jeudi 3 novembre 2011

Guerre des nerfs USA UK Israël Iran


La soudaine poussée d’informations fiévreuses  à caractère militaire, mercredi 2 novembre, fait partie d’une campagne occidentale visant à persuader Téhéran que les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et Israël sont sur le point de mener une opération militaire contre ses installations militaires. Ce show, dirigé depuis Washington, est destiné à mettre en garde l’Iran qu’une expédition militaire punitive reste en réserve, à moins qu’il n’abandonne sa progression vers l’arme nucléaire. Si Téhéran n’en tient pas compte, le Président Barack Obama peut décider de frapper le Corps des Gardiens de la Révolution, qui est le rempart du régime islamique, autant que son infrastructure stratégique, faisant ainsi tomber des piliers du régime des ayatollahs…

L’HMS Astute: sous-marin d’attaque nucléaire britannique

Contribuant à cette atmosphère de menaces qui se resserrent autour de l’Iran, quatre évènements impliquant Israël ont fait la Une, ensemble au cours de ce même mercredi : Israël a mené un test de lancement réussi d’un nouveau missile balistique intercontinental, le Jéricho 3, dont des sources étrangères rapportent qu’il est en capacité de transporter un tête nucléaire à 7000 kms.
Après quoi, Tsahal a diffusé en direction des média, des photographies des chefs d’une escadrille des forces aériennes israéliennes, qui ont décollé des bases aériennes italiennes, au cours d’un exercice conjoint mené lors de manœuvres sur longues distances, avec l’armée de l’air italienne et « d’autres nations de l’OTAN », afin que l’armée de l’air israélienne se familiarise avec les tactiques des armées de l’OTAN.

Photos de l'air force israélienne sur une base italienne, en Sardaigne
Le message était clair : l’air force israélienne est en train de renforcer sa coopération avec ses alliés occidentaux, en préparation d’un assaut de l’OTAN contre l’Iran. Tsahal profite également de l’occasion pour bénéficier, à chaud, des leçons tirées par les tacticiens des armées de l’air de l’Alliance Atlantique, à partir de l’opération de huit mois en Libye, qui s’est achevée le 31 octobre.
Ensuite, le Commandement Intérieur de Tsahal a annoncé la tenue d’un exercice anti-missiles à grande échelle, dans le centre d’Israël, qui débute jeudi 3 novembre.
Pour finir, le Ministre de la Défense Ehud Barak s’est envolé pour un périple imprévu à Londres, peu après la visite secrète du chef d’Etat-Major britannique, Sir David Richards, plus tôt dans la semaine, à l’invitation du 1er soldat d’Israël, le Lieutenant-Général Benny Gantz.
 Si le général britannique était en Israël pas plus tard que cette semaine, pourquoi donc Barak est-il si pressé de rendre visite à Londres ? La réponse est venue des médias britanniques, qui révèlent que dès qu’il est arrivé, le Ministère de la Défense londonien a accéléré sa planification et augmenté les contingents prévus pour une participation à une attaque menée par les Etats-Unis contre l’Iran. Ils ont diffusé le compte-rendu de plans permettant de déployer de vastes unités navales comprenant des sous-marins dans le Golfe Persique.
 On a rapporté que le Royaume-Uni avait demandé à Washington l’autorisation de stationner ses chasseurs-bombardiers dans l’île de Diego Garcia, dans l’Océan Indien, pour y faire décoller ses sorties contre l’Iran.
 On dit que ce tourbillon d’activité militaire est provoqué par l’approche de la publication du rapport sur l’Iran de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique, mardi prochain 8 novembre et des conclusions auxquelles aboutit l’observatoire nucléaire : dans moins de douze mois, l’Iran aura évacué et dissimulé toutes ses installations nucléaires et balistiques dans de profonds tunnels souterrains, où ils seront invulnérables aux attaques.
 Une frappe éventuelle américano-britannique pour prévenir ces mouvements est aussi soumise à l’agenda des prochaines élections présidentielles en Amérique, prévues en novembre 2012.

F 16 israélien prêt à l'attaque

Les sources militaires de Debkafile pensent que si les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres nations de l’OTAN, comme la France, l’Italie et l’Allemagne participent à l’attaque, Israël ne le fera pas. Son armée, sa force aérienne et sa marine défendront le front intérieur, et devront être disponibles pour combattre les alliés de l’Iran, pour les empêcher de frapper les forces d’assaut depuis leurs arrières, et qu’il agira comme une armée de réserve. Le danger viendrait alors de Syrie, du Hezbollah libanais, ainsi que du Hamas et du Jihad Islamique, dans la bande de Gaza. Ces plans contingents sont susceptibles d’être modifiés, particulièrement si le Président Obama et d’autres alliés de l’OTAN se prononcent, après tout, contre l’attaque de l’Iran, au cours de l’année à venir. L’hyperactivité présente s’affaissera alors et Israël sera renvoyée à son dilemme de devoir décider de mener seul une opération militaire contre l’Iran.
 Il ne reste plus beaucoup de temps pour jouer les contemplatifs. Les sources militaires de Debkafile rapportent que la Syrie et le Hezbollah sont en proie à des préparatifs séparés pour attaquer Israël si leurs mainmises respectives sur le pouvoir, en Syrie et au Liban, sont menacées. Jusqu’à présent, ces sources évaluent les risques qu’Israël doive faire face à une confrontation armée avec la Syrie et/ou le Hezbollah comme supérieures à celles d’une épreuve de force de l’OTAN et d’Israël montée contre l’Iran.
 DEBKAfile Reportage spécial 2 novembre 2011, 10:46 PM (GMT+02:00)


L

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire