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lundi 9 octobre 2017

ROHINGYAS : IDÉOLOGIES ET APPROCHE VICTIMAIRE

L'ennui avec une idéologie, quelle qu'elle soit, c'est que son approche de la réalité est rarement conforme avec les faits. Lénine disait qu'il n'y avait que deux idéologies, l'idéologie bourgeoise ou l'idéologie socialiste[1]. En cela, comme sur d'autres points d'ailleurs, il avait tort. Il y en a une troisième : l'idéologie de l'islam militant ou islamisme. Ainsi Jules Monnerot avait-il bien raison de dire que l'islam serait le communisme du XXe siècle[2]. Cette affirmation se révèle et se constate tous les jours. L'actualité nous en donnant des éléments à flot constant. Pour l'illustrer, nous nous pencherons sur ce qu'il se passe en Asie du Sud-Est, précisément au Myanmar, l'ancienne Birmanie.
Le grand public a découvert ces dernières années et plus encore ces derniers mois une minorité dont il ignorait jusqu'à lors l'existence : les Rohingyas. Minorité ethnique et religieuse, elle est une de celles qui compose le Myanmar, à côté de la majorité birmane bouddhiste. Malheureusement, le public découvre le conflit Rohingyas/Birmans viaar les informations qui lui sont données de façon tronquée ; l'explication livrée est en effet monocausale. Rien n'est plus dangereux, surtout en matière géopolitique.

Un tiers exclu

Les Rohingyas sont un sous-groupe du peuple bengalais implantés sur le territoire de l'actuel Myanmar suite aux affres de la colonisation britannique. Londres ayant utilisé les Rohingyas dans la répression contre les Birmans, que ce soit lors de la conquête de ce qui allait devenir le Raj britannique ou au moment de l'indépendance birmane, cette minorité n'a jamais été considérée par les habitants de ce pays comme faisant légitimement partie des peuples constituant la « nation birmane ». 
Des groupes ethniques, le Myanmar en compte de nombreux - pas loin de 130[3] - qui ne sont pas toujours en sympathie avec le pouvoir central de Naypyidaw[4]. En effet, que ce soit avec les Chans, les Chins et les Karens, de nombreux conflits ont émaillé les rapports entre le pouvoir central et les ethnies péripéhriques depuis l'indépendance en janvier 1948 et surtout sous la junte militaire qui dirigea le pays de 1962 et 2011 et qui le contrôle encore en grande parite aujourd'hui.

Les Rohingyas ne parlent quasi exclusivement que le Bengali, et ne sont ni intégrés et encore moins assimilés à leurs compatriotes bouddhistes. Depuis longtemps discriminés et persécutés dans le pays - ils n'ont pas le droit de sortir de leur Etat, n'ont pas de papiers d'identité -, ils n'ont pas le statut de citoyens mais celui d'« associés » à la Birmanie ; bref, ils sont dans une situation bien plus difficile  comparativement aux autres minorités ethniques ou religieuses, elles mêmes souvent persécutées.

Géographiquement, les Rohingyas sont regroupés à l'ouest du Myanmar, près de la frontière avec le Bangladesh, dans le nord de la province de l'Arakan (Etat de Rakhine), en un territoire ouvert sur le golfe du Bengale. Ils constituent une des minorités de cette province, face aux Arakanais (bouddhistes) majoritaires.

Minorité ethnique, les Rohingyas sont aussi une minorité religieuse en ceci qu'ils sont musulmans. C'est là qu'intervient l'approche idéologique du conflit, que les faits sont travestis et que s'ouvre le Storytelling. Alors que l'on nous présente le conflit sous un angle exclusivement religieux ("gentils musulmans" contre "méchants bouddhistes"), nous pourrions dire en utilisant un terme de juriste, que l'islam n'est en définitive pas le « fait générateur » du conflit. 
En effet, il y a d'autres fortes minorités musulmanes au Myanmar, d'origine indienne ou chinoise (Panthays). Or, que constate-t-on ? Que ces deux autres minorités musulmanes n'ont aucun souci d'intégration et qu'elles ne font pas l'objet de discrimination et de mépris de la part du pouvoir et/ou de la population, qu'il n'y a pas de conflit entre elles et les bouddhistes. 
Ainsi, présenter ce qui s'y passe sous l'angle d'une minorité musulmane opprimée du fait seul qu'elle professe l'islam ne tient pas la route. Par contre, ceux qui ont un intérêt particulier à ce que le conflit soit perçu de la sorte sont les idéologues : les islamistes et les mondialistes.

L'intérêt des islamistes...

Les premiers idéologues sont les islamistes, qu'ils soient locaux (Rohingyas, Bangalais), régionaux (du sud de la Thaïlande, de Malaisie, des Philippines et d'Indonésie) et aussi bien sûr, ceux de la mouvance islamique pro-califat (Al-Qaida, Etat Islamique, Hizb-ut-Tahrir, etc.). 
Par la mise en avant de cette posture victimaire, les musulmans n'apparaissent plus médiatiquement avec le label « barbares terroristes », « oppresseurs » et « sanguinaires » mais comme des opprimés, un statut privilégié qui apitoie l'opinion et exonère de toute analyse[5], tant l'émotion tue la raison. 

De plus, en appeler à l'action des musulmans du monde contre les responsables birmans, permet à ces idéologues non seulement de permettre l'ouverture d'un nouveau foyer-creuset pour combattants jihadistes, mais encore de mobiliser les musulmans du monde (l'oumma) face à l'ennemi impie en une cause transnationale et globale.
Soulignons que dans ce conflit, les vicitmes n'appartiennent pas à un seul camp. Les Rohingyas tuent et détruisent eux aussi, avec autant de sauvagerie, de haine que les extrémistes birmans bouddhistes, civils ou militaires. Les Rohingyas ne sont pas épars et sans structures combattantes. Ils ont des groupes armés, mobiles et entraînés, dont le Harakah al-Yaqin qui se fait appeler Arakan Rohingya Salvation Army (ARSA) lorsqu'il communique avec des journalistes occidentaux. Enfin, ce conflit n'est pas circonscrit aux seules limites du territoire birman de l'Arakan. Un certain nombre de combattants Rohingyas sont des jihadistes militants, en liaison étroite avec le Harakat al Jihad al-Islami du Bengladesh voisin, ayant été entraînés par l'ISI (les services secrets pakistanais), souvent passés par les madrassas pakistanaises et ayant connu le théâtre afghan. Des liens ont été observés, par ailleurs, notamment entre les insurgés des trois provinces du Sud thaïlandais et les musulmans birmans des organisations Rohingya Solidarity Organization (RSO), Arakan Rohingya Islamic Front (ARIF) et de l'Arakan Rohingya National Organization (ARNO). Il est à noter, au passage, que la plupart de ces groupes islamistes armés ont leur siège au Bengladesh et qu'ils bénéficient de la bienveillance des Etats-Unis et du Royaume-Uni.

... et celui des mondialistes

Les autres idéologues sont les mondialistes. Ces derniers utilisent, eux, un autre ressort idéologique : les « droits de l'Homme », ceci pour de simples mais colossaux intérêts financiers. 
Ces mondialistes appartiennent à deux groupes qui ne sont pas sans liens : des intérêts privés et des intérêts étatiques. Les premiers étant de grands groupes pétroliers, notamment britanniques et américains, tels Exxon, British Petroleum, mais aussi Shell, etc. En effet, on constate que le groupe Total, présent au Myanmar depuis 1992, subit depuis deux décennies des attaques incessantes via des ONG anglo-saxonnes, des organisations « humanitaires » poussées et financées par les groupes pétroliers ; le but de ces actions aux paravents « droits de l'hommistes » étant d'accuser le groupe français de "collusion avec le régime birman sanguinaire" et ainsi d'évincer Total de sa licence d'exploitation des ressources en hydrocarbure (gaz et pétrole) au Myanmar et en particulier du champ gazier off shore de Yadana (dont Total est opérateur à hauteur de 31,2 %[6]), une éviction qui se ferait au profit de ses concurrents[7].

Les autres mondialistes étant les Etats-Unis dans une action visant non pas Naypyidaw en tant que tel, mais bien plutôt la Chine, soutien majeur du régime birman, en un jeu de billard à plusieurs bandes. Rappelons qu'un pipe-line a été construit, reliant le Yunan (Kunming) aux rives du golfe du Bengale (port de Kyaukphyu, dans la province de l'Arakan) ; un pipe-line financé par les Chinois et qui compte beaucoup en tant que voie d'acheminement énergétique pour Pékin. Il est aisé de comprendre que des troubles dans la région, un conflit armé et un pipe-line endommagé et/ou rendu inopérant, et un pays (le Myanmar) mis au ban des nations pour ses exactions directes ou indirectes sur une partie de sa population, gênerait la République populaire de Chine[8].
           
Ces deux types d'idéologues, par delà leurs motivations respectives, ne peuvent donc qu'applaudir si ce n'est pousser à la mise en avant de ce conflit, car pour l'un, il mobilise au niveau mondial non seulement l'oumma, mais la tendance islamiste radicale et jihadiste en un nouvel abcès de fixation et de trouble régional ;  et pour l'autre, il permet d'avancer des intérêts économiques et de déstabiliser un rival de poids, ceci par le biais d'organisations relais aux intentions « humanistes » qu'ils financent et qu'ils manipulent[9].

Jusqu'à lors louée par les capitales occidentales, Aung San Suu Kyi se voit reprocher aujourd'hui de ne rien dire sur ce conflit. Il faut dire que l'ancienne égérie des mondialistes - coqueluche des droits de l'hommistes, enfant chérie de l'hyper-classe et lauréate du Prix Nobel de la Paix - qui avait été utilisée pour diminuer le pouvoir de la junte dans les années 1990-2010, étant Birmane et bouddhiste ne peut se désolidariser de la majorité de son peuple composé à 88% de bouddhistes. Par ailleurs, elle sait l'importance de Pékin et de l'aspect vital du pipe-line chinois. Elle mesure également l'influence au sein de la population des bouddhistes nationalistes, qu'ils soient du Mouvement 969 du moine Ashin Wirathu ou de la Fondation philanthropique Buddha Dhammadirigée par le moine Tilawka Biwuntha. Ainsi, Aung San ne défendra-t-elle jamais la cause des Rohingyas et son image d'icône de la démocratie bâtie dans les années 90 sera vraisemblablement de plus en plus terni dans les médias mainstream. 
Il est donc fort à craindre que ces affrontements ne cessent, compte-tenu du fait qu'ils sont nourris et souhaités tant en interne, par des extrémistes bouddhistes et militaires ainsi que des Rohingyas, qu'à l'extérieur du pays, par des idéologues islamistes et mondialistes.

Philippe Raggi Cf2R

  • [1] Les Origines intellectuelles du léninisme, Calmann-Lévy, 1977.
  • [2] Sociologie du communisme, échec d'une tentative religieuse au XXe siècle, Paris, Libres-Hallier, 1979.
  • [3] Officiellement, il y a 135 ethnies au Myanmar.
  • [4] Nom de la nouvelle captiale politique et administrative du pays. L'ancienne capitale, Rangoun demeure néanmoins la capitale économique.
  • [5] On lira avec intérêt le livre de François Thual, Les conflicts identitaires, Ellipses, 1995.
  • [6] http://www.total.com/fr/medias/actualite/communiques/myanmar-total-met-en-production-le-projet-gazier-badamyar?xtmc=exploration%20production%20myanmar&xtnp=1&xtcr=3
  • [7] Cf. l'étude faite par Eric Denécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement(CF2R), sur le sujet de ces ONG en Birmanie (http://www.cf2r.org/fr/editorial-eric-denece.php)
  • [8] Le pipe-line pourra approvisionner en pétrole brut la République populaire de Chine à hauteur de 6% du total de ses importations. Le transport de gaz est, lui, déjà opérationnel. (https://www.ft.com/content/21d5f650-1e6a-11e7-a454-ab04428977f9 )
  • [9] Cette instrumentalisation d'idiots utiles en arrive à un tel point que l'on devrait requalifier certaines ONG en « GONG », des Governemental ONG, comme le dirait Eric Denécé.
     

mercredi 28 septembre 2016

« Les chrétiennes ne sont là que pour une chose, le plaisir des hommes musulmans » par Raymond Ibrahim

  • En Irak, 19 filles yazidis ont été enfermées dans des cages de fer et brûlées vives, pour avoir refusé de copuler avec les djihadistes.
  • « Les femmes appartenant à des minorités religieuses sur des territoires contrôlés par l'Etat islamique passent de djihadiste en djihadiste. Quand l'un se lasse de violer et abuser une fille, il la vend à l'un de ses copains qui la viole et en abuse à son tour ». — Samuel Smith, The Christian Post.
  • Un couple dont les deux filles ont été kidnappées par l'État islamique a trouvé sur le seuil de sa porte un sac contenant les cadavres dépecés de leurs filles et une vidéo retraçant les viols et tortures qu'elles avaient subies.
  • « Les filles chrétiennes sont considérées comme des marchandises qu'on casse à loisir. Abuser d'elles est un droit. Dans la mentalité de de cette communauté, il ne peut s'agir d'un crime. C'est le butin de guerre des musulmans ». — Des villageois du Pakistan.
La loi islamique, toujours sévère, l'est plus encore pour les femmes. Selon le Coran, les hommes ont « autorité » sur les femmes et sont en droit de les battre en cas de « désobéissance » (4 : 34). Selon le prophète Mahomet, les femmes sont moins intelligentes que les hommes - deux femmes sont nécessaires pour égaler le témoignage d'un homme - et la majorité des damnés de l'enfer est composée de femmes qui, comme les ânes et les chiens, ont la capacité de distraire un homme de sa prière et ainsi l'annuler.
Quel est le point de vue de l'islam sur les femmes « infidèles » (non-musulmanes) ? Elles ne sont bonnes qu'à « une chose, le plaisir de l'homme musulman », a affirmé un musulman à un groupe de jeunes filles chrétiennes du Pakistan, avant de terroriser et assassiner l'une d'entre elles. Dans le Coran, (voir 04 : 24), les femmes non-musulmanes capturées au cours d'un djihad peuvent être achetées et vendues comme esclaves sexuelles. Ainsi agit l'État islamique.
Emily Fuentes, directrice de la communication d'Open Doors, une organisation de défense des droits de l'homme qui agit en faveur des chrétiens persécutés, explique :
« Malheureusement, les femmes sont de plus en plus la cible privilégiée de groupes terroristes [musulmans]. On ne compte plus les incidents partout dans le monde, ou les femmes sont enlevées par des groupes extrémistes radicaux, violées et forcées de se convertir à l'islam.... Beaucoup sont également vendues à l'encan. Cette brutalité se produit au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie. Dans ces zones géographiques, les femmes sont des citoyens de seconde classe persécutées en raison de leur sexe. Minoritaires en tant que femmes et chrétiennes, elles subissent une double persécution. Nous ne disposons pas de statistiques précises, mais nous savons que les femmes sont persécutées par millions.... Dans les pays à majorité musulmane, les femmes chrétiennes sont systématiquement privées de leur liberté et des besoins humains fondamentaux ».
Les femmes chrétiennes se voient appliquer une une double peine : à peine tolérées en tant que femmes et persécutées en tant qu'« infidèles » non-musulmanes, elles sont la cible première de la violence islamique.
Aujourd'hui, le sort des non-musulmanes prisonnières de l'Etat islamique est connu. Depuis la conquête de Mossoul en juin 2014, le Califat a exécuté au moins 250 captives non-musulmanes (yazidis et chrétiennes la plupart du temps) qui ont refusé leur statut d'esclaves sexuelles. Récemment, 19 filles yazidis ont été enfermées dans des cages de fer et brûlées vives en public, pour avoir refusé de copuler avec les djihadistes.
.Selon un article de presse publié au lendemain de l'alerte lancée par Open Doors sur le sort des non-musulmanes:
« Les femmes appartenant à des minorités religieuses sur les territoires contrôlés par l'Etat islamique passent de djihadiste en djihadiste. Quand l'un se lasse de violer et abuser une fille, il la vend à l'un de ses copains qui la viole et en abuse à son tour ».
Une rescapée Yazidi a expliqué comment :
« ...elle a été achetée et vendue par huit djihadistes différents... Nous étions exhibées [sur les marchés d'esclaves sexuelles]. Les hommes venaient et nous regardaient comme des objets. C'était comme un marché de voitures d'occasion... Les femmes étaient vendues – à peine 20 dollars (18 euros) - ou échangées contre des téléphones mobiles, voire données en cadeaux »..
Cette jeune femme a été violée au moins trois fois par jour pendant plus de 16 mois par d'innombrables combattants de l'Etat islamique, contrainte de prendre des contraceptifs et des médicaments abortifs, et a tenté à plusieurs reprises de se suicider pour échapper à la violence. Son récit, très typique, se retrouve sans beaucoup de variantes, dans le témoignage de nombreuses autres rescapées non-musulmanes.
D'autres informations récentes ont fait état : d'« une petite fille de 8 ans achetée, vendue et violée par huit miliciens différents en l'espace de 10 mois »; d'une « esclave sexuelle qui s'est immolée par le feu pour éviter d'être violée » ; d'un couple qui, après le kidnapping de leurs filles par l'État islamique, a trouvé sur le seuil de sa porte un sac contenant le corps dépecé de leurs filles et une vidéo retraçant les viols et tortures qu'elles avaient subi ; et de femmes chrétiennes et alaouites violées et abattues par les djihadistes de l'Etat islamique qui avaient envahi leur village.

