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mercredi 12 février 2014

La faillite de Mandela et Juan Peron


Mandela richissime, la RSA ruinée

Le 3 février, l’un des exécuteurs testamentaires de « Madiba » faisait savoir que sa fortune personnelle était provisoirement évaluée à 46 millions de rands, soit 3 millions d’euros. Pas mal pour un simple avocat (diplôme obtenu sous le régime honni de l’apartheid, notez bien) : libéré en 1990 après de longues années passées en prison pour entreprise terroriste, il n’aura occupé que cinq ans la présidence de la République sud-africaine, dont l’appauvrissement a, au contraire, été proportionnel à l’enrichissement de son premier président noir, si bien qu’en effet la faillite du pays est avérée. Quelles qu’aient été les intentions pacificatrices de Mandela couronnées par un prix Nobel de la paix également attribué à son complice afrikander Frederik Willem de Klerk, président du Parti national et président de la République d’Afriquedu Sud de 1989 à 1994, qui a trahi son peuple au profit de la majorité noire et d’un puissant capitalisme apatride, le résultat n’est pas à la hauteur des folles espérances mises par la mediaklatura dans la « nouvelle Afrique du Sud ». Les chiffres accablants fournis par J.-Cl. Rolinat le prouvent : « Le passage du pouvoir blanc au Black Power » a accouché d’un pays malade.

Le pays malade d’une « ségrégation de la revanche »

Aujourd’hui, la République d’Afrique du Sud est malade :
  • – malade de la criminalité : 25.000 assassinats par an, 30.000 tentatives de meurtre et 300.000 cambriolages, plus le taux de violence sexuelle le plus élevé au monde ; en 2009, on estimait qu’un Sud-Africain sur quatre avait commis un viol, qu’un enfant était violé toutes les trois minuteset, en 2013, les statistiques avançaient que « 40% des Sud-Africaines seront violées dans leur vie », les Blanches en priorité ;
  • – malade du racisme institutionnel : les politiciens noirs flétrissent l’ancien régime et imputent tous leurs échecs au défunt apartheid et aux Blancs ; ceux-ci sont tacitement accusés de saboter les plus beaux projets et vivent dans une telle insécurité physique et professionnelle que le quart d’entre eux a préféré s’exiler ;
  • – malade des rivalités tribales : l’appartenance commune à l’African National Congress (ANC au pouvoir) cache mal les haines et les rivalités entre Xhosas, ethnie de Mandela, et Zoulous, ethnie de l’actuel président Jakob Zuma, prévaricateur et fornicateur d’élite ;
  • – malade de la « discrimination positive » ou, plutôt, comme le dit notre auteur, d’une « ségrégation de la revanche » : en effet, l’africanisation massive et précipitée de l’administration, du secteur hospitalier, de la police et de l’armée, des services et de l’industrie a mis à mal en moins de vingt ans l’économie la plus florissante du continent noir.
Comme pouvaient le constater tous les visiteurs des années 1970 et 1980 de l’autre siècle, l’auteur a raison de souligner qu’à certains égards la Republik, qui était aussi moderne et dynamique que les Etats-Unis, a sécrété un chômage exponentiel, frappant indistinctement toutes les communautés puisque de plus en plus de Blancs sont réduits à la mendicité. Là encore, les chiffres sont éloquents : 23,2% de la population active sont officiellement sans emploi, 40% selon les syndicats, ce chômage étant lui-même générateur de misère. Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil d’extrême pauvreté, soit 260 euros par an, a doublé pendant la décennie suivant l’accession de Mandela à la présidence, passant de 1,9 à 4,2 millions d’individus, entraînant une criminalité subséquente.

« Kill the Boer, kill the farmer ! »

Entre 1990 et 2005, selon l’indice de développement humain du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), l’Afrique du Sud a ainsi reculé de 35 places, et la dégringolade risque de s’accélérer du fait d’un phénomène terrifiant encore qu’il ne semble pas inquiéter nos commentateurs : l’élimination systématique des fermiers blancs, selon l’un des slogans chers à l’ANC, « Kill the Boer, kill the farmer ! ». Plus de 4.000 éleveurs et agriculteurs ont ainsi été assassinés, bien souvent en compagnie de leurs proches et dans des conditions abominables, depuis l’avènement tant attendu de la « nation Arc-en-ciel ». Résultat redouté par J.-Cl. Rolinat : « En 1994, on dénombrait 133.000 fermiers commerciaux. Aujourd’hui, il en reste moins de 40.000. Déficit énorme. Hémorragie dont les statistiques de production se font l’écho… Un processus à la zimbabwéenne avec, à la clé, les conséquences qu’on peut imaginer, chute des ventes, baisse des exportations et, à terme, la famine ! »
Loin des dithyrambes de la presse occidentale, voilà le véritable héritage de Mandela dont le vrai prénom est Rolihlahla, autrement dit « fauteur de troubles » en bantou : un Etat, certes, « décolonisé » mais, comme tant d’autres, ruiné par le délire idéologique, le racisme rabique, le revanchisme imbécile mais aussi la rapacité et la corruption de son nouvel Establishment, ces riches politiciens et affairistes bantous dont la surenchère dans le luxe est une insulte à la misère et à la désespérance ambiantes. Le tableau brossé par l’auteur, qui retrace aussi brièvement l’histoire de la RSA, est tristement véridique. Tout au plus peut-on regretter qu’il ne souligne pas le rôle capital joué par une certaine oligarchie financière – très étrangère à la geste des Boers – dans la dérive du Parti national puis la mortifère abdication de De Klerk… dont l’épouse Monika fut elle-même victime en 1998 de la criminalité organisée.

