mercredi 12 décembre 2012

France et Francs Maçons

Pour ce qui me concerne, je n’ai ni allégeance, ni allergie, aux frères et sœurs de loge. Disons simplement que je préfère la lumière à l’obscurité. Je ne pense pas que les frères et sœurs de loge, les francs-maçons, participeraient, soi-disant, tous ensemble, à un réel et véritable « complot maçonnique mondial ». C’est, selon moi, donner trop d’importance aux loges, que de leur attribuer un réel pouvoir « mondialiste » de domination, à l’échelle planétaire. Les thèses conspirationnistes sur les francs-maçons sont, à mon avis, le lot de celles et ceux qui n’assument pas l’échec et l’insuccès de leur propre camp politique ou éthique.
Cela dit, je constate que chez nos amis français, la Franc-Maçonnerie n’est ni étrangère à la laïcité, ni étrangère à la République. Sur ce point, je reste critique : je n’aime ni les sectes, ni l’occultisme ; je préfère la transparence. Concernant plus particulièrement le Grand Orient de France (GOF), qui est très à gauche, je suis bien obligé de constater qu’il compte de nombreux membres dans les partis politiques, notamment au parti socialiste actuellement au pouvoir. Et cela pose objectivement un sérieux problème. De l’allahïcité au mariage gay incluant l’adoption d’enfants, avec ce genre de pratiques, les francs-maçons de gauche veulent-ils tuer la France, tuer le Christianisme et tuer le Judaïsme ?
A ce sujet, après Le Point et L’Express, c’est le Figaro Magazine qui maintenant s’intéresse aux francs-maçons de gauche, dans la Cinquième République en général ; et au sein de l’actuel gouvernement socialiste en particulier (extraits adaptés de l’article du Figaro Magazine ; lien en bas de page) : Le retour aux affaires des socialistes, après dix ans d’absence, est une excellente nouvelle pour les obédiences maçonniques, au premier rang desquelles le Grand Orient de France (GOF), qui entendent bien peser à nouveau sur le débat politique. Mais discrètement. Sans être franc-maçon, Vincent Peillon a beaucoup écrit sur la pensée de Ferdinand Buisson, le bras droit du frère Jules Ferry, père de l’instruction publique en France, et sur Pierre Leroux, un franc-maçon défenseur d’un socialisme fraternel et spiritualiste dans les années 1848-1870.
Le Figaro Magazine : Peillon partage nos valeurs, c’est un maçon sans tablier. En tant qu’inspecteur de l’Éducation nationale, Alain Seksig, lui-même affilié au GOF, plaide de son côté pour une formation des enseignants à la laïcité. Le GOF attend notamment la visite rue Cadet, le 9 décembre, de Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale. Les propos de celui qui se présente comme un profane – mais que beaucoup de frères voient comme un de leurs soutiens – seront probablement appréciés. Petit détail révélateur: lors de son élection au perchoir en juin dernier, une trentaine de députés initiés ont été mobilisés dans les dernières heures. En coulisses, le fabiusien Philippe Guglielmi, élu de Romainville, patron de la fédération PS de Seine-Saint-Denis, terre d’élection de Bartolone, et ancien Grand Maître du GOF (de 1997 à 1999), a manœuvré pour favoriser l’élection de son ami.
Le Figaro Magazine : Avec Hollande, les francs-maçons se sentent plus à l’aise. « C’est vrai, nous reprenons un peu d’air », confie l’ancien ministre socialiste de l’Emploi Jean Le Garrec, frère du GOF et président du Cercle Ramadier, qui fédère près de 1’500 francs-maçons de gauche. Animateur de l’Alliance villes emploi, qui regroupe des élus sur ce thème, Le Garrec a récemment fait la tournée de ministres amis – Michel Sapin, Marylise Lebranchu, Benoît Hamon – et il en est ressorti confiant. La présence de nombreux frères et soeurs dans l’entourage du président renforce ce climat favorable. Durant sa campagne, Hollande était secondé par des fidèles, dont certains, comme Jean-Marie Cambacérès, énarque de la promotion Voltaire, ou François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, sont des frères. Son actuel conseiller politique, Aquilino Morelle, aurait été initié au GO. Christophe Chantepy, le directeur de cabinet de son premier ministre Jean-Marc-Ayrault, fait également partie des frères, écrit encore le Figaro Magazine (lien en bas de page).
