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lundi 16 septembre 2013

L’Egypte en guerre contre le Hamas dans le Sinaï et à Gaza : Le Hamas pris en tenaille, quelle option lui reste-t-il ?

Rafah5
Depuis l’éviction de Morsi et la mise à l’écart – voire l’emprisonnement – des cadres des Frères Musulmans, les militaires égyptiens poursuivent la remise en ordre du pays. L’été dernier près de 20 militaires égyptiens ont été tués par les islamistes proches des Frères Musulmans et les djihadistes associés au Hamas dans le Sinaï. En représailles, l’armée du général Sisi a déjà commencé le nettoyage du Sinaï et montre désormais sa détermination à porter un coup fatal au Hamas en s’attaquant à la Bande de Gaza, détruisant les tunnels de contrebande de Rafah et interdisant à la population gazaouie de passer en Egypte. Outre cette confrontation avec l’armée égyptienne, le Hamas subit les assauts d’un mouvement palestinien anti-Hamas – Tamarod – qui se promet d’évincer en novembre prochain, les dictateurs islamistes qui font régner la terreur sur Gaza depuis le 26 janvier 2006.

Analyse de Khaled Abu Toameh.
Le Hamas à deux options: soit s’engager dans une nouvelle confrontation avec Israël pour créer une pression arabe et islamique sur l’Egypte et l’obliger à cesser cette guerre, soit faire face à l’armée égyptienne dans un engagement militaire direct en s’associant avec les djihadistes qui sévissent dans le Sinaï.
Depuis deux mois, les Egyptiens mènent des combats non seulement contre les djihadistes dans le Sinaï, mais aussi une guerre tous azimuts contre le mouvement palestinien Hamas dans la bande de Gaza.
Cette guerre occupent deux fronts: dans les médias et le long de la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte.
En ce qui concerne le Hamas, c’est une guerre de survie qu’il ne peut se permettre de perdre.
La guerre égyptienne fait manifestement beaucoup plus de mal au Hamas que les deux offensives militaires lancées par les Forces de Défense Israéliennes dans la bande de Gaza depuis 2008.
Les responsables du Hamas à Gaza parlent maintenant ouvertement de la guerre égyptienne, qui pensent-ils, vise à renverser leur régime sur place.
Les responsables admettent qu’ils n’étaient pas préparés à cette guerre venant du plus grand pays arabe, qui jusqu’en Juin dernier était leur principal allié dans les pays arabes et islamiques.
Depuis le départ du président d’Egypte Mohamed Morsi, les médias égyptiens contrôlés par l’État ont transformé le Hamas en ennemi numéro un du pays.
Presque chaque jour, un journal égyptien publie un article sur les tentatives permanentes du Hamas pour saper la sécurité nationale de l’Egypte, et son implication dans des attaques terroristes contre l’armée égyptienne.
Les militants du TAMAROD, mouvement anti-Hamas,
Les militants du TAMAROD, mouvement anti-Hamas,
Les porte-paroles du Hamas dans la Bande de Gaza passent désormais la plupart de leur temps à nier les allégations des médias égyptiens en les accusant de mener une campagne de dénigrement non seulement contre leur mouvement, mais contre tous les Palestiniens.
L’offensive médiatique a été accompagnée d’une série de mesures de sécurité qui ont convaincu les dirigeants du Hamas, qu’ils étaient en ​ guerre contre l’Egypte.
Outre l’interdiction des représentants du Hamas d’entrer en Egypte, les autorités égyptiennes ont imposé des restrictions de circulation sévères aux résidents de la bande de Gaza.
Le point de passage de Rafah entre Gaza et l’Egypte a été fermé la plupart du temps au cours de ces deux derniers mois par les autorités égyptiennes qui ont invoqué des «raisons de sécurité ».
Mais la mesure la plus radicale prise par les Egyptiens jusqu’à présent, et qui cause un tort énorme au Hamas, est la destruction de centaines de tunnels de contrebande le long de la frontière avec la bande de Gaza.
Les Egyptiens sont maintenant en cours de création d’une zone tampon entre la bande de Gaza et l’Egypte après avoir rasé plusieurs maisons et nivelé la terre le long de la frontière.
Ce sont les mêmes Egyptiens qui se permettaient de condamner Israël pour toute frappe militaire visant à contrecarrer les attaques de roquettes depuis la bande de Gaza contre les villes et villages israéliens.
Toutes ces mesures ont incité certains responsables du Hamas à se demander si l’Egypte avait l’intention de lancer une opération militaire dans la bande de Gaza sous prétexte de lutte contre le terrorisme.
Le Hamas estime que dans le cadre de cette guerre, les services de renseignement égyptiens sont derrière un nouveau groupe appelé Tamarod [ rébellion ] dont les membres ont juré de renverser le régime du Hamas en Novembre. Au cours des dernières semaines, le Hamas a arrêté des dizaines de Palestiniens dans la bande de Gaza, soupçonnés d’être impliqués dans ce nouveau groupe, qui porte le même nom que le mouvement égyptien qui a fait campagne contre Morsi .
Les mesures de sécurité égyptiennes ont jusqu’à présent donné lieu à une grave pénurie de produits de première nécessité et de carburant dans la bande de Gaza. Certains dirigeants du Hamas ont averti cette semaine que la bande de Gaza est confrontée à une crise économique et humanitaire à la suite des mesures prises par l’armée égyptienne.
Jusqu’à récemment, les dirigeants du Hamas ont pris soin de ne pas s’engager dans une confrontation directe avec les nouveaux dirigeants de l’Egypte. Mais ces derniers jours plusieurs responsables du Hamas ont commencé à considérer les mesures de sécurité de l’Egypte comme un acte de guerre contre la bande de Gaza.
Pour l’instant, les Egyptiens ne veulent pas admettre qu’ils sont en guerre contre le Hamas, préférant décrire leurs mesures dans le cadre d’une campagne contre le terrorisme. Le Hamas, pour sa part, a intériorisé le fait qu’il est en guerre avec l’Egypte.
Le Hamas est à présent dos au mur, de plus en plus isolé, et confronté à deux options: soit s’engager dans une nouvelle confrontation avec Israël pour créer une pression arabe et islamique sur l’Egypte pour qu’elle cesse cette guerre, ou faire face à l’armée égyptienne dans un engagement militaire direct en s’associant avec les djihadistes qui sévissent dans le Sinaï.
Sources : Gatestone Institute – 12 septembre 2013 – Par Khaled Abu Toameh
Traduction Nancy Verdier

 
 
 

 
 

 

 

 

jeudi 15 août 2013

Égypte: les violences reprennent - Détention de Mohamed Morsi prolongée d'un mois

Les manifestations qui se sont déroulées mercredi au Caire auraient fait 525 morts et 1 400 blessés, selon le dernier bilan des autorités. Mais plusieurs témoins affirment qu'environ 230 cadavres calcinés entreposés dans la mosquée Al Iman n'ont pas été comptabilisés, ce qui alourdirait fortement le bilan.
Les Frères musulmans parlent quant à eux de 2 200 morts et de 10 000 blessés à travers le pays. De milliers de manifestants réclamant le retour du président Morsi s'étaient rassemblés sur les deux places du Caire, mais aussi ailleurs dans le pays. La police les a délogés dans un véritable bain de sang.
Des manifestants islamistes ont mis le feu au siège de l'administration d'une province au Caire, au lendemain de cette dispersion très meurtrière par la police et l'armée égyptienne, a annoncé la télévision d'Etat. La télévision privée CBC montrait également des images du siège du gouverneur de la province de Guizeh en feu (Caire). 
Par ailleurs, deux policiers ont été tués jeudi dans deux provinces d'Egypte par des militants du camp pro-Morsi, ont affirmé à l'AFP des responsables de la sécurité.
La tension reste donc à son comble. Les islamistes ont appelé à de nouvelles manifestations ce jeudi. De leur côté, les forces de l'ordre préviennent qu'elles n'accepteront aucun nouveau sit-in. 
 
Mercredi, les forces de l'ordre ont pris le contrôle des deux places du Caire (Rabaa et Nadha) où des islamistes campaient depuis un mois et demi. Les manifestants étaient venus avec femmes et enfants pour réclamer le retour du président Morsi. La police, qui soutient le nouveau président par interim, Adli Mansour, est intervenue de manière musclée. En résulte un véritable bain de sang. 
 