A l’opposé du mandélisme, le péronisme

2 RolinatAlors que paraissait ce livre, Winnie Madikizela-Mandela, épouse répudiée de Nelson et jadis surnommée Bloody Winnie, Winnie la Sanglante, pour son goût de la violence, estimait, le 26 janvier dans Le Journal du dimanche, avoir été la véritable opposante à l’apartheid et affirmait avec un certain dédain : « Sans moi, il n’y aurait pas eu de Nelson Mandela. Si je ne m’étais pas battue, il n’y aurait pas eu de Mandela, le monde entier l’aurait oublié. »
Sans Evita Perón, y aurait-il eu un Juan Perón et, sous ses avatars si divers et souvent si éloignés de l’original, le péronisme aurait-il encore des adeptes, au point que l’actuelle présidente argentine, Cristina Kirchner, s’en réclame, d’ailleurs bien abusivement ?
C’est toute la question qui sous-tend la monographie que J.-Cl. Rolinat, décidément très productif, publie sous le titre Juan Perón (**). Mais la photo de couverture est celle du couple, vite devenu indissociable tant la jeune et fragile Eva Duarte, actrice de très humble condition mais animée d’une volonté et d’un nationalisme farouches, participa aux conceptions, à l’organisation et au prodigieux succès du parti justicialiste, cette « troisième voie » entre l’URSS et le trop puissant voisin états-unien.
L’auteur se défend de vouloir faire une icône de cette « femme faite homme dans un corps féminin » (qui finit par la trahir, le cancer ayant emporté l’idole des descamisados alors qu’elle avait à peine dépassé la trentaine). Il conclut : « On ne peut pas parler de Juan Domingo Perón sans évoquer son double, celle qui mit toute son énergie, son talent, son intuition de femme, sa force de caractère et son intelligence au service de la cause du peuple, au service des ambitions de son mari. A un point tel que, à un moment, on pouvait se demander qui était l’inventeur du péronisme. »
Au contraire du mandélisme, le péronisme avait su redresser l’économie argentine, ramener la cohésion sociale et pratiquement éradiquer la pauvreté.
 Camille Galic4/02/2014
 (*) J.-Cl. Rolinat, République sud-africaine : la faillite de Mandela, éditions Les Bouquins de Synthèse nationale, 1/01/2014, 188 pages.
(**) J.-Cl. Rolinat, Juan Perón, éditions Pardès, Collection Qui suis-je ? 21/12/2013, 128 pages.