Dans une video de l'Etat islamique, des djihadistes rient et plaisantent sur le commerce des esclaves sexuelles yazidis.

Ces violences islamiques extrêmes contre les femmes ne sont pas uniquement le fait de groupes comme l'Etat islamique ou Boko Haram – un mouvement nigérian qui se définit uniquement en référence à l'islam et qui doit sa notoriété à l'enlèvement, l'asservissement, le viol et le meurtre de jeunes chrétiennes. Chaque année, environ 700 chrétiennes et 300 hindoues sont enlevées, réduites en esclavage, et violées au Pakistan. Les chiffres paraissent faibles mais, compte tenu du fait que les chrétiens et les hindous représentent chacun un pour cent seulement de la population pakistanaise, essentiellement musulmane, ils méritent être pris en considération.
Quatre jours après qu'Open Doors ait attiré l'attention sur le sort des femmes chrétiennes, deux musulmans pakistanais ont attaqué une chrétienne à son domicile, profitant de l'absence de son mari, un soldat en poste dans une garnison lointaine. Ils ont attaché la femme et l'ontviolée à tout de rôle, menaçant d'assassiner sa petite fille de deux ans si elle résistait. Selon le témoignage de cette femme, âgée de 30 ans :
« Les deux hommes m'ont traité comme un animal ; ils me disaient que les chrétiens n'ont aucune valeur .... les femmes chrétiennes sont toutes des putains disaient-ils, et ils menaçaient de revenir me violer à nouveau si je les dénonçais ».
Femme et infidèle dans un pays à majorité musulmane, elle n'a trouvé aucun appui auprès de la police et aucun avocat n'a voulu la défendre. Cette même semaine, cinq autres jeunes chrétiennes ont été enlevées, converties à l'islam, et contraintes de se « marier » à leurs ravisseurs.
Les exemples de viol et même d'assassinats de chrétiennes - et parfois aussi de jeunes chrétiens – ne manquent pas au Pakistan. Après qu'une petite chrétienne de 9 ans ait été violée par un musulman qui se vantait d'avoir « rendu le même service à d'autres jeunes chrétiennes », les villageois ont expliqué :
« Ce genre d'événements est fréquent. Les chrétiennes sont considérées comme des marchandises qu'on peut maltraiter à loisir. Abuser d'elles est un droit. Dans la mentalité [musulmane], ce n'est même pas considéré comme un crime. Les chrétiennes sont un butin de guerre ».
La même situation prévaut en Egypte. En juillet 2012, Chris Smith, un élu au Congrès des Etats Unis, a témoigné de la « progression en flèche des enlèvements de jeunes filles coptes, de leurs conversions et mariages forcés. Ces femmes sont terrorisées et, par conséquent, marginalisés ».
Le pape Shenouda III, le dernier - et très diplomate - chef de la communauté chrétienne d'Egypte, a dénoncé cette tendance dès 1976 : « Il est devenu courant de convertir les filles coptes à l'islam et d'user de la terreur pour les marier à des musulmans ». Entre 2008 et 2013, près de 600 cas de chrétiennes enlevées, violées et converties de force ont été recensés en Egypte. Le seul titre d'un rapport de 2012, « Les enlèvements et conversions forcés de chrétiennes coptes en Egypte ont considérablement augmenté », indique que la situation ne s'est guère améliorée.
Les femmes jeunes sont des cibles sexuelles, mais les femmes âgées sont sexuellement avilies. Le 20 mai, en Egypte, une chrétienne de 70 ans a été dénudée et exhibée de force dans les rues de Minya. La foule a craché sur elle, l'a sifflée en hurlant « Allahu Akbar » (« Allah est le plus grand »).