Le dernier bilan officiel fait état de lourdes pertes civiles et de 43 victimes parmi les policiers. Les Frères musulmans ont annoncé que la fille de 17 ans d'un de leurs principaux dirigeants, Mohammed al-Beltagui, a été tuée par balles. Un cameraman de la chaîne britannique Sky News a également trouvé la mort dans la dispersion des manifestants.
 
A l'issue d'une journée de heurts meurtriers, les autorités ont décrété l'état d'urgence dans la moitié des provinces, dont celles du Caire et d'Alexandrie. L'état d'urgence se limite pour l'instant à un couvre-feu. Mais il représente une potentielle restriction de la liberté pour les égyptiens, qui n'auraient par exemple plus le droit de rejoindre des rassemblements politiques non-autorisés. L'état d'urgence, tel que défini dans un décret-loi de 1958, pourrait aussi réhabiliter des mesures en vigueur sous le régime de Moubarak : détentions sans jugement, fouilles sans mandat, ou encore contrôle accru des médias et des communications.  
 
La police saluée "pour sa très grande retenue"
Alors que le prix Nobel de la paix Mohamed ElBaradei a démissionné de son poste de vice-président, refusant "d'assumer les conséquences de décisions avec lesquelles il n'était pas d'accord", le Premier ministre nommé par l'armée Hazem Beblawi s'est risqué à saluer la police pour "sa très grande retenue".
Le Premier ministre Beblawi est apparu à la télévision pour assurer qu'"aucun État qui se respecte n'aurait toléré" ces sit-in qui duraient depuis un mois et demi, s'engageant dans le même temps à poursuivre la mise en oeuvre du processus qui doit conduire à des élections début 2014.
Le ministre de l'Intérieur a quant à lui annoncé que "Les instructions étaient de n'utiliser que les gaz lacrymogènes, pas d'armes à feuMais quand les forces de sécurité sont arrivées, elles ont été surprises par des tirs nourris".
Après la dispersion des manifestants des places Rabaa et Nahda, des heurts se sont poursuivis dans différents quartiers du Caire et ont fait plusieurs morts dans d'autres villes du pays. Les pro-Morsi ont aussitôt appelé à de nouveaux sit-in et manifestations.
ElBaradei se désolidarise 
Face aux violences meurtrières, Mohamed ElBaradei, qui avait apporté sa caution morale à la destitution de Mohamed Morsi le 3 juillet par les militaires, a démissionné, mettant au jour les profondes divisions au sein des autorités de transition installées par la toute-puissante armée.
Il avait à plusieurs reprises plaidé pour une solution politique à la crise, répétant que les Frères musulmans devaient participer à la transition.
Dans la matinée, une autre figure morale s'était désolidarisée de l'opération meurtrière des forces de l'ordre: l'imam d'Al-Azhar, plus haute autorité de l'islam sunnite, qui avait expliqué n'avoir pas eu connaissance des méthodes que les forces de l'ordre comptaient employer.
La violente répression est condamnée 
La communauté internationale, qui avait tenté une médiation pour éviter une issue dramatique au bras de fer entre pro-Morsi et nouveau pouvoir, a condamné l'usage de la violence pour disperser les deux rassemblements de milliers d'islamistes venus avec femmes et enfants réclamer le retour au pouvoir du premier président élu démocratiquement du pays.
eudi matin, dans une démarche exceptionnelle, le président français François Hollande a convoqué à l'Elysée l'ambassadeur d'Egypte en France pour lui dire "que tout doit être mis en oeuvre pour éviter la guerre civile" dans son pays.
"La libération de prisonniers, dans le respect des procédures judiciaires en cours, pourrait constituer un premier pas vers la reprise de pourparlers", selon un communiqué de l'Elysée. "La France est attachée à la recherche d’une solution politique et souhaite que des élections soient organisées dans les meilleurs délais, conformément aux engagements pris par les autorités égyptiennes de transition", ajoute le communiqué.
Londres a convoqué l'ambassadeur d'Egypte pour lui exprimer sa "profonde inquiétude". 
A Washington, le secrétaire d'État américain John Kerry a exhorté à organiser ces scrutins, condamnant un bain de sang "lamentable".
Ankara, qui s'était opposé à la destitution de Mohamed Morsi, l'Iran et le Hamas palestinien ont dénoncé un "massacre".
Le Qatar, principal soutien des Frères musulmans, a dénoncé "la méthode utilisée contre des manifestants pacifiques", tandis que Berlin lançait un appel au calme dans le pays où les violences entre pro et anti-Morsi et entre pro-Morsi et forces de l'ordre avaient auparavant fait plus de 250 morts depuis fin juin, essentiellement des manifestants islamistes.
L'Égypte a fermé mercredi son point de passage avec la bande de Gaza pour une durée indéterminée après les violences, a annoncé un responsable de la sécurité.

mercredi 12 juin 2013

En Syrie, le Hezbollah découvre des mines antichar qu’il avait livré au Hamas

Alors que la guerre confessionnelle entre sunnites et chiites fait rage en Syrie, surtout après l’intervention armée du Hezbollah contre les groupes rebelles sunnites, Al-Quds al-Arabi, le plus grand journal arabe de la diaspora à Londres a rapporté que l’unité d’ingénierie du Hezbollah libanais est tombée sur des mines terrestres antichar fonctionnant par pression. Les engins devaient frapper les troupes de Bashar al-Assad et ses alliés.
Après vérification par les experts de déminage et élimination de munitions non explosées, il s’est avéré que ces mines antichar, que les combattants de l’opposition avaient posées dans la ville de Qousseir, sont exactement les mêmes que celles que le groupe terroriste mercenaire de l’Iran avait offert au Hamas palestinien à Gaza entre 2007 et 2008, au nom de la lutte contre Israël. Ce qui laisse entendre que les cadres du Hamas ont transféré leur stock aux rebelles syriens.
Les sources du journal indiquent aussi que la méthode de pose et de camouflage des mines est la même que celle utilisée par le Hezbollah dans les zones frontalières du sud Liban.
Un spécialiste dans le traitement des mines et membre de la milice pro-iranienne a déclaré, se référant à la méthode dont elles sont posées : « Je pouvais enlever les mines même en ayant les yeux fermés, parce que j’ai l’impression que c’est moi-même qui les avait posées ».
 
Les experts anti-mines du mouvement fondamentaliste chiite ont conclu que le Hamas, qui était jusqu’à ces derniers temps encadré et formé par le Hezbollah en Syrie, ont peut-être supervisé la formation des bataillons d’al-Walid et al- Farouq, le plus grand groupe appartenant à l’opposition armée.
La direction et les cadres du mouvement terroriste du Hamas ont été obligés de quitter le territoire syrien au cours des derniers mois, après que les autorités syriennes ont fermé leurs bureaux à Damas.
Al-Quds al-Arabi est un journal très critique envers la révolution syrienne.
Contrairement à la plupart des journaux arabes publiés à l’étranger, les propriétaires ne sont pas saoudiens mais palestiniens. Il est publié à 50 000 exemplaires chaque jour. Le rédacteur en chef d’Al-Quds al-Arabi, Abdel Bari Atwan, est un farouche défenseur du régime syrien.
Bien que tomber sur des mines antichar destinées initialement au Hamas, qui a trahi l’Iran et la Syrie, soit une mauvaise surprise pour le Hezbollah, la bonne chose à retenir est que l’axe de la sacro-sainte « résistance » s’effrite au point que les énormes stocks d’armes et de munitions qui étaient destinés à être utilisés contre Israël alimente le conflit entre les frères ennemis de l’État Hébreu.
Allez-y battez vous !
 