mercredi 14 août 2013

De Trafalgar à Gibraltar

Pour mémoire, la bataille de Trafalgar opposa le 21 octobre 1805 la flotte franco-espagnole sous les ordres du vice-amiral Villeneuve à la flotte britannique commandée par le vice-amiral Nelson. Nelson y trouva la mort, mais la tactique qu’il mit en œuvre valu aux Britanniques une victoire totale. Les deux tiers des navires franco-espagnols furent détruits et Napoléon, faute d’une flotte suffisante, dût renoncer à conquérir le Royaume-Uni. Cette victoire conforta également la présence britannique sur les mers du globe.
Maintenant, le Rocher de Gibraltar. Aux portes d’une Afrique politiquement instable et sur la route du Moyen-Orient, Gibraltar est une base stratégique équipée d’installations militaires et de renseignement (voir lien vers source en bas de page). Cédé en 1713 à la Grande-Bretagne aux termes du traité d’Utrecht, Gibraltar, un territoire de sept kilomètres carrés peuplé de 30’000 habitants, est au centre de tensions entre le Royaume-Uni et l’Espagne. L’accès protégé à l’enceinte militaire de l’aéroport est la première vue qui s’offre au visiteur du Rocher, à une extrémité de l’énorme piste d’atterrissage qu’il doit franchir, en voiture comme à pied, pour entrer à Gibraltar.
Une part du territoire est occupée par une base aérienne militaire, une base navale, essentielle pour les escales et la réparation des sous-marins nucléaires, ainsi qu’une base de renseignement. Ce petit territoire constitue l’unique porte d’entrée et de sortie de la Méditerranée, un espace plus que jamais stratégique pour les Occidentaux en raison de la montée de l’islamisme au Sahel et de l’instabilité au Moyen Orient. La base britannique de Gibraltar permet une surveillance de la Méditerranée par laquelle transite une bonne partie du pétrole et du gaz naturel consommés en Europe occidentale.
Le Royaume-Uni veut donc conserver ce territoire pour des raisons de communication, de renseignement et de contrôle du trafic maritime passant par le détroit de Gibraltar, qui sépare l’Europe de l’Afrique. L’importance stratégique du détroit s’est encore accrue avec son statut international, qui, depuis 1982, permet à tout pays de survoler et de naviguer dans la zone, y compris pour les sous-marins, sans en informer les pays riverains, à savoir l’Espagne et le Maroc. Avec 200 militaires, l’activité de la base navale britannique est permanente. C’est un point d’escale permanent tant des navires de guerre que des sous-marins nucléaires, britanniques mais également américains, à l’aller ou au retour des patrouilles en Méditerranée.
C’est ainsi que la frégate britannique HMS Westminster doit faire escale à Gibraltar, dans les jours à venir, dans le cadre du déploiement annuel de la Royal Navy jusqu’au Golfe. De plus, quatre navires de guerre britannique, dont un porte-hélicoptères, sont en route vers la Méditerranée. Londres profite par la même occasion de la capacité exceptionnelle d’écoute de ses installations de renseignement électronique.
La pointe du Rocher, à l’extrémité de l’isthme où se situe Gibraltar, se trouve à 400 mètres à l’aplomb de la mer, avec, en face, l’Afrique. Cette position fait du territoire une tour de renseignement très intéressante pour les Britanniques, qui l’exploitent pour eux-mêmes mais également pour leurs alliés occidentaux.
Le gouvernement de Gibraltar, une coalition centriste composée du Gibraltar Socialist Labour Party et du Liberal Party of Gibraltar, aurait affirmé que malgré le caractère britannique du rocher de Gibraltar, l’isthme lui est espagnol et les eaux espagnoles, seules la ville, le château, les fortifications et le port de Gibraltar ayant été cédés par traité aux Britanniques. De son côté, l’Espagne se dit fondée à porter l’affaire devant la Cour internationale de La Haye ou devant l’ONU.
Selon certains médias espagnols, l’Argentine et L’Espagne pourraient faire front commun pour revendiquer les îles Malouines et Gibraltar. L’Argentine est actuellement membre non permanent temporaire du Conseil de Sécurité de l’ONU et la présidente Cristina Kirchner a rappelé la revendication argentine il y a quelques jours par l’intermédiaire de son représentant conseil de sécurité.
Ironie de l’histoire, l’Espagne et propriétaire d’îles et d’enclaves marocaines situées de l’autre côté du Détroit de Gibraltar, notamment les deux enclaves de Ceuta et de Melilla (Ceuta, la porte d’entrée de toute la cocaine sud américaine et du hasch marocain, une montagne de pognon por ceux qui savent comment faire pour passer et pour les potes du régime marocain…), îles et enclaves nord-africaines revendiquées par le Maroc. Quant à l’Argentine, elle n’a que partiellement réglé son conflit frontalier avec le Chili à propos du Canal de Beagle.
Ce canal est situé à l’extrême sud du continent américain. Sa partie orientale constitue la limite internationale entre le Chili et l’Argentine, mais sa partie occidentale est actuellement aux mains du Chili. Il s’agit d’un détroit séparant les îles de l’archipel de la Terre de Feu, à l’extrême sud de l’Amérique du Sud. Il sépare la Grande Île de la Terre de Feu de plusieurs îles au sud.
© M. Garroté réd en chef www.dreuz.info
Source :
L’Espagne a reconnu les frontières de l’Europe lors de son adhésion à l’Union Européenne. Si de plus elle s’alliait à l’Argentine pour s’opposer au Royaume Uni il faudrait l’en exclure. Nous voilà face à une situation qui me rappelle la position de la Turquie qui demande à faire partie de l’UE et qui ne reconnait pas l’un de ses pays à savoir Chypre. Les dirigeants espagnols n’ont-ils rien trouvé de mieux pour faire oublier la crise économique que de relancer la polémique autour du rocher de Gibraltar? L’intérêt de Gibraltar est indéniable pour l’Occident et je suis convaincu que si cette ville redevenait espagnole les Etats Unis ne pourraient plus utiliser cette base pour leurs opérations militaires.