En Ouganda, deux jours avant la publication du rapport Open Doors, des musulmans ont battu et violé une chrétienne de 22 ans qui accusait l'imam de la mosquée d'avoir assassiné son père, à l'issue d'une dispute théologique. Un mois plus tôt, une petite fille de 13 ans été violéepar des musulmans qui lui ont dit : « Ceci est le deuxième avertissement pour ta mère qui déshonore la foi des musulmans ». La mère de la jeune fille est une ex-musulmane convertie au christianisme,
Même en Europe, ce sont les femmes qui souffrent le plus de l'afflux de migrants musulmans. La croissance exponentielle des viols et agressions sexuelles en Allemagne, en Suède... obéit à la même logique qu'au Pakistan ou dans les territoires contrôlés par l'État islamique. Cette logique s'exprime dans les propos qu'un musulman immigré en Allemagne a prononcé après avoir traqué, insulté et agressé sexuellement une femme : « les femmes allemandes sont là pour le sexe ».
Autre point important, si les femmes sont les cibles privilégiées des agressions sexuelles, les hommes ne sont pas à l'abri : les musulmans les persécutent en tant que « blasphémateurs » et « apostats. Le concept de chevalerie est totalement absent de l'islam quand s'agit de terroriser les infidèles et de les remettre à leur place. La religion de Mahomet pratique à cet égard, un égalitarisme strict. Ainsi, au Pakistan, Asia Bibi, une chrétienne accusée de blasphème, survit dans le couloir de la mort depuis 2009 tandis qu'un couple chrétien accusé d'avoir profané un Coran, a été brûlé vif.
Le rapport Open Doors a été illustré au moment de sa publication par plusieurs actes criminels commis contre des chrétiennes :
  • Indonésie : selon les mots mêmes des commentateurs, « un usage sans précédent de la charia sur un non-musulman » a rendu possible la flagellation publique d'une chrétienne de 60 ans. Elle s'est vue infliger 30 coups de canne pour vente d'alcool.
  • État islamique : Une chrétienne a été exécutée par des miliciens islamistes pour avoir refusé d'abjurer sa foi en Jésus Christ. L'Etat islamique a également exigé d'un groupe de religieuses dominicaines qu'elles se convertissent à l' Islam ou s'acquittent de la jizya, la taxe que doivent payer tous les non musulmans (Coran 09:29). « Les sœurs ont [fui] mais au cours de leur exode, les plus âgées ont souffert de faiblesse cardiaque, voire même de crises cardiaques en raison du stress. Au cours des 18 derniers mois, 23 d'entre elles sont décédées. On a compté parfois jusqu'à trois décès par semaine. Elles avaient le cœur brisé » a déclaré sœur Huda.
  • Ouganda : Un musulman a étranglé sa femme qui s'était convertie au christianisme. Un autre musulman a battu et a menacé de massacrer sa femme aux cris de « Allahu Akbar » en raison de sa conversion au christianisme.
Les musulmanes tuent rarement leur mari pour apostasie, en raison du statut d'infériorité des femmes dans le monde musulman.
Nul ne peut souhaiter être une femme en pays musulman.
Raymond Ibrahim est l'auteur de Crucified Again: Exposing Islam's New War on Christians (Les nouveaux crucifiés : la guerre de l'islam contre les chrétiens,Editions Regnery avec l'appui du Gatestone Institute, avril 2013).

vendredi 12 avril 2013

Huit bouddhistes massacrés par les musulmans en Indonésie


Les violences religieuses qui secouent la Birmanie se sont déplacées vendredi en Indonésie avec le massacre dans un centre de réfugiés de huit bouddhistes birmans par des compatriotes musulmans.
Une vingtaine de musulmans réfugiés dans le centre de rétention administrative de Medan, sur l'île indonésienne de Sumatra (nord-ouest), s'en sont pris aux 11 bouddhistes birmans qu'abrite également le centre, a indiqué le porte-parole de la police provinciale, Heru Raden Prakoso.

Les musulmans, armés de bouts de bois pointus qu'ils avaient arrachés à des sommiers, ont alors attaqué les bouddhistes, réussissant à en tuer huit, a-t-il précisé.