 © Souhail Ftouh pour www.Dreuz.info

dimanche 5 mai 2013

La nuisance du Qatar


Par 
«Etendez vos pieds selon la longueur du tapis». Proverbe arabe
On pensait avoir tout dit de la nuisance du Qatar. Il n'en est rien. Nous découvrons chaque jour l'étendue de sa capacité de malfaisance proportionnelle à une rente imméritée et inversement proportionnelle à l'intelligence. Ceci, du fait d'un machiavélisme qui fait que sa diplomatie est celle du chéquier à laquelle personne, apparemment, ne résiste. Souvenons-nous, à titre d'exemple, des enveloppes de 10.000 dollars remises par l'ambassadeur du Qatar en France à chacun de ses invités lors d'une réception.. Justement, cette diplomatie du chéquier fait des ravages. On se souvient aussi de la réconciliation spectaculaire entre le Hamas et le Fatah à Doha. Il n'est pas étonnant dans cet ordre d'idées au nom d'une impunité des grands, que le Qatar se croit tout permis. Nous allons, dans cette contribution, traiter de deux chancres dans le corps arabe. L'affaire syrienne et le douloureux problème palestinien. Plusieurs écrivains se sont penchés justement sur cette mécanique du diable et apportent un éclairage. Dans une contribution remarquable, Majed Nehmé a interviewé Nicolas Beau et Jacques-Marie Bourget. Ces deux journalistes ont enquêté sur ce minuscule État tribal, obscurantiste et richissime, qui, à coup de millions de dollars et de fausses promesses de démocratie, veut jouer dans la cour des grands en imposant partout dans le monde sa lecture intégriste du Coran. Ecoutons-les: " (...) L'on y a l'impression de séjourner dans un pays virtuel,(...) convaincus qu'il y avait une stratégie de la part du Qatar enfin de maîtriser l'Islam, aussi bien en France, que dans tout le Moyen-Orient et en Afrique. D'imposer sa lecture du Coran qui est le wahhabisme, donc d'essence salafiste, une interprétation intégriste des écrits du Prophète. (...) Le paradoxe du Qatar, qui prêche la démocratie sans en appliquer une seule once pour son propre compte, nous a crevé les yeux. (...) Il existe une folie des grandeurs. L'autre vérité est qu'il faut, par peur de son puissant voisin et ennemi saoudien, que la grenouille se gonfle. Enfin, il y a la religion. Un profond rêve messianique pousse Doha vers la conquête des âmes et des territoires. (...) " (1)
Allant plus loin dans la description du machiavélisme, les deux auteurs attribuent l'impunité du Qatar au parapluie américain. " Certains avançant que le souverain est un roi malade, poussent la montée vers le trône, son fils désigné comme héritier, le prince Tamim. (...) La présence de l'immense base Al-Udaï est, dans l'immédiat, une assurance-vie pour Doha. L'Amérique a ici un lieu idéal pour surveiller, protéger ou attaquer à son gré dans la région. Protéger l'Arabie Saoudite et Israël, attaquer l'Iran. (...) Il faut que le public sache enfin que le Qatar est le champion du monde du double standard: celui du mensonge et de la dissimulation comme philosophie politique. Par exemple, des avions partent de Doha pour bombarder les taliban en Afghanistan alors que ces mêmes guerriers religieux ont un bureau de coordination installé à Doha, à quelques kilomètres de la base d'où décollent les chasseurs partis pour les tuer ". (1)

La démission probable de Lakhdar Brahimi " Regardons ce qui se passe dans ce coin de désert. Les libertés y sont absentes, on y pratique les châtiments corporels, la lettre de cachet, c'est-à-dire l'incarcération sans motif, est une pratique courante. (...) La " justice ", à Doha, est directement rendue au palais de l'émir, par l'intermédiaire de juges qui, le plus souvent sont des magistrats mercenaires venus du Soudan. Au regard des " printemps arabes ", où le Qatar joue un rôle essentiel, il faut observer deux phases. Dans un premier temps, Doha hurle avec les peuples justement révoltés. On parle alors de " démocratie et de liberté ". Les dictateurs mis à terre, le relais est pris par les Frères musulmans qui sont les vrais alliés de Doha ". (1)
" En Libye, poursuivent les auteurs, nous le montrons dans notre livre, l'objectif était à la fois de restaurer le royaume islamiste d'Idriss tout en essayant de prendre le contrôle de 165 milliards. (...) Au Sahel, les missionnaires qataris sont en place depuis cinq ans. Réseaux de mosquées, application habile de la zaqat, la charité selon l'Islam, le Qatar s'est taillé, du Niger au Sénégal, un territoire d'obligés suspendus aux mamelles dorées de Doha. (...) La Syrie n'est qu'une extension du domaine de la lutte avec, en plus, une surenchère: se montrer à la hauteur de la concurrence de l'ennemi saoudien dans son aide au djihad ". (1)
Justement, s'agissant de la politique syrienne, on apprend que Lakhdar Brahimi est tenté de démissionner du fait d'une situation intenable mise en place par le Qatar selon Richard Gowan, de l'Université de New York. Le médiateur, ajoute M.Gowan, a été "pris au piège, entre un régime syrien qui l'a traité avec mépris et des gouvernements arabes sunnites qui ne veulent pas de compromis avec (le président syrien) Bachar al-Assad". Certains diplomates évoquent la possibilité que M.Brahimi garde un rôle de conseiller auprès de M.Ban sur la Syrie ou le Proche-Orient, avec l'idée qu'il puisse entrer de nouveau en scène au cas où le régime syrien s'écroule et que l'ONU doive organiser une opération internationale d'aide à la population syrienne. (2)
Pour rappel, l'accord de Genève adopté par le groupe d'action le 30 juin 2012 parlait d'une transition en Syrie. Washington estime qu'il ouvre la voie à l'ère "post-Assad", tandis que Moscou et Pékin affirment qu'il revient aux Syriens de déterminer leur avenir. Les deux parties en conflit continuent, en effet, de camper sur leurs positions et refusent de faire les concessions nécessaires à l'amorce d'un dialogue. Le pouvoir syrien reproche à Lakhdar Brahimi, d'aller en fait vers une partition, une " yougoslavisation " de la Syrie comme ce que Peter Fitzgerald avait avancé pour le démantèlement de la Yougoslavie. Nous aurons, dans un premier temps, la réduction des pouvoirs de l'Etat central comme ce fut le cas de la Yougoslavie avec les " Accords de Dayton " qui ont mis fin à la Yougoslavie du maréchal Tito, l'un des piliers des non-alignés avec Nehru, Chou En-Lai et Nasser. Comme conséquence, nous aurons aussi un démantèlement des institutions militaires, ce qui permettra par analogie avec le TPIY, un tribunal pénal international pour la Syrie: le TPIS...
Rejeté par la Syrie, diabolisé par le Qatar, Lakhdar Brahimi est tenté de démissionner:
" Lakhdar Brahimi, écrit Hassan Moali, a compris qu'il est pratiquement le seul à croire à la solution politique conformément aux accords de Genève. Sa démission relève alors de la dignité d'un homme qui ne veut pas cautionner la "qatarisation" de la Ligue arabe, avec la complicité de son secrétaire général qui s'apprête lui aussi à "vendre" son poste, histoire de déplacer pour de vrai le centre de gravité du Monde arabe du Caire à Doha ". (3)
Il est connu en effet, que la tentation d'empire avec un sabre nain fait partie du délire du Qatar. Pour cela, sa diplomatie du chéquier fait merveille. Fahim Amraoui explique comment le Qatar a, comme objectif, une OPA sur la Ligue arabe qui lui permettra de mettre en place par procuration la paix israélienne. Nous lisons: " Selon un ancien diplomate algérien au Moyen-Orient, le Qatar exploite le contexte de crise politique, mais surtout économique dans laquelle s'enlise l'Egypte pour lui arracher le poste de secrétaire général de la Ligue arabe. Les tractations ont commencé depuis quelques mois. Et l'émir du Qatar a officiellement demandé, lors de ce 24e Sommet, qui s'est tenu à Doha, au président égyptien Mohamed Morsi de ne plus présenter de candidat à ce poste et de faire en sorte que la présidence de la Ligue arabe échoit au Qatar". Le président Morsi, en difficulté sur le plan interne en raison de la crise économique, a besoin de financements extérieurs. (..) Le Qatar aurait même proposé un chèque "de près de 7,2 milliards de dollars en contrepartie de ce poste qui est toujours revenu à l'Egypte". (...) " (4)
" Bien que Lakhdar Brahimi bénéficie, écrit Hassan Moali, toujours de la confiance de Ban Ki-moon et des Etats-Unis ainsi que du soutien de la Russie, le Qatar ne renonce pas à ses manoeuvres pour avoir sa peau "coûte que coûte". Et pour cause, Doha pousse à fond l'option de l'armement des rebelles, en compagnie de l'Arabie Saoudite, pour abattre le régime de Bachar Al Assad. Il fallait donc déblayer le terrain. Comment? En mettant la tête de Brahimi à prix. D'où les spéculations et autres rumeurs récurrentes sur la prétendue démission du diplomate algérien, que Doha et son canal Al Jazeera se chargent de relayer. Mais, en fin diplomate rompu aux manoeuvres de coulisses, Brahimi reste incassable et tient tête aux coups fourrés venus de Doha. Pour l'instant. (...) Il a plusieurs fois remis les responsables de l'émirat à leur place en leur expliquant qu'il ne travaillait pas chez eux. (...) Sans doute que le prince Hamed Bin Jassem avait prévu de sortir son chéquier, croyant pouvoir acheter tout le monde. C'est sa "recette" miracle qui lui a permis de se mettre dans la poche tous les fonctionnaires de la Ligue arabe, y compris le secrétaire général, Nabil Al Arabi. (...) La démission de Nabil Al Arabi n'est qu'"une simple formalité"". (5)
Hassan Moali nous parle " d'empêcheurs de voler en rond " de grain de sable dans la mécanique qatarie: " (...) Mais une sorte "front de refus" empêche Doha de régner au sein de la Ligue arabe. Et l'Algérie, même si sa voix ne porte plus comme avant, tente, selon nos sources, de résister à la razzia qatarie en compagnie de l'Irak, la Mauritanie et parfois le Liban. (...) On se souvient du fameux "vous, les Algériens, votre tour viendra" qu'aurait lancé le ministre qatari des Affaires étrangères à son homologue Mourad Medelci, quand ce dernier s'était opposé à une résolution "hard" contre la Syrie. Comble du paradoxe, l'adjoint de Nabil Al Arabi, l'Algérien Ahmed Ben Hilli, s'avère plus Qatari que ses généreux sponsors. Il porte bien son nom... Voici un passage sulfureux du livre des deux journalistes du Figaro à propos de "notre compatriote": "Ahmed Ben Hilli est prêt à défendre les positions du Qatar. A tel point que dans une réunion à huis clos, il a reçu une volée de bois vert de la part du représentant algérien qui lui a lancé à la figure: " Tu n'es pas Algérien! Tu es un lâche!'" (...) L'argent est l'arme de destruction massive de l'émirat, sachant qu'il est imbattable sur ce terrain d'achat des consciences ".(5)

