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dimanche 18 mars 2012

Fatwa pour la destruction des églises : Le silence d’Obama


Enfin, un grand journal  a réagi.  Voici une traduction de l’éditorial du Washington Times paru aujourd’hui.
Si le pape avait appelé à la destruction de toutes les mosquées en Europe, la tempête de réactions aurait été cataclysmique. les élites auraient fustigé l’Église, la Maison Blanche se serait précipitée pour exprimer sa vive préoccupation, et au Moyen-Orient, les émeutiers  se seraient tués les uns les autres pour affirmer leur chagrin. Mais quand le leader le plus influent dans le monde, sur les questions musulmanes édicte une fatwa pour détruire les églises chrétiennes, le silence est assourdissant.
Le 12 Mars, le Cheikh Abdul Aziz bin Abdullah, le Grand mufti d’Arabie saoudite, a déclaré qu’ “il est nécessaire de détruire toutes les églises de la région.” Sa décision est venue en réponse à la question d’une délégation koweïtienne sur ce que prévoyait la charia pour prévenir la construction d’églises dans l’émirat. Le Mufti a basé sa décision sur un hadith rapportant que sur son lit de mort, Muhammad a déclaré: “Il ne doit pas y avoir deux religions dans la Péninsule [arabe].” Ce passage a longtemps été utilisé pour justifier l’intolérance dans le royaume saoudien. Les églises ont toujours été interdites, et jusqu’à récemment, les Juifs n’étaient même pas autorisés à entrer dans le pays. Ceux qui souhaitent pratiquer une autre religion doivent le faire cachés en privé, même si la police religieuse est bien  connue  pour apparaître soudainement et interrompre les offices.
Ici pourtant, il ne s’agit pas d’un petit imam radical essayant d’exciter ses disciples avec un discours de haine. Il s’agit d’une décision considérée, délibérée et spécifique de l’un des dirigeants les plus importants du monde musulman.
 Le Mufti ne s’est pas contenté de créer une obligation religieuse pour ceux sur lesquels il a autorité, il a donné aussi le signal aux autres dans le monde musulman que la destruction des églises est non seulement permise, mais obligatoire.
L’administration Obama ne tient pas compte de ces provocations à ses risques et périls. La Maison Blanche a placé le rapprochement de l’Amérique et du monde musulman au centre de sa politique étrangère afin de promouvoir l’image des États-Unis comme une nation amie de l’islam. Cela ne peut pas se faire au détriment de la défense des droits de l’homme et des libertés religieuses des groupes minoritaires au Moyen-Orient. La région est un carrefour essentiel. Les islamistes radicaux mènent la marée montante contre les régimes autoritaires, et l’ancien ordre laïque, et ils testent les eaux de leur relation avec le reste du monde. Ils cherchent les balises leur indiquant jusqu’où ils peuvent aller dans leur volonté d’imposer leur vision radicale de la charia.
Ignorer les déclarations provocatrices, comme celle du Mufti, envoie le message qu’ils peuvent se lancer dans le fanatisme et les violences anti-chrétiennes, sans que cela n’entraîne de conséquences pour eux.
La campagne de M. Obama pour un rapprochement avec le monde musulman n’a pas réussi à générer les bonnes volontés qu’il espérait. En partie, parce qu’il a estimé qu’il était préférable de se plier à leurs exigences, que d’exiger le respect. Lorsque les leaders islamiques appellent à un équivalent religieux de la purification ethnique, le leader du monde libre doit répondre ou il risque de légitimer l’oppression qui s’en suit. Les Etats-Unis ne devraient pas se plier aux diktats extrémistes du Grand mufti, quel que soit ce besoin désespéré de la Maison-Blanche de s’en faire aimer.
Source : Washington Times Traduction Bivouac-id.
A quand une réponse à cette fatwa par un éditorialiste européen? Quel média oserait publier une réponse aux provocations de ce mufti de malheur? Aucun, je suppose, car tous ont revêtu l’habit de la lâcheté. 
Obama est un soumis , un musulman pour qui les chrétiens sont de la chair à sacrifier pour son idéologie du meilleur des mondes islamique .
Obama est un soumis musulman au coeur de chacal et à la langue fourchue .
A Georges Clooney acteur américain qui met sa vie , sa liberté en péril pour dénoncer les massacres de chrétiens par les musulmans au Soudan il promet d’en touché un mot au …président chinois …
Et tout ça sans broncher et avec son sourire infect .
Au fait se chatouille t-il lui meme pour conserver un sourire aussi débile ?
Obama n’est pas le seul responsable de ce “laissez faire” criminel, nos dirigeants européens et le Vatican sont tout aussi coupables du génocide en cours en terre d’islam, de par leur indifférence glaciale, leur crainte de déplaire aux potentats arabes, leur tolérance maladive à sens unique. 
Comment les americains peuvent-ils etre si silencieux? Le politiquement correct au nom des intérêts économiques fait honte. 