lundi 1 avril 2013

La vengeance de la gauche d’Argentine contre le Pape


Bergoglio Kirchner
Kirchner et Bergoglio
Qui est mieux placé que les médias de gauche pour ourdir une propagande musclée, assurée d’être reprise internationalement, contre le pape François ? Personne.
Et c’est une propagande soigneusement fabriquée par la gauche argentine destinée à se venger du pape François que ce dernier devra affronter durant sa papauté, en commençant par les vicieuses accusations de complicité avec la dictature argentine, puis de sa collaboration à l’enlèvement de deux prêtres jésuites argentins, Orlando Yorio et Francisco Jalics par la junte militaire.
Car il s’agit d’une vengeance.
Ainsi, rappelle The Economist (1), lorsque le cardinal Jorge Mario Bergoglio était archevêque de Buenos Aires, ses relations avec la présidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner « allaient de glaciales à hostiles ».
  • En 2008, Bergoglio avait soutenu les agriculteurs qui affrontaient Kirchner au sujet d’une augmentation des impôts, ce qui affecta lourdement la popularité de la présidente.
  • En 2010, il critiquait ouvertement l’approbation par la présidente de gauche de la loi pour légaliser le mariage gay.
  • Bergoglio accusait également Kirchner de ne pas faire assez d’effort pour lutter contre la grande pauvreté du pays suite à l’effondrement économique de 2001-2002 provoqué par le FMI, vérité qui fut ressentie par la gauche et les médias comme une maladie honteuse qu’il ne fallait pas divulguer.
  • En juin 2008, l’Église catholique d’Argentine décida de créer deux nouveaux diocèses en Patagonie (2), ce que Cristina Kirchner accepta, mais à condition que l’Église y rattache les Malouines (Falklands), manœuvre destinée à faire reconnaitre par un Etat étranger la souveraineté de l’Argentine sur ce territoire disputé. Le Pape refusa.
  • Encore en 2008, Kirchner reçu un autre camouflet du Vatican pour son faux pas diplomatique, lorsqu’elle proposa l’ancien ministre de la justice Alberto Iribarne, un homme divorcé qui vivait en union libre, au poste d’ambassadeur auprès du Vatican, ce que la cité papale n’accepta pas (3), alors qu’au même moment, la présidente était accusée par l’Eglise catholique argentine, chez elle, du fait que son gouvernement trichait sur les chiffres affichant une baisse de la pauvreté.
Des doutes fondés d’une propagande de la gauche argentine
Quand ils apprirent que Bergoglio venait d’être élu nouveau pontife, les partisans de Kirchner au Congrès refusèrent d’interrompre une éloge au défunt président du Venezuela Hugo Chavez, et alors que toutes les chaînes de télévisions privées de ce pays catholique, qui ne reconnait pas la séparation des pouvoirs entre l’état et l’église, passaient des images du Vatican en continu, la chaîne 7, télévision publique bien ancrée à gauche, passa des dessins animés…
Aussi la relation difficile entre le nouveau pape et la présidente d’Argentine révèle-t-elle que les allégations contre Bergoglio ne sont que de la propagande de la gauche argentine.
Verbitsky, surnommé le « propagandiste en chef », à l’origine des accusations
Après l’élection du Pape, c’est le journaliste Horacio Verbitsky qui a renouvelé ses affirmations antérieures selon lesquelles Bergoglio avait remis les deux prêtres jésuites à l’armée argentine en 1976. Mais Verbitsky, pour les personnes familières avec le milieu médiatique argentin, porte depuis longtemps le surnom de « propagandiste en chef » du gouvernement Kirchner !
The Economist ajoute : « Les universitaires [argentins] qui ont étudié la violence politique de l’Argentine des années 1970, pensent qu’il n’existe aucune preuve que Bergoglio a aidé la dictature, et lui-même a rejeté l’allégation », rappelant le fait qu’il avait, au contraire, fait pression sur la junte pour libérer les prêtres enlevés.
En outre, récemment, Adolfo Perez Esquivel, qui a remporté le Nobel de la Paix 1980 pour sa documentation sur les atrocités de la junte, a déclaré à Associated Press que Bergoglio n’a « jamais collaboré avec la dictature. »
Douche froide
Juste après son élection, un sondage révéla que 50% de la population argentine considérait que la nomination du pape nuira au gouvernement Kirchner, et qu’il renforcera le pouvoir des cardinaux, largement hostiles au gouvernement de gauche en place.
En réaction à cette douche froide, alors qu’elle lui avait déjà envoyé une glaciale lettre de félicitations, Cristina Kirchner s’est précipitée à Rome pour déjeuner avec le pape François, à son hôtel la veille de son intronisation, et son fils a immédiatement retourné sa veste et organisé une grande fête dans le bidonville Villa 21-24 en l’honneur du nouveau pape avec les membres de son groupe, les Montoneros.
Lors de ce déjeuner, la présidente argentine a offert au pape une gourde pour boire le maté, la boisson traditionnelle à base de thé qu’il affectionne, et lui a demandé d’intervenir en soutien de son pays concernant la souveraineté sur les territoires disputés des îles Malouines, ce que le pape ne fera pas, irritant encore une fois l’intelligentsia argentine et revancharde.
Tout près en Europe, la passivité de la fille aînée de l’Eglise vis à vis des « progressistes » - avec les résultats catastrophiques que l’on connait – contraste tant avec la vivacité de la branche argentine, que l’élection du courageux cardinal a de quoi effrayer les gauchistes, qui ne manqueront pas une occasion pour tenter de noircir l’image du pape François auprès des croyants les plus perméables.
Et catastrophe des catastrophes, le pape François est de longue date un proche et sincère ami des juifs, ce que l’internationale médiatico-politique antisioniste – dont Kirchner n’est pas un maillon faible – voit d’un très mauvais œil.
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