Le 1er mars 2012, je signalais à ce propos que la loge maçonnique la plus à gauche de France, le Grand Orient de France avait fait venir les candidats à l’élection présidentielle dans son temple, rue Cadet à Paris. Le grand maître Guy Arcizet avait rendu compte de cette initiative à l’occasion de la parution d’un livre de 360 pages retraçant l’intégralité des débats. François Bayrou, Nicolas Dupont-Aignan, François Hollande, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, Hervé Morin et Dominique de Villepin sont venus à ces « Grands Echanges ». Marine Le Pen n’a pas été invitée. Nicolas Sarkozy ne s’est pas présenté, n’étant pas encore officiellement candidat. Parmi ces ex-présidentiables, Jean-Luc Mélenchon est officiellement franc-maçon. ET François Bayrou a revendiqué un compagnonnage « sans être initié ». Les candidats avaient notamment été interrogés la laïcité et les droits de l’homme. Ils avaient également abordés les thèmes de la loi de 1905, des cellules souches et de l’euthanasie. Les vidéos avaient été mises en ligne sur le site du Grand Orient. Les francs-maçons de gauche avaient décidé de peser dans la campagne. Le grand-maître Guy Arcizet expliquait : « On a un réseau, on va s’en servir. Y compris en allant voir ceux qui nous représentent, en les empêchant de dormir, même à deux heures du matin ».
Sophie Coignard, dans l’hebdomadaire français ‘Le Point’, avait, elle aussi, publié une enquête sur la Franc-Maçonnerie en France, sous le titre provocateur « Francs-Maçons, la main invisible ». De son côté, le sociologue catholique Massimo Introvigne, dans ‘La Bussola’, avait également publié une enquête, sous le titre accrocheur « L’ombre des maçons sur l’Elysée », enquête qui, du reste, reprend celle de Sophie Coignard parue dans ‘Le Point’. Le journaliste chrétien Paul Ohlott s’était penché sur le GOF et l’extrême-gauche. Je reproduis ci-dessous ces enquêtes sur la Franc-Maçonnerie de Sophie Coignard, de Massimo Introvigne et de Paul Ohlott.
Sophie Coignard, dans ‘Le Point’, écrivait (extraits ; lien en bas de page) : « La reconduction de François Fillon à Matignon est une défaite des francs-maçons, dont beaucoup soutenaient ouvertement Jean-Louis Borloo, qui, en tant que chef du Parti radical, incarne la tradition fraternelle au sein de la République. Telle est l’analyse à laquelle se livre un personnage politique français de tout premier plan sur le récent remaniement ministériel. Voici son raisonnement : « Il suffit de regarder qui soutenait Borloo : Claude Guéant, le secrétaire général de l’Élysée, pour une fois d’accord avec Henri Guaino, mais aussi le patron d’EDF, Henri Proglio, qui nie être initié, mais cela fait rire tout Paris ». Notre observateur averti ne souhaite évidemment pas apparaître à visage découvert. « Ce que je vous dis est une évidence pour quiconque s’intéresse aux jeux d’influence au sommet. Mais je n’ai pas envie de passer pour un paranoïaque, s’amuse-t-il. Et puis, les frères sont les premiers à avancer masqués, non ? Dans tous les cénacles, la « main invisible » des francs-maçons anime les conversations. Pourquoi ? Parce qu’elle obéit à une combinaison magique : réseau d’influence plus secret d’appartenance. Le cocktail parfait ! D’ailleurs, comme pour illustrer ces propos, quelques jours après sa sortie du gouvernement, Jean-Louis Borloo organise dans les Salons de l’Aveyron, à Paris, un « dîner républicain » de 800 personnes. Traditionnellement, ce banquet réunit des frères et leurs amis défenseurs de la laïcité pour commémorer la loi de séparation des Églises et de l’État. Là, c’est la fête à Jean-Louis ! Les familiers des loges ne manquent pas autour des tables ».
Sophie Coignard : « Ceux qui l’assument et ceux qui le taisent. Alain Bauer, ancien grand maître du Grand Orient aujourd’hui conseiller officieux de Nicolas Sarkozy pour les questions de sécurité, Xavier Bertrand, ministre du Travail, Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, Serge Lepeltier, premier vice-président du Parti radical valoisien, Patrick Ollier, tout nouveau ministre chargé des Relations avec le Parlement, Gérard Larcher, président du Sénat… François Fillon, qui n’est pas franc-maçon, est resté Premier ministre. Preuve que les frères ont perdu la main ? Certainement pas. Mais on ne gagne pas à tous les coups… Les initiés sont d’ailleurs aussi nombreux qu’avant autour de la table du conseil des ministres. Est-ce un problème ? Ce n’en serait pas un si ces hauts responsables, garants de l’intérêt général, ne niaient pas, pour la plupart, leur appartenance avec la dernière énergie. Ils ne sont pas les seuls. Dans la police, dans la magistrature, dans l’Éducation nationale, dans les banques et compagnies d’assurances mutualistes, à EDF, à La Poste, personne n’a jamais franchi le seuil d’un temple, si l’on s’en tient aux déclarations officielles. De cette omerta nourrie par les initiés eux-mêmes résulte un étrange paradoxe : dès qu’une nomination ou une décision semblent inexplicables, chacun, parmi les profanes, songe à la franc-maçonnerie. Comment en serait-il autrement ? Un député important de la majorité reçoit un jeune élu prometteur dans son bureau de l’Assemblée nationale. « Alors, tu es où, toi ? », lui demande-t-il tout de go. Son interlocuteur mettra un moment à traduire ce « où ? », qui signifie « dans quelle obédience ? » ».