mercredi 7 mars 2012

Les pays du Golfe face à l'Iran

Les pays de la région sont convaincus qu'une nouvelle guerre serait  une catastrophe, mais l'inquiétude monte face à la menace du programme nucléaire iranien. Le Qatar tente de convaincre les Américains de tout faire pour empêcher Israël de bombarder l'Iran.
En Amérique et en Europe, la presse est remplie de spéculations sur de possibles frappes israéliennes sur les installations nucléaires iraniennes au cours de l'été prochain, lesquelles provoqueraient, par le jeu des représailles et contre-représailles, l'embrasement de l'ensemble du Moyen-Orient.
Mais dans la péninsule du Qatar, le pays arabe du golfe Persique le plus proche des côtes iraniennes, on ne perçoit curieusement pas la moindre panique, la moindre préparation militaire, alors même que l'émirat serait le premier visé dans l'hypothèse d'une guerre. Il abrite en effet le quartier général avancé du Centcom, le commandement américain couvrant le théâtre d'opérations «central» allant des États du Levant jusqu'à ceux de l'Asie centrale.
Si le Qatar ne croit pas à une nouvelle guerre dans le Golfe, c'est que son émir, 60 ans, surnommé le «Kissinger arabe», croit aux pouvoirs de la diplomatie, et en particulier de la sienne. Lieu de conférences et colloques politiques en tous genres, Doha est devenu un «hub» de la diplomatie moyen-orientale, où on croise des hommes aussi différents que Yossi Beilin, le député travailliste israélien, initiateur des «accords de Genève», ou que Khaled Mechaal, directeur politique du mouvement islamiste palestinien Hamas.
Immense champ gazier sous-marin
En principe allié des Américains mais se comportant toujours en électron libre, cherchant publiquement à «être l'ami de tout le monde», le cheikh Hamad bin Khalifa al-Thani, émir du Qatar depuis 1995, est actuellement en pointe sur quatre grands dossiers internationaux: la Libye, où il a financé et armé les plus puissantes des katibas anti-Kadhafi ; la Palestine, où il a réussi à obtenir un accord de paix entre les factions rivales du Fatah et du Hamas ; l'Afghanistan, en offrant à Doha un bureau de liaison pour les talibans ; la Syrie, en ayant été le premier leader arabe à fermer son ambassade à Damas et à appeler au départ de Bachar el-Assad.
 Alors que le Qatar préconise une intervention militaire internationale «humanitaire» en Syrie, il prêche pour une résolution diplomatique du problème nucléaire iranien. Le Qatar partage à son profit l'exploitation d'un immense champ gazier sous-marin avec l'Iran. Une guerre remettrait en cause la fabuleuse richesse de l'émirat, unique source de puissance et d'influence pour cet État qui ne compte que 230.000 nationaux. Le jeu actuel de l'émir est donc de convaincre les Américains de tout faire pour retenir leur ami israélien de frapper l'Iran.
Chez le grand voisin du Qatar, l'Arabie saoudite, la position est sensiblement différente. Grâce à la divulgation par WikiLeaks des dépêches du département d'État américain, l'on sait que, dès 2008, le roi Abdallah d'Arabie saoudite encouragea les Américains à bombarder l'Iran, afin «de couper la tête du serpent». À l'époque, le vice-président néoconservateur Dick Cheney préconisait une telle option mais il ne réussit pas à en convaincre le président George W. Bush, qui préféra suivre les conseils de prudence de Robert Gates et Condoleezza Rice, ses secrétaires à la Défense et aux Affaires étrangères.

Aujourd'hui, les Saoudiens ne prennent même plus la peine de cacher à quel point ils sont déçus par la politique moyen-orientale de leur allié américain depuis une décennie. La dynastie saoudienne n'aimait pas Saddam Hussein, mais elle estimait que sa dictature avait au moins le mérite de fonctionner comme le premier rempart du monde arabe contre les prétentions hégémoniques de l'Iran dans le Golfe. Aujourd'hui, les Saoudiens constatent tristement que l'Irak est quasiment devenu une province iranienne, suivant en tout point la diplomatie de Téhéran.
Perses contre Arabes
La plus riche et la plus puissante pétromonarchie arabe s'inquiète ouvertement du renforcement des capacités militaires iraniennes depuis dix ans, qu'illustrent les tirs réussis de missiles balistiques Shehab-3 (développés avec l'aide de la Corée du Nord) et de missiles mer-mer. Au mois de janvier dernier, lors d'exercices navals non loin du détroit d'Ormuz (par lequel transitent 40 % du pétrole brut consommé dans le monde), les Iraniens ont testé un nouveau missile sous-marin, qu'ils disent indétectable par les sonars. Face à ce qu'ils pressentent comme une menace, les Saoudiens ont décidé de s'armer. Ils viennent de signer pour 40 milliards de dollars de contrats d'achats d'armes sophistiquées aux Américains. Le prince Turki bin Faysal, ancien chef des services secrets et ancien ambassadeur à Washington - qui est le géopoliticien de la famille régnante saoudienne - a déclaré que la communauté internationale devait tout faire pour persuader l'Iran de renoncer à la bombe atomique. Mais au cas où Téhéran l'obtiendrait quand même, le prince a prévenu que le Royaume se doterait à son tour de l'arme nucléaire.
«Il faut comprendre que, pour Riyad, le régime iranien représente une menace existentielle. La destruction de la dynastie saoudienne figure en toutes lettres dans le testament de Khomeyni, lequel s'impose aux deux leaders actuels - et depuis peu rivaux - de l'Iran, le guide suprême Khamenei et le président Ahmadinejad», explique le professeur Mehdi Mozzafari, Iranien exilé depuis 1980, directeur du centre de recherche sur l'islamisme de l'Université danoise d'Aarhus, venu à Doha participer aux travaux géopolitiques du prestigieux «Club de Monaco». Gardienne des deux plus saintes mosquées de l'islam (La Mecque et Médine), la dynastie saoudienne estime qu'elle a un devoir de protection s'étendant à tout le monde sunnite. Or ce leadership lui a été contesté par l'Iran khomeyniste, qui a souhaité prendre la tête d'une révolution islamique mondiale, faisant fi de son chiisme (que les Saoudiens voient comme une hérésie) et du caractère non arabe de sa population. «Vous, les Perses, cessez donc de vous mêler des affaires des Arabes!», avait lancé le roi Abdallah au ministre des Affaires étrangères iranien Mottaki en mars 2009. Les relations entre les deux plus grandes puissances du Golfe s'améliorèrent un peu en octobre 2010, lorsque Saoudiens et Iraniens se mirent à collaborer dans la préparation de la saison du pèlerinage à La Mecque. Mais le printemps arabe va tout remettre en question.
L'arme du pétrole saoudien
Lorsque les Bahreïniens - aux deux tiers chiites - se mettent à manifester pour exiger de la dynastie régnante (vieille famille sunnite originaire d'Arabie et amie des Saoud) le pouvoir d'élire leur gouvernement, Riyad dénonce immédiatement une manipulation iranienne. Et le 14 mars 2011, après que le roi de Bahreïn eut demandé l'aide du Conseil de coopération du Golfe (CCG, alliance politico-militaire des six monarchies arabes riveraines), les blindés de la garde nationale saoudienne franchirent le pont reliant leur pays à la petite île, bientôt suivis par des troupes des Émirats arabes unis et du Qatar. L'Iran, qui crut un peu naïvement que le printemps arabe allait arranger sa situation, haussa le ton. «La présence de forces étrangères et leur ingérence dans les affaires intérieures de Bahreïn est inacceptable ; elle ne fera que compliquer le problème (…) La population de Bahreïn ne fait qu'exprimer pacifiquement des demandes légitimes, auxquelles on ne devrait pas répondre par la force», déclara le ministre des Affaires étrangères de Téhéran, oubliant sans doute comment son propre gouvernement réprima dans le sang en 2009 le mouvement vert de l'opposition démocratique iranienne. Le chef d'état-major de l'armée iranienne alla encore plus loin, s'exclamant: « Les régimes arabes dictatoriaux du golfe Persique sont incapables de résister au soulèvement de leurs populations (…) Le golfe Persique a toujours appartenu, appartient, et appartiendra toujours à l'Iran!»
Depuis un an, «c'est une véritable guerre froide qui a commencé entre l'Arabie saoudite et l'Iran», reconnaît l'un des meilleurs experts de la région, Edward Djerejian, ancien sous-secrétaire d'État américain pour le Moyen-Orient, aujourd'hui directeur du Baker Institute for Public Policy. Au mois d'octobre dernier, les Saoudiens et les Américains ont révélé un «complot» des services secrets iraniens pour faire assassiner l'ambassadeur du Royaume à Washington. L'Iran a rejeté l'accusation, «montage de preuves fabriquées, destiné à détourner l'attention sur les problèmes que connaît l'Amérique dans un Moyen-Orient où l'islam se réveille».
Qu'en est-il des autres États du CCG (tous également pourvus de bases américaines)? Par principe, ils sont solidaires de l'Arabie saoudite, puissance dominante du Conseil. Mais il y a des nuances. Dubaï, où vivent quelque 400.000 expatriés iraniens, et qui exporte plus de 10 milliards de dollars de marchandises vers l'Iran chaque année, prêche pour le dialogue.
Allié très sûr de Washington, Oman - qui a un traité d'amitié avec les États-Unis depuis 1831! - a su garder de bonnes relations avec l'Iran. Le sultan Qabous joue souvent un rôle d'intermédiaire discret entre Washington et Téhéran. Quant au Koweït, ses princes redoutent les «ambitions hégémoniques» de l'Iran sur le Golfe, mais ils préfèrent garder un profil bas sur la question
En dépit de ces nuances, tous les États du CCG partagent aujourd'hui une conviction forte: celle qu'une nouvelle guerre dans le Golfe serait une catastrophe, pour leur économie, comme pour leur stabilité politique. Même le Saoudien Turki bin Faysal s'est prononcé contre une frappe préventive de l'Iran, «laquelle ne ferait que rallier la population iranienne autour de ce régime aujourd'hui discrédité». En revanche, l'Arabie saoudite est en première ligne pour soutenir les Occidentaux dans leur stratégie de sanctions commerciales à l'égard de Téhéran. Soutien à l'ONU, mais, surtout, soutien économique. La pétromonarchie s'est en effet engagée à augmenter sa production de brut, pour compenser l'extinction prochaine des importations européennes de brut iranien. Le pétrole est donc devenu la première arme de cette guerre froide qui a débuté sur les rives du golfe Persique.