vendredi 15 mars 2013

Le pape François pendant la dictature en Argentine

Le nouveau pape François, du temps où il officiait comme cardinal archevêque en Argentine, aurait soi-disant collaboré avec la junte militaire au pouvoir de 1976 à 1983. Le cardinal archevêque Jorge Mario Bergoglio aurait, dit la légende noire, retiré à deux prêtres la protection dont ils bénéficiaient, avec, pour conséquence, leur enlèvement par des militaires argentins.




 
 
Ces allégations sont véhiculées par deux activistes argentins d’extrême-gauche, Graciela Lois et Carlos Pisoni, dans le journal argentin ultragauchiste Página 12, dans lequel s’exprime de temps à autre un autre extrémiste cathophobe, français celui-là, répondant au nom de Mélenchon.
 
 
En réalité, les deux prêtres jésuites argentins, Orlando Yorio et Francisco Jalics, ne se sont pas vu retirer par le cardinal Bergoglio la protection dont ils bénéficiaient. Ce sont au contraire les deux prêtres qui se sont éloigné de la Congrégation jésuite parce qu’ils voulaient suivre leur propre voie, celle des curés marxistes.
 
 
Quant aux rencontres du cardinal Bergoglio avec le général argentin Videla, elles ne devraient choquer personne. La période couvre huit ans. Dans quel pays le clergé n’a-t-il aucun contact avec le pouvoir en place ? A-t-on jamais reproché à tel ou tel évêque local ses rencontres avec le dictateur prosoviétique en place ? De plus, je rappelle qu’à l’époque, une guerre a failli éclater entre le Chili et l’Argentine. Cette guerre a été évitée grâce à la médiation de l’Eglise catholique.
 
Il est vrai que durant la période 1976-1983, la gauche et l’extrême-gauche françaises avaient soutenu – sans problèmes de conscience – leurs coreligionnaires argentins, y compris ceux qui étaient téléguidés par les services cubains, est-allemands et soviétiques.
 
Si vraiment la gauche française veut rouvrir le dossier de la Guerre froide, nous sommes prêts, sur ce blog, à contribuer à la réouverture de ce dossier. Nous avons du reste quelques informations troublantes sur certains énergumènes parisiens de l’époque.

dimanche 6 janvier 2013

Les Malouines ne sont pas l’Alsace-Lorraine


Ce 3 janvier, Cristina Fernández de Kirchner, Présidente de la nation Argentine, s’est offert une page dans le Guardian afin de publier une lettre destinée à David Cameron. 212 mots avec une copie à Ban Ki Moon, pour dénoncer les 180 ans de « pouvoir colonial » britannique sur l’archipel des Malouines, portant atteinte à l’intégrité nationale argentine, et rappelant au Premier ministre britannique que, en 1965, l’Assemblée générale de l’ONU a voté à l’unanimité une résolution invitant les deux pays à une négociation en vue de résoudre ce « cas colonial ».
En réaction, le Sun a publié une lettre, dans un quotidien Argentin, demandant à la présidente de « laisser tomber » (hands off) avec ce territoire britannique. Pour le 10 Downing Street, c’est à la population de décider et un référendum est prévu pour mars prochain. L’archipel n’est plus à proprement parler une colonie, ni un territoire d’outre-mer. Depuis 2009, elle a son Parlement souverain et une Constitution propre reconnaissant la reine comme chef d’État. La bête hideuse du « cas colonial » est dépassée puisque l’île est un territoire aujourd’hui autonome. Pour pousser la logique jusqu’au bout, la présidente aurait dû adresser sa lettre au Gouverneur des Falkland.
L’argumentaire tiers-mondiste de Kirchner ne tient pas la route. On pourrait aussi avancer que l’Argentine n’est pas en position de donner des leçons en matière de colonialisme quand on sait comment elle a — violemment et au détriment des populations indiennes ¬— conquis le sud de son territoire à la fin du XIXe siècle. Faudrait-il négocier avec le successeur d’Antoine de Tournens pour rendre son indépendance au royaume de Patagonie et de l’Araucanie ? Les Malouines ne sont pas l’Alsace-Lorraine.
En fait, l’Argentine est le mauvais élève d’une Amérique du Sud en plein boom économique. On parle de statistiques faussées pour l’inflation : officiellement de 8 % elle avoisinerait en fait 25 %. Idem pour le taux de pauvreté, officiellement de 20 %, mais qui serait en réalité de 30 %. En décembre, des dizaines de milliers de personnes descendaient dans la rue pour critiquer la politique sociale de Kirchner, aux cris de « Non à l’impôt sur le travail, Oui aux allocations familiales pour tous ! » Le même mois, l’État faisait appel de la condamnation à payer 1,3 milliard de dollars à des fonds spéculatifs après le défaut de paiement de la dette durant la crise de 2001. La popularité de la présidente est en chute libre. On parle de plus en plus de l’Argentine comme de la « Grèce d’Amérique latine ».
L’obsession des Malvinas est une échappatoire. En revanche, c’est une bénédiction pour Cameron qui peut ainsi se poser en défenseur de l’honneur britannique. Plus largement, le cas des Falkland doit nous éclairer sur la vraie nature des revendications tiers-mondistes et anticoloniales, en général. Ces demandes de repentances ou de réparations, ostentatoires et vindicatives, ne sont-elles pas en réalité mises en avant pour masquer un échec politique concret ?

