabie saoudite et les Etats du Golfe présument que la politique actuelle envers l’Iran mène sur une pente glissante et meurtrière, face à l’Iran, à un effondrement programmé des régimes pro-américains du Golfe, un effondrement du système d’approvisionnement en pétrole, un effondrement des économies mondiales, une escalade de la prolifération nucléaire au Moyen-Orient et au-delà, une radicalisation du terrorisme islamique contre les régimes musulmans traditionnels et les démocraties occidentales, une possibilité  de guerre régionale et mondiale
Les pays du Golfe sont convaincus qu’une politique unilatérale des États-Unis est nécessaire. Ils veulent une intervention militaire massive et des mesures préventives pour dévaster le nucléaire iranien, ainsi qu’une défense aérienne et des infrastructures de missiles afin de minimiser les capacités de représailles de l’Iran, et empêcher les effets désastreux d’un Iran doté de l’arme suprême.
Les Etats du Golfe craignent qu’éviter une action préemptive minerait davantage la posture de dissuasion des États-Unis et la puissance militaire qui constitue l’épine dorsale de leur sécurité nationale, alimenterait le fanatisme de la rue arabe, et condamnerait les régimes pro-américain du golfe.
Ils supposent qu’une frappe militaire préventive et décisive – sans troupes au sol – est une condition préalable à un changement de régime en Iran, qui a échoué en 2009 en raison des hésitations de l’Ouest. On ne peut pas s’attendre que l’opposition interne défie les ayatollahs si les USA et Israël s’abstiennent d’intervenir.
En 1978 et 2011, les États-Unis ont lâché le shah d’Iran et le président égyptien Hosni Moubarak, respectivement, et le changement de régime en Iran a facilité la lutte contre les États-Unis.
En 2012,  une action militaire préventive  exposerait la vulnérabilité des ayatollahs, et fournirait un élan significatif pour un changement de régime pro-américain.
Au cours des années 1960, les États-Unis ont échoué dans leur tentative d’apaiser, et arracher le président égyptien Gamal Abdel Nasser du bloc soviétique. La guerre des Six Jours de 1967, et non la diplomatie américaine, a dévasté Nasser et fait avorter ses efforts pour renverser les régimes pro-américains en Arabie saoudite et dans le Golfe.
En 2012, l’Arabie saoudite et les Etats du Golfe s’attendent à ce que les États-Unis récupèrent leur posture de dissuasion et éviter les erreurs passées qui ont mis en péril leur survie et ont fait progresser la nucléarisation de la Corée du Nord et de l’Iran.
Est-ce que les États-Unis répondront aux attentes de ces pays en modifiant leur politique? Israël sera-t-il forcé de prendre des mesures préventives pour éviter le danger ?