samedi 11 février 2012

Les transports aériens américains se renforcent vers le Golfe.



US airlift sinai 6.2.12 (Copier)

Transport aérien de l’armée de l’air américaine au-dessus du Sinai, en direction du Golfe. 

Alors que les Etats-Unis et Israël continuent de marchander le bon moment pour frapper les sites nucléaire iraniens, leurs préparatifs de guerre se poursuivent à vitesse accélérée. Les sources militaires de Debkafile révèlent que, qu’on a aperçu, cette semaine, vol après vol, des avions de guerre et de transport américains, coupant les cieux par du Sinaï dans leur trajectoire vers l’Est, sur leur route aérienne vers les destinations du Golfe, qu’on présume être l’Arabie Saoudite, à une fréquence qui ne s’est jamais vue au Moyen-Orient, depuis de nombreuses années.

Les trois inspecteurs de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique, qui ont passé les trois derniers jours de janvier à Téhéran, ont demandé à rencontrer le cerveau jusqu’alors invisible du programme de bombes nucléaires de l’Iran, Mohsen Fakhrizadeh, 50 ans, un général des Gardiens de la Révolution. Les Iraniens ont prétendu être sourds. Ils ont aussi tenus les inspecteurs à l’écart de toute installation nucléaire. Un responsable de haut-rang, dans l’Administration Obama, a défini cette visite comme « ayant traîné les pieds au mieux, et comme un désastre, au pire ».


Les sources militaires et du renseignement de Debkafile notent que sans s’entretenir avec Fakhrizadeh ni aucun des 6000 ingénieurs et scientifiques nucléaires travaillant sous ses ordres, et à moins que l’un d’entre eux ne fasse défection, il n’y a aucun moyen pour l’Occident de déterminer ce qui se passe dans les coulisses du programme nucléaire iranien ni quelles installations ont été déménagées vers des installations souterraines.

Personne ne doute plus, désormais, que les centrifugeuses avancées et les stocks d’uranium enrichi –à des teneurs de 3,5 % et 20% aussi bien – ont été transférés vers le bunker souterrain iranien de Fordo près de Qoms, que l’Administration américaine a prétendu que ses bombes pénétrantes anti-bunker ne peuvent atteindre et que le ministre de la Défense d’Israël, Ehud Barak a défini comme une « zone d’immunité ».

Dans leurs arguments incessants à l’égard de Jérusalem, les responsables américaines ont commenté avec irritation, cette semaine, que « Les Israéliens regardent le problème de façon trop étroite ».

Evidemment Israël, à la différence de l’Amérique, a tout loisir d’envisager le « problème » iranien du point de vue étroit de potentielle victime d’une attaque iranienne. Dimanche 5 février, Alireza Forghani, chef de l’équipe stratégique du Guide Suprême  Ali Khamenei, est cité comme remarquant : « Cela ne prendrait que neuf minutes à rayer Israël de la carte ».

Cette remarque provenait d’un article sérieux et détaillé, venant juste d’être publié, par un groupe d’étude iranien qui conseillait à Téhéran de ne pas attendre d’être attaqué, mais de lancer une frappe préventive contre l’Etat juif.

Eradiquer Israël en 9 minutes requerrait une arme nucléaire. Il incombe, par conséquent, à Israël de rétrécir sa vision et de se concentrer étroitement sur le potentiel et les intentions nucléaires de l’Iran.

A ce jour, l’Administration Obama et le gouvernement Netanyahou sont quasiment à court de munitions sémantiques pour continuer leur tintamarre autour des questions consistant à savoir combien de temps attendre le résultat des sanctions avant de se lancer dans une offensive militaire contre les sites nucléaires iraniens et qui devrait faire le boulot.