"Les corps étaient en sang, comme après avoir été battus, torturés à mort à l'aide d'objets contondants. Les hommes se sont servis de bouts de bois provenant de sommiers et de manches à balais", a précisé Rida Agustian, un des policiers chargés de la surveillance du centre de Belawan.

La cellule où a eu lieu la tuerie était "couverte de sang, sur les murs et par terre", a-t-il témoigné.

Un des trois bouddhistes survivants a évoqué sa terreur. "Nous étions effrayés. On va devoir faire attention maintenant quand on dort", a déclaré Kyawkyaw, qui ne porte qu'un nom. "Nous demandons au gouvernement indonésien de nous renvoyer immédiatement en Birmanie", a-t-il ajouté.

Les 11 bouddhistes étaient les seuls non-musulmans parmi les 280 réfugiés et immigrés clandestins birmans que compte le centre. Ils avaient été arrêtés il y un an pour pêche illégale dans les eaux indonésiennes. Il ne leur restait plus qu'un mois de détention à purger.

Les violences religieuses jettent une lumière crue sur les tensions persistantes en Birmanie où les bouddhistes refusent l’extension d’un islam envahissant.
Avec AFP

vendredi 14 septembre 2012

Indonésie : un internat forme des terroristes européens et asiatiques

Un internat islamique de Ngrugki dans le département de Sukoharjo (Solo), fondé par Abu Bakar Baassyir, un leader musulman qui purge une peine de 15 ans de prison pour avoir orchestré les attentats de 2002 à Bali, continue de former des jeunes terroristes.
Islam-terrorL'information provient de rapports  de la police anti-terroriste de l'Indonésie. À deux reprises dans les derniers jours, des élèves de l’internat ont attaqué la police de Ngrugki, tuant deux personnes. Ils ont également commis un attentat à Solo le 19 août lors de la fête marquant la fin du ramadan.
L’Inspecteur de la police anti-terroriste, Ansyan Mbai, a confirmé que l'école fondée par Baassyir a des liens étroits avec le groupe terroriste français auquel appartenait Mohamed Merah, l’auteur du massacre de Toulouse. L’internat de Ngrugki est une porte tournante des musulmans extrémistes d’Europe et d’Asie. Pendant des mois, l’internat a hébergéi Jean Salvi, un musulman extrémiste français recherché par les autorités françaises. Dans le passé, Salvi avait été associé à Baassyir et d'autres leaders musulmans du Pakistan, d’Indonésie et d’Afghanistan.
L’Indonésie compte des centaines d’internats islamiques, des écoles offrant gîte et couvert. Dans les zones les plus pauvres du pays, c’est souvent le seul endroit où les garçons peuvent recevoir une certaine éducation. Ces internats sont souvent financés par de grandes organisations musulmanes.
Jusqu'à une période récente, la plupart de ces écoles étaient gérées par Nahdlatul Ulama, la plus importante organisation islamique modérée d’Indonésie, qui garantissait la qualité de l’enseignement. Depuis le début des années 2000, des groupes musulmans radicaux ont ouvert leurs propres internats islamiques et recrutent des élèves très pauvres et analphabètes. Qui plus est, les vues religieuses des élèves façonnent celles de leurs familles. Certaines familles sont fières que leur fils se soit enlevé la vie en commettant un attentat pour « défendre » les vraies valeurs du coran.
Source : Baassyir's Islamic school in Solo continues to train new terrorists, Mohabat News, 12 septembre 2012. Extrait traduit par Poste de veille

vendredi 31 août 2012

Un think tank américain élabore des projets d’escalade militaire contre la Chine

par Peter Symonds pour WSWS

Une publication du groupe de réflexion de Washington, Center for Strategic and International Studies (CSIS, Centre d’études stratégiques et internationales) intitulé « Stratégie de positionnement de la force armée américaine dans la région Asie-Pacifique: un évaluation indépendante », fournit au gouvernement Obama ce qui revient à être un plan directeur pour des préparatifs militaires en vue d’un conflit avec la Chine.
Bien que le CSIS soit un organisme non gouvernemental, son évaluation a été commanditée par le ministère de la Défense, ainsi que l’exige la Loi d’autorisation de la Défense nationale de 2012, donnant un statut semi-officiel à ses conclusions et ses propositions. Cette publication a impliqué des discussions approfondies avec le personnel militaire américain haut placé du Commandement du Pacifique au Pentagone. Le rapport du CSIS a été remis au Pentagone le 27 juin mais n’a eu de couverture médiatique qu’après que ses principaux auteurs, David Berteau et Michael Green, ont témoigné le 1er août devant le Comité des forces armées de Etats-Unis.
Le rapport a fait grand bruit dans les médias australiens qui ont fait d’une de ses propositions les gros titres des journaux, celle de faire une base d’opération avancée d’un groupement tactique de porte-avions américain à HMAS Stirling, une base navale d’Australie occidentale. Si cela était mis en pratique, la recommandation transformerait la base et la ville voisine de Perth en une cible potentielle de missiles nucléaires russes et chinois. La proposition sert à souligner les implications immenses de l’évaluation du CSIS qui est en droite ligne avec le « pivot » conflictuel du gouvernement Obama envers l’Asie et visant la Chine.
L’évaluation du CSIS déclare que l’objectif géostratégique américain sous-jacent dans la région Asie-Pacifique est d’empêcher « la montée de tout Etat hégémonique dans la région qui pourrait représenter une menace pour les intérêts américains en cherchant à en obstruer l’accès aux Etats-Unis ou à dominer le domaine maritime. A partir de cette perspective, le problème le plus significatif pour les Etats-Unis aujourd’hui en Asie est la puissance montante de la Chine, son influence et ses espérances de prééminence régionale. » en d’autres termes, l’hégémonie dominante des Etats-Unis dans la région doit continuer.

Le document reconnaît que la stratégie militaire est liée aux impératifs économiques. Il identifie « les accords commerciaux tels le Partenariat Transpacifique (PTP) et l’Accord de libre commerce USA-Corée » comme étant cruciaux à « une architecture transpacifique durable qui soutienne l’accès des Etats-Unis à la région et son influence dans cette région. » Bien qu’il déclare que les Etats-Unis « doivent intégrer chacun de ces instruments de puissance nationale et ne pas compter excessivement sur les capacités militaires des Etats-Unis », c’est précisément le déclin économique relatif des Etats-Unis qui motive le recours à la puissance militaire pour maintenir sa domination en Asie, tout comme au Moyen-Orient.
Ayant identifié la Chine comme principal rival potentiel, le rapport exclut toute répétition de la stratégie américaine d’endiguement utilisée pour isoler l’Union soviétique durant la Guerre froide, ce qui indique la dépendance économique des Etats-Unis par rapport à la Chine. Il est significatif que les auteurs rejettent un accord de partage du pouvoir avec la Chine, ou pour reprendre les termes du comité des forces armées, « un condominium bipolaire qui reconnaisse les intérêts essentiels de Beijing et divise implicitement la région. » Cette dernière conception, sous une forme ou une autre, est promue par quelques analystes stratégiques aux Etats-Unis et en Australie comme étant l’unique moyen d’empêcher une guerre. Le rapport du CSIS rejette tout retrait d’Asie des Etats-Unis, qui équivaudrait dans les faits à céder la région à la Chine.
Ayant exclu toutes les alternatives pacifiques, la publication du CSIS définit une stratégie militaire. Les auteurs ne prônent pas ouvertement une guerre avec la Chine, déclarant que « les conséquences d’un conflit avec cette nation sont presque impensables et il faut faire plus que tout son possible pour les éviter tout en respectant les intérêts des Etats-Unis. » Mais les auteurs n’excluent pas la possibilité d’un conflit dans le cas où les intérêts américains sont menacés, et ajoutent que la capacité à « maintenir une paix favorable » dépend de la perception que les Etats-Unis sont capables de sortir vainqueurs en cas de conflit. « Le positionnement de la force armée américaine doit démontrer sa volonté et sa capacité à se battre et à gagner, même dans les circonstances plus difficiles associées à A2D2 [stratégie d'interdiction d'accès à la région] et autres menaces à l’encontre des opérations militaires américaines dans le Pacifique occidental », déclare le rapport.
Ainsi au nom de la paix, les Etats-Unis préparent une guerre catastrophique avec la Chine. Les planificateurs stratégiques américains sont particulièrement préoccupés par les capacités militaires chinoises appelées A2AD, développement de sous-marins, missiles et avions de combat sophistiqués capables de poser un danger pour la marine américaine dans le Pacifique occidental. Bien que, comme ils en ont l’habitude, les Etats-Unis présentent de telles armes comme représentant « une menace » pour leur armée, en réalité la Chine riposte de façon défensive à la présence d’une puissance navale américaine écrasante dans les eaux proches de son territoire. La prépondérance navale américaine en Mer de Chine orientale, Mer de Chine méridionale et les points « d’étranglement » tel le détroit de Malacca, menace les voies maritimes en provenance du Moyen-Orient et d’Afrique dont la Chine dépend pour son approvisionnement en énergie et matières premières.