Le bradage de la cause palestinienne:
S'agissant de la Palestine, là encore tout est fait pour enterrer en grande pompe les droits inaliénables palestiniens. Quand on veut évoquer la politique du Qatar face aux Palestiniens, comme rapporté par Mejid Nehmé: " (...) Il faut s'en tenir à des images. Tzipi Livni, qui fut avec Ehud Barak la cheville ouvrière, en 2009, de l'opération Plomb durci sur Ghaza - 1500 morts - fait régulièrement ses courses dans les malls de Doha. Elle profite du voyage pour dire un petit bonjour à l'émir. Un souverain qui, lors d'une visite discrète, s'est rendu à Jérusalem pour y visiter la dame Livni... Souvenons-nous du pacte signé d'un côté par HBJ et le souverain Al-Thani et de l'autre, les États-Unis: la priorité est d'assister la politique d'Israël. Quand le " roi " de Doha débarque à Ghaza en promettant des millions, c'est un moyen d'enferrer le Hamas dans le clan des Frères musulmans pour mieux casser l'unité palestinienne. C'est une politique pitoyable. Désormais, Mechaal, réélu patron du Hamas, vit à Doha dans le creux de la main de l'émir. Le rêve de ce dernier - le Hamas ayant abandonné toute idée de lutte - est de placer Mechaal à la tête d'une Palestine qui se situerait en Jordanie, le roi Abdallah étant déboulonné. Israël pourrait alors s'étendre en Cisjordanie. Intéressante politique-fiction.(1)
Pourtant, il y a à peine trois mois, un rapport d'experts indépendants commandé par la Conseil des droits de l'homme des Nations unies a demandé hier l'arrêt immédiat des colonisations dans les territoires palestiniens occupés et le retrait progressif de tous les colons, évoquant pour la première fois un éventuel recours devant la Cour pénale internationale. Selon ce rapport rendu public hier à Genève, " un nombre important de droits de l'homme des Palestiniens sont violés de façons diverses en raison de l'existence de ces colonies de peuplement ".
" Conformément à l'article 49 de la 4e Convention de Genève, Israël doit cesser toute activité de peuplement dans les colonies et ce, sans conditions préalables. Il doit immédiatement commencer un processus de retrait de tous les colons des territoires occupés ", souligne le rapport dans ses recommandations (...) La mission appelle " tous les Etats membres " des Nations unies à assumer leurs obligations et responsabilités au regard des lois internationales dans leurs relations avec un État " violant les normes péremptoires " des lois internationales.Constatant les violations de "certaines obligations selon les lois humanitaires internationales", le rapport souligne la compétence de la Cour pénale internationale.(6)
Quelle fut la réponse de la " Communauté internationale "? Aucune! Israël a rejeté ce rapport et naturellement, aucune reprise par les médias, le rapport est donc enterré. Mieux, poursuivant sa politique du rouleau compresseur, Israël envisage de construire un mur entre Bethléem et Jérusalem. Les Palestiniens chrétiens en appellent au pape... On sait que la Ligue arabe n'a jamais été que l'antichambre de la politique égyptienne, l'OPA du Qatar permettrait à ce dernier de brader sans état d'âme ce qui reste de l'unité arabe et de sa position concernant la cause palestinienne: " Les pays arabes, lit-on sur une dépêche de l'Orient le Jour ont donné un signe d'assouplissement de leur initiative de paix au Proche-Orient, le Premier ministre du Qatar évoquant un échange de territoires entre Israël et les Palestiniens au lieu du retour strict aux frontières de 1967 que la Ligue arabe réclamait jusqu'alors. (...) Le dirigeant qatari s'est exprimé au nom de la Ligue arabe. Israël s'est félicité, mardi dernier, de la nouvelle position des pays arabes sur les frontières d'un futur Etat palestinien. "Il s'agit certainement d'une étape importante et je m'en réjouis", a déclaré la ministre israélienne de la Justice, Tzipi Livni, chargée du dossier des négociations avec les Palestiniens. Le plan d'inspiration saoudienne prévoit une normalisation des relations entre les pays arabes et Israël en échange du retrait israélien des territoires arabes occupés depuis juin 1967, la création d'un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale et un règlement "équitable et agréé" de la question des réfugiés palestiniens sur la base de la résolution 194 de l'Assemblée de l'ONU. Ce plan présenté lors du Sommet arabe de Beyrouth, en 2002, a été relancé en mars 2007 au Sommet de Riyad ".(7)
Rien ne peut arrêter l'ambition du roitelet qatari si ce n'est l'avènement du gaz de schiste qui fera que les Américains seront de plus en plus autonomes, et partant, de plus en plus lucides....

1. Mejid Nehmé http://www.legrandsoir. info/le-qatar-champion-du-mensonge-et-de-la-dissimulation.html
2. Syrie: le médiateur Lakhdar Brahimi sur le point de démissionner AFP 01.05.2013
3. Hassan Moali: Lakhdar Brahimi sur le départ. El Watan le 2 05 2013
4. Fahim Amraoui http://www.algeriepatriotique.com/article/un-ancien-diplomate-algeriepatriotique-le-qatar-veut-acheter-le-ligue-arabe-pour-72-milliard Mardi 30 avril 2013
5. http://www.elwatan.com/international/le-qatar-veut-la-tete-de-lakhdar-brahimi-30-04-2013-212107_112.php
6. Un rapport d'experts de l'ONU demande le retrait des colonies israéliennes AFP 01/02/2013
7. http://www.lorientlejour.com/article/812450/les-arabes-prets-a-assouplir-leur-offre-de-paix-au-proche-orient.html 30 04 2013

vendredi 19 avril 2013

Le Hamas utilise un site du patrimoine mondial comme camp d'entrainement militaire

Le Hamas utilise un site du patrimoine mondial comme camp d'entrainement militaire, l'Unesco se tait 

Le Hamas a, peu à peu, pris possession d'un site classé par l'Unesco au patrimoine mondial pour l'utiliser comme une base d'entraînement terroriste. Mais l'Unesco se tait. 

[anthedon] Le port Anthédon a plus de 3000 ans et est considéré comme l'un des sites les plus importants au Moyen-Orient. 
Il a été désigné site du patrimoine international par l'UNESCO en 2012. 
Il contient des pavements de mosaïque avec des piliers historiques des âges romains, byzantins et islamiques. 

Mais le mois dernier, l'aile militaire du mouvement islamique du Hamas, les brigades Izz ad-Din al-Qassam, a rasé une partie de l'ancien port d' Anthédon dans le nord de la bande de Gaza le long de la mer Méditerranée. 
Les Brigades ont endommagé le port, simplement pour étendre la zone d'entraînement militaire qui avait été initialement ouverte sur l'emplacement en 2002. 