Le Premier ministre Binyamin Netanyahou prévoit un séjour à Washington en mars et se réunira presque certainement avec le Président Barack Obama. C’est une date à retenir.

Les dirigeants israéliens n’ont pas renoncé à alerter, cette fois, que le temps passe, pour une action militaire qui pourrait stopper l’Iran dans sa volonté de développer des armes nucléaires. Le Commentaire d’Obama à NBC TV, dimanche 4 février, «  Je ne pense pas qu’Israël ait pris une décision sur ce qu’ils doivent faire », a été interprété par certaines cercles à Washington comme signifiant qu’Israël a accepté d’attendre suffisamment longtemps pour donner une chance aux sanctions lourdes.

Les sources de Debkafile expliquent que cette interprétation consiste à prendre ses désirs pour des réalités plutôt que fondée sur des faits. Le commentaire du Président était une nouvelle tentative pour maintenir Israël à l’intérieur de certaines lignes restrictives.
 
DEBKAfile Reportage spécial

mardi 7 février 2012

“Alligator audacieux 2012” entraîne 20 000 hommes de troupe sur la Côte Est des Etats-Unis à l’intervention dans le Golfe Persique

Quelques 20 000 marine’s, membres de la marine et équipages aériens venus d’une demi-douzaine de pays, le groupe d’attaque d’un porte-avions nucléaire américain et trois navires armés de canons de la Marine américaine s’entraînent à l’attaque d’une division ennemie mécanisée fictive, ayant envahi son voisinage. C’est le plus vaste exercice amphibie mené en Occident, depuis une décennie, mis en œuvre afin de simuler une éventuelle invasion iranienne d’un pays du Golfe allié et un débarquement naval sur la côte iranienne. Reposant largement sur les épaules du personnel américain et de son matériel lourd, des éléments des armées française, britannique, italienne, hollandaise, australienne et néo-zélandaise ont été intégrés à l’exercice.
 
 
Alligator Audacieux est entré dans sa phase opérationnelle, lundi 6 février, le jour même où des manœuvres de grande ampleur ont débuté dans le sud de l’Iran, en face du Détroit d’Hormuz. Cette simultanéité atteste des préparatifs en vue d’une épreuve de force américano-iranienne impliquant Israël, qu’on peut lire entre les lignes, dans les propos du 5 février du Président américain Barack Obama (« Je ne pense pas qu’Israël ait décidé s’il allait attaquer l’Iran ») et de l’Ayatollah Ali Khamenei, le 3 février (« La guerre elle-même sera dix fois plus préjudiciable pour les Etats-Unis »). Lundi 6 février, le Président américain a ordonné le renforcement des sanctions par le gel des avoirs iraniens en Amérique et le blocage des opérations des banques iraniennes, y compris sa banque centrale.
 
Le vice-amiral Kevin Scott et le Général de Brigade Christopher Owens coordonnent l’exercice, qui se déroule sur de vastes bandes de terrains côtiers, en Virginie, en Caroline du Nord, en Floride, et sur l’Océan Atlantique, à partir du porte-hélicoptères amphibie, l’USS Wasp. Il est conduit par le porte-avions nucléaire USS Enterprise, accompagné de sa force de frappe, aux côtés de trois porte-hélicoptères amphibie : l’USS Wasp, l’USS Boxer et l’USS Kearsage. Sont présents sur leurs ponts 6 000 marine’s, 25 chasseurs-bombardiers et 65 hélicoptères de combat et de transport, principalement des MV-22B Ospreys [« balbuzard »] avec leurs équipages. En tout, 100 appareils aériens de combat sont engagés.
 

Les manœuvres sont prévues pour s’achever le 14 février, une semaine avant que ne se disperse l’exercice iranien, après quoi ses participants doivent être transportés par bateau vers des positions situées dans le Golfe Persique, face à l’Iran. Au total, trois porte-avions américains et leurs groupes d’attaque, le porte-avions français Charles de Gaulle et quatre ou cinq vaisseaux amphibies de la Marine américaine seront postés dans cette zone, selon les sources militaires de Debkafile.
 
Ce site a dévoilé en exclusivité, en février, un afflux massif d’un nombre sans precedent que forces militaires américaines sur deux îles stratégiques, celle, yéménite, de Socotra et, celle d’Oma, de Masirah, à portée du Détroit d’Hormuz et de l’Iran.
 
Les responsables de la marine américaine insistent sur le fait que ces manœuvres n’ont rien à voir avec l’Iran, mais le scenario en est révélateur : une division mécanisée du pays fictif hostile de Garnet (Iran) a envahi son voisin Amber (Arabie Saoudite), qui a fait appel à l’assistance d’une coalition pour stopper l’avance de l’ennemi au nord. Garnet a, déjà, miné les ports (Hormuz) et disposé des missiles contre les navires, sur sa ligne de côte.
 
Les forces coalisées sont requises afin de déployer une stratégie visant à la défaite de l’ennemi et ramener le combat sur son propre territoire (iranien). D’où, la prépondérance des forces amphibies des Marine’s dans ces manœuvres.
 

http://www.debka.com/article/21716/

DEBKAfile Reportage exclusif 7 février 2012, 9:53 AM (GMT+02:00)
 
Mistral au large de Little Creek

 

Adaptation Marc Brzustowski

 
Qualification LCAC
 
Le Mistral accueille le LCAC
 
Le LCAC sur la plage de Little Creek
 
Débarquement d'AMX 10RC sur plage
Embarquement de VAB dans le radier
EDAR assurant le débarquement des troupes
Débarquement de véhicules américains par les CTM français

dimanche 29 janvier 2012

Les nouvelles lignes de fracture entre l’Iran, Israël, la Turquie et les pays du Golfe Par Marc Brzustowski


Selon les dires de l’opposition syrienne, le Régime de Bachar al-Assad mettra encore, au moins, deux mois avant de s’effondrer, malgré le soutien actif des Gardiens de la Révolution et du Hezbollah.

Vendredi, l’Armée Libre Syrienne diffusait une vidéo (lCl) des confessions de 7 Pasdaran, implorant le Guide Suprême de la République Islamique de tout faire pour assurer leur libération. La condition posée par l’ASL, qui traite directement avec le Grand Ayatollah, est le retrait unilatéral de toutes les forces iraniennes et de la milice libanaise s’ingérant dans les affaires intérieures de la Syrie. Il ne s’agit pas seulement de « kidnapping » au coup par coup, mené par des cellules isolées se défendant dos au mur. L’armée rebelle s’est rendue maîtresse de la plupart des banlieues de Damas, la capitale devenant, peu à peu, la nouvelle ligne de front : dans Douma, Harasta, Hamowriya, Su’ban, Madayia et Ghouta, ces troupes qui ont fait défection opèrent ouvertement et librement. De là, ils s’affrontent régulièrement à toutes les unités d’élite et aux services spéciaux encore fidèles au régime. Il existe même, désormais, une brigade féminine de l’Armée libre. La ville de Zabadani, ancienne zone de casernement iranienne, hier défendue par le Hezbollah libanais, à 32 kms de Damas, est, désormais considérée comme la nouvelle « Benghazi » de Syrie, où s’organisent ses quartiers généraux. Jérémy Bowen, journaliste à laBBC, a pu s’entretenir avec les militaires rebelles de Douma, contrôlant le centre de cette ville, jeudi matin. Michaël Weiss, duDaily Telegraph, recueille des témoignages qui décrivent le régime si faible que ses nervis en sont réduits à piller les banques pour alimenter les fonds de la répression.

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Manifestation des Kurdes de Syrie au Kurdistan irakien

Bien entendu, on est fondé à craindre une nouvelle domination de la coordination nationale syrienne par les Frères Musulmans, comme on l’a observé en Libye et lors des élections égyptiennes et tunisiennes. Mais la question des minorités transfrontalières est particulièrement intéressante pour les faire apparaître comme un contre-pouvoir de poids, dans l’arène politique post-Assad. D’abord, le Liban proche est multiconfessionnel et ce type d’approche reste, en grande partie, valable, dans l’analyse des rapports de forces et d’influence en Syrie. Par comparaison, les Chrétiens coptes, parmi les premières victimes du « réveil islamiste » en Egypte, sont totalement isolés au milieu de plus de 80% de Musulmans, sans issue aucune. Ce n’est pas le cas des Druzes du Liban et de Syrie, autour du plateau du Golan, encore moins des Kurdes, qui se révèlent un acteur de plus en plus opérationnel, à cheval sur les quatre frontières : de Syrie, de Turquie, d’Iran et d’Irak. L’instauration du Kurdistan irakien, prospère, résilient à toutes les attaques de ses voisins, influent dans les affaires de Bagdad, offre une colonne vertébrale aux différents partis kurdes. Traditionnellement divisés, ils n’ont d’ailleurs pas les faveurs des jeunes kurdes syriens. Assad a tenté d’exploiter ces divisions, en s’aliénant un parti syrien proche du PKK turc, mais cette diversion a largement échoué. Un Conseil National Kurde s’est forgé pour faire valoir ses droits auprès du Conseil National Syrien, représentant de l’ensemble de l’opposition. Massoud Barzani, Président de l’entité autonome kurde d’Irak, après avoir décliné toute invitation d’Assad, a choisi de jouer un rôle important sur la scène syrienne. Il a accueilli à Irbil, le chef du CNS, Burhan Ghalyoun, qui a besoin du CN Kurde pour poursuivre la lutte contre Assad et apprécie donc cette médiation de leurs frères irakiens. A l’heure qu’il est, les négociations se poursuivent afin de parvenir à un programme politique commun, faisant place à l’autonomie auxquels les Kurdes aspirent, sans pour autant mettre en péril le noyau dur de l’identité nationale syrienne.

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Massoud Barzani, le Kurde, et Nouri al-Maliki, le Chi'ite en Irak. 

    Le Kurdistan irakien joue un rôle nouveau de « pacificateur » régional au Levant et de facteur de stabilité. Par la médiation entreprise entre Sunnites et Kurdes syriens, il fait contrepoids à la mainmise que la Turquie entend exercer sur l’avenir de la Syrie. D’autre part, si Turcs et Kurdes s’opposent traditionnellement, voire s’entretuent, ils pourraient bien avoir, au moins temporairement, un intérêt commun à ce que l’Irak ne tombe pas entièrement sous la coupe de Téhéran, servant « d’autoroute » à ses troupes pour venir semer le chaos dans une Syrie réunifiée d’après le soulèvement.

 C’est pourtant bien le joker que constitue actuellement l’Iran pour suppléer à la perte de son allié traditionnel de Damas. En embauchant Bagdad dans la « chaîne d’or » de la « résistance contre Israël et les Etats-Unis », les Gardiens de la Révolution ont, d’ores et déjà, annoncé la couleur de la poursuite de leurs exactions au Moyen-Orient : empêcher toute stabilisation, tant de l’actuel Irak que de la future Syrie, au détriment d’Ankara, de Riyad ou Amman. Il s’agit de dessiner les lignes de confrontation avec chacun de ses pouvoirs considérés comme porteurs d’un « Islam occidentalisé ». La Turquie, bien que fortement opposée à Israël, se trouve, de plus en plus souvent, la cible des attaques des différents porte-parole des instances et de la presse iraniennes. Celles-ci accusent Israël, la Turquie, la Jordanie et les Pays du Golfe, de « complot » visant à affaiblir la « résistance » et responsables de la punition infligée au régime Assad, pour l’avoir incarnée, avec le Hezbollah et le Hamas, jusqu’à ce jour. Ce dernier mouvement islamiste est d’ailleurs, progressivement, rejeté dans le camp des « traitres » et réduit à chercher sa place dans d’autres capitales arabes que Damas.

D’autre part, le Kurdistan commence à exercer une certaine fascination sur plusieurs dirigeants de l’opposition libanaise au Hezbollah, discrédité pour son appui au régime alaouite. Le moyen de repousser l’influence grandissante de la milice chi’ite, pour cette opposition écartée du pouvoir à Beyrouth, passe par l’effondrement des Assad. Coupé de sa base, le Hezbollah ne pourra plus s’approvisionner en temps réel en matériel iranien par l’aéroport damascène. Devenu plus vulnérable, lui restera à investir en Irak, contre la Jordanie et le Conseil des pays du Golfe, à travers les minorités chi’ites d’Irak, du Bahrein et ailleurs, afin de survivre à sa perte de prestige au Liban. Sa force résiderait alors dans la perpétuation de « l’axe chi’ite », dont l’épicentre serait Bagdad, avec l’appui des hommes de Moqtada Sadr, qui ont combattu les Américains. La minorité alaouite d’Assad ne pèse donc plus très lourd et à, d’ores et déjà, perdu la bataille de Damas, même si on ne le reconnaît pas plus à Téhéran qu’à Daniyeh, dans la banlieue chi’ite de Beyrouth. Par effet de vases communicants, les Sunnites, majoritaires en Syrie, mais aussi les Kurdes, les Druzes, Maronites, Syriaques sont appelés à trouver de nouveaux équilibres dans les sources de pouvoir, en s’appuyant sur leurs parrains respectifs : Ankara et Irbil.

Sous la vague verte du « courant islamiste », qui a gagné la première manche en Egypte, Tunisie, Libye, une seconde définition de l’unité nationale, par fédération des minorités, pourrait se faire jour au Levant, doté de plus solides contre-pouvoirs, capables de compter lors des prochaines remises en jeu. Le « pragmatisme » qui n'a pas été le fort d’Erdogan, ces dernières années, à l’encontre d’Israël, pourrait s’imposer à Ankara, du fait même de l’hostilité plus menaçante de l’Iran à son encontre : les chefs de l’Armée iranienne ne promettent-ils pas de détruire le bouclier anti-missiles de l’OTAN en Turquie, comme la preuve de « l’Occidentalisation » turque et de son inimitié « purement symbolique » envers Israël ?

Il n’y aura, sans doute pas de « réconciliation » en vue entre Jérusalem et Ankara, d’ici longtemps. Mais, la Turquie devra s’accommoder de l’émergence de l’identité kurde, et de son rayonnement à partir de sa zone d’autonomie irakienne. Elle s'appuiera moins sur l'Iran pour en venir à bout. Allié d’Israël et des Etats-Unis, le Kurdistan offre un contre-modèle de développement à l’ensemble des minorités d’Orient. Le bras de fer entre Chi’ites et Sunnites devient central, à travers les deux entités non-arabes de l’Islam, ottomane et perse. Le conflit pour le contrôle des voies d’acheminement pétrolier ne bat pas encore son plein dans le Détroit d’Hormuz, entre Téhéran et Riyad, autre ennemi viscéral des Mollahs. Seul l’accès rapide à la bombe atomique semble leur offrir l’épée de Damoclès susceptible de faire trembler leurs adversaires du Levant et du Golfe. Si l’Arabité et l’Islam ont servi de référence unificatrice contre tous les autres, progressivement, une autre « révolution », encore balbutiante, parce que minoritaire, peut entrer en scène au Moyen-Orient, dans la diversification des sources de pouvoir… Israël a un rôle déterminant à jouer, en tant que premier Etat-Nation d'une minorité ethnique, autrefois opprimée, dans cette région tourmentée.

vendredi 27 janvier 2012

Les tensions militaires dans le Golfe Persique sont encore montées d’un cran

Les tensions militaires dans le Golfe Persique sont encore montées d’un cran, jeudi 26 janvier, à la suite de la déclaration du Commandant de la police de Dubaï, le Général Dhahi Khalfan, à la télévision Al Arabiya, annonçant qu’on ne pouvait pas écarter une guerre du Golfe imminente et que ses premiers signaux étaient déjà visibles. « Le monde ne laissera pas l’Iran bloquer Hormuz, mais Téhéran peut resserrer le Détroit à son maximum », a-t-il dit.
Il faisait écho aux prédictions de Debkafile, selon lesquelles l’Iran ne fermera pas le Détroit d’Hormuz complètement, mais réduira graduellement le trafic de cargos-pétroliers, qui transportent 17 millions de barils, soit un cinquième de la consommation quotidienne mondiale, à travers cette voie d’eau. Nos sources iraniennes rapportent que la règle d’or que Téhéran a conçu pour défier les sanctions consiste à répondre au renforcement d’un embargo pétrolier en envoyant les Gardiens de la Révolution réduire graduellement les files de tankers naviguant par le Détroit stratégique. Cela diminuera progressivement la quantité de pétrole entrant sur les marchés. Téhéran n’ira pas jusqu’au bout en fermant le réseau complètement par crainte de provoquer une épreuve de force militaire avec les Etats-Unis. Mais, à chaque fois que Washington réussira à empêcher l’Iran qu’un pays donné soit approvisionné, le CGRI fermeront une nouvelle portion du Détroit.
Le Général Martin Dempsey, Président de l’Etat-Major Interarmes américain, a admis le 8 janvier que l’Iran avait la capacité de bloquer temporairement le Détroit d’Hormuz, mais que les Etats-Unis feraient alors en sorte de le faire rouvrir sous peu de temps.
L’Arabie Saoudite et Dubaï sont sceptiques quant à la capacité de la Marine Américaine et des forces du Golfe, de maintenir ouvert le Détroit d’Hormuz, en tous temps, face aux attaques iraniennes continuelles. Le point de vue qui prévaut dans les Capitales du Golfe est que, durant les six mois allant de février jusqu’au 1er juillet, lorsque l’embargo européen sur le pétrole iranien et le Gel des avoirs de la Banque Centrale Iranienne seront impulsées, une guerre d’usure se déroulera, alors que l’Iran tentera des fermetures sporadiques du Détroit, soit en minant la voie d’eau ou mettant à feu des missiles depuis des vedettes rapides sans immatriculation.
Un responsable saoudien a affirmé, mercredi 25 janvier, que les menaces de Téhéran de punir Riyad pour avoir offert de couvrir le déficit encouru, à cause de l’embargo pétrolier contre l’Iran « pourrait être perçu comme un acte de guerre envers l’Arabie Saoudite ».
Les menaces iraniennes faisaient suite à la promesse faite cette semaine par le ministre du pétrole saoudien, Ali al-Naïmi, d’élever le niveau de la production quotidienne à 2, 7 millions de barils, afin d’approvisionner les pays pris de court par le manque de fourniture iranienne.
Cependant, le ministre saoudien n’a pas pu expliquer comment ce pétrole pourrait être acheminé si le Détroit d’Hormuz devait être fermé, partiellement ou complètement.
Les sources militaires de Debkafile dans le Golfe notent que les capitales du Golfe Persique parlent moins, ces derniers jours, d’un déclenchement des hostilités autour du programme nucléaire de l’Iran et bien plus de la guerre à venir concernant les routes de navigation du pétrole empêchées de déboucher sur les marchés.
Les remarques du Général à Dubaï, jeudi, au sujet d’un conflit imminent faisaient référence, non pas à l’afflux de renforts américains dans la région du Golfe, mais également aux nouveaux déploiements des armées des Etats du Conseil de Coopération du Golfe. Ils se mettent en position, dans l’attente d’une confrontation militaire avec l’Iran.
http://www.debka.com/article/21687/

mardi 24 janvier 2012

L'Arabie Saoudite hausse le ton

L’Arabie Saoudite utilisera  »toutes les options disponibles » pour se défendre contre  »les menaces de l’Iran pouvant nous amener à une possible confrontation militaire indésirable » affirme aujourd’hui l’ancien chef des renseignements saoudien lors d’une conférence au Bahreïn sur la sécurité des pays du Golfe Arabique.
Les commentaires du prince Turki al-Fayçal interviennent après que Téhéran ait exigé que Riyad  »repense son offre de compensation en matière de pétrole en raison des menaces sur les exportations iraniennes. »
«Toute menace envers nos intérêts ou la sécurité de notre pays nous obligera à utiliser les options disponibles pour défendre nos intérêts et la sécurité nationale et régionale», a déclaré Fayçal.  »L’escalade et la persistance des tensions pourraient nous amener dans une aventure aux conséquences imprévisibles ou dans une confrontation militaire indésirable. »

Le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi, a assuré la semaine dernière que son pays pouvait rapidement compenser les exportations de brut de l’Iran en cas de sanctions pétrolières occidentales contre ce pays soupçonné de chercher à se doter de l’arme nucléaire. « Nous produisons actuellement entre 9,4 et 9,8 millions de barils par jour (mbj) » et « nous avons une capacité de production de 12,5 mbj », a indiqué le ministre saoudien. « Nous pouvons facilement atteindre 11,4 à 11,8 mbj en quelques jours. Tout ce que nous avons à faire est d’ouvrir les vannes. Pour atteindre les 700.000 barils par jour supplémentaires, nous aurons probablement besoin d’environ 90 jours », a-t-il ajouté.
Le représentant de l’Iran auprès de l’Opep, Mohammad Ali Khatibi, avait averti dimanche les monarchies du Golfe contre toute tentative de compenser les exportations pétrolières de Téhéran.
L’Iran a averti les gouvernements occidentaux qu’il fermera le détroit d’Ormuz à l’embouchure du Golfe, un point stratégique, pour étouffer le trafic pétrolier.  »L’Iran ne doit pas alimenter ce conflit et ne doit pas nous menacer quand nous nous engageons dans des décisions internationales », a déclaré Fayçal. «Il faut, à présent, sécuriser le détroit d’Ormuz et sécuriser l’approvisionnement énergétique mondial » a déclaré Fayçal, qui est aussi un ancien ambassadeur d’Arabie Saoudite à Londres et à Washington.
Mais l’Iran, « notre partenaire dans la réalisation sécuritaire de la région, a choisi une autre politique qui sape constamment la sécurité régionale et provoque les interventions étrangères, dont il prétend qu’il essaie de se débarrasser ».
Nathan Berdigo – JSSNews

dimanche 15 janvier 2012

Mais que se passe-t-il en Syrie?


Les spéculations sur ce qui se déroule – ou pas – en Syrie continuent de fuser. Ainsi, une enquête de Mediarabe Info (extraits adaptés ; lien en bas de page) informe que la flotte russe menée par le porte-avions Amiral Kouznetsov a accosté à Tartous dans la nuit de samedi à dimanche, pour une escale annoncée par la presse syrienne de six jours. Or, dès mardi matin, le groupe naval a levé l’ancre pour ne rester que deux jours. Selon le quotidien syrien « Al-Watan », propriété de Rami Makhlouf, le cousin de Bachar Al-Assad, le groupe naval russe était composé du navire de lutte contre les sous-marins, Admiral Tchabanenko, le patrouilleur Ladny, le pétrolier Lena, des bâtiments qui ont pu pénétrer au port de Tartous, alors que le porte-avions Admiral Kouznetsov et le remorqueur Nikolaï Tchiker sont restés en rade extérieure, les dimensions et la profondeur des eaux dans le bassin de Tartous ne leur permettaient pas d’y entrer.
Le régime syrien, qui a dépêché le ministre de la Défense à Tartous pour y accueillir les alliés russes, affirme que « leur escale visait, d’une part, à renforcer l’alliance stratégique entre les deux pays, et d’autre part, à se ravitailler et se réapprovisionner en Syrie ». Or, le mensonge étant grotesque, Damas peine à convaincre. Car bien au contraire, la Syrie connait une pénurie de carburant depuis l’arrêt de la production de brut et l’interruption des livraisons vers les raffineries. A la demande de l’Iran, c’est l’Irak qui livre du gasoil à l’armée syrienne pour faire fonctionner ses chars et ses blindés. Il est peu probable que la Syrie ait pu ou voulu fournir du carburant à la flotte russe. C’est plutôt le pétrolier du groupe naval qui aurait vidé ses réservoirs à Tartous.
De plus, d’importantes quantités d’armes auraient été déchargées sur le port syrien, selon le secrétaire général de l’état-major de l’Armée Syrienne Libre, le colonel parachutiste Ammar Al-Wawi, cité par le site « elaph.com ». Al-Wawi accuse Moscou d’avoir livré des armes chimiques prohibées afin de permettre à Bachar Al-Assad d’exterminer la population qui lui est hostile, comme il l’avait fait à Ar-Rastan en répandant des produits chimiques par hélicoptères et des camions lanceurs d’eau des pompiers. Jeudi, la Turquie a affirmé que le  cargo intercepté à Chypre, puis relâché après l’engagement de son équipage de ne pas se rendre en Syrie et de ne pas y décharger sa cargaison (60.000 tonnes d’armes et d’explosifs en provenance de Russie), a fini par y accoster.
De ce qui précède, il faut s’attendre à la poursuite et à l’accélération du carnage en Syrie, avec la « complicité active » de la Russie, et la complaisance de la communauté internationale. Moscou et Damas sont des alliés stratégiques de longues dates. Les deux régimes doivent se serrer les coudes et se soutenir pour faire face aux peuples russe et syrien révoltés contre les deux dictatures. Medvedev, Poutine et Assad ont un même combat et une cible commune : la population. Si les Syriens reconnaissent « faire des efforts pour comprendre cette réalité à leur détriment », ils ne comprennent en revanche pas le comportement de l’Occident et des pays arabes.
A cet égard, plusieurs opposants syriens nous ont affirmé que « la Ligue arabe est devenue la complice d’Assad du fait que le gendre de Nabil Al-Arabi, son secrétaire général, est l’associé de Rami Makhlouf en affaires ». Nos sources ajoutent que « les fortunes amassées par ces deux mafieux associés (Rami Makhlouf était également l’associé de Sakhr El-Materi, le gendre de Ben Ali) grâce à la corruption et au pillage des économies syrienne et égyptienne sont investies dans les monarchies du Golfe, dont les princes et émirs sont terrifiés par Assad. Damas aurait en effet menacé de diffuser des enregistrements embarrassants des aventures des responsables du Golfe, piégés dans des hôtels syriens “garnis”, mis à leur disposition par les Services après y avoir dissimulé des caméras et des micros. D’autres responsables politiques et religieux libanais seraient dans le même cas ».

dimanche 1 janvier 2012

La seule annonce d'un déluge de missiles iraniens ferme le Détroit d’Hormuz durant cinq heures.


Par une ruse médiatique, Téhéran a prouvé sa prétention disant que fermer le détroit d’Hormuz est « aussi facile que de boire de l’eau », selon Debkafile. Première chose, samedi matin 31 décembre, les agences d’Etat iraniennes « ont rapporté » que des missiles de longue portée et d’autres, avaient fait l’objet de tests, faisant partie de la poursuite de son exercice naval autour du Détroit d’Ormuz. En prévision de ces tests, Téhéran a fermé ses eaux territoriales. Durant cinq heures, samedi, pas un seul bateau de guerre, vaisseau de commerce ni pétrolier ne s’est aventuré dans le Détroit d’Hormuz, large de 30 miles marins, attendant d’entendre Téhéran dire que ces tests étaient terminés.


Mais au lieu de cela, autour de 9h00 heure locale, un commandant important de la marine iranienne, Mahmoud Moussavi a informé Presse TV en langue anglaise, qu’après tout, aucun missile n’avait été tiré. « L’exercice de lancement de missiles sera mené dans les jours à venir », a-t-il déclaré.

Par conséquent, durant cinq heures, la navigation mondiale n’a fait qu’obéir aux mises en gardes de Téhéran et a évité l’étroit passage maritime, à travers lequel une cinquième du pétrole mondial transite. Ils sont restés hors de portée d’un test qui, selon les sources militaires de Debkafile, visait à démontrer pour la première fois que les missiles balistiques Shahab 3, qui ont une portée de 1600 kms et d’autres missiles, comme le missile Nasr1 cruise marine, sont capables d’atteindre Hormuz depuis le centre de l’Iran.

La déclaration de Moussavi n’a pas été diffusée sur les medias en Farsi. Ce n’était pas nécessaire. Téhéran a démontré par cette ruse, qu’il pouvait fermer cette voie d’eau vitale, durant des heures ou des jours, à n’importe quel moment.

Vendredi soir, peu après que Téhéran ait fait savoir que le test de tir de missiles devait avoir lieu le matin suivant, Washington a annoncé la vente d’une valeur de 3, 48 milliards de $ aux Etats Arabes Unis, de 94 missiles avancés THAAD, dotés de toute la technologie de soutien.

Tout comme la vente d’une valeur de 30 milliards de $ de 84 F-15 à l’Arabie Saoudite, annoncée cette semaine, les dates de livraison n’ont pas été spécifiées. Les premiers F-15 pour l’Arabie Saoudite sont censés se dérouler à un moment ou un autre de 2015. Il doit être, par conséquent, dit que les ventes d’armes américaines sophistiquées annoncées aux nations du Golfe Persique reposent uniquement sur l’évolution de l’actuel état de tensions dans la région autour des menaces agitées par l’Iran.

Le stratagème des missiles d’Hormuza offert trois avantages à Téhéran, dans son face-à-face avec Washington et les gouvernements du Golfe Arabe :


1. Il a donné de la crédibilité aux menaces diffuses par les chefs militaires iraniens, la semaine dernière, concernant la liberté de passage dans le détroit d’Hormuz et les sanctions occidentales :

Le 29 décembre, le Commandant de la marine, l’Amiral Habibollah Sayari a déclaré qu’il était « vraiment facile » pour les forces armées d’Iran de fermer le détroit, ajoutant : « Mais aujourd’hui, nous n’vons pas besoin  de fermer le détroit, parce que la mer d’Oman est sous notre contrôle et que nous pouvons en contrôler le transit ».

Le jour suivant, le Commandant-adjoint des Gardiens de la Révolution, le Général Hossein Salami, a déclaré que les Etats-Unis n’étaient pas en position de dire à Téhéran « que faire dans le Détroit d’Hormuz. A chaque menace, il sera répondu par une autre menace… Nous ne renoncerons pas  notre marge de manœuvre stratégique si les intérêts vitaux de l’Iran sont minés d’une façon ou d’une autre ».


2. Pour Téhéran, être en mesure de fermer cette voie d’eau vitale au trafic international sans même tirer un seul coup de feu – même pour quelques heures seulement- a servi de rebuffade à l’avertissement émis par la porte-parole de la Vè flotte américaine, le Lieutenant Rebecca Rebarich, le 29 décembre. Elle a dit : « Quiconque menace d’interrompre la liberté de navigation, dans un détroit international se tient clairement en dehors de la communauté des nations : aucune interruption ne sera tolérée ».

Cela répond également au déploiement du porte-avions l’USS John Stennis dans le détroit sur la mer d’Oman, à proximité des grandes manœuvres Velayati 90, d’une durée de dix jours. Le Stennis, seulement accompagné par un unique destroyer a démontré la confiance américaine dans les muscles de son armée contre toute menace iranienne.
Alors que le Stennis passait près de l’énorme base aérienne américaine d’al-Udeid, le Qatar était en état d’alerte maximale.


3. Téhéran n’a pas expliqué pourquoi ses exercices militaires, conçus initialement pour faire étalage de la marine iranienne et du contrôle aérien du Détroit d’Hormuz et de la Mer d’Oman, s’est soudain métamorphosé en test de missiles balistiques, ni son report.

Les sources militaires de Debkafile rapportent que les Iraniens envoyaient en fait un message aux dirigeants du Golfe et aux bases américaines sur leur sol, qu’ils n’échapperaient pas à des représailles de missiles , en cas d’éventuelle attaque américaine ou israélienne contre les installations nucléaires de la République islamique ou en cas de sanctions sévères.

DEBKAfile Reportage exclusif