Le rapport du CSIS approuve le repositionnement et le renforcement des forces militaires américaines dans le Pacifique occidental qui se sont accélérés sous le « rééquilibrage » vers l’Asie du gouvernement Obama. Cela comprend :
  • la consolidation des bases américaines, des troupes et des atouts militaires au Japon et en Corée;
  • le développement des forces américaines sur l’île de Guam et sur les îles Mariannes du nord, situées stratégiquement dans le Pacifique occidental;
  • le stationnement à Singapour de navires de combat de littoral, navires de guerre relativement petits, rapides et flexibles capable de récolter des informations, de faire des opérations spéciales et de déposer sur terre des soldats avec des véhicules armés;
  • la possibilité de faire un plus grand usage des bases aériennes et navales australiennes et de positionner 2 500 Marines dans la ville septentrionale de Darwin.
De plus, la publication confirme que les USA ont eu des discussions avec la Thaïlande, les Philippines et le Vietnam sur une possibilité d’accès aux bases et d’entraînement commun.
Le document examine aussi les efforts américains pour renforcer les liens militaires dans toute l’Asie, de l’Inde, Bangladesh et Sri Lanka jusqu’en Birmanie, Indonésie et Nouvelle Zélande, ainsi qu’avec ses alliés officiels.
Il est significatif qu’en classant les éventualités militaires par degré d’intensité, le document identifie l’Australie, le Japon et la Corée du Sud comme des alliés cruciaux « dans le spectre plus élevé d’intensité », à savoir un conflit militaire avec la Chine, « avec d’autres alliés et partenaires dans le spectre de moindre intensité. »
Bien qu’elle traite de façon large de toutes les contingences, l’évaluation du CSIS se concentre en premier lieu sur « la haute intensité. » Ses recommandations impliquent un développement plus important des accords militaires avec la Corée du sud, le Japon et l’Australie et qu’entre ces alliés eux-mêmes.
Elle recommande l’application des derniers accords militaires en date avec le Japon et la Corée du sud. Pour ce qui est du Japon, le document insiste sur la signification stratégique d’Okinawa. Okinawa est « centralement situé » entre l’Asie du nord-est et l’Asie du sud-est maritime, et est « positionné pour combattre tactiquement à l’intérieur de l’enveloppe A2AD dans les scénarios de haute intensité », autrement dit Okinawa est d’une importance cruciale dans toute guerre avec la Chine. Le gouvernement Obama s’est opposé de façon intransigeante aux appels du Japon à délocaliser la base navale américaine de Futenma au large d’Okinawa.

Le document du CSIS n’est pas la politique officielle du gouvernement Obama : ses conclusions sont présentées comme des recommandations. Il envisage tous les scénarios, dont celui de maintenir le statu quo et de diminuer les forces américaines de la région Asie-Pacifique, mais n’est favorable à aucun des deux. Cependant l’aspect le plus menaçant du rapport traite d’une liste substantielle de mesures qui pourraient être prises pour renforcer de façon marquée l’armée américaine dans toute cette région.
En plus de baser un porte-avion nucléaire américain en Australie occidentale, on compte parmi ces mesures les suivantes :
  • doubler le nombre de sous-marins d’attaque nucléaire basés sur Guam;
  • déployer des navires de combat en zone littorale en Corée du sud;
  • doubler la taille des forces amphibiennes à Hawaï;
  • baser de façon permanente un escadron de chasseurs-bombardiers sur Guam;
  • renforcer les équipements de surveillance avec ou sans personnel en Australie ou Guam;
  • optimiser les défenses antimissiles au Japon, en Corée du sud et Guam;
  • consolider les forces terrestres américaines.
Tout en recommandant que ces options soient envisagées, le CSIS appelle spécifiquement à ce que davantage de sous-marins d’attaque soient placés sur Guam, c’est à dire à distance de frappe aisée des voies maritimes et des bases navales chinoises.
Chacune de ces mesures ne fera qu’accroître les tensions avec la Chine et le danger d’une course aux armements et d’un conflit dans la région Asie-Pacifique.
L’évaluation du CSIS indique des poudrières potentielles, de la péninsule coréenne et du détroit de Taïwan à la Mer de Chine méridionale et aux frontières contestées entre l’Inde et la Chine. Le rapport représente clairement la façon de penser plus large au sein du gouvernement Obama et des cercles militaires et du renseignement américains les plus élevés qui préparent et planifient de façon téméraire une guerre avec la Chine.
Peter Symonds
Article original : US think tank plans military build-up against China

jeudi 29 mars 2012

Bombe à l'ambassade indonésienne : Jakarta accuse "un groupe terroriste" en France

Un "groupe terroriste en France" est soupçonné d'être responsable de l'explosion d'une bombe, la semaine dernière, devant l'ambassade d'Indonésie à Paris, a indiqué jeudi le chef de l'agence antiterroriste indonésienne. "L'ambassade d'Indonésie a été prise pour cible par un groupe terroriste en France", a indiqué à l'AFP Ansyaad Mbai, responsable de l'Agence antiterroriste nationale (BNPT). Une bombe artisanale, découverte in extremis par un employé, avait explosé le mercredi 21 à l'aube devant l'ambassade à Paris (XVIe), déjà visée il y a huit ans par un attentat, sans faire de blessé, mais occasionnant d'importants dégâts.

dimanche 25 septembre 2011

Indonésie : attaque suicide contre une église

Une attaque suicide contre une église sur l’île de Java (Indonésie) a fait au moins un mort, le poseur de bombe, a indiqué dimanche la police, tandis que des témoins évoquent trois autres victimes. L’attaque s’est produite à la fin du service dominical, lorsque les fidèles quittaient l’église. Selon un policier sur place, Nedi, 15 personnes ont été blessées et transportées à l’hôpital. L’incendie de deux églises chrétiennes et une attaque meurtrière contre une organisation musulmane minoritaire début 2011 avaient alimenté les craintes d’un regain d’intolérance religieuse en Indonésie, où le gouvernement est accusé de laxisme face aux mouvements islamistes violents. L’Indonésie est le pays comptant le plus de musulmans au monde (près de 90 % des 240 millions d’habitants), mais sa Constitution stipule que l’islam n’est pas une religion d’Etat et affirme la liberté de culte.