vendredi 2 mars 2012

Divergences entre l'Arabie Saoudite et l'irak sur la Syrie

Le Premier ministre irakien, le chiite Nuri al-Maliki, déclare qu'il soutient les changements et les élections libres en Syrie, qu'il considère comme des moyens nécessaires à la stabilité.
Le leader chiite irakien déclare cela dans le journal sunnite saoudien 'Aukadh'. "Le changement est nécessaire et les situations ne peuvent se stabiliser sans changement", affirme Maliki dans l'interview. Il explique que les Syriens "doivent obtenir assez de libertés et former un gouvernement d'unité nationale en premier lieu.
Des élections libres devraient être organisées sous supervision de l'ONU et des pays arabes et un conseil national doit être élu pour écrire une constitution". L'Irak refuse de soutenir les mesures punitives prises par la Ligue arabe contre la Syrie. Des officiels irakiens expliquent que leur gouvernement veut privilégier une solution pacifique à la crise syrienne capable de préserver les aspirations du peuple syrien pour un changement démocratique sans ingérence extérieure ni sectarisme…
De son côté, le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari, affirme à la chaîne officielle 'Irakia' que la Syrie n'est pas invitée au sommet arabe organisé à Bagdad fin mars en accord avec une décision antérieure de la Ligue Arabe. "La décision de ne pas inviter la Syrie ne vient pas de nous, c'est la décision de la Ligue arabe et l'Irak doit respecter cette décision", affirme Zebari, ajoutant que "l'opposition syrienne n'est pas invitée non plus".
Le gouvernement irakien à majorité chiite entretient des liens étroits avec le président syrien Bachar al-Assad, qui est membre des Alaouites, une ramification de l'islam chiite. L'Iran et le Hezbollah aussi sont chiites… Que faut-il conclure de tout cela ?
Copyright Michel Garroté & Sources
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