Sophie Coignard : « Un cadre supérieur bardé de diplômes est embauché dans un grand groupe de distribution d’eau. Au fil des jours, il comprend que ses collègues et ses supérieurs le prennent pour ce qu’il n’est pas : un frère. Doit-il jouer la comédie ? « Les premiers temps, je me suis contenté de ne pas les détromper, sans jamais mentir, raconte-t-il. Au bout de quelques mois, des relations d’estime mutuelle s’étaient installées, ce qui rendait mon silence coupable. Je me suis donc dévoilé, si j’ose dire : non, je n’en étais pas. À mon grand soulagement, cet aveu a été accueilli avec décontraction. Mais on m’a fait comprendre qu’il était utile et intéressant d’y entrer, pour instaurer un climat de confiance avec les clients et même en interne. » A-t-il accepté ? Il assure que non. On n’est pas sûr de le croire sur parole. Ceux qui s’y sont frottés sont prompts, ensuite, à voir des réseaux fraternels partout. Les nouvelles normes qui s’imposent à l’habitat en matière d’environnement ? Une gentillesse faite aux prestataires par le ministère. La difficulté à fusionner les Caisses d’épargne et les Banques populaires ? Une guerre entre maçons d’obédiences différentes et aux intérêts disjoints. La nomination d’Henri Proglio comme PDG d’EDF, poste qu’il comptait cumuler avec son maintien à la tête de Veolia ? Une revanche des francs-macs. Les assauts contre Anne Lauvergeon pour lui faire quitter Areva ? Une guéguerre entre la maçonnerie et le corps des Mines, dont Mme Lauvergeon est un élément actif… Les millions versés par l’État à Bernard Tapie à l’issue de son combat contre le Crédit lyonnais ? Rien n’aurait été possible sans les frères ».
Sophie Coignard : « Dans cette longue – et coûteuse – saga de Tapie contre l’État, le mot « franc-maçon » n’est jamais prononcé, mais brûle toutes les lèvres. Dans son livre « Abus de pouvoir », François Bayrou lui consacre un chapitre violent dont certains passages doivent être lus entre les lignes. Le président du MoDem évoque ainsi la manière dont un amendement législatif a été introduit afin de permettre aux établissements publics administratifs d’avoir recours à l’arbitrage pour résoudre leurs conflits. Qui avait, dans le secret des cabinets, préparé ce texte ? Était-ce le cabinet du ministère de l’Intérieur, ceux de Nicolas Sarkozy et de Brice Hortefeux ? Ou Bercy, sous la double autorité du ministre de l’Économie, Thierry Breton, et du ministre du Budget, Jean-François Copé ? Les initiés compléteront d’eux-mêmes : tous francs-maçons ou très proches des loges. D’ailleurs, un initié, et pas le moindre, réagit lui aussi à l’arbitrage qui couvre Tapie de millions. Dans les colonnes de Libération, Jean-Michel Quillardet, un avocat qui était alors grand maître du Grand Orient, s’indigne. « Je voulais envoyer un signal : montrer que les francs-maçons ne sont pas tous dans les combines, explique-t-il. On sait que des membres de la GLNF ont joué un rôle dans cette affaire, à l’Élysée, à Bercy, mais aussi parmi les avocats d’affaires spécialisés dans les liquidations judiciaires, qui sont à la fois proches de Tapie et impliqués dans des transactions en Afrique ». Il faut louer le courage de Jean-Michel Quillardet, à qui cet article n’a pas fait que des amis dans l’univers maçonnique, où la règle d’or consiste à se taire pour ne pas ternir l’image des obédiences et de leurs membres. Un raisonnement à courte vue : depuis le docteur Freud, chacun sait les ravages opérés par le silence et la violence que peut revêtir le retour du refoulé », concluait Sophie Coignard, dans ‘Le Point’ (lien en bas de page).
Massimo Introvigne, dans ‘La Bussola’, écrivait (extraits ; lien en bas de page) : « Les initiales semblent être inoffensives: CIU, Cercles Inter Universitaires. Mais cette tranquille association d’universitaires français, cacherait en fait une super loge maçonnique, avec les mêmes initiales, mais un nom moins rassurant : Confraternité Initiatique Universelle. Si certains membres sont des professeurs universitaires intéressés par l’histoire de la Franc-Maçonnerie et par des questions philosophiques, d’autres sont très proches de la politique française. C’est ce que révèle l’enquête sur la couverture de l’hebdomadaire Le Point… qui dans le numéro du 26 Janvier 2012 a étudié l’entourage des principaux candidats à la présidentielle. Deux candidats mineurs à la présidence sont des francs-maçons déclarés: Jean-Luc Mélenchon, candidat de l’extrême gauche, fait partie du Grand Orient. S’il s’agit là de simples curiosités, il est intéressant de noter que Le Point, en tenant compte des plaintes et des démentis qu’il dit ne pas craindre, compte treize francs-maçons dans l’entourage immédiat de Nicolas Sarkozy, parmi lesquels les ministres des Finances, François Baroin, du Travail, Xavier Bertrand, de la Défense, Gérard Longuet, de l’Intérieur, Claude Guéant, de la Justice, Michel Mercier, des Sports, David Douillet, des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier, de la Coopération internationale, Henri de Raincourt et de l’Education, Luc Chatel. Ces deux derniers ministères, dans l’histoire française ont presque toujours été confiés à des maçons, mais, comme nous le voyons, avec Sarkozy, c’est le gouvernement tout entier qui semble plutôt une grande Loge ».
Massimo Introvigne : « Et beaucoup de ces ministres sont proches de ce mystérieux CIU, qui n’est pas nécessairement d’accord avec la loge la plus nombreuse et la plus puissante en France, le Grand Orient. Quant à Sarkozy, il faut se rappeler de la relation très particulière entre le Président et l’ancien grand maître du Grand Orient Alain Bauer, et sa vieille habitude – curieux pour quelqu’un qui prétend ne pas être un franc-maçon – de signer de son nom suivi des trois points, comme font les «frères» – les lettres que, comme ministre de l’intérieur, il envoyait aux syndicats de police, où pratiquement depuis toujours, presque tous les officiers sont francs-maçons. Si François Hollande, le candidat socialiste auquel semblent aller les sympathies au Grand Orient, l’emporte, les choses point de vue maçonnique ne changeraient pas. Dans l’équipe qui gère la campagne de Hollande, Le Point a identifié dix francs-maçons, dont le président du Sénat, Jean-Pierre Bel, les anciens ministres Michel Sapin et Jean-Yves Le Drian, le maire de Lyon Gérard Collomb et le Directeur de la communication du candidat socialiste, Manuel Valls. Face à cette prolifération de ‘frères’, ceux qui en France se méfient des francs-maçons pourraient être tentés de voter pour le candidat centriste François Bayrou ou à droite pour que Marine Le Pen. Mais même ici, assure Le Point, les loges ont pris leurs précautions. Aux côtés de Bayrou, comme conseiller écouté, il y a l’ancien sénateur et membre de la Cour des comptes, Alain Lambert, qui est de la même loge où est née la mystérieuse CIU ».
Massimo Introvigne : « Du même milieu vient aussi Dominique Paillé, ancien porte-parole de l’UMP, parti de Sarkozy, qui ne fait pas partie de l’équipe, mais qui a fait de François Bayrou le vainqueur de l’élection présidentielle dans son roman Panique à l’Elysée, et il est très influent dans des milieux qui soutiennent le candidat centriste. Quant à Marine Le Pen , fait partie de son équipe l’avocat – qui apparaît souvent dans les grands médias français – Maître Gilbert Collard, initié dans la Grande Loge de France, puis transféré à la Grande Loge nationale française, l’obédience la plus « traditionalistes » – en termes maçonniques, bien sûr – qui a été le terreau de la mystérieuse CIU. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis le Grand Orient en 1980 avait menacé d’expulser non seulement ceux qui étaient inscrits au Front national, dirigé alors par le père de Marine Le Pen, mais aussi ceux qui avaient accepté le soutien du parti d’extrême-droite, tels que l’ex-ministre Jean-Pierre Soisson, qui avait cherché des voix du Front national pour conserver le poste de président du Conseil général de la Bourgogne. Peut-être qu’ils n’en feront rien, mais le Grand Orient a sérieusement discuté l’idée d’inviter Marine Le Pen lors d’une réunion de «Loge Blanche» à huis clos afin d’exposer son programme aux ‘frères’, comme les autres candidats: une idée qui aurait été impensable il y a quelques années. Sans doute les obédiences françaises ne pensent-elles pas toutes de la même façon sur de nombreuses questions. Mais il y a des fils qui les unissent et, finalement, dans la politique française, la maçonnerie réussit toujours à compter plus que dans d’autres pays. S’il se peut que l’influence maçonnique dans les affaires politiques soit en crise ailleurs, les 150’000 maçons français sont déterminés à la garder comme une caractéristique spécifique de leur pays », concluait Massimo Introvigne dans ‘La Bussola’ (lien en bas de page).