dimanche 22 avril 2012

Le vent de l'Histoire tourne : L'Argentine prouve qu'il y a une vie après la "mondialisation inévitable" et que l'avenir n'est pas dans la destruction des États.



Le gouvernement argentin vient de décider, ce 16 avril 2012, d’exproprier le groupe espagnol Repsol de sa participation dans la compagnie pétrolière argentine YPF, qui est donc renationalisée.
Cette nouvelle décision fait grimper aux rideaux le gouvernement de Madrid qui y dénonce une attaque contre les « intérêts espagnols ». Mais elle s’inscrit en réalité dans une politique de longue haleine, mise en œuvre depuis dix ans par le président de la République Nestor Kirchner puis par sa femme qui lui a succédé à ce poste.
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L’actuelle présidente argentine Cristina Kirchner
Cette politique « néo-péroniste » est approuvée par une très grande majorité du peuple argentin : elle consiste à rendre à la République argentine sa souveraineté et son indépendance nationales, et sa capacité à assurer la justice sociale entre ses habitants. Ses succès sont remarquables.

RAPPEL DE L’HISTOIRE RÉCENTE DE L’ARGENTINE

Tout au long des années 90, l’Argentine avait appliqué, sous la présidence de Carlos Menem et à la demande du FMI, une politique ultra-libérale de privatisation à outrance de toute son économie.
Cette politique fut assez comparable à celle dont sont actuellement affligés la France et les pays de l’Union européenne, sous les exigences du même FMI et de la Commission européenne. Dans l’Argentine des années 1990, comme dans la France des années 2000-2010, les médias et les politiciens ne cessaient d’expliquer au peuple argentin qu’il était nul, et que son salut collectif ne viendrait que des « réformes indispensables » consistant à vendre à des groupes privés étrangers tout ce qui appartenait au peuple argentin.
Cette ultra-libéralisation de l’économie argentine a certes provoqué l’enrichissement d’une partie de la population pendant quelques années, et surtout une débauche de consommation.
Mais elle a aussi et surtout entraîné une autre partie de la population dans la pauvreté (environ 20% de chômeurs officiels vers 1998) , avant de provoquer une hyper-inflation et une crise économique et financière de très grande ampleur à la fin des années 1990 et au début des années 2000.
La crise économique et financière culmina en 2001 et conduisit à des décisions historiques : le 6 janvier 2002, le nouveau gouvernement du président Eduardo Duhalde procédait à un gel total des avoirs bancaires et à une dévaluation officielle du peso de 28 % par rapport au dollar. La monnaie argentine continua à baisser très rapidement ensuite, jusqu’à perdre près de 50% face au dollar.
Après avoir mis en place un plan économique très volontariste, le président Duhalde convoqua des élections présidentielles anticipées en avril 2003. Ce fut le candidat péroniste de centre gauche Nestor Kirchner qui fut élu, sur un programme de restauration de l’État et de la souveraineté nationale argentine sur son économie.
Nestor Kirchner a été président de la République argentine de 2003 à 2007. Son bilan est historique :
a) envoyant balader les banquiers, il a « renégocié » la dette du pays en 2005 d’une façon expéditive : il a purement et simplement refusé le remboursement de trois quarts des 100 milliards de dollars de dette extérieure !
b) faisant un bras d’honneur au dogme de l’ultra-libéralisme et de la prétendue « mondialisation inévitable », il a :
- gelé les tarifs de l’énergie et des transports,
- taxé très fortement les importations,
- relancé l’activité économique (+ 50 % en cinq ans !) en la soutenant de façon keynésienne par les dépenses publiques,
- provoqué une forte hausse des salaires,
- et engagé un programme tenace de réappropriation par le peuple argentin des grands services publics du pays qui avaient été bradés à des intérêts privés américains ou européens à la demande du FMI :
- novembre 2003 : Renationalisation de la Poste argentine, qui avait été privatisée en 1997.
- janvier 2004 : Renationalisation de la concession de l’espace radioélectrique national, qui avait été attribué au groupe français Thales Spectrum, filiale de Thales (ex-Thomson) en 1997.
- mars 2006 : Renationalisation de la distribution de l’eau potable qui avait été attribuée au groupe français Suez en 1993.
- mars 2007 : Renationalisation du Chantier naval Darsena Norte, privatisé en 1999. Les employés reçoivent 10% des actions, le reste étant contrôlé par l’Etat.
C’est sa propre épouse, Cristina Kirchner qui lui a succédé au poste de présidente de la République le 10 décembre 2007. Réélue il y a quelques mois, en octobre 2011, elle a continué l’impressionnante œuvre libératrice de son mari :
- novembre 2008 : Renationalisation du système de retraites, qui avaient été privatisées en 1994.
- décembre 2008 : Renationalisation des compagnies aériennes Aerolineas Argentinas et Austral, privatisées et acquises en 1990 par la compagnie espagnole Iberia, puis en 2001 par le groupe espagnol Marsans.
- et enfin, ce 16 avril 2012 : Renationalisation majoritaire (à 51%) de la compagnie pétrolière YPF, qui avait été privatisée et cédée à l’Espagnol Repsol en 1992.
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Le président argentin Nestor Kirchner (aujourd’hui décédé) avec le président bolivien Evo Morales (à gauche) et le président vénézuélien Hugo Chavez (à droite)
CONCLUSION
Tout comme les cas islandais ou vénézuélien, la politique économique, financière, sociale et industrielle menée en Argentine depuis 10 ans est soigneusement censurée dans nos médias asservis à l’oligarchie financière et industrielle euro-atlantiste.
Cette censure s’explique : tout ce qu’a décidé le gouvernement de Buenos Aires, avec le soutien massif de sa population, prouve que les dogmes de l’ultra-libéralisme et de la « mondialisation inévitable » sont des mensonges et des politiques insanes, sur lesquelles un peuple peut – et doit – parfaitement revenir.
Après avoir failli être détruite par les tenants de la privatisation de la planète au profit d’une infime minorité, l’Argentine est la preuve vivante que l’avenir n’est pas dans la destruction des États, mais dans leur résurrection.
Je me permets au passage de voir, dans la politique de renaissance argentine, des points de ressemblance frappants avec le programme de renationalisation des services publics essentiels que j’avais présenté le 3 décembre dernier.
Ce n’est pas parce qu’une censure médiatique absolue m’a empêché de soumettre ce programme présidentiel libérateur au vote des Français qu’il a perdu de son intérêt et de sa pertinence. Bien au contraire, l’exemple argentin montre qu’il est plus actuel que jamais et que l’histoire finira, tôt ou tard, par lui donner raison.

vendredi 2 mars 2012

Royaume-Uni/Malouines : après le contentieux territorial, le différend commercial

Osvaldo Marsico, le plus haut diplomate argentin en poste à Londres a été convoqué hier, mercredi 29 février par le ministère des Affaires étrangères britannique pour s’expliquer notamment sur le boycott d’entreprises britanniques décidé par son pays.

Une décision qui a pour origine le contentieux territorial entre les deux pays sur les îles Malouines.
Mais, prévient le gouvernement de David Cameron,  rien ne le fera changer d’avis sur la question des îles Falkland.

Comme toujours depuis le début des escarmouches diplomatiques entre Buenos Aires et Londres, la réplique britannique se veut mesurée mais ferme : le Premier ministre David Cameron n’a pas voulu intervenir personnellement, mais a tenu à marquer le coup en convoquant au ministère des Affaires étrangères le plus haut diplomate argentin en poste à Londres, pour « une petite explication ».


En cause : non seulement le boycott de produits britanniques par une vingtaine de grandes entreprises argentines mais aussi, la décision d’interdire à deux navires de croisière de faire escale dans la ville d'Ushuaïa, parce qu’ils avaient auparavant visité les Malouines.
Par l’intermédiaire d’un porte-parole, le gouvernement britannique a aussi regretté « la politique de confrontation menée par l’Argentine plutôt que de coopération ». Une attitude jugée contre-productive et une erreur de jugement quant à la détermination de Londres sur la question des îles appelées ici Falkland.
En clair, comme il l’a déjà fait savoir à maintes reprises, le gouvernement de David Cameron ne s’engagera pas dans des discussions sur la souveraineté des Malouines. Rien ne le fera changer d’avis, pas même la prise de position surprenante de l’ancien bassiste des Pink Floyd, Roger Waters, qui a apparemment souhaité que les îles soient rendues à l’Argentine et s’est dit embarrassé par le passé colonial britannique.Encore un artiste qui a sans doute honte d'être blanc et d'être occidental. 

dimanche 29 janvier 2012

L’Argentine capture une cellule iranienne et du Hezbollah, déjouant un troisième attentat contre Habad


L’Argentine a capturé une cellule de trois hommes du Hezbollah et de l’Iran et traque le reste d’un réseau, selon des sources exclusives de Debkafile. Sa police anti-terroriste avait une longueur d’avance dans l’information concernant des attentats terroristes contre plusieurs des dix centres Habad présents dans le pays, qui faisaient partie d’une offensive terroriste conjointe contre des cibles israéliennes et juives. Deux frappes ont déjà été déjouées plus tôt ce mois-ci en Thailande et en Azerbaijan.


La cellule de trois hommes a été capturée dans la ville de villégiature de San Carlos de Bariloche, à 1680 kms de Buenos-Aires, un point de départ favori pour les routards israéliens visitant la Patagonie et les Andes. La ville est située sur les rives du Lac Nahei Huapi, un lieu d’attraction touristique important de la région du Rio Negro, célèbre pour sa beauté.

Le Groupe des Opérations Spéciales anti-terroristes fédérales d’Argentine, connu sous le sigle du T4, a assailli les trois terroristes à partir d’informations fournies par le renseignement américain et israélien. Ils avaient en leur possession des documents et des cartes compromettantes.

Les Centres d’accueil Habad et des Institutions juives dans le pays ont alors été fermés et protégés par des gardes supplémentaires de la sécurité, tout comme l’a été l’ambassade israélienne dans le pays.

En 1992, les terroristes iraniens ont attaqué l’ambassade, tuant 29 personnes et en blessant 242. Les sources anti-terroristes et du renseignement proches deDebkafile révèlent que l’une des choses que l’enquête cherche à découvrir, cette fois-ci, est de savoir si la cellule iranienne et du Hezbollah capturée a bénéficié d’une panque sécurisée, d’une orientation dans le pays et de l’aide de membres des familles de criminels de guerre Nazis de la Seconde Guerre Mondiale, qui ont obtenu un refuge en Argentine. Au moment de l’explosion de la bombe contre l’ambassade israélienne, il y a vingt ans, les terroristes iraniens et du Hezbollah avaient été soupçonnés de travailler main dans la main avec des éléments pro-Nazis locaux. L’Argentine, l’Allemagne et Israël ne l’ont jamais confirmé.

Cependant, San Carlos de Bariloche est connu pour être un havre pour les Nazis après 1945. Deux livre d’écrivains britanniques, en 2011, ont même affirmé qu’Adolf Hitler et Eva Braun avaient réussi à s’échapper de Berlin et avaient trouvé refuge dans cette région. On a toujours démenti cette rumeur.

L’alerte terroriste qui s’est déclarée à Buenos-Aires cette semaine, a aussi été communiquée au Chili, au Pérou, en Uruguay et au Mexique, au cas où des équipes du Hezbollah et de l’Iran étaient là aussi, en recherche de cibles israéliennes et juives.

Le complot que l’Argentine a déjoué, juste après la Thaïlande et l’Azerbaïdjan indique que le renseignement iranien et le bras des opérations spéciales du Hezbollah sont au beau milieu d’une offensive terroriste à travers le monde entier contre Israël et les Juifs. Les Centres Habad ont été retenus parce que leurs portes sont toujours ouvertes aux voyageurs, facilement identifiables et accessibles. Ils sont toujours remplis d'un grand nombre de visiteurs israéliens et juifs. Les agresseurs sont donc assurés d’un grand retentissement dans les médias internationaux- s’ils réussissent à commettre un attentat.

En novembre 2008, le Lashkar –e-Taïba, le bras pakistanais d’al Qaeda, a pris d’assaut la Maison Habad de Mumbaï et assassiné huit Israéliens et Juifs-Américains avant de faire exploser le bâtiment. Le petit enfant du Rabbin fut le seul survivant, secouru, dans le bâtiment pris en otage, par sa nounou indienne. A Bangkok, un membre de l’équipée terroriste irano-Hezbollahnie, en route aux côtés d’au moins deux comparses, afin de faire exploser le Centre Habad, après avoir pris ses occupants en otages et les avoir tués, a été capturé il y a deux semaines, déjouant l’attentat. Puis, le 19 janvier, les Autorités d’Azerbaïjan ont cloué sur place une cellule du Hezbollah et du renseignement iranien à Bakou, juste à temps pour sauver le centre Habad de la communauté locale, dans cette ville.

Les tentacules terroristes des forces conjointes iraniennes et hezbollahnies ont déjà atteint trois continents et se donnent à fond pour tenter d’approcher leur proie – jusqu’à présent sans succès, en raison de la coopération entre les agences anti-terroristes, qui demeurent au plus haut niveau d’alerte.

 

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