Le ministère du Tourisme du Hamas dans la bande de Gaza a déclaré dans un communiqué de presse qu'il avait autorité sur le site et ne permettrait pas que des dommages soient causés aux monuments. 
tout en affirmant que "compte tenu de l'accroissement de la population dans la région, le ministère avait convenu d'utiliser une partie limitée de l'emplacement de façon temporaire sans nuisance pour les monuments souterrains". 

Mais il a été contredit par son ministre-adjoint du Tourisme, Muhammad Khela, qui a confirmé que l'emplacement était occupé à des fins militaires comme "un projet de la résistance" et non à des fins démographiques. 

L'ONG UN Watch a fait savoir qu'elle avait interpellé à plusieurs reprises autant Irina Bokova, Directrice générale de l'UNESCO, que Catherine Ashton, ministre des Affaires étrangères de l'Union européenne, les appelant chacune à prendre des mesures. 

Mais, à ce jour, et bien que pas moins de cinq points concernant la question palestinienne soient à l'ordre du jour, des points que l'ambassadeur américain Killion décrit comme "hautement politisés" et visant exclusivement à isoler Israël, aucune discussion n'est programmée pour aborder la destruction au bulldozer du site historique. 

vendredi 22 mars 2013

Syrie Iran Egypte Hezbollah Hamas: analyse des menaces par Aviv Kochavi, général du renseignement militaire israélien

 
middle-east
10 nouveaux groupes terroristes en Syrie et au Sinai en 2012
Le général de la Branche des Renseignements militaires Aviv Kochavi a fait le point sur la situation géostratégique du Moyen-Orient lors de la Conférence d’Herzlya. Il a notamment révélé que sur l’année 2012 seulement, dix nouveaux groupes terroristes ont vu le jour en Syrie et au Sinai. Extraits de la conférence :
Aviv Kochavi: « Les changements dans le Moyen-Orient sont profonds et ont des conséquences importantes sur la situation sécuritaire en Israël. Le printemps arabe va se poursuivre. Jour après jour, les rebellions deviennent de plus en plus violentes et le vide qu’ils créent attirent des groupes islamistes du Jihad”.
La démocratie ne pourra pas renverser les Frères musulmans
Le général Kochavi explique cette situation chaotique par trois facteurs : la faible économie, l’instabilité politique et l’islamisation. “L’Islam radical prend de l’importance, l’organisation des Frères musulmans s’est transformée en une organisation influente et dispersée dans tout le Moyen-Orient. Ils organisent les religieux des rues pour créer un état religieux que la démocratie ne pourra pas renverser. Certains s’y opposent et créent à leur tour une nouvelle vague de rebéllion. Cela ne fait qu’augmenter l’instabilité de la région.”
Nous divisons maintenant le Moyen-Orient en camp chiite et camp sunnite
Aviv Kochavi: « Les alliances changent. Par le passé, nous divisions le Moyen-Orient entre radicaux et modérés. Cette division ne fonctionne plus. Aujourd’hui, il faut le diviser entre le camp chiite le camp sunnite. Cela explique par exemple l’éloignement entre le Hamas et l’Iran, l’alliance entre la Turquie et l’Egypte, ou l’armement de la minorité shiite du Yémen par l’Iran. Le plan religieux a pris le dessus sur le plan national. Cela renforce le sentiment qu’Israël est un corps étranger et innaceptable au Moyent-Orient”.
Du Jihad global au Jihad local
Aviv Kochavi: « Dix organisations terroristes du Jihad sont nées en Syrie et au Sinai au cours de l’année 2012. Nous sommes aujourd’hui entourés de zones non-souveraines et donc il y a une totale liberté de transport de matériaux et d’armes. Le Jihad mondial en profite et Al-Qaeda passe d’un Jihad global à un Jihad local. Pour la première fois depuis des années, Israël fait face à quatres frontières actives desquelles peuvent surgir des attaques terroristes. Le Jihad radical montre des signes inquiétants de coopération entre les différentes cellules terroristes.
Pour certaines de ces organisations, Israël n’est pas le centre d’attention. Cependant, une fois qu’ils auront terminé la première partie de leur plan – comme le renversement du régime d’Assad – ils concentreront leur forces sur Israël. »
Syrie : les 2/3 du pays sous contrôle des rebelles
Aviv Kochavi: « Par rapport à la Syrie, il ne faut plus la traiter comme un seul pays. Il y a le pays d’Assad et le pays des rebelles qui contrôle aujourd’hui environ deux tiers du pays. A la frontière israélo-syrienne, les rebelles et l’armée syrienne se divisent le contrôle de la zone. 11 des 17 passages entre la Syrie et la zone sous le commandement des casques bleues de l’UNDOF sont sous le contrôle des rebelles, ce qui leur permet de faire passer des réfugiés, des armes et des agents du Jihad dans cette zone.
L’armée syrienne est quasiment démantelée. Sa puissance et son effectif sont grandement endommagés. Assad garde le contrôle des armes chimiques, de l’armée de l’air et sa puissance de feu. Bien qu’il n’ait pas donné l’ordre d’activer ses armes chimiques, il se prépare à éventuellement les utiliser.
La participation du Hezbollah aux combats en Syrie est importante. Des centaines des membres de l’organisation des unités spéciales sont tués et enterrés en secret chaque jour en Syrie. Le Hezbollah peut atteindre la “cage dorée” d’Assad et tente de récupérer son matériel de défense aérienne et ses missiles de technologie de pointe. Avec l’Iran, le Hezbollah tente d’infiltrer la Syrie pour assurer leur présence pour le jour “d’après Assad”, de peur de perdre la continuation territoriale de l’axe Iran-Syrie-Hezbollah. »
 
Aviv Kochavi: « Six organisations du Jihad sont mises en avant aujourd’hui en Syrie. 10 000 membres extrémistes et armés du Jihad font aujourd’hui confiance au Jihad. Les chances que la Syrie s’enfonce dans un combat sanglant de longue durée sont très hautes. »
Iran : la menace la plus importante de la région
Aviv Kochavi: « L’Iran avance sur son projet nucléaire à un rythme plus lent que prévu. Nous entendons des voix d’Iran qui remettent en question le chemin pris par les leaders et se demandent s’il ne faudrait pas changer de stratégie face à la pression de la communauté internationale. Je pense que le poids des sanctions influencera les décisions politiques de l’Iran qui reste la menace la plus importante dans la région. Ses 3 principales priorités sont la Syrie, son programme nucléaire et la présence renforcée d’Al-Qods – l’unité d’élite des gardiens de la révolution islamique d’Iran- au Liban, Syrie, Libye, Maghreb, Yémen, Irak et autres pays de la région.
Récemment, le Soudan est devenu un tremplin pour l’Iran vers l’Afrique et le Sinai. L’Iran exporte ses armes vers la région à une fréquence de plus en plus élevée. Le régime soudanais a trouvé en Iran un partenaire pour promouvoir ses intérêts.
Le coup infligé au Hamas lors de l’opération Pillier de Défense a été important. Le Hamas, lui, n’a pas réussi à toucher Israël malgré tout ses efforts. Ce manque de réussite reste inscrit dans leur mémoire. Il est plus important aujourd’hui pour le Hamas de conserver le cessez-le-feu que d’activer ses branches terroristes. Il semble que cela puisse durer même s’il continue de se réarmer.
Les menaces d’une attaque direct de nos ennemis sont faibles mais les possibilités de dégradations suite à une attaque terroriste ont augmenté. Bien que nos ennemis continuent de nous craindre, l’inquiétude principale de Tsahal demeure l’instabilité des régimes actuels et l’incertitude des nouvelles menaces. »

© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
http://tsahal.fr/2013/03/14/aviv-kochavi-notre-principale-menace-est-liran/

jeudi 25 octobre 2012

L'Emir du Qatar monte une OPA sur le HAMAS

Le dirigeant Qatari, le Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, a décidé de se rendre en visite dans la Bande de Gaza, cette semaine, devenant ainsi le premier dirigeant arabe à visiter l’enclave, mais pas seulement en tant que patron bienveillant qui vient distribuer un chèque mirobolant de 245 millions de $ à la population assiégée. Il a de grands projets pour les dirigeants du Hamas islamiste, qui pourraient avoir des répercussions de grande ampleur pour Israël, l’Egypte, la Jordanie et l’Autorité Palestinienne basée à Ramallah, menée par le rival du Hamas, Mahmoud Abbas. Il jouira sans aucun doute d’un accueil chaleureux, notamment en faisant fi du blocus maritime israélien à l’encontre de la Bande de Gaza, où le Hamas a pris le pouvoir lors d’un coup de force en 2007, deux ans après qu’Israël ait cédé ce territoire à l’Autorité Palestinienne.
Les plans du Cheikh Hamad pour Gaza procèdent d’une extension de ses propres ambitions régionales. Il y a deux ans, il a commencé à imposer sa marque dans les politiques moyen-orientales en Libye, où il a injecté ses forces spéciales et sécuritaires, ainsi que de l’argent frais dans les opérations de l’OTAN visant à renverser Mouammar Khadafi. Après l’exécution de Khadafi, l’Emir du Qatar a mis sa patte dans le conflit syrien, parrainant certaines factions qui combattent pour débarrasser leur pays de Bachar al Assad.
Ces deux projets d’Al-Thani demeurent inachevés, bien qu’ils mettent en lumière son mode opératoire et ses objectifs.
Jusqu’au début de l’hiver 2011, les investissements politiques, militaires et du renseignement qataris et les buts de l’Administration Obama en Libye marchaient main dans la main, bien que Washington ait choisi de mener l’opération « depuis l'arrière des lignes ».
Mais, après l‘élimination de Khadafi, il vient d’y avoir exactement un an, le 20 octobre, leurs chemins se sont séparés. Les Etats-Unis ont pesé de tout leur soutien derrière un groupe d’anciens insurgés, alors que l’Emir prenait sous sa coupe des factions bien plus radicales.
Cette division du travail s’est accentuée face au principal obstacle consistant à mettre en place un gouvernement central stable à Tripoli. Cette situation a aussi fourni un terreau favorable à la prolifération des Frères Musulmans et des Salafistes fondamentalistes.
Le type exact de relations entre les factions radicales et les milices sous le patronage Qatari et le réseau d’Al Qaeda au Maghreb (AQMI) qui se déploie à travers toute l’Afrique du Nord est difficile à cerner avec précision. Mais elles laissent une vaste zone grise qui a pu être exploitée en vue du meurtre de l’Ambassadeur américain Chris Stevens et trois autres Américains à Benghazi, le 11 septembre.
Depuis ce jour, les circonstances de cet attentat n’ont pu être pleinement établies – même après que ce soit devenu une « patate chaude » que se renvoient Barack Obama et Mitt Romney, au cours de leur campagne pour la Présidence. Mais l’engagement dans les combats des factions en Libye pèse lourdement lors de la visite de l’Emir qatari dans la Bande de Gaza, parce qu’elle se reflète dans les luttes politiques internes dans la Bande de Gaza, qui débordent sur le Sinaï Egyptien, entre le Hamas dirigeant, les groupes salafistes et les factions d’Al Qaeda.
Depuis la chute de Kadhafi, des flots d’armes clandestines n’ont fait que souligner la connexion libyenne, en transformant le Sinaï et Gaza, devenus le plus vaste supermarché de contrebande d’armes et de munitions du Moyen-Orient. Ils sont nombreux ceux qui tournent autour et il y en a pour tout le monde. Les terroristes islamistes de toute allégeance, y compris al Qaeda, ont librement pris part, depuis des mois à cette redistribution de la contrebande de matériel militaire lourd.
Les autorités égyptiennes n’ont pas voulu interférer, lorsque le million de Bédouins habitant le Sinaï, et encaissant les dividendes du chaos, ont muté, du rôle de petits trafiquants sans envergure à celui de riches marchands, seigneurs de guerre influents locaux, commandant des milices privées.
Au cours des trois derniers mois, la spirale des attentats contre Israël, qui sont planifiées et organisées dans la Bande de Gaza, ont visé également à maintenir les forces de sécurité égyptienne basées dans le Sinaï à l’écart de leurs infâmes transactions.
Hisham al-Saidni, alias Walid Al Masri, chef de la faction salafiste basée à Gaza et dans le Sinaï, connue sous l’appellation de Majlis Shura al-Mujahidin, n’était pas localisé dans le Sinaï où se terrent la plupart de ses hommes de main. Il a préféré travailler depuis l’extérieur de Jabaliya, au nord de la ville de Gaza. Il comptait bien sur le fait que le Hamas détourne les yeux de ses faits et gestes.
En l’éliminant, lors d’une frappe aérienne, le 13 octobre, alors qu’il pilotait une motocyclette à Jabaliya, Israël a trempé les mains jusqu'au coude dans un nid de frelons islamistes faisant la jonction à l’extérieur des frontières de Gaza et du Sinaï entre les groupes terroristes et a touché un nerf qui remonte aussi loin que le palais d’Al-Thani à Doha.
La visite du cheikh Hamad a pour but de mettre son estampille sur Gaza, en tant que zone d’influence Qatari. Durant son bref séjour, accompagné d’un vaste entourage comprenant son épouse, il a inspecté les projets concrets qu’il a financés par le passé et les nouvelles entreprises qu’il parraine, trois routes, un hôpital et la fondation d’une nouvelle ville.
Le plan global de l’Emir Qatari est de consolider le régime du Hamas dans la Bande de Gaza, après qu’il avoir abandonné le gouvernement d’Egypte, jugé inepte et incapable de tirer le pays vers le haut, englué qu’il est dans son marasme économique. Il pense qu’il devient impératif que le régime palestinien basé à Gaza regagne la maîtrise de la situation sur le Sinaï, au détriment des groupes terroristes bédouins et salafistes sans foi ni loi, et sur toutes les foyers de trafic d’armes de la Péninsule. S’ils continuent d’alimenter des émeutes, l’influence du Qatar en Libye reflera progressivement.
Pour réaliser cette maîtrise, le Cheikh Hamad veut transformer l’organisation terroriste islamiste du Hamas en une force de combattants d’élites disciplinée, sur le modèle des Brigades al Qods iraniennes, afin qu’il serve de bras opérationnel du Qatar dans la bande de Gaza et sur la Péninsule stratégique du Sinaï.
Cela promet un nouveau regain de vitalité au Hamas, après la perte de ses bases de commandement, de ses atouts et positions d’influence à Damas, comme conséquence du conflit syrien.
Les Islamistes palestiniens demeureront fidèles à leurs engagements de combattre l’Etat juif – simplement, maintenant, ils poursuivront leurs actions en tant qu’instrument du Cheikh Hamad, et Israël ne devra pas seulement combattre les Islamistes et Jihadistes de la Bande de Gaza et du Sinaï, mais les légions du Qatar en Libye et en Syrie.
Pour faire une démonstration de muscles à l’intention de son nouveau patron, on s’attend à ce que le Hamas redouble ses attaques contre Israël depuis la Bande de Gaza et le Sinaï.

 
DEBKAfile Reportage Exclusif

lundi 27 août 2012

L'Iran veut embraser le MO avant les élections US

L’organisation terroriste « Hezbollah » a effectué les manœuvres les plus importantes de son histoire, dans le cas d’un éventuel conflit militaire avec Israël, se renforce à Gaza et dans le Sinaï. et de dit prête pour la guerre, Importante attaque iranenne contre la firme pétrolière d’Arabie Saoudite – Aramco- Le Liban commence à trembler. Vers un embrasement généralisé ?

Le nombre total de participants a atteint 10.000 combattants, et parmi eux de nombreux jeunes terroristes, âgés de 16 à 20 ans qui n’ont pas participé à la seconde guerre du Liban à l’été 2006.
En outre, certaines manœuvres ont été inspecté par le  Secrétaire général du « Hezbollah » Nasrallah personnellement.
Nasrallah, a observé les manœuvres des Gardiens de la Révolution (Iran), qui sont venus au Liban.
Le Hezbollah s’est préparé en cas de nouveau conflit armé pour protéger la vallée de la Bekaa à travers laquelle sont transférées des armes de la Syrie.
En outre, le groupe envisage la possibilité d’une action offensive sur  la Haute Galilée et de sécuriser des têtes de pont dans la région nord d’Israël.
2000 mille hommes du  Hezbollah sont actuellement formés dans plusieurs villes iraniennes.
Le Hezbollah envisage une alliance avec l’organisation terroriste palestinienne « Jihad islamique » et non pas avec le Hamas, qui a récemment été plus intéressé par les contacts avec  les   »Frères musulmans » égypiens.
Par Aschkel lu sur la presse libanaise - Al-Joumhouria

L’Iran mène sa première attaque contre l’Arabie saoudite et menace, le Hezbollah se renforce à Gaza : vers un embrasement généralisé ?
A travers Aramco, c’est l’économie mondiale qui est visée
 Dario S. (Rome)
Selon la presse britannique, le Guide iranien, Ali Khameneï, a demandé aux Gardiens de la Révolution de s’en prendre aux intérêts des pays accusés de soutenir la révolte syrienne. Depuis, l’Arabie saoudite a subi une première attaque informatique d’envergure, qui a failli provoquer une véritable crise mondiale. Le Hezbollah, qui alimente l’embrasement de Tripoli, au nord du Liban, s’infiltre aussi dans le Sinaï et à Gaza, en prévision d’une guerre imminente avec Israël, sur fond de crise syrienne et de nucléaire iranien.
Selon le site « Middle East Transparent », « des sources saoudiennes officielles de la sécurité informatique accusent l’Iran d’avoir mené une violente cyber-attaque contre les installations de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco, durant le congé de Aïd el-Fitr ». Selon les mêmes sources, « l’enquête a identifié des dizaines d’employés de la compagnie, qui sont de nationalité saoudienne et libanaise, soupçonnés d’être impliqués dans cette agression planifiée par l’Iran ». Et d’ajouter que « plus de 70 personnes ont été arrêtées, soupçonnées d’avoir fourni aux Iraniens les codes de sécurité du réseau informatique d’Aramco, permettant l’introduction d’un virus sur le réseau et le serveur principal. L’attaque qui s’est produite quelques minutes avant le début du congé lié à Aïd el-Fitr, était destinée à détruire l’ensemble du réseau interne d’Aramco et de paralyser la production de pétrole en Arabie saoudite. Mais les techniciens de la compagnie ont déconnecté les unités touchées et réussi à stopper la progression du virus. Ils ont ainsi protégé l’ensemble du réseau, la chaîne de commandement et l’outil de production ».
Si l’ensemble du réseau a été sauvé, une source d’Aramco reconnait en revanche que les dégâts sont importants. Un responsable exécutif de la compagnie saoudienne souligne de son côté que « l’attaque a été commanditée par l’Iran et exécutée par une vingtaine d’employés de la compagnie ». Les Saoudiens rappellent que l’Iran avait mis en garde l’Arabie contre toute augmentation de sa production pétrolière en vue de combler le manque dû à l’embargo imposé sur Téhéran. L’Arabie est passée outre ces menaces en mettant sur le marché plus de 10 millions de barils par jour, afin de satisfaire la demande et de limiter la hausse des prix du pétrole, au moment où l’économie mondiale tourne au ralenti. Or, le maintien des prix à un niveau acceptable, confirmé par le ministre saoudien du Pétrole lors des dernières réunions de l’OPEP à Vienne, vise à asphyxier l’économie iranienne. Téhéran a riposté en s’en prenant à l’Aramco, et à travers elle à l’économie mondiale. Car, selon les spécialistes, « toute atteinte à la production saoudienne conduit automatiquement à une pénurie de pétrole, au niveau mondial, suivie d’une flambée des prix et d’une crise économique insurmontable ».
Ces informations semblent ainsi confirmer les révélations de la presse britannique de cette semaine, selon laquelle « le Guide Ali Khameneï a donné ses ordres aux Gardiens de la Révolution, et plus particulièrement aux Brigades Al-Quds (bras extérieur des Pasdarans), de s’en prendre aux intérêts des pays arabes et occidentaux qui soutiennent la révolte syrienne ». Et ce, pour inverser la situation en faveur de son allié Bachar Al-Assad. Car la chute de ce dernier aura des conséquences graves sur l’Iran et le Hezbollah. Rappelons qu’à travers le Hezbollah, l’Iran dispose de cellules dormantes dans une quarantaine de pays.
Bien que la cyber-attaque iranienne ait visé Aramco, c’est le monde entier qui a été ciblé à travers l’Arabie saoudite. Mais l’Iran ne menace pas seulement l’économie, considérée comme le nerf de la guerre. Les cellules terroristes dormantes, iraniennes, syriennes et du Hezbollah, seraient également sollicitées dans ce vaste projet. La Turquie n’exclut pas une implication syro-iranienne dans l’attentat de Gaziantep, lundi dernier. D’autant plus que le PKK a démenti toute responsabilité. Selon le quotidien « Asharq Al Awsat », les autorités du Bahreïn ont saisi, à la veille de l’Aïd el-Fitr, plusieurs centaines de cocktails Molotov prêts à l’emploi, accusant des activistes chiites, liés à l’Iran, de vouloir reprendre leur campagne de déstabilisation de la monarchie. La province est de l’Arabie est, elle aussi, le théâtre d’émeutes régulières, impliquant des activistes chiites.
C’est dans le cadre des menaces iraniennes qu’il convient d’interpréter les manœuvres de grande envergure réalisées la semaine dernière par le Hezbollah au Liban. Selon le quotidien libanais Al-Joumhouria, le parti chiite a mobilisé plus de 10.000 combattants d’élite lors de ces manœuvres, supervisées personnellement par Hassan Nasrallah. Les cadres du Hezbollah ont également changé de domicile, en prévision d’une nouvelle guerre contre Israël qui pourrait éclater dès que l’ordre en sera donné par Téhéran. « Al-Joumhouria » ajoute que « depuis que la direction du Hamas palestinien a quitté la Syrie et pris ses distances avec le dictateur Assad, le Hezbollah tente de remplacer le Hamas par le Djihad islamique palestinien dans son dispositif régional d’encerclement d’Israël. A ce sujet, le quotidien koweïtien Al-Seyassah d’hier jeudi affirmait que « le Hezbollah est impliqué dans les événements du Sinaï. La cellule libanaise dirigée par l’un des cadres du Hezbollah, Ziad Al-Kachache, aurait été infiltrée dans le Sinaï à la demande de Talal Hamieh, responsable des opérations extérieures du Hezbollah. Leur mission serait double : perturber les relations entre l’Egypte et Israël ; et mettre sur pied un dispositif lié au Hezbollah à Gaza, afin de prendre l’Etat hébreu en tenaille. D’ailleurs, depuis l’intervention de l’armée égyptienne, Al-Kachache et ses hommes se seraient repliés à Gaza à travers les tunnels ».
L’Iran et Israël sont ainsi engagés dans une course contre la montre. Téhéran tente d’accélérer son programme nucléaire et d’atteindre un point de non-retour avant les élections américaines de novembre prochain. Tel-Aviv menace de frapper les installations iraniennes en profitant justement du temps mort américain précédant les élections. Mais pour l’en empêcher, les Iraniens s’apprêtent à embraser la région. La cyber-attaque contre l’Arabie saoudite et l’embrasement de Tripoli, au Nord du Liban, à travers les Alaouites, alliés du Hezbollah et de Bachar Al-Assad, ne seraient qu’un début.

Dario S.pour médiarabe.info

samedi 25 août 2012

L’Iran mène sa première attaque contre l’Arabie saoudite et menace, le Hezbollah se renforce à Gaza : vers un embrasement généralisé

Selon la presse britannique, le Guide iranien, Ali Khameneï, a demandé aux Gardiens de la Révolution de s’en prendre aux intérêts des pays accusés de soutenir la révolte syrienne. Depuis, l’Arabie saoudite a subi une première attaque informatique d’envergure, qui a failli provoquer une véritable crise mondiale. Le Hezbollah, qui alimente l’embrasement de Tripoli, au nord du Liban, s’infiltre aussi dans le Sinaï et à Gaza, en prévision d’une guerre imminente avec Israël, sur fond de crise syrienne et de nucléaire iranien.


Selon le site « Middle East Transparent », « des sources saoudiennes officielles de la sécurité informatique accusent l’Iran d’avoir mené une violente cyber-attaque contre les installations de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco, durant le congé de Aïd el-Fitr ». Selon les mêmes sources, « l’enquête a identifié des dizaines d’employés de la compagnie, qui sont de nationalité saoudienne et libanaise, soupçonnés d’être impliqués dans cette agression planifiée par l’Iran ». Et d’ajouter que « plus de 70 personnes ont été arrêtées, soupçonnées d’avoir fourni aux Iraniens les codes de sécurité du réseau informatique d’Aramco, permettant l’introduction d’un virus sur le réseau et le serveur principal. L’attaque qui s’est produite quelques minutes avant le début du congé lié à Aïd el-Fitr, était destinée à détruire l’ensemble du réseau interne d’Aramco et de paralyser la production de pétrole en Arabie saoudite. Mais les techniciens de la compagnie ont déconnecté les unités touchées et réussi à stopper la progression du virus. Ils ont ainsi protégé l’ensemble du réseau, la chaîne de commandement et l’outil de production ».
Si l’ensemble du réseau a été sauvé, une source d’Aramco reconnait en revanche que les dégâts sont importants. Un responsable exécutif de la compagnie saoudienne souligne de son côté que « l’attaque a été commanditée par l’Iran et exécutée par une vingtaine d’employés de la compagnie ». Les Saoudiens rappellent que l’Iran avait mis en garde l’Arabie contre toute augmentation de sa production pétrolière en vue de combler le manque dû à l’embargo imposé sur Téhéran. L’Arabie est passée outre ces menaces en mettant sur le marché plus de 10 millions de barils par jour, afin de satisfaire la demande et de limiter la hausse des prix du pétrole, au moment où l’économie mondiale tourne au ralenti. Or, le maintien des prix à un niveau acceptable, confirmé par le ministre saoudien du Pétrole lors des dernières réunions de l’OPEP à Vienne, vise à asphyxier l’économie iranienne. Téhéran a riposté en s’en prenant à l’Aramco, et à travers elle à l’économie mondiale. Car, selon les spécialistes, « toute atteinte à la production saoudienne conduit automatiquement à une pénurie de pétrole, au niveau mondial, suivie d’une flambée des prix et d’une crise économique insurmontable ».
Ces informations semblent ainsi confirmer les révélations de la presse britannique de cette semaine, selon laquelle « le Guide Ali Khameneï a donné ses ordres aux Gardiens de la Révolution, et plus particulièrement aux Brigades Al-Quds (bras extérieur des Pasdarans), de s’en prendre aux intérêts des pays arabes et occidentaux qui soutiennent la révolte syrienne ». Et ce, pour inverser la situation en faveur de son allié Bachar Al-Assad. Car la chute de ce dernier aura des conséquences graves sur l’Iran et le Hezbollah. Rappelons qu’à travers le Hezbollah, l’Iran dispose de cellules dormantes dans une quarantaine de pays.
Bien que la cyber-attaque iranienne ait visé Aramco, c’est le monde entier qui a été ciblé à travers l’Arabie saoudite. Mais l’Iran ne menace pas seulement l’économie, considérée comme le nerf de la guerre. Les cellules terroristes dormantes, iraniennes, syriennes et du Hezbollah, seraient également sollicitées dans ce vaste projet. La Turquie n’exclut pas une implication syro-iranienne dans l’attentat de Gaziantep, lundi dernier. D’autant plus que le PKK a démenti toute responsabilité. Selon le quotidien « Asharq Al Awsat », les autorités du Bahreïn ont saisi, à la veille de l’Aïd el-Fitr, plusieurs centaines de cocktails Molotov prêts à l’emploi, accusant des activistes chiites, liés à l’Iran, de vouloir reprendre leur campagne de déstabilisation de la monarchie. La province est de l’Arabie est, elle aussi, le théâtre d’émeutes régulières, impliquant des activistes chiites.
C’est dans le cadre des menaces iraniennes qu’il convient d’interpréter les manœuvres de grande envergure réalisées la semaine dernière par le Hezbollah au Liban. Selon le quotidien libanais Al-Joumhouria, le parti chiite a mobilisé plus de 10.000 combattants d’élite lors de ces manœuvres, supervisées personnellement par Hassan Nasrallah. Les cadres du Hezbollah ont également changé de domicile, en prévision d’une nouvelle guerre contre Israël qui pourrait éclater dès que l’ordre en sera donné par Téhéran. « Al-Joumhouria » ajoute que « depuis que la direction du Hamas palestinien a quitté la Syrie et pris ses distances avec le dictateur Assad, le Hezbollah tente de remplacer le Hamas par le Djihad islamique palestinien dans son dispositif régional d’encerclement d’Israël. A ce sujet, le quotidien koweïtien Al-Seyassah d’hier jeudi affirmait que « le Hezbollah est impliqué dans les événements du Sinaï. La cellule libanaise dirigée par l’un des cadres du Hezbollah, Ziad Al-Kachache, aurait été infiltrée dans le Sinaï à la demande de Talal Hamieh, responsable des opérations extérieures du Hezbollah. Leur mission serait double : perturber les relations entre l’Egypte et Israël ; et mettre sur pied un dispositif lié au Hezbollah à Gaza, afin de prendre l’Etat hébreu en tenaille. D’ailleurs, depuis l’intervention de l’armée égyptienne, Al-Kachache et ses hommes se seraient repliés à Gaza à travers les tunnels ».
L’Iran et Israël sont ainsi engagés dans une course contre la montre. Téhéran tente d’accélérer son programme nucléaire et d’atteindre un point de non-retour avant les élections américaines de novembre prochain. Tel-Aviv menace de frapper les installations iraniennes en profitant justement du temps mort américain précédant les élections. Mais pour l’en empêcher, les Iraniens s’apprêtent à embraser la région. La cyber-attaque contre l’Arabie saoudite et l’embrasement de Tripoli, au Nord du Liban, à travers les Alaouites, alliés du Hezbollah et de Bachar Al-Assad, ne seraient qu’un début.
Dario S.

jeudi 16 août 2012

Israël / Iran – La Guerre des trente jours

Israël s’attend à ce qu’une éventuelle guerre avec l’Iran dure un mois et se traduise par le tir de plusieurs centaines de missiles sur les villes de l’Etat hébreu.

« Il n’y a pas de place pour l’hystérie. Le front israélien est préparé comme il ne l’a jamais été », informe Matan Vilnai, un ancien général et ambassadeur d’Israël en Chine. Matan Vilnai s’attend à ce que des centaines de missiles s’abattent quotidiennement sur les villes israéliennes et fassent quelque 500 morts.

« Il pourrait y avoir plus ou moins de morts, mais c’est le scénario auquel nous nous préparons. Les estimations font état d’une guerre qui durerait 30 jours et aurait plusieurs fronts », précise Matan Vilani dans une allusion au Hezbollah terroriste libanais allié de Téhéran et aux terroristes palestiniens du Hamas de la bande de Gaza.

Israël a amélioré son système de défense antimissile Arrow II conçu pour détruire des missiles – visant Israël – à une altitude suffisamment élevée pour que des ogives nucléaires, chimiques ou bactériologiques se désintègrent sans danger.

Cette fois Israël n’épargnera ni le Hezbollah ni le Hamas

L’option d’une attaque israélienne contre l’Iran revient à la une de l’actualité. Le débat sur la gestion des aspects collatéraux d’une telle option se fait plus pressant. L’un des aspects collatéraux du dossier est la réaction du Hezbollah et des militants palestiniens à Gaza en cas d’attaque israélienne contre l’Iran. Le scénario souvent mentionné en cas d’attaque israélienne tient en une réponse iranienne prenant la forme de tirs de missiles à longue portée, accompagnés de tirs de barrages en provenance du Liban et de Gaza. L’Iran « n’a pas un nombre illimité de missiles », déclare le vice Premier ministre israélien Silvan Shalom. « Et ce n’est pas comme si Israël ne pouvait arrêter un tir de barrage en 24 heures, en frappant les infrastructures au Liban et à Gaza », poursuit le ministre.
« Les roquettes tirées depuis le Liban et Gaza peuvent atteindre tout le territoire israélien. Ceci est notre problème principal », reconnaît de son côté l’ancien chef des renseignements israéliens, Danny Yatom. L’une des leçons de la guerre de 2006, entre Israël et le Hezbollah – une guerre au cours de laquelle le Hezbollah avait tiré d’innombrables engins sur le nord d’Israël -, est que « nous devons les empêcher de tirer ces missiles, aussi bien au Nord (Liban) qu’au Sud (Gaza) », poursuit Danny Yatom. Pour ce faire, ajoute l’ancien chef des renseignements israéliens, Israël devra « agir avec toute sa puissance contre les infrastructures au Liban et à Gaza. Nous risquons de devoir détruire des parties du Liban et des parties de Gaza pour que nos citoyens ne soient pas tués ».
Michel Garroté
Rédacteur en chef

Il est sûr qu’Israel risque de vivre des moments trés préoccupants en cas d’attaque contre l'Iran. Pris en étau au nord et au sud, il faudra donc à l’armée, résoudre d’une manière radicale, cette quasi-certitude qui sera que le Hamas et le Hezbollah ne s’épargneront pas pour innonder de missiles non seulement le nord et le sud mais ce qui est tout à fait possible, le centre d’Israel ! La force de frappe de Tsahal doit être puissante, écrasante. Dans le même laps de temps, continuer sur l’Iran. Israël ne devra pas leur laisser de temps de réaction !
Ce pays possède non seulement la technologie adéquate mais aussi l’intelligence statégique .