De son côté, le journaliste Paul Ohlott écrivait à ce sujet (extraits ; lien en bas de page) : « Le leader du Front de Gauche ne voulait pas que son appartenance à la secte maçonnique soit de notoriété publique avant les élections. Et bien tant pis. Quelqu’un l’a dévoilé. Aurait-il d’autres choses à cacher ? Quels que soient ses autres vices cachés, ce qu’il dévoile dans une interview accordée au magazine La Vie, est suffisant pour se faire une idée du personnage. Tout d’abord cet anti-chrétien radical, qui a été traumatisé suite à l’excommunication de sa mère par l’église catholique (pour cause de divorce, en 1960), tient à rassurer les croyants, en expliquant qu’il a «plus de facilité à parler avec des chrétiens qu’avec des traders !». Si ce n’est pas une preuve d’amour ça… En outre, nous confie-t-il : « Je suis un adversaire de l’Église en tant qu’acteur politique, du cléricalisme, pas de la foi », avant de rappeler au passage la traditionnelle maxime des laïcistes : « La foi est une affaire ­strictement personnelle. Elle n’a pas à intervenir dans le domaine public ».
Paul Ohlott : Et ses convictions politiques inspirées de ses croyances maçonniques et de la philosophie marxiste, ne sont-elles pas, elles aussi, à classer dans les affaires strictement personnelles ? Pourquoi viennent-elles alors polluer le domaine public ? Bref, passons cette introduction emprunte de courtoisie. Et intéressons-nous à ses fameuses convictions qu’il impose au domaine public ! Voici quelques points qui ressortent de son interview : 1/ Renforcer le laïcisme dans certains départements : « La loi de 1905 est anti-Concordat. L’État ne finance aucun culte. L’argument culturaliste pour l’Alsace-Moselle – au nom duquel tous les abus sont possibles – est irrecevable. Je voudrais que la loi de 1905 soit étendue à ces départements et à la Guyane, la Polynésie, la Nouvelle-Calédonie ».
2/ Renforcer l’éducation laïciste : « Je ne veux provoquer personne, mais je suis partisan d’un service public unifié et laïque de l’enseignement. La place qu’occupent les écoles privées aujourd’hui n’est pas liée au rayonnement du christianisme dans la société, mais aux difficultés de l’école publique – nous sommes passés à une école de masse, avec des professeurs auxquels on demande énormément et une société très malade ». 3/ Se soumettre aux lobbys LGBT : « L’orientation sexuelle n’est pas un choix. Dès lors que des gens s’aiment, ils doivent pouvoir vivre ensemble normalement. Quand des homosexuels ont commencé à me parler de mariage, ça m’a bien fait sourire, car je ne suis pas partisan du mariage pour moi-même ! Ce n’est pas pour le proposer aux autres ! Mais raisonnablement, quelle objection opposer au mariage des homosexuels ? Aucune ».
4/ S’inspirer de Karl Marx : « Je suis matérialiste. Ce matérialisme peut d’ailleurs avoir une coïncidence avec le panthéisme. Nous sommes des individus régis par notre univers matériel. Le corps inorganique de l’homme, c’est l’univers tout entier, comme le dit Karl Marx ». 5/ Promouvoir le suicide : « Pour moi, le suicide est l’ultime liberté. Pour ma part, je voudrais pouvoir éteindre moi-même la lumière. Je suis partisan du suicide assisté ». 6/ Garantir le droit à l’avortement : « Pour l’avortement, certains médecins ne souhaitent pas pratiquer l’acte. Je le comprends. Mais le droit à l’avortement doit être garanti ». Et quand les journalistes de La Vie demandent à Mélenchon, la parole du Christ qui lui semble la plus importante, il répond : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre », une belle parole qui semble soutenir la philosophie humaniste, quand on oublie de citer la suite de l’histoire où Jésus dira à la prostituée : « Va et ne pèche plus », concluait Paul Ohlott (lien en bas de page).
Reproduction autorisée
Avec mention www.dreuz.info
Et le cas échéant les sources